Le financement et la direction des guerres.

Nos chers ennemis
Dossier 3 : Lefinancement et la direction des guerres
Partie 1 les guerres avant la seconde guerre mondiale.
« On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » Anatole FRANCE (1844-1924), L’Humanité, 18 juillet 1922.
« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.» Paul Valéry.
« Dans ce monde il n’y a que deux forces, le glaive et l’esprit. A la longue l’esprit a toujours vaincu le glaive » Napoléon Bonaparte.
Mise à jour fin février 2018, en insérant pour la période 1918-1945 des extraits du livre de Jacques PAUWELS, BIG BUSINESS avec Hitler, éditions Aden, février 2013.
Mise à jour du 14 novembre 2019 , en insérant une synthèse du livre de Dominique-François BARETH, La décision secrète d’Eisenhower Saint-Dié – 24 novembre 1944 En Alsace et en Lorraine, la Victoire sacrifiée, La Nuée Bleue.Strasbourg, mai 2019.
Les guerres avant 1910
1.1 La guerre d’indépendance des USA et la fortune des Rothschild
Document
Fortune édifiée à la faveur des massacres.
La Maison Rothschild internationale offre un bel exemple de la fortune édifiée à la faveur des massacres d’ humanité. L’aïeul, Anselme Rothschild, vivait à Francfort-sur-Main, en Allemagne, où il servait de banquier au landgrave de Hesse. Ce prince était le plus riche d’ Europe, et il s’enrichissait surtout en faisant le commerce d’hommes pour la guerre.
C’est ainsi que, lorsque Georges III, roi d’ Angleterre, voulut des soldats pour combattre les colonies révoltées de l’ Amérique, pour ne pas envoyer des Anglais combattre des Anglais, il s’adressa au landgrave qui lui fournit un régiment de Hessiens, de 16 800 hommes, moyennant paiement par Georges III de 20 000 000 dollars. Le landgrave confia ses vingt millions à son banquier Rothschild pour les faire fructifier, chacun tirant sa part de profit.
Vu qu’il y avait une guerre en Amérique et que la guerre génère toujours de gros intérêts pour les prêteurs de capitaux, Rothschild jugea sage de prêter l’argent à son congénère, l’américain Haym Solomon. Ce dernier prêta à plus gros intérêt, aussi Morris le proposa au financement de la guerre par Georges Washington.
C’est ainsi que l’argent fourni par Georges III pour payer une armée servit à financer les adversaires de Georges III. Rothschild et Solomon profitaient aux deux bouts, pendant qu’ Américains et Anglais ou Hessiens s’entre-tuaient sur les champs de bataille.
Anselme Rothschild avait cinq fils et il les avait dressés à ce commerce fructueux. Le plus habile des cinq, Nathan, se fixa à Londres, où il établit la maison de banque et de courtage N. M. Rothschild and Sons; Jacques s’installa à Paris, Salomon à Vienne. C’était sous la Révolution Française.
1.2 Les guerres de Napoléon
Les guerres de Napoléon vinrent à point. L’Angleterre empruntait de Nathan Rothschild pour combattre Napoléon. Napoléon empruntait de Jacques Rothschild et comparses pour combattre l’Angleterre. Les soldats tombaient, les épouses et les mères pleuraient, les haines s’avivaient, pendant que les Rothschild profitaient …
Nathan, un vrai génie de la finance, à lui seul, gagna six millions de dollars en un seul jour, le surlendemain de Waterloo: les deuils ne l’appauvrissaient guère. Le même génie intervenait jusqu’en Espagne, en 1835, où, pour se venger d’un gouvernement qui ne voulait pas faire sa volonté malgré des versements corrupteurs faits au Ministre des finances espagnol, il consacrait, de concert avec son frère de Paris, neuf millions de dollars à la ruine des valeurs mobilières espagnoles, déclenchant une crise mondiale, ruinant des milliers de porteurs, tandis que les Rothschild s’enrichissaient sur les débris. Et l’autre frère de Vienne, Salomon, osait écrire à un confident: “Dites au Prince Metternich que la Maison des Rothschild a agi ainsi par vengeance.”
1.3 La guerre oubliée de l’Amérique contre les banques centrales
Document
La guerre oubliée de l’Amérique contre les banques centrales par Mike Hewitt, Financial Sense University, traduit par Régis Mex pour Mecanopolis.
source : https://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/02/lhistoire-des-banques-centrales-americaines-pdf.pdf
La guerre de 1812.
La majorité Démocratique-Républicaine vota contre le renouvellement de la permission du gouvernement fédéral que la banque centrale puisse exister, et la première Banque des États-Unis ferma officiellement ses portes le 3 mars 1811.
Nathan Mayer Rothschild, fils de Mayer Amschel Rothschild, est cité par certains historiens pour avoir averti « que les États-Unis se trouveraient impliqués dans une guerre des plus désastreuses si la charte de la banque centrale n’était pas renouvelée ». Par coïncidence, cinq mois après la fermeture de la première banque des États-Unis, l’Angleterre déclara une guerre financée par des prêts faits aux Rothschild qui étaient déjà les banquiers prééminents en Europe à cette époque. La guerre de 1812 se termina sans vainqueurs en 1814, les britanniques étant occupés à combattre Napoléon dans le même moment.
La guerre civile américaine de 1861 à 1865.
Les Rothschild ont financé les deux camps de la guerre civile américaine de 1861 à 1865. De Décembre 1860 à mai 1861, onze États dont le système économique reposait sur l’esclavage (les États du Sud) démissionnèrent de l’Union et constituèrent les « États confédérés ». Cela provoqua la guerre de Sécession, en avril 1861, contre les autres États de l’Union situés au Nord des États-Unis. Ce sont presque exclusivement des AGENTS DE ROTHSCHILD qui ont créé et fomenté la guerre civile. L’un de ces provocateurs fut GEORGES BICKLEY qui avait fondé les « CHEVALIERS DU CERCLE D’OR ».
Par l’intermédiaire de Bickley et ses chevaliers, la maison Rothschild insista sur les inconvénients que représentait l’Union pour les États confédérés. Dans les autres États de l’Union, par contre, les ROTHSCHILD, en se servant de « J.P. Morgan » et d' »August Belmont », mirent l’accent sur les avantages de l’Union. La banque de ROTHSCHILD de Londres finança le Nord, celle de Paris le Sud. Quelle affaire colossale pour les Rothschild ! On ne peut être que le vainqueur quand on finance les deux camps et qu’on leur fournit les armes. Quels étaient les vaincus ? Les américains, ceux des États du Nord et ceux des États du Sud.
La famille Lehman fit une fortune en passant des armes au Sud et du coton au Nord. En 1861, les États-Unis étaient de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux “Lincoln Greenbacks” pour payer les factures de l’armée du Nord. Le président LINCOLN qui avait percé le jeu refusa, en 1862 et 1863, de leur payer les intérêts qui s’élevaient à des sommes colossales. Il chargea, peu après, le Congrès de faire imprimer les dollars « Green Back » pour payer les troupes de l’Union.
document :
En 1862, par le vote du Legal Tender Act, Abraham Lincoln reviendra à l’art.1 de la Constitution et créera le dollar « Green Back ». C’est ainsi qu’il pu, sans augmenter la dette de l’état, payer les troupes de l’Union.
Deux citations :
«« Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix et conspire contre elle dans les temps d’adversité » et « le pouvoir de l’argent essaiera de prolonger son règne jusqu’à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains » Abraham Lincoln.
Otto Von Bismark, Chancelier de Prusse, suite à l’assassinat de Lincoln :
« Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’ Amérique […]ils n’hésiteront pas à précipiter les États chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière »
Le 14 avril 1865, après son assassinat, son successeur Andrew Johnson suspend immédiatement l’impression des dollars Green Back, et revient au système précédent.
Enfin dernier président à avoir essayé, tardivement de changer ce système, John Fitzgerald Kennedy. Le 4 Juin 1963, il signe l’Executive Order #11110 qui reprend l’art1 de la Constitution et se passe des services de la FED (nouveau nom de l’établissement en 1913 qui chapeaute la douzaine de banques privées) Gagée sur les réserves d’or et d’argent du Trésor, il fit imprimer 4,3 milliards de billets de 1,2,5,10,20 et 100 dollars.
Le 26 novembre 1963, après l’assassinat de Kennedy, Lyndon B Johnson, nouveau président, suspend immédiatement l’ordre exécutif # 11110. Les dollars « Green Back » furent à nouveau retirés de la circulation et rachetés à un prix ridiculement bas par les banquiers centraux Morgan, Belmont et Rothschild.
Plus aucun président n’apportera la moindre réforme au fonctionnement de la FED.
fin du document
source :
https://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/04/07/2459192_les-dollars-green-back-ou-la-derniere-fois-ou-les-usa-furent-libre-financierement.html
Document :
Le journal des Rothschild “Times of London” (journal de la finance) de mars 1863 écrivit cette déclaration de son propriétaire, Lionel de Rothschild :
“ Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. II faut détruire ce gouvernement ou il détruira notre monarchie. «
Bien entendu, cela ne s’accordait pas au plan des Rothschild : la conséquence fut qu’un de leurs agents, JOHN WILKES BOOTH, tua sur leur ordre Lincoln le 14 avril 1865. Celui-là fut, plus tard, libéré de prison par les « Chevaliers du cercle d’or » et passa le restant de sa vie très agréablement en Angleterre avec une somme rondelette offerte par les ROTHSCHILD.
source : https://secretebase.free.fr/complots/organisations/sectedollar/sectedollar.htm
document :
John Pierpont Morgan , lors de la période tumultueuse que représente la guerre de sécession, il sert à la fois les bureaux de Londres et de New-York. Il gagne beaucoup d’argent pendant la guerre car la firme paternelle est représentante financière de l’Union en Grande-Bretagne. Morgan négocie des emprunts pour l’Union, finance des achats d’armement, spécule sur l’or…,
1.4 L’élimination du régime des Tzars en Russie.
A la fin du 19ème siècle, l’oligarchie financière anglo-saxonne détient le pouvoir en Europe et aux États-Unis, seule la Russie ne veut pas d’une banque centrale dirigée par des banques privées et refuse de devenir la cliente de ces banques au point de leur être soumise. Les banquiers vont donc chercher à renverser le pouvoir des Tzars pour pouvoir posséder les richesses naturelles, le pétrole de la Russie.
document :
L’extraction minière et pétrolière a explosé entre 1890 et 1914. Les Monts Oural fournissent 80 % du platine mis sur le marché (Morin, 1983). On extrait annuellement, de 1910 à 1913, entre 34 et 36 millions de tonnes (T) de charbon. La production de fonte est de 5 millions T, celle de l’acier de 4,5 à 4,7 millions T (Mende, 1955 ; Gaillard, 1998). L’extraction de pétrole est de 9 à 10 millions T/an (Gaillard, 1998), dans le Caucase, où se font une concurrence acharnée le trust Benito des Rothschild, dirigé localement par Marcus Samuel, et la filiale Asiatic Petroleum Cy de la Royal Dutch Shell d’Henry Deterding, jusqu’à ce que l’agitation antijuive des Caucasiens (dirigés en 1903 par Joseph Dougashvili, bientôt surnommé « Staline » par « Lénine ») entraîne la cession, en 1909-1910, de 80 % des parts des Rothschild au trust anglo-néerlandais, moins typé ethniquement (Yergin, 1993).
La déconvenue des Rothschild se surajoute aux autres griefs des financiers juifs à l’encontre du régime tsariste, singulièrement ceux de la Banque Kuhn-Loeb de New York, où œuvre Jacob Schiff, et ceux de la Banque Warburg de Hambourg, où l’on sert de relais entre les cousins humanistes de la City et de Wall Street et les révolutionnaires juifs de Russie, via diverses banques juives de Suède. Le groupe Rothschild a investi beaucoup de capitaux en Russie, à partir de 1892 (Lottman, 1995 ; Ferguson, 1998-2).
source : https://eurolibertes.com/histoire/industrialisation-tres-poussee/
document :
Si tout ce que l’on peut deviner à la lumière de ces faits est vrai, alors je pense que nous pourrons en induire qui a inventé cette terrible machine de l’accumulation et de l’anarchie qu’est l’Internationale de la Finance. Et en même temps, comme je le pense, ce pourrait bien être la même personne qui aurait créé l’Internationale révolutionnaire. Ce fut une action de génie. Créer à l’aide de l’accumulation du capital au plus haut degré, ce qui pousse le prolétariat aux grèves, à semer le désespoir, et en même temps à créer des organisations destinées à unir les prolétaires en vue de les mener à la révolution. Voilà bien qui est écrire le chapitre le plus majestueux de l’Histoire. Mieux encore, rappelez-vous cette phrase de la mère des cinq frères Rothschild : « Si mes fils le veulent, alors il n’y aura plus de guerres ». Cela veut dire que ce sont eux qui étaient les médiateurs, les maîtres de la paix et de la guerre, et non pas les empereurs.
source : https://www.traduitdurusse.ru/histoire/la-revolution-qui-est-en-cours/
1.5 La guerre entre le Japon et la Russie après 1904.
Jacob Henry Schiff consent donc un prêt de 200 millions de dollars au Japon en 1904 pour soutenir les ambitions nippones en Chine. Les territoires visés par le Japon sont occupés par… la Russie. C’est l’époque où toutes les puissances mondiales se tapent la Chine, dévastée et impuissante. Les navires ultramodernes de la flotte japonaise viennent d’être livrés par la Vickers, directement d’Angleterre. C’est un désastre humiliant pour Nicolas II, qui doit retirer ses troupes, abandonner ses places fortes et pleurer sa flotte, coulée par le fond jusqu’au dernier navire, réduite à néant.
document :
Ils isolèrent diplomatiquement le Tsar, en vue de la guerre Russo-japonaise, et les États-Unis financèrent alors le Japon.
Pour mettre les points sur les i, ce fut l’oeuvre de Jacob Schiff, le directeur de la banque de Kuhn, Loeb and Co, qui succéda à la Maison Rothschild, dont Schiff provenait au départ. Son pouvoir était tel qu’il obtint que les États qui avaient des possessions coloniales en Asie soutiennent la création de l’Empire Japonais, alors que celui-ci tendait à la xénophobie et l’Europe sent déjà les effets de la xénophobie anti-blanche.
Ce fut alors des camps de prisonniers de guerre qu’arrivèrent à Petrograd les meilleurs combattants, désormais entraînés comme agents révolutionnaires ; ils y furent envoyés à partir d’Amérique, avec l’accord du Japon, accord obtenu par les personnes qui avaient financé ce pays. Grâce à la défaite organisée de l’Armée du Tsar, la guerre Russo-japonaise amena la révolution de 1905, laquelle, bien que prématurée, faillit bien réussir ; et même si elle ne fut pas victorieuse, il reste qu’elle créa les conditions politiques requises pour la victoire de 1917.
…/… Avez-vous lu la biographie de Trotski ? Rappelez-vous sa première période révolutionnaire. C’est encore un tout jeune homme ; après son évasion de Sibérie, il vécut quelque temps parmi les émigrés, à Londres, à Paris et en Suisse. Lénine, Plekhanov, Martov et d’autres leaders le considèrent alors simplement comme une nouvelle recrue pleine de promesses. Mais déjà lors de la première scission, il ose se comporter avec indépendance en essayant de devenir l’arbitre de la réunification. En 1905, il a vingt-cinq ans, et il retourne en Russie, seul, sans parti à lui, et sans organisation propre. Lisez donc les relations de la révolution de 1905 qui n’ont pas été « expurgés » par Staline, par exemple celles de Lunatcharsky, qui n’était pas trotskiste.
Trotski est le personnage principal à Petrograd durant la révolution. Voilà ce que fut la réalité. Lui seul émerge de la révolution avec une popularité et une influence grandissante. Ni Lénine, ni Martov, ni Plekhanov n’acquièrent de popularité. Ils ne font que garder l’audience qu’ils avaient, et même en perdent un peu. Comment et pourquoi s’élève alors Trotski, l’inconnu, gagnant d’un coup un pouvoir plus grand que celui des révolutionnaires les plus anciens et les plus influents ? C’est très simple, il se marie. Avec lui arrive en Russie sa femme, Sedova. Savez-vous qui elle est ? Elle est alliée aux Jivotovski, liés aux banquiers Warburg, associés et parents de Jacob Schiff, c’est-à-dire du groupe financier qui, comme je viens de le dire, avait aussi financé la révolution de 1905. Voilà la raison pour laquelle Trotski d’un coup s’élève au sommet de la hiérarchie révolutionnaire. Et c’est aussi là que vous trouvez la clef de sa vraie personnalité.
source : https://www.traduitdurusse.ru/histoire/la-revolution-qui-est-en-cours/
La guerre de 14-18
2.1 Schiff va armer les puissances centrales en Europe
Dans les années 1910, Schiff va armer les puissances centrales, ennemies de la Russie, Allemagne, Autriche, Hongrie, mais aussi l’Empire Ottoman, en prévision de la première guerre. Lorsque le conflit éclate en 1914, il prête aussi de l’argent à la France pour qu’elle s’arme contre ces mêmes puissances centrales, tout en recommandant à tout le monde de faire la paix le plus tôt possible. Il usera finalement de son influence sur Woodrow Wilson pour pousser les États-Unis à intervenir à leur tour.
Jacob Henry Schiff préparait depuis une dizaine d’années, en collaboration avec le Kaiser allemand, le financement de la révolution Russe.
Jacob Henry Schiff préparait depuis une dizaine d’années, en collaboration avec le Kaiser allemand, le financement de la révolution Russe. En 1917, la rébellion embrase toute la Russie et paralyse le front de l’Est, ce qui a pour effet de rallonger la guerre de deux ans. Les états d’Europe sont ruinés ? qu’à cela ne tienne, on va leur prêter encore quelques centaines de millions.
Schiff investit massivement dans le gouvernement Bolchevique de Lénine,
favorisant sa victoire sur les autres factions révolutionnaires. La dette Bolchevique, contractée à Wall Street, sera honorée dans les années 20 et je vous expliquerai comment. La fille de Jacob Schiff devient l’épouse de son partenaire chez Kuhn et Cie, Félix Warburg.
Le projet de pétrole de l’Irak transporté par chemin de fer en Allemagne.
Une des idées du Kaiser Wilhelm II, toujours conseillé par Max Warburg, est d’accéder au pétrole mésopotamien en construisant une ligne de chemin de fer reliant Berlin à Bassora (l’Irak d’aujourd’hui). La Couronne britannique, dont la flotte a abandonné le charbon en 1904 au profit du pétrole, ne peut laisser le monopole de sa Royal Dutch Shell s’effriter. En 1914, quelques mois avant que le projet ne soit complété, la guerre est déclarée sous un prétexte bidon, l’assassinat du Duc Franz Ferdinand. Les banquiers de toutes parts se frottent les mains. Pour eux, c’est noël !…
source : https://mccomber.blogspot.com/2007/04/le-mauvais-sicle-6-les-warburg.html
2.2 Le contrat passé entre les sionistes et l’Angleterre pour que les États-Unis entrent en guerre contre l’Allemagne
Document :
Discours de Benjamin Freedman en 1961 sur le sionisme
En l’espace de deux ans, l’Allemagne avait remportée la guerre. Non seulement l’avait remportée nominalement mais aussi réellement. Les sous marins allemands, qui furent une totale surprise pour le monde, avaient balayé tous les convois de l’Océan Atlantique. La Grande Bretagne se trouvait sans munitions pour ses soldats, avec une juste une seule semaine de ravitaillement, et après cela, c’était la famine. Au même moment l’armée française s’était mutinée. Ils avaient perdus 600 000 soldats à la fleur de l’age dans les batailles de défense de Verdun et de la Somme. L’armée russe avait déserté ; ils ne voulaient plus jouer à la guerre et avaient raccroché leur ‘jouet’ pour retourner à la maison ; d’ailleurs ils détestaient leur Tsar. Quant à l’armée italienne, elle s’était littéralement décomposée. Durant exactement la même période, pas un seul coup de feu n’avait encore été tiré en territoire allemand, pas un seul soldat ennemi n’avait encore franchi la frontière allemande.
Pourtant, l’Allemagne proposait un accord de paix. Ils offraient à l’Angleterre une paix négociée appelée par les juristes un ’’STATUS QUO ANTE BASIS ’’ signifiant, « cessons le combat et retournons aux conditions d’avant la guerre.»
L’ANGLETERRE ENVISAGE LA PAIX, INTERVENTION SIONISTE POUR IMPLIQUER LES USA
Durant l’été 1916, l’Angleterre considérait sérieusement cette proposition. Ils n’avaient d’ailleurs pas le choix. C’était soit accepter cette offre de paix noblement proposée par les allemands, soit aller vers une défaite certaine.
Tandis que cela ce discutait, les sionistes de l’Europe de l’Est rencontrèrent le British War Cabinet. Je vais être bref, car ceci est une longue histoire ; mais je détiens tous les documents prouvant mes déclarations. Ils dirent : « Écoutez nous, vous pouvez encore remporter cette guerre….ne baissez pas les bras… vous n’êtes pas obligé d’accepter la proposition de paix faite par l’Allemagne. Vous pourriez gagner cette guerre si l’Amérique venait à vos cotés en tant qu’alliée. » Les USA étaient alors hors du conflit. Nous étions jeunes, nous étions innocents, nous étions puissants. Ils dirent à l’Angleterre : « Nous vous garantissons d’embarquer les USA contre l’Allemagne dans cette guerre, si vous nous promettiez la Palestine après la victoire ».
En d’autres termes ils firent ce pacte : « Nous nous chargeons de ramener les USA en tant qu’allié ; le prix à payer sera la Palestine, après bien sûr, la défaite de l’Allemagne, Autriche-Hongrie, et Turquie. » L’Angleterre avait autant de légitimité de promettre la Palestine à quiconque, qu’aurait les USA de promettre le Japon à l’Irlande pour quelque raison que ce soit. Il est absolument absurde que la Grande Bretagne, qui d’ailleurs n’a jamais eu aucun lien en quoi que ce soit ou même un intérêt quelconque, pas plus que de droit par rapport à ce qui est connu en tant que « Palestine » ; aurait à l’offrir comme part du gâteau pour payer les sionistes en service de leurs actions à faire combattre les USA contre l’Allemagne.
OCT. 1916 : LES SIONISTES FONT ENTRER LES USA EN GUERRE – DÉCLARATION BALFOUR
En Octobre 1916 cette promesse fut faite malgré tout. Peu de temps après cela, je ne sais pas combien de vous s’en souviennent, les USA qui était presque totalement ’’pro Allemand’’, soudainement entrait en guerre aux cotés des britanniques.
Je répète que les USA était quasiment pro Allemand ; parce que les journaux étaient tous contrôlés par des juifs, les banquiers étaient juifs, toute l’industrie des mass média et de l’information dans ce pays était sous contrôle juif. Et il s’avère que les juifs étaient pro Allemand. Parce que beaucoup d’entre eux étaient venus d’Allemagne, et ils ne rêvaient que d’une chose, voir les allemands faire abdiquer le Tsar. De tous temps les juifs n’ont jamais aimé le Tsar de Russie et ils ne voulaient pas le voir remporter la guerre. Ces banquiers juifs allemands, comme Kuhn&Loeb, et beaucoup d’autres banques américaines, simplement refusaient de financer la France ou l’Angleterre du moindre sou.
Par contre, ils versèrent des sommes colossales à l’Allemagne. Ils avaient choisi leur camp depuis le début de la guerre. Ils dirent : « tant que l’Angleterre et la France sont liés avec la Russie, ils n’encaisseront pas le moindre Dollar». Ils procurèrent à l’Allemagne des fonds monétaires pour défaire la Russie.
Donc, ces mêmes banquiers juifs réalisant la possibilité de décrocher la Palestine, se rendirent en Angleterre et firent ce pacte. A ce moment précis, tout changea, comme un feu rouge qui tournerait au vert. Quand bien même les journaux avaient été tous pro Allemand ; disant à l’opinion publique les difficultés qu’avaient l’Allemagne à combattre économiquement la Grande Bretagne et en d’autres secteurs. Soudainement les allemands devinrent mauvais, tout d’un coup ils étaient horribles, maintenant c’étaient des ‘‘Huns’’ qui se mettaient soit disant à tirer sur les ambulances de la croix rouge et découpaient les mains des enfants.
Peu de temps après cela, le président Wilson déclara la guerre à l’Allemagne. Les sionistes de Londres avaient alors envoyé un télégraphe aux USA à l’adresse du juge Brandeiss lui disant : « Occupez vous de Wilson, on a eu ce qu’on voulait de Londres. Débrouillez vous pour engager les USA dans le conflit». Voila comment les USA entrèrent dans la première guerre mondiale.
Nous n’y avions aucun intérêt, nous n’avions aucun droit d’être dans ce conflit, pas plus que d’être par exemple ce soir sur la Lune ou en tout autre lieu ailleurs que dans cette salle. Il n’y avait aucune raison pour que la première guerre mondiale soit notre guerre. On nous piégea et nous y emmena à notre insu ; on nous parachuta dans ce conflit, ou si je puis être vulgaire, on nous ’’aspira’’ dedans. Nous étions ‘‘le dindon de la farce’’, le pigeon d’une arnaque tendue par le sionisme international ; tout simplement pour qu’il puisse s’accaparer la Palestine.
fin du document
2.3 La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain
Jack Morgan le fils et successeur de J. Piermont, répliqua en demandant aux clients de Morgan Remington et Winchester d’augmenter la production d’armement. Il décida que les États-Unis devaient entrer dans la première guerre mondiale. Pressé par la fondation Carnégie et d’autres instances de l’oligarchie, Wilson céda. Comme Charles Tansill écrivit dans “L’Amérique s’en va en guerre”: “Même bien avant que la poudre ne parle, la firme française des frères Rothschild câbla à Morgan and co à New York suggérant le flottement d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle serait laissée aux États-Unis pour payer les dépenses françaises pour des achats de produits américains.”
La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour avoir introduit des sous-traitants comme General Electric, Du Pont, les aciers Américain, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan.
Source :
2.4 Le vécu des soldats dans cette boucherie humaine insensée
Exemples de témoignages de soldats :
https://www.facebook.com/museesmilitaires, carnets de guerre 1914-1954
Août 1914 :
Le grand père de mon mari a disparu ce jour là le 22 08 1914 à Rossignol Belgique, Corps jamais retrouvé, Recherches en Belgique et anciens combattants rien , La réponse à été que soit il se trouve dans une tombe inconnue ou dans un ossuaire , Il avait 34 ans et le 4 ème enfants n’était pas né, Nous avons visiter les deux grands cimetières à Rossignol en Belgique ou ils ont tous été tués ce jour là, très angoissant, il était lieutenant.
Eugène-Emmanuel Lemercier en 1914.
Porté disparu le 6 avril 1915, il est auteur de Lettres d’un soldat, œuvre considérée comme un des grands témoignages sur cette guerre.
« Nos pertes sont effroyables; celles de l’ennemi, pire encore. Tu ne peux savoir, ma mère aimée, ce que l’homme peut faire contre l’homme. Voici cinq jours que mes souliers sont gras de cervelles humaines, que j’écrase des thorax, que je rencontre des entrailles. Les hommes mangent le peu qu’ils ont accotés à des cadavres. Le régiment a été héroïque; nous n’avons plus d’officiers. Tous sont morts en braves. […] Enfin, après cinq jours d’horreur qui nous ont coûté douze cents victimes, nous avons été retirés de ce lieu d’abomination «
Première offensive de champagne. Longue mais insuffisante préparation d’artillerie. Premières lignes détruites mais secondes intactes. Et là commence la tuerie: nids de mitrailleuses allemandes postées en contrepente, intactes et qui prennent notre infanterie par derrière… Le jour le plus sanglant de l’armée française, le 6 avril 1915, en concurrence funèbre avec le 22/08/1914. Encore une grande réussite de Joffre qui a fait foirer la percée du front.
autres témoignages :
Lettre de Jean Maurice Cavailles du 13 juillet 1915
« Le premier jour s’est passé assez calme mais le deuxième a été épouvantable : Un aéro boche nous avait sûrement repéré et au bout de 10 minutes de son apparition les marmites de 105, les 77, les 74 autrichiens, tout nous est tombé dessus. Nous sommes tous sortis indemnes de ce marmitage dans la section mais c’est un vrai miracle. Il y a eu trois abris qui se sont effondrés mais nous avons pu retirer à temps les bonhommes qui avaient été ensevelis sous terre. Pour te donner une idée de l’existence que nous avons vécu, figure toi que la cabane où j’étais avait environ 2 m de long et à peine 1 m de large devant mon trou d’entrée se trouvait le cadavre d’un mitrailleur tué la veille et notre cabane était faite sur des morts où l’on avait mis des planches dessus.»
Lettre du soldat Maurice Alfred Pasquier écrite le 29 septembre 1915.
« Nous avons été trois jours sous le bombardement, trois jours que notre artillerie n’a pas cessé jour et nuit de ravager les tranchées boches. Nous regardions par dessus de notre parapet pour regarder les effets terrifiants d’ailleurs, surtout quand nos obusiers de 220 et nos torpilles de 80 kilos leur tombaient dessus et faisaient sauter en l’air leurs matériaux a 40 mètres. Puis on a envoyé sur Auberive 500 obus incendiaires et ça brulé toute la nuit, et pendant tout ces jours, les Boches ne répondaient presque pas, mais nous étions assourdis par le bruit.»
Lettre de Gaston Biron écrite le 25 mars 1916.
« Ma chère mère. Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer ? Je me demande encore bien des fois s’il est vrai que je suis encore vivant. Nous sommes montés 1200 et nous sommes redescendus 300. Pourquoi suis-je de ces 300 qui ont eu la chance de s’en tirer ? J’ai peur. […] Huit jours sans boire et presque sans manger, huit jours à vivre au milieu d’un charnier humain, couchant au milieu des cadavres, marchant sur nos camarades tombés la veille. Nous avons tous bien vieilli, ma chère mère, et pour beaucoup, les cheveux grisonnants seront la marque éternelle des souffrances endurées ; et je suis de ceux-là… »
Lettre de René Pigeard du 27 août 1916
« Pense que de chaque côté des lignes, sur une largeur d’un kilomètre, il ne reste pas un brin de verdure; mais une terre grise de poudre, sans cesse retournée par les obus: des blocs de pierre cassés, émiettés, des troncs déchiquetés, des débris de maçonnerie qui laissent supposer qu’il y a eu là une construction, qu’il y a eu des hommes…»
Journal de Léon Vuillermoz. En février 1916, il a 32 ans lorsqu’il se bat à Verdun. Fait prisonnier par l’armée allemande, il profite de sa captivité pour écrire son expérience.
«Le soir suivant, nous allons à Vaux. Nous sommes obligés de mettre les lunettes car les Allemands ont envoyé des obus lacrymogènes et ces gaz emplissent la vallée. C’est en pleurant donc que nous rentrons au village. La situation est bientôt intenable, les obus tombent par rafales sur le village, nous tremblons de peur, on entend les cris des blessés… Un sergent arrive en criant : « Attention tout le monde, voilà les Boches ! » Nous entendons déjà les mitrailleurs que l’ennemi a déjà postés derrière nous. Nous ne savons que faire. Bientôt les Allemands arrivent sur le bord de notre tranchée en hurlant. Nous levons les bras et nous nous rendons… »
Souvenirs de l’écrivain suisse Blaise Cendrars, engagé comme volontaire étranger dans l’armée française. Il sera grièvement blessé à la main le 28 septembre 1915.
« Le cri le plus affreux que l’on puisse entendre et qui n’a pas besoin de s’armer d’une machine pour vous percer le cœur, c’est l’appel tout nu d’un petit enfant au berceau : “Maman ! maman !…” que poussent les hommes blessés à mort qui tombent et que l’on abandonne entre les lignes après une attaque qui a échoué. »
L’incompétence de Joffre en 1914
A partir du livre : 1914 la grande illusion, Jean-Yves Le Naour, Editions France Loisir, Perrin 2012, bref résumé de quelques évènements tragiques pour l’armée française.
Le contexte de l’armée française et la place du chef d’état-major général Joffre.
Le chef d’état-major général Joffre, âgé de 62 ans en 1914, est un chef atypique. Son expérience est basé sur le Génie et la construction de fortifications et de voies ferrées. Il est choisi sur le plan politique en tant que bon républicain dans lequel le régime politique peut avoir confiance. Dans l’armée, il y a nombre de dirigeants très conservateurs, des nationalistes et même des royalistes qui n’ont pas beaucoup d’estime pour la république laïque et radicale. Adolphe Messimy, ministre de la guerre, a en réalité peu de choix. Le général en chef fut choisi par le régime politique pour son aspect rassurant, plus que dans l’intérêt de l’armée. Le candidat retenu devait avoir une personnalité de tout repos, pas trop éminente et d’un relief atténué.
« Joffre présente toutes les qualités requises : ce flegmatique à l’embonpoint prononcé n’a pas le profil du putschiste et il sait exactement caressé les politiques dans le sens du poil, cherchant à les rassurer quand ses concurrents entreprennent au contraire, dans la grande tradition militaire, de se distinguer.» Mais en 1914, au début de la guerre, Joffre n’écoutera pas forcément les politiques et il n’en fera qu’à sa tête. Il prend seul les décisions dans le secret, y compris vis à vis de ses généraux qui connaissent la place où se trouver mais qui ignore le plan général. Joffre croit en ses idées mais il ne cherche pas à les vérifier sur le terrain, pas même en lançant des reconnaissances et des éclaireurs pour sonder les lignes ennemies. Il est adepte de l’attaque à outrance, stratégie officielle, et il va ordonner des attaques où les soldats doivent combattre à la baïonnettes comme dans l’ancien temps alors que l’armée allemande utilise en masse des mitrailleuses bien installées dans des retranchements et surtout une artillerie lourde à longue portée que les français n’ont pas par un choix, une erreur stratégique très lourde de conséquences désastreuses.
Cette attitude de Joffre qui ne coopère pas avec ses officiers se situe en plus dans le conservatisme politique de l’armée française. Un exemple fameux porte sur le choix de la tenue de combat des soldats. En 1911, Messimy, ministre de la guerre, décide de changer la tenue des soldats et leur pantalon rouge garance qui date de 1829. Sa tenue vert réséda voit se déchaîner contre lui un véritable tir de barrage. Les officiers allemands portent la même tenue que les soldats. Impossible pour les politiciens français qui veulent préserver l’autorité des chefs. Avec leurs gants blancs et leurs galons dorés, les officiers français seront des cibles de choix pour les soldats allemands. Le ministre de la guerre, Eugène Etienne qui occupe ce poste de janvier à décembre 1913, ne veut rien entendre : « Supprimer le pantalon rouge ? Non ! Le pantalon rouge , c’est la France.» Il faut attendre le retour de Messimy aux affaires pour qu’enfin un drap de couleur plus neutre soit validé à la Chambre, le 9 juillet 1914. Bien trop tard et les combats de 1914 vont se dérouler avec le pantalon rouge, une aubaine pour les tireurs allemands qui vont faire des ravages et des massacres. De même pour la cavalerie, elle chargera face aux mitrailleuses allemandes et sera massacrée dès son premier combat avant de rejoindre elle aussi les tranchées. L’armée française dispose d’à peu près le même nombre de mitrailleuses que les allemands, mais les officiers français regardent cette machine comme dévoreuse de cartouches et ils privilégient le tir visé sur l’arrosage de la mitrailleuse. Pour l’aviation, c’est pareil. Foch déclarait que l’aviation c’est du sport, pour l’armée c’est zéro. L’aviation allemande fera des reconnaissances qui amèneront des victoires contre les russes. L’aviation française sera utilisée enfin après les déroutes du mois d’août pour la victoire de la Marne du 5 au 12 septembre 1914.
Les décisions prises par Joffre pendant les premiers combats jusqu’à la bataille de la Marne
« Le 13 août 1914, Joffre ordonne à Castelnau, chef de la 2e armée de marcher en direction de Metz, ville fortement défendue par ses forts et ses défenses. Castelnau avance prudemment. Les allemands se sont repliés sur leurs lignes de défense et l’armée française commence par avancer sans opposition. L’aviateur et capitaine Armengaud fait une reconnaissance le 18 août et découvre au nord de Dieuze et de Morhange des postions retranchées, des soldats en abondance et quantité de batteries d’artillerie. Malheureusement, le chef d’état-major du Général Foch, le colonel Duchêne, n’accorde aucun crédit à ses observations : « Nous sommes fixés au 20ème corps sur ce que valent les renseignements des aviateurs. Vous êtes des farceurs, nous le constatons tous les jours.» Et comme il revient le lendemain avec de nouvelles informations alarmistes, il est carrément menacé du conseil de guerre. Ecoeuré, Armengaud va voir Castelnau en personne pour l’avertir du piège dans lequel les soldats français sont en train de foncer tête baissée. Les paysans lorrains avertissent les troupes du traquenard mais on ne les écoute pas.
Les troupes allemandes avancent en Belgique et réduisent les défenses de Liège. Le 20 août, elles entrent dans Bruxelles. A Paris le gouvernement s’impatiente : que fait Joffre ? Il attend. Joffre soutient que le corps d’armée de Lanzerac peut traverser les Ardennes car il a le sentiment que les allemands n’ont rien de prêt par là. Lanzerac doit attendre près de 5 jours avant d’avancer.
Le 19 août en Lorraine, le contact est établi entre français et allemands. A Dieuze et Bidestroff, les Provençaux du 10ème corps sont écrasés sous un déluge de fer, matraqués par l’artillerie lourde ennemie que les batteries de 75 ne peuvent contrebattre. Le 20 août les ordres sont de repartir à l’assaut. A Morhange, la 39ème division est décimée et c’est le début de la débâcle vers la place forte française de Nancy. Les pertes des provençaux sont de 10 000 hommes. Joffre déclare que l’échec est dû à des défaillances individuelles et collectives. Les soldats du 10ème corps sont ainsi traités de lâches, mais pas l’état-major.
Joffre décide alors de déclencher l’offensive vers les Ardennes avec les 3ème et 4ème armées. Le 22 août les combats commencent. La manœuvre est compromise par les routes mauvaises, les vallons étroits et les immenses forêts. Les allemands sont moins nombreux mais ils ont eu le temps de préparer leurs positions et, derrière leurs tranchées, ils font un carnage à la mitrailleuse. A Bertrix et à Rossignol, des unités entières sont fauchées. A Anloy, faute de soutien de l’artillerie, le 17ème corps de Toulouse se fait hacher par les obus allemands. Les allemands contre attaquent et c’est la panique chez les français qui battent en retraite.
Le 24 août Lanzerac fausse compagnie aux allemands pour éviter l’encerclement mais il ne prévient pas les troupes anglaises à ses côtés. Il évite ainsi un second Sedan à l’armée française mais le Quartier Général le traite de catastrophard. Celui qui a été le plus clairvoyant est donc le coupable. Il devient le bouc émissaire de Joffre qui ne veut pas endosser la responsabilité de l’invasion du pays. Le 3 septembre, après avoir ramené ses hommes sur la Marne, Lanzerac est relevé de son commandement.
Le même jour, à la réunion du Quartier Général avec le maréchal French, l’anglais critique vertement la conduite des généraux français et celle spécialement de Lanzerac. Il finit par accepter de marcher lui aussi vers le sud et de ne pas repartir directement en Angleterre. Il demande abruptement à Joffre quel est son plan. « Comment, réplique le général Joffre tout décontenancé, mon plan ?» C’est qu’il n’en a plus aucun. Juste battre en retraite en ralentissant le plus possible les allemands… La Conférence de Saint-Quentin a pris fin sur un constat de désaccord, les Anglais ne voulant plus s’engager à quoi que ce soit.
Fin août la retraite des troupes françaises crée une situation de panique dans la population qui voit passer les soldats qui jettent tout ce qu’ils n’ont plus besoin de leur sac de 20 kilos. L’incompréhension est totale, 15 jours plus tôt, tous voyaient la victoire au bout du fusil français et bon nombre de soldats n’ont même pas combattu.
Joffre garde son calme légendaire et prend les décisions qui s’imposent à lui. Il se sépare du général Berthelot qui n’a rien compris et demande immédiatement une contre-offensive générale. Le sang froid de Joffre sidère tous ceux qui l’approchent. Il coordonne la retraite et s’occupe spécialement d’aider les Britanniques qui se retrouvent à l’extrême gauche du dispositif allié. Ils reculent très vite poussé par la puissante armée de Kluck. Le 28 août, Joffre se déplace en personne pour rencontrer Lanzerac et exiger de lui qu’il contre-attaque en direction de Saint-Quentin pour dégager les Britanniques. Le 29 août, la 5ème armée passe à l’offensive et surprend ainsi l’armée de Bülow qui recule de 5 kms en une journée sur une ligne de 25 kms de long. Kluck doit venir l’aider et interrompt ainsi sa pression sur les Britanniques. C’est la bataille de Guise et la première victoire française. Le 30 août, les Britanniques ont refusé de s’arrêter et ils retraitent à grande vitesse. Lanzerac est à découvert et doit lui aussi reculer. Un vide se crée entre la 6ème armée qui débarque à peine à l’est d’Amiens et la 5ème qui combat au nord de Laon. Mais les allemands n’exploiteront cet avantage qui aurait pu être décisif dans l’issue des combats. La 6ème armée est bousculée de suite et doit elle aussi prendre la retraite sans avoir combattu. Joffre avertit le Gouvernement que l’heure est grave et que dans quelques jours Paris sera investie.
L’avancée des troupes russes vers Berlin oblige Moltke à nommer Hindenburg au commandement du front de l’Est et à prélever 2 corps d’armée qui traversent la Belgique. Cette erreur va permettre la victoire de la bataille de la Marne. La nouvelle de la victoire russe provoque en France un enthousiasme bienvenu à l’heure des mauvaises nouvelles. Mais la défaite russe à Tannenberg du 26 au 29 août est totale. Les transmissions russes non codées ont permis aux allemands de tout connaître des intentions russes et de broyer dans un étau en l’encerclant entièrement. Les deux corps d’armée allemande n’étaient pas encore arrivés sur le front russe. Le tsar n’avait pas écouté les français qui lui demandaient d’utiliser ses deux corps d’armée pour marcher sur Berlin. Il avait préféré ne pas coordonner ses troupes et un corps d’armée était parti battre les autrichien à Lemberg. Le tsar croyait que la route de Berlin passe par Vienne !
Les premiers jours de septembre, l’armée allemande avance à marche forcée de 30 à 40 kms par jour. Les français ne résistent plus. Le 25 août, Gallieni conseille à Messimy de donner l’ordre à Joffre d’envoyer 3 corps d’armée pour défendre Paris. Le lendemain Gallieni est nommé gouverneur militaire de Paris. Mais Messimy est remplacé le 26 août par l’accommodant Millerand qui se rangera toujours aux décisions de Joffre. Le 27 août à Vitry-le-François, Joffre obtient la décision de céder 3 corps d’armée que si son plan d’un combat en rase campagne ne fonctionne pas. Pour lui défendre Paris n’était pas une priorité pour battre les armées allemandes. Gallieni insistera auprès de Poincaré à l’Élysée mais Joffre avec sang froid ne bronchera pas et il poursuivra son plan d’un combat décisif en rase campagne, certes proche de Paris ! Les politiciens parisiens hurleront contre lui en vain. Sur le conseil de Joffre, le Gouvernement déménage prudemment à Bordeaux. Le 30 août 3 bombes sont lancées depuis des avions allemands sur Paris. Le 2 septembre, tout le monde fait ses bagages pour quitter Paris.
L’historiographie de la bataille de la Marne est minée. Depuis 1914, deux camps s’affrontent pour affirmer que Joffre a été un génie ou un indécis complètement débordé, et Gallieni le véritable vainqueur ou un subordonné qui a cherché à tirer la couverture à lui alors que c’est au commandant en chef que revient la conception de la bataille. L’énergie du gouverneur militaire de Paris a seulement poussé Joffre à avancer la date de la confrontation du 7 au 6 septembre, ce qui n’est pas si dénué d’importance.
Kluck avait décidé de contourner Paris par le sud et de ne pas entrer dans Paris pour y mener une guerre urbaine terrible et indécise. Le souvenir de la Commune de Paris en 1871 pouvait le rendre très prudent sur une telle stratégie. De plus prendre Paris sur le plan militaire ne signifie pas détruire l’armée française, ce n’est qu’une question politique dont il n’a finalement que faire. L’encerclement était certainement un meilleur choix. Mais Kluk dans le plan allemand devait passer par l’ouest de Paris. Or depuis la retraite des troupes Britanniques loin de Paris, il a le champ libre à l’ouest et il constate qu’un énorme vide s’est constitué entre Paris et Provins qu’il entend bien exploiter de sa propre initiative.
Sauf que le 31 août, le chef d’escadron Lepic est le premier à percevoir le changement d’orientation de la 1ère armée de Kluck. Le lendemain, dans une embuscade dressée par la cavalerie française, une carte d’état-major est trouvée sur un officier allemand dont la voiture a été capturée. Elle confirme le changement d’orientation allemand. Kluck commet une grave erreur dans le cas où sur sa droite, une contre-attaque se déclenche avec les Français et les Anglais. Il sera pris entre deux fronts ! Les reconnaissances aériennes françaises depuis Paris lancées par Gallieni et celles de la cavalerie confirment ce changement de direction.
Sur ordre de Joffre, la 6ème armée de Maunoury a retraité sur Paris depuis Amiens. Joffre demande au 4ème corps basé à Verdun de se diriger sur Paris où il débarquera le 3 septembre. Le 4 septembre au matin, les cavaliers rapportent que la route de Senlis à Paris est vide. Les avions de reconnaissance confirment que les allemands franchissent la Marne entre Meaux et la Ferté sous-sous-Jouarre, à l’est de Paris. Dès 9 heures, Gallieni demande à Maunoury de se mettre en marche avec l’accord de Joffre. Berthelot au quartier-général n’est pas d’accord et veut que la contre-attaque se déroule après la Seine et non pas sur la Marne.
Mais la décision est entre les mains des Anglais et de French. Étrillés à Mons, n’ayant plus confiance dans le commandement français, French considère que la bataille de France est perdue. Il en a prévenu lord Kitchener, ministre de la Guerre à Londres. Poincaré a demandé à l’ambassadeur français à Londres d’intervenir. L’heure est grave, le péril peut venir autant des allemands que des anglais ! Kitchener débarque au Havre pour rencontrer le 1er septembre French à qui il donne des ordres comme s’il était qu’un vulgaire caporal ! Le 4 septembre French est à nouveau directement face à Kluck. Gallieni dans l’après-midi se rend au QG de French à Melun mais French n’est pas là. Et les Anglais ont décidé de continuer à battre en retraite. Gallieni finit par obtenir au téléphone Joffre. Il lui indique qu’il souhaite que Maunoury attaque au nord de la Marne pour empêcher Kluck de tenir derrière une barrière naturelle. Il souhaite aussi combattre le plus rapidement possible avant que Kluck ne comprenne son erreur et qu’il découvre qu’il est tombé dans un piège. Maunoury va combattre dès le 5 septembre après-midi au nord de Meaux. Il demande à Joffre de déclencher son attaque le 6 septembre matin. Le 5 septembre à 22 heures l’ordre est lancé pour attaquer le 6 septembre. Quant aux Anglais dont French est introuvable, Joffre fait téléphoner à Melun pour annoncer son arrivée. Joffre devant French et son état-major fait preuve d’ éloquence et parle lentement pour faciliter la compréhension de ses paroles par French qui comprend bien le français même s’il a du mal à le parler. Il conclut : « L’honneur de l’Angleterre est en jeu, monsieur le maréchal ! » French répond qu’il fera tout son possible.
Les dés sont jetés. Pour la première fois dans l’histoire, 2 millions d’hommes vont s’affronter sur un front de plus de 200 kilomètres.
fin du document
Pour la suite de la bataille de la Marne et les combats jusqu’au 11 novembre 1918, la documentation est abondante et nos lecteurs, lectrices choisiront celle qui leur convient. Nous avons souhaité ici montrer les évènements d’août 1914 et les problèmes de commandement et de coordination dans l’armée française qui crû au départ à « la belle illusion ».
Pierre Miquel, historien, a également conclu que l’avancée rapide des troupes allemandes suite à la retraite encore plus rapide des français et des anglais, a eu pour conséquence que l’artillerie lourde allemande n’a pas pu suivre. A la bataille de la Marne les canons de 75 français ont enfin pu servir à la contre-offensive alliée sans une opposition sérieuse de l’artillerie allemande. Ce fut un facteur décisif pour la victoire.
2.5 A Versailles, lors des négociations du traité, les allemands découvrent la trahison des juifs sionistes
document :
A la fin de la guerre les Allemands s’en allèrent pour signer l’armistice à Paris, à la fameuse conférence de paix de 1919 à Versailles. Il y avait là cent dix neuf juifs représentant le sionisme international et à leur tête Bernard Baruch.
J’y étais à cette fameuse conférence de paix à Versailles. Je dois donc de le savoir.
1919 – LE TRAITE DE VERSAILLES, LA TRAHISON DES SIONISTES RÉVÉLÉE AUX ALLEMANDS
Que s’y était il donc passé ?
Durant cette conférence où l’Allemagne fut découpée et l’Europe divisée pour les nations prétendant y avoir un droit sur le territoire. Les sioniste aussi réclamèrent leur part du gâteau en prétendant : « Ne nous aviez vous pas promis la Palestine ? » C’est alors qu’ils produisirent leur preuve, révélant pour la première fois la déclaration Balfour devant des yeux allemands ébahis.
C’est seulement à ce moment précis que les Allemands réalisèrent le genre de piège qu’il leur avait été tendu et la vraie cause de l’entrée des USA dans ce conflit. Ils comprirent alors l’étendue du coup qu’il leur a été asséné et la cause des terribles conséquences et des réparations de guerre qu’on leur affligea. Tous leurs malheurs venaient du fait que les sionistes voulaient la Palestine et étaient prêts à tout pour l’avoir
Ceci nous mène directement à un autre point. Quand les allemands constatèrent les faits ; bien sûr ils s’en indignèrent. Il faut signaler qu’avant cet événement, les juifs ne s’étaient jamais sentis aussi libres qu’en Allemagne. Vous aviez Mr Rathenau qui était là bas peut être cent fois plus important en industrie et finance que Bernard Baruch ici. Vous aviez Mr Balin qui possédait les deux plus grandes lignes maritimes, la NorthGerman Lloyds et la Hamburg-American. Vous aviez Mr Bleichroder qui était le banquier de la dynastie impériale des Hohenzollern. Vous aviez les Warburg à Hambourg qui étaient des grandes banques du négoce, peut être les plus importantes au monde. Sans aucun doute on peut affirmer que les juifs se portaient comme un charme en Allemagne.
COMMENT AURIONS NOUS RÉAGI – LES ALLEMANDS TRAHIS PAR CEUX QU’ILS AVAIENT ACCUEILLIS
Les Allemands ne pouvaient pas digérer ce qu’il leur avait été fait et prirent cet accord secret comme une parfaite trahison. Voila ce que ressentirent les Allemands pour les juifs ; eux qui ont été si généreux avec les juifs depuis 1905, date qui vit la première révolution communiste en Russie tourner au désastre quand les juifs ont du fuir de Russie pour trouver refuge en Allemagne où ils trouvèrent l’hospitalité et furent traités avec clémence.
Et voila qu’ils vendent l’Allemagne dans une combine pour aucune autre raison que s’accaparer la Palestine en tant que soi disant ‘‘foyer juif’’. Nahum Sokolow, ainsi que tous les grands noms et grandes figures que vous entendez s’exprimer au sujet du sionisme aujourd’hui [NDLR: en 1961], ont en 1919, 1920, 1921, 1922 et 1923 écrit en inondant la presse de déclarations concernant le fait que la réaction allemande contre les juifs était due au fait qu’ils réalisèrent que leur défaite cuisante fut causée par l’initiative sioniste de l’entrée américaine dans la guerre. Les juifs eux même le reconnaissaient.
LE POIDS DE LA TRAHISON ET LE DANGER COMMUNISTE EN ALLEMAGNE JUSQU’EN 1933
Donc, quand après l’armistice, l’Allemagne réalisa que les juifs étaient bel et bien responsables de sa défaite, évidement ils ne purent digérer ce coup de couteau dans le dos. Cela va de soit qu’ils eurent cette trahison accrochée en travers de la gorge ; comme tout sentiment résultant d’une trahison est difficilement explicable et tout aussi contrôlable. Toutefois, aucun juif n’avait été agressé et pas le moindre cheveu de juif n’avait été touché.
…/… Dés lors à quoi sommes nous confrontés ? Si nous déclenchions une guerre mondiale qui risquerait de se développer en une guerre nucléaire, l’humanité n’y survivrait pas. Une telle guerre aurait elle la possibilité de voir le jour ? Cela aura lieu, car le rideau se lèvera pour le troisième acte. Le premier acte fut la première guerre mondiale ; le deuxième acte étant la deuxième guerre mondiale. Le ’’crescendo’’ va se jouer dans le troisième acte, en d’autre terme la troisième guerre mondiale. Le sionisme international et leurs coreligionnaires de par le monde sont déterminés à utiliser les USA une fois de plus afin de garder la Palestine en tant que tremplin de leur domination du monde. Cela est aussi vrai que je suis ici debout. N’étant nullement le seul à l’avoir lu ; mais nombreux ici parmi vous, ceux qui le savent aussi et cela est connu à travers le monde.
2.6 Le financement des réparations de guerre allemandes
Le peuple américain va payer avec ses impôts les réparations allemandes de la première guerre aux grandes entreprises qui ont organisé le conflit d’un bout à l’autre.
Lors du traité de Versailles en 1919, des réparations sévères sont exigées par les alliés à l’Allemagne et à ses alliés. Parmi celles-ci, mentionnons que Royal Dutch Shell, pétrolière appartenant à la Couronne britannique, reçoit les champs pétroliers de tout le Moyen Orient en cadeau. 75 % des liquidités nécessaires aux lourds paiements imposés à l’Allemagne sont prêtés au gouvernement Berlinois par des banques US dont la Federal Reserve Bank dirigée par Paul Warburg. C’est donc le peuple américain qui va payer avec ses impôts les réparations allemandes de la première guerre aux grandes entreprises qui ont organisé le conflit d’un bout à l’autre. Cette situation contribue à créer la lourde dette nationale qui assure aux banques leur ascendant sur la politique américaine. Voilà qui jette un éclairage prosaïque sur le « miracle » de la reprise allemande, et sur la légendaire efficacité du régime nazi, qu’on continue de nous vanter jusqu’à nos jours sous diverses formes.
https://mccomber.blogspot.com/2007/04/le-mauvais-sicle-6-les-warburg.html
L’argent volé à un citoyen, l’Américain, a servi à déposséder un autre citoyen, l’Allemand, et les gouvernements des deux pays encourent de lourds intérêts, alors qu’une gigantesque flotte de navires a semblé changer de mains.
La Hamburg-Amerika line a pour banque (donc créancier) la M.M. Warburg de Hambourg. Dans le cadre des « réparations », c’est donc Warburg lui-même qui organise son transfert au trust de Averell Harriman et George Herbert Walker, dont le bras américain de sa banque, détenu par ses frères Félix et Paul Warburg, est partiellement propriétaire. Résumons le trajet de l’argent. Le contribuable américain paie son impôt, qui se ramasse à la Federal Reserve Bank de Paul Warburg et cie. Cet argent passe ensuite en prêt à l’Allemagne, en réalité à la Reichsbank de Max Warburg et cie. L’argent transite encore une fois vers la Union Bank de Harriman, dont Felix Warburg est un actionnaire important. Cet argent (ou ce qu’il en reste) est ensuite utilisé pour compléter la transaction cédant une immense flotte de navires, la Hamburg-Amerika, de la M.M. Warburg à la Union Bank, toujours propriété partielle des Warburg. Résultat, l’argent volé à un citoyen, l’Américain, a servi à déposséder un autre citoyen, l’Allemand, et les gouvernements des deux pays encourent de lourds intérêts, alors qu’une gigantesque flotte de navires a semblé changer de mains. Pour compléter la boucle, en 1933, le même Max Warburg devient le directeur du conseil d’administration de la Hamburg-Amerika line.
2.7 Escroquerie sur le dos des Français en 1926
Malgré la plus grande réserve et discrétion dont s’entourent aujourd’hui les banquiers internationaux pour voiler leurs ripailles, la technique continue. L’Autriche fut démembrée à la suite de la Grande Guerre et le Rothschild de Vienne se trouvait en piteuse posture financière. Mais ce ne fut pas long. Lorsque Poincaré, 8 ans plus tard, prépara, de concert avec la Banque de France, une loi pour la stabilisation du franc, le Rothschild de Paris, directeur de la Banque de France (banque privée), sut avertir son cousin de Vienne. Ce dernier se hâta d’acheter des francs à la baisse, pour les revendre à la hausse après l’adoption de la loi par le parlement français; en moins d’une semaine, il avait refait toute sa fortune… sur le dos des Français!
source : https://www.versdemain.org/articles/banques/histoire-banquaire/item/qui-sont-les-vrais-maitres-du-monde-2
La révolution russe et le pouvoir soviétique.
A la fin du 19ème siècle ne manquait à l’appel des financiers que la Russie car le Tsar refusait la création d’une Banque centrale gouvernée inévitablement par les familles de l’oligarchie financière anglo-saxonne .
3.1 La sélection des révolutionnaires russes
Nous savons aujourd’hui comment ils réussirent leur coup. Ils recrutèrent parmi les mauvais élèves de Marx, et Lénine fut reconnu par Marx lui-même comme un de ses mauvais élèves.
Trotski en janvier 1917 a été formé à la guérilla dans la propriété de la « STANDARD OIL COMPANY » de ROCKEFELLER au New Jersey. Les rebelles trotskistes furent financés par l’oligarchie financière anglo-saxonne pour éliminer le régime du tsar des Russies.
Lénine fut financé par les banquiers allemands.
Ensuite, la « Standard Oil » (de Rockefeller) acheta aux Russes, après la révolution bolchevique, 50% des immenses champs pétrolifères caucasiens, bien qu’ils fussent officiellement nationalisés. En 1927, la Standard Oil construisit la première raffinerie en Russie, passa ensuite un accord avec les Russes pour écouler leur pétrole sur les marchés européens et fit passer 75 millions de $ aux bolcheviques.
L’histoire du pétrole de Bakou est connue et représente un exemple de la Creative Destruction au coeur du système capitaliste et de la concentration du pouvoir économique et politique entre les mains de l’oligarchie financière anglo-saxonne.
Document :
En 1916, Jacob Schiff, président de la « Khun Loeb & Co.Bank », fut choisi lors d’un rassemblement du « B’NAI B’RITH » à New York comme président du « Mouvement Sioniste » (révolutionnaire) en Russie.
Le 13 janvier 1917, le juif LEON TROTSKI (alias Bronstein) arriva aux États-Unis et reçut un passeport américain. On le vit occasionnellement pénétrer dans la résidence très luxueuse de JACOB SCHIFF. *Schiff et Trotski échangèrent alors sur les troubles sionistes en Russie ainsi que sur les leçons qu’on avait tirées de l’échec du renversement du tsar. Jacob Schiff finança l’entraînement des « rebelles trotskistes » composés principalement de Juifs des quartiers de New York.
Leur entraînement eut lieu dans la propriété de la « STANDARD OIL COMPANY » de ROCKEFELLER au New Jersey. Lorsqu’ils furent assez entraînés pour mener des guérillas, les rebelles trotskistes quittèrent les États-Unis munis d’une somme de 20 millions de $ en or que Jacob Schiff leur avait remis. Le bateau à vapeur » S.S. Kristianiafjord » les emmenait en Russie pour préparer l’avènement de la « révolution bolchevique ».
Document : Le vapeur affrété par JACOB SCHIFF fut arrêté le 3 avril 1917 par les autorités canadiennes à Halifax, en Nouvelle-Écosse. On aurait pu croire que le plan des Illuminati était condamné à l’échec. Mais Jacob Schiff usa de son influence et de celle de ses amis les Illuminatis dans le gouvernement américain et en Angleterre si bien que le voyage put reprendre peu après. Arrivé en Europe, Trotski alla directement en Suisse pour y rencontrer Lénine, Staline, Kagonowitch et Litwinow afin de mettre au point les détails de leur stratégie.
Il est intéressant de remarquer ici que les représentants éminents et les agents de toutes les nations participant à la guerre pouvaient se rencontrer ouvertement en pays neutre, la Suisse. La Suisse existe, dans sa forme actuelle, depuis 1815, année du congrès de Vienne ou on l’avait assurée d’une neutralité permanente.
Un hasard ? Ou alors un lieu si sûr et si petit au centre de l’Europe ne se prête-t-il pas parfaitement aux plans de ceux qui vivent de la guerre ?
Les conspirateurs se virent alors obligés de résoudre le problème suivant : comment se rendre de Suisse en Russie avec les rebelles et leur armement ? La solution fut donnée par l’agent des ROTHSCHILD, dirigeant de la police secrète allemande : MAX WARBURG. Il les entassa tous dans un wagon de chemin de fer scellé et prit en charge leur traversée jusqu’à la frontière russe. Lorsque le train s’arrêta pour la première fois en Allemagne, deux officiers allemands y montèrent pour l’escorter. ils en avaient reçu l’ordre du général ERICH LUDENDORFF.
Max Warburg était le frère de Paul Warburg, premier président de la « Federal Reserve Bank ».
En juillet 1917, le complot soutenu par les banquiers internationaux subit un début de revers de fortune, LÉNINE dut s’enfuir avec quelques autres en Finlande. Par contre, en novembre 1917, leurs efforts furent définitivement couronnés de succès.
3.2 La révolution bolchevique.
Si nous prenons en considération le soutien financier qui s’ajoutait à la formation reçue à New York, il n’y a plus de quoi s’en étonner. Lors de la sanglante guerre civile qui succéda à la révolution bolchevique, Lénine était le chef incontesté des activités politiques et Trotski fut chargé de la partie militaire de l’organisation qui était, en fait, l’ « Armée rouge ». Ce nom d’ « Armée rouge » n’était pas un nom donné à tort ou trouvé par hasard. L’ « Armée rouge » bolchévique sous la direction de Trotski était l’instrument mortel des banquiers internationaux, eux-mêmes sous la domination des Rothschild (traduction littérale de ce mot : enseigne rouge). Que cette armée porte l’emblème ou l’enseigne rouge, cela ne pouvait être qu’adéquat.
Entre-temps, et c’est devenu un fait historique, la plupart des rebelles sous la conduite de Lénine étaient des Juifs.
Le Times écrit aussi le 29 mars 1919 qu’ » une des caractéristiques les plus intéressantes du mouvement bolchevique est le haut pourcentage d’hommes non russes dans l’équipe dirigeante. Sur environ trente commissaires ou dirigeants qui forment l’appareil central bolchevique, 75% pour le moins sont des Juifs « .
D’après les écrits du général A. Nechvolodov, les services secrets français ont constaté que Jacob Schiff avait donné directement douze autres millions de dollars aux révolutionnaires russes. Ce général cite comme autres financiers de la révolution bolchevique : Felix Warburg, Otto Khan, Mortimer Schiff, Jerome H. Hanauer, Max Breitung aux États-Unis et Max Warburg, Olaf Aschburg et Jivlovsky en Europe.
L’ambassadeur de l’Empire russe aux États-Unis, Bakhmetiev explique qu’après la victoire bolchevique, 600 millions de roubles en or furent transférés de Russie à la « Khun Loeb Bank » à New York entre 1918 et 1922.
source :
https://www.jacquesfortier.com/Zweb/JF/Lectures/Soci%E9t%E9sSecr%E8tesABC.html#20
3.3 Les contacts entre Wall Street et les bolcheviques
Documents, extraits :
De très intenses contacts reliaient l’élite de Wall Street à la Russie dès la fin du 19e siècle. En fait, Rockefeller et ses collègues n’allaient prendre aucun risque et s’assurer de financer et d’armer les deux côtés de la révolution Bolchévique. Quand la révolution Russe se stabilisera autour de Staline au début des années 20, celui-ci fera cadeau de Bakou à un collègue et partenaire d’affaire de Rockefeller, un certain Averell Harriman, dont une des banques, la Brown Brothers Harriman était présidée par Percy Rockefeller.
…/…Alors que les Bolcheviques ne contrôlent qu’une fraction infime du territoire Russe (parcelle qu’ils passent près de perdre à l’été 1918), la American League to Aid and Cooperate with Russia est organisée à Washington D.C. pour augmenter le support offert au groupe de Lénine et Trotski, déjà soutenu par Jacob Schiff. Il s’agit d’un consortium regroupant General Electric, Baltimore & Ohio Railroad, et surtout, la Federal Reserve Bank, bref, un lobby des Warburg.
…/… Vous avez également mentionné la Révolution bolchevique. Une fois de plus –vous le savez peut-être déjà ainsi que de nombreux auditeurs- vous verrez qu’une bonne partie du financement provient de Kuhn Loeb and Co ainsi que de certains personnages Illuminati. Cet argent a été utilisé par les Bolcheviques pour financer la révolution. A cette époque, un certain nombre d’accords et de choses qui furent entreprises ont permis à ces gens de réussir. Bon nombre d’aspects de cette affaire se sont passés de façon occulte, derrière la scène.
…/… Antony Sutton explique l’ensemble de ces connexions entre les entreprises de Wall Street et les personnages clés ayant amené la révolution bolchevique à éclater, par le fait que les entreprises de Wall Street ont pour objectif de s’implanter dans le marché soviétique afin d’exploiter commercialement la Russie. Cette implantation s’effectuera notamment au travers de l’American International Corporation qui est une organisation regroupant en premier lieu les intérêts de J.P. Morgan, de James Stillman le président de la National City Bank of New York, et des Rockefeller.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cyril_Sutton
3.4 L’Ukraine dans le chaos de la guerre 1917-1921
Document :
Entre 1917 et 1921, l’Ukraine se retrouve au cœur d’un improbable maëlstrom né de la guerre de tous contre tous.
En effet, durant ces cinq années, tous les courants politiques ou peu s’en faut, toutes les aspirations, toutes les ambitions s’y opposent et s’y heurtent en une série de guerres inextricables dont on peine à donner un récit clair.
Jugez-en plutôt.
L’année 17, d’une Révolution à l’autre
Tout commence avec la Révolution de février 17 qui encourage les peuples de la Russie à affirmer leur autonomie. Dès le mois suivant, une République populaire d’Ukraine est proclamée à Kiev. La Tsentralna Rada qui la dirige soutient l’offensive Kerenski de l’été 17 car la Russie – malgré le changement de régime – reste engagée dans la première guerre mondiale aux côtés des alliés.
Malheureusement, cette offensive est un désastre absolu, désastre qui entraîne aussitôt la désagrégation de l’armée et des institutions russes. Désormais la Révolution, celle d’Octobre, peut advenir. Et elle advient.
Dans la foulée, en décembre 1917, les bolchéviks ukrainiens proclament une République – une autre donc – qui engage sans tarder le combat avec le gouvernement de la Rada de Kiev mis en place six mois plus tôt seulement. Face à ce nouvel adversaire, la Rada proclame l’indépendance de l’Ukraine le 22 janvier 1918.
Mais, soutenus par les anarchistes de Nestor Makhno – qui organise l’autogestion des Territoires libres du sud de l’Ukraine – les Gardes rouges enfoncent sans difficultés les maigres troupes de Kiev dont ils s’emparent le 9 février 17 (de Kiev, pas des troupes, elles, elles se débandent).
Profitant de la situation, les Roumains envahissent la Bessarabie cependant que des unités de Gardes blancs se rassemblent en Ukraine pour marcher vers les bouches du Don.
La situation vous semble complexe ?
Ce n’est encore rien.
L’année 18, sous le signe des Puissances centrales
Lénine – confronté à des difficultés énormes – avait alors un besoin vital de faire la paix avec l’Allemagne, avec laquelle la guerre continuait malgré la Révolution. Quitte à payer cette paix au prix fort. C’est chose faite avec le traité de Brest-Litovsk (signée le 9 février 1918) qui laisse l’Ukraine dans la sphère d’influence allemande.
C’est pourquoi, acculée par les succès de l’Armée rouge, la Rada se décide alors à faire appel aux troupes allemandes et autrichiennes. Aguerries et bien équipées, ces dernières n’ont aucun mal à rejeter les bolchéviks dans l’est de l’Ukraine. Kiev est reprise le 1er mars.
La paix est-elle pour autant revenue en Ukraine ?
Que nenni car, d’une part, les Allemands soutiennent le coup d’État du général Pavel Skoropadsky contre les autorités de la Rada (29 avril) cependant que, d’autre part, dans les campagnes, des groupes d’autodéfenses s’organisent pour lutter contre le régime de Skoropadsky, l’Hetmanat. Convergence des luttes là encore, les anarchistes de Nestor Makhno les rejoignent dans ce combat.
La situation se complique. Et ce n’est pas encore fini…
L’année 19, Polonais, Roumains, Français : tous en Ukraine
La défaite de l’Allemagne, consommée le 11 novembre 1918, change de nouveau la donne. Et de façon radicale, une nouvelle fois.
Ainsi, dès décembre 1918, l’Hetmanat de Skoropasky est renversé et la République populaire d’Ukraine restaurée… pour être aussitôt confrontée aux assauts de l’Armée rouge qui emporte une nouvelle fois tout sur son passage. Kiev est rerereprise le 5 février 1919 et le gouvernement de la RSS d’Ukraine s’y installe derechef… Quant au gouvernement de la République d’Ukraine, dirigé à présent par Semion Petlioura, il se replie dans l’ouest de l’Ukraine.
Les bolchéviks ont-ils partie gagnée cette fois-ci ?
Et bien non !
Car au printemps et à l’été 19, ils font face à une puissante contre-offensive des Blancs soutenus par des troupes… françaises débarquées à Odessa et à Sébastopol.
Ces dernières quitteront pourtant l’Ukraine au bout de quelques mois seulement, échaudées par les exactions de leurs alliés, le manque de moyens qui leurs sont alloués et les sévères échecs qu’elles subissent.
De nouveau en situation de l’emporter, les Rouges trahissent et liquident les anarchistes de Makhno qui se réfugie alors à Paris.
En 1919 toujours, la guerre s’exporte en Galicie
Cette même année 1919, les peuples des anciens Empires centraux entrent à leur tour dans la danse.
C’est ainsi que les Ukrainiens de Galicie – un territoire qui appartenait jusque-là à l’empire des Habsbourg – proclament une éphémère République populaire d’Ukraine occidentale dont ils souhaitent obtenir le rattachement à l’Ukraine. Évidemment, l’importante minorité polonaise de Galicie ne l’entend pas de cette oreille et une guerre éclate bientôt entre les deux partis.
Si l’union entre l’Ukraine et la République populaire d’Ukraine occidentale est proclamée dès le 22 janvier 1919, ce sont les Polonais qui remportent la guerre au terme d’une année de durs combats, parvenant à rattacher la Galicie à la Pologne. Lviv, pardon Lwów, sera polonaise jusqu’en 1939.
1920, vers une restauration de la Grande Pologne ?
Condamnée à une disparition certaine en raison des succès de l’Armée rouge, la République d’Ukraine de Semion Petlioura se tourne alors vers la Pologne, quitte à entériner l’annexion de la Galicie par cette dernière.
Aussi, le printemps de l’année 1920 voit-il une puissante armée polonaise s’emparer de Kiev le 7 mai pour y réinstaller Semion Petlioura… avant que l’Armée rouge ne contre-attaque, une fois encore, pour l’en chasser. Vaincus, les Polonais abandonnent Kiev – reprise une énième fois – avant d’être reconduit jusqu’à Varsovie par les cosaques de Boudienny…
A la fin de l’année 1920, les bolchéviks écrasent enfin les dernières troupes de Petlioura lequel doit se réfugier en Pologne.
Puis les Rouges s’emparent de la Crimée où s’étaient retranchées les armées Blanches commandées par le général Wrangel.
Quand l’année 1921 commence, l’Armée rouge reste seule en lice.
En moins de cinq ans elle a affronté et vaincu des armées allemandes et autrichiennes, des armées blanches, des anarchistes, des cosaques, des nationalistes ukrainiens, des Polonais, des Roumains, des Français…
source : Storia Mundi FaceBook 02/03/2022
3.5 La grande famine de 1932-1933
Document :
Retour sur la grande famine ukrainienne de 1932-1933 Nicolas Werth Dans Vingtième Siècle. Revue d’histoire 2014/1 (N° 121), pages 77 à 93
La grande famine qui sévit en Ukraine en 1932-1933 a provoqué et provoque encore bien des débats. Par-delà les interrogations qui visent le processus même de ce drame, la question est de savoir quand la famine débute-t-elle et pourquoi ? Quelles sont les responsabilités de Staline dans son déclenchement et sa prolongation ? Le Holodomor, pour reprendre le néologisme forgé en Ukraine, divise historiens russes et ukrainiens. Les archives récemment ouvertes éclairent pourtant à nouveau frais ce crime de masse dont Nicolas Werth retrace tant la genèse que le déroulement.
Notre connaissance de la grande famine qui a frappé, en 1932-1933, l’Ukraine et le Kouban, cette riche région agricole du Caucase du Nord majoritairement peuplée d’Ukrainiens bien qu’administrativement rattachée à la république de Russie, a considérablement progressé depuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, cette catastrophe majeure de l’histoire européenne du 20e siècle commence enfin à être reconnue à sa juste mesure comme le premier acte d’un terrible cycle de violence perpétré, entre le début des années 1930 et la fin de la Seconde Guerre mondiale, par les deux grands régimes totalitaires qu’ont été le nazisme et le stalinisme, contre les populations civiles d’une immense région au cœur de l’Europe que l’historien Timothy Snyder a justement défini comme les Bloodlands?
source : cairn.info
Staline veut développer l’industrialisation de l’Union soviétique
Document :
En 1921, quand Lénine avait institué la NEP, il s’agissait de réintroduire un peu de capitalisme pour sauver une révolution communiste en plein marasme économique. Cette politique fut couronnée de succès. Mais lorsque Staline prit les rênes de l’URSS, en 1924, il ferma la parenthèse en procédant à une nationalisation.
Il craignait que la persistance d’une économie de marché, même limitée, ne mette en péril l’édification du socialisme. Il redoutait, en outre, que les libertés octroyées aux minorités, notamment les Ukrainiens, ne favorisent la résurgence des nationalistes.
Surtout, il s’était fixé un but dont rien ne le fera dévier : l’industrialisation à marche forcée de l’URSS. Ce «Grand Tournant», annoncé fin 1929, déclencha l’Holodomor. Pour s’industrialiser, la Russie avait besoin de machines-outils qu’elle devait se procurer à l’étranger. Staline décida que l’exportation massive des céréales d’Ukraine financerait leur acquisition. Dès 1930, le pouvoir préleva brutalement 30 % des grains, puis 41 % l’année suivante !
Grenier à blé de l’URSS, l’Ukraine s’opposa à la collectivisation des terres
Staline lança sur l’Ukraine des «brigades de choc» constituées de komsomols, des membres des Jeunesses Communistes, et des voyous issus du lumpenprolétariat («prolétariat en haillons»). Les fermes furent fouillées puis ravagées. Leurs occupants dépouillés de leurs plus infimes réserves de grains. On confisqua même les semences, rendant impossible la récolte suivante.
Dans un climat de terreur, la police politique, la GPU-NKVD, multiplia les arrestations. Les dirigeants communistes locaux, qui cherchaient à protéger la population, furent eux-mêmes expédiés au goulag. L’un d’eux envoya à Staline une lettre pour tenter de l’émouvoir. La réponse du Vojd fut cinglante : «Je te conseille de t’inscrire à l’Union des écrivains. Là, tu pourras écrire tes fables et les imbéciles te liront.»
Des actes de cannibalisme
Le 7 août 1932 fut promulguée l’implacable «loi des épis» : garder sur soi quelques grains de blé ou de seigle devenait passible de peine de mort. Le 22 janvier suivant, une circulaire priva les paysans de leur passeport. Le piège se refermait petit à petit sur la république soviétique. Des barrages de l’armée bloquèrent les routes.
Et durant l’hiver glacial de 1932-1933, la famine, qui menaçait depuis des mois, éclata. Retenus de force dans leur province pillée, des cohortes d’affamés erraient en quête de nourriture. On mangeait les chevaux, les chiens, les chats, les racines des plantes, puis les enfants… Des actes de cannibalisme se multiplièrent et les plus jeunes, les plus vulnérables, en furent les premières victimes. Les personnes affaiblies mouraient de faim et de froid dans leurs maisons ou sur les trottoirs des villes. Beaucoup se suicidèrent. L’Ukraine devint un mouroir à ciel ouvert.
Source :
https://www.geo.fr/histoire/holodomor-lextermination-par-la-faim-en-ukraine-206333
autres documents :
Enfin, l’un des désastres naturels qui causa la famine de 1933 incita le scientifique soviétique Pavel Loukianenko à créer de nouvelles variétés de blé, ce qui fut à l’origine de la révolution verte soviétique.
https://editionsdelga.fr/produit/famine-et-transformation-agricole-en-urss/?fbclid=IwAR29RoUZBT5sTr7ZRDz7cXrfSTpTF2f1QKni_M0xL3tQM5qqCvFrzIt01IQ
La grande famine au Kazakhstan
https://desk-russie.eu/2022/01/14/la-grande-famine-au-kazakhstan.html
3.6 La réussite du plan de développement industriel en 1935
Nous venons de voir que l’exportation des céréales d’Ukraine a financé le début de l’industrie lourde soviétique avec pour conséquence la famine de 1932-1933 provoqué par une sécheresse inhabituelle d’une part et d’autre part par la répression criminelle soviétique contre des paysans qui refusaient la collectivisation de leurs terres. La déportation des paysans a eu également pour objectif de fournir de la main d’oeuvre aux grands chantiers du développement industriel.
L’Union soviétique a-t-elle développée son industrie seule, sans aides extérieures ? Ce n’est pas logique de croire cette fable tant les banquiers anglo-saxons avaient déjà aidé les révolutionnaires russes a prendre le pouvoir. Leur plan étaient de conquérir les richesses de la Russie mais pas uniquement des ressources naturelles. Les richesses naturelles doivent être transformées par le travail de l’homme et de la machine pour devenir des richesses commerciales capables de plus values et de profits exceptionnels.
Il est donc logique de chercher les informations qui démontrent que les banquiers anglo-saxons, les américains ont participé à la création des complexes industriels soviétiques, notamment en Oural et en Sibérie. Ces documents sont accessibles grâce à Internet. Nous verrons dans un premier temps l’aide américaine dans l’industrie et dans un second temps, l’intervention américaine dans l’exploitation du pétrole de Bakou.
Le développement industriel de la jeune Union soviétique.
Document :
Un grand chantier du premier plan quinquennal soviétique : Kuznetskstroï
auteur :Jean-Paul Depretto Dans Genèses 2000/2 (no 39), pages 5 à 26
résumé à partir d’extraits du document :
La construction du combinat Oural-Kuznetsk représente l’une des réalisations les plus vantées par la propagande officielle : elle partage cet honneur avec la centrale hydroélectrique du Dniepr, les usines de tracteurs de Kharkov, Stalingrad et Tchéliabinsk, l’entreprise automobile de Nijnii Novgorod, et quelques autres encore. Le cas de Magnitogorsk est maintenant bien connu, grâce aux travaux de Stephen Kotkin
Nous voudrions examiner ici la formation de la communauté ouvrière, constituée ex nihilo, du front pionnier de Kuznetsk (Sibérie occidentale). Le chantier de Kuznetskstroï employait 17 000 personnes en décembre 1930, 50 000 en octobre 1931.
Il a donné naissance à une « cité champignon », Stalinsk, dont la population s’est accrue de 12,5 fois entre 1929 et 1933, passant de 12 700 habitants à 159 500.
Stalinsk constitue un exemple typique de ces villes-usines, nées de l’industrialisation soviétique.
Le 15 mai 1930, le Comité central du parti bolchevique a adopté une résolution où l’on pouvait lire ceci : « Dans la période qui vient, l’industrialisation du pays ne peut s’appuyer uniquement sur la base charbonnière et métallurgique du Sud. La création à l’Est d’un second centre charbonnier et métallurgique […] est une nécessité vitale pour l’industrialisation rapide du pays »
Les arguments d’ordre stratégique ont sans doute joué un rôle dans la décision prise : l’Ukraine est exposée aux invasions, alors que l’Oural et la Sibérie sont à l’abri de toute attaque ; de fait, des brochures de propagande mentionnent le rôle de Magnitogorsk et de Kuznetsk dans la création d’une industrie d’armement
Les dirigeants soviétiques ont voulu profiter de cette table rase pour installer d’emblée les techniques les plus modernes : ils ont donc fait appel à l’aide des États-Unis, comme à Magnitogorsk.
C’est un bureau d’études américain, la firme Freyn de Chicago, qui a dessiné les plans de l’usine de Kuznetsk ; ses représentants ont travaillé avec les spécialistes russes de Gipromez (Institut d’État pour la conception des usines de métaux). La maison Freyn a envoyé des ingénieurs sur le chantier ; ils ont à la fois participé à la construction et aidé au lancement de la production sidérurgique. Le choix du « modèle américain » impliquait une option résolue en faveur de la très grande entreprise, comme le montrent les objectifs fixés en juin 1930 : en 1932-1933, la production de fonte devait s’élever à un million de tonnes par an, contre six-cent mille pour la plus importante unité construite avant la Révolution.
En 1931, les autorités se sont montrées encore plus ambitieuses : les hauts fourneaux de Kuznetsk devaient donner 1,2 million de tonnes, niveau qui n’a été atteint qu’en 1935. Fin 1936, le combinat Oural-Kuznetsk disposait d’une capacité de 3,89 millions de tonnes, soit :
Magnitogorsk : 2,15 = 14,9 % de la production soviétique de fonte
Kuznetsk : 1,74 = 12,1 % de la production soviétique de fonte
L’imitation des meilleures réalisations américaines n’a pas commencé pendant le premier plan quinquennal : les spécialistes l’ont pratiquée en Ukraine dès 1910 et elle a continué dans les vingt années qui ont suivi. Le transfert de ces techniques en Sibérie constituait, en revanche, un phénomène nouveau ; pour les autorités, il prenait une signification particulière : « L’Amérique rencontrera la Sibérie. Herzen en rêvait déjà il y a cent ans. Et voilà que cette rencontre, nous l’organisons, nous, les bolcheviks […]. Naturellement, construire en Sibérie, y créer une Amérique socialiste sera difficile. »
En somme, il s’agissait de montrer que les bolcheviks étaient capables d’arracher la vieille Russie à son arriération et à son indolence, en y acclimatant l’efficacité et la vitesse américaines.
En avril 1932, le premier haut fourneau (820 m3) fut achevé, contre l’avis des consultants américains, qui jugeaient les Soviétiques trop pressés : encore I. P. Bardine avait-il obtenu des autorités un délai de trois mois. La même année, ont été mis en service le deuxième haut fourneau (820 m3), deux fours Martin, un blooming géant, importé des États-Unis et un laminoir : désormais, Kuznetsk produisait à la fois de la fonte, de l’acier, et des rails. La seconde tranche a duré plus longtemps et a permis d’édifier des installations encore plus puissantes : ainsi, les deux hauts fourneaux allumés en 1934 avaient une capacité de 1 160 m³ (Soit autant que les modèles américains les plus avancés).
Selon l’historien russe A. S. Moskovskii, le combinat a été achevé « pour l’essentiel » en 1937 : il fournissait alors 10 % de la fonte soviétique (9,1 % de l’acier et 8,6 % des laminés).
Au début de 1933, en raison du déficit de la balance des paiements, le gouvernement soviétique ne renouvela pas le contrat des spécialistes américains les plus haut placés. Quant aux autres Occidentaux, cadres et ouvriers, ils cessèrent d’avoir droit aux magasins spéciaux pour étrangers ; leur salaire fut diminué, ou payé en roubles au lieu de devises. N’acceptant pas ces nouvelles conditions, beaucoup d’entre eux partirent : le retrait de ce personnel qualifié imposa de lourdes responsabilités aux cadres soviétiques et aggrava les difficultés.
En Sibérie occidentale, les deux tiers des colons spéciaux étaient d’origine sibérienne. Il semble que Kuznetskstroï ait fait figure d’exception à cette règle, car en juillet-août 1931 le chantier a reçu un fort contingent venu de la région de Moscou : 4 617 familles, comptant 22 077 personnes.
En s’attaquant aux « koulaks », traités comme des pestiférés, les gouvernants ont désigné des boucs émissaires à la vindicte populaire et rendu très difficile l’émergence de solidarités entre « constructeurs ». Le temps n’est-il pas venu d’approfondir la réflexion sur le rôle de l’État soviétique dans la formation des identités sociales
source :
https://www.cairn.info/revue-geneses-2000-2-page-5.htm
document :
Dans l’ensemble, les objectifs politiques fondamentaux des trois premiers plans quinquennaux : ré industrialisation du pays, la création d’une puissante industrie lourde, la formation d’un nombreux prolétariat ouvrier furent réalisés.Ils contribueront plus tard à la résistance victorieuse devant l’envahisseur hitlérien. Mais ces résultats furent obtenus à un coût humain immense, très supérieur à toutes les prévisions, qui s’exprima par le sacrifice de centaines de milliers de koulaks, par l’échec des plans agricoles et des plans de consommation.
https://www.erudit.org/fr/revues/ae/1964-v40-n1-ae1519222/1002824ar.pdf
Les plans quinquennaux et les efforts demandés à la population ont entraîné :
- une augmentation de la production industrielle
- un développement très lent de la production agricole.

Le pétrole de Bakou
Résumé à partir de plusieurs documents :
L’abolition du système d’impôts agricoles en 1872 sonna le début du développement rapide de l’industrie pétrolière. Le manque de capitaux domestiques obligea le gouvernement tsariste à attirer des capitaux étrangers et, en 1872, les étrangers furent dotés des mêmes droits que les sujets russes concernant l’exploitation des hydrocarbures. Dès lors, l’industrie pétrolière de Bakou connut un afflux spectaculaire de capitaux étrangers qui transformèrent la ville en un Klondike pétrolier dont la réputation dépassa vite les frontières russes.
En mai 1883, l’une des plus grandes sociétés pétrolières de Bakou, la Compagnie pétrolière de la Caspienne et de la mer Noire, dirigée par de célèbres banquiers parisiens, les frères Rothschild, entama ses activités dans la région. Rapidement, elle se partagea l’exclusivité du pétrole russe avec la société des frères Nobel. Il est intéressant de noter que l’ingénieur en chef de la compagnie Rothschild était David Landau.
Parmi les leaders de cette nouvelle industrie figurait la société des frères Nobel, fondée par un entrepreneur suédois, Ludwig Nobel, et le baron P. Bildering. Très vite, la compagnie exerça le monopole de la production et de l’exportation de pétrole en Russie
Afin d’exporter le pétrole sur le marché international, les Rothschild financèrent la construction d’un oléoduc entre Bakou et Batoumi, dont la construction fut achevée en 1907.
Les activités des Rothschild en Russie et dans l’actuel Azerbaïdjan cessèrent en 1912 : ils cédèrent leur entreprise à la Royal Dutch Shell, compagnie néerlando-britannique.
Document : la Royal Dutch Shell
Dès la fin des années 1880, sous l’impulsion de Frederick Lane, un homme d’affaires jouant le rôle d’intermédiaire entre les frères Samuel et la branche parisienne de la famille Rothschild, laquelle a des intérêts dans la production de pétrole dans le Caucase russe, ils s’intéressent au commerce du pétrole, qu’ils vendent en Extrême-Orient rompant ainsi le monopole de la Standard Oil de Rockfeller.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Shell_(entreprise)
Document :
En 1918, les riches champs pétrolifères russes de Bakou situés au bord de la mer Caspienne étaient l’objet d’efforts politiques et militaires intenses de la part de l’Allemagne mais aussi de la Grande-Bretagne qui les occupa préventivement pendant quelques semaines critiques, interdisant ainsi au général allemand Staff l’accès à des ressources pétrolières vitales. Le blocage de Bakou fut le dernier coup décisif contre l’Allemagne qui demanda la paix quelques semaines plus tard, seulement quelques mois après qu’il eut semblé que l’Allemagne avait triomphé des forces alliées. Le pétrole avait prouvé qu’il était au centre de la géopolitique.
La sécurité des Alliés est en jeu. Si les Alliés ne souhaitent pas perdre la guerre, alors, au moment de la grande offensive allemande, il ne doivent pas laisser la France manquer d’un pétrole qui lui est aussi nécessaire que le sang dans les batailles à venir.
La Standard Oil de Rockefeller répondit à l’appel de Clemenceau en assurant aux forces du maréchal Foch un indispensable approvisionnement en pétrole. Manquant d’un approvisionnement roumain suffisant et interdits d’accès à Bakou, les camions bloqués ne purent acheminer le pétrole vers les forces allemandes qui furent incapables de mener l’offensive finale de 1918, malgré l’accord germano-russe de cessation des hostilités conclu à Brest-Litovsk.
https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/110916/1914-1918-le-petrole-deja
document :
Avec 11 millions de barils par an – soit un tiers de la production des Etats-Unis -, Bakou est déjà l’une des principales sources d’approvisionnement en or noir de l’Europe de l’Ouest et un redoutable concurrent pour les compagnies américaines, à commencer par la Standard Oil de Rockefeller, qui cherche à tout prix à s’y implanter. Quinze ans plus tard, vers 1900, les 3.000 puits de pétrole de la ville assureront à eux seuls 50 % de la production mondiale de pétrole, rendant plus aiguës encore les rivalités entre les grandes compagnies.
Mais le tournant décisif se produit quatre décennies plus tard, en 1873, lorsque, de passage à Bakou, où l’a envoyé son frère Ludwig pour y acheter du bois destiné à la fabrication de crosses de fusils, Robert Nobel prend l’initiative d’acquérir l’une des innombrables raffineries de pétrole surgies dans la région depuis les années 1830. A Saint-Pétersbourg, où il dirige le géant de l’acier et de l’armement fondé par la famille en 1837, Ludwig Nobel ne peut que s’incliner devant le « coup de force » de son frère.
C’est le début d’une formidable aventure industrielle qui, en l’espace de quelques années, va imposer les Nobel parmi les principaux producteurs mondiaux de pétrole.
Alors que, depuis le départ, le transport de l’or noir se fait au moyen de barils de bois convoyés par bateau jusqu’à Astrakan, puis transférés sur des barges qui remontent la Volga, l’industriel innove radicalement en mettant à flot, en 1878, le premier tanker de l’histoire. Une centaine d’autres suivent. Ils permettent d’alimenter, sans rupture de charge, tous les grands centres de consommation situés en Russie.
Chasse gardée des Nobel, le pétrole ne pouvait évidemment manquer d’attiser les convoitises des autres grandes compagnies pétrolières. A partir des années 1880, les Nobel doivent en effet compter avec deux redoutables concurrents : les Rothschild et la Standard Oil de Rockefeller.
Depuis des années déjà, le Caucase est devenu le centre de l’organisation « Nina », cette vaste opération d’impression et de diffusion des textes révolutionnaires de Lénine. Depuis Bakou, ceux-ci gagnent toute la Russie en utilisant clandestinement bateaux et trains affrétés par les pétroliers, y compris ceux des Nobel.
A partir de 1903, des grèves insurrectionnelles éclatent à Bakou. Leur principal organisateur est un certain Joseph Djugachvili, plus connu sous le nom de « Staline ». Responsable bolchevique pour le Caucase, il multiplie les opérations coups de poing contre les intérêts des Rothschild et des Nobel.
Dès 1905, les Nobel entreprennent de se redéployer vers la Roumanie, où de fabuleux gisements ont récemment été découverts. Sage décision : la Première Guerre mondiale puis la révolution de 1917 portent en effet un rude coup à l’industrie pétrolière de Bakou. Elles permettent également à la Standard Oil de mettre enfin un pied dans le Caucase.
En novembre 1917, craignant pour leur sécurité, Emmanuel et sa famille Nobel quittent clandestinement Saint-Pétersbourg déguisés en paysans et parviennent à gagner Paris. pays…
En 1920, c’est là, depuis leur suite de l’Hôtel Meurice, qu’ils négocieront avec la Standard Oil la cession de leurs actifs pétroliers. A charge pour les Américains de se débrouiller avec les nouveaux maîtres du pays. La Standard Oil parviendra à conserver ses positions jusqu’à la fin des années 1920. Jusqu’à ce que Staline, devenu le seul maître de l’URSS, ne mette un terme définitif aux concessions étrangères.
https://www.lesechos.fr/2013/07/bakoule-paris-du-caucase-1098374
autre source :
https://www.lecho.be/opinions/carte-blanche/les-trois-mousquetaires-du-petrole-russe/9753330.html
https://historyandbusiness.fr/les-nobel-et-la-saga-du-petrole-russe/
Pour ce qui est notre préoccupation principale, résumons l’intervention des Rockefeller et des Rothschild (nous avons vu dans le dossier 1 chers ennemis : qui sont-il, que la fortune des Rockefeller appartient en grande majorité aux Rothschild)
- 1883 : Rothschild Paris s’installe à Bakou et fonde la plus importe compagnie pétrolière.
- 1912 : dans le cadre de la préparation de la première guerre mondiale, la banque de Paris se retire et elle cède leur entreprise à la Royal Dutch Shell, compagnie néerlando-britannique, contrôlée par la banque familiale de Londres. Ce qui permet aussi d’éviter le monopole de Rockefeller sur le pétrole.
- 1918 : les troupes anglaises bloquent Bakou et ainsi les approvisionnements allemands en pétrole. L’armée française est livrée en pétrole par Rockefeller depuis les USA et gagne la guerre.
- Ensuite, la « Standard Oil » (de Rockefeller) acheta aux Russes, après la révolution bolchevique, 50% des immenses champs pétrolifères caucasiens, bien qu’ils fussent officiellement nationalisés.
- 1920 : les Nobel vendent aux Américains l’ensemble de leurs intérêts pétroliers en Russie
- fin des années 1920 : Staline nationalise les entreprises pétrolières de Bakou pour assurer le développement économique de l’Union soviétique.
En 1927, la Standard Oil construisit la première raffinerie en Russie, passa ensuite un accord avec les Russes pour écouler leur pétrole sur les marchés européens et fit passer 75 millions de $ aux bolcheviques.
L’histoire du pétrole de Bakou est connue et représente un exemple de la Creative Destruction au coeur du système capitaliste et de la concentration du pouvoir économique et politique entre les mains de l’oligarchie financière anglo-saxonne.
Il reste un épisode à examiner de près : la lutte acharnée entre la famille Nobel et la famille Rothschild pour la conquête du pétrole de Bakou.
Document : Rothschild, Rockefeller, Lenin and The Nobel Brothers
extraits :
Oil companies owned by the Rothschild family entered the scene in Baku followed by Rockefeller’s gigantic Standard Oil Company. This heated competition for control of the world’s top producing region. Blowout production decreased as the equipment was improved. By 1884 Rothschild and Nobel were pumping as much oil from the Baku Oil Fields as Rockefeller was from all of his holdings in the United States. By 1901, Baku produced more than half of the world’s oil.
Rockefeller and Rothschild were competing as the world’s foremost oil and banking barons. Rockefeller was determined to do in Russia what he had succeeded in doing in the United States cornering the refining and distribution of oil. But the two competitors finally realized that competition was not a good thing. The more oil wells they drilled, the more oil was produced, the more the price of oil per barrel fell.
It was decided that the world’s markets would geographically be carved up, with the two barons, Rockefeller and Rothschild, each having their separate, well-defined shares. Moreover, limits would be put on oil produced globally so as to keep the market price as high as possible. Under this arrangement, both Rothschild and Rockefeller would benefit. Of course, all other competition would be squelched, driven out of business, including the Nobel Oil Company in Baku.
The Russian Finance Minister knew of Rockefeller’s reputation for buying politicians and destroying competition, and convinced the Tzar to keep Standard Oil and Rockefeller out of Russia. Rockefeller knew the only way he was going to get in was to depose Tzar Nicholas II. As a solution the Rockefeller-Rothschild cartel funded the Bolshevik Communist revolution of 1917 to get control of the Baku oil. Rockefeller’s puppets, Lenin, Trotsky, and Stalin, soon reigned over the vast Soviet Russia empire.
Lenin, following orders from the Rockefeller-Rothschild cartel, seized power in Baku and Branobel’s oil business in Azerbaijan was nationalized. Hundreds of thousands of residents were slaughtered, especially the families of the oil company executives, engineers, and chief workers. Their luxurious mansions and homes were plundered, wives and children raped, tortured and murdered. The oil derricks and facilities of Baku were set on fire—torched.
Whoosh! Instantly, one of the world’s top oil producing regions was no more. The Nobel brothers fled for their lives back to Sweden, selling almost half of their shares in Branobel’s to Standard Oil , so they could have the same property rights. Naturally, the Baku oil assets of Rothschild and Rockefeller were lost as well, but this was according to plan. That plan dictated that Russia would, during the Communist era, not be a world player in oil.
This closing of Baku immediately resulted in an astronomical increase in the global price of oil. Rockefeller and Rothschild were well compensated for the temporary loss of their Baku assets. “Creative Destruction” had brought fabulous riches to both Rothschild and Rockefeller.
Source :
Nous avons indiqué qu’en 1920, la famille Nobel vend toutes ses activités pétrolières de Roumanie et de Bakou à Rockefeller et à sa Standard Oil ainsi qu’à Rothschild et leurs associés dans Shell.
Document : La politique pétrolière des États-Unis à l’égard de l’U.R.S.S., 1917-1927.
auteur : MARIE-FRANCE TOINET
Le pétrole caucasien a été nationalisé à nouveau le 28 mai 1920, lorsque les bolcheviks ont repris le Caucase. Libre de toute domination étrangère, il n’en attire que davantage les convoitises, déjà exacerbées par de multiples facteurs. Les gisements recensés sont connus pour leur abondance, qui permettrait de satisfaire les besoins les plus immédiats. Leur situation géographique les désigne comme fournisseurs privilégiés des marchés méditerranéens, et il est d’autant plus utile de les contrôler qu’une vente inconsidérée de la production risquerait de casser les prix. Enfin, les compagnies pétrolières tiennent à tirer profit des investissements qu’elles poursuivent, même après la nationalisation.
En effet, les trusts, qui croient à l’écroulement imminent du régime soviétique — et sous-estimeront toujours sa solidité — renforcent leurs positions caucasiennes.
« La nationalisation [qui terrifie les petits propriétaires] permet de ramasser à bon compte des titres de propriété russes qu’on espère bien faire reconnaître sous peu par le gouvernement » raisonnable » qui succédera aux bolcheviks. 3» » Ainsi la Royal Dutch, déjà propriétaire, acquiert à bas prix des concessions ou des propriétés appartenant à des Russes. De son côté, la Standard Oil of New Jersey rachète, le 30 juillet 1920, 51 % des titres de la société Nobel frères qui contrôlait avant guerre environ 40 % de la production. Il s’agit d’investissements extrêmement importants, entrepris malgré les risques, et dont il faut, à tout prix, obtenir des Russes la restitution des bénéfices. Le régime semblant peu à peu se raffermir, Teagle, président de la Standard, se préoccupe de connaître l’attitude du Département d’État.
Celui-ci n’est guère favorable à une intervention, non plus qu’à l’établissement de relations plus cordiales. Les grèves importantes et quasi révolutionnaires, qui ont suivi la guerre et dont on estime qu’elles sont d’inspiration bolchevik, lui font redouter le pire : c’est la «peur rouge». Lénine a beau souhaiter, en octobre 1919, dans une interview au Daily News de Chicago, « une entente économique avec tous les pays, mais particulièrement avec l’Amérique » le gouvernement américain garde un silence hautain.
La conférence de La Haye
Les Russes proposent à nouveau leur plan de concession unique. Les Anglais, auxquels ce plan convient car ils pensent pouvoir dominer la concession par l’intermédiaire de la Royal Dutch Shell, tentent de convaincre leurs alliés français et belges de son intérêt et de ses avantages. Les Français semblent sur le point de fléchir.
La politique de la Standard Oil
Ce dernier acte des conférences diplomatiques internationales prélude à une période de durcissement. Les gouvernements ayant échoué, ce sont maintenant les compagnies qui occupent le devant de la scène, et en particulier la Standard Oil of New Jersey.
Durant les années suivantes, la Standard Oil est seule responsable de la politique qu’elle mène et qui constitue la politique pétrolière américaine. Et ce, par la volonté du gouvernement qui, après les échecs de Gênes et de La Haye, choisit de ne plus intervenir directement en ce domaine. Il considère en effet que les négociations entre gouvernements sont vouées à l’échec, et préfère laisser les compagnies agir comme elles l’entendent. Elles sont infiniment plus libres qu’il ne le serait lui-même d’utiliser tout moyen nécessaire. Il lui est alors loisible d’avoir l’air de sauvegarder les grands principes et de refuser tout contact avec un régime diabolique, tout en soutenant discrètement l’action de la Standard Oil.
Des négociations se poursuivent en 1925, 1926 et 1927 avec les Soviétiques, mais n’aboutissent à aucun accord. D’une part, les exigences occidentales dépassent toujours les concessions auxquelles sont prêts les Soviétiques. D’autre part, les positions fluctuantes et souvent contradictoires des deux grands trusts nuisent à l’efficacité des discussions. Finalement, à la fin de 1927, la Standard Oil admet définitivement la perte de ses investissements russes. Elle préfère recourir à d’autres moyens, plus aisés, de se procurer du pétrole, et elle laisse ses anciennes filiales, en particulier la Vacuum Oil et la Standard Oil of New York, négocier avec les Soviétiques sur des bases plus commerciales. Elle achète le pétrole soviétique pour le vendre en Europe.
Source :
https://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1967_num_17_4_393031
En clair, les relations commerciales ne cesseront pas entre Rockefeller et les révolutionnaires russes formés à la guérilla urbaine dans ses usines avant de partir conquérir le pouvoir en Russie ni ensuite avec Staline pour que la seconde guerre mondiale dure le plus longtemps possible comme nous allons le voir dans la partie 2 de ce dossier 3 sur nos chers ennemis.
- Oligarchie financière: les huit familles derrière le cartel banquier privé international
- 1914 – 1918 : le pétrole déjà
- Les Nobel et la saga du pétrole russe
- chers ennemis qui sont-ils ?
- chers ennemis les procédés qu’ils utilisent
- les crises économiques et financières
- les guerres et le contrôle total de l’être humain
- le financement et la direction des guerres
- le management de la seconde guerre mondiale par les banquiers
- La veuve du lieutenant FFI
- La Monnaie pleine
- La Sécurité et la Défense des Réseaux de Vie
- L’ordre militaire du Temple
- documents à télécharger pour votre lecture
- Le diagnostic externe pour la remise en place de notre monnaie pleine
- Les secrets de la réserve fédérale