L’hydrogène solide pour stocker l’énergie solaire

Nous avons publié plusieurs tribunes sur fileane.com à propos de l’hydrogène comme source d’énergie. Nous suivons les innovations et les progrès qui ne cessent de se développer année après année. Nous abordons ici les développements des technologies dans les deux étapes de ce processus pour utiliser l’hydrogène : le stockage de l’énergie et la production d’énergie à partir de l’électrolyse de l’eau.

Tour d’abord, les progrès dans le stockage de l’énergie grâce à l’hydrogène solide.

Une batterie pas comme les autres

Une jeune entreprise scandinave a inventé un système qui promet de résoudre l’un des problèmes inhérents au stockage résidentiel de l’énergie solaire. L’invention révolutionnaire d’une batterie à hydrogène solide.

source et extraits du document :

Neozone.org du 19 avril 2024 article de Marc Odilon


Avec sa solution de stockage disruptive, Photoncycle, une jeune entreprise scandinave, veut changer la donne en matière de stockage résidentiel grâce à l’hydrogène solide.

Pour faire simple, la start-up norvégienne a inventé une batterie qui permet de conserver l’excédent d’énergie produite par les modules solaires pendant l’été pour une utilisation durant l’hiver. Cette technologie révolutionnaire repose sur une batterie pas comme les autres. De forme cylindrique, celle-ci a été conçue pour contenir de l’hydrogène solide. L’idée consiste à produire de l’hydrogène vert à partir du surplus d’électricité généré par les panneaux solaires quand l’ensoleillement est favorable à la production d’énergie.

batterie à hydrogène solide, société Photoncycle avril 2024
Un système de stockage d’énergie sous forme d’hydrogène solide est actuellement en projet. Crédit photo : Photoncycle

L’électrolyse de l’eau comme concept de base

Le processus est connu sous le nom d’électrolyse de l’eau. Puisqu’il génère de la chaleur, celle-ci peut être exploitée pour chauffer la maison. L’hydrogène est ensuite conservé sous forme solide dans le système de stockage mis au point par Photoncycle. L’entreprise a également développé une approche permettant d’intégrer l’infrastructure de stockage à proximité des maisons. Le but est de faciliter le raccordement aux panneaux solaires et de diminuer ainsi les coûts d’installation. L’énergie pourra ensuite être libérée progressivement en fonction des besoins.

Une densité énergétique relativement élevée

L’un des principaux avantages de ce dispositif inventé par Photoncycle est qu’il présente une densité énergétique bien plus élevée qu’une batterie au lithium, soit d’environ 3,5 kW/kg contre seulement 0,3 kWh/kg pour cette dernière. Le coût de stockage de l’énergie promet donc d’être particulièrement faible. Selon l’entreprise, un système de 3 m³ peut emmagasiner jusqu’à 10 000 kWh d’énergie. À noter que cette technologie est en instance de brevet. La start-up prévoit de tester un prototype grandeur nature de sa batterie d’hydrogène solide cette année. Concernant le déploiement sur le marché, il devrait intervenir à l’horizon 2025. Plus d’infos : photoncycle.com.

une video pour expliquer ce nouveau stockage de l’énergie sous forme d’hydrogène solide. juillet 2022.

On connait surtout l’hydrogène sous ses formes gazeuses ou liquides. Mais ce vecteur énergétique peut aussi se stocker sous une forme « solide ». Emmanuel Bouteleux, directeur général de Mincatec Energy, présente cette solution émergente.

Comment de petits disques permettent de stocker l’hydrogène sous forme solide

Un groupe de recherche français a mis au point une solution efficace de stockage de l’hydrogène stable et sécurisé, susceptible d’être déterminante dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Damien Renoulet Publié le 24/05/2023 à 10h38 – Mis à jour le 24/05/2023

L’enjeu de l’hydrogène solide

L’équipe française a mis au point une structure atomique à base d’hydrure de magnésium et un procédé permettant de stocker l’hydrogène sous forme d’un disque. Selon les chercheurs, ce système est plus sécurisé, plus stable et ne s’enflamme pas sous l’effet de la chaleur. “Il est très sécurisé en raison de la faible pression utilisée, déclare Daniel Fruchart, l’un des spécialistes de l’équipe, cité par Ouest France. Je peux poser le disque directement sur la table et il n’y a pas de réaction avec l’air.”

Cette méthode nécessite également moins d’énergie que le stockage de l’hydrogène sous forme liquide ou sous forme de gaz à très haute pression, et est donc plus durable. Le disque peut ainsi être stocké pendant des années sans se dégrader.

Cette invention est déjà commercialisée en Italie, au Japon…“En Norvège, l’équipe est en discussion avancée pour adapter le système à des ferries, au transport maritime massique et sécuritaire, et à de larges industries chimiques”, relate un article de Sciences et Avenir.

autre document :

Le magnésium, effectivement, était la clé. “Il s’agit du matériau le plus performant pour l’absorption de l’hydrogène” continue le scientifique. Plus précisément, il s’agit d’employer de l’hydrure de magnésium (MgH2) pour stocker l’hydrogène, du graphite expansé étant ajouté au mélange pour contrôler l’émission de chaleur lorsque l’hydrogène est libéré. Ce dispositif réversible a continué d’être développé par Daniel Fruchart et Michel Jehan en fondant la société McPhy en 2008.

Production et stockage d’énergie dans le bâtiment à partir de l’hydrogène

Depuis quelques années, les progrès s’accélèrent dans le bâtiment pour installer des petits systèmes indépendants de production et de stockage d’énergie.

De l’hydrogène vert pour alimenter les maisons en électricité ? Ce constructeur breton y croit.

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2024-01-19/de-l-hydrogene-vert-pour-alimenter-les-maisons-en-electricite-ce-constructeur-breton-y-croit-c9edcbdc-4c50-4a4b-87f0-7b4ec1e03f97

Couvrir, à l’année, plus de 80 % des besoins en électricité d’une famille de quatre personnes. C’est l’objectif du générateur d’hydrogène, installé en septembre 2023 à Brest, et développé par H2Gremm, entreprise basée à Edern (Finistère).

Avec cette solution de production et de stockage de ce gaz issu de la décomposition de molécules d’eau (l’oxygène est rejeté pour ne conserver que l’hydrogène), Trecobat, leader breton dans la construction de maisons individuelles, ambitionne de « réduire l’empreinte carbone et d’abaisser significativement la facture énergétique » des pavillons qu’il fait sortir de terre.

L’hydrogène, cette énergie produite par électrolyse de l’eau, fait de plus en plus parler de lui, notamment dans le domaine des transports et de l’industrie lourde. « Mais une machine produisant de l’hydrogène installé dans une maison individuelle, c’est une première en Europe », revendique Régis Croguennoc, directeur technique chez Trecobat, évoquant un projet financé par la Région Bretagne et le Feder, Fonds européen de développement régional.

Un générateur de la taille d’un frigo

De la taille d’un frigo, le générateur installé dans le garage de cette maison récente est censé permettre de couvrir « jusqu’à 88 % des besoins du foyer, selon une estimation de leurs consommations passées et l’ensoleillement constaté » (le chauffage et l’eau chaude sont, eux, fournis par une pompe à chaleur).

Il est ici question « d’hydrogène vert », car l’opération consistant à le fabriquer n’est pas réalisée au moyen d’énergies fossiles (comme 95 % de l’hydrogène produit en France), mais grâce à l’électricité générée par des panneaux solaires positionnés sur le toit.

Le gaz est ensuite envoyé vers des bouteilles haute pression, dans le jardin, et reliées au générateur par une canalisation, permettant de le restituer à la demande. La transformation du gaz en électricité se fait via une pile à combustible.

Avec cette solution, Trecobat Green et H2Gremm revendiquent donc « l’optimisation du stockage d’énergie dans la durée, afin que la maison en dispose toute l’année, en particulier en hiver où la production photovoltaïque est insuffisante pour couvrir les besoins ».

En Suède, la première maison hydrogène et solaire autonome

https://www.futura-sciences.com/maison/actualites/habitat-demain-premiere-maison-hydrogene-solaire-autonome-92689

Hans Olof Nilsson, un ancien ingénieur, a conçu à Göteborg, en Suède, la première maison 100 % autonome. Visite guidée de sa demeure alimentée par le soleil et l’hydrogène dans le cadre de la chronique « Ils font bouger les lignes », en partenariat avec Energy Observer Solutions. Agir pour le développement durable, ce n’est pas une question d’âge ! Dans la banlieue de Göteborg, Hans Olof Nilsson, sexagénaire suédois, a construit la première maison au monde totalement autonome en énergie, alimentée par le soleil et l’hydrogène.

La maison compte 160 m2 de panneaux solaires. Ils permettent d’alimenter directement cette dernière en électricité tout au long de l’année. Lorsque les besoins en énergie diminuent, le surplus d’électricité sert à alimenter une pile à hydrogène. Hans Olof Nilsson dispose d’un électrolyseur lui permettant de créer et de stocker son propre hydrogène. En plus d’être autosuffisante en énergie, la maison est dotée d’une technologie unique lui permettant de réguler au mieux la température intérieure et de réaliser ainsi de grandes économies d’énergie.

Sa maison est off-grid (hors-réseau) depuis mars 2015. Les autorités suédoises ont été séduites par l’ingéniosité de cette démarche. En 2017, la municipalité de Vågårda a décidé de solliciter l’expertise d’Hans Olof Nilsson en vue de la rénovation de 172 logements sociaux. Elle souhaite que ces habitations reprennent les mêmes technologies que la maison Nilsson.

Des galettes d’hydrogène à base d’électricité verte pour alimenter les voitures à hydrogène

https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/innovation/des-galettes-dhydrogene-a-base-delectricite-verte.html

Hydrogène : l’usine géante de McPhy à Belfort à l’avant-garde de la décarbonation de l’industrie

Nous sommes ici dans le domaine de la production d’hydrogène pour remplacer les énergies à base de carbone dans l’industrie.

La fabrique d’électrolyseurs, première de cette taille dans l’Hexagone, doit permettre de développer la production d’énergie verte pour l’industrie en France.

Le site de Belfort accueillera les processus de fabrication des deux parties d’une station de production d’hydrogène : le cœur du réacteur, où se produit l’électrolyse (le stack) et l’électrolyseur (EPU) qui l’entoure, qui permet de séparer l’hydrogène de l’oxygène pour le stocker. Une fois assemblés, ces éléments permettront aux clients de McPhy de produire leur propre énergie verte.

e développer la production d’énergie verte pour l’industrie en France.

C’est un chantier d’envergure qui prend forme et qui suscite beaucoup d’attentes dans la perspective de « réindustrialiser » la France sans augmenter les émissions carbone, tel que prévu par le dernier projet de loi sur l’industrie verte dévoilé par le gouvernement.ⓘ

Accompagner la décarbonation de l’industrie

La fabrique géante d’électrolyseurs de l’entreprise McPhy est sortie de terre sur le site de l’aéroparc de Fontaine près de Belfort, où elle doit être opérationnelle pour le début de l’année 2024.

Sur un site total de 80,000 m2, la charpente de bois et de béton, qui en recouvre 22,000 m2, doit incarner un nouveau modèle d’industrie français, à la pointe de la technologie et compatible avec les enjeux d’émissions bas-carbone de la transition énergétique.

Le site de Belfort accueillera les processus de fabrication des deux parties d’une station de production d’hydrogène : le cœur du réacteur, où se produit l’électrolyse (le stack) et l’électrolyseur (EPU) qui l’entoure, qui permet de séparer l’hydrogène de l’oxygène pour le stocker. Une fois assemblés, ces éléments permettront aux clients de McPhy de produire leur propre énergie verte.

source : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/hydrogene-l-usine-geante-de-mcphy-a-belfort-a-l-avant-garde-de-la-decarbonation-de-l-industrie-3144691

Un cristal convertit la lumière en hydrogène avec un rendement record

Cette innovation technologique est présentée en 2020. Elle permet d’utiliser directement la lumière du soleil sans passer par des panneaux photovoltaïques. Cette production d’hydrogène est adaptée au niveau local pour des maisons ou des petites unités consommatrices d’énergie.

https://www.letemps.ch/sciences/physique-chimie/un-cristal-convertit-lumiere-hydrogene-un-rendement-record

document, extraits :

Des travaux japonais permettent un pas de plus vers un système de production d’énergie propre et vertueux, qui vise à fabriquer de l’hydrogène simplement à partir d’eau et de lumière

Ce scénario laisse songeur. Capter la lumière du soleil et l’utiliser pour casser les molécules d’eau (H2O) via la réaction dite d’électrolyse, et obtenir ainsi du dihydrogène (H2) stocké dans des bouteilles pressurisées. Voilà comment il serait possible de produire de l’énergie propre, renouvelable et transportable, sans ressource fossile ni gaz à effet de serre. Juste avec du soleil et de l’eau fraîche! Qui dit mieux?

Ce procédé, appelé power-to-gas, qui consiste plus largement à convertir des excédents d’énergies renouvelables en gaz durablement stockable, est déjà à l’œuvre dans quelques rares démonstrateurs dans le monde. L’un d’entre eux notamment, à Arzberg, en Allemagne, fabrique de l’hydrogène par électrolyse de l’eau en tirant l’énergie nécessaire de panneaux solaires voisins.

Une équipe de chimistes japonais vient cependant de publier une importante avancée en la matière. Elle dit être parvenue à mettre au point un photocatalyseur presque parfait, capable de convertir en H2 la quasi-totalité de la lumière qu’il reçoit. Les résultats sont parus le 27 mai (2020) dans la revue Nature.

Fabulite

Le matériau présenté dans Nature par l’équipe de Kazunari Domen, de l’Université de Tokyo, n’est pas vraiment nouveau: il s’agit du titanate de strontium, un cristal historiquement utilisé comme substitut du diamant sous le nom de fabulite. Ses propriétés photo-catalytiques ont été découvertes en 1977, rappelle Nature dans un article connexe, et ont depuis été étudiées sous toutes les coutures. L’idée des chercheurs a été d’améliorer chaque étape de fonctionnement de ce photocatalyseur afin d’augmenter son efficacité.

Le titanate de strontium utilisé était sous forme monocristalline (constituée d’un unique cristal) afin de réduire les imperfections dans sa structure, qui sont sources de recombinaison entre trous et électrons. Les chercheurs ont également «dopé» leur matériau à l’aluminium, une pratique consistant à finement insérer des atomes de ce métal dans le réseau cristallin, ce qui limite également les recombinaisons.

fabulite cristaux production hydrogène

Une des prouesses de l’étude a consisté à déposer des matériaux «cocatalyseurs» sur les facettes du cristal. Sur la face accueillant les électrons, du rhodium a été injecté pour favoriser la réaction de réduction des ions hydrogène de l’eau en molécules de dihydrogène. Pour limiter la réduction simultanée de l’oxygène, une réaction ici indésirable, le rhodium était encapsulé dans une coque de chrome, ce qui bloquait physiquement les atomes d’oxygène. Toutes ces petites améliorations prises dans leur ensemble, le cristal de titanate de strontium a atteint une efficacité expérimentale de 96%. Un chiffre considérable: les meilleurs essais étaient jusqu’ici parvenus à 50 à 60%.

La lumière utilisée dans l’expérience provenait de rayons ultraviolets (UV) d’une longueur d’onde comprise entre 350 et 360 nanomètres. Il s’agissait donc non pas d’une lumière solaire naturelle, mais d’une mince portion de son spectre lumineux. La plupart des UV sont en effet filtrés dans l’atmosphère et ne représentent qu’environ 4% du spectre solaire. Les auteurs l’admettent sans détour et estiment que l’efficacité de leur matériau illuminé par le soleil serait de l’ordre de… 0,65%. Des synthèses récentes en la matière évaluent à 10% l’efficacité nécessaire pour espérer une viabilité économique de centrales de power-to-gas. Pour cette raison, l’article de Kazunari Domen représente avant tout une intéressante preuve de concept, plus qu’une application prête à l’emploi.

La route vers l’hydrogène produit par photocatalyse risque donc d’être encore longue. Les développements futurs viseront certainement à élargir le spectre d’absorption de la lumière. «Les choses peuvent aller plus vite qu’on ne le pense, glisse Hubert Girault. D’ici à une dizaine d’années, on assistera peut-être à la mise au point de photocatalyseurs suffisamment performants pour entrer en compétition avec les panneaux solaires photovoltaïques couplés à l’électrolyse.»

Le combat entre le capitalisme vert et l’écologie locale communale

Nous avons présenté cette opposition entre le capitalisme vert et l’écologie locale communale dans le cadre de nos Réseaux de Vie. Ce développement vient compléter le chapitre Environnement écologique pour une Monnaie Pleine.

Le stockage de l’hydrogène fait des progrès décisifs spécialement sous forme solide et pour de longues durées. Ceci évite les gaspillages d’électricité produite par les énergies renouvelables et le trop plein d’énergie durant l’été sert dorénavant durant l’hiver. C’est une manière pour démocratiser l’utilisation de l’hydrogène.

Sans le changement et l’abandon des systèmes de pouvoir, les progrès des technologies sont menacés et confisqués par les intérêts privés des dirigeants des systèmes de pouvoir.

Ces dirigeants conservent leurs sources d’enrichissements que sont les énergies fossiles. Ils nous soumettent à leurs guerres du pétrole, du gaz et de leurs pipe-line. Rien n’a encore changé dans ces empires où les tyrans et leurs clans se battent pour étendre leur domination sur les réserves mondiales de pétrole et de gaz et sur celles des minerais rares. Ils continuent à vouloir tout contrôler depuis leur gouvernement centralisé et autocrate sur les peuples.

N’oublions pas que ce sont les progrès dans le transport et la communication qui ont permis aux monarchies d’enfin pouvoir contrôler de vastes zones géographiques et d’imposer leur absolutisme royal en détruisant la période médiévale et ses assemblées communales, ses villes libres, ses unions politiques et ses deux siècles d’économie florissante, cette dernière période florissante en Europe jusqu’à aujourd’hui. Ces progrès dans le transport et la communication ont déjà permis le développement de l’empire romain, et son système de pouvoir militaire centralisé depuis Rome.

Pour le moment, c’est le capitalisme vert qui se développe,

souvent en toute discrétion, pour monter des projets démesurés dans le but de produire spécialement de l’hydrogène vert à partir des énergies renouvelables que sont les panneaux solaires et les éoliennes.

La « vallée andalouse de l’hydrogène vert »

n’est qu’un projet gigantesque parmi d’autres projets espagnols tout aussi gigantesques soutenus par des investissements financiers internationaux.

Nous sommes une fois de plus dans les fondamentaux du capitalisme et de la spécialisation des marchés et du travail définis notamment par Adam Smith et la théorie des avantages comparatifs de David Ricardo. Nous avons réfuté ces théories en utilisant sur notre site fileane.com le livre d’Erik Reinert : Comment les pays riches sont devenus riches Pourquoi les pays pauvres restent pauvres.

Nous ne reprenons pas ici ces arguments, vous pouvez lire ce chapitre en suivant ce lien.

document : 25 avril 2023

L’Espagne multiplie les mégaprojets dans l’hydrogène « vert » malgré les doutes

En Andalousie (sud), trois milliards d’euros vont ainsi être investis dans la “Vallée andalouse de l’hydrogène vert”, complexe industriel regroupant deux usines géantes capables de produire, à l’horizon 2027, 300 000 tonnes de ce gaz qui ne libère en brûlant que de la vapeur d’eau et sur lequel beaucoup parient pour décarboner les transports et l’industrie.

Le groupe pétrolier et gazier Cepsa a annoncé jeudi trois milliards d’euros d’investissement dans un vaste projet de production d’hydrogène vert en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, présenté comme le plus grand de ce type en Europe.

Ce projet, baptisé «Vallée andalouse de l’hydrogène vert», permettra la production de 300.000 tonnes de ce gaz considéré comme crucial pour la décarbonation de l’économie, sur une vaste zone située entre Cadix et Huelva, a indiqué l’entreprise espagnole dans un communiqué. Il s’accompagnera d’un investissement additionnel de deux milliards d’euros pour le développement de parcs éoliens et solaires et devrait générer «10.000 emplois», selon le groupe.

Au Pays basque (nord), 1,4 milliard d’euros doivent être dépensés dans un projet auquel participent une soixantaine d’entreprises. Et dans les Asturies (nord), 15 parcs photovoltaïques vont être construits d’ici 2030, avec une capacité de production de 330.000 tonnes d’hydrogène.

“Il y a actuellement une effervescence”, qui place l’Espagne “en position de leader” du secteur, souligne Rafael Cossent, chercheur à l’université Pontificia Comillas de Madrid. Une position liée, selon lui, à ses ressources énormes en matière d’énergie solaire et éolienne.

L’Espagne a le potentiel de “produire de l’hydrogène renouvelable en grande quantité, non seulement pour ses propres besoins, mais aussi pour l’exporter dans le nord de l’Europe”, abonde l’Association espagnole de l’hydrogène (AeH2), qui évoque près de “50 projets” en cours.

Pour garantir des débouchés à sa production, Madrid compte sur le futur pipeline sous-marin entre Barcelone et Marseille (H2Med), qui doit permettre de transporter deux millions de tonnes d’hydrogène par an en 2030.

Mais ce projet fait face à une série d’obstacles liés notamment à la nature de l’hydrogène, constitué de petites molécules agressives difficiles à transporter, qui font planer un doute sur les délais fixés pour sa réalisation.

autre document : Hydrogène : l’Espagne veut jouer dans la cour des grands

https://www.sudouest.fr/international/europe/espagne/en-espagne-la-lutte-des-villages-contre-l-invasion-des-panneaux-solaires-15105697.php

Un corridor maritime d’hydrogène vert entre l’Espagne et Rotterdam

Dans les campagnes d’Espagne la contestation se développe contre les projets de parcs solaire ou éolien

L’Espagne rurale n’est pas prête à payer le prix du solaire et de l’éolien.

En Espagne, ces projets ont besoin d’immenses terrains pour leurs parcs de panneaux photovoltaïques ou leurs parcs d’éoliennes. Des régions agricoles sont ainsi transformées, les terrains sont aplanis, les arbres sont arrachés et les paysans sont expropriés. Des mouvements de contestation font des procès aux propriétaires et la justice est intervenue pour demander le démantèlement d’une partie des installations . À Méntrida, près de Tolède, les agriculteurs essaient de résister face aux projets énergétiques qui menacent leur activité et leur cadre de vie.

Le Moyen-Orient, eldorado de l’hydrogène ?

La technologie est prometteuse . Elle permet de produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau, à partir d’énergies renouvelables dans des régions où les coûts de celles-ci sont bas, et de l’exporter vers les régions de consommation, soit sous forme liquide soit sous forme d’ammoniac. De nombreux industriels très consommateurs d’hydrogène, comme les sidérurgistes, les aciéristes ou les verriers, pourraient ainsi décarboner leurs activités – aujourd’hui, l’hydrogène qu’ils consomment est produit à 99 % à partir d’énergies fossiles.

Mais le marché n’a pas décollé car l’hydrogène vert reste plus cher que celui produit à partir de fossiles. Les industriels hésitent et les investissements tardent donc à se concrétiser. Or l’atout du projet d’Engie est qu’il a déjà des acheteurs. Son premier client sera Posco, qui souhaite décarboner ses activités. L’ammoniac vert produit sera exporté vers la Corée du Sud.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/engie-decroche-un-contrat-pour-un-mega-projet-dhydrogene-vert-a-oman-1954624

Le sultanat d’Oman mise également fortement sur l’hydrogène dit « renouvelable »,

c’est-à-dire produit par électrolyse avec de l’électricité elle-même générée par des filières renouvelables. Pour relever ce pari de l’hydrogène « renouvelable », Oman dispose à la fois d’un potentiel important en matière de ressources renouvelables (solaire photovoltaïque et éolien terrestre en tête) et d’une situation géographique privilégiée « pour accéder aux principaux marchés importateurs comme l’Europe et le Japon ».

Le rapport précise que les futures exportations d’hydrogène renouvelable d’Oman pourraient être acheminées sous forme d’ammoniac, qui « semble être le moyen privilégié pour transporter l’hydrogène par voie maritime ». À cette fin, les infrastructures d’ammoniac devraient être significativement augmentées : Oman exporte actuellement près de 200 000 tonnes d’ammoniac par an et le sultanat pourrait « avoir besoin d’une capacité d’exportation 20 à 30 fois supérieure » d’ici à 2030 si le choix d’exporter l’hydrogène sous forme d’ammoniac se confirme.

https://www.connaissancedesenergies.org/ce-pays-du-moyen-orient-pourrait-devenir-lun-des-champions-de-lhydrogene-renouvelable-240320

Ces exemples de projets industriels pour produire l’hydrogène vert se situe bel et bien sur le marché mondial de l’hydrogène vert dont la régulation va suivre certainement les mêmes règles ou les mêmes dérégulations que ceux du pétrole ou du gaz pour maximiser comme d’habitude les profits des investisseurs et ceux de l’oligarchie financière anglo-saxonne.

Nous sommes bien loin de quitter le système de pouvoir capitaliste libéral et son gouvernement mondial de la haute finance anglo-saxonne. A quand les crises du marché de l’hydrogène vert avec ses bulles spéculatives, ses vendredi noir, son hyper inflation et toutes les escroqueries coutumières ? A quand la nouvelle guerre de l’hydrogène, le sabotage du pipeline entre Barcelone et Marseille ? Nous n’en voulons plus de ce système capitaliste libéral et surtout pas pour développer la transition écologique vers des énergies renouvelables sans carbone capables d’être produites au niveau local en Qualité Totale et sans dettes, en toute solidarité. Les technologies restent les mêmes mais leur utilisation est radicalement différente entre le capitalisme vert et l’économie locale communale de nos démocraties directes participatives dans nos Réseaux de Vie.

L’énergie gérée par la propriété commune des membres de nos Réseaux de Vie

Il reste cependant à utiliser les principes de l’alliance des contraires pour définir les objectifs dans cette transition énergétique, puis la démarche de la subsidiarité pour obtenir la solution optimale qui nécessairement est un mix énergétique adapté aux particularités locales. Les équipes de projets travaillent en démarche Qualité Totale puis cherchent à obtenir les meilleurs coûts de solidarité possibles. Ces projets s’inscrivent dans des plans nationaux et mondiaux et ils utilisent des monnaies pleines, sans dettes.

La production des énergies dans le cadre de l’activité des Réseaux de Vie se réalise selon les mêmes institutions politiques, économiques, sociales, culturelles que les autres autres production de richesses menées par le travail de tous. Elle n’est pas le domaine réservé aux dirigeants des systèmes de pouvoir pour y maximiser des profits avec des investissements qui détruisent la nature et l’environnement des citoyens. Cette production des énergies est également gérée dans le cadre de la propriété commune au niveau des villes libres et dans le cadre de la propriété collective au niveau de la Confédération pour les traités d’approvisionnement ou d’exportation des énergies.

Les recherches pour disposer de l’énergie libre.

Tesla avait démontré la possibilité d’une électricité abondante et quasi gratuite. C’est en 1892, à l’âge de 36 ans, que Nikola Tesla a évoqué pour la première fois le concept d’énergie libre, à Londres, en expliquant que ce dont le monde a besoin, c’est d’une forme d’énergie propre, saine, bon marché et non polluante qui serait disponible en grande quantité. Pour le chercheur, cette forme d’énergie existe dans l’espace existant entre les atomes de matière. Le seul but de Nikola Tesla était que ses trouvailles servent au bien de l’humanité, en souhaitant que le monde ait un accès libre et gratuit aux différentes énergies comme l’électricité. C’est parce qu’il ne cherchait pas la gloire personnelle ni la richesse, mais le bien-être de chaque personne, que beaucoup ont tenté de le faire oublier.

Qui va nier que parmi les atomes de matière, il n’y a pas l’hydrogène ?

Certes trouver le moyen d’utiliser l’énergie libre de notre environnement électromagnétique dans lequel nous vivons avec notre corps charnel lui aussi électro-magnétique et électrique, reste la quête ultime pour disposer d’une énergie libre de toute possibilité de contrôle par les dirigeants des systèmes de pouvoir. Ces recherches, dans nos Réseaux de Vie, se poursuivent au niveau de la réalisation des œuvres, le second niveau d’activité humaine. La production des énergies renouvelables sans carbone se situe au premier niveau de l’activité humaine : le travail indispensable à la vie et à la survie.

Certes utiliser l’hydrogène ne suppose plus un contrôle centralisé par les systèmes de pouvoir mais nous sommes loin d’une énergie libre à la Tesla. Pourtant les technologies sont opérationnelles et une fois de plus elles révolutionnent nos organisations politiques, économiques, sociales, culturelles pour développer à nouveau nos démocraties locales directes participatives et leurs puissantes fédérations à travers notre planète, sans autocrates, tyrans, rentiers, ploutocratie et gouvernement mondial de la secte des puritains qui se disent prédestinés à gouverner le monde.

Nous devons briser ces systèmes de pouvoir aux mains de minorités dirigeantes qui ont confisqué les progrès dans le transport et les moyens de communications à travers des monopoles et qui ont détruit la dernière période florissante médiévale en Europe. Depuis, leurs systèmes de pouvoir ont accaparé toutes les nouvelles technologies dans le but de défendre leur conquête du pouvoir politique et économique pour soumettre les peuples à leurs intérêts privés.

Cette transition énergétique indispensable devient également l’occasion pour eux de développer le capitalisme vert dans le but de trouver de nouvelles sources de profits mirifiques. La recette stratégique est toujours la même : utiliser les ressources du Sud à coûts très bas pour approvisionner le Nord en énergies au prix de leur nouveau marché de l’hydrogène vert. Inutile d’en ce cas que les citoyens développent des économies communales pour produire avec les mêmes technologies de l’hydrogène vert et de l’électricité surtout si cette production locale est autonome et n’est plus relié à un système de distribution géré par les firmes mondiales ou les états contrôlés par le système de pouvoir capitaliste libéral avec sa haute finance. Il ne faut pas retrouver ici en plus le spectre du fantôme de Nikola Tesla !

Grâce à cet ingénieur septuagénaire de Göteborg en Suède, nous pouvons utiliser notre maison hydrogène et solaire autonome, sans connexion à un réseau de distribution d’électricité (et sans compteur Linky ou ancien). Par contre, nos ennemis de la haute finance investissent massivement dans la production industrielle d’hydrogène vert et ils tentent de sauver leur système de pouvoir capitaliste libéral mondial.

Pour notre part, dans notre choix d’une nouvelle civilisation sans systèmes de pouvoir, les progrès des nouvelles technologies vont se développer au niveau local pour tous les citoyens et ainsi mettre en place à nouveau une nouvelle période florissante dans l’humanité en accord avec notre environnement et les richesses préservées de la Nature présente sur Terre, notre planète. Nous le pouvons !

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