Les manifestations d’octobre 2026, l’avenir de la jeunesse et l’état calamiteux du système scolaire et universitaire.

Des centaines de musiciens se sont joints aux lycéens mardi 13 octobre 2026 lors de l’Acte V des manifestations à Paris.

Hunger Games, Avengers ou encore Charles Aznavour, ils ont joué pour « appeler à la créativité de la jeunesse », explique le chef de l’Orchestre du Nouveau Monde, à l’origine du projet.

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La culture et la musique accompagnent d’ordinaire la jeunesse de chaque génération et elle a toute sa place en tête de ses manifestations pour changer et améliorer le vivre ensemble politique, économique, social, culturel…

https://www.facebook.com/share/r/14oZyzYdM2J/ d’autres vidéo sur ce mouvement social et politique sont visibles en utilisant les boutons de défilement vers le bas ou le haut.

Le chant chilien anticapitaliste et révolutionnaire le plus célèbre au monde est El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu »). Composée en 1973 par le musicien Sergio Ortega et écrite avec le groupe Quilapayún, cette œuvre majeure s’inscrit dans le mouvement de la Nueva Canción Chilena. Elle est devenue le symbole universel de la résistance populaire, de la lutte des classes et de l’opposition au néolibéralisme.

Commentaire repris de Claire G.du Media-TV que nous partageons ici.

Le 21 juin 1973, Quilapayún a mis en avant la chanson « El pueblo unido jamás será vencido » lors d’une cérémonie devant La Moneda, devant des milliers de personnes. Cette enregistrement en couleur est tiré d’une manifestation populaire de l’unité le 9 août 1973, sur Paseo Bulnes.

https://www.facebook.com/share/v/1ADPBJAwzq/ un autre enregistrement de cette chanson : https://www.facebook.com/share/v/1A43NeDKTe/

L’histoire de ce chant révolutionnaire chilien : https://es.wikipedia.org/wiki/El_pueblo_unido_jam%C3%A1s_ser%C3%A1_vencido

« Nous serons le second souffle de cette éducation à bout de souffle », « Nous voulons une place dans le futur ». « À Emmanuel Macron et ses ministres, faites attention ! ».

https://www.facebook.com/share/v/1C43RVAvs9/

Les jeunes sont en train de montrer la voie : https://www.facebook.com/share/r/19WgumAU5B/

La mobilisation lycéenne à Strasbourg est marquée par une forte solidarité entre professeurs et élèves, qui n’hésitent pas à prendre la parole pour se soutenir mutuellement.

https://www.facebook.com/share/v/1CHYFnLTS8/

Ami entends-tu les bruits sourds du pays qu’on enchaîne….

Ami les vois-tu les cols blancs au plus haut de l’arène
Ami le sens-tu il est temps de crier qu’ils comprennent
Ohé nous enfants d’ouvriers de paysans on proclame
Ce soir l’avenir pour nous même et pour le cœur de Marianne
Ohé étudiants ouvriers et paysans c’est l’alarme
Qui sera l’ennemi face au rangs des petites gens en bataille
Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaine

https://www.facebook.com/share/r/1DjEiKWuoq/ ou https://www.facebook.com/reel/2960435184299026

Témoignage d’un professeur proche de l’équipe rédactionnelle de fileane.com :

Nous souhaitons que ce témoignage diffusé en partie sur les réseaux sociaux par cet ancien professeur ne soit pas placé dans notre F.A.Q. mais prenne sa place ici, en Tribune.

L’arrivée des téléphones portables a été une rupture majeure sur tous les plans.

Quelques années avant, nous utilisions internet et le travail partagé avec Drive. Parfois le soir quand j’allais voir depuis mon domicile l’avancé du travail en commun, j’échangeais avec celles et ceux qui étaient connectés pour reprendre des connaissances non maîtrisées.

Mon approche de cette innovation technologique.

Cela me rappelait dans les années 1983 nos heures de nuit passées sur GRETEL à Strasbourg quand nous allions souvent discuter les uns chez les autres puisque nous étions dans le même quartier ou quelques rues plus loin…

En 1990, à Sophia-Antipolis, nous avons eu pour mission de mettre en place la production des pré-séries de composants céramiques pour la norme UMTS et le développement de téléphones portables avec multimédia. Nous n’avions alors qu’un intranet dans le groupe et pour certaines questions secondaires nous utilisions entre établissements le Minitel.

Notre directeur et les experts de notre Département avaient bien compris ce qui se préparait avec ces téléphones mobiles. Ils n’en voulaient pas. Nous venions de mettre au point ce qui allait devenir la géolocalisation et le GPS. Il voulaient protéger leurs libertés individuelles et ne permettre à personne de savoir en permanence où il se trouvaient. Ce qui était cohérent avec leur statut Secret Défense. Ils se doutaient bien que ces moyens de télécommunications ne serviraient qu’à manipuler les gens avec des distractions futiles. Le travail intellectuel, pour eux, n’étaient réellement possible que sur micro-ordinateur.

Les conséquences de ces portables pendant nos cours.

Très vite, les élèves au lycée n’ont plus pu travailler chez eux la gestion sur PC parce qu’ils les avaient vendus, surtout leurs parents, pour s’acheter des téléphones portables à des prix très élevés. Ensuite les élèves les ont eu sur eux pour s’amuser et se distraire entre eux, puis rapidement pour harceler d’autres élèves voire des professeurs ou des surveillants qu’ils avaient pris en cachette en photos. Ensuite, ils ont copié avec durant les devoirs ou en sortant de la salle pour aller aux toilettes. Etc., etc.

Résultat : consignes pour ne plus faire des cours classiques mais donner du travail aux élèves rassemblés en petits groupes et les laisser répondre avec l’aide de leurs portables ou des documents écrits du CDI où certains passaient des heures à lire autre chose. Impossible de ramasser les travaux dans le délai prévu.

Pour ma part, j’ai continué les cours magistraux car nous avions des TD en salles informatiques sur PC mais notre section était la seule du lycée à pouvoir le faire car nous étions en Technologie et pas en Scientifique ou Littéraire. Nos élèves apprenaient mieux et plus que leurs camarades et ceci s’est vu dans les résultats du Bac. Nous étions arrivé à 97% de réussite comme les meilleurs classes de S et ma dernière année, nous avions obtenu 100% de réussite, la seule classe du lycée à ce niveau. En TD, les élèves étaient sur postes et non pas sur portables ou au CDI. Ils utilisaient le bon côté d’internet et échangeaient en messagerie avec leurs fichiers joints.

Nous étions plusieurs collègues qui avions travaillé en entreprises après nos études supérieures en Maîtrise ou en Bac +5. Nous dictions nos cours que nous avions rédigés et complétés avec de l’actualité par rapport aux manuels scolaires. Ils utilisaient ces cours avec nous en Travaux dirigés. Plusieurs fois, d’anciens élèves qui étaient en DUT sont venus nous voir pour nous remercier de la qualité de nos cours. A l’IUT, les professeurs ne faisaient plus cours la plupart du temps et les étudiants devaient se mettre en groupe de projet pour apprendre par eux-même en s’entraidant. Ils nous disaient qu’avec nos cours de Terminale ils s’en sortaient bien mais que leurs autres camarades qui n’avaient pas de tels cours avec eux étaient au départ perdus et devaient s’accrocher pour suivre.

Notre Inspecteur, une année vint nous demander de lui expliquer pourquoi nos élèves, dans une étude du Rectorat, étaient les seuls de l’Académie à réussir à plus de 80% chaque année, leurs diplômes de Bac +2 en BTS ou en DUT.

Une autre fois, alors que j’étais professeur vacataire à l’IUT en plus de mes cours au Lycée, je donnais aux étudiants un polycopié d’environ 50 pages que j’avais rédigé avec de nombreux documents de presse. A partir de ce travail documentaire à préparer pour le cours suivant, nous pouvions en discuter ensemble et construire ensemble une synthèse : faits – causes-conséquences- conclusion à placer ensuite en introduction du cours. Le professeur d’Université qui pilotait ce DUT vint un jour à ma rencontre pour m’informer qu’il avait enfin compris pourquoi les étudiants m’aimaient tant (et le détestait tant d’après les propos de mes étudiants). Je leur donnais des polycopiés et des dossiers documentaires d’excellentes qualité que lui et les autres professeurs ne leur donnaient jamais.

La règle selon lui était de donner un ou plusieurs livres à lire aux étudiants qui ensuite régulièrement devaient remettre un travail sur telle ou telle partie du livre et souvent en retard sur la date prévue. A partir de ces travaux faits également en cours comme à la maison, il y avait une correction commune après des discussions entre lui et les étudiants pour comprendre ses remarques et sa notation. Bref la vie de professeur d’Université, pour moi, était d’une simplicité confondante et d’un repos extraordinaire ! J’ai compris pourquoi bon nombre d’étudiants que j’ai rencontrés m’ont avoué qu’ils galéraient durant leurs études supérieures avec l’impression évidente qu’ils n’apprenaient pas grand chose…

En tant que jeunes cadres supérieurs, au Campus de notre groupe à Jouy en Josas, nous avions quelques travaux dirigés mais surtout des moments de partage d’expérience avec des managers de niveau mondial qui nous préparaient à nos nouvelles responsabilités en nous expliquant leurs erreurs de jeunesse parmi des équipes de direction souvent âgées et au management paternaliste ou carrément rétrograde. Leurs erreurs avaient été de ne pas savoir comment imposer leurs idées et d’avoir été trop passifs face à des stratégies et des comportements qu’ils savaient erronés et qui ont été suivis d’échecs ou de fermetures d’usines ou de sociétés. Nous devions croire en nous et dans la force d’initiatives de notre jeunesse puisque nous avions été recrutés dans ce Groupe sur la base de nos capacités qui n’attendaient que notre réussite et celle de nos équipes de projet.

Quant aux moyens et aux salles de classe.

Les élèves d’ ES (Économie Sociale) qui rêvaient de Sciences Po, ont réussi à obtenir une salle de Vie lycéenne. La direction du lycée leur a donné une très belle salle de devoir pour 2 classes soit environ 70 à 80 élèves et pour la remplacer, elle n’a pas trouvé d’autres solutions que de prendre nos salles informatiques de la section Technologie (la moins cotée du lycée) pour abattre une cloison et faire une grande salle de devoir avec tables de devoir, dans laquelle en dehors des devoirs ou des examens, nos élèves avaient cours sur des tables d’examens. Impossible pour les élèves de bien écrire avec des documents de cours ou un livre à côté d’eux.

Ils pouvaient déplacer facilement leur petite table d’examen, souvent au fond de la salle loin du professeur pour mieux bavarder ou se distraire avec leurs portables. Bref, ces élèves défiaient constamment l’autorité des professeurs dans cette salle d’examen pas prévue au départ pour des cours. Nos belles salles de cours sont devenues des salles informatiques dans lesquelles nous avons après fortes discussions, réussi à conserver notre disposition des postes en îlots et non pas le long des murs les uns à côté des autres comme partout ailleurs…

Nos salles de cours qui restaient étaient maintenant plus petites et les élèves s’entassaient dedans serrés les uns sur les autres dans de mauvaises conditions de travail et l’insatisfaction de tous, élèves et professeurs…. mais le Proviseur et surtout la CPE et la Vie scolaire s’enorgueillaient de leur nouvelle salle de Vie lycéenne, quasiment vide et bientôt fréquentée que par un petit groupe d’élèves d’ ES d’ailleurs mal vu des autres élèves du lycée puisqu’ils y faisaient régner leur loi, celle d’un petit clan aux idées politiques puériles et détestables qui ne tolérait aucune discutions contraire à leurs dogmes idéologiques.

J’arrête là. Les principaux responsables, comme dans toute organisation humaine, sont les dirigeants ! Pour plaire à des sous-groupes, ils détruisent petit à petit l’ensemble du groupe. Ils ne sont jamais là pour réclamer des budgets afin d’améliorer année après année, les bâtiments et les conditions de vie et d’enseignements. Il ne savent que répéter le principe moteur de la Grande Maison, ne pas faire de vagues et savoir noyer un poisson dans un verre d’eau si possible sans faire de vagues !

Dans notre section, nos élèves apprenaient le management, la gestion, la communication, le droit, l’économie, le marketing, les relations humaines en entreprises, toutes connaissances dont nos directions étaient dépourvues… et les autres élèves aussi.. qui passaient plus de temps que les nôtres sur leurs portables ou en CDI avec leurs portables bien cachés derrière les rayons des bibliothèques pour s’amuser, rires et déranger tout le monde.

Bon après, ils ont du déposer leurs portables à l’entrée du CDI. Mais certains en avaient 2 ou disaient ne pas en avoir…. des désobéissances qui finissent en principe en tyrannie des barbares sur les plus érudits, enfin en petits tyrans incultes plus faciles à soumettre par les quelques grands tyrans qui détruisent les peuples et les sociétés vu que pour eux, il n’y a que des marchés soumis à un système autocratique de pouvoir.

La seconde rupture a été l’arrivée de l’école inclusive et des élèves handicapés dans les classes.

Un centre d’hébergement de handicapés de l’association APF France handicap a été construit à côté du Lycée dans le but que certains d’entre eux poursuivent leur scolarité jusqu’au Baccalauréat.

Nous avions déjà des élèves dans notre section technologique qui avaient des problèmes de santé :

Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT), crises d’épilepsie, dyslexie, et d’autres. L’Accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) nous avait placé face à un.e adulte au premier rang de la classe. Souvent nous discutions avec lui ou elle à la fin du cours. Très vite, cette personne venait se confier à nous sur ses difficultés à aider des adolescents qui préféraient rester à la maison et ne rien faire dans leur chambre, surtout pas leurs devoirs. En fait nous avions un problème supplémentaire dans la classe, soutenir le moral des AESH. Celles et ceux qui finissaient l’année scolaire, souvent, nous disaient abandonner et que nous ne les reverrions plus en septembre.

L’élève atteinte de myopathie nous a profondément marqués et j’ose ici rappeler son influence magnifique sur ses camarades de classe et l’ensemble des professeurs du lycée.

Petite et toute frêle dans son grand fauteuil roulant électrique, elle dégageait une force morale et une vivacité rare pour animer nos cours, obtenir souvent les meilleurs notes aux devoir et finir régulièrement première de la classe. Elle a obtenu son Bac avec mention. Tous, élèves et professeurs étions aux petits soins avec elle. Elle avait une adulte qui l’accompagnait le matin et le soir et une élève qui s’occupait d’elle durant la journée. Elle utilisait l’ascenseur réservé aux personnes en fauteuil roulant, elle allait au WC toilettes réservé aux handicapés en fauteuil, le seul à ce moment là du Lycée et tous l’entendaient passer sur la passerelle métallique qui relie les deux ailes du bâtiment et qui est réservée aux personnes en fauteuil roulant.

Sa vivacité et sa bonne humeur permanente ont pris une tournure différente le jour où elle m’a demandé, en tant que son professeur principal, de venir à la réunion trimestrielle de son équipe médico-social au Centre Social et Culturel de son quartier. Elle m’avait prévenu qu’elle comptait sur moi pour défendre son cas car l’assistante social voulait prendre une décision cruciale pour son avenir. En effet, après avoir loué son travail, ses résultats et sa formidable motivation, l’infirmière et l’assistante sociale sont intervenues pour déclarer qu’elle dépensait trop d’énergie dans ses études, qu’elle devait les arrêter de suite pour préserver sa santé, ménager ses forces et si possible vivre le plus longtemps possible. Compte tenu de ses excellents résultats scolaires et la proximité du Bac, l’assistante sociale voulait bien différer sa décision mais à la moindre alerte médicale, elle devait rester à la maison et éventuellement suivre des cours par correspondance.

La réunion finie et l’équipe médico-sociale partie, je suis restée avec elle le temps d’attendre qu’un membre de sa famille vienne la chercher. Elle ne voulait pas ce jour là que ses parents viennent à la réunion et que je les remplace, c’est du moins ce dont je me souviens encore. Elle craignait une dispute entre ses parents et l’assistante sociale à propos de cette décision d’arrêter immédiatement ses études. J’étais la personne la mieux placée pour défendre sa situation.Dès que nous avons seuls dans la salle, elle s’est effondrée en larmes. « Voyez, Monsieur, ce qu’ils osent me faire. Ils ne pensent qu’à cela, que je meure le plus tard possible pour qu’ils puissent dire qu’ils ont bien fait leur travail. Moi je ne compte pas pour eux !» Elle était suffisamment intelligente pour avoir tout bien compris de ce qui se passait pour son avenir.

Je l’ai consolée comme j’ai pu. Nous avions vu en TD de communication en classe de Première, l’exemple du peuple Moso et sa culture sociale, ses pratiques spirituelles y compris face à la mort de notre corps charnel, nous en discutions souvent jusqu’à la fin de la Terminale. Nous pouvions ensemble tous les deux, revenir sur les questions spirituelles et la mort de notre corps charnel. Elle portait le prénom de Myriam et de suite elle me dit qu’elle avait été ou voulait aller, je ne sais plus, à Lourdes pour prier Marie. En tous cas elle était en relation avec une association qui organise des voyages pour handicapés à Lourdes. Je lui expliqué alors que j’avais déjà été déclaré mort lors de mon voyage aller-retour dans la Vie d’après la vie humaine et que je connaissais ce chemin de Vie lors de la mort de notre corps charnel. Ses grands et beaux yeux pétillèrent d’allégresse, elle voulait tout savoir !

Nous avons conclu fébrilement notre pacte secret : je lui donnais l’adresse de mon site web Frontpage et elle pouvait lire les pages sur la Vie d’après la Vie, mes trois décorporations, le recueil de poésie Illuminations qui porte sur ce voyage aller-retour. Après, si elle le souhaitait, je voulais bien poursuive cette discussion. Elle devait conserver notre secret pour me protéger et préserver ma sécurité contre des menaces ou des attaques personnelles de personnes qui ne supportaient pas ce genre d’idées ou de propos subversifs, surtout dans un Lycée public. Elle promit de garder notre secret. Quelques semaines plus tard, à la fin d’un cours de fin de journée scolaire, elle resta quelques minutes avec moi dans la salle pour me confier avec son grand sourire bien connu qu’elle avait tout lu et tout compris. Elle en était heureuse, toute revigorée et combattante de plus bel.

Plus tard j’ai appris qu’elle était décédée quelques années plus tard, avant ses 25 ans, si j’ai bonne mémoire. Dans nos classes, il y a eu un effet avant et après Myriam. Les filles et spécialement celles d’origine du Maghreb se mirent toutes à obtenir leur Bac… puisque Myriam l’avait obtenu avec mention (très bien, de mémoire). Sauf une qui avait été mariée à un jeune homme de sa famille éloignée au bled. Ses amies vinrent me prévenir qu’elle ne viendrait plus au lycée car au bled il n’était pas possible que l’épouse ait le bac alors que le mari n’avait pas fait d’études et travaillait aux champs… Puis les garçons maghrébins se mirent aux aussi à tous obtenir le bac et certains avec mention très bien. Finalement nous avions des résultats parmi les meilleurs du Lycée : 97% de réussite soit 1 échec sur 30 ou 35 élèves et une année même 100% de réussite. Était-ce l’effet Myriam ?

Myriam avait conservé notre secret, tout comme les deux collègues féminins à qui j’avais donné mon adresse web au cas où ma situation serait subitement compromise pour un motif inconnu. Du côté des élèves, la classe de Myriam a su rapidement que je l’avais défendue pour qu’elle aille au moins jusqu’au Bac et les années suivante jusqu’à mon départ en retraite, ils savaient que je les défendrai comme j’avais défendu Myriam. Et nos cours et discussions sur la spiritualité se poursuivirent avec plus d’écoute et de vigueur tout comme nos discussions sur les crises financières et Wall Street puis la Monnaie pleine sans dettes. Un nouveau monde se présentait et nos études le préparaient intensément.

Le changement dans les locaux du lycée pour s’adapter aux chaises roulantes avait eu une conséquence fâcheuse inattendue.

Les Toilettes à chaque étage avaient été modifiées pour devenir des toilettes handicapées.

En clair au lieu d’avoir 3 WC et un lavabo, il n’y avait plus qu’un seul grand espace avec un WC et un lavabo, le WC professeur et les 2 WC élèves avaient été démontés. Le WC lavabo réservé aux professeurs à chaque étage avait été lui aussi tout simplement supprimé pour agrandir l’espace du WC handicapés. Or dans notre salle des professeurs il n’y avait que deux WC en commun pour plus de 40 professeurs certains jours pendant une récréation de 15 minutes. Nous allions souvent dans le WC professeur du 1er étage proche de la salle des professeurs qui était fermé à clé et que nous pouvions ouvrir avec notre clé professeur. Maintenant nous devions attendre notre tour parmi les élèves au premier étage et la plupart d’entre nous avons abandonné cette solution pour finalement arriver en retard au début de notre cours après avoir attendu qu’un de nos WC se libère à côté de la salle des professeurs.

Du côté des élèves, l’opportunité de ce grand WC handicapé non fermé à clé a vite été saisie.

Durant les cours ou les pauses, certains petits groupes de garçons et filles, avec au moins une d’entre elles, avaient dorénavant un grand espace pour s’amuser à leurs jeux absolument pas innocents avec parfois un tapage qui dérangeait les classes les plus proches à cet étage… et qui perturbait les cours devant l’hilarité générale de la classe. Le professeur allait alors se plaindre à la vie scolaire mais le manque de surveillants justifiait l’excuse de la Conseillère Principale d’Éducation pour refuser d’intervenir. Finalement ce sont les parents des handicapés qui venaient se plaindre de la saleté voire des dégradations de ces nouveaux WC handicapés utilisés par tous… et qui réclamaient des WC handicapés réservés à leurs enfants !

L’idée qu’un savoir vivre ensemble entre tous les élèves allaient se développer, ne fut plus qu’une nouvelle illusion vite éteinte.

Bon nombre de parents vinrent se plaindre pour demander des explications sur le fait que leurs enfants n’allaient plus aux toilettes au Lycée et se retenaient jusqu’à leur retour à la maison. Ces quelques élèves ne tenaient pas à utiliser le bloc sanitaire du rez de chaussé commun à tous les élèves du Lycée et qui étaient séparé en deux parties, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles. Ils préféraient pour des raisons personnelles utiliser les toilettes des différents étages jusque là en nombre suffisant et toujours accessibles aux pauses et aux récréations.

Ces toilettes communes aux handicapés et aux autres élèves étaient souvent fermées par le personnel de nettoyage ou de surveillance à cause de leur saleté ou de leurs dégradations, tagues, etc. Les femmes de ménage ne pouvaient pas répondre immédiatement à ce surcroît souvent important de travail vu le grand espace carrelé de la pièce et très vite elles en ont eu marre de tout ce cirque malsain au possible. D’où cette minorité d’élèves qui se retenaient jusqu’au retour à la maison et la réaction de leurs parents devant cette situation en effet inacceptable.. et qui mettait le feu aux poudres.

Bref la faillite totale de cette belle idée de l’inclusion des handicapés au lycée. Avec une dégradation générale des conditions de vie pour tous, sauf pour le personnel administratif et des cuisines qui avaient leurs propres toilettes dorénavant fermées à clé pour que personne d’autre ne puisse y accéder.

Quand le niveau d’ensemble baisse drastiquement, c’est que la tyrannie est là, surtout celle des quelques grands tyrans et de la masse des petits tyrans qui sont devenus eux aussi des grands tyrans pour rendre exécrable la vie de leurs subordonnés, adultes et élèves ! Ce sont eux à éliminer pour changer de civilisation. L’inclusion n’est en réalité qu’un système pour réaliser à bon compte des économies sur le dos de l’ensemble des citoyens, et ici sur le dos de la jeunesse et du système scolaire, si ce n’est pas purement et simplement une politique pour détruire ce système d’éducation nationale.

Une hiérarchie à la dérive…. morte de peur et qui ne sait que réprimer et détruire le peu de confiance en l’institution qui subsiste.

Dans un système autocratique de pouvoir, les premiers responsables sont forcément les dirigeants au sommet de la hiérarchie autocratique et pas celles et ceux à la base de cette hiérarchie qui n’ont pas d’autres moyens que de réclamer le départ de ces incapables.

Dans le cas présenté ici, un Proviseur contesté pour ses méthodes insupportables de direction dans son précédent établissement,

a été muté dans cet établissement ou il est tout autant incapable d’assurer ses fonctions et maintenant les professeurs demandent son départ et sa radiation du corps enseignant.

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« Ça a été une souffrance… Vous avez ouvert la boite de Pandore » a déclaré Gaëlle Frontoni, sénatrice des Alpes-Maritimes face à Jean-Michel Blanquer.

« Ancienne proviseure, la sénatrice a témoigné de son vécu de la réforme Blanquer pendant son audition sur la crise des lycées.»

L’individualisation du parcours scolaire en multipliant les options et les possibilités de changer ses options arrive à la situation où 45 professeurs interviennent sur une classe et où les parents se perdent dans ces changements d’options. Or PARCOURSUP sélectionne en fonction des notes de contrôle continu. Comme faire un contrôle continu avec des options d’un trimestre ou d’un semestre ? L’élaboration des emplois du temps demande 300 h de travail pour l’équipe de direction d’un lycée et après il faut ranger 35 élèves par classes en prenant en compte leurs options.

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Dans La dynamique des groupes restreints, Anzieu démontrait en 1968 l’erreur et le danger des managements paternalistes et du conformisme :

en cas de difficultés, les échelons inférieurs de la pyramide hiérarchique réclament plus d’autorité de la part du sommet de la hiérarchie et ils nous conduisent au conflit social et à ses dangers. Mais nous ne sommes plus dans cette époque et nous avons compris Anzieu dès nos études de Gestion et de Management. Cela fait plus d’un demi-siècle qu’ Anzieu est enseigné dans les cours de communication et de management !

Les fonctions de Proviseur sont de plus en plus prises par des ancien Professeurs des écoles devenus Directeurs d’écoles primaires qui ne supportent plus ce qui s’y passe avec les élèves et leurs parents, par des professeurs qui changent de camp : ne supportant plus l’enseignement face à des classes difficiles, ils veulent plus de calme et de sérénité dans des fonctions d’encadrement loin des élèves.

Bref les recrutements de personnel de Direction portent de plus en plus sur des personnels en échec là où ils ont été et dont les motivations carriéristes sont des fuites en avant sans aucune expérience prouvée pour ces fonctions de direction.

Ils sont restés et l’institution également, dans ce que Anzieu nous demandait déjà en 1968 d’abandonner : la radicalisation stupide, bête et dangereuse du management autocratique qui ne sait évoluer que vers des tyrannies qui attisent les conflits sociaux et politiques.

La dynamique des groupes restreints n ‘est possible qu’avec de la concertation, du travail en commun

toujours ignoré en France et un management du 3ème type si bien décrit et mis en place par Blake et Mouton, qui ont poursuivi le travail d’Anzieu. Tout personnel de direction devrait avoir suivi ces cours de management pour devenir des experts en dynamique de groupes restreints.

Dans l’éducation nationale, nous en sommes encore à la préhistoire des groupes restreints et ce ne sont pas les tonnes de circulaires des rectorats sur l’encadrement des élèves qui font progresser les situations en ce sens.

Note de la Rédaction : il est probable que cette tribune évolue pour présenter d’autres témoignages ou d’autres développements sur ces évènements notamment sur les programmes scolaires et les rythmes de travail journalier ou annuel.

Dans l’ancienne version Frontpage puis HTML du site fileane.com, nous avions mis en ligne un dossier sur Le système d’éducation et de formation, en partie 2 que nous allons remettre en ligne prochainement avec les quelques actualisation nécessaires.


partie 1 : les missions du système éducatif et tout d’abord la sélection des élites

partie 2 : La mission de normalisation des savoirs dans le système éducatif

partie 3 : La mission de normalisation sociale

Extrait de ce dossier rédigé avant la crise financière de 2008-2011 :

Ces trois étapes ou missions aujourd’hui s’empilent dans un édifice plutôt malhabile et tortueux, chacune des étapes conserve sa mission ponctuelle dans une certaine rigidité de ses institutions ce qui se traduit au fil du temps par une extension de plus en plus vaste du périmètre du système éducatif et de formation au point que les disciplines et les formations spécialisées devenues multiples deviennent illisibles dans un projet d’orientation scolaire et professionnelle.

En terme de finances publiques, cette situation présente des gaspillages, des dépenses non rentables voire carrément inutiles alors que, notamment dans les réseaux éducatifs et de formation que nous voulons développer, l’utilisation des sources de gains de productivité et l’obtention de synergies sont à même de rendre le système éducatif et de formation plus efficient en volume de dépenses, de travail et de qualité. Nous verrons que le système de formation continue n’apporte guère de remèdes et qu’il est miné par d’autres intérêts patronaux.

Si les missions de sélection des élites et de normalisation des savoirs fonctionnent correctement dans le système éducatif et de formation et expliquent pour une bonne part pourquoi le système de pouvoir peut se murer aussi aisément dans son immobilisme et son conservatisme et continuer à favoriser l’enrichissement régulier de la minorité au pouvoir, la mission de normalisation sociale est celle qui pose le plus de questions et présente les plus grandes difficultés pour les dirigeants du système de pouvoir, du système éducatif et de formation et pour la plupart des citoyens qui ne font pas partie de la minorité la plus riche au pouvoir, celle qui ne s’intéresse qu’aux connaissances politiques, économiques et sociales capables de défendre la rente dont ils ont hérité depuis des générations.

Le gouvernement ne répond pas à la crise social.

Les pancartes et les affiches lors des manifestations d’octobre 2026

Ils n’ont pas de solutions et encore moins de propositions à présenter pour résoudre la crise sociale.

En un mois, ils ne sont capables de sortir une proposition à soumettre aux lycéens. Ils veulent attendre les élections de 2027, dans 6 mois. Pour le moment ils ne veulent apporter aucune réponse politique.

https://www.facebook.com/share/v/1ACoarpaHo/

Ils pourraient judicieusement au moins à commencer par discuter pour n’avoir plus de crises politiques, économiques, sociales, culturelles à l’avenir, comme nous le voulons et sommes capables de le mettre en place.

Les services de renseignement ont reçu l’ordre du gouvernement de mentir afin d’accuser La France insoumise d’être responsables des violences du 17 octobre.

« Ces révélations de Mediapart sont stupéfiantes. C’est un commissaire des services de renseignement qui le confirme : « On nous demande texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT (Renseignements Territoriaux).»

Le ministre de l’Intérieur donne donc aux services l’ordre de donner de fausses informations, de mentir, pour nuire à la première force d’opposition. C’est un scandale. Le pouvoir est incapable de gérer le chaos qu’il a mis dans le pays, il doit cesser de tenter d’en sortir par des dérives autoritaires dangereuses.»

source : https://www.facebook.com/GuetteClemence le 19/10/2026 à 22h41

L’article de presse de MEDIAPART : 19 octobre 2026 à 21h35

https://www.mediapart.fr/journal/france/191026/nous-demande-d-ecrire-que-lfi-est-derriere-le-mouvement-autour-du-17-octobre-la-fabrique-d-un-bouc-emissai?xtor=CS3-5

Les plus grands casseurs sont au gouvernement.

Nathalie Arthaud le 16/10/2026 sur BFM : A un moment donné, il faut se lever et dire Stop!

https://www.facebook.com/share/v/1E4hApFCfZ/

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