Partie 1 – Les institutions des réseaux de vie

Les réseaux de production et de distribution des richesses

Après avoir présenté les 3 éléments qui constituent le mécanisme de la création des richesses :

  • la Démarche Qualité Totale qui permet l’évaluation du Coût d’Obtention de la Qualité (COQ) et donc des investissements et des heures de travail pour éliminer les dysfonctionnements ou pour réaliser de nouveaux objectifs à travers l’activité des équipes de projets de Vie,
  • l’utilisation d’une Monnaie Pleine pour financer l’activité à court terme définie à travers le Plan qui regroupe les différents COQ validés par l’assemblée de l’action politique des institutions politiques auxquelles se rattachent les équipes de projets de vie qui ont présenté un COQ,
  • la gestion des Biens communs avec les Droits sociaux pour préparer l’avenir et payer le moment venu la consommation des biens et services,

nous arrivons maintenant à visualiser l’organisation de l’activité humaine sur ses deux premiers niveaux : travail indispensable à la vie et à la survie, réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

A travers ces méthodes et spécialement la pratique de la subsidiarité qui permet l’obtention de la solution optimale dans une équipe de projets de vie, nous arrivons à l’application de ces méthodes sur le terrain et à leur adaptation aux particularités locales.

Nous sommes donc ici à l’étape de notre parcours pour décrire le fonctionnement des Réseaux de Vie où les particularités locales doivent être approfondies, mieux définies pour comprendre leur rôle.
Ensuite le champ d’application de ces méthodes doit être délimité. Les réseaux de production et de distribution des richesses, que ce soient des biens ou des services, s’organisent à partir de notre source de savoir intellectuelle et rationnelle, notre seconde source de savoir et il convient d’établir brièvement ici la relation de complémentarité entre nos deux sources de savoir même si nous présenterons l’utilisation de notre première source spirituelle et initiatique, plus loin dans les institutions sociales des Réseaux de Vie.

Commençons par la délimitation du champ d’application de ces méthodes et l’utilisation de notre seconde source de savoir puis nous analyserons et approfondirons cette indispensable adaptation aux particularités locales.

Produire des richesses avec le savoir intellectuel et rationnel.

Les réseaux de production de richesses regroupent les richesses matérielles et intellectuelles. Ils se distinguent par l’utilisation de notre seconde source de savoir : la source intellectuelle et rationnelle.

L’interdiction de notre première source de savoir défend les intérêts privés des dirigeants des systèmes de pouvoir.

Nos lecteurs savent que notre première source de savoir est interdite dans les systèmes de pouvoir et historiquement, ce fût au départ par les théocraties pour défendre leurs dogmes puis cette interdiction a été reprise par les systèmes politiques, économiques et sociaux pour défendre l’usurpation de l’Autorité et du Pouvoir par la minorité dirigeante. Les systèmes de pouvoir utilise notre seconde source de savoir pour sélectionner les connaissances qui servent les intérêts de leurs dirigeants et qui permettent de dominer, soumettre les populations à leurs idéologies.

Les Réseaux de Vie utilisent notre source de savoir intellectuelle et rationnelle pour servir les intérêts des populations et interdire les systèmes de pouvoir politiques, économiques, sociaux, théocratiques et les dictatures.

Leurs objectifs fondamentaux sont le plein emploi, l’élévation du niveau des compétences et le développement des biens communs. Les moyens pour réaliser ces objectifs, nous les avons vus, sont essentiellement les relations sociales qui permettent les innovations et les synergies en utilisant les particularités locales. Le Travail précède le Capital. Tout le contraire, nous nous répétons, du fonctionnement du système capitaliste libérale dirigé par l’oligarchie financière anglo-saxonne.

L’utilisation de la complémentarité entre nos deux sources de savoir permet un partage d’influences d’une source de savoir sur l’autre.

L’utilisation de notre première source de savoir, la source individuelle initiatique, nous enrichit d’expériences spirituelles, de rencontres avec les mystère de la Vie et cette traduction de l’indicible permet le partage de nos raisons de vivre dans la condition humaine sur la planète Terre. Cette source initiatique nous permet de nous enrichir de nos amours et de partager le don d’Amour absolu obtenu à travers ces moments de la vie après la vie humaine vécus en renaissant dans notre condition humaine avant la mort de notre enveloppe charnelle. Ces enseignements initiatiques se traduisent par une même vision de notre humanité et une même volonté d’agir sur Terre pour des objectifs capables de pratiquer les valeurs d’amour et de paix à travers l’ensemble de nos activités.

Notre source initiatique et spirituelle de savoir définit une société humaniste dont l’être humain est le centre.

Pour le moment, nous commençons à aborder brièvement l’apport de notre source initiatique et spirituelle de savoir pour préciser quelques points fondamentaux.

Au niveau de l’exercice du Pouvoir :

Reprenons sa définition utilisée dans les Réseaux de Vie : un rassemblement d’hommes égaux décidés à l’action. Il correspond à « l’aptitude à agir de façon concertée » et « il jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble. »

Cette dynamique de groupe restreint qui repose sur la concertation des membres pour agir ensemble n’est pas qu’une communauté d’intérêts matériels à très court terme. Pour satisfaire les besoins physiologiques, les intérêts matériels peuvent le cas échéant suffire.

Mais pour les besoins sociaux et le développement des relations sociales étroites et dynamiques, l’apport de notre source initiatique et spirituelle de savoir permet de nouer un esprit de groupe solide et sincère à travers une vision identique d’une société dans laquelle le Travail précède le Capital.

Cette expression qui associe Travail et Capital permet de clarifier le débat sur les bases de la société industrielle et il est évident que le mot Travail est très réducteur de l’ensemble de l’activité humaine sur ses 3 niveaux telle que nous la définissons dans les Réseaux de Vie.

La volonté de réaliser ensemble un travail se nourrit du partage d’un projet. La validité d’un projet de société réside dans sa capacité à répondre à nos raisons de vivre dans notre condition humaine sur la planète Terre. A ce niveau d’initiation et de rencontre avec les mystères de la vie, nos raisons de vivre se situent dans une universalité et s’identifient dans les deux valeurs fondamentales d’une humanité : l’amour et la paix.

Une équipe de projets de vie qui définit son activité humaine en fonction des valeurs d’amour et de paix met en place une égalité dans sa vision de ce qu’elle entreprend. La concertation entre les membres de cette équipe procède d’une même volonté d’agir selon ces valeurs et ces normes que sont les méthodes de gestion retenues par les Réseaux de Vie. L’exercice du Pouvoir en sera plus cohérent, transparent et productif.

Nous ne sommes plus au niveau de querelles et de palabres pour se mettre d’accord sur les intérêts retenus à partir desquels des objectifs pourront être fixés. Le système capitaliste libéral présente au niveau de sa minorité dirigeante une même culture avec des valeurs et des normes pour établir un gouvernement mondial des plus riches. Pour les autres qui doivent se soumettre à cette idéologie, la concertation demandée est minimale : trouver un consensus, un plus petit dénominateur commun à travers la pratique de la soumission librement consentie si possible qui est plus performante que le simple conformisme bien trop passif.

Cette approche minimaliste maintenue pendant des siècles de soumission arrive toutefois à faire oublier aux peuples qu’ils ont une première source de savoir qui n’a pas besoin de savoir lire et écrire et qui leur permet d’obtenir aisément une même vision de la société dans laquelle ils trouveront leurs raisons de vivre.

Au niveau de la concordance entre local, régional, national, continental, mondial, universel.
L’argument, l’objection des serviteurs des systèmes de pouvoir est récurrent : au niveau local certes des expériences limitées d’organisation en réseaux et de démocratie locale directe participative peuvent se développer mais ceci ne peut pas fonctionner sur une plus grande échelle géographique. C’est d’ailleurs la force et l’intérêt d’utiliser des systèmes de pouvoir pour organiser des pays, de vastes régions, des continents ou carrément l’ensemble de la planète.

Cette objection n’utilise que notre source intellectuelle et rationnelle : mettre d’accord, trouver un consensus entre des milliers et millions de gens n’est pas possible. Par contre imposer ou faire en sorte que les gens se soumettent à une idéologie et à ses règles pour vivre en société est possible jusqu’au niveau mondial.

Notre première source de savoir permet l’accès à une culture humaniste universelle.

Les serviteurs des systèmes de pouvoir ignorent alors que nous pouvons arriver à l’universalité bien plus facilement en utilisant notre première source de savoir et en trouvant réponses à nos raisons de vivre.
L’exercice du Pouvoir exercé dans le cadre des Réseaux de Vie n’a aucune limite géographique. La solution optimale obtenue par une institution politique locale est transmise aux autres réseaux locaux via la Confédération à travers la pratique de la solidarité, le passage de l’assurance à la solidarité et le calcul du coût de la Solidarité. C’est l’économie du don et l’utilisation de la propriété collective pour gérer et développer les connaissances, les biens et services immatériels.

Évidemment les serviteurs des systèmes de pouvoir ignorent ou pire, rejettent l’économie du don et la complémentarité entre les 3 formes de propriété, la pratique de la subsidiarité, la démarche Qualité Totale, les Biens communs, la Monnaie pleine, bref tout ce qui permet la solidarité qui relie les différents groupes locaux, nationaux, régionaux, continentaux et mondiaux.

Nous avons présenté dans les chapitres précédents ces principes et ces méthodes utilisés par les Réseaux de Vie et qui sont source de prospérité sur des étendues aussi vastes tant que des dirigeants de systèmes de pouvoir ne viennent pas s’y opposer avec leurs armées dressées au pillage des pays riches et des civilisations prospèrent parce qu’humanistes.

Il reste bien le fait que dans notre humanité les civilisations les plus florissantes ont disparu suite à des catastrophes naturelles, des changements climatiques et bien entendu suite à des destructions et pillages par les « barbares ». Mais agiter l’épouvantail des barbares pour tenter de dissuader ses contemporains de développer des civilisations en Réseaux de Vie prospères, n’est qu’une démonstration de la plus mauvaise foi en l’être humain et ses sources de savoir.

Les réseaux de Vie ont une dimension universelle par nature et par objet et ce n’est pas parce qu’ils font reposer le développement des richesses sur la prise en compte des particularités locales que la portée de leur mouvement doit forcément se limiter à un niveau local. Croire ceci démontre une ignorance crasse autant dans l’utilisation de notre source rationnelle de savoir que dans notre source initiatique et spirituelle.

Nous en restons là pour le moment quant à l’apport de notre première source de savoir dans l’organisation de la production et de la distribution des richesses.

Pour le moment nous nous occupons uniquement de l’utilisation du savoir rationnel et intellectuel à travers l’ensemble de l’activité humaine et spécialement sur les deux premiers niveaux d’activité.

L’adaptation des méthodes de gestion aux particularités locales.

Nous savons

  • définir des objectifs avec l’alliance des contraires,
  • obtenir la solution optimale avec la pratique de la subsidiarité,
  • passer de l’assurance contre les risques à la solidarité,
  • mettre en pratique ces principes dans une démarche Qualité Totale pour évaluer les Coûts d’Obtention de la Qualité (COQ),
  • financer cette activité en payant les investissements et en rémunérant le travail avec une monnaie pleine,
  • développer notre niveau de vie et préparer l’avenir avec nos Biens communs et nos Droits sociaux.

Ce processus de développement des richesses se réalise dans un espace lui aussi logique, rationnel.

Les particularités locales sont une évidence et sont l’œuvre de la nature, de la vie de notre planète tout comme elles sont le résultat bénéfique du travail de nos aînés dans l’aménagement d’un territoire. En tant que telles, elles sont une richesse naturelle qu’il s’agit d’utiliser judicieusement et de préserver pour les générations suivantes.

Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants

Antoine de Saint-Exupéry

A travers son expérience de pilote de ligne de la Compagnie Générale Aéropostale et ses contacts avec les peuples d’Afrique de l’ouest puis ceux d’Amérique du sud, des Andes, l’écrivain pilote d’avions avait su écouter ce sage proverbe et nous le transmettre.

Cette préoccupation d’ajuster les activités humaines avec notre environnement est aussi vieille que l’humanité et nous savons que sa perception varie énormément dans les systèmes de pouvoir et les organisations en Réseaux de Vie, tout comme d’un régime politique à l’autre.

Quelques leçons pratiques de nos aînés sur le développement local.

Reprenons ici quelques exemples réussis pour l’intérêt général des êtres humains et l’intérêt de la vie sur notre planète, même si ces manières de vivre et de faire, ces pratiques, sont interdites ou rejetées par les dirigeants des systèmes de pouvoir actuels et ce depuis des siècles voire des millénaires.
Commençons par revenir à la dernière période de prospérité européenne, la période médiévale puis remontons plus loin dans l’antiquité en retrouvant les pratiques bénéfiques utilisées sur les bords du Nil.

Le développement rapide des villes libres au XIII et XIVème siècle en Alsace :

Extrait du livre « Belfort 1307-2007 » de G.Bischoff et Y Pagnot, Editions Coprur 2007.

« Contrairement à ce qu’on pense, l’écologie politique n’est pas une invention récente. On en faisait déjà au Moyen ge et l’on en percevait assez bien les enjeux. On en veut pour preuve le bilan du XIIIe siècle brossé par un dominicain de Colmar contemporain de Renault de Bourgogne. Donnons lui la parole : « peu de temps auparavant le Rhin avait séparé Brisach de l’Alsace. Ce fleuve n’avait point de ponts et les gens le traversaient au moyen de bateaux. On dit que vers l’an 1200, on comptait 1500 pêcheurs sur la rivière de l’Ill. L’Alsace était couverte de forêts nombreuses qui la rendaient stérile en blé et en vin. On y voyait que peu de forts et de châteaux ; quelques-uns furent convertis en places fortes et en petites villes. On ne se servait que rarement pour leur construction, de pierres de quelques prix. Les torrents et les rivières étaient moins fort qu’aujourd’hui, parce que les racines des arbres retenaient pendant un certain temps dans les montagnes les eaux des pluies et des neiges. On trouvait des arbres immenses ayant de neuf à dix pieds de diamètre. On ne connaissait pas alors, en Alsace, l’usage du plâtre dans la construction des maisons. »

«Pour notre dominicain, comment le voit ici, il est hors de doute que la déforestation est la cause de ces nouveautés. N’avait-il pas cité, quelques pages plus haut, la frénésie de construction qui s’était emparée de ses contemporains au point que, dans la seule ville de Colmar, on avait élevé 600 maisons en l’espace d’un an, c’est-à-dire qu’on avait abattu, au bas mot, 7200 grands arbres pour en faire la structure ? À la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe, l’explosion démographique – la population de l’Europe a doublé, peut-être triplé, en deux siècles – et la surchauffe économique sont tels qu’on commence à ressentir une terrible pénurie de bois. Dans nos régions, la disparition des cheminées à foyer ouvert « sauf dans les cuisines » et leur remplacement par des poêles en céramique permet d’économiser deux tiers de combustible.»

Belfort 1307-2007 » de G.Bischoff et Y Pagnot

Nous constatons ici les conséquences du développement rapide des villes libres et de l’explosion démographiques. Le savoir apporté par les ordres monastiques et chevaliers permet d’organiser ce développement : préservation de la forêt, entretien des cours d’eau pour l’énergie hydraulique, techniques artisanales pour l’économie de combustible, etc.

La pratique des cités-états européennes :

Autre extrait du livre de Reinert « Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres »

« La richesse d’une nation semblait, assez paradoxalement, être inversement proportionnelle à sa richesse naturelle. Les régions les plus importantes, comme la Hollande et Venise, possédaient peu de terres arables. Elles avaient ainsi été contraintes de se spécialiser dans l’industrie manufacturière et dans le commerce extérieur. À Florence, la plus importante cité État européenne qui ne soit pas située sur une côte, on avait empêché des siècles durant les grands propriétaires terriens d’avoir le moindre pouvoir politique. Par conséquent, comme dans les états côtiers, la vie de la ville était dominée par les intérêts des artisans, des constructeurs et des commerçants et Florence comprit très vite les mécanismes de base de la création de la richesse et de la pauvreté. Durant des siècles, les propriétaires terriens ont constitué une crainte permanente planant sur les Florentins parce qu’ils étaient de potentiels alliés des ennemis de l’État. Le fait de tenir les propriétaires terriens éloignés du pouvoir avait une double finalité pour les citoyens de Florence : sécuriser à la fois le pouvoir économique et la richesse, grâce à l’établissement de l’industrie manufacturière et du pouvoir politique. Afin d’éviter la spéculation et prévenir les pénuries alimentaires, Florence interdit avec véhémence le transport de nourriture à l’extérieur des lieux de stockage de la ville. Le pouvoir économique et le patronage se combinèrent pour faire de l’épanouissement des arts une caractéristique des société non féodale. »

Comment les pays riches sont devenus riches, Reinert

Reinert reste au niveau d’une analyse économique. L’analyse politique et sociale montre qu’il y a un risque de conflit entre la propriété individuelle des possédants de la terre et la propriété commune qui est le coeur du développement des villes avec leurs biens communs avant que ce développement n’amène l’utilisation de la propriété collective avec l’exercice du pouvoir délégué aux représentants des citoyens.
Le principe fondamental en économie d’assurer la complémentarité entre les rendements décroissants de l’agriculture et les rendements croissants de l’artisanat, de l’industrie et du commerce, se double d’un possible conflit politique majeur entre les partisans du droit de propriété individuelle et ceux des droits de propriété commune et collective.

Nous sommes bien ici au poste d’aiguillage entre les systèmes de pouvoir avec l’exclusivité de la propriété individuelle d’une part et d’autre part les Réseaux de Vie avec les propriété commune et collective. Laissons de côté le cas des tyrannies qui utilisent la propriété collective pour les seuls intérêts de la minorité au pouvoir ou d’un parti politique fasciste, nazi ou soviétique.

La prospérité d’une économie repose bel et bien sur la complémentarité entre rendements décroissants et rendements croissant et celle-ci ne peut pas être entravée par des conflits politiques sur la forme du droit de propriété à utiliser. La solution optimale qui a été pratiquée selon les enseignements des ordres monastiques, repose sur le développement de la propriété commune dans les villes libres et avec leurs richesses, les villes libres participent au développement de la propriété commune dans les campagnes gérée par les abbayes et les monastères, couvents puis par les ordres chevaliers templiers, teutoniques.
L’exemple de Florence cité par Reinert est très instructif avec le rôle de l’Art, c’est à dire la réalisation des œuvres dans le développement d’une ville qui ne peut pas utiliser la commerce maritime pour distribuer la production de ses artisans ou paysans et qui doit composer avec les propriétaires terriens établis depuis des siècles sous l’empire romain.

La pratique des cités de la civilisation égyptienne :

Nous trouvons dans cet extrait du livre de Reinert, l’application du principe utilisé déjà par les Égyptiens : séparer dans deux environnements géographiques différents les activités de production.

L’Égypte a utilisé les berges du Nil pour l’agriculture et les cités et les plateaux désertiques pour les temples, les pyramides, les mausolées. C’est évident : il s’agit de respecter les particularités locales : les terrains fertiles doivent rester à l’agriculture, construire une ville dans un endroit plus difficile comme un marais, une colline a également l’avantage d’utiliser le terrain hostile pour la défense de la ville. La complémentarité entre ville et agriculture est indissociable et représente l’optimisation des ressources naturelles par le travail humain.

Au bord du Nil, cette solution fût optimale car en plus de cette séparation territoriale des activités agricoles et artisanales, le travail était lui aussi séparé selon cette même nature de l’activité. En effet, les crues du Nil apportaient le limon et fertilisaient les champs pendant environ six mois durant lesquels le travail agricole n’était pas possible. Tous travaillaient alors sur les plateaux à la construction des bâtiments et à leurs décorations. Pendant les six mois où le travail des champs étaient possibles, tous s’y rendaient pour obtenir 3 récoltes. La complémentarité entre rendements décroissants de l’agriculture et rendements croissants de l’artisanat et du commerce, se trouvait ainsi maximale.

A travers ses livres sur les survivants du dernier grand cataclysme, Albert Slosman, indique que le choix de la vallée du Nil reposa sur ces qualités exceptionnelles des particularités locales, tant au niveau de l’agriculture qu’au niveau des constructions des villes et des temples car sur ce point, le sable du désert est le meilleur au monde pour conserver durant des millénaires des bâtiments enfouis sous cette protection exceptionnelle elle aussi. Le message de cette civilisation des survivants du dernier grand cataclysme put ainsi nous parvenir quasiment intact.

Cette organisation est avant tout locale et suppose une démocratie directe locale participative, donc une organisation en réseaux de vie. Dès que les besoins vitaux sont satisfaits, la ville peut se mettre à développer les sciences et les arts qui sont le prolongement des innovations et des savoir faire déjà utilisés dans la production de biens et services élémentaires à la vie quotidienne. Nous retrouvons ici la complémentarité entre production domestique et travail indispensable à la survie et la réalisation des œuvres pour l’élévation du niveau de vie. Le résultat est connu : forte croissance économique et plein emploi. Résultat fort honorable tant que la guerre, les épidémies et les catastrophes naturelles ne viennent pas s’en mêler…

Cette approche historique nous permet de conclure que les méthodes, le mécanisme pour créer des richesses et développer des régions, des populations est toujours le même depuis l’Antiquité. A nous de l’utiliser dans nos organisations en réseaux citoyens de vie.

« La diversité en soi vint à être comprise comme un ingrédient clé de la croissance économique ».

Erik S. Reinert

Des exemples actuels qui appliquent ces principes politiques, économiques et sociaux.

Nous avons montré ce conflit entre les deux cultures depuis les débuts de l’ère industrielle et nous avons indiqué dans quel camp nous nous situons. La liberté des marchés est un rendez-vous de propriétaires de moyens de production qui entendent disposer de toutes les libertés possibles et inimaginables pour développer leur propriété privée et spécialement celle des actionnaires, des investisseurs, des rentiers.

La concentration du pouvoir financier est connue à travers les 9 plus grands fonds du monde (BlackRock, The Vanguard Group, Charles Schwab, J. P. Morgan Chase, State Street, FIDELITY, Allianz, BNY Mellon, Amundi). Les huit plus grandes banques américaines (J. P. Morgan, Wells Fargo, Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley, US Bancorp, Bank of New York Mellon) sont contrôlées par une poignée d’actionnaires parmi lesquels quatre fonds : BlackRock, State Street, Vanguard et Fidelity. Ensemble, ces fonds sont actionnaires majoritaires dans 90 % des 500 plus grandes entreprises américaines d’après le documentaire d’Arte : «Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock». 

Ce pouvoir financier dicte aujourd’hui au niveau mondial la manière de créer les richesses afin de servir ses intérêts. Il impose l’idéologie et la doctrine néo libérale avec ses mythes et ses fictions.

La croissance de l’économie libérale est une fiction, un dogme qui utilisent diverses recettes de management ou de manipulation des agents économiques pour maximiser les profits des plus riches qui ont pris le pouvoir,  et en aucun cas, elle repose sur la « diversité en soi » et elle se moque cyniquement des particularités locales, surtout de celles qui s’opposeraient à l’oligarchie financière anglo-saxonne.

Pourtant la dissidence, l’opposition au système capitaliste libéral n’a jamais cessé.

Les expériences actuelles pour développer les richesses à partir de nos diversités et de nos particularités locales.

« La diversité en soi vint à être comprise comme un ingrédient clé de la croissance économique »

 Rappelons d’abord que la diversité en soi fait partie des principes d’organisation des institutions politiques que sont l’alliance des contraires au niveau de la définition des objectifs et la pratique de la subsidiarité au niveau de l’obtention de la solution optimale adaptée ensuite aux particularités locales.

Reprenons brièvement ici nos propos qui illustrent cette diversité en soi et qui font partie du diagnostic stratégique interne pour la remise en place d’une monnaie pleine. 

Nous l’avons trouvée au niveau des synergies qui accroissent les richesses et l’exemple de la ville de Delft. Nous l’avons vue également dans ces communes qui développent une économie solidaire et la transition énergétique mais aussi politique, économie et sociale, culturelle comme à Ungersheim près de Mulhouse en Alsace, à Marinaleda en Andalousie, à Levigliani en Toscane. La production de richesses repose sur des coopératives, des SCOP ( sociétés coopératives de production), un management participatif, des communes gérées en démocratie directe locale participative, le plus souvent avec une monnaie locale même si pas encore avec une monnaie pleine. 

Cette diversité repose sur un socle indispensable : les relations sociales dans le cadre d’une culture de groupe, d’une culture humaniste.

C’est l’une des conclusions du document sur le paternalisme à partir du livre de Thomas Phillipon  « Le capitalisme d’héritiers » 

« Les pays où les relations sociales dans le travail sont constructives sont en moyenne plus riches que les autres. Ce surplus de richesse serait dû en partie à l’augmentation du taux d’emploi et en partie à des gains d’efficacité au niveau des entreprises. Améliorer la coopération au sein des entreprises peut être chiffré à plusieurs points de PIB . »

Ajoutons quelques autres exemples de cet ingrédient clé de la croissance économique vers une période de prospérité dans une civilisation à la culture humaniste rassemblant ses Réseaux de Vie.

La SCOP Ferme des Volonteux

 est créée en 2011. Elle fait aujourd’hui vivre 20 personnes sur une vingtaine d’ha, qui fourmillent pour produire, transformer, acheminer et commercialiser fruits et légumes biologiques naturellement de saison. Plus qu’une cohabitation forcée par la mutualisation des moyens de production, c’est un partage quotidien des réalités agricoles en une véritable synergie humaine où personne n’est livré à lui même tout en étant libre de ses choix professionnels. Ce lieu est un modèle unique en France et la ferme regroupe aujourd’hui une diversité exceptionnelle de types de maraîchages (bio-intensif petite surface, planche permanente, surfaces légumières), d’arboriculture, de transformation des produits et de circuits de commercialisation (gros, demi-gros, magasin à la ferme, marché, livraisons de repas cuisinés, livraison d’amap…). 

document :

Et pourtant, ils nous nourrissent. Rémy, gelé mais pas coulé,

Marianne du 23 au 29 avril 2021, pages 10 et 11, par Géraldine Meignan.

extraits : 

Malgré le gel de la nuit du 7 au 8 avril 2021 qui a ravagé plusieurs hectares d’arbres fruitiers, soit une perte sèche de 100 000 euros, la Ferme des Volonteux, près de Valence, tient bon grâce à la diversification de ses cultures. 

 …/…Tous les experts l’affirment, ces événements extrêmes sont amenés à se multiplier. La faute au dérèglement climatique. 

…/…C’est cette culture maraîchère de permettre à Rémy Léger et à ses huit associés d’encaisser le choc. Et de ne pas mettre en danger la vingtaine de salariés employés par la coopérative.Au fil des années, la ferme des Volonteux à développer la vente directe, qui absorbe une grosse moitié de la production agricole, les marchés de plein vent et la vente de paniers. Mais elle a aussi accueilli une friperie, une boulangerie et une herboristerie. Résultat:« La structure affiche en moyenne un chiffre d’affaires en progression de 20 % par an, à hauteur de 1,3 million d’euros », assure Rémy Léger. Malgré le gel, il sera bénéficiaire cette année.

Ce ne sera vraisemblablement pas le cas des arboriculteurs des Baronnies, dans le sud du département, qui ne font que des abricots. Eux ont perdu la quasi-totalité de leur récolte. Il ne leur reste plus que leurs yeux pour pleurer. « L’industrialisation de l’agriculture a incité le monde paysan à se spécialiser pour être rentable. Mais, on le voit aujourd’hui, c’est irresponsable de lier le sort d’une exploitation à une seule récolte. Une ferme, c’est un organisme vivant », plaide Rémy Léger. La ferme des Volonteux ne se contente pas de mixer maraîchage et arboriculture.Elle a acquis des vaches, des poules et des brebis pour débroussailler et apporter du fumier sur les pâturages. Au sein même des parcelles d’arbres fruitiers, les variétés ont été mélangées. « Elles ne se comportent pas de la même façon face aux maladies. Et elles ont des floraisons plus étalées. Ça permet de limiter la casse en cas de problème », confie l’agriculteur.

…/…Ensuite, la nature n’a pas dit son dernier mot. Rémy Léger et ses associés en font la démonstration tous les jours. L’agroécologie – et sa rotation des cultures, sa couverture permanente des sols, son agroforesterie, sa polyculture – élevage – est en train de prouver qu’elle peut tout à la fois nourrir la planète, produire de la biodiversité et atténuer les effets du réchauffement. En fait, l’urgence climatique oblige à opérer un retour à la « naturalité ». Le propos ici, n’est pas de sombrer dans la nostalgie d’un passé idéalisé. Ni de balayer d’un revers de la main tous les développements scientifiques et technologiques. Mais de bâtir une agriculture qui travaille avec la nature. Et non pas contre elle. Car, dans tous les cas, c’est elle qui aura le dessus. »

Géraldine Meignan

La vallée des Aldudes au pays basque et son développement économique.

Elle est l’exemple de l’utilisation d’une particularité locale, l’élevage des porcs basques, pour développer une filière de production d’excellence capable d’exporter une partie de sa production. Les emplois locaux permettent aux jeunes de rester au pays tout comme le charme des paysages et l’isolement de la vallée attirent les touristes en recherche de nature, de calme et de qualité de vie et qui sont autant de clients et consommateurs des produits locaux.

L’élevage du porc basque est bien adapté aux particularités locales de la vallée et de ses montagnes de moyenne altitude. Les porcs vivent en liberté et donnent une viande pour des produits d’exception.

extraits du document : 

« Pourtant, alors que le débat sur la marque territoriale Pays Basque dure depuis des années, c’est bien une marque « Aldudes » qui est en train de se développer, une marque synonyme de qualité et de garantie d’une production locale.

Le cercle vertueux s’est enclenché dans la vallée. Des emplois sont créés, des gens s’installent, ce qui amènera des besoins (écoles, commerces, médecins…) qui créeront d’autres emplois. Un exemple observé de près, et pas seulement dans la montagne basque. » 

Les coopératives de fermiers mettent en place la vente directe de leurs produits et aident l’installation de jeunes éleveurs.

Une association travaille au développement d’une démocratie participative pour déterminer des pistes d’actions économiques, sociales et culturelles.

A partir d’une démarche marketing fondée sur un produit d’exception, la vallée cherche ainsi à s’échapper du système de pouvoir libéral et trouver un art de vivre avec cette nature encore préservée.

Diversité productivité innovation.

source :  La diversité, moteur de l’entreprise. Et si diversité rimait avec productivité et innovation ?

document, extraits :

« C’est en tout cas la conclusion de plusieurs études récentes. Le principe est simple : plus un groupe est homogène, moins il est susceptible d’innover. Plus les travailleurs sont d’âges, compétences, et origines variées, plus ils s’attaquent aux problèmes avec des angles de vus différents. Ils aboutissent alors plus souvent à des solutions innovantes. 

Selon une étude du Massachussets Institute of Technology (2014), les entreprises comptant plus de 10 % de femmes parmi leurs cadres ont des revenus 40 % supérieurs à celles qui n’en comptent que 5 %. La présence de femmes à des postes de direction est source de plus de performance. Elle permet d’améliorer les pratiques managériales, de mieux comprendre les consommateurs, et ainsi d’augmenter le revenu global de l’entreprise 

Selon une étude McKinsey portant sur 366 entreprises multinationales, celles comptant la plus forte diversité dans l’origine ethnique et culturelle de leurs employés avaient une performance plus élevée de 35% en moyenne. Pourquoi un tel succès ? Tout simplement car les collaborateurs étrangers ou d’autres milieux amènent avec eux des réseaux et des manières de penser différentes. Ce sont autant d’opportunités pour l’entreprise d’améliorer ses pratiques. » 

Inclusion et innovation, la gestion actuelle des salariés dans les entreprises. 

Cette volonté d’utiliser la diversité en soi pour améliorer la production des richesses est reconnue par les entreprises. Elles tentent de développer cette utilisation de la diversité mais sans remettre en cause le fonctionnement du système libéral. Cet opportunisme se décline en terme d’influence sociale par la volonté d’étendre parmi les populations la soumission librement consentie. Nous sommes ici en plein fonctionnement du système de pouvoir libéral, néo libéral sur le plan social.

Approche au niveau macro économique : inclure les plus pauvres dans le système capitaliste libéral.

document, extraits : De l’inclusion à l’innovation, proposé par HEC Paris Executive Education

Les entreprises comprennent qu’il existe des raisons éthiques et stratégiques derrière la conception et le développement de business models inclusifs.

« L’économie inclusive consiste à donner aux communautés pauvres un accès aux biens de consommation, mais aussi au travail, et donc de les considérer à la fois comme des consommateurs potentiels, et des producteurs ; et les aider à développer leurs capacités de production », suggère le professeur Faivre-Tavignot. 

Pour les entreprises, l’économie inclusive consiste aussi à identifier les possibilités de créer des produits rentables et abordables pour les communautés pauvres, dans les pays développés et en développement.

« Travailler sur l’accès aux biens et aux services pour les plus pauvres peut être source de croissance et d’innovation pour les entreprises, explique le professeur Faivre-Tavignot. La majorité de la population des pays émergents se situe soit en bas, soit au milieu de la pyramide sociale. Développer des biens et services innovants et abordables pour ces populations peut ainsi créer de grandes opportunités pour les entreprises. » 

Approche micro économique au niveau du groupe social :

A la lecture de différents articles de presse, nous retenons qu’il y a deux axes de développement pour des politiques inclusives au service de l’innovation.

Premier axe :pour bien refléter la clientèle, l’entreprise doit adapter son environnement à l’inclusion de personnes et non plus seulement leur demander de s’intégrer. 

L’intégration consiste à demander aux membres du groupe de respecter des normes et des règles pré établies.

L’inclusion va au delà et avec un management participatif, cherche à faire en sorte que tous les membres du groupe définissent leurs normes de vie en commun en fonction de leur sexe, culture, âge, handicap, etc. Probablement en cherchant un consensus qui satisfait la Direction puisqu’elle est déchargée d’un problème épineux. A moins qu’elle joue le jeu dans un réelle démarche Qualité Totale au niveau de son management et que le groupe exerce alors directement le Pouvoir… et abandonne le statut d’entreprise dirigé par les seuls actionnaires pour créer une entreprise coopérative où tous sont actionnaires et décident de la stratégie à mener.

L’objectif pour arriver à une sorte de consensus est de faire en sorte que les membres du groupe pensent la même chose et interprètent la situation  de la même manière en éliminant les biais cognitifs qui nuisent à la rationalité. 

Au départ il y a l’élimination des clichés et des préjugés qui induisent en erreur notre interprétation puis il s’agit d’éliminer les dissonances cognitives et nos contradictions internes en changeant nos convictions puis nos comportements ou en utilisant la post-rationalisation comme moyen de défense. Bref la psychologie intervient pour arriver à une standardisation des pensées et des comportements dans une situation donnée.

Afin de tirer parti de la diversité, de nombreuses entreprises ont maintenant mis en place une formation aux préjugés inconscients afin de développer une mentalité plus inclusive parmi leurs collaborateurs. C’est le cas lorsque la haute direction apporte son soutien à la création d’un environnement de travail inclusif et encourage les collaborateurs individuels à prendre conscience de leurs biais potentiels et à développer leur complexité cognitive. » 

Deuxième axe : pour éviter justement cette remise en cause de la culture managériale pyramidale, il s’agit de développer des technologies innovantes qui permettront aux exclus de participer aux échanges sur un marché. Par exemple développer les ventes en ligne pour des clients éloignés des magasins de ventes, développer des formations en ligne pour les enfants en longue maladie dans les établissements de soins, pareil pour des sites de rencontre, etc. Le télétravail peut s’inscrire également sur cet axe tant il permet le contrôle électronique de l’activité des salariés. Sans oublier les innovations technologiques pour permettre aux handicapés de vivre quasiment comme les non handicapés.

En conclusion, l’innovation appartient bien à l’entreprise et pour la favoriser, les salariés doivent utiliser le mieux possible leur rationalité sans tous les éléments liés à leur personnalité ou identité. Leurs histoires personnelles ne peuvent que nuire au développement de l’innovation et leurs contradictions, leurs peurs sont à éliminer pour qu’ils puissent travailler ensemble avec toutes leurs facultés mentales et leurs savoirs. L’inclusion est à ranger sur l’étagère de la standardisation de la raison, de la rationalité dont les salariés doivent faire preuve. Nous restons bien alors au niveau de l’utilisation de la seule seconde source de savoir, la source intellectuelle et rationnelle. Cohérent certes pour le système mais peut-on réellement espérer un développement des innovations et une croissance dans la production des richesses ?

Il n’en reste pas moins que l’être humain a un esprit créatif qui, d’après les dernières études, repose sur une série de gènes.

La créativité, l’atout de l’Homo sapiens qui lui a permis d’éviter l’extinction.

Une étude révèle que c’est grâce à une série de gènes liés à la créativité que l’Homo sapiens est parvenu à éviter l’extinction. Ces gènes auraient permis à l’homme moderne de mieux résister au vieillissement, aux blessures et aux maladies. 

Face à l’homme de Néandertal, l’Homo sapiens avait un avantage significatif : des gènes de la créativité. Une « arme secrète » qui lui a permis, contrairement à son ancêtre, d’éviter l’extinction.

 C’est ce qu’indiquent les résultats d’une étude réalisée par une équipe de recherche internationale, et publiée mercredi 21 avril 2021 dans la revue Nature Molecular Psychiatry. Les gènes de la créativité auraient permis à l’homme moderne de mieux résister au vieillissement, aux blessures et aux maladies. Un avantage indéniable face aux hominidés aujourd’hui éteints. 

Une meilleure coopération entre individus 

D’après les auteurs de l’étude, dirigés par l’université de Grenade en Espagne, la créativité a encouragé la coopération entre individus, préparant le terrain à l’innovation technologique, la flexibilité comportementale et l’ouverture à l’exploration.

Les 267 gènes uniques liés à la créativité chez Homo sapiens, présents dans des régions du cerveau, ont été identifiés grâce à des marqueurs génétiques, des données sur l’expression génétique et des techniques d’IRM. « Ces régions du cerveau sont impliquées dans la conscience de soi et la créativité de l’homme, et comprennent les régions qui sont fortement associées au bien-être humain et qui sont apparues relativement récemment », peut-on lire dans l’étude.

Trois réseaux cérébraux

Un ensemble de 972 gènes organisés en trois réseaux cérébraux avaient été identifié par le passé chez Homo sapiens. Le plus ancien, qui date d’il y a 40 millions d’années, concerne les habitudes d’apprentissage, l’attachement social et la résolution des conflits. Le deuxième réseau est apparu il y a 2 millions d’années et concerne la maîtrise intentionnelle de soi. Le plus récent régit la conscience créative de soi et est apparu il y a 100 000 ans. 

Conclusion

La diversité en soi comme ingrédient majeur d’une croissance économique est une réalité qui confine à l’évidence. La production des richesses doit donc indiquer clairement quelles sont les diversités qui se combinent dans son processus de développement pour garantir au départ la complémentarité entre les rendements croissants et décroissants. 

Ce contrôle d’un niveau satisfaisant de diversité capable de créer des richesses est une mission des centres de gestion et la validation de ce niveau de diversité a lieu au niveau des assemblées de l’action politique dans les institutions politiques des Réseaux de Vie.

Pour la production des richesses,

  • le premier niveau de diversité comprend les particularités locales, 
  • le second porte sur la réunion d’une diversité de compétences, 
  • le troisième développe les synergies.

Pour la distribution des richesses, 

  • le premier niveau de distribution assure la complémentarité entre rendements croissants et décroissants, 
  • le second garantit la complémentarité entre les trois formes de propriété et l’utilisation de la propriété commune, moyen optimale pour distribuer les richesses produites par le travail de tous. 
  • Le troisième niveau de distribution des richesses assure le développement de la solidarité et la distribution des richesses immatérielles : les expériences, les connaissances et les savoirs entre un réseau qui a réussi à le mettre au point et les autres qui en besoin.

Dans les Réseaux de Vie, l’adaptation de la solution optimale aux particularités locales est une expérience qui se partage en passant de l’assurance contre les risques à la solidarité, c’est à dire en créant des connaissances et un savoir qui appartiennent à tous les membres du groupe social, sinon à l’humanité. C’est le développement des biens communs et de la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

S’il faut chercher une source d’inclusion, alors c’est au niveau du partage de ce savoir obtenu par la solidarité qu’elle se trouve… la solidarité est inclusive mais en toute logique, en dehors des systèmes de pouvoir.

Poursuivre la lecture