Hydrogène en poudre : cette invention a tout pour devenir le carburant du futur

Nous suivons le dossier de l’hydrogène comme source d’énergie depuis longtemps.

Il y a quelques années nous étions enthousiastes avec le vélo à pile à hydrogène fabriqué dans le pays basque :

Le basque Pragma vend ses générateurs d’électricité à hydrogène au Japon

La société spécialiste des vélos électriques alimentés à l’hydrogène a mis au point un mini-groupe électrogène fonctionnant grâce à une petite pile à combustible. La sécurité civile japonaise a acheté les 300 premiers modèles.

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« Introduisez le sachet de poudre. Ajoutez un peu d’eau. Branchez. » Simplicité et robustesse. C’est l’atout numéro 1 de Trekhy, un mini-générateur produisant de l’électricité grâce à une pile à combustible que la société Pragma Industries vient de vendre à la sécurité civile japonaise.

Nous avions aussi remarqué la Galette de stockage d’hydrogène solide | McPhy

La société McPhy basée à La Motte-Fanjas dans la Drôme, a développé et breveté une technologie de stockage d’hydrogène sous forme solide à basse pression.

L’hydrogène est transformé à l’état solide et stocké sous forme de galette. Il peut être entreposé et utilisé à la demande grâce à un équipement de reconversion d’hydrogène en électricité.

Présent sous forme gazeuse, et parfois liquide pour des applications liées à la mobilité, l’hydrogène peut aussi être stocké sous forme solide. En Allemagne, l’institut Fraunhofer a réussi à l’intégrer dans une pâte de magnésium.

Il y a aussi : Des canettes à clipser en quelques secondes

Jusqu’à présent, l’hydrogène pour les moteurs était stocké à très haute pression, dans des réservoirs encombrants pour les véhicules.

La technologie de Stor-H permet de le contenir dans des cartouches de la taille d’une canette ou d’une bouteille d’eau. L’hydrogène, stocké à l’état gazeux, est maintenu par une sorte d’« éponge » constituée de plusieurs couches de divers matériaux. La pression y est très faible – voire nulle – et il n’y a donc aucun risque d’explosion. Ces cartouches se clipsent en quelques secondes sur un véhicule électrique disposant du récepteur adéquat. Ensuite, une pile à combustible transforme l’hydrogène en électricité pour alimenter le moteur.

Une cartouche peut ainsi se recharger des milliers de fois, avec une durée de vie estimée à dix ou quinze ans. Elle est, de surcroît, entièrement recyclable. La technologie est pour le moment réservée aux véhicules de moins d’une tonne dans le cadre d’une utilisation urbaine, comme les vélos, les triporteurs, les scooters ou les petites voitures, qui peuvent pour la plupart embarquer jusqu’à deux cartouches. Chacune confère une autonomie d’une cinquantaine de kilomètres.

A terme, la technologie pourrait être étendue aux bateaux, aux engins portuaires ou aéroportuaires, ainsi que pour d’autres applications comme le pompage solaire. Pour l’utilisateur, Stor-H estime que le coût de transport (à l’achat et à l’usage) est de 10 à 30 % moins cher comparé aux véhicules électriques classiques à batterie. C’est donc une solution écologique et économique, qui demeure néanmoins plus chère, aujourd’hui, que l’achat d’un véhicule essence ou diesel.

Et puis aujourd’hui, il y a la production industrielle d’hydrogène en poudre

Les chercheurs de l’université de Deakin en Australie ont fait une découverte qui pourrait bel et bien révolutionner l’industrie énergétique. Le sujet de cette expérimentation : la combinaison étonnante entre l’hydrogène et la poudre de nitrure de bore.

Cette avancée scientifique permettrait ainsi de stocker de l’hydrogène sous forme de poudre, un état plus stable qui facilite ainsi son transport. Une innovation qui arrive à point nommé pour l’État australien, qui connaît une pénurie de gaz historique.

Cette découverte se base sur une réaction chimique induite par l’absorption d’énergie mécanique, on parle alors de mécanochimie. En pratique, le nitrure de bore sera placé sous forme de poudre dans un réservoir rotatif, à cela, on ajoute des billes de métal. Puis, le réservoir pivotera à grande vitesse, permettant le stockage de gaz dans la poudre placée au préalable. Voici un schéma décrivant ce procédé, aussi nommé « ball-miling ».

Au-delà de l’hydrogène, cette réaction mécanochimique pourrait remplacer le processus de cryogénie actuellement utilisé dans l’industrie du pétrole. Le rendement énergétique serait sur le papier 90 % inférieur à cette méthode. Des résultats stupéfiants, qui ont poussé les chercheurs à valider des dizaines de fois supplémentaires les résultats obtenus.

Un nouvel horizon serait donc possible pour l’industrie pétrolière. Pour rappel, le processus de cryogénie représente environ 15 % de l’énergie utilisée dans le monde.

Et ensuite ? Il s’agit de trouver une application fonctionnelle pour l’industrie, comme le montrent les paroles du Dr. Chen : « Pour passer du laboratoire à une échelle industrielle plus grande, nous devons vérifier que ce processus est économique, plus efficace et plus rapide que les méthodes traditionnelles de séparation et de stockage des gaz ». Une affaire à suivre.

commentaire d’un lecteur sur cet article et ce procédé :

Le nitrure de Bore sert uniquement de support pour séparer l’hydrogèner de l’atome auquel il est lié sous forme naturelle. Une fois stockée sous forme de poudre logiquement en chauffant la poudre on libère à nouveau l’hydrogène mais là ce sera du dihydrogène parfaitement utilisable comme tel.
C’est prometteur ! Plus que l’hydrolyse de l’eau.

A voir les rendements mais clairement l’hydrogène a plus d’avenir que les batteries lithium qu’on essaie de nous refourguer et qui créeront immanquablement des pénuries et des tensions commerciales et politiques sur les terres rares… un non sens que l’industrie se soit engouffrée dedans
C’est typiquement ce genre de découverte dont le monde a besoin

Pour tenter un conclusion toute ponctuelle sur ce sujet en pleine évolution,

L’utilisation de la poudre ou du stockage solide pour des petits moteurs électriques, vélo, voiture, maison, semble prometteuse et déjà au point. Pour les utilisations industrielles, ce n’est pas encore le cas mais les recherches sont prometteuses.

Au niveau politique, les décisions actuelles des dirigeants du système capitaliste libéral sont critiquables et dangereuses lorsqu’elles réservent les investissements publics à une seule forme de production et d’utilisation de ” moteur électrique ” avec une seule source de production d’énergie électrique.

La pratique de la subsidiarité avec l’adaptation de la solution optimale aux particularités locales, le financement avec une monnaie pleine et la gestion des droits sociaux dans le cadre de nos biens communs, sont des institutions politiques et économiques nettement mieux adaptées à cette obligation de la transition énergétique. Elles restent interdites. A nous de briser ces interdits et d’utiliser la poudre d’hydrogène pour vivre libre, sans celle des canons, des missiles, des fusils… aussi !

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