Conflit ukrainien : trente ans de provocations étasuniennes

Nous reprenons un article du journal Le Grand Soir, journal militant d’information alternative du 5 juillet 2022

auteur : André LACROIX

Poutine avec l’Ukraine, son grand tort : n’avoir pas pu résister aux provocations étasuniennes.

Sur fileane.com, nous n’avons pas encore remis en ligne le dossier sur la manière dont les dirigeants américains de l’oligarchie financière anglo-saxonne ont organisé les crises économiques dont celle de 1929 puis récemment celle de 2006 puis 2008 à aujourd’hui. De même pour le dossier sur la manière avec laquelle ils ont organisé les deux guerres mondiales du XXème siècle et tant d’autres conflits. Cette tribune sera insérée le moment venu dans ces dossiers.

Nous avons montré dans le Diagnostic externe pour la remise en place d’une Monnaie pleine, leur manœuvre pour écarter la remise en cause du système capitaliste par Pierre LEROUX avec ses arguments fondés sur les Évangiles et les valeurs de l’église chrétienne originelle. Ils ont préféré à partir du socialisme scientifique allemand, c’est à dire un socialisme fondé sur la seule rationalité et sans l’utilisation des valeurs chrétiennes catholiques et protestantes, sélectionner un auteur, Karl Marx, pour développer à partir de ses idées, le mouvement communiste. Ces dirigeants de la haute finance, ces familles de banquiers internationaux, se sont choisi une opposition politique qu’ils ont parfaitement contrôlée jusqu’ici.

Cette opposition communiste a été fabriquée de manière à donner des idéaux philanthropiques aux peuples avec un régime politique qui ne peut que se transformer en une dictature criminelle. L’utilisation exclusive de la propriété collective par le parti communiste et l’interdiction de la propriété privée et surtout de la propriété commune comme en France depuis le vendredi 13 octobre 1307 et depuis dans tout l’Occident, ont rapidement amené la Révolution soviétique dans une tyrannie criminelle avec sa répression terrible de toute opposition aux dogmes soviétiques.

L’objectif de cette géo politique a été claire dès le départ : conquérir les richesses immenses de la Russie dont l’Ukraine faisait partie en tant que région de cet empire. Après l’échec de 1941 lorsque l’armée allemande en décembre n’a pas pu entrer dans Moscou et a été rejetée de sa proche banlieue, ce projet a été modifié pour faire durer le plus longtemps possible cette guerre dans le but d’affaiblir l’Union soviétique à travers ses pertes humaines énormes et son immense effort d’armement pour enfin vaincre l’armée allemande sur le front est.

Le conflit ukrainien trouve bien son origine en 1989 lors de la chute du mur de Berlin. Cet article décrit depuis cet évènement les provocations américaines pour poursuivre l’objectif de départ : conquérir les richesses de l’Ukraine et affaiblir la Russie dans le but de réaliser un jour cet objectif de départ : conquérir les richesses de la Russie dans ce Gouvernement mondial que la secte des puritains anglo-saxons, ces prédestinés à gouverner le monde selon leurs préceptes divins, rêve encore et toujours d’achever avec l’élimination de cette opposition communiste qu’elle a créée après 1850 et dont elle n’arrive pas à se débarrasser depuis l’échec de décembre 1941 devant Moscou.

Les historiens ont démontré le Big business avec Hitler (livre de Jacques Pauwels). Dans son livre Nazi Billionaires : The Dark History of Germany’s Wealthiest Dynasties, David de Jong explore les liens historiques entre le Troisième Reich et les actuels capitaines d’industrie allemands. Ce n’est pas seulement de l’histoire ancienne.

Depuis 1945, c’est l’OTAN qui a repris à son compte cet objectif des dirigeants anglo-saxons du Gouvernement mondial.

Extraits du document :

L’OTAN a prétendu qu’ « un tel accord n’a jamais été conclu » (1) et la « grande presse » a accrédité cette thèse sous prétexte qu’il n’y aurait pas d’accord écrit. Mais, outre qu’il est indécent de considérer qu’un accord oral ne lierait pas les parties – promissio est servanda – une note des archives nationales britanniques publiée le 18/02/2022 par Der Spiegel enlève toute équivoque (2).

« Il était clair depuis longtemps que l’expansion de l’OTAN conduirait à la tragédie. Nous payons maintenant le prix de l’arrogance des États-Unis », affirme Ted Gallen Carpenter, membre du think tank libertarien Cato Institute (3). Il est loin d’être le seul, comme le montre le politologue belge Marc Vandepitte, qui cite sept personnalités étatsuniennes ayant lancé de sérieux avertissements (4).

À ce titre, l’interview de l’ancien ministre français des affaires étrangères Roland Dumas est particulièrement convaincante, voire émouvante (5). Il témoigne, non sans nostalgie, du climat prometteur de paix qui régnait au début de la décennie 1990. Même aveu d’un de ses successeurs, Hubert Védrine : « Je pense, comme beaucoup d’anciens ‘vétérans de la guerre froide’, que dans les dix, quinze années qui ont suivi la chute de l’URSS, la politique occidentale n’a pas été intelligente avec la Russie, qui a été traitée avec une désinvolture perçue comme de l’humiliation par les Russes. » (6) Comment expliquer cette faute politique majeure ? Par quel engrenage tragique a-t-on pu refermer cette fenêtre ouverte sur une Europe enfin pacifiée ? Comment a-t-on pu ne pas profiter de cet heureux alignement des astres ? Qui a soufflé sur les braises pour ranimer la guerre froide ?

Comment se fait-il que le funding act du 27 mai 1997 basé sur « la coopération, la décision conjointe et l’action commune » entre l’OTAN et la Russie soit resté lettre morte ? Pourquoi l’idée de « maison européenne commune » lancée par Gorbatchev en 1989 ne s’est-elle pas réalisée ? Jean De Ruyt, qui représenta la Belgique à l’OTAN en 1996-1997, écrit dans ses mémoires : « Je ne pouvais évidemment pas prévoir que la renaissance de la Russie, avec Poutine, serait si rapide mais il était clair dans mon esprit que l’Acte fondateur était un pacte inégal – de ceux qui se concluent entre un vainqueur et un vaincu, et que, comme l’Allemagne après la Première Guerre mondiale, la Russie aurait beaucoup de mal à digérer l’adhésion à l’OTAN de ses anciens satellites ; plutôt que la ‘coopération’, elle risquait bien de tenter la revanche. » (7) Toutes proportions gardées, l’extension de l’OTAN a été pour la Russie ce qu’a été pour l’Allemagne, septante ans plus tôt, le « diktat » de Versailles : une provocation. (8)

…/… Comment ne s’est-il pas trouvé un seul pays alors membre de l’OTAN pour dénoncer ces manœuvres et pour mettre son veto à l’adhésion des pays baltes, compte tenu notamment de l’importance de la communauté russe représentant un quart de la population en Estonie et en Lettonie ? Ah ! si De Gaulle avait encore été de ce monde, il n’y aurait sans doute jamais eu de bases militaires braquées contre la Russie tout au long des anciennes frontières de l’URSS (Pologne, Roumanie, Slovaquie, Hongrie) ni a fortiori sur le sol des anciennes républiques soviétiques (Estonie, Lettonie, Lituanie). J’imagine le discours qu’aurait pu tenir De Gaulle au balcon de l’Hôtel de ville de Tallinn, de Riga ou de Vilnius : « Je vous ai compris : Moscou ne vous a pas laissé que de bons souvenirs ; mais ce n’est pas une raison pour adhérer à une organisation pilotée par Washington. »

…/…

2004, c’est aussi l’année de la première conférence du lobby YES (Yalta European Strategy) dont le but est d’organiser rien de moins qu’un nouveau partage de l’Europe, une espèce de « Yalta 2 », dans lequel la frontière de l’empire occidental se déplacerait jusqu’à la frontière occidentale de la Fédération de Russie. « De 2004 à 2014 les réunions de YES deviennent de plus en plus courues. Y assistent des présidents ou anciens président des États-Unis Obama et Clinton, des secrétaires généraux ou ex-secrétaires généraux de l’OTAN, trois premiers ministres britanniques Tony Blair, Gordon Brown David Cameron, le président turc Erdogan. Quelques noms encore dans ce gratin de l’occident globaliste impérialiste : l’ancien président géorgien Saakashvili, Shimon Peres à plusieurs reprises, Greenspan le président de la Banque fédérale, Kofi Annan, secrétaire générale de l’ONU en exercice, Barroso pour la commission européenne qu’il préside, Zoellick Président de la banque mondiale, Condoleeza Rice. Tous les grands médias atlantiques sont présents qu’ils soient étasuniens, britanniques ou français (Le Monde). » (11)

Le terrain était ainsi bien préparé pour qu’éclate, en février 2014, la « révolution de Maïdan » (ou « Euromaïdan ») forçant Ianoukovitch, le président élu de l’Ukraine, à démissionner. Une révolution que le géopolitologue humanitaire franco-serbe Nikola Mirkovic n’hésite pas à qualifier de coup d’État (12). Un coup d’État soutenu activement par les États-Unis : engagement revendiqué de John McCain et de Victoria Nuland aux côtés des insurgés et sabotage d’un bon accord prévoyant l’organisation de nouvelles élections, signé le 21 février 2014 entre le président Viktor Ianoukovitch, l’opposition ukrainienne et les trois ministres européens, le Polonais Radoslaw Sikorski, l’Allemand Frank-Walter Steinmeier et le Français Laurent Fabius. C’était sans compter sur le pouvoir de nuisance US : « Fuck the EU », dixit Victoria Nuland. Comment les Européens se sont-ils ainsi laissé humilier par l’Oncle Sam qui fera nommer deux citoyennes étatsuniennes : Natalie Jaresko, en 2014, comme ministre des Finances de l’Ukraine, et, en 2016, Ulana Suprun comme ministre de la santé par intérim ? (13)

…/… ( à propos de Zelensky) Tertio – et surtout ce point qui nous intéresse − que son intention ait été sincère ou non d’apaiser les tensions dans le Donbass, le moins que l’on puisse dire est qu’il est vite devenu l’otage des ultranationalistes, fussent-ils néonazis, comme le peu recommandable Andriy Biletsky, le leader du Corps national et du bataillon Azov. Les États-Unis, qui n’avaient jamais accepté l’annexion de la Crimée, se sont rendu compte que Zelensky était mûr pour signer avec eux, le 10 novembre 2021 une « charte de partenariat stratégique » qui appelait l’Ukraine à rejoindre l’OTAN, condamnait « l’agression russe en cours » et affirmait un « engagement inébranlable » en faveur de la réintégration de la Crimée dans l’Ukraine. (22) Ce fut la goutte qui a fait déborder le vase, comme l’écrit Henri Guaino, l’ancien conseiller spécial du Président Sarkozy : cet « accord de partenariat (…) a achevé de convaincre la Russie qu’elle devait attaquer avant que l’adversaire supposé soit en mesure de le faire. C’est l’engrenage de 1914 dans toute son effrayante pureté. » (23).

fin des extraits du document.

La lecture de cet article est en lien ci dessous avec d’autres sources sur cette volonté des nouveaux maîtres du monde de conquérir les richesses du continent russe.

Bien entendu pour comprendre et admettre cette géo politique des néo conservateurs américains, face visible au Congrès des puritains anglo-saxons et de leur dogme sectaire de la prédestination à gouverner le monde, nous devons suivre cette histoire qu’ils interdisent de nous enseigner, nous devons la retrouver avec les livres des historiens qui ont passé leur vie humaine à comprendre ce qui s’est passé et qui a décidé de la conduite de ces guerres jusqu’ici remportées par les USA avec certes leurs alliés européens qui ont supporté sur leur sol les destructions et les pertes humaines.

Pourquoi Poutine n’a pas résisté à ces provocations états-uniennes ?

La question que nous retenons est bien celle posée par cet article et son auteur : pourquoi Poutine n’a pas résisté à ces provocations états-uniennes ?

Ses premiers discours en mars 2022 avant le déclenchement du conflit militaire laissait à penser qu’il n’était pas dupe et avait compris l’histoire du soviétisme, comment Trotski avait été financé et équipé par Jacob Schiff, bras droit pour les opérations occultes de ses voisins dans la maison de Francfort à l’écusson rouge avant que tous ne déménagent à New York.

Mais à ce moment là, il s’agit de démonter l’ensemble du mythe du communisme dont la Russie et son peuple, ses peuples sont les premières victimes avec plus de trente millions de morts entre 1930 et 1945, sans compter les déportés du Goulag !

Nous revenons à cette constante constamment répétée dans cette histoire pilotée depuis New-York avec quelques séances politiques d’approbation dans le salon ovale de la Maison Blanche à Washington : les dirigeants des pays cibles qui doivent partir un jour en guerre pour que la puissance états-unienne puisse intervenir et rafler la mise selon la coutume de ces banquiers de la haute finance mondiale, ces dirigeants sont choisis par la secte des puritains et leurs néo conservateurs puis ils sont surtout validés dans le bureau ovale de la Présidence des USA. Ces présidents doivent alors soutenir le plan de conquête en faisant semblant de conduire eux-même les opérations, soit comme depuis 1945, en approuvant publiquement ces politiques et en laissant faire des organisations supra nationales aux mains de ces prédestinés à gouverner le monde, en l’occurrence, ici, l’OTAN.

Mis à part de Gaulle dont ils ont eu bien du mal à accepter sa présence à la direction de la France Libre puis de la France tout court, ils ont choisi Marx contre le français Leroux, Trotski, Lénine, pour Staline ils ont du faire avec. Ils ont choisi Hitler et les nazis en 1933. Gorbatchev en 1989 a choisi tout seul de présenter aux dirigeants européens l’idée de « maison européenne commune », peut importe s’il avait ou non lu Victor Hugo sur ce sujet, pourquoi cette volonté russe ne s’est-elle pas réalisée ?

Les historiens devront prochainement trancher et découvrir si Poutine a été lui aussi choisi à New York puis à Washington et quelles sont ses faiblesses qui ont été retenues pour qu’un jour il soit manipulé comme les autres et commette des erreurs fatales pour le plus grand profit des prédestinés à gouverner le monde.

Est-ce sa capacité à mettre en place et diriger les oligarques russes avec lesquelles le Big Business a pu se développer avant la conquête directe des richesses du continent russe ? Est-ce son dossier médical ou psychologique, le fait comme Hitler d’avoir atrocement massacré sa maîtresse à Munich, éléments qui assuraient qu’il allait devenir fou ou malade des nerfs au point de commettre des erreurs fatales pour le sort de l’Allemagne lorsqu’il faudrait s’en débarrasser et terminer cette guerre mondiale ?

Pour le moment il devient évident qu’il aurait été choisi pour son obstination à poursuivre la chimère d’une Grande Russie et sa précipitation à vouloir utiliser le formidable arsenal militaire plus ou moins moderne hérité de la Guerre froide entre 1945 et 1989, guerre froide imposée par les prédestinés anglo-saxons à gouverner le monde.

Quant aux dirigeants européens et spécialement ceux de l’Union européenne, nous savons qu’ils n’ont été élus qu’après avoir suivi des formations, des séminaires dans des instituts de propagande à la gloire du système capitaliste, libéral, néo-libéral, que certains ont été formés et ont travaillé chez les familles de banquiers internationaux à Londres ou aux States et qu’il savent réciter en toutes circonstance le dogme libéral : il n’y a pas de société, il n’y a que des marchés…

Bref nous ne pouvons pas compter sur eux pour nous sortir de cette crise politique, militaire, économique, sociale, culturelle et c’est nouveau : sanitaire.

Mais nous savons dorénavant aussi que la forme de dictature que ces prédestinés à gouverner le monde nous impose, à nous qui ne connaissons pas la guerre chez nous, est l’utilisation de la médecine et la peur de la mort pour arriver à leurs fins. Ils l’avaient dit, tous n’ont pas encore compris et se soumettent avec une frousse terrible de ce virus trafiqué en arme biologique pour les plus faibles. Ils interdisent les soins et traitements disponibles et nous les laissons vendre un vaccin qui n’en est pas un.

Alors compter sur Poutine qui finira par ouvrir les yeux, réparer ses erreurs et revenir en champion de la ” maison européenne commune”… avec le gaz à tous les étages ?

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