Épisode 10 La conférence de Nancy, suite et fin.
Pendant la pause, Laurie, Dominique, Gérard, Françoise, Patrick et Carine discutèrent avec le public pour essayer de savoir qui souhaitait mieux connaître leur mouvement spirituel et intellectuel et peut-être s’investir dans l’une de leurs activités du club de Weinheim.
Avant de reprendre le déroulement de la conférence, ils se rassemblèrent autour de Pierre. Le public était intéressé par le contenu de cette conférence et voulait en savoir davantage.
Laurie et lui commenceraient cette seconde partie par présenter la spiritualité. Malgré son interdiction par les dirigeants de nos sociétés, la plupart des êtres humains vivent des moments, des rencontres avec les mystères de la vie et avec la Vie d’après la vie humaine. Des études scientifiques en sciences humaines ont été menées et elles confirment l’ampleur de ce phénomène qui est vécu en toute discrétion dans le silence des êtres humains qui ont peur d’en parler.
Laurie voulait confronter ces études intellectuelles avec son vécu de thérapeute auprès des soldats meurtris par les combats et qu’elle aidait à revivre.
Pierre aborderait le chemin, la voie du parcours personnel initiatique spirituel vers la rencontre avec les Mystères de la Vie puis il voulait expliquer comment allait s’organiser le mouvement spirituel qui conduirait les activités intellectuelles rationnelles dans leur nouvelle civilisation. Pierre voulait prendre l’exemple de la civilisation égyptienne comme la base sur laquelle sa présentation allait se développer. Il situerait son propos dans le cadre de notre évolution humaine, la troisième et dernière étape du cheminement spirituel après
- l’involution, cette descente en nous pour dialoguer avec celui qui vit en nous et nous guidera dans notre initiation spirituelle,
- la rencontre ou le samadhi, cet état de pure conscience sans activité de la pensée, sans support intellectuel face à la révélation des Mystères de la Vie dans un vécu de la Vie après notre vie humaine.
Pierre présenterait brièvement également les agissements et les crimes commis par les théocraties et les systèmes de pouvoir afin d’interdire l’utilisation de notre première source de savoir.
Il voulait achever son intervention sur la manière d’organiser l’utilisation de nos deux sources de savoir dans une nouvelle civilisation qu’il nomme Nos Réseaux de Vie. La plupart des gens éduqués dans le système scolaire et universitaire, depuis les années 320-325 et le Concile de Nicée, ignorent qu’ils ont deux sources de savoir même si Laurie allait de suite leur montrer qu’une majorité de personnes utilisent des activités spirituelles et que 45 % d’entre elles osent déclarer qu’elles ont eu des expériences spirituelles.
Pierre allait montrer les relations entre les expériences spirituelles vécues en utilisant d’une part notre première source de savoir et, d’autre part, l’organisation du développement spirituel avec notre deuxième source de savoir dans le cadre de la voie mystique. Dans la première partie de la conférence, le poète avait montrer comment se déroule la traduction de l’indicible vécu avec le langage du cœur dans le cadre de notre première source de savoir, avec les langages propres à notre deuxième source intellectuelle rationnelle de savoir. Il en va de même pour les expériences spirituelles qui utilisent également une relation entre nos deux sources de savoir, pour être complètes et partagées avec nos proches.
Il n’avait pas fini ses propos avec Malraux avant la pause et en tant que poète qui évolue dans sa condition humaine, il voulait conclure sur une précision fondamentale dans l’utilisation complémentaire des mots : spirituel et mystique. Nous devons savoir utiliser ces deux mots, chacun à sa place dans leur relation intime et indissociable. Ce que Malraux n’a pas précisé.
Après un instant de silence, Laurie et Pierre commencèrent la seconde partie de la conférence pour présenter
La place de la spiritualité dans la vie humaine.
Pierre ouvrit un fichier depuis son disque dur mobile et il invita Laurie à commenter les informations présentées sur le grand écran. La psychologue connaissait bien cette étude américaine de l’Université de Philadelphie.
« Environ 45% de la population a déjà eu des expériences spirituelles »
Document : Andrew Newberg université de Philadelphie
source :
Les SIX expériences SPIRITUELLES les plus COURANTES présentées par Jean-Dominique Michel, l’anthropologue suisse de la santé.
Laurie montra brièvement la vidéo sur laquelle son intervention allait se dérouler pour en faire un résumé puis un commentaire personnel.
Selon Newberg, médecin et professeur assistant à l’hôpital de l’Université de Pennsylvanie, l’objectif ultime du Centre d’études est de mieux comprendre la religion et la spiritualité et d’examiner l’impact de la croyance sur le cerveau humain.
Dans un entretien accordé à l’Agence œcuménique ENI, le professeur Newberg a déclaré qu’il était très jeune quand il a commencé à s’interroger sur Dieu. Ses précédentes recherches s’étaient intéressées au fonctionnement du cerveau lors d’expériences mystiques ou religieuses. Son ouvrage, «Pourquoi Dieu ne disparaîtra pas : quand la science explique la religion», fait un résumé de ses longues années de recherche, qui ont utilisé les techniques de pointe de l’imagerie pour examiner les cerveaux de bouddhistes en méditation et de nonnes franciscaines en prière.
Il reprend une définition de William James en 1914, physiologiste de Harvard, qui précise 6 ou 7 formes d’expériences spirituelles ou religieuses
- l’expérience lumineuse : le sentiment qu’il y a quelque chose de surnaturel à l’endroit où vous êtes, qu’il y a une présence qui dépasse les présences matérielles.
- Les synchronicités qui ont une intensité particulière, une coïncidence tellement inattendue ou tellement forte qu’elle génère un vertige, le sentiment que ce n’est pas possible, qu’est-ce qui vient de se passer ?
- les expériences mystiques : se fondre dans l’univers avec un sentiment d’unité,
- les expériences esthétiques, on est tellement bouleversé par un morceau de musique de Bach, un paysage, une œuvre d’art, le visage d’une personne qu’on aime, et on est comme projeté dans une autre dimension.
- les expériences para-normales, un être cher défunt est comme là avec vous, vous sentez sa présence,
- Les transes et l’expérience d’écriture automatique,
- Les EMI, les expériences de mort immédiate qui suivent le plus souvent un accident mortel. A travers ces EMI, une rencontre avec celui qui vit en nous nous apporte une aide pour comprendre ce qui se passe et pour revenir dans notre corps charnel. Nous n’avons pas eu mal et nous n’avons plus peur de la mort que nous comprenons dorénavant comme un passage à travers des énergies de Vie qui nous procurent un bien être et une vision apaisée de notre condition humaine et de nos relations avec les autres et avec les formes de vie présentes sur la planète Terre.
Ces expériences indiquent que le cerveau fonctionne alors dans un état de conscience augmenté, une supra conscience. Il y a un avant et un après dans la vie humaine et il n’y a plus peur de la mort du corps charnel. Il y a le don de la Vie en abondance, plus pleine et sereine.
Fin du document
Laurie éteignit l’écran puis elle poursuivit son intervention.
Pierre a expliqué que Rimbaud utilisait notre source de savoir intellectuelle rationnelle pour obtenir des visions capables de sonder l’inconnu. Rimbaud invite le poète à cultiver son âme pour la rendre monstrueuse afin d’arriver à l’inconnu. Ici, à travers cette étude de Newberg, la médecine et particulièrement celle qui cherche à comprendre le fonctionnement de notre cerveau, étudie les situations de supra conscience. L’activité religieuse et spirituelle serait particulièrement propice pour pousser notre cerveau dans des états de supra conscience ou, au minimum, de conscience augmentée.
Pour le moment, dans la recherche médicale sur le fonctionnement du cerveau, tout est mélangé pour se retrouver dans notre cerveau : les neurones mais aussi notre esprit intellectuel ainsi que la conscience. Et nous pouvons ajouter : c’est tout ! Il n’y a pas la mention de l’âme, de celui qui vit en nous et est le même en chacun d’entre nous avec ses pouvoirs de gestion des énergies de vie. Ces dernières années, de plus en plus de scientifiques et médecins admettent pourtant que la conscience ne se trouve pas dans notre corps charnel mais qu’elle est ailleurs mais sans savoir où.
La recherche médicale admet qu’une fois que nous avons connu un état de supra conscience, nous n’avons plus peur de la mort de notre corps charnel. Ce qui est exact et qui s’explique nettement plus clairement à travers nos expériences spirituelles dans lesquelles nous vivons des échanges d’énergies de vie gérés par celui qui vit en nous et par d’autres présences.
Ces expériences spirituelles sont conservées dans notre conscience qui se trouve en dehors de notre cerveau et de notre corps charnel pour être reliée intimement à notre âme à travers laquelle nous dialoguons avec celui qui vit en nous.
L’expérience spirituelle de Pierre à l’âge de 17 ans indique que la conscience fusionnée avec l’âme peut se retrouver condamnée aux ténèbres. Ce n’est pas le moment d’expliquer longuement cette migration des âmes, c’est juste l’instant de montrer que l’initié sait où se trouve sa conscience et son âme lorsque comme elles, il vit des moments en dehors de son corps charnel.
Cette démarche spirituelle est le moyen le plus puissant pour détruire les dogmes religieux des théocraties. Pierre présentera plus loin l’arme spirituelle.
Mais chez James au début des années 1900, cette distinction n’existe pas encore chez les scientifiques.
William James (1842-1910) intitule son ouvrage L’Expérience religieuse, Essai de psychologie descriptive. Son étude mène à la psychologie et à la philosophie de la religion. Comme chez Rimbaud la poésie reste dans le savoir intellectuel rationnel, chez William James et la recherche médicale ou les sciences humaines, l’expérience religieuse reste également dans le savoir intellectuel rationnel. Alors la discussion philosophique tente d’interpréter l’influence de la religion pour mieux comprendre notre cerveau et les états de supra conscience.
Et un siècle plus tard la philosophie et la psychologie descriptive en sont toujours au même point et pire refuse toujours d’utiliser notre première source de savoir, celle qui n’a pas besoin de savoir lire et écrire…
Laissons ces études scientifiques et restons dans le vif de notre sujet ce soir. La poésie est faite pour changer la vie. Les traductions de l’indicible vécu lors de nos rencontres avec les mystères de la vie changent notre vision intellectuelle rationnelle du monde et de nos activités humaines. Depuis le poème de Rimbaud, le dormeur du val, nous parlons de la mort, de la mort de notre corps charnel mais aussi forcément de la vie après cette vie humaine limitée à ce corps charnel.
Le cheminement d’êtres humains survivants des guerres et détruits dans leur identité personnelle.
Je souhaite vous montrer le cheminement d’êtres humains survivants des guerres et détruits dans leur identité personnelle. Eux aussi sont capables de transformer leurs combats pour rester des guerriers mais cette fois-ci, des guerriers qui protègent leurs proches, s’ils n’ont plus de famille ils protégeront leurs camarades de combats, les vétérans, leurs veuves et leurs orphelins. Ces combats les mèneront jusqu’à œuvrer pour développer, restaurer l’Amour et la Paix, en eux et autour d’eux.
En tant que psychologue, j’aide des soldats victimes de traumatismes ou qui ont été laissés pour mort puis ont finalement pu être sauvés. Dans un premier temps, il s’agit de les aider à suivre la démarche que Pierre vous a exposée avant la pause. La traduction de l’indicible des horreurs vécues mais aussi la traduction de l’aide surnaturelle qui est survenue pour aider ces soldats à ne pas mourir mais surtout à les garder en vie, cette traduction suit les mêmes étapes que celles utilisées par les poètes.
Les expériences de mort immédiate (EMI) dont nous avons les témoignages racontent le plus souvent un accident de voiture.
C’est la situation la plus fréquente et la plus connue. Je vais commencer par cette situation avant de poursuivre par celle des victimes des horreurs et des atrocités commises lors des guerres.
Je cite le cas de ce commercial qui doit se rendre au siège social à Paris durant l’hiver. La neige et le verglas sont annoncés à la météo mais les autoroutes sont dégagées. La veille de ce rendez-vous important pour lui, il a un pressentiment, comme si une personne proche venait le prévenir qu’il allait avoir un accident sur une plaque de verglas et qu’il allait passer de nombreux mois dans les hôpitaux avant de retrouver une vie normale.
Très tôt le matin en prenant la route, il constate que les routes sont dégagées et sans risques particuliers. Sur l’autoroute qu’il connaît bien, il route vite comme d’habitude, sans appréhension. Il a oublié l’avertissement de la veille. Soudain il réalise qu’il traverse un passage où il y a toujours de l’humidité et de la fraîcheur même durant les étés les plus caniculaires. Il reçoit la certitude qu’il roule sur des plaques de verglas mais c’est trop tard, il perd le contrôle de son véhicule. Après il ne sait plus rien jusqu’à sa sortie du coma dans lequel les médecins l’ont plongé pour favoriser sa guérison.
Effectivement sa convalescence a été longue et compliquée. Mais de suite il s’est souvenu de la présence qui est venue l’avertir la veille de son accident. Il guérirait et reprendrait sa vie normale.
Le personnel hospitalier a souligné son calme, sa confiance incroyable dans son entière guérison, sans aucune séquelle, ses sourires et ses encouragements qu’il transmettait jour après jour à toutes celles et ceux qui s’occupaient de lui et qui peut-être n’imaginaient pas qu’avec de telles blessures et traumatismes, il finirait par entièrement guérir. Tous les jours, chaque minute, certainement chaque seconde il a remercié ces présences spirituelles qui l’ont accompagné depuis le lieu de son accident jusqu’à sa guérison complète et qui resteront présentes en lui tous les jours jusqu’à la fin de sa condition humaine. Oui, pendant ce moment là, il traverserait la mort de son corps charnel sans peine, avec son sourire légendaire et, sans exagérer, avec une joie lancinante et tellement réelle, vivifiante.
Laurie soigne et aide des vétérans américains.
Lorsque j’ai rencontré ce commercial lors d’une réunion de personnes qui venaient apporter leurs témoignages sur leurs expériences spirituelles face à la mort, je lui ai confié que je m’occupais uniquement de soldats et de victimes de guerre. Il a tout de suite compris les difficultés de ma tâche et il s’est proposé pour venir discuter avec mes patients.
Ce qu’il a fait à plusieurs reprises lorsque des personnes ne cherchaient pas à sortir de la stupeur qui les avait frappées pour accepter l’indicible de leur vécu et commencer sa traduction dans notre source de savoir intellectuel rationnel pour être capable enfin d’en parler, de la partager au moins avec leurs compagnons de combats qui eux aussi ont traversé les mêmes instants entre la mort présente sur le champ de bataille et la vie elle aussi toujours là, même sur un champ de bataille.
Dans notre mouvement spirituel que nous développons, mon rôle sera aussi de préparer nos soldats qui vont mener la lutte pour nous libérer des tyrans et quitter les systèmes de pouvoir et les théocraties qui asservissent les peuples. Je les prépare à devenir des guerriers capables de défendre les opprimés, les exploités, la veuve et l’orphelin mais aussi nous toutes et tous qui voulons vivre libre sans une soumission à des systèmes de pouvoir et à des théocraties.
Ce soir, je souhaite partager avec vous ce que font chaque jour les guerrières et les guerriers qui sont revenus des combats et qui ont transformé leurs traumatismes, leurs blessures, leurs handicaps justement pour aider leurs anciens compagnons de guerre à s’en sortir dignement dans les conditions de vie souvent restées difficiles dans nos sociétés actuelles si individualistes et fracturées par les inégalités sociales sans cesse croissantes.
Il y a quelques années, j’ai décidé de m’inscrire au Master of Arts in Military Psychology à l’Université Adler. Le programme de formation était en ligne et presque exclusivement enseigné par des militaires en service actif et des anciens combattants. L’approche de la justice sociale est profondément ancrée dans ces enseignements.
La difficulté chez les vétérans repose sur le passage indispensable entre deux modèles sociaux. Lors de l’engagement dans l’armée, le modèle civil personnel doit s’effacer devant la modèle militaire qui exige une adhésion forte au groupe auquel il appartient. L’intensité de cette adhésion varie fortement selon les armes, les fonctions, les risques mortels qu’il faut vaincre, la manière de combattre et le fait d’en arriver au corps à corps ou le fait d’être détruit plus ou moins horriblement par des armes spéciales. Tout ceci implique une diversité énorme des traumatismes et des accidents, des maladies endurées. L’adhésion forte exigée au groupe est alors détruite dans cet enfer du combat et seul la solidarité sans faille entre quelques soldats permet de survivre.
Le retour à la vie civile pour des êtres détruits par les combats ne peut qu’être compromis sévèrement voire être quasiment impossible. Il s’ajoute le syndrome du survivant qui a vu ses compagnons d’armes mourir sans pouvoir les aider. Celui qui a été fait prisonnier cumule traumatisme et problèmes mentaux lorsqu’il a été détenu et torturé par des fanatiques religieux ou des tyrans sanguinaires.
Les vétérans les moins détruits développent des associations d’entraide.
Mais j’ai vu parmi les survivants les moins détruits se développer des associations d’entraide, des communautés soudées sur le modèle militaire qui interviennent pour aider les autres perdus dans les difficultés de la vie civile. Le partage de l’indicible se réalise dans un petit groupe comme ils étaient dans leurs sections, leurs sous-groupe face à l’ennemi ou à la menace. Ensuite ils deviennent capable de rejoindre un groupe plus important qui peut comprendre des anciens d’un conflit précis ou d’une arme particulière. L’important est de se fédérer face à des gouvernements, des entreprises, des systèmes de santé, de formations, des aides sociales qui ne s’occupent plus d’eux.
Ne plus avoir peur de la mort de notre corps charnel est une première étape mais l’évolution humaine jusqu’à la mort du corps charnel et au-delà, se fonde sur les deux valeurs fondamentale de l’humanité, l’Amour et la Paix. Ces guerriers qui ne peuvent plus quitter leurs souvenirs de guerre, sont devenus entre eux et face à nous autres, des guerriers d’Amour et de Paix.
Comme eux, nous devons également abandonner ces systèmes de pouvoir et ces théocraties, nous devons devenir des guerriers d’Amour et de Paix ou pour le moins, comme Gandhi l’indiquait :
« Nous avons à réaliser maintenant le plus beau défi que notre humanité ait jamais eu à relever au cours de son histoire: arrêter nos propres programmes d’autodestruction , et transformer la société par une évolution de l’art de vivre…» Mahatma Gandhi.
Pour terminer mon intervention, je tiens à mentionner brièvement cette anecdote rapportée par un de mes anciens patients, membres depuis d’une association de vétérans qui pratique l’entraide parmi les victimes des guerres, les veuves et les orphelins.
Cette association regroupe des vétérans qui se déplacent à motos pour rencontrer celles et ceux qui font appel à leurs services. Leurs activités reposent sur les compétences techniques que la plupart avait avant leur engagement ou qu’ils ont acquises à l’armée. Leurs finalités sont de développer des logements pour que les vétérans ne soient plus des sans-abris, ensuite ce sont des missions d’entraide et d’assistance psychologique pour éviter les suicides. Dans ce cadre d’activités, ils développent des projets pour éliminer les inégalités sociales. Ceci va du soutien pour obtenir les aides de l’état jusqu’au soutien des tribus amérindiennes pour qu’elles retrouvent leurs terres ancestrales les plus sacrées.
L’ ancien patient de Laurie
Cet ancien patient que j’ai soigné dans l’hôpital américain en Allemagne avant de rejoindre sa famille aux USA, se rendait un jour avec un groupe de compagnons chez un propriétaire qui demandait leur aide pour expulser une famille qui ne payait plus ses loyers depuis de nombreux mois. Il s’agissait de mettre toutes les affaires de cette famille dehors sur le trottoir. Pour ce service, le groupe de vétérans recevait une somme d’argent défini par un contrat écrit avec le propriétaire.
Dans cette maison , les vétérans découvrirent les photos d’un soldat mais aussi des photos de sa tombe et de ses décorations. La femme expliqua qu’elle avait perdu son emploi et qu’elle ne pouvait plus payer ses loyers depuis six mois. La misère régnait dans la maison. Le frigidaire était vide, les enfant avaient faim.
Le porte-parole du groupe prit à part le propriétaire de la maison pour lui expliquer qu’il ne pouvait pas expulser une veuve de guerre et ses orphelins.
Il sortit de son blouson des billets pour payer les loyers impayés. Il demanda au propriétaire de patienter jusqu’au lendemain. Un vétéran allait rester avec la famille pour faire des courses alimentaires, acheter de nouveaux vêtements aux enfants et à la veuve.
Demain il reviendrait avec de quoi payer les six prochains mois de loyer. Il chercherait du travail pour cette veuve avec l’aide de son réseau d’entraide et il s’occuperait de la scolarité des enfants. Il proposa au propriétaire un nouveau contrat de loyer passé entre lui et son association d’entraide. La veuve et les enfants avec leurs accords devenaient membres de l’association d’entraide des vétérans.
Laurie insista pour répéter que la solution pour aider ces soldats victimes de guerre repose sur une démarche de projets de vie parmi des groupes de vétérans qui ont vécu les mêmes évènements et les mêmes expériences sur le front de guerre. Ces victimes ne pouvaient pas rentrer dans la vie civile et vivre comme les autres citoyens. Laurie ne chercha pas à avancer les chiffres élevés des sans-abris, des suicides chaque année parmi les vétérans américains.
Des vétérans américains demandent pardon aux Indiens.
Elle conclu son intervention en cherchant sur internet un document de décembre 2016. A la fin de ce document, un texte présente des vétérans américains qui demandent pardon aux Indiens.
Document :
Wes Clark Jr, fils de Wesley Clark, ex général américain en charge des forces armées de l’Otan, a pris la parole, entouré de nombreux vétérans, il en avait les larmes aux yeux. Son discours était directement adressé à Leonard Crow Dog, activiste et leader spirituel des sioux. Il faisait directement écho à l’abandon, dimanche dernier, de la construction d’un oléoduc sur le territoire sioux après des semaines de résistance indienne. Il demanda pardon. Pardon pour les terres volées, les indiens massacrés et les traités non respectés. Un moment historique d’une intense émotion.
« Nous sommes venus, nous vous avons combattus. Nous avons pris vos terres. Nous avons signé des traités que nous avons rompus. Nous avons volé les minéraux de vos collines sacrées. Nous avons sculpté les visages de nos présidents sur vos montagnes sacrées. Nous ne vous avons pas respectés, nous avons pollué votre Terre, nous vous avons blessés de tellement de façons que nous sommes venus vous dire combien nous étions désolés. Nous sommes à votre service et nous implorons votre pardon.»
En réponse à ce geste fort, Leonard Crow Dog a accepté le pardon et ajouté quelques précisions :
« Nous étions une nation, et nous sommes toujours une nation. Nous avons une langue. Nous avons préservé notre rang. Les terres ne nous appartiennent pas. Nous appartenons à la terre.»
fin du document.
Laurie affirma que son travail de psychologue et de psychothérapeute commence par recevoir un être humain blessé et détruit dans son corps à cause de ce qu’il a subi et a du vivre à la guerre. Mais son travail ne s’arrête pas lorsque cet être humain quitte son hôpital et son centre de rétablissement. Laurie travaillait aussi avec ces associations de vétérans pour partager ensemble les valeurs fondamentales de l’humanité, l’Amour et la Paix.
Trois exemples de démarches personnelles qui changent la Vie présentées jusqu’ici au cours de la conférence.
Après un moment de silence, Pierre prit à nouveau la parole.
Nous venons d’entendre trois démarches qui changent la Vie pour aller à la rencontre de l’indicible et des expériences spirituelles :
- celle de Rimbaud qui parcourt l’inconnu avec l’intelligence de ses visions poétiques,
- celle de la recherche scientifique pour comprendre les états de supra conscience de notre cerveau et les influences religieuses qui les favorisent,
- celle présentée par Laurie avec les soins et les aides apportés aux victimes des guerres et aux soldats survivants des combats.
Je souhaite ajouter une démarche personnelle qui m’a conduit à la rencontre avec les mystères de la Vie.
Comme vous le constatez, pendant cette conférence, le thème de la poésie qui est faite pour changer la vie, ne se traduit pas ce soir par un concours d’érudition littéraire et philosophique comme c’est souvent le cas lorsque les orateurs se limitent à la poésie de salon et uniquement descriptive.
Nous parlons du vécu d’expériences spirituelles et du dialogue de l’âme pour l’âme avec la source qui nous abreuve de ses connaissances et plus intimement encore, de ses relations avec celui qui vit en nous.
La méditation est la première étape de la démarche personnelle initiatique spirituelle.
Ma démarche spirituelle a commencé par une première étape qui est en principe la même que ce soit pour des expériences spirituelles ou pour un travail approfondi intellectuel rationnel.
Je veux parler de la méditation au milieu de la nature parmi un paysage qui nous raconte la Vie qui nous entoure et à laquelle nous ne pouvons pas échapper.
La méditation est le moyen intellectuel et spirituel principal pour commencer l’involution, la première étape de la démarche personnelle initiatique spirituelle, cette descente en nous pour dialoguer avec celui qui vit en nous et nous guidera dans notre initiation spirituelle.
La méditation dans la Nature.
La méditation se déroule le plus souvent au milieu de la Nature dans un paysage ouvert également sur l’histoire des cités des êtres humains, et dans cet environnement naturel et historique, tout arrive vite à devenir clair, limpide pour fixer un choix de vie déterminé, farouche et sans compromission.
Nous devons apprendre à nous situer dans la Nature et plus précisément parmi la création toute entière. « Je crache à la face de l’homme plus petit que nature ».
Françoise, Laurie et Dominique se regardèrent avec une certaine inquiétude dans leurs yeux. Pierre avait finalement réussi à placer cette critique de la poésie de Paul Eluard mais visiblement il n’allait pas s’y attarder.
L’école buissonnière fut plus motivante.
L’école au village m’ennuyait. Il était encore question de nous apprendre les différences de dentitions entre les vaches et les chevaux comme si nous allions plus tard rester des ruraux avec des bêtes à l’écurie dans nos maisons. Les programmes scolaires avaient un retard fou et ils étaient indignes des espoirs de notre jeunesse.
Alors l’école buissonnière fut plus motivante, la rivière, les ruisseaux et surtout la forêt et plus haut sur la montagne, le jardin des fées, la porte des pierres, le belvédère panoramique sur la plaine et la ligne des sommets surplombant la plaine.
La méditation a surtout eu lieu sur un rocher de basalte noir au dessus de la vallée au pied des sommets. Plus tard j’apprendrai que cette pierre fait partie de la ligne d’une ancienne fracture terrestre qui avait laissé s’échapper des laves volcaniques lors de l’affaissement du bassin rhénan entre Vosges et Forêt Noire.
Mais le tournant et la fin de cette période initiale de méditation, l’entrée dans l’action et le choix de changer ma vie et ce monde, eu lieu sur ce sommet avancé vers la plaine lorsque j’ai cherché à connaître les relations entre le Mont Sainte Odile en face à l’est, puis sur la gauche au nord est, la cathédrale de Strasbourg encore visible à ce moment là sans la récente couche de pollution, et au sud est le monument du camp de concentration du Struthof et au sud ouest le temple celte puis romain du Donon.
Que faisait parmi ces monuments ce camp de concentration nazi ? Comment et pourquoi ce camp fut-il construit par les humains alors qu’il était en complète contradiction avec les trois autres centres de connaissances spirituelles et religieuses. Pourquoi un tel échec de la civilisation avait-il été possible ?
Depuis la relation entre le monastère de Sainte-Odile et le temps des cathédrales a été établie, la civilisation celte, le système militaire de l’empire romain ont livré leurs connaissances historiques. Les villes libres d’Alsace, la république de Strasbourg ont été la porte d’accès à la compréhension de la période médiévale, la dernière période florissante en Europe.
Avec ce bagage intellectuel et spirituel, il a été plus facile de comprendre l’énormité et les horreurs des idéologies nationalistes et théocratiques jusqu’à trouver leurs racines dans l’Ancien Testament et dans les livres sacrés de la Tribu de Juda, tribu exclue pourtant dès l’an mille avant notre ère du royaume d’Israël avant sa destruction lors des invasions des troupes assyriennes.
Tout au long de ce parcours et de cette démarche, l’enfant-adolescent-homme est resté d’une certaine manière au bord de la rivière, sur son rocher noir au dessus de la vallée et là-haut sur la ligne des montagnes dominant la plaine et le fossé rhénan. La recherche des relations entre ces quatre repères historiques a conduit ses études jusqu’à ce jour et demain encore pour changer et abandonner cette civilisation si prometteuse mais capable en dernier du Struthof et des pires génocides, crimes contre l’humanité qui caractérisent ce 20ème siècle.
Ils se poursuivent en ce début du 21ème siècle, toujours avec le même petit groupe de dirigeants fanatiques et criminels qui sont parvenus visiblement à soumettre les peuples… sauf le garçon qui monta dans la forêt sur son rocher de basalte noir puis là-haut sur la montagne pour découvrir ce que les êtres humains ont fait de beau, de prometteur puis ce suicide de l’humanité dans les horreurs et les crimes nazis, crimes contre l’humanité reproduits depuis sur toute la planète et contre tout le vivant sur Terre.
Sur le plan spirituel, cette méditation prend conscience des forces qui animent la Nature et surtout elle mesure l’immensité temporelle de sa présence sur la planète Terre.
Les forces qui animent la Nature.
J’avais vite compris que ce rocher en basalte noir sur lequel j’aimais contempler la vallée et les autres sommets, provient de la lave en fusion qui s’était échappée d’une fracture terrestre au pied des sommets. Que s’était-il passé et quand ?
Dans cette mesure du temps, le constat rapidement se fait jour : ces montagnes, ces plissements de couches sédimentaires autrefois sous l’océan ne sont pas arrivés petit à petit à plusieurs milliers de mètres d’altitude au bout de centaines ou de milliers d’années de surrection depuis les fonds marins. Cette poussée gigantesque a eu lieu en quelques heures, moins de quelques jours.
Il y a eu des témoins et nous connaissons à travers nos randonnées dans les Alpes, ces traces de dinosaures à plus de trois mille mètres d’altitude sur des terrains autrefois constitués de marécages au bord d’une mer chaude ou ces traces de dinosaures sur une plaque de lave qui s’est figée penchée au dessus d’un vallon haut perché sous le col du Vieux que nous avions descendu en venant depuis le Buet puis le Cheval Blanc côté suisse.
La spiritualité dans les civilisations anciennes de notre humanité.
La question suivante est logique : voir des traces de dinosaures, c’est bien mais pouvons nous trouver des témoignages d’êtres humains qui ont vécu ces phénomènes géologiques avec des montagnes qui montent et descendent rapidement de plusieurs milliers de mètres ?
L’étude de l’histoire de notre humanité prend alors la relève de notre méditation.
Nous avons trouvé ces témoignages, ils ont été conservés par des maîtres spirituels depuis 12 000 ans pour le Mont Cameroun.
Le volcan Cameroun est transformé lors du dernier grand cataclysme.
Albert Slosman dans son livre la Grande Hypothèse, nous livre quelques informations trouvées lors de son séjour de sept ans au Cameroun et sa découverte de la secte des secrets du Fako, au pied du volcan Cameroun, sommet de 4095 m. Fako en dialecte douala veut dire sorcier.
Albert, à l’âge de 22 ans, est monté sur ce volcan en 1948 qui culminait à 4 170 mètres. Son guide lui expliqua que cette montagne avait à l’origine une altitude de dix mille mètres. Un jour, il y eut un très grand cataclysme qui engloutit presque entièrement un immense continent qui était situé au nord-ouest de l’endroit du Fako. Le volcan Cameroun s’enfonça lui aussi dans la Terre. Il perdit environ 6 000 mètres pour arriver à son altitude actuelle. Mais juste en face a surgi l’île de Fernando Poo, sa plus haute montagne s’est élevée en une seule fois à plus de trois mille mètres.
La sauvegarde du savoir des temples d’Égypte.
Trouver la relation entre le monastère du Mont Sainte Odile et la cathédrale de Strasbourg fut rapide. Par contre les origines spirituelles du monastère de Hohenbourg m’ont amené à découvrir le mouvement bénédictin et sa fondation en l’an 500 à l’abbaye du Mont Cassin en Italie.
L’abbaye du Mont Cassin en Italie.
Benoît de Nursie a rassemblé sur ce sommet les vestiges du savoir des temples d’Égypte transmis par les pères du désert et notamment, Antoine, Pacôme. En suivant Pacôme, nous arrivons à Tabennèse et à la communauté chrétienne fondée en Haute-Égypte vers 320 par saint Pacôme. Ce fut la maison-mère d’un réseau qui, à sa mort en 346, comptait déjà neuf établissements d’hommes et deux de femmes dans la même région, avec deux ou trois mille « Tabennésiotes ». C’est le premier grand modèle de cénobitisme dans l’Église chrétienne.
Ce réseau de communautés s’est installé à proximité des vestiges du temple de Dendérah avant qu’il ne soit enfoui sous les sables du désert. Il s’est établie sur les bords du Nil dans la région de Thèbes, un peu en amont de Dendérah. De cette ancienne capitale, il suffisait de descendre un peu le fleuve puis de rejoindre la rive opposée à celle de Thèbes.
Ces pères du désert avec leurs communautés ont ainsi pu rassembler le savoir de la civilisation égyptienne et le savoir apporté par les successeurs de la première communauté chrétienne de Jérusalem à partir des enseignements de l’homme de Galilée.
En réalité ce sont deux branches d’un savoir qui proviennent du même tronc et des mêmes racines : le mouvement spirituel de l’Alliance avec Ptah le Créateur fondé par les atlantes et poursuivi par la civilisation égyptienne.
Pour le savoir de la civilisation égyptienne, les coptes ont été les conservateurs de ce savoir depuis l’invasion perse et la destruction du temple de Dendérah par Cambyse en 525 avant notre ère. Les coptes étaient présents dans la région et ils ont transmis les vestiges de leur savoir ancien à ce réseau de communautés cénobites.
Dendérah a été reconstruit par les Ptolémées vers 50 avant notre ère et il était en fonction durant la période d’enseignement de l’homme de Galilée.
Pour le savoir de la communauté chrétienne de Jérusalem, remonter jusqu’à son origine atlante puis égyptienne est plus long et difficile car cette source spirituelle reste interdite et mise au secret par la théocratie des papes de Rome ainsi que par la théocratie de la Tribu de Juda mise en place par les Lévites qui s’y trouvaient.
Avec l’aide des textes gravés à Dendérah et dans d’autres manuscrits qui ont été traduits ou étudiés par Albert Slosman et qui servent de sources à ses livres, nous pouvons suivre cette histoire millénaire du mouvement spirituel atlante fondé sur l’Alliance avec le Créateur jusqu’à aujourd’hui.
L’homme de Galilée.
L’homme de Galilée descendait d’une famille ancienne royale présente dans le premier royaume d’Israël fondé vers 1200 avant notre ère par les descendants de celles et ceux qui avaient suivi Moïse l’égyptien lors de la sortie d’Égypte vers 1500 avant notre ère. En 722 avant notre ère, tandis qu’Osée est roi d’Israël, une nouvelle campagne assyrienne est menée. Elle conduit à la destruction du royaume d’Israël et à la création de la province assyrienne de Samarie où les israélites sont déportés. La région de l’ancien royaume d’Israël devient une colonie assyrienne sans israélites.
Sa famille avait trouvé refuge dans la ville forteresse de Gamala. Leur mouvement enseignait la pratique de la spiritualité dans la civilisation égyptienne depuis ses origines, ils se nommaient les zélotes et plus tard ils ont été nommés les nazoréens. Lors de la destruction de Jérusalem par les romains, la ville avait été défendue par de nombreux galiléens venus trouver refuge dans cette ville après la destruction de Gamala par les légions romaines sur la demande des prêtres de Jérusalem.
L’homme de Galilée poursuivait la mission de Moïse pour établir une nouvelle Alliance avec le Créateur à travers la pratique d’un dialogue direct avec celui qui vit parmi sa création et ainsi en chacun de nous. Dans ce dialogue direct, il nomme celui vit en nous : notre Père. Cette pratique de l’Alliance avec le Créateur, avait été transmise par Moïse aux hébreux et aux fidèles de Ptah qui étaient sortis d’Égypte pour fuir les persécutions et la mise en esclavage par Amosis et ses successeurs qui imposaient le culte d’Amon.
Cette doctrine fut férocement condamnée et pourchassée par les Lévites présents dans la tribu de Juda et par les Pharisiens et les prêtres de la théocratie juive qui ont réussi à mettre à mort cet homme de Galilée et à persécuter ses fidèles. Les habitants de Galilée n’étaient pas juifs, il y avaient parmi eux d’anciens israélites mais également d’autres populations venus s’y réfugiés.
Dans les années 600 avant notre ère, la plus grande partie des membres des dix tribus d’Israël réfugiés en Samarie quittèrent cette région pour se mêler à d’autres peuples loin de Canaan comme en Égypte ou dans la nouvelle colonie égyptienne de la Phénicie.Selon certains auteurs, ils auraient rejoint en Anatolie, le peuple d’Odin avant sa migration vers le nord et l’ancienne région de Thulée, au nord est du continent de l’Atlantide avant le dernier grand cataclysme. Les druides celtes et ceux de Thulée venaient à Dendérah pendant des millénaires tout comme les survivants atlantes avec leur flotte avaient repris leur commerce dans cette région qui sortait de la dernière grande glaciation. L’histoire de ces dix tribus perdues d’Israël restent encore largement ignorées.
En l’an 500 au Mont Cassin, les moines bénédictins ont pu ainsi comprendre comment ce savoir de la civilisation atlante s’est transmis dans le temple de Dendérah puis jusqu’à l’homme de Galilée et à la première communauté chrétienne de Jérusalem.
Les bénédictins développent la période médiévale.
Cette histoire de la préservation du savoir de la civilisation égyptienne et sa transmission en Europe depuis le Mont Cassin en Italie est connue. Les bénédictins puis les cisterciens et ceux de Clairvaux ont réussi à développer la dernière période florissante en Europe pendant la période médiévale et le temps des cathédrales.
L’ordre du Temple fut chargé de conduire ce développement politique, économique, social, culturel. Après ses expéditions en Palestine, en Égypte et au Moyen-Orient, il prit ses distances avec la papauté de Rome et ses dogmes théocratiques. Sa devise « non nobis domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam » témoigne de ce dialogue direct avec celui qui vit en nous comme il vit parmi sa création. Cette devise est en relation directe avec la prière du notre père enseignée par l’homme de Galilée et les prières atlantes puis égyptiennes utilisées dans l’Alliance avec le Créateur.
La destruction de l’ordre du Temple s’explique aussi à travers la volonté du roi de France d’imposer les dogmes de la théocratie des papes et d’interdire la pratique spirituelle de la civilisation égyptienne sans théocratie et sans système de pouvoir autocratique monarchique.
La civilisation égyptienne trouve son origine dans les Andes
et elle se caractérise par la conservation d’un savoir scientifique et technologique de très haut niveau hérité de la colonie de voyageurs célestes venue se réfugier dans les Andes et la région de Tiahuanaco proche du lac Titicaca.
Depuis notre point de départ du Mont Sainte Odile, après être passé par le Mont Cassin, par les bords du Nil et le temple le plus ancien de Dendérah, puis par le contient englouti nommé plus tard par les grecs Atlantide, le Sahara vert, le mont Cameroun et le Fako, partons maintenant dans les Andes de Tiahuanaco où se trouve l’origine du savoir utilisé par les atlantes puis par les survivants et leurs descendants égyptiens.
Ces réfugiés célestes ont du abandonner leur planète Vénus dont l’orbite a été modifiée par l’influence de Jupiter comme ce fut le cas pour la planète Mars. Entre 5 000 et 3 000 avant notre ère, Vénus apparu dans le ciel vu de la Terre d’abord sous forme d’une comète avec sa traîne avant de se fixer sur son orbite actuelle. La vie humaine ne fut plus possible et dès les premières variations d’orbite, les expéditions de survie partirent rechercher des possibilités de vie ailleurs.
Les initiés qui vivent des instants de la vie d’après la vie humaine, avant de revenir sur Terre, apprennent que notre planète est particulièrement instable et ne représente qu’une réserve de Vie dans le cosmos mais une réserve qui cependant est utilisable pour y trouver un refuge.
La légende des Andes et de Tiahuanaco indique que la colonie originelle des réfugiés célestes se sépara et qu’un groupe important partit s’installer sur le continent situé entre celui de l’Amérique et celui de l’Europe et de l’Asie. C’est ce continent qui fut englouti dans l’océan atlantique le 27 Juillet 9792 avant notre ère, d’après les calendriers égyptiens et le zodiaque de Dendérah.
En 1992, des analyses biologiques ont montré la présence de coca parmi les produits utilisés pour l’embaument des momies égyptiennes. La soie de Chine se retrouve également dans les momies égyptiennes en même temps que les feuilles de coca.
Schliemann lors de sa découverte du trésor de Priam dans les ruines de Troie avait découvert des poteries exactement les mêmes que celles venant de Tiahuanaco et exposées au musée du Louvre à Paris.
La marine atlante qui avait échappé à l’engloutissement de son continent parce qu’elle commerçait loin de ses ports sur les autres continents, en Afrique, en Amérique et certainement aussi en Asie, a rapidement été visiter la Méditerranée pour établir une colonie à Byblos dans le but d’exploiter le bois des forêts du Liban et de développer un port dans la région qui avait servi depuis longtemps de point de départ ou de point d’arrivée de la route de la soie avec la Chine et l’Asie, l’Inde.
La route maritime vers les Andes utilisée par la marine atlante fut ensuite utilisée par les navires phéniciens, romains, vikings puis par la flotte templière. Une colonie de chevaliers templiers et d’explorateurs marins vikings (et fidèles d’Odin) s’est développée à Tiahuanaco. Après la destruction de l’Ordre en Europe, une expédition des réfugiés vint dans cette colonie des Andes et les templiers participèrent au développement de l’empire inca et de l’empire aztèque au Mexique.
Lorsque la papauté romaine comprit ceci, elle ordonna la destruction de ces civilisations inca et aztèque dans le but de protéger les dogmes de la Bible et spécialement ceux de l’Ancien Testament sur la création du monde.
Dans une civilisation florissante et millénaire comme celle des Andes – atlante – égyptienne, chaque être humain utilise nos deux sources de savoir et dialogue grâce à son âme avec le créateur.
Cette analyse de l’histoire de notre humanité est suffisante, à mon avis, pour montrer ce soir au cours de cette conférence que notre volonté de développer un 21ème siècle spirituel, ne fait que poursuivre l’œuvre de ces civilisations les plus florissantes que nous venons de parcourir brièvement.
La spiritualité dans notre nouvelle civilisation florissante.
Pierre interpela le public de la conférence pour indiquer que les propos qu’il présentait ce soir n’étaient qu’un résumé du programme de formation prévu pour les membres de leur mouvement politique, économique, social, culturel. L’ensemble des documents seraient prochainement mis en ligne sur leur intranet privé et réservé aux membres avec des forums de discussion et d’échange pour favoriser une démarche de projet et une pédagogie adaptée au niveau de chaque membre.
Ce soir, Pierre ne présentait que les grandes lignes de l’organisation de cette civilisation. Bien entendu, la relation entre la civilisation atlante-égyptienne et notre nouvelle civilisation est étroite et c’est une filiation directe. Il s’agit, en quelque sorte, de poursuivre et d’achever l’œuvre de Moïse l’égyptien.
La fin de l’Alliance suite à la destruction d’Ahâ-Men-Ptah.
L’acte d’amour le plus élevé du Créateur, dans l’histoire de la civilisation atlante rapportée par les Annales du temple de Dendérah, est d’avoir deux fois donné son fils pour accompagner les fidèles de son Alliance dans la traversée d’un grand cataclysme afin de les sauver.
La seconde fois, ce fut l’enfantement de Nout par Ptah pour donner naissance à Ousir qui guidera son peuple vers la survie lors du dernier Grand Cataclysme. Malgré son décès dans un combat contre son frère Set le jour du cataclysme, sur le rivage de Ta Mana proche d’Agadir, Iset et sa sœur Nekbhet avec l’intercession de leur mère Nout réussiront à le faire ressusciter d’entre les morts. Ousir conduira les survivants pour les préparer à fonder le moment venu une nouvelle civilisation dans une nouvelle Alliance avec le Créateur sur les bords du Nil dans la région de Dendérah.
Cette aide du Créateur a certainement également été présente sur la planète en perdition sur son orbite et lors des expéditions de survie vers d’autres planètes habitables. Mais le don de son fils pour guider les membres de l’Alliance et surtout la résurrection de son fils Ousir avaient largement de quoi heurter les théocraties avec leurs dogmes et leurs prêtres.
Nous trouvons ici le mobile du crime et de la destruction de l’Égypte en 525 avant notre ère par les Perses et Cambyse, leur roi.
La résurrection du fils engendré par Ptah.
Cambyse à Dendérah veut aller à la rencontre d’Osiris (Ousir).
Document, extraits de la Grande Hypothèse, Albert Slosman, page 220 et suivantes.
…/… Car les Mages persans étaient certains que si Amon-Râ arrivait à la fin de son ère du Bélier, il n’en allait pas de même de ceux qui vénéraient le Dieu-Un, sous la forme de son fils symbolisé par un taureau vivant. C’est cet Osiris qui leur faisait peur ! Il leur fallait détruire cette entité dans le même temps que les idolâtres s’ils voulaient conserver en Perse leur puissance religieuse. L’antique conception pharaonique du monothéisme ne devait sous aucun prétexte pénétrer en Perse !
A l’origine, c’était donc une guerre où le fanatisme religieux des sectaires de Zoroastre avait la prépondérance. La destruction des vestiges millénaires d’une autre vénération portant préjudice à leur fétichisme. Cela est plus qu’une opinion personnelle, car elle découle de tous les textes relatifs à cette époque. Mais aucun de ces « Mages » n’avait prévu que Cambyse deviendrait complètement fou, et ferait échouer en définitive ce pourquoi il était parti à la conquête de l’Égypte.
Pythagore était en 525 avant J-C à Dendérah, année de l’invasion perse.
En 525, Ankhrepsem, Psammétique en grec, 6 mois après avoir succédé à Amosis, fut étranglé par Cambyse dans le Palais royal de Memphis et la grande cour du temple d’Ath-Kâ-Ptah reconstruit sur l’ordre d’Amosis.
A Dendérah, Cambyse exigea d’aller dans la crypte de la résurrection d’Osiris (Ousir) alors qu’il n’était pas préparé spirituellement à une telle rencontre. Le Pontife l’emmena voir le lieu où demeure le Fils Aîné de Dieu. Il y a douze cryptes tout autour du temple. Chacune personnifie l’un des douze « Cœurs » du ciel, qui forment la grande ceinture qui régit toutes les Combinaisons-Divines. La demeure d’Osiris est celle de l’Âme du Monde, car chacune des Parcelles de cette âme est implantée dans les corps humains à leur naissance. Cambyse refusa de demander pardon pour ses crimes, il se mit à brûler (NDLR : à cause de sa torche qui, dans son agitation, avait touché ses vêtements) et se sauva. Sa vengeance fut terrible, il tua tous les prêtres et il fit détruire le temple qui ne fut reconstruit que trois siècles plus tard sous les Ptolémées.
Fin du document.
A cette période, d’après ce que nous pouvons lire, l’expérience spirituelle la plus élevée est devenue la rencontre avec Osiris dans sa crypte. Pour dialoguer avec lui, il faut avoir un cœur pur.
Cambyse, pour les prêtres, n’avait pas le cœur pur car il avait trop de sang sur ses mains après les massacres de la cour royal à Memphis et d’autres massacres sur son chemin avant d’arriver à Dendérah. Osiris ne pouvait que manifester sa colère devant Cambyse. Arrivé dans la crypte sans être préparé pour cette rencontre, Cambyse refusa de demander pardon à Osiris et pris de panique, il demanda à ressortir de la crypte pour retrouver le soleil hors du temple. Il brûlait dans son corps avant que sa torche enflamme sa tunique pour brûler pour de bon son corps charnel.
Cet évènement montre qu’Osiris le ressuscité était devenu le seul initié digne de vénération et cette résurrection était présentée comme la preuve de la supériorité du mouvement spirituel de cette civilisation par rapport aux théocraties ou aux cultes animistes et plus primitifs.
Cette place de l’expertise spirituelle capable de ressusciter le fils de Ptah le Créateur questionnait les théocraties avec leur hiérarchie de prêtres et leurs dogmes religieux. Cette absence d’intermédiaires pour relayer la parole et la volonté d’un dieu représentait bel et bien un exemple incompréhensible et une menace terrible pour les théocraties et spécialement pour les mages de Perse qui avaient nommé Cambyse à la fonction de roi.
Pourtant la cérémonie pour ressusciter Ousir dans son corps charnel tué par son frère Sit et ramené sur les rivages du cap Ta Mana au nord d’Agadir par sa sœur Nekbhet, montre que ce sont les compétences spirituelles élevées de Nekbhet formée à la fonction de grand prêtre qui permettent cette résurrection.
C’est un ensemble d’expertises spirituelles dirigées par le couple de grands prêtres dont l’initiation est plus complète que celle du roi ou du pharaon qui vont résoudre la situation désespérée des fidèles de Ptah qui viennent de s’échouer sur les rivages du Maroc. Ousir engendré par Ptah et né de Nout pour sauver les survivants est mort et son corps a été démembré par Set son frère. Celui-ci a réussi également à survivre et est présent avec son clan tout près de celui de Nout et d’Ousir.
L’Alliance avec le créateur a été brisée depuis quelques siècles car la plus grande partie de la population s’est détournée de la famille royale et ne suit plus les règles de cette Alliance. Ces dissidents n’ont pas pris au sérieux l’annonce de la date exacte du prochain grand cataclysme et de l’engloutissement du continent. Cette situation terrible semble prouver que l’Alliance avec le Créateur n’a servi à rien, et encore nettement moins maintenant qu’ Ousir est mort.
Sauf que les non initiés qui n’ont pas rencontré les mystères de la Vie, ignorent un point essentiel sur les relations entre Ptah et le peuple réunis dans cette Alliance. Ils ne savent rien de la Liberté qui existe parmi la création, chez Ptah mais aussi chez les membres de l’Alliance. Entre eux, tout est Liberté ! Nous allons y revenir dans quelques minutes. Les survivants et ces fidèles de l’Alliance ont expérimenté et vécu cette liberté entre eux et Ptah. Ils savent qu’ils sont libres de demander à Ptah tout ce qui est nécessaire pour renouer une nouvelle Alliance avec lui après ce grand cataclysme et la destruction d’Ahâ-Men-Path.
C’est à eux de le demander et surtout pas à Ptah de leur proposer une solution. Il répondra à leur demande en partageant une fois de plus le don d’amour absolu que Ptah leur a prodigué et que jamais Ptah ne trahira. Il suffit de demander clairement à Ptah ce qu’il doit faire et il agira pour répondre à cette demande précise. La situation n’est pas du tout désespérée pour les initiés présents.
Ils n’ont qu’une seule chose à mettre en place : la cérémonie du retour de l’âme d’ Ousir dans son corps charnel en prévoyant chaque étape de ce voyage et de cette expérience spirituelle que les initiés ont déjà vécu lors de leur rencontre avec les mystères de la vie. Ils connaissent le chemin, ses étapes, la fusion des âmes, la migration des âmes, la transfiguration de leurs âmes et de leurs consciences dans la dimension infinie et éternelle du rapport espace-temps de la Vie d’après la vie humaine.
La première fois, le retour sur Terre avait été pris en charge par celui qui vit en nous et une autre présence du monde supérieur qui dispose de pouvoirs plus puissants que ceux de celui qui vit en nous dans notre condition humaine parce que ces pouvoirs en principe ne sont pas nécessaires sur Terre.
Cette fois-ci Nekbhet pouvait se débrouiller seule sans cette aide mais elle ne doutait pas un seul instant qu’elle disposerait de cette aide et que cette présence du monde supérieur viendrait à nouveau les accompagner et qu’ils seraient quatre : trois plus Ousir jusqu’aux abords de la planète Terre, lorsqu’elle serait visible comme une orange bleue. Tous les initiés le savaient. Il fallait le demander et montrer à Ptah que les survivants de l’ancienne Alliance lui demandaient en même temps que le retour d’ Ousir soit le point de départ de cette nouvelle Alliance avec lui. Alors ils mirent au point la cérémonie et les prières, les rites de la voie mystique pour prier et chanter ensemble et accompagner du mieux possible Nekbhet dans son travail exceptionnel spirituel.
L’utilisation des compétences de la plus haute initiation spirituelle est renforcée par la cérémonie de prières conduite par le Grand Prêtre époux de Nekbhet et par Iset la sœur et épouse d’ Ousir ainsi que par Nout, la mère d’ Ousir. Cette cérémonie utilise la voie mystique pour demander à Ptah, le créateur de toute Vie, d’intervenir pour que Nekbhet sortie de son corps et partie avec son âme fusionnée avec sa conscience au-delà du puits de lumière pour entrer dans la vie après la vie humaine, puisse chercher l’âme et la conscience d’ Ousir et revenir avec eux sur Terre dans le but de ressusciter le corps charnel d’ Ousir. Et Ptah permet alors à Nekbhet d’agir pour revenir sur Terre avec l’âme d’ Ousir fusionnée avec la sienne.
En 525 et certainement déjà fort longtemps, l’histoire complète de la résurrection du corps charnel d’ Ousir fut oubliée ou mise de côté parce que seuls les initiés à la rencontre avec les mystères de la Vie et qui ont vécu un moment de la vie d’après la vie humaine arrivent à comprendre le travail spirituel de Nekbhet et le travail mystique de ses proches pour arriver à redonner vie humaine au corps démembré d’ Ousir.
Cambyse d’ailleurs ne cherche pas à comprendre comment Ousir à pu être ressuscité dans son corps charnel tué par son frère Sit. Il veut dialoguer avec le ressuscité pour obtenir la preuve que cette histoire est bien réelle, que le ressuscité est toujours bien vivant. Pour défendre le théocratie des mages persans de Zoroastre, Cambyse devait rentrer chez lui en vainqueur y compris victorieux d’ Ousir pour l’avoir tué définitivement et à jamais dans sa crypte à Dendérah !
Notre père délivrez nous du Mal.
Mais avant cela, Cambyse devait être préparé par les prêtres pour avoir un cœur pur capable de dialoguer avec l’âme d’Osiris. Et comme il ne l’était pas, son corps se mit à brûler d’un feu intérieur avant qu’une maladresse fasse que sa torche enflamme sa tunique.
Nous sommes ici face à un problème spirituel connu et pris en compte par les initiés qui pratiquent le dialogue de l’âme pour l’âme avec celui qui vit en nous. Ce dialogue, pour rester simple, attire des curieux qui veulent profiter de cette relation privilégiée avec la présence du Créateur qui vit en nous pour améliorer leur sort.
Dans la vie d’après la vie humaine, nous commençons à comprendre ce qui se passe et comment nous pouvons alors agir avec des pouvoirs impossibles et inconnus dans notre condition humaine. Nous avons pris conscience que nous sommes dans le monde supérieur et qu’il y a un monde inférieur auquel nous avons échappé.
L’utilisation des pouvoirs du monde supérieur nous est familière lors du dialogue de l’âme pour l’âme et de nos expériences spirituelles avec la sortie des limites de notre corps charnel : utilisation du langage du cœur, vision et passage à travers les murs, déplacement dans l’espace sans aucune contrainte matérielle, visualisation des présences qui viennent à notre rencontre, visualisation à distance, bilocation avec notre corps charnel à un endroit et nous à un autre endroit, etc.
Par contre, les pouvoirs du monde inférieur ou les pouvoirs sur le monde inférieur ne sont pas accessibles. Seuls les présences qui dirigent le monde supérieur disposent des pouvoirs sur le monde inférieur. L’âme d’ Ousir n’était pas en attente dans le monde inférieur mais dans le monde supérieur, ce qui a rendu plus facile le travail de Nekbhet. Sinon, elle aurait du demander de pouvoir disposer des pouvoirs sur le monde inférieur. Les pouvoirs sur le monde inférieur sont essentiellement destructeurs parce que les présences du monde inférieur sont elles-mêmes destructrices.
Ce sont des présences imparfaites qui n’ont pas d’âme et qui attendent l’occasion pour s’échapper du monde inférieur en fusionnant avec une âme qui se présente à elles. Elles recherchent quelqu’un qui va mourir dans son corps charnel pour tenter de se coller à son âme lors du passage du puits de lumière pour accéder au monde supérieur. Mieux, elles sont capables de commettre le mal pour accélérer la mort du corps charnel en aggravant une maladie, une détresse morale.
Sauf que ces manœuvres n’auront aucun succès. Ces présences imparfaites du monde inférieur n’ont pas les capacités des âmes du monde supérieur pour accéder au monde supérieur. Elles sont juste capables de nous faire du mal dans notre condition humaine sur Terre lorsque nous ignorons leurs présences et l’action spirituelle à mener pour les éliminer autour de nous.
C’est la raison pour laquelle en Ahâ-Men-Ptah, le roi et le grand prêtre dialoguaient directement avec Ptah dans un endroit particulier autour d’un sycomore et aucun être humain n’avait le droit de pénétrer dans cet endroit sous peine d’être mis à mort. Ceci pour éviter que cet endroit soit pollué avec ces présences du monde inférieur apportées par un autre être humain. La création n’est pas achevée et parfaite, elle est en mouvement et dans ce mouvement, les présences du monde inférieur sont également en mouvement.
Les initiés, les prêtres de Ptah se préparent au dialogue avec celui vit en nous et avec les présences du monde supérieur, avec Ptah qui vit parmi sa création, en se purifiant en quelque sorte pour éliminer autour d’eux les présences imparfaites du monde inférieur qui viendraient à passer par là pour perturber ce dialogue.
La prière de l’homme de Galilée, initié à ces pratiques spirituelles, nous demande de nous adresser directement à notre père qui vit en nous mais à la fin de cette prière il indique que nous devons demander à notre père de nous délivrer du mal, à commencer par nous délivrer de ces présences imparfaites du monde inférieur qui viennent se mêler à notre dialogue de l’âme pour l’âme.
Pour en finir avec l’histoire de la rencontre de Cambyse avec Osiris, n’étant pas préparé avec un cœur pur, le corps charnel de Cambyse fut attaqué par ces présences imparfaites qui rodent dans cette crypte et Cambyse ne savait pas demander à celui qui vit en nous d’intercéder auprès d’une présence du monde supérieur pour qu’elle utilise ses pouvoirs sur le monde inférieur pour détruire les présences imparfaites qui venaient lui faire du mal et le brûler. Il n’y avait que Cambyse pour demander cela et personne d’autre à sa place. Les prêtres autour de lui savaient qu’ils ne pouvaient pas intervenir dans cette situation.
C’est à nous seul de demander à notre père de nous délivrer du mal. Ceci fait partie de notre Liberté. Nous pouvons apprendre cette prière en utilisant la voie mystique du développement spirituel.
Selon Freud : plus que les médecins et les prêtres, les poètes, parce qu’ils vivent constamment entre ciel et terre, sont les plus à même pour soigner nos âmes.
Par contre dans le cadre des dogmes religieux d’une théocratie qui interdisent la pratique de la rencontre avec les mystères de la vie, cette prière prend une toute autre dimension puisque le mal n’a plus rien de spirituel mais il est intellectuel et matériel pour nous soumettre à ces dogmes, à la doctrine du péché, aux autoroutes du péché et aux pauvres pêcheurs qui ne savent que pécher en ne suivant pas les directives divines émises par la hiérarchie religieuse de cette théocratie et qui est prédestinée à gouverner le monde selon un dogme suprémaciste dans toute la splendeur de son ignominie criminelle.
Le développement d’une nouvelle Alliance avec le Créateur.
Nous sommes arrivés maintenant à comprendre le but d’un mouvement spirituel capable de développer notre démarche personnelle initiatique spirituelle.
Cette Alliance avec le Créateur depuis sa présence dans le mouvement spirituel de la civilisation atlante-égyptienne a survécu à la destruction de cette civilisation. Moïse puis l’homme de Galilée ont œuvré pour développer une nouvelle Alliance. Ignorée et interdite par les théocraties en Europe et au Moyen-Orient, nous retrouvons sa trace chez les Iroquois et dans la Confédération des Six Nations Iroquoises. Il reste à trouver l’origine de cette religion.
Vient-elle directement des descendants des voyageurs célestes de Tiahuanaco ou bien est-elle le résultats de l’enseignement des moines soldats bénédictins puis des templiers. Nous savons que la flotte templière des vikings normands avait fondé une base de ravitaillement et d’escale dans le golfe du Saint-Laurent sur sa route vers les fleuves d’Amérique du Sud qui permettent aux expéditions de remonter jusqu’à leurs sources dans les Andes.
« Notre religion consiste à remercier le Créateur. C’est ce que nous faisons quand nous prions. Nous ne Lui demandons rien. Nous Le remercions. Nous Le remercions pour le monde et chaque animal et plante qui s’y trouve. Nous Le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne tenons pas pour acquis qu’un arbre soit simplement là. Nous remercions le Créateur pour cet arbre. Si nous ne Le remercions pas, peut-être que le Créateur enlèvera cet arbre… Nous sommes faits de la Terre Mère et nous retournons à la Terre Mère. Nous ne pouvons pas « posséder » la Terre Mère. Nous sommes simplement en visite ici. Nous sommes les invités du Créateur. »
Citation : Leon Shenandoah, ancien « Tadodaho » du Grand Conseil de la Confédération des Six Nations Iroquoises.
La nouvelle Alliance avec le Créateur de toute Vie nous permet à nous aussi d’obtenir son aide car cette aide est indispensable et certainement plus indispensable sur la planète Terre qu’ailleurs.
Reprenons les exemples dans lesquels le Créateur a apporté son aide aux membres de son Alliance.
- Le dialogue de l’âme pour l’âme avec le créateur qui vit en nous, ne peut se développer qu’avec la protection du monde supérieur contre les agissements maléfiques des présences imparfaites du monde inférieur.
Face à ces agissements, nous devons utiliser la voie mystique pour prier qu’une présence du monde supérieur aille dans le monde inférieur détruire les auteurs de ces agissements contre nous. La médecine arrive à soigner les conséquences néfastes de ces agissements sur notre corps charnel jusqu’à un certain point mais elle ne peut pas stopper les agissements de ces présences du monde inférieur.
Les initiés qui connaissent la solution vont apprendre aux malades à utiliser la voie mystique pour demander directement à celui qui vit en nous d’intercéder auprès d’une présence du monde supérieur pour qu’elle aille dans le monde inférieur faire le ménage et détruire ces présences qui nous font du mal.
De même, les initiés vont aller visiter les malades et les personnes en difficulté pour comprendre s’il y a présence ou non des agissements de ces créatures imparfaites du monde inférieur. Si c’est la cas, l’initié va directement utiliser la voie mystique pour prier une présence du monde supérieur d’intervenir en faveur de la personne malade ou désespérée. Ceci se nomme la guérison spirituelle que les diverses formes de médecine sont incapables de reproduire, surtout si elles refusent par dogmatisme et fanatisme de s’instruire pour utiliser également notre première source de savoir.
- Le développement d’un Cercle d’Or pour conduire l’observation du Cosmos et calculer les évolutions des énergies de Vie à travers les Mathématiques célestes.
Le but est atteint lorsque les savants arrivent à calculer la date exacte du prochain grand cataclysme et en expliquer son origine et sa localisation. Ce travail d’expertise scientifique commence au jour le jour par l’observation de l’influence des douze étoiles fixes et celle des étoiles errantes sur le développement de la vie sur Terre : période de climat favorable ou défavorable, période propice pour les semailles, les récoltes, les expéditions commerciales lointaines, etc.
- La liberté dans l’Alliance organise les relations entre le Créateur et ses membres. Nous venons de l’expliquer avec l’exemple de la résurrection d’ Ousir.
Après la rencontre avec les mystères de la Vie, l’exercice de cette liberté prend une toute autre dimension. Après cette rencontre et 8 années, j’ai enfin rédigé un second recueil de poésie : Illuminations. Dans le texte l’Âme des Temps, je me pose ces questions existentielles.
Mais que faire de cet amour ?
patienter dans le plus de paix possible en attendant le rendez-vous du grand passage?
cette logique au demeurant impossible doit-elle au contraire pousser l’initié à s’avancer pour proclamer qu’il incarne le Verbe ?
à s’exposer devant la condamnation des autres avec la plus grande fermeté dans sa foi ?
est-ce ainsi que l’on peut convaincre la multitude d’être à la recherche de ses ferments de vie éternelle ?
peut-on vivre n’importe comment et espérer qu’à l’instant crucial nous serons prêts à passer le seuil ?
Liberté terrible qui m’a été laissée
tu seras toujours terrible pour ceux qui ont vu
et toujours impossible
pour ceux qui ne croient pas pouvoir rencontrer un jour la lumière
LIBERTÉ
je t’ai comprise comme la marque de mon humanité
comme le seul trait caractéristique de mon existence terrestre par rapport à la vie que je devais trouver
Maintenant et bien plus qu’avant notre rencontre je peux découvrir à chaque instant le voile de ma vie future
la faire renaître en parler la revoir la contempler la partager
Incapables dans notre esprit des pouvoirs de communion et d’identification promis plus tard
c’est grâce à une bonne gestion de notre liberté de gérer l’espace et le temps que nous pouvons cependant découvrir le contact de notre éternité
et préserver des liens privilégiés avec notre devenir
Cette liberté de l’homme est le trait fondamental de l’existence humaine
par rapport à la vie future où la perception repose sur une identification avec tout ce qui apparaît
Le déroulement du temps vous appartient vous n’avez plus à l’analyser pour trouver ce que vous cherchez
pour éviter ce dont vous avez peur
Aujourd’hui la Liberté est notre seul bien
pour pallier la non-présence d’une identité infinie convaincue de son éternité.
Être privé de ma liberté
serait savoir que jamais plus je n’irai au rendez-vous
et qu’à ma mort personne ne viendra à ma rencontre
pour conforter mon identité éternelle
acte d’amour absolu
si difficile à imaginer sans cette rencontre surnaturelle.
Ce soir parmi vous, je peux vous parler de notre Liberté dans une traduction intellectuelle avec un langage plus conventionnel.
La Liberté nous fait grandir et avancer dans notre évolution humaine. Elle rend impossible la soumission à des dogmes, spécialement les dogmes religieux. Elle nous oblige à les détruire !
La Liberté est notre seul bien spirituel dans notre condition humaine. Le Créateur n’est pas libre, il doit répondre à nos demandes. Lorsque vous pouvez faire tout ce que voulez, vous n’avez plus besoin d’être libre pour choisir. Nous ne sommes plus ici chez Musset, nos demandes sont notre réponse à celui qui nous parle en nous. Nous lui parlons librement et il nous répond !
Le don d’Amour absolu qu’il nous offre en partage dans son Alliance avec nous, fait partie des Mystères de la Vie. Mais pas notre Liberté ! Elle n’a rien de mystérieuse. C’est elle qui nous fait grandir et avancer vers les Mystères de la Vie et dans le partage du don d’Amour absolu au cours de notre évolution humaine.
La Liberté n’est pas un concept intellectuel rationnel. En philosophie, elle ne peut se présenter que sous la forme d’un idéal. La question « pouvons nous être réellement libre? » est une stupidité inqualifiable et une honte face à notre première source de Savoir, celle qui n’a pas besoin de savoir lire et écrire !
La Liberté est notre seul Bien dans notre condition humaine sur la planète Terre.
Pierre marqua un temps de silence qui fut vite rompu par une exclamation bruyante parmi le public.
– Vive notre Liberté spirituelle !
Le public applaudit puis se leva pour scander ce nouveau slogan à plusieurs reprises. Un autre participant pris le relais.
– Vive notre Liberté et le 21ème siècle sera spirituel !
Et le public reprit en chœur.
Lorsque le calme revint, avant que le public ne se rassoit, Laurie prit la parole.
– La Liberté nous rassemble pour développer notre voie mystique et avancer à la rencontre des Mystères de la Vie !
Le public reprit :
– Vivre libre notre voie mystique !
Pierre songea que cette Laurie près de lui pouvait devenir une nouvelle grande prêtresse capable de nouveaux prodiges à la manière d’Iset et de Nek-Bet… et de tant d’autres dans cette civilisation atlante-égyptienne détruite mais pas oubliée, pas perdue…
Le calme revenu, Pierre conclut cette séquence d’échanges avec le public.
– Libres, nous nous sommes compris ! Il nous reste qu’un point à comprendre avant de quitter cette salle en tant que Femmes et Hommes Libres. Nous y sommes.
– Olé !
– Comment organiser notre pratique commune de la voie mystique dans notre mouvement spirituel ?
– Olé !
– Allons-y ! Mettons en place un Concordat non plus entre des théocraties et un état, il n’y a plus d’état dans notre nouvelle civilisation et Nos Réseaux de Vie, mais un concordat dans notre mouvement spirituel avec des êtres humains libres dans l’Alliance avec le Créateur de toute Vie.
– Olé !
-Jesús , Jesús tais-toi !
Tous se regardèrent interloqués. Que venait faire Jésus dans cette conférence ? L’homme qui venait d’intervenir se leva.
– Non ! Non ! Celui-ci à côté de moi ne vient pas de Galilée et de Gamala. Sa famille vient d’Espagne, près de Palos de la Frontera ! Un de ses ancêtres fut un marin des frères Pinzon sur leurs deux caravelles et il voyagea dans les Antilles et sur les côtes de l’Amérique du Sud. Un autre a été au Pérou et à Tiahuanaco. Alors quand vous avez parlé des Andes, j’ai du le calmer mais là c’est plus possible ! Dans sa maison de famille, il y a toujours sur un mur une croix des Templiers, alors il est à fond dans votre conférence !
Le public répondit par un Olé joyeux et puissant. Pierre reprit la parole pour prononcer la devise des Templiers qu’il avait déjà citée comme exemple de dialogue directe avec celui qui vit en nous et parmi sa création. Le public sereinement repris à son tour cette devise.
Puis il afficha sur le grand écran de la salle le titre :
Le Concordat dans Nos Réseaux de Vie,
et une citation :
« De tout temps, l’arme la plus efficace fut et reste l’arme spirituelle.» George Meredith / poète, romancier britannique, 1828 – 1909.
Nelson Mandela disait que l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. C’est exact mais ceci reste superficiel et incomplet.
L’éducation dans un système de pouvoir autocratique ou dans une théocratie n’enseigne pas les connaissances acquises par notre première source de savoir, celle qui n’a pas besoin de savoir lire et écrire, notre source personnelle initiatique spirituelle parce qu’elle y est interdite.
Nous avons choisi de travailler sur l’arme spirituelle capable de briser et d’éliminer les dogmes des systèmes de pouvoir et des théocraties. Elle est le premier but et donc la première partie du Concordat.
Le deuxième but du Concordat et donc sa seconde partie porte sur le développement spirituel sur les 4 voies qui mènent à la rencontre avec les Mystères de la Vie et plus spécialement sur l’organisation de nos activités mystiques.
Ce soir, arrivé à la fin de cette conférence, le Concordat représente en quelque sorte la conclusion de notre présentation.
Notre mouvement pour une nouvelle civilisation sans systèmes de pouvoir et sans théocraties vient de débuter. Comme vous le constatez, nous voulons en finir avec cette histoire funeste dans l’humanité qui montre qu’une civilisation florissante arrivée à maturité est régulièrement détruite par des peuples voisins soumis à des tyrans ou à des fanatiques religieux qui viennent piller ses richesses et la détruire puis ils osent encore nous interdire tout accès au Savoir dont elle disposait dans son Art de Vivre.
Ma présentation va donc se limiter à des points essentiels. Je vais vous présenter des exemples, des cas pratiques que nous avons à comprendre pour en tirer nos propres leçons de vie, pour vivre libre ensemble dans notre nouvelle civilisation.
L’arme spirituelle, développement et gestion
Le modèle que nous empruntons à la civilisation atlante-égyptienne est le Cercle d’Or qui était situé près de Dendérah lors de la construction du temple et qui rapidement fut enfoui sous les sables du désert pour garantir sa protection jusqu’à sa possible redécouverte des millénaires plus tard lorsque l’humanité aura l’impérieuse obligation d’utiliser ce savoir pour assurer la survie de la plus grande partie possible d’une région, d’un continent sinon de l’humanité entière.
Nous pourrions attendre l’éventualité de sa redécouverte mais ce n’est pas la solution la plus efficiente.
Le Cercle d’Or a pour but d’assurer la survie des membres de l’Alliance avec le Créateur face aux catastrophes naturelles et aux cataclysmes qui détruisent des continents à cause de l’instabilité particulière de la planète Terre.
Il répond ainsi à de nombreux projets du XXème siècle pour garantir notre survie en éliminant les bombes nucléaires capables de tout détruire mais aussi en développant des fusées qui portent une bombe antimatière capable de faire exploser ou de faire dévier de sa trajectoire un astéroïde ou une comète qui viendrait s’écraser sur notre planète.
Ces projets sont restés le plus souvent au stade des vœux pieux tant ils étaient contraires aux intérêts des dirigeants des systèmes de pouvoir capitaliste, libéral, communiste et aux intérêts des théocraties fondées sur des dogmes suprémacistes, séparatistes, ségrégationnistes, racistes, la prédisposition des élites à gouverner le monde et à soumettre ou à éliminer les populations dissidentes qui s’opposent à elles.
Parmi ces projets, nous retenons Le Mouvement Pugwash qui est le nom abrégé du Pugwash Conferences on Science and World Affairs.Le manifeste de Russell et Einstein, écrit le 9 juillet 1955, appelle les scientifiques à une conférence, en vue d’estimer les dangers des armes de destruction massive (alors limitées aux armes nucléaires). La première conférence a donc lieu en juillet 1957 à Pugwash, d’où le nom du mouvement. Le manifeste de Russell et Einstein servira de charte de fondation du Mouvement Pugwash.
Le but est connu et plein de bons sens : les scientifiques, les savants doivent seuls gérer ces découvertes et ces technologies pour répondre aux intérêts de notre humanité. Les politiciens n’ont aucune décision à prendre dans ce domaine, et ils de doivent surtout pas les utiliser pour servir les intérêts des plus riches.
Napoléon Bonaparte, militaire et dirigeant politique, à travers son expérience avait conclu :
« Il n’y a que deux puissances au monde, le sabre et l’esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l’esprit.» Napoléon Bonaparte.
Nous sommes bien ce soir dans cette direction, mettre les armes sous la garde du sacré. Albert Einstein prit la même direction mais avec davantage de scepticisme et de pessimisme après l’utilisation de deux bombes atomiques sur le Japon :
« Je ne sais pas quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu. Mais la quatrième se réglera à coups de massues. »Albert Einstein.
Il s’agit bien de la survie de l’humanité.
La première mission ou finalité de l’arme spirituelle est donc la mise sous la garde du sacré de tout l’arsenal des armes
de destruction massive ainsi que les recherches scientifiques qui ont mis au point ces technologies.
Des accords entre puissances nucléaires ont été passés mais les technologies ont évoluées. Les armes biologiques aujourd’hui sont plus discrètes, coûtent moins chères, exterminent des populations sans détruire les bâtiments et les infrastructures d’un pays. Sans oublier les armes qui modifient le climat pour développer la sécheresse, détruire les récoltes et ainsi répandre la famine sur tous les continents.
Le brevetabilité du vivant permet toutes ces manipulations ainsi que la propriété privée des moyens de production de cette guerre biologique, génétique.
Nous voulons aller plus loin dans cette garde du sacré. Nous pouvons y parvenir en commençant par abandonner les systèmes de pouvoir et les théocraties.
Le supplément d’âme, la seconde mission de l’arme spirituelle.
La seconde mission ou finalité de l’arme spirituelle développe la primauté de notre première source de Savoir à travers l’éducation en apportant le supplément d’âme indispensable.
En France, Albert Slosman fait remarquer que l’arrivée du planisphère de Dendérah a eu pour conséquence, parmi les érudits et les citoyens éclairés, le rejet des dogmes de la Bible sur l’origine de l’humanité et la date du Déluge. Le rationalisme scientifique ne céda pas devant l’Église et il poursuivit son action en 1905, à travers la loi de séparation des Églises et de l’État qui est considérée comme le texte fondateur de la laïcité.
Nous allons beaucoup plus loin dans notre volonté d’abandonner les théocraties et leurs dogmes religieux. Le savoir préservé des temples des bords du Nil et spécialement de Dendérah, le temple le plus ancien, a pour caractéristique, en plus de ses connaissances scientifiques et technologiques, d’apporter ce supplément d’âme qui provient de l’utilisation de notre première source de savoir.
Nous l’avons vu. Il ne suffit pas de réussir la formation et l’initiation de grand prêtre ou d’avoir réussi notre rencontre avec les Mystères de la Vie, après, nous sommes appelés pour ressusciter quelqu’un, voire ressusciter le fils de Dieu donné par le Créateur ! Après nous avons la mission de développer un Art de Vivre à partir des deux valeurs essentielles de l’humanité, l’Amour et la Paix ! De mettre les armes sous la garde du sacré ! De mettre les tyrans et les fanatiques religieux hors d’état de nuire et de nous interdire d’être Libre, d’être spirituellement libre !
Ce sont des femmes, des hommes, des enfants, des mouvements sociaux, des villes libres, des équipes de projets de Vie qui se développent dans une nouvelle civilisation, une nouvelle Alliance avec le Créateur. Malgré les tyrans et les théocraties, à chaque génération d’êtres humains, nous trouvons de tels porteurs de Lumière dont le supplément d’âme a servi à développer une arme spirituelle pour bouleverser leur époque et conduire leurs contemporains vers un monde meilleur et plus civilisé dans son Art de Vivre.
Ce soir, pour terminer cette conférence, je vais vous présenter quelques exemples de ces êtres humains avec leur supplément d’âme.
Les ermites et leurs envolées spirituelles.
En complémentarité avec le mouvement cénobite développé par Pacôme dans la proche région de Dendérah, regardons ce que peut nous prodiguer l’érémitisme et les ermites. Leurs envolées spirituelles vont beaucoup plus loin que l’étape de la méditation dont nous avons parlé ce soir.
A Dendérah, l’initiation suivait deux voies : la voie Osirienne et la Voie Horienne, la voie humide et la voie sèche. Les douze cryptes sous le temple de Dendérah, dont celle de l’Osiris où nous nous sommes rendus ce soir, furent utilisées dans le cadre de l’initiation humide. Le séjour dans les cryptes pour les postulants était une sorte d’expérience d’ermite, le travail spirituel est le même. Sauf qu’il est suivi d’une sortie brutale du corps charnel proche de la mort pour suivre ensuite les étapes du voyage du défunt dans la vie d’après la vie humaine… avant de revenir dans le corps charnel.
Une fois ce voyage, cette rencontre avec les Mystères de la Vie réussie, nous n’avons plus besoin à chaque fois de refaire toute cette expérience difficile et très risquée car une fin mortelle reste possible.
La pratique de l’ermite est plus adaptée pour poursuivre ses relations personnelles avec les présences du monde supérieur et, le cas échéant, comme nous l’avons vu, leur demander de nous délivrer du mal causé par les présences imparfaites du monde inférieur toujours promptes à venir se mêler à notre dialogue de l’âme pour l’âme.
Un exemple d’ermite en relation directe avec ma méditation sur la plaine et la cathédrale de Strasbourg.
Suivons l’exemple d’ Arbogast, probablement mort le 21 juillet 678, fut évêque de Strasbourg durant une durée indéterminée de la seconde moitié du VIIe siècle. À l’origine de la première cathédrale de la ville, il fut également fondateur et bienfaiteur de plusieurs monastères, dont celui de Surbourg. Selon les sources, il serait originaire d’Écosse, d’Irlande, ou plus sûrement d’Aquitaine. Suivant la tradition, il aurait d’abord vécu en ermite dans le diocèse de Coire au sein du royaume de Bourgogne (aujourd’hui en Suisse), avant de partir s’installer en forêt de Haguenau dans le duché d’Alsace du royaume des Francs. Rapidement, il attira à lui de plus en plus de cénobites qui s’installèrent autour de son ermitage.
Arbogast fut souvent convié à la cour pour partager sa sagesse spirituelle avec le roi, qui, vers 630, le voulut à la tête de l’évêché de Strasbourg. C’est ainsi qu’il permit d’asseoir le pouvoir franc en même temps que de diffuser le catholicisme dans la région. Peu après sa consécration, selon la légende, Arbogast ramena à la vie le fils de Dagobert, Sigebert, qui s’était tué en chutant de son cheval lors d’une partie de chasse. Durant son épiscopat, il a fait construire la première cathédrale de Strasbourg, qu’il consacra à Notre-Dame.
L’exemple de la vie d’ Arbogast soulève tout de même une question. D’où vient son éducation de base durant son enfance ? S’il est bien originaire d’Écosse ou d’Irlande, nous avons la réponse. Les druides celtes et ceux des pays scandinaves, nous l’avons dit, allaient à Dendérah. Ces deux régions ont connu le christianisme originel d’avant le Concile de Nicée sans les dogmes de la papauté romaine et vers l’an 400, elles ont échappé à l’extermination des populations britanniques romanisées et christianisées par les envahisseurs angles et saxons.
Arbogast a pu connaître Colomban qui passa dans la région à Luxeuil en 610 et qui décéda en 615 soit 15 ans avant sa nomination d’évêque de Strasbourg en 630.
La pratique d’ermite a poussé cette éducation à un niveau d’expertise spirituelle exceptionnelle : il fait revenir à la vie humaine le cadavre d’un homme tué à la chasse, plus tard il fait construire la première cathédrale de Strasbourg en dirigeant les travaux.
Faire revenir à la vie humaine le cadavre d’un homme mort, ceci se nomme ressusciter quelqu’un ! Lorsque vous revenez dans votre corps charnel que vos proches jugent décédé et mort puisqu’il n’a plus de pouls, que les tentatives de réanimation ont échoué, vous vous ressuscitez vous-même ! Il n’y a ici aucun abus de langage.
Les ermites, comme les poètes ne pratiquent pas le dialogue de l’âme pour l’âme pour bavarder ne serait-ce qu’avec des présences du monde supérieur à l’érudition incomparable avec celle des êtres humains. Tout comme les savants du Cercle d’Or d’ Ath-mer sur le continent d’Ahâ-Men-Ptah ou de Dendérah, nous menons ce dialogue de l’âme pour l’âme pour apprendre, savoir quoi dire, savoir quoi écrire.
Et nous n’allons pas nous contenter de l’intelligence de nos visions en faisant notre âme monstrueuse pour parcourir l’inconnu, comme l’a écrit et vécu apparemment Arthur Rimbaud. Les envolées spirituelles sont d’une toute autre dimension parce que nous ne sommes absolument pas dans l’inconnu mais avec les présences du monde supérieur qui ont été ou sont toujours des êtres humains qui viennent partager nos travaux et nous conduire dans les bonnes directions.
Les bénédictins organisent la formation d’un berger de l’Aubrac qui deviendra pape à Rome.
Dans ce deuxième exemple, l’éducation est plus traditionnelle : le jeune berger va suivre une formation auprès des meilleurs professeurs de son époque.
Le jeune berger Gerbert veut s’instruire et devint novice au couvent de Saint-Géraud-d’Aurillac. Il a des dons très élevés en mathématiques et en physique. Lorsqu’un prince d’Aragon passe au couvent, le prieur lui demande si en Aragon, il n’y aurait pas de professeurs capables de poursuivre la formation du jeune Gerbert.
C’est ainsi qu’il étudia dans les universités arabes et juives de Tolède ou de Cordoue. Il introduisit ainsi en Occident les chiffres arabes et probablement l’algèbre, solution optimale présentée par l’exercice de la subsidiarité ascendante bien meilleure que l’utilisation des chiffres romains pour des travaux de géométrie, d’architecture, de génie civile et militaire, d’astronomie….
Élu pape à travers l’aide des dirigeants bénédictins, il imposa la » trêve de Dieu » aux chefs francs qui ne cessaient de se quereller pour piller les richesses des uns des autres et étendre leurs territoires féodaux. Sa connaissance de l’histoire des Berbères et des Ibères, des juifs et des musulmans tirée de son séjour en Espagne, le poussa à fixer comme objectif au mouvement bénédictin la conquête de Jérusalem et de la Palestine. Il avait compris l’importance des Tables de la Loi, probablement plus à travers ses études auprès des savants musulmans qu’auprès des dirigeants de la papauté romaine.
Gerbert devenu le pape Sylvestre II, en l’an mille, commença la préparation du retour en Terre sainte pour les chrétiens afin de trouver le savoir perdu mais probablement sauvé sous le sable ou le temple de Jérusalem selon la coutume des grands prêtres des temples des bords du Nil.
Sylvestre II va confier cette préparation au voyage à Jérusalem aux moines de Cluny. Cluny va généraliser l’utilisation des chiffres arabes et réaliser le mariage des cultures présentes à cette époque: culture grecque et romaine, juive, musulmane et arabe, celte. Mais ce savoir resterait incomplet tant que la source de la civilisation méditerranéenne, la source égyptienne déjà présente au Mont Cassin dans les manuscrits sauvés de la bibliothèque d’Alexandrie, dans le savoir apporté par Jean, Antoine, Pacôme depuis le temple de Dendérah et sa double maison de vie, tant que cette source ne serait pas davantage retrouvée pour compléter la culture européenne mise en place depuis Cluny.
Nous savons que l’objectif bénédictin d’établir Jérusalem ville ouverte à toutes les religions présentes sur Terre fut trahi par les chefs de guerre francs pour qui cette ville restait avant tout un butin de guerre et ses habitants, un peuple à massacrer avant d’occuper militairement la région. Suite au massacre criminel des habitants lors de la conquête de Jérusalem le 15 juillet 1099, l’ordre bénédictin décida d’avoir sa propre armée. Bernard de Clairvaux rédigea alors les règles des moines soldats de l’ordre du Temple.
Cet exemple montre que ce supplément d’âme peut se développer à partir de la compréhension de la diversité de nos cultures humaines et de leurs racines dans des civilisations diverses mais qui ne nous sont pas étrangères. La diversité des connaissances nous enrichit et nous pousse à développer en nous ce supplément d’âme seul capable de les unifier dans une direction humaniste et éclairée des affaires de notre monde terrestre. Encore faut-il rencontrer des professeurs, des savants capables de développer en nous les capacités qu’ils ont trouvées.
Le pasteur protestant qui redonna vie et espoir à sa région.
Restons dans ce paysage de ma méditation au sommet de la montagne et prenons la direction pour aller dans la région derrière la montagne où se trouve le camp du Struthof et plus loin dans la haute vallée. Nous sommes au pied du massif du Champ du Feu dans le Ban de la Roche.
Johann Friedrich Oberlin, Jean-Frédéric Oberlin en français, né le 31 août 1740 à Strasbourg et mort le 1er juin 1826 (à 85 ans) à Waldersbach, est un pasteur protestant alsacien, piétiste et apôtre du progrès social.
En 1767, il se vit offrir la place peu recherchée de pasteur à Waldersbach, un village pauvre de la haute vallée de la Bruche, situé dans le comté du Ban de la Roche, sur le versant ouest du Champ du Feu.
Il fit sentir à ses paroissiens la nécessité de rendre praticables les chemins détestables qui reliaient entre eux les cinq villages de la paroisse, et d’ouvrir une communication régulière jusqu’à la grande route pour mettre le comté en rapport avec Strasbourg. Il vainquit la résistance qu’il rencontra en prenant lui-même la pioche et en se mettant le premier à l’ouvrage. Il leur fit ensuite construire un pont, soutenir par des murailles les terrains près de s’écrouler, bâtir des maisons solides et commodes.
De même pour l’agriculture, il introduisit des plantes nouvelles et il développa les récoltes de pommes de terre. La population put se nourrir correctement et le surplus de production fut vendu pour obtenir des ressources nouvelles et pour développer de nouveaux projets. Il développa une école et il organisa la formation des jeunes à des métiers dont la communauté de villages avait besoin. Au niveau de la santé, des personnes furent formées pour l’utilisation des plantes médicinales et une pharmacie ouvrit son activité ainsi qu’un groupe de sages-femmes puis une école maternelle s’installa. Il créa une caisse d’emprunts sans intérêts et une caisse d’amortissements, créée à l’aide de cotisations volontaires, qui contribua à la liquidation des dettes qui grevaient leurs propriétés. Avec patience mais détermination, avec l’aide de la population et de ses amis de Strasbourg, les 5 villages de sa communauté de paroisse finirent par avoir leur propre école.
Ce développement économique et social devint un modèle à suivre en France et dans les pays voisins.
« À la suite de l’œuvre de piété et des efforts du ministre de l’Évangile, pas une commune en France ne put rivaliser avec le Ban de la Roche ni en moralité ni en instruction. Les succès rencontrés par Oberlin au Ban de la Roche répandirent son nom en France et à l’étranger.»
« La nature lui offrait aussi un vaste champ de leçons, dans la mesure où il savait trouver dans toutes ses opérations des images des choses spirituelles.»
Nous retrouvons la Nature, nous l’avons vue chez Rimbaud et le Dormeur du val, chez nous tous qui commençons une démarche personnelle initiatique spirituelle par la méditation dans la nature, maintenant chez Oberlin.
Conclusion sur l’arme spirituelle.
L’utilisation de notre première source de savoir change la vie des êtres humains quelque soit le niveau d’activité spirituelle que nous pouvons atteindre. Souvent la moindre activité spirituelle suffit pour commencer cette évolution vers un Art de Vivre pacifié, prospère et florissant.
Le surplus d’âme nécessaire pour changer le monde s’acquière de la plus haute initiation spirituelle, à la vie d’ermite dans la nature, à la formation et à l’expertise d’un pape tel que Sylvestre II soutenu par l’ordre monastique qui nous a transmis les vestiges du savoir des temples des bords du Nil, jusqu’à la simplicité d’un pasteur protestant à l’efficacité admirable pour améliorer la vie économique, social et le niveau de compétences de sa communauté de paroisse avec son désintéressement, sa tolérance, sa philanthropie qui embrassait tout le genre humain.
« Vous devez être le changement que vous voulez voir advenir dans le monde.» Mahatma Gandhi.
Plaçons entre nos mains cette arme spirituelle capable de vaincre les armes des tyrans et des fanatiques religieux.
« Un homme conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis » Mahatma Gandhi.
L’organisation de nos activités mystiques
Le Concordat organise le développement spirituel sur les 4 voies qui mènent à la rencontre avec les Mystères de la Vie.
Dans notre mouvement qui débute, nous sommes une association qui regroupe de plus en plus de membres. Nous organisons nos activités autour de la voie de l’extase amoureuse avec les débuts de l’école d’amour. Nous avons prévu des activités sportives dans le cadre de la voie du dépassement des limites de notre corps charnel. Les activités de la voie mystique sont encore peu nombreuses.
Ce soir, dans le cadre de cette conférence nous avons distingué les expériences spirituelles que nous menons à partir de notre première source de savoir et les activités mystiques que nous développons à partir de notre seconde source de savoir. Pour être complet, nous devons associer expériences spirituelles et activités mystiques. Les unes ne vont pas sans les autres. Rappelez-vous la cérémonie pour ressusciter Ousir dans son corps charnel sur le rivage proche de Ta Mana. Les deux ont été nécessaires.
L’arme spirituelle est une organisation nouvelle et l’interdiction de notre première source de savoir depuis au moins deux mille ans dans la civilisation judéo-chrétienne-musulmane avec tous les crimes et les massacres, les génocides commis à travers tous les continents pour défendre ces dogmes religieux, rend cette organisation nouvelle inconnue chez quasiment tous nos contemporains.
Nous avons vu que le besoin d’ajouter un surplus d’âme à nos activités humaines s’est réalisé malgré tout grâce à la détermination et à l’habilité de certaines personnes ou de certains mouvements. Mais aujourd’hui, seule la sortie des systèmes de pouvoir et des théocraties permet dans une nouvelle civilisation l’utilisation complémentaire de nos deux sources de savoir.
Par contre, les activités mystiques n’ont jamais cessé de se pratiquer librement dans les sociétés humaines. Elles sont intellectuelles et pourquoi pas rationnelles. La vie en société les rend nécessaires, utiles et indispensables pour répondre à nos raisons de vivre et de mourir dans notre corps charnel humain.
Depuis les débuts de l’humanité, les êtres humains ont utilisés des rites pour célébrer les naissances, les unions amoureuses, la mort de leurs êtres chers. Nous n’allons certainement pas les abandonner et les éliminer dans notre nouvelle civilisation !
Éliminer les dogmes religieux, oui ! Nos activités mystiques, non !
Une dernière fois, revenons maintenant à notre cher André Malraux. Souvenez vous , il avait l’intuition, il prédisait peut-être, que le 21ème siècle serait d’après lui mystique. Mais il voyait alors une difficulté redoutable :
« Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux. »
Réintégrer les dieux, Malraux n’est pas très loin de ce que nous disons. Sauf que ce sont les théocraties qui inventent chacune leur dieu avec leurs dogmes sur la création du monde, etc.
Bon, ce soir, nous n’allons pas perdre du temps à chercher à comprendre pourquoi il n’a pas vu qu’au dessus de ces dieux, il pouvait assurément y avoir un créateur, le Créateur de toute Vie.
Il est vrai qu’il faut un minimum d’activité spirituelle, de bonnes et longues séances de méditation dans la nature et parmi les paysages de nos villes et de nos villages, d’un camp de concentration nazi, d’un monastère et d’une cathédrale gothique avec une flèche de plus de 400 mètres de haut, pour chercher à comprendre que dans tout ce que l’on voit, il y a quelque chose qui cloche, qui n’a pas sa place.
Laissons Malraux et ses intuitions.
Qu’est-ce qui nous empêche d’établir de suite une relation directe et étroite entre nos expériences spirituelles personnelles, même si elles sont interdites par ailleurs, et nos rites et nos prières, nos cérémonies mystiques ?
Deux choses nous en empêchent.
La première nous pouvons l’éliminer dès ce soir puisque nous avons prononcé ensemble notre liberté spirituelle et que donc nous voulons abandonner et éliminer les théocraties avec leurs dogmes religieux ! Êtes-vous d’accord avec moi ?
La salle répondit par un oui clair et fort.
Il ne nous reste donc plus qu’une seule et unique chose et qui concerne forcément nos activités mystiques. Nous n’allons pas attendre minuit ni même quelques instants de plus pour que vous compreniez vous même. Nous nous comprenons et vous le savez parce que nous le vivons chaque jour. Nos activités mystiques, nos rites religieux, nos prières sont faites dans nos langues maternelles, dans les usages de notre pays, de notre culture héritée de nos parents. La différence est là, elle est culturelle et déterminée par notre groupe d’appartenance culturelle !
Voulez vous abandonner et éliminer vos appartenances culturelles et vos activités mystiques menées selon la culture à laquelle vous appartenez ?
La réponse fusa immédiatement et un Non puissant gronda dans la salle.
Moi aussi comme vous, je ne le veux pas !
Alors nous devons organiser nos activités mystiques selon nos cultures dans un seul et même Concordat et ne surtout pas établir un concordat particulier pour chacune de nos cultures. Un seul suffit dans une civilisation sans systèmes de pouvoir et sans théocraties !
Le Concordat sera traduit dans chacune de nos langues, évidemment.
Par contre il comprend la liste des rites et des activités mystiques classés en principe selon les évènements de notre condition humaine depuis la naissance jusqu’au décès de notre corps charnel sans oublier nos rites et nos prières pour nous relier à nos défunts mais aussi, ne les oublions pas, celui qui vit en nous et est le même en chacun d’entre nous, le créateur qui vit parmi sa création, les présences du monde supérieur, pas forcément celles du monde inférieur puisque pour nous délivrer du mal qu’elles nous causent, nous devons nous adresser à celles du monde supérieur !
Vous voyez, cela n’est pas si compliqué !
De mémoire, j’ai lu qu’au Japon tout le monde est animiste durant sa vie mais qu’en fin de vie, il vaut mieux passer bouddhiste justement pour qu’un moine bouddhiste s’occupe convenablement de votre rite funéraire. C’est très intelligent et remarquablement futé !
J’imagine très bien notre Concordat, dans sa seconde partie regrouper par évènement de notre condition humaine, les différents rites et pratiques mystiques des autres cultures. Évidemment, vous me suivez encore un peu, sans présence des dogmes religieux de la théocratie qui s’imposait dans ce pays !
La liste des rites et des pratiques est très vaste. Par exemple, pour la première voie du développement spirituelle, le dépassement des limites de notre corps, l’activité sportive fournit de nombreuses relations avec la spiritualité. Prenons le rugby :
« Le rugby, je le répète, n’est pas un jeu, c’est tantôt une mystique, tantôt un art.» Pierre Marc Orlan.
Nous avons tout intérêt à nous enrichir de nos différences également à travers nos activités mystiques et pas seulement à travers les habitudes alimentaires, les danses, les chants de notre culture ancestrale. Manger à midi un couscous cuisiné avec une dévotion ancestrale et le soir s’initier à une danse mystique de Bali !
Des rires fusèrent dans la salle et un remous secoua le public.
Voilà, j’en ai terminé ! Vive notre liberté spirituelle, vive le couscous Berbère, enfin Amazigh, vive les danses de nos cultures ancestrales et vive toutes nos activités mystiques et poétiques !
Un premier olé s’élança dans la salle vite repris plusieurs fois par l’ensemble du public qui se dirigeait vers les sorties de la salle.
Dominique et les autres membres de leur groupe allèrent saluer les participants à la conférence et pour qui le souhaitait, ils leur remettaient un prospectus sur leur association avec l’adresse e-mail de leur intranet.
La lecture de la Conférence de Nancy en format PDF
- Les théocraties et les dogmes religieux
- Illuminations, second recueil de l’auteur
- L’âme des temps
- Une technique de décorporation
- Note sur Dispute stupide,la 3ème décorporation
- La première rencontre et décorporation
- La vie après la vie
- Point de départ d’un choix de civilisation
- Tiahuanaco : la plus vieille ville du monde
- L’origine interdite et tabou du savoir humain
- Les survivants du dernier grand cataclysme et de la fin de l’Atlantide
- Le mouvement musulman, Mahomet le messager
- Les organisations monastiques fondent la culture médiévale
- L’ordre militaire du Temple développe le temps des cathédrales
- La Grande Loi qui lie le peuple qui construit