Partie 1 – Les institutions des réseaux de vie

La Paix sociale

« Vous voulez la paix : créez l’amour.»

Victor Hugo

« Et de l’union des libertés dans la fraternité des peuples naîtra la sympathie des âmes, germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et que l’on appellera la paix de l’Europe.»

Victor Hugo

Certes, pour les poètes, parler de paix est un appel irrésistible à parler d’amour et parler d’amour ne peut qu’aboutir à parler de paix. Les poètes sont les gardiens fidèles de génération en générations, des deux valeurs fondamentales de l’humanité : l’amour et la paix. 

Nous retrouvons ici, une fois de plus et en quelque sorte, nos deux sources de savoir. La source personnelle initiatique spirituelle nous conduit sur le chemin de l’amour puis la rencontre avec les mystères de la Vie nous offre le don d’amour absolu. La source intellectuelle et rationnelle guidée par notre source spirituelle, nous permet d’obtenir la paix, cette minimisation des violences en nous et autour de nous qui est le résultat le meilleur, acquis par notre mission d’autorité dès lors qu’elle s’exerce en commun parmi un groupe social. 

Victor Hugo nous donne l’ordonnancement à suivre : créer d’abord de l’amour pour ensuite obtenir la paix. Le poète qui s’exprime ici ne va surtout pas le contredire.

Mais tout ceci reste au niveau des idées, des intentions. 

Une définition de la paix sociale.

Nous venons de voir dans l’introduction aux Institutions sociales des Réseaux de Vie que la société médiévale dans ses villes libres et son organisation sociale n’avait pas de classes sociales et pratiquait une démocratie directe locale participative jusqu’à ce que les progrès techniques des moyens de transport ne permettent aux rois de gouverner leurs territoires, leurs empires d’une manière centralisée avec leurs administrations royales. 

Et nous avons souligné que cette culture humaniste médiévale a été apportée pour les ordres monastiques, essentiellement bénédictin au départ depuis l’an 500. Culture qui repose sur les vestiges des savoirs des temples égyptiens des bords du Nil dont celui de Dendérah. Les peuples premiers témoignent également de leurs normes de vie en démocratie directe locale participative, en Réseaux de Vie.

La paix sociale repose sur l’échange des solidarités au sein d’un groupe social.

A partir de la pratique de l’alliance des contraires pour définir les objectifs de l’activité humaine et de la subsidiarité pour obtenir la solution optimale qui sera ensuite adaptée aux particularités locales, solution optimale pour réaliser l’objectif, nous avons vu comment passer de l’assurance contre les risques à la solidarité. 

A partir du développement de la solidarité, le chemin, le pont vers la paix sociale est tout tracé. Tout comme en communication, la confiance repose sur l’échange consenti des influences réciproques, la paix sociale repose sur l’échange des solidarités au sein d’un groupe social. 

Comment présenter les institutions sociales des Réseaux de Vie ?

Nous ne sommes plus au niveau d’incantations philosophiques à connotation utopique ou à base d’idéal. Notre lecteur sait comment à partir de la Démarche Qualité Totale se calcule le COS, le Coût d’Obtention de la Solidarité à partir du COQ, le Coût d’Obtention de la Qualité, dans les équipes de projet de vie. Les centres de gestion des institutions des Réseaux de Vie, les assemblées de l’action politique dans ces institutions, la Confédération avec le suivi du Plan, tous vont œuvrer pour optimiser cet échange des solidarités qui participe grandement au développement des gains de productivité parmi l’ensemble de l’activité humaine. 

Nous commençons par l’aspect gestionnaire et le management de la Solidarité.

Ensuite nous verrons l’aspect intellectuel, spirituel, culturel de ces échanges des solidarités.

Après les Institutions sociales dont la mission principal est le développement de la Paix sociale ou civile, nous verrons les Institutions culturelles dont la mission est le développement de la Culture humaniste capable de garantir le développement de cette nouvelle civilisation sans systèmes de pouvoir et dont la mission essentielle porte sur l’Amour. 

Nous ne plaçons pas la paix avant l’amour, présenter les deux en même temps n’est guère possible pour la clarté de nos propos. Nous commençons par la paix sociale car elle est la conséquence directe et logique du développement des institutions politiques et économiques que nous venons de présenter. Nous restons ainsi dans la suite de l’utilisation de notre seconde source de savoir, le savoir intellectuel et rationnel. C’est tout.

Notre lecteur l’a compris, ce droit qui nous est interdit est l’inverse de celui qui légitime le fonctionnement du système de pouvoir capitaliste, libéral, néo libéral. 

Les principes des systèmes de pouvoir qui sont à éliminer dans le domaine de l’activité sociale.

L’assignation à résidence à remplacer par la mobilité sociale.

Comme le souligne Pierre Legendre, ce système de pouvoir libéral nous soumet à résidence. L’être humain doit rester à sa place définie dans la pyramide hiérarchique, c’est l’application du principe d’Autorité imposé par les dirigeants de ce système de pouvoir. Si la place qu’il occupe est supprimée pour améliorer le fonctionnement du système de pouvoir, l’être humain doit quitter cette place pour une autre sinon, il est carrément exclu du système de pouvoir et l’état doit le prendre en charge pour qu’il ne se révolte surtout pas contre ce système de pouvoir. C’est l’application du principe d’efficacité qui garantit le droit pour les dirigeants d’optimiser les profits qui servent leurs intérêts personnels.

L’inverse dans les Réseaux de Vie est donc clair et précis. L’être humain n’est pas soumis à résidence, il va évoluer en utilisant la mobilité sociale, en changeant d’équipe de projets de vie, de villes libres, de fonctions dans le but d’améliorer ses compétences sur le plan professionnel mais également dans le but de poursuivre son cheminement initiatique et spirituel et tout simplement vivre ses amours. 

Cette mobilité sociale, nous l’avons vu, repose essentiellement sur l’utilisation des biens communs avec les droits sociaux. Ces biens communs sont d’abord les réalisations d’œuvres immobilières héritées de nos aînés et celles construites par la génération contemporaine, actuelle. Dans les Réseaux de Vie, là où va le citoyen, la citoyenne depuis leur enfance jusqu’à leur fin de vie, un toit les attend pour leur gîte et leur couvert, leur repas. L’être humain qui se présente à la porte n’est pas un miséreux, un réprouvé, un exclu de la société mais un porteur de projets qui participe à l’échange des solidarités, un porteur de paix sociale.

L’élimination de l’exclusion sociale et des pratiques politiques pour diviser la société.

De même, le fonctionnement des systèmes de pouvoir repose sur l’exclusion et la désignation d’un groupe social à soumettre, à combattre. La division parmi le groupe social soumis aux dirigeants du système s’ajoute à l’exclusion et à l’élimination des groupes étrangers. Tout est bon pour diviser : la différence entre homme et femme, jeune et vieux, couleur de peau, religion. Si le patriotisme et les cérémonies commémoratives des guerres du passé ne suffisent plus à rassembler, autant jeter de l’huile sur le feu et développer de nouvelles divisions à partir de notre histoire, spécialement de l’histoire coloniale des pays européens.

Abandonner le wokisme pour la pratique de l’action politique dans les Réseaux de Vie.

Il faut réveiller la jeunesse, principe du wokisme, pour qu’elle soit consciente des injustices sociales, politiques, et lutte contre le racisme et l’oppression vécue par certaines minorités. L’éveil serait donc la reconnaissance d’un droit à la liberté. Mais la liberté légale ne suffit pas, seule la connaissance, l’instruction amènent la liberté intellectuelle, soit l’éveil de la conscience. En politique, les conservateurs de droite se retrouvent face à des jeunes qui veulent effacer le monde de leur parent. Au même titre que les politiques de gauche traite les gens d’extrême droite de “facho”, les gens de droite traitent leurs opposants de woke. Une lutte radicale est portée par les militants antiracistes, féministes et LGBT. Ce qui peut provoquer des divisions violentes dans les universités. 

Lutter contre les injustices sociales sans être capable de comprendre comment fonctionne les systèmes de pouvoir et sans être encore moins capable de quitter ces systèmes de pouvoir parce qu’ignorant.e du fonctionnement des organisations en réseaux de vie, ignorant.e de la subsidiarité, de la monnaie pleine, de la complémentarité entre les trois formes de propriété, ce n’est qu’ajouter de la division et de la violence à la violence utilisée pour soumettre les peuples aux intérêts des dirigeants des systèmes de pouvoir. 

L’ignorance sur l’alternative des organisations en réseaux de vie est masquée alors par la Cancel culture. Littéralement, «culture de l’annulation». Face à une personne (ou une entreprise) jugée raciste, homophobe ou sexiste, les adeptes du mouvement woke n’hésitent pas à appeler au boycott de l’individu accusé. L’objectif est de faire disparaître ce dernier de l’espace public, de le rendre inaudible. Certaines figures emblématiques de l’histoire d’un pays peuvent être concernées: aux États-Unis, nombreuses sont les statues de généraux de l’armée ou d’anciens présidents à avoir été déboulonnées. Nous allons alors aussi vers le Grand Reset.

Abandonner l’idée chimérique de transformer le système capitaliste pour un nouveau système capitaliste plus social.

La « Grande réinitialisation » promue par le Forum de Davos depuis juin 2020 est une somme de pratiques et de réformes à mettre en place au niveau mondial afin de créer une nouvelle donne économique, environnementale et sociale face à la crise sanitaire. Ce projet a pour ambition de créer un monde futur meilleur: « Il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique. Ne rien faire, ou trop peu, revient à avancer aveuglément vers toujours plus d’inégalités sociales, de déséquilibres économiques, d’injustice et de dégradation de l’environnement« , explique l’organisation sur son site web. En clair, ce projet mènerait à « un monde plus vert, plus juste et plus prospère« . La solution réside — selon Klaus Schwab et le projet de Grande réinitialisation — dans une « redéfinition du capitalisme, pour prendre en compte le capital financier, mais aussi le capital social, le capital naturel et le capital humain. » En clair, il s’agit d’un écran de fumée pour dire que le système néo libéral capitaliste est certes perfectible mais la réalité des politiques conduites à travers le monde montre le creusement des inégalités. La crise sanitaire du Covid a favorisé, comme toute crise du système capitaliste, l’augmentation rapide et phénoménale des plus grandes fortunes. Certes les formes du capitalisme évoluent, essentiellement en fonction des nouvelles technologies utilisées mais dans ces théories et ces mouvements politiques, il n’est absolument pas question de quitter le système de pouvoir économique capitaliste libéral pour une autre civilisation humaniste sans systèmes de pouvoir.

Le résultat de ces mouvements intellectuels pour une prétendue lutte contre les injustices, est la dénaturation des connaissances historiques, la confusion des esprits et l’incapacité des citoyens à se révolter contre les nouveaux maîtres du monde, spécialement ce clan des puritains anglo-saxons qui ont usurpé le pouvoir citoyen au nom de leur doctrine de la prédestination des élites à gouverner les peuples et à éliminer celles et ceux incapables de se soumettre aux directives divines qu’ils ont édictées pour maximiser leurs profits et leur pouvoir tyrannique.

C’est bien de tout ceci que nous devons nous débarrasser en quittant les systèmes de pouvoir. Revenons à nos Réseaux de Vie, à ce droit qui nous est interdit tant que nous n’osons pas le remettre en place et l’utiliser pour la prospérité économique, la justice sociale, les deux piliers d’une paix sociale citoyenne.

Alors aujourd’hui qu’en est-il de ces échanges des solidarités dans un groupe social, de cette paix sociale ? Comment l’observer, quelles formes prend-t-elle ?

Développer la paix sociale.

En suivant le principe de la subsidiarité, nous prendrons deux directions : 

  • celle de la subsidiarité descendante depuis, allons-y pour ce choix de vocabulaire, la volonté générale exprimée au niveau de l’action politique dans les assemblées des Institutions des Réseaux de Vie 
  • et, deuxième direction, celle du choix personnel des citoyens qui vont élaborer leur plan de vie capable de répondre à leurs raisons de vivre selon leurs caractères, personnalités, identités, choix d’une culture de groupe social avec ses valeurs, normes et modes de vie. 

Cette deuxième direction s’apparente à la subsidiarité ascendante puisque ces choix vont conditionner l’appartenance à une ville libre, des équipes de projet, un domaine de connaissances professionnelles et d’expertise, à des particularités locales, des choix de loisirs sans oublier une démarche personnelle initiatique spirituelle capable d’enrichir un être humain de ses amours.

Les caractéristiques de la Paix sociale dans les Réseaux de Vie. 

Nous sommes ici au niveau des conséquences sur le plan social du fonctionnement des institutions politiques et économiques des Réseaux de Vie. 

L’égalité juridique, politique, économique et sociale.

Ces conséquences assurent la pratique quotidienne d’une norme de vie essentielle dans une société : l’égalité. Dans les Réseaux de vie, elle n’est plus ou pas une fiction, une utopie, un idéal mais un objectif qui est réalisé.

Cette égalité se décline non seulement sur le plan du droit avec l’égalité des citoyens devant la loi mais aussi à travers l’utilisation des biens communs sur le plan économique et le travail en commun dans les équipes de projet de vie. Sur le plan social cette égalité se renforce à travers l’élimination des discriminations, des mesures inégalitaires que les systèmes de pouvoir utilisent pour diviser les peuples afin de mieux les soumettre.

Au niveau politique, nous avons vu l’égalité juridique qui confère à chaque membres des Réseaux de Vie le droit de participer aux assemblées de l’action politique, troisième niveau de l’activité humaine ainsi qu’à travers le statut de membre de droit de la Garde Nationale au niveau de la Ville libre dans laquelle il réside.

L’égalité politique réside concrètement dans l’appartenance à au moins une équipe de projets de vie, ce qui permet l’élévation du niveau des compétences, l’obtention d’une rémunération et le droit d’utiliser les biens communs attribués à cette équipe de projet pour assurer son fonctionnement et son développement : logement, services à la personne : restauration, loisirs, transports, etc. Cette participation à une équipe de projet permet d’être en relation avec les experts qui aident cette équipe au niveau de la démarche Qualité Totale, de l’utilisation de la Monnaie pleine, l’utilisation des Biens communs, la participation à un Centre de gestion de l’activité humaine, la participation au fonctionnement de la Confédération des Réseaux de Vie. C’est bien la pratique de la subsidiarité qui garantit cette égalité politique.

Au niveau économique, l’égalité réside à travers la liberté d’accès aux Biens communs, aux formations et parcours professionnels et personnels pour développer les compétences et prendre ainsi des responsabilités plus élevées dans l’organisation de la production et de la répartition des richesses produites par le travail de tous.

Au niveau social, l’égalité réside dans la participation à la lutte contre toutes les dérives, les dysfonctionnements qui viennent menacer le fonctionnement des Réseaux de Vie, spécialement au niveau de l’obtention du Coût de la Solidarité et du partage de cette Solidarité parmi les Réseaux de Vie mais aussi parmi les pays encore sous la domination des systèmes de pouvoir. Le principe de l’alliance des contraires pour définir les objectifs des équipes de projets de vie garantit l’égalité au niveau social.

Dans la Partie 4 des Réseaux de Vie que nous intitulons « L’art de vivre », nous décrirons des exemples réels ou fictifs de cette paix sociale et civile. 

L’élimination des menaces et des dysfonctionnements par l’activité des équipes de projet de vie.

Ici, nous en sommes aux conséquences sociales apportées par la réalisation des objectifs des équipes de projet de vie au niveau des institutions politiques et économiques sur les deux niveaux d’activité humaine, travail et réalisation des œuvres. 

Ces objectifs réalisés portent sur les menaces à la vie sur Terre dont les dérèglements climatiques, les pollutions, la gestion des ressources naturelles, sur l’élimination des inégalités causées par les systèmes de pouvoir et spécialement le capitalisme néo libéral, sur l’élimination des conflits armés organisés par les dirigeants des systèmes de pouvoir pour accroître leurs pouvoirs, piller les richesses à travers le monde, sur l’élimination des dysfonctionnement de la vie en société dans le cadre des systèmes de pouvoir et de leurs intérêts. 

Ce travail imposant pour éliminer les conséquences négatives et funestes du fonctionnement des systèmes de pouvoir sera précisé dans la Partie 5 des Réseaux de Vie. Poursuivons la présentation et le fonctionnement des institutions sociales des Réseaux de Vie.

Les principales institutions sociales que nous allons présenter plus loin sont l’éducation et la formation, la santé, la justice, la lutte contre les exclusions et les injustices, la préparation à la vie et à la survie contres les menaces à la vie sur notre planète. Ces institutions sociales regroupent les équipes de projets de vie qui réalisent les objectifs définis lors des assemblées de l’action politique.

La paix sociale est ainsi acquise à travers l’élimination des dysfonctionnements qui surviennent dans le développement des Réseaux de Vie, grâce à la démarche Qualité Totale qui anime l’ensemble de l’activité humaine et ceci ne devient possible que grâce à la liberté d’action des citoyens pour présenter les objectifs de leurs équipes de projet de vie dans le cadre des finalités, des missions qu’ils donnent à leur travail en commun. 

L’absence du contrôle d’un état.

 Cette liberté d’action repose sur une caractéristique fondamentale du fonctionnement des Réseaux de Vie : l’absence des administrations, l’abandon de la structure de l’État. 

Nous retrouvons ici les propos de Francis Dupuis-Déri, en 2013, dans son livre « Démocratie Histoire politique d’un mot, aux États-Unis et en France » 

« Pourtant au Moyen Âge et pendant la Renaissance européenne, des milliers de village disposaient d’une assemblée d’habitants où se prenaient en commun les décisions au sujet de la collectivité. Les « communautés d’habitants », qui disposaient même d’un statut juridique, ont fonctionné sur le mode de l’autogestion pendant des siècles. »  et l’explication de la fin de cette démocratie directe locale participative est connue : « L’assemblée d’habitants est alors un espace où s’organise la résistance face à cette montée en puissance de l’État…./… Finalement, les assemblées d’habitants sont interdites et le roi nomme des préfets à la tête des communautés. » 

  1. La structure de l’état est l’outil de contrôle des peuples dans les systèmes de pouvoir.

L’état est une structure administrative pour gérer un territoire devenu de plus en plus vaste pour le système de pouvoir, en l’occurrence la monarchie. Lorsque cette étendue de territoires aux peuples multiples va encore s’étendre, la monarchie se transformera en un empire. La fin de la démocratie directe locale participative a eu lieu lorsque le système de pouvoir a disposé des moyens techniques et humains pour contrôler son territoire. L’abandon des systèmes de pouvoir se traduit en priorité par l’élimination de la structure administrative de l’état. Notre lectrice ou lecteur connait maintenant par quelles institutions politiques et économiques, cette structure administrative de l’état est remplacée. Nous connaissons aussi l’affirmation de cet écrivain qui dénonce l’imposture, le mensonge de l’état :

« L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : Moi, l’État, je suis le peuple.» Friedrich Nietzsche

La paix sociale dans un pays se développe sans l’état, sans le contrôle imposant de la structure administrative d’un état ou d’une institution supra étatique. Les services publics évoluent en équipes de projets de vie dans le cadre des institutions concernées par leurs missions, leurs finalités. Ils ne sont plus financés à partir des impôts et taxes mais avec la monnaie pleine et les droits sociaux, sans recours à l’emprunt sur les marchés financiers. Les politiques d’économies ou de réduction des moyens pour favoriser la privatisation de ces services à la personne n’existent plus dans les Réseaux de Vie.

  1. L’élimination des conséquences du fonctionnement de l’état dans les Réseaux de vie. 
  1. L’absence de chômage : 

l’ajustement entre le premier niveau d’activité, le travail indispensable à la vie et à la survie, et le second niveau d’activité, la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, se fait au niveau local lors des assemblées de l’action politique. Une solution, nous l’avons indiquée, est la réalisation de travaux au niveau de la Garde nationale de la ville libre dans ses équipes de projet de vie qui œuvrent contre les effets du dérèglement climatique, la transition énergétique, les menaces des groupes terroristes et les violences et crimes des bandes organisées… L’ajustement peut aussi se réaliser par l’appel à des salariés d’autres réseaux locaux ou étrangers selon les traités de paix établis par la confédération.

  1. L’absence de système fiscal : 

l’utilisation complémentaire des propriétés individuelle, commune et collective assure la répartition des richesses produites par les équipes de projet de vie pour l’ensemble de l’activité humaine. Le financement des investissements et le paiement de rémunération est réalisé à partir de la monnaie pleine et des droits sociaux. Il n’y a plus d’injustices ou d’inégalités sociales dans la gestion des impôts directs et indirects, des taxes, des prélèvements sociaux. L’évasion fiscale n’est plus possible. Les richesses restent sur place comme lors de la période médiévale dans les villes libres.

  1. L’absence des inégalités de patrimoine : 

le patrimoine hérité de notre histoire est géré à travers les équipes de projet de vie qui ont choisi de le gérer, le conserver et le développer. L’action politique des villes libres, de la Confédération et de la garde nationale chargée entre autres, de la protection du patrimoine, détermine la forme de propriété la plus judicieuse pour un bien faisant du patrimoine. Par exemple la nue propriété est gérée en propriété collective ou commune et l’usufruit est attribué aux anciens propriétaires individuels. Autre solution possible, le bien reste entièrement en propriété individuelle et les travaux de conservation ou d’aménagement ouvrent droit à une part du capital. La gestion devient au fil du temps collégiale en propriété collective ou commune. L’ensemble du patrimoine immobilier et mobilier est ainsi préservé, restauré, développer et conservé au niveau des Réseaux de vie sans vente à des étrangers propriétaires privés. L’accès à l’ensemble du patrimoine pour le public national et étranger est ainsi garanti.

  1. L’absence des inégalités de revenu :

 les grilles de salaires des différentes équipes de projet de vie sont harmonisées selon le niveau de responsabilité évalué pour les différents postes de travail. Le développement du niveau des compétences assure une progression des revenus que ce soit à travers la polyvalence ou l’expertise. Il n’y a plus d’emplois dans des structures financées par les impôts et taxes. Il n’a plus de distinction entre économie marchande et non marchande, entre entreprises commerciales et services publics. L’utilisation de la monnaie pleine et des droits sociaux garantit la prospérité économique et une répartition juste et équitable des richesses produites par le travail de tous. Cette répartition utilise à côté de la rémunération individuelle, la rémunération et les primes liées à l’obtention des résultats dans une équipe de projet de vie.

A côté des revenus tirés de son travail, l’allocation de droits sociaux depuis la naissance jusqu’à la fin de vie, certes selon des conditions à remplir, participe grandement à la minimisation sinon à l’élimination des inégalités de revenus.

  1. L’absence des inégalités sociales

au niveau du logement, de la formation, de la santé, de l’avancée en âge : l’action politique au niveau local et au niveau confédéral dirige l’organisation des équipes de projet de vie et leurs objectifs pour garantir la minimisation et l’élimination des inégalités sociales actuelles qui sont la conséquence du fonctionnement des systèmes de pouvoir, spécialement du système capitaliste néo libéral et des différentes théocraties fanatiques et obscurantistes, sans oublier les tyrannies et les fascismes présents sur notre planète. 

Cette mission représente dès l’abandon des systèmes de pouvoir, un volume de travail considérable pour les villes libres et la confédération des Réseaux de Vie. Nous l’avons précisé : la monnaie pleine et les droits sociaux n’ont qu’une seule limite : le manque de main d’œuvre et de compétences pour créer et développer des équipes de projet de vie.

  1. L’absence des inégalités culturelles

Nous aborderons plus loin, lors de la présentation des institutions culturelles, les inégalités culturelles. Parmi elles, nous trouvons les inégalités entre êtres humains qui utilisent leurs deux sources de savoir, peu nombreux dans les systèmes de pouvoir qui interdisent justement la voie individuelle initiatique pour tenter d’éliminer les citoyens éveillés capables de contester leur pouvoir et d’éliminer les dirigeants des systèmes de pouvoir, d’une part et d’autre part les êtres humains qui n’utilisent plus ou moins que leur source de savoir intellectuel et rationnel sans forcément être capable de remettre en cause les connaissances apprises dans le système d’éducation et de formation dans lequel ils ont grandi.

Lorsque nous parlons, écrivons : « absence des inégalités de … », nous présentons une situation qui correspond au développement des Réseaux de Vie après la fin de la période de transition, après avoir quitté, abandonné les systèmes de pouvoir. La partie cinq de l’essai « Les Réseaux de Vie » montre les mesures à prendre et les politiques à mettre en place pour réussir et la sortie des systèmes de pouvoir et la mise en place des Réseaux de Vie dans le contexte mauvais sinon encore hostile hérité des siècles, voire deux millénaires, de soumission aux dirigeants des systèmes de pouvoir en Europe.

  1. Le choix personnel de son parcours de vie.

La subsidiarité est ascendante et descendante sinon elle n’existe pas. De même la paix sociale ne peut pas se limiter à des propositions venant exclusivement des institutions. Le choix personnel est déterminant et tout comme les solutions présentées dans le Coût d’Obtention de la Qualité (COQ), ce choix va s’inscrire dans le plan des différentes institutions concernées et à terme, il sera inscrit parmi les financements et les utilisations des biens communs pris en compte dans le Plan mis au point par la Confédération.

Ce choix se détermine au départ par des modèles qui suivent les étapes habituelles de la condition humaine depuis l’enfance jusqu’à la retraite. Ces modèles intègrent les passages nécessaires pour évoluer parmi les réseaux de vie. Un premier choix important porte sur le déroulement de l’éducation et de la formation avec l’utilisation de nos deux sources de savoir.

L’éducation et la formation :

Nous aborderons plus loin au niveau de la culture, des valeurs, des normes et des modes de vie, le choix d’un groupe social d’adopter plus ou moins la structure sociale matriarcale dans laquelle l’éducation est très différente et certainement plus humaniste que dans la culture patriarcale largement utilisée dans les systèmes de pouvoir. De même pour le cheminement initiatique et l’utilisation des quatre voies pour accomplir son développement spirituel, son intégration dans le choix de vie repose actuellement sur la connaissance des pratiques des peuples premiers et des civilisations anciennes ou toujours présentes les cultures hindouiste et bouddhique.

L’enfant n’est pas soumis à ses parents comme dans le système patriarcal qui est utilisé pour imposer l’exclusivité de la propriété privée. Il vit une bonne partie de ses journées avec son groupe d’appartenance enfant et découvre régulièrement des groupes de référence de son âge et plus âgés dans lesquels il va puiser des connaissances pour développer sa conscience et son désir de vivre jusqu’à trouver ses raisons de vivre dans sa condition humaine. Il utilise donc à ce moment là des biens communs et des biens immobiliers, des espaces naturels et des paysages adaptés à ces moments de vie. Nous préciserons ces lieux lorsque nous présenterons plus loin le cheminement spirituel dans les institutions culturelles.

Le choix le plus important porte sur l’utilisation des droits sociaux accordés à chaque enfant et pour chaque tranche d’âge. Dans le cas où le montant de ces droits sociaux n’a pas été utilisé, il n’est pas reporté sur la tranche d’âge suivante. Une enquête sociale est ouverte dans l’intérêt de l’enfant. Dans le cas où le projet d’éducation et de formation de l’enfant dépasse le montant alloué, l’équipe de projet de vie de la ville libre qui a pour mission l’organisation de l’éducation et de la formation, à travers l’évaluation du COQ pour cette mission évalue le montant nécessaire de droits sociaux pour réaliser l’objectif validé pour un enfant ou un groupe d’enfants. La démarche de financement est ensuite la même que pour tout projet de vie. Recherche du COS, intervention du centre de gestion de l’institution sociale de la ville libre et intervention le cas échéant de la Confédération pour modifier le Plan et la gestion des besoins en monnaie pleine ou en droits sociaux. Cet ajustement se fait au jour le jours, sans délai, le cas échéant.

Ce choix individuel n’est donc pas limité pour des raisons budgétaires et financières. Il est validé par les experts du centre de gestion. Par exemple, un.e enfant détecté.e pour des dons artistiques, scientifiques, littéraires, sportifs, linguistiques, etc. aura des propositions pour suivre un parcours éducatif et de formation avec l’utilisation de moyens plus importants et coûteux : voyages, séjours dans des centres de formation loin de son domicile, inscription à des cours de professeurs ou d’experts de haut niveau intellectuel et spirituel…

Nous avons présenté le cas du jeune berger Gerbert qui devint le pape bénédictin Sylvestre II, en l’an mille.

Ce cas peut être emblématique et synthétiser la direction à suivre dans la mission d’éducation et de formation assurée par les institutions politiques, économiques, sociales, culturelles des Réseaux de Vie.

Pour illustrer nos propos, nous utilisons cet extrait d’un texte de Krishnamurti : « Ce qu’est le vrai enseignement »

« L’éducation dans le vrai sens de ce mot consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être. L’enfermer dans le cadre d’un idéal c’est l’encourager à s’y conformer, ce qui engendre en lui la peur en même temps qu’un perpétuel conflit entre ce qu’il est et ce qu’il devrait être. Et tous les conflits intérieurs ont une manifestation extérieure, dans la société. Tout idéal est une véritable barrière à la compréhension que nous pouvons avoir de l’enfant et à celle qu’il peut avoir de lui-même. »

Krishnamurti

L’utilisation de nos deux sources de savoir.

Après le choix d’une éducation et d’une formation, la question de leur déroulement dans le temps pose le choix de la priorité accordée à un moment donné à l’une ou l’autre de nos deux sources de savoir.

Cette situation n’existe pas dans les systèmes de pouvoir puisqu’en principe la source initiatique et spirituelle est interdite afin de défendre les dogmes imposés par les dirigeants des systèmes de pouvoir. L’utilisation exclusive de la source intellectuelle et rationnelle ne sert qu’à sélectionner celles et ceux qui recevront l’éducation et la formation requise pour obtenir des responsabilités dans le fonctionnement des systèmes de pouvoir. 

Albert Einstein a fort bien synthétisé la question de l’absence de notre première source de savoir dans le fonctionnement des systèmes de pouvoir.:

« Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don. » Albert Einstein. 

Nous verrons plus loin en présentant le développement spirituel, l’utilisation des quatre voies ou cheminements sur les trois étapes de ce développement spirituel. Dans les Réseaux de Vie, cette utilisation des quatre cheminements est reconnue et développée depuis le plus jeune âge jusqu’à la fin de vie. L’objectif personnel est de pratiquer au moins un cheminement depuis sa plus jeune enfance. A certaines étapes de la condition humaine, il est plus propice et aisé d’utiliser l’une ou l’autre ou encore plusieurs cheminements en même temps. L’évidence veut qu’à ce moment là, l’utilisation de notre seconde source de savoir, la source intellectuelle et rationnelle devienne moins importante et laisse du temps à l’utilisation de notre première source.

Ce n’est pas forcément une complication particulière parce que l’éducation et la formation se déroule en groupe, en commun entre jeunes puis adultes du même âge qui avancent dans la vie étape par étape. Nous verrons que chez les peuples premiers, notamment les indigènes des îles Trobriands étudiés par Bronislaw Malinowski, cette complémentarité entre développement spirituel et intellectuel est très bien organisée. A l’adolescence, la priorité sociale est de favoriser la formation de couples solides et amoureux qui prendront ensuite en charge les responsabilités familiales envers leurs enfants et leurs proches et selon le niveau de cette réussite au niveau familiale, pourront accéder aux responsabilités publiques dans la gestion de la vie politique et économique, sociale de leur groupe d’appartenance et de leur peuple. Dans ce but essentiel à la vie de leur groupe social, l’adolescence est l’étape où après un premier cheminement spirituel, celui-ci utilise largement la voie de l’extase amoureuse favorisée par la norme de la liberté sexuelle dans la culture de leur peuple. 

Malinowski avait montré à Freud toute l’importance de cette étape dans le développement spirituel des êtres humains pour qu’ils vivent l’amour humain le plus fort, s’enrichissent de leurs amours à travers la découverte de leurs âmes sœurs avant de participer aux plus hautes responsabilités publiques pour assurer la paix parmi leur peuple et les peuples voisins. C’est en cela que les sociétés plus ou moins matriarcales garantissent nettement mieux la paix et l’amour que ne le font les sociétés patriarcales. Sigmund Freux l’avait admis vers l’année 1936 et demandé à ce que ses livres sur Éros et Thanatos, la société patriarcale en général soient mis de côté et à ne plus lire, soit quelques trois années avant sa mort à Londres, après avoir rencontré Malinowski qui s’occupa de son accueil à Londres.

En clair, l’utilisation de nos deux sources de savoir nous conduit au delà du spirituel et de l’intellectuel, vers une dimension commune aux êtres humains bien loin des catégories rationnelles et irrationnelles imposées pour diviser les sociétés, les peuples, les familles et trop souvent nos amours terrestres.

Trouver nos raisons de vivre

avec les autres.

Elles sont multiples même si nos raisons de mourir se limitent le plus souvent à l’épuisement de notre corps charnel humain. L’être humain dans les Réseaux de Vie, étape par étape, va sélectionner les activités humaines qui vont lui permettre d’obtenir l’expérience de vie. Celle-ci répond d’abord à son caractère puis à sa personnalité et à travers son histoire héritée et vécue personnellement, à son identité.

La plupart du temps, la ou les principales raisons de mener sa vie humaine dans une direction personnelle et singulière, viennent de l’histoire personnelle et familiale, locale. Les exemples sont très divers : un accident qui modifie les capacités de son corps charnel, un décès dans son entourage, un contact avec la maladie ou la mort, la misère dans laquelle vivent des proches ou des personnes rencontrées ponctuellement. Il y a aussi des évènements heureux : la rencontre amoureuse, les succès de son équipe en sport, dans le travail, les études, la pratique des arts. Sans oublier les secrets de famille souvent liés à des évènements lors d’une guerre ou lors de conflits familiaux. Mais la possibilité existe de favoriser la découverte de moments nouveaux et révélateurs de passions inconnues jusque là. Cette mission essentielle de l’éducation utilise comme moyens pédagogiques les séjours à la montagne, à la mer, à la campagne, dans des villes, d’autres pays. La participation à des rencontres culturelles avec des artistes, des personnes plus âgées, plus jeunes, la participation à des rencontres scientifiques ou professionnelles, sont également des moments propices pour développer la curiosité intellectuelle ou des émotions capables de susciter un cheminement plus profond et intime avec son projet de vie dans sa condition humaine.

Ces rencontres se traduisent dans un questionnement et c’est ce questionnement qui peut être transmis aux autres dans une recherche de réponses. 

avec soi-même.

Cependant nos raisons de vivre reposent également sur un fondement intime lié depuis notre naissance à la relation entre notre corps charnel, son fonctionnement spécialement intellectuel d’une part et d’autre part ce qui vit en nous. Laissons le traumatisme de la naissance et allons plus loin vers la découverte de celui qui vit en nous et qui est le même que celui qui vit en chacun de nous. Nous aborderons ce sujet plus loin au niveau du développement spirituel. 

Pour le moment restons à cet échange entre un médium réputé et le groupe que nous étions, venu un samedi après-midi à la réunion mensuelle de l’association pour les soins palliatifs. Sa fondatrice avait prévu pour ces réunions un déroulement précis : d’abord la présentation d’une expérience de mort immédiate (EMI) ou NDE (en anglais Near Death Experience)par une personne qui le plus souvent l’avait racontée dans un livre, ensuite ce témoin échangeait avec les participants, suivait une pause avec un collation et un moment d’échange informel entre les participants. Après la pause durant laquelle les personnes qui le souhaitent viennent déposer une photo d’un être cher récemment disparu, le médium choisit 6 photos et établit une connexion avec la personne défunte dont il a la photo en mains. A la fin de son intervention, il informe l’assistance qu’il donne des cours pour que chacun puisse redevenir le médium qu’il était à sa naissance et que la pression sociale et familiale, vers l’âge de 5 ans, ont fait disparaître ou ont réduit au silence. Son message est clair : nous sommes tous des médiums à notre naissance et nous avons cette capacité de dialoguer entre notre âme et l’âme générique, ce fameux dialogue de l’âme pour l’âme que les poètes poursuivent tout au long de leur vie.

Les systèmes de pouvoirs et les théocraties imposent l’élimination de la parole d’un enfant médium et s’il manifeste les troubles du comportement propres à l’état médiumnique, les médecins vont le traiter pour troubles neurologiques, éventuellement psychiatriques. Ce fut notre cas. Inutile de préciser les troubles sociaux qui peuvent survenir suite à cette castration médiumnique. C’est pire encore que les dégâts causés par l’utilisation des idéaux dans le système éducatif dont parle Krishnamurti. 

Or chez les peuples premiers et dans les civilisations humanistes florissantes, le lien entre notre condition humaine et les aspects de la vie après ou avant la vie humaine est respecté et surtout développé. L’enfant médium va utiliser ce lien pas uniquement pour entrer en contact avec des défunts ou le plus souvent devoir écouter des défunts en errance qui lui demandent une aide pour traverser le puits de lumière. Ce lien lui permet de canaliser cette énergie médiumnique pour trouver non plus des défunts mais celui qui vit en nous et en chacun d’entre nous, notre source de Vie et ainsi développer son dialogue de l’âme pour l’âme. L’enfant médium devient alors un être humain en plein développement spirituel pour trouver la rencontre avec les mystères de la vie et enfin commencer son évolution humaine, c’est à dire son partage de l’indicible et de la vision humaniste de notre condition humaine sur Terre. Il est alors devenu le porteur d’Amour et de Paix capable de participer activement au développement d’une civilisation fondée sur ces valeurs fondamentales de l’humanité. Nous avons besoin de ces porteurs d’Amour et de Paix pour nous guider vers cette vision de notre condition humaine apaisée, sans peur de la mort et des seigneurs de guerre, des tyrans et des criminels en tous genres. Tous, nous en avons reçu la capacité à notre naissance. Nous ne devons plus accepter d’être obligés de l’étouffer, la cacher ou la réduire au silence dès que nos enfants vers l’âge de trois à cinq ans nous dérangent, nous les parents ou les maîtres des écoles, les voisins ou qui que ce soit, dans nos certitudes apprises lorsque nous avons été soumis au système éducatif des systèmes de pouvoir.

La paix sociale dans les Réseaux de Vie repose largement sur des êtres humains qui partagent leurs raisons de vivre dans notre condition humaine sur la planète Terre.

S’enrichir de nos amours

 Un monde sans père ni mari.

En novembre 2003, lors de la projection du film documentaire « Un monde sans père ni mari, le peuple Moso  » présenté par une équipe de Bruxelles qui l’avait tourné durant l’année 2000 sur les bords du lac Lugu au Yunnan, nous étions un petit groupe de notre Club Alpin local venu assister à cette projection, attirés par tout ce qui touche à l’Himalaya et au Tibet.

Stupéfaits par les paroles d’une vénérable dame âgée qui dans son sourire inaltérable nous expliquait que c’étaient elle avec les autres femmes, qui partageaient le pouvoir dans leur village et leur ethnie, notre stupéfaction grandit encore lorsqu’une jeune femme de vingt ans, encore plus souriante, nous explique sur le grand écran qu’elle avait eu jusqu’ici plus de cent amants et qu’à ce titre, elle était très bien considérée dans son village et sa région. Une autre dame plus âgée expliqua que plus un amant habite un village éloigné, plus la jeune femme est considérée car si elle a des enfants de cet amant, elle apporte du sang neuf dans le village qui réduit le risque de consanguinité et d’autre part, si le village a des mauvaises récoltes et pas dans celui de l’amant, cette relation amoureuse va apporter une solution pour trouver de la nourriture et survivre. 

Le matriarcat assure aux femmes la conduite des relations sexuelles avec la mission de s’enrichir de nos amours. Au cours de sa vie, la femme grâce à la liberté sexuelle, parmi ses amants va trouver une ou plusieurs âmes sœurs qu’elle conservera jusqu’à son décès. En principe ces âmes sœurs seront des hommes mais comme il n’y a pas de tabou sur l’homosexualité, seulement une discrétion encore plus importante que pour les relations amoureuses entre hommes et femmes, l’âme sœur compte pour ce qu’elle est et non pas pour son genre sexué. Le seul tabou entre les amants intervient au premier décès. L’amant.e survivant.e ne doit pas assister aux funérailles de son.a conjoint.e. Les amants doivent conserver intact les souvenirs de leurs amours et ne pas prendre le risque de les voir abîmer par le spectacle de la mort de l’un.e d’entre eux ou elles.

Nous préciserons dans notre partie 4, L’Art de Vivre, la manière de développer l’enrichissement de nos amours dans les Réseaux de Vie, notamment et principalement avec nos âmes sœurs.

Synthèse sur la paix sociale dans les Réseaux de Vie :

La paix sociale est la conséquence politique et économique du fonctionnement des Réseaux de Vie, sans la structure de l’état.

Comme leur fonctionnement, elle se fonde sur la pratique de la subsidiarité.

Les institutions politiques et économiques à travers les activités des villes libres, des équipes de projet de vie, de la Confédération réalisent leurs missions de production et de répartition des richesses en utilisant la monnaie pleine, les droits sociaux, les biens communs. Ces résultats permettent le développement de la paix sociale en éliminant les inégalités et les dysfonctionnements provoqués par les systèmes de pouvoir, spécialement le système capitaliste, libéral, néo libéral.

La démarche Qualité Totale permet ensuite le calcul du Coût d’Obtention de la Solidarité (COS). L’optimisation des échanges de ces solidarités développe la paix sociale.

Les membres des Réseaux de Vie élaborent leurs projets de vie en choisissant tout au long de leur vie humaine, le parcours d’éducation et de formation qui répond à leurs raisons de vivre dans leur condition humaine sur la Terre. Cette éducation utilise nos deux sources de savoir. En conséquence, l’apprentissage des savoirs et l’acquisition des expériences ne se limite pas uniquement à des échanges de connaissances avec d’autres personnes. Il comprend aussi l’utilisation du dialogue de l’âme pour l’âme dans le cheminement spirituel initiatique. Arrivé dans son étape d’évolution humaine, l’être humain s’enrichit de ses amours spécialement lorsqu’il trouve ses âmes sœurs et les conservent jusqu’à sa fin de vie humaine, sinon plus.

C’est grâce à ses amours humains développés à partir de sa rencontre avec les mystères de la Vie qu’il est capable de construire une civilisation fondée sur les deux valeurs essentielles de l’humanité, l’amour et la paix. Le développement de la paix sociale parmi les Réseaux de Vie se poursuit ensuite par la paix avec les autres peuples vivant sur notre planète, avec la nature qui nous héberge, avec la vie de notre Univers et de notre planète et ses risques de destruction auxquels chaque génération d’êtres humains doit se préparer pour survivre.

Conclusion du chapitre sur la paix sociale.

Il n’y a pas de classes sociales dans les Réseaux de Vie, surtout pour diviser les peuples et renforcer la domination des dirigeants comme dans les systèmes de pouvoir. 

Sans état, après l’abandon des systèmes de pouvoir, les Réseaux de Vie développent la paix sociale qui traduit une production et une répartition des richesses sans inégalités, injustices parce qu’obtenues par la pratique de la démarche Qualité Totale, le développement de la Solidarité et de ses échanges, l’utilisation de la Monnaie pleine et des Droits sociaux, des Biens communs, du Plan.

Cette complémentarité entre les trois formes de propriété et l’utilisation à nouveau de la propriété commune rendue possible grâce à la subsidiarité, dès l’abandon des systèmes de pouvoir, est le principal acquis politique pour restaurer la liberté dans une civilisation humaniste. Cette liberté politique se traduit au niveau individuel par le choix personnel de Vie afin de répondre à nos raisons de vivre dans notre condition humaine sur Terre. Liberté garantie par les institutions, liberté des choix de vie, assurent grâce à l’utilisation de nos deux sources de savoir, la possibilité de s’enrichir de nos amours et de vivre chaque jour nos valeurs essentielles d’Amour et de Paix.

Nous avons vu par ailleurs la Sécurité et la Défense des Réseaux de Vie avec la Garde nationale et les moyens militaires pour proposer les Traités de Paix sinon, le cas échéant les Déclaration de guerre non plus à des états mais à des sociétés commerciales ou financières, des groupes sociaux, des despotes et tyrans avec leurs miliciens et affidés. 

Les Réseaux de Vie refusent d’entrer dans les manipulations des dirigeants capitalistes libéraux pour mener des guerres de classes sociales dans les pays soumis à leurs intérêts. Ils refusent d’entrer dans les doctrines marxistes et communistes mises en place par ces dirigeants capitalistes lors du développement de ces systèmes de pouvoir autocratiques communistes, soviétiques et autres, en guise d’opposition à leur gouvernement mondial capitaliste et financier, de manière à pouvoir organiser des guerres mondiales, régionales, des crises économiques, financières, sanitaires incessantes depuis le début du XXème siècle et maximiser leurs profits.

Ainsi, les institutions des Réseaux de Vie créent et développent la paix sociale, base indispensable pour une économie prospère et une civilisation florissante.

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