Les manifestations d’octobre 2026, l’avenir de la jeunesse et l’état calamiteux du système scolaire et universitaire.

Des centaines de musiciens se sont joints aux lycéens mardi 13 octobre 2026 lors de l’Acte V des manifestations à Paris.

Hunger Games, Avengers ou encore Charles Aznavour, ils ont joué pour « appeler à la créativité de la jeunesse », explique le chef de l’Orchestre du Nouveau Monde, à l’origine du projet.

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La culture et la musique accompagnent d’ordinaire la jeunesse de chaque génération et elle a toute sa place en tête de ses manifestations pour changer et améliorer le vivre ensemble politique, économique, social, culturel…

https://www.facebook.com/share/r/14oZyzYdM2J/ d’autres vidéo sur ce mouvement social et politique sont visibles en utilisant les boutons de défilement vers le bas ou le haut.

Le chant chilien anticapitaliste et révolutionnaire le plus célèbre au monde est El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu »). Composée en 1973 par le musicien Sergio Ortega et écrite avec le groupe Quilapayún, cette œuvre majeure s’inscrit dans le mouvement de la Nueva Canción Chilena. Elle est devenue le symbole universel de la résistance populaire, de la lutte des classes et de l’opposition au néolibéralisme.

Commentaire repris de Claire G.du Media-TV que nous partageons ici.

L’histoire de ce chant révolutionnaire chilien : https://es.wikipedia.org/wiki/El_pueblo_unido_jam%C3%A1s_ser%C3%A1_vencido

« Nous serons le second souffle de cette éducation à bout de souffle », « Nous voulons une place dans le futur ». « À Emmanuel Macron et ses ministres, faites attention ! ».

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Les jeunes sont en train de montrer la voie : https://www.facebook.com/share/r/19WgumAU5B/

La mobilisation lycéenne à Strasbourg est marquée par une forte solidarité entre professeurs et élèves, qui n’hésitent pas à prendre la parole pour se soutenir mutuellement.

https://www.facebook.com/share/v/1CHYFnLTS8/

Témoignage d’un professeur proche de l’équipe rédactionnelle de fileane.com :

Nous souhaitons que ce témoignage diffusé en partie sur les réseaux sociaux par cet ancien professeur ne soit pas placé dans notre F.A.Q. mais prenne sa place ici, en Tribune.

L’arrivée des téléphones portables a été une rupture majeure sur tous les plans.

Quelques années avant, nous utilisions internet et le travail partagé avec Drive. Parfois le soir quand j’allais voir depuis mon domicile l’avancé du travail en commun, j’échangeais avec celles et ceux qui étaient connectés pour reprendre des connaissances non maîtrisées.

Mon approche de cette innovation technologique.

Cela me rappelait dans les années 1983 nos heures de nuit passées sur GRETEL à Strasbourg quand nous allions souvent discuter les uns chez les autres puisque nous étions dans le même quartier ou quelques rues plus loin…

En 1990, à Sophia-Antipolis, nous avons eu pour mission de mettre en place la production des pré-séries de composants céramiques pour la norme UMTS et le développement de téléphones portables avec multimédia. Nous n’avions alors qu’un intranet dans le groupe et pour certaines questions secondaires nous utilisions entre établissements le Minitel.

Notre directeur et les experts de notre Département avaient bien compris ce qui se préparait avec ces téléphones mobiles. Ils n’en voulaient pas. Nous venions de mettre au point ce qui allait devenir la géolocalisation et le GPS. Il voulaient protéger leurs libertés individuelles et ne permettre à personne de savoir en permanence où il se trouvaient. Ce qui était cohérent avec leur statut Secret Défense. Ils se doutaient bien que ces moyens de télécommunications ne serviraient qu’à manipuler les gens avec des distractions futiles. Le travail intellectuel, pour eux, n’étaient réellement possible que sur micro-ordinateur.

Les conséquences de ces portables pendant nos cours.

Très vite, les élèves au lycée n’ont plus pu travailler chez eux la gestion sur PC parce qu’ils les avaient vendus, surtout leurs parents, pour s’acheter des téléphones portables à des prix très élevés. Ensuite les élèves les ont eu sur eux pour s’amuser et se distraire entre eux, puis rapidement pour harceler d’autres élèves voire des professeurs ou des surveillants qu’ils avaient pris en cachette en photos. Ensuite, ils ont copié avec durant les devoirs ou en sortant de la salle pour aller aux toilettes. Etc., etc.

Résultat : consignes pour ne plus faire des cours classiques mais donner du travail aux élèves rassemblés en petits groupes et les laisser répondre avec l’aide de leurs portables ou des documents écrits du CDI où certains passaient des heures à lire autre chose. Impossible de ramasser les travaux dans le délai prévu.

Pour ma part, j’ai continué les cours magistraux car nous avions des TD en salles informatiques sur PC mais notre section était la seule du lycée à pouvoir le faire car nous étions en Technologie et pas en Scientifique ou Littéraire. Nos élèves apprenaient mieux et plus que leurs camarades et ceci s’est vu dans les résultats du Bac. Nous étions arrivé à 97% de réussite comme les meilleurs classes de S et ma dernière année, nous avions obtenu 100% de réussite, la seule classe du lycée à ce niveau. En TD, les élèves étaient sur postes et non pas sur portables ou au CDI. Ils utilisaient le bon côté d’internet et échangeaient en messagerie avec leurs fichiers joints.

Nous étions plusieurs collègues qui avions travaillé en entreprises après nos études supérieures en Maîtrise ou en Bac +5. Nous dictions nos cours que nous avions rédigés et complétés avec de l’actualité par rapport aux manuels scolaires. Ils utilisaient ces cours avec nous en Travaux dirigés. Plusieurs fois, d’anciens élèves qui étaient en DUT sont venus nous voir pour nous remercier de la qualité de nos cours. A l’IUT, les professeurs ne faisaient plus cours la plupart du temps et les étudiants devaient se mettre en groupe de projet pour apprendre par eux-même en s’entraidant. Ils nous disaient qu’avec nos cours de Terminale ils s’en sortaient bien mais que leurs autres camarades qui n’avaient pas de tels cours avec eux étaient au départ perdus et devaient s’accrocher pour suivre.

Notre Inspecteur, une année vint nous demander de lui expliquer pourquoi nos élèves, dans une étude du Rectorat, étaient les seuls de l’Académie à réussir à plus de 80% chaque année, leurs diplômes de Bac +2 en BTS ou en DUT.

Une autre fois, alors que j’étais professeur vacataire à l’IUT en plus de mes cours au Lycée, je donnais aux étudiants un polycopié d’environ 50 pages que j’avais rédigé avec de nombreux documents de presse. A partir de ce travail documentaire à préparer pour le cours suivant, nous pouvions en discuter ensemble et construire ensemble une synthèse : faits – causes-conséquences- conclusion à placer ensuite en introduction du cours. Le professeur d’Université qui pilotait ce DUT vint un jour à ma rencontre pour m’informer qu’il avait enfin compris pourquoi les étudiants m’aimaient tant (et le détestait tant d’après les propos de mes étudiants). Je leur donnais des polycopiés et des dossiers documentaires d’excellentes qualité que lui et les autres professeurs ne leur donnaient jamais.

La règle selon lui était de donner un ou plusieurs livres à lire aux étudiants qui ensuite régulièrement devaient remettre un travail sur telle ou telle partie du livre et souvent en retard sur la date prévue. A partir de ces travaux faits également en cours comme à la maison, il y avait une correction commune après des discussions entre lui et les étudiants pour comprendre ses remarques et sa notation. Bref la vie de professeur d’Université, pour moi, était d’une simplicité confondante et d’un repos extraordinaire ! J’ai compris pourquoi bon nombre d’étudiants que j’ai rencontré m’ont avoué qu’ils galéraient durant leurs études supérieures avec l’impression évidente qu’ils n’apprenaient pas grand chose…

En tant que jeunes cadres supérieurs, au Campus de notre groupe à Jouy en Josas, nous avions quelques travaux dirigés mais surtout des moments de partage d’expérience avec des managers de niveau mondial qui nous préparaient à nos nouvelles responsabilités en nous expliquant leurs erreurs de jeunesse parmi des équipes de direction souvent âgées et au management paternaliste ou carrément rétrograde. Leurs erreurs avaient été de ne pas savoir comment imposer leurs idées et d’avoir été trop passifs face à des stratégies et des comportements qu’ils savaient erronés et qui ont été suivis d’échec ou de fermeture d’usines ou de sociétés. Nous devions croire en nous et dans la force d’initiatives de notre jeunesse puisque nous avions été recrutés dans ce Groupe sur la base de nos capacités qui n’attendaient que notre réussite et celle de nos équipes de projet.

Quant aux moyens et aux salles de classe.

Les élèves d’ES (Économie Sociale) qui rêvaient de Sciences Po, ont réussi à obtenir une salle de Vie lycéenne. La direction du lycée leur a donné une très belle salle de devoir pour 2 classes soit environ 70 à 80 élèves et pour la remplacer, elle n’a pas trouvé d’autres solutions que de prendre nos salles informatiques de la section Technologie (la moins cotée du lycée) pour abattre une cloison et faire une grande salle de devoir avec tables de devoir, dans laquelle en dehors des devoirs ou des examens, nos élèves avaient cours sur des tables d’examens. Impossible pour les élèves de bien écrire avec des documents de cours ou un livre à côté d’eux. Nos belles salles de cours sont devenues des salles informatiques dans lesquelles nous avons après fortes discussions, réussi à conserver notre disposition des postes en îlots et non pas le long des murs les uns à côté des autres comme partout ailleurs…

J’arrête là. Les principaux responsables, comme dans toute organisation humaine, sont les dirigeants ! Pour plaire à des sous-groupes, ils détruisent petit à petit l’ensemble du groupe. Ils ne sont jamais là pour réclamer des budgets afin d’améliorer année après année, les bâtiments et les conditions de vie et d’enseignements. Il ne savent que répéter le principe moteur de la Grande Maison, ne pas faire de vagues et savoir noyer un poisson dans un verre d’eau si possible sans faire de vagues !

Dans notre section, nos élèves apprenaient le management, la gestion, la communication, le droit, l’économie, le marketing, les relations humaines en entreprises, toutes connaissances dont nos directions étaient dépourvues… et les autres élèves aussi.. qui passaient plus de temps que les nôtres sur leurs portables ou en CDI avec leurs portables bien cachés derrière les rayons des bibliothèques pour s’amuser, rires et déranger tout le monde.

Bon après, ils ont du déposer leurs portables à l’entrée du CDI. Mais certains en avaient 2 ou disaient ne pas en avoir…. des désobéissances qui finissent en principe en tyrannie des barbares sur les plus érudits, enfin en petits tyrans incultes plus faciles à soumettre par les quelques grands tyrans qui détruisent les peuples et les sociétés vu que pour eux, il n’y a que des marchés soumis à un système autocratique de pouvoir.

La seconde rupture a été l’arrivée de l’école inclusive et des élèves handicapés dans les classes.

Un centre d’hébergement de handicapés de l’association APF France handicap a été construit à côté du Lycée dans le but que certains d’entre eux poursuivent leur scolarité jusqu’au Baccalauréat.

Nous avions déjà des élèves dans notre section technologique qui avaient des problèmes de santé :

Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT), crises d’épilepsie, dyslexie, et d’autres. L’Accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) nous avait placé face à un.e adulte au premier rang de la classe. Souvent nous discutions avec lui ou elle à la fin du cours. Très vite, cette personne venait se confier à nous sur ses difficultés à aider des adolescents qui préféraient rester à la maison et ne rien faire dans leur chambre, surtout pas leurs devoirs. En fait nous avions un problème supplémentaire dans la classe, soutenir le moral des AESH. Celles et ceux qui finissaient l’année scolaire nous disaient abandonner et que nous ne les reverrions plus en septembre.

Le changement dans les locaux du lycée pour s’adapter aux chaises roulantes avait eu une conséquence fâcheuse inattendue.

Les Toilettes à chaque étage avaient été modifiées pour devenir des toilettes handicapées.

En clair au lieu d’avoir 3 WC et un lavabo, il n’y avait plus qu’un seul grand espace avec un WC et un lavabo, le WC professeur et les 2 WC élèves avaient été démontés. Le WC lavabo réservé aux professeurs à chaque étage avait été lui aussi tout simplement supprimé pour agrandir l’espace du WC handicapés. Or dans notre salle des professeurs il n’y avait que deux WC en commun pour plus de 40 professeurs certains jours pendant une récréation de 15 minutes. Nous allions souvent dans le WC professeur du 1er étage proche de la salle des professeurs qui était fermé à clé et que nous pouvions ouvrir avec notre clé professeur. Maintenant nous devions attendre notre tour parmi les élèves au premier étage et la plupart d’entre nous avons abandonné cette solution pour finalement arriver en retard au début de notre cours après avoir attendu qu’un de nos WC se libère à côté de la salle des professeurs.

Du côté des élèves, l’opportunité de ce grand WC handicapé non fermé à clé a vite été saisie.

Durant les cours ou les pauses, certains petits groupes de garçons et filles, avec au moins une d’entre elles, avaient dorénavant un grand espace pour s’amuser à leurs jeux absolument pas innocents avec parfois un tapage qui dérangeait les classes les plus proches à cet étage… et qui perturbait les cours devant l’hilarité générale de la classe. Le professeur allait alors se plaindre à la vie scolaire mais le manque de surveillants justifiait l’excuse de la Conseillère Principale d’Éducation pour refuser d’intervenir. Finalement ce sont les parents des handicapés qui venaient se plaindre de la saleté voire des dégradations de ces nouveaux WC handicapés utilisés par tous… et qui réclamaient des WC handicapés réservés à leurs enfants !

L’idée qu’un savoir vivre ensemble entre tous les élèves allaient se développer, ne fut plus qu’une nouvelle illusion vite éteinte.

Bon nombre de parents vinrent se plaindre pour demander des explications sur le fait que leurs enfants n’allaient plus aux toilettes au Lycée et se retenaient jusqu’à leur retour à la maison. Ces quelques élèves ne tenaient pas à utiliser le bloc sanitaire du rez de chaussé commun à tous les élèves du Lycée et qui étaient séparé en deux parties, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles. Ils préféraient pour des raisons personnelles utiliser les toilettes des différents étages jusque là en nombre suffisant et toujours accessibles aux pauses et aux récréations.

Ces toilettes communes aux handicapés et aux autres élèves étaient souvent fermées par le personnel de nettoyage ou de surveillance à cause de leur saleté ou de leurs dégradations, tagues, etc. Les femmes de ménage ne pouvaient pas répondre immédiatement à ce surcroît souvent important de travail vu le grand espace carrelé de la pièce et très vite elles en ont eu marre de tout ce cirque malsain au possible. D’où cette minorité d’élèves qui se retenaient jusqu’au retour à la maison et la réaction de leurs parents devant cette situation en effet inacceptable.. et qui mettait le feu aux poudres.

Bref la faillite totale de cette belle idée de l’inclusion des handicapés au lycée. Avec une dégradation générale des conditions de vie pour tous, sauf pour le personnel administratif et des cuisines qui avaient leurs propres toilettes dorénavant fermées à clé pour que personne d’autre ne puisse y accéder.

Quand le niveau d’ensemble baisse drastiquement, c’est que la tyrannie est là, surtout celle des quelques grands tyrans et de la masse des petits tyrans qui sont devenus eux aussi des grands tyrans pour rendre exécrable la vie de leurs subordonnés, adultes et élèves ! Ce sont eux à éliminer pour changer de civilisation. L’inclusion n’est en réalité qu’un système pour réaliser à bon compte des économies sur le dos de l’ensemble des citoyens, et ici sur le dos de la jeunesse et du système scolaire, si ce n’est pas purement et simplement une politique pour détruire ce système d’éducation nationale.

Note de la Rédaction : il est probable que cette tribune évolue pour présenter d’autres témoignages ou d’autres développements sur ces évènements notamment sur les programmes scolaires et les rythmes de travail journalier ou annuel.

Dans l’ancienne version Frontpage puis HTML du site fileane.com, nous avions mis en ligne un dossier sur Le système d’éducation et de formation, en partie 2 que nous allons remettre en ligne prochainement avec les quelques actualisation nécessaires.


partie 1 : les missions du système éducatif et tout d’abord la sélection des élites

partie 2 : La mission de normalisation des savoirs dans le système éducatif

partie 3 : La mission de normalisation sociale

Extrait de ce dossier rédigé avant la crise financière de 2008-2011 :

Ces trois étapes ou missions aujourd’hui s’empilent dans un édifice plutôt malhabile et tortueux, chacune des étapes conserve sa mission ponctuelle dans une certaine rigidité de ses institutions ce qui se traduit au fil du temps par une extension de plus en plus vaste du périmètre du système éducatif et de formation au point que les disciplines et les formations spécialisées devenues multiples deviennent illisibles dans un projet d’orientation scolaire et professionnelle.

En terme de finances publiques, cette situation présente des gaspillages, des dépenses non rentables voire carrément inutiles alors que, notamment dans les réseaux éducatifs et de formation que nous voulons développer, l’utilisation des sources de gains de productivité et l’obtention de synergies sont à même de rendre le système éducatif et de formation plus efficient en volume de dépenses, de travail et de qualité. Nous verrons que le système de formation continue n’apporte guère de remèdes et qu’il est miné par d’autres intérêts patronaux.

Si les missions de sélection des élites et de normalisation des savoirs fonctionnent correctement dans le système éducatif et de formation et expliquent pour une bonne part pourquoi le système de pouvoir peut se murer aussi aisément dans son immobilisme et son conservatisme et continuer à favoriser l’enrichissement régulier de la minorité au pouvoir, la mission de normalisation sociale est celle qui pose le plus de questions et présente les plus grandes difficultés pour les dirigeants du système de pouvoir, du système éducatif et de formation et pour la plupart des citoyens qui ne font pas partie de la minorité la plus riche au pouvoir, celle qui ne s’intéresse qu’aux connaissances politiques, économiques et sociales capables de défendre la rente dont ils ont hérité depuis des générations.

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