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Partie 1 :

Réseaux de vie

Les Réseaux de Vie. 

Les réseaux de production et de distribution des richesses.

Les institutions

économiques

L'adaptation des méthodes de gestion aux particularités locales pour produire les richesses.

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir présenté les 3 éléments qui constituent le mécanisme de la création des richesses :

la Démarche Qualité Totale qui permet l'évaluation du Coût d'Obtention de la Qualité (COQ) et donc des investissements et des heures de travail pour éliminer les dysfonctionnements ou pour réaliser de nouveaux objectifs à travers l'activité des équipes de projets de Vie,

l'utilisation d'une Monnaie Pleine pour financer l'activité à court terme définie à travers le Plan qui regroupe les différents COQ validés par l'assemblée de l'action politique des institutions politiques auxquelles se rattachent les équipes de projets de vie qui ont présenté un COQ,

la gestion des Biens communs avec les Droits sociaux pour préparer l'avenir et payer le moment venu la consommation des biens et services,

nous arrivons maintenant à visualiser l'organisation de l'activité humaine sur ses deux premiers niveaux : travail indispensable à la vie et à la survie, réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

A travers ces méthodes et spécialement la pratique de la subsidiarité qui permet l'obtention de la solution optimale dans une équipe de projets de vie, nous arrivons à l'application de ces méthodes sur le terrain et ce dont nous connaissons déjà : l'adaptation aux particularités locales.

Nous connaissons ces méthodes d'organisation et de résolution de problèmes. Il s'agit maintenant de les appliquer dans notre environnement et pas n'importe comment.

Nous avons vu que parmi ces méthodes, il y a un point commun : l'adaptation aux particularités locales. Il ne suffit pas qu'avec la subsidiarité nous découvrons la solution optimale, encore faut-il l'adapater aux particularités locales. De même le développement et la réussite des Biens communs reposent sur leur adaptation à leur environnement local. Nous sommes donc ici à l'étape de notre parcours pour décrire le fonctionnement des Réseaux de Vie où les particularités locales doivent être approfondies, mieux définies pour comprendre leur rôle.

Ensuite le champ d'application de ces méthodes doit être délimité. Les réseaux de production et de distribution des richesses, que ce soient des biens ou des services, s'organisent à partir de notre source de savoir intellectuelle et rationnelle, notre seconde source de savoir et il convient d'établir brièvement ici la relation de complémentarité entre nos deux sources de savoir même si nous présenterons l'utilisation de notre première source spirituelle et initiatique, plus loin dans les institutions sociales des Réseaux de Vie.

Commençons par la délimitation du champ d'application de ces méthodes et l'utilisation de notre seconde source de savoir puis nous analyserons et approfondirons cette indispensable adaptation aux particularités locales.

 

Produire des richesses avec le savoir intellectuel et rationnel.

 

Les réseaux de production de richesses regroupent les richesses matérielles et intellectuelles. Ils se distinguent par l'utilisation de notre seconde source de savoir : la source intellectuelle et rationnelle.

Nos lecteurs savent que notre première source de savoir est interdite dans les systèmes de pouvoir et historiquement, ce fût au départ par les théocraties pour défendre leurs dogmes puis cette interdiction a été reprise par les systèmes politiques, économiques et sociaux pour défendre l'usurpation de l'Autorité et du Pouvoir par la minorité dirigeante. Les systèmes de pouvoir utilise notre seconde source de savoir pour sélectionner les connaissances qui servent les intérêts de leurs dirigeants et qui permettent de dominer, soumettre les populations à leurs idéologies.

Les Réseaux de Vie utilisent notre source de savoir intellectuelle et rationnelle pour servir les intérêts des populations et interdire les systèmes de pouvoir politiques, économiques, sociaux, théocratiques et les dictatures.

Leurs objectifs fondamentaux sont le plein emploi, l'élévation du niveau des compétences et le développement des biens communs. Les moyens pour réaliser ces objectifs, nous les avons vus, sont essentiellement les relations sociales qui permettent les innovations et les synergies en utilisant les particularités locales. Le Travail précède le Capital. Tout le contraire, nous nous répétons, du fonctionnement du système capitaliste libérale dirigé par l'oligarchie financière anglo-saxonne.

L'utilisation de la complémentarité entre nos deux sources de savoir permet un partage d'influences d'une source de savoir sur l'autre.

L'utilisation de notre première source de savoir, la source individuelle initiatique, nous enrichit d'expériences spirituelles, de rencontres avec les mystère de la Vie et cette traduction de l'indicible permet le partage de nos raisons de vivre dans la condition humaine sur la planète Terre. Cette source initiatique nous permet de nous enrichir de nos amours et de partager le don d'Amour absolu obtenu à travers ces moments de la vie après la vie humaine vécus en renaissant dans notre condition humaine avant la mort de notre enveloppe charnelle. Ces enseignements initiatiques se traduisent par une même vision de notre humanité et une même volonté d'agir sur Terre pour des objectifs capables de pratiquer les valeurs d'amour et de paix à travers l'ensemble de nos activités.

Pour le moment, nous commençons à aborder brièvement l'apport de notre source initiatique et spirituelle de savoir pour préciser quelques points fondamentaux.

Au niveau de l'exercice du Pouvoir :

Reprenons sa définition utilisée dans les Réseaux de Vie : un rassemblement d'hommes égaux décidés à l'action. Il correspond à " l'aptitude à agir de façon concertée " et " il jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble. "

Cette dynamique de groupe restreint qui repose sur la concertation des membres pour agir ensemble n'est pas qu'une communauté d'intérêts matériels à très court terme. Pour satisfaire les besoins physiologiques, les intérêts matériels peuvent le cas échéant suffire. Mais pour les besoins sociaux et le développement des relations sociales étroites et dynamiques, l'apport de notre source initiatique et spirituelle de savoir permet de nouer un esprit de groupe solide et sincère à travers une vision identique d'une société dans laquelle le Travail précède le Capital. Cette expression qui associe Travail et Capital permet de clarifier le débat sur les bases de la société industrielle et il est évident que le mot Travail est très réducteur de l'ensemble de l'activité humaine sur ses 3 niveaux telle que nous la définissons dans les Réseaux de Vie.

La volonté de réaliser ensemble un travail se nourrit du partage d'un projet. La validité d'un projet de société réside dans sa capacité à répondre à nos raisons de vivre dans notre condition humaine sur la planète Terre. A ce niveau d'initiation et de rencontre avec les mystères de la vie, nos raisons de vivre se situent dans une universalité et s'identifient dans les deux valeurs fondamentales d'une humanité : l'amour et la paix.

Une équipe de projets de vie qui définit son activité humaine en fonction des valeurs d'amour et de paix met en place une égalité dans sa vision de ce qu'elle entreprend. La concertation entre les membres de cette équipe procède d'une même volonté d'agir selon ces valeurs et ces normes que sont les méthodes de gestion retenues par les Réseaux de Vie. L'exercice du Pouvoir en sera plus cohérent, transparent et productif.

Nous ne sommes plus au niveau de querelles et de palabres pour se mettre d'accord sur les intérêts retenus à partir desquels des objectifs pourront être fixés. Le système capitaliste libéral présente au niveau de sa minorité dirigeante une même culture avec des valeurs et des normes pour établir un gouvernement mondial des plus riches. Pour les autres qui doivent se soumettre à cette idéologie, la concertation demandée est minimale : trouver un consensus, un plus petit dénominateur commun à travers la pratique de la soumission librement consentie si possible qui est plus performante que le simple conformisme bien trop passif. Cette approche minimaliste maintenue pendant des siècles de soumission arrive toutefois à faire oublier aux peuples qu'ils ont une première source de savoir qui n'a pas besoin de savoir lire et écrire et qui leur permet d'obtenir aisément une même vision de la société déns laquelle ils trouveront leurs raisons de vivre.

Au niveau de la concordance entre local, régional, national, continental, mondial, universel.

L'argument, l'objection des serviteurs des systèmes de pouvoir est récurrent : au niveau local certes des expériences limitées d'organisation en réseaux et de démocratie locale directe participative peuvent se développer mais ceci ne peut pas fonctionner sur une plus grande échelle géographique. C'est d'ailleurs la force et l'intérêt d'utiliser des systèmes de pouvoir pour organiser des pays, de vastes régions, des continents ou carrément l'ensemble de la planète.

Cette objection n'utilise que notre source intellectuelle et rationnelle : mettre d'accord, trouver un consensus entre des milliers et millions de gens n'est pas possible. Par contre imposer ou faire en sorte que les gens se soumettent à une idéologie et à ses règles pour vivre en société est possible jusqu'au niveau mondial.

Les serviteurs des systèmes de pouvoir ignorent alors que nous pouvons arriver à l'universalité bien plus facilement en utilisant notre première source de savoir et en trouvant réponses à nos raisons de vivre. L'exercice du Pouvoir exercé dans le cadre des Réseaux de Vie n'a aucune limite géographique. La solution optimale obtenue par une institution politique locale est transmise aux autres réseaux locaux via la Confédération à travers la pratique de la solidarité, le passage de l'assurance à la solidarité et le calcul du coût de la Solidarité. C'est l'économie du don et l'utilisation de la propriété collective pour gérer et développer les connaissances, les biens et services immatériels. Evidemment les serviteurs des systèmes de pouvoir ignorent ou pire, rejettent l'économie du don et la complémentarité entre les 3 formes de propriété, la pratique de la subsidiarité, la démarche Qualité Totale, les Biens communs, la Monnaie pleine, bref tout ce qui permet la solidarité qui relie les différents groupes locaux, nationaux, régionaux, continentaux et mondiaux. Nous avons présenté dans les chapitres précédents ces principes et ces méthodes utilisés par les Réseaux de Vie et qui sont source de prospérité sur des étendues aussi vastes tant que des dirigeants de systèmes de pouvoir ne viennent pas s'y opposer avec leurs armées dressées au pillage des pays riches et des civilisations prospèrent parce qu'humanistes.

Il reste bien le fait que dans notre humanité les civilisations les plus florissantes ont disparu suite à des catastrophes naturelles, des changements climatiques et bien entendu suite à des destructions et pillages par les " barbares ". Mais agiter l'épouvantail des barbares pour tenter de dissuader ses contemporains de développer des civilisations en Réseaux de Vie prospères, n'est qu'une démonstration de la plus mauvaise foi en l'être humain et ses sources de savoir.

Les réseaux de Vie ont une dimension universelle par nature et par objet et ce n'est pas parce qu'ils font reposer le développement des richesses sur la prise en compte des particularités locales que la portée de leur mouvement doit forcément se limiter à un niveau local. Croire ceci démontre une ignorance crasse autant dans l'utilisation de notre source rationnelle de savoir que dans notre source initiatique et spirituelle.

Nous en restons là pour le moment quant à l'apport de notre première source de savoir dans l'organisation de la production et de la distribution des richesses.

Pour le moment nous nous occupons uniquement de l'utilisation du savoir rationnel et intellectuel à travers l'ensemble de l'activité humaine et spécialement sur les deux premiers niveaux d'activité.

 

L'adaptation des méthodes de gestion aux particularités locales.

 

Nous savons

  • définir des objectifs avec l'alliance des contraires,

  • obtenir la solution optimale avec la pratique de la subsidiarité,

  • passer de l'assurance contre les risques à la solidarité,

  • mettre en pratique ces principes dans une démarche Qualité Totale pour évaluer les Coûts d'Obtention de la Qualité (COQ),

  • financer cette activité en payant les investissements et en rémunérant le travail avec une monnaie pleine,

  • développer notre niveau de vie et préparer l'avenir avec nos Biens communs et nos Droits sociaux.

Ce processus de développement des richesses se réalise dans un espace lui aussi logique, rationnel.

Les particularités locales sont une évidence et sont l'oeuvre de la nature, de la vie de notre planète tout comme elles sont le résutat bénéfique du travail de nos aînés dans l'aménagement d'un territoire. En tant que telles, elles sont une richesse naturelle qu'il s'agit d'utiliser judicieusement et de préserver pour les générations suivantes.

« Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfantsAntoine de Saint-Exupéry ».

A travers son expérience de pilote de ligne de la Compagnie Générale Aéropostale et ses contacts avec les peuples d'Afrique de l'ouest puis ceux d'Amérique du sud, des Andes, l'écrivain pilote d'avions avait su écouter ce sage proverbe et nous le transmettre.

Cette préoccupation d'ajuster les activités humaines avec notre environnement est aussi vieille que l'humanité et nous savons que sa perception varie énormément dans les systèmes de pouvoir et les organisations en Réseaux de Vie, tout comme d'un régime politique à l'autre.

 

Quelques leçons pratiques de nos aînés.

 

Reprenons ici quelques exemples réussis pour l'intérêt général des êtres humains et l'intérêt de la vie sur notre planète, même si ces manières de vivre et de faire, ces pratiques, sont interdites ou rejetées par les dirigeants des systèmes de pouvoir actuels et ce depuis des siècles voire des millénaires.

Commençons par revenir à la dernière période de prospérité européenne, la période médiévale puis remontons plus loin dans l'antiquité en retrouvant les pratiques bénéfiques utilisées sur les bords du Nil.

1) Le développement rapide des villes libres au XIII et XIVème siècle en Alsace :

Extrait du livre « Belfort 1307-2007 » de G.Bischoff et Y Pagnot, Editions Coprur 2007.

« Contrairement à ce qu'on pense, l'écologie politique n'est pas une invention récente. On en faisait déjà au Moyen Âge et l'on en percevait assez bien les enjeux. On en veut pour preuve le bilan du XIIIe siècle brossé par un dominicain de Colmar contemporain de Renault de Bourgogne. Donnons lui la parole : « peu de temps auparavant le Rhin avait séparé Brisach de l'Alsace. Ce fleuve n'avait point de ponts et les gens le traversaient au moyen de bateaux. On dit que vers l'an 1200, on comptait 1500 pêcheurs sur la rivière de l'Ill. L'Alsace était couverte de forêts nombreuses qui la rendaient stérile en blé et en vin. On y voyait que peu de forts et de châteaux ; quelques-uns furent convertis en places fortes et en petites villes. On ne se servait que rarement pour leur construction, de pierres de quelques prix. Les torrents et les rivières étaient moins fort qu'aujourd'hui, parce que les racines des arbres retenaient pendant un certain temps dans les montagnes les eaux des pluies et des neiges. On trouvait des arbres immenses ayant de neuf à dix pieds de diamètre. On ne connaissait pas alors, en Alsace, l'usage du plâtre dans la construction des maisons. »

Pour notre dominicain, comment le voit ici, il est hors de doute que la déforestation est la cause de ces nouveautés. N'avait-il pas cité, quelques pages plus haut, la frénésie de construction qui s'était emparée de ses contemporains au point que, dans la seule ville de Colmar, on avait élevé 600 maisons en l'espace d'un an, c'est-à-dire qu'on avait abattu, au bas mot, 7200 grands arbres pour en faire la structure ? À la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe, l'explosion démographique - la population de l'Europe a doublé, peut-être triplé, en deux siècles - et la surchauffe économique sont tels qu'on commence à ressentir une terrible pénurie de bois. Dans nos régions, la disparition des cheminées à foyer ouvert « sauf dans les cuisines » et leur remplacement par des poêles en céramique permet d'économiser deux tiers de combustible. »

fin du document.

Nous constatons ici les conséquences du développement rapide des villes libres et de l’explosion démographiques. Le savoir apporté par les ordres monastiques et chevaliers permet d’organiser ce développement : préservation de la forêt, entretien des cours d’eau pour l’énergie hydraulique, techniques artisanales pour l'économie de combustible, etc.

 

2) La pratique des cités-états européennes :

Autre extrait du livre de Reinert « Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres »

« La richesse d'une nation semblait, assez paradoxalement, être inversement proportionnelle à sa richesse naturelle. Les régions les plus importantes, comme la Hollande et Venise, possédaient peu de terres arables. Elles avaient ainsi été contraintes de se spécialiser dans l'industrie manufacturière et dans le commerce extérieur. À Florence, la plus importante cité État européenne qui ne soit pas située sur une côte, on avait empêché des siècles durant les grands propriétaires terriens d'avoir le moindre pouvoir politique. Par conséquent, comme dans les états côtiers, la vie de la ville était dominée par les intérêts des artisans, des constructeurs et des commerçants et Florence comprit très vite les mécanismes de base de la création de la richesse et de la pauvreté. Durant des siècles, les propriétaires terriens ont constitué une crainte permanente planant sur les Florentins parce qu'ils étaient de potentiels alliés des ennemis de l'État. Le fait de tenir les propriétaires terriens éloignés du pouvoir avait une double finalité pour les citoyens de Florence : sécuriser à la fois le pouvoir économique et la richesse, grâce à l'établissement de l'industrie manufacturière et du pouvoir politique. Afin d'éviter la spéculation et prévenir les pénuries alimentaires, Florence interdit avec véhémence le transport de nourriture à l'extérieur des lieux de stockage de la ville. Le pouvoir économique et le patronage se combinèrent pour faire de l'épanouissement des arts une caractéristique des société non féodale. »

fin du document.

Reinert reste au niveau d'une analyse économique. L'analyse politique et sociale montre qu'il y a un risque de conflit entre la propriété individuelle des possédants de la terre et la propriété commune qui est le coeur du développement des villes avec leurs biens communs avant que ce développement n'amène l'utilisation de la propriété collective avec l'exercice du pouvoir délégué aux représentants des citoyens. Le principe fondamental en économie d'assurer la complémentarité entre les rendements décroissants de l'agriculture et les rendements croissants de l'artisanat, de l'industrie et du commerce, se double d'un possible conflit politique majeur entre les partisans du droit de propriété individuelle et ceux des droits de propriété commune et collective. Nous sommes bien ici au poste d'aiguillage entre les systèmes de pouvoir avec l'exclusivité de la propriété individuelle d'une part et d'autre part les Réseaux de Vie avec les propriété commune et collective. Laissons de côté le cas des tyrannies qui utilisent la propriété collective pour les seuls intérêts de la minorité au pouvoir ou d'un parti politique fasciste, nazi ou soviétique.

La prospérité d'une économie repose bel et bien sur la complémentarité entre rendements décroissants et rendements croissant et celle-ci ne peut pas être entravée par des conflits politiques sur la forme du droit de propriété à utiliser. La solution optimale qui a été pratiquée selon les enseignements des ordres monastiques, repose sur le développement de la propriété commune dans les villes libres et avec leurs richesses, les villes libres participent au développement de la propriété commune dans les campagnes gérée par les abbayes et les monastères, couvents puis par les ordres chevaliers templiers, teutoniques.

L'exemple de Florence cité par Reinert est très instructif avec le rôle de l'Art, c'est à dire la réalisation des oeuvres dans le développement d'une ville qui ne peut pas utiliser la commerce maritime pour distribuer la production de ses artisans ou paysans et qui doit composer avec les propriétaires terriens établis depuis des siècles sous l'empire romain.

 

3) la pratique des cités de la civilisation égyptienne :

Nous trouvons dans cet extrait du livre de Reinert, l’application du principe utilisé déjà par les Égyptiens : séparer dans deux environnements géographiques différents les activités de production.

L’Égypte a utilisé les berges du Nil pour l’agriculture et les cités et les plateaux désertiques pour les temples, les pyramides, les mausolées. C’est évident : il s’agit de respecter les particularités locales : les terrains fertiles doivent rester à l’agriculture, construire une ville dans un endroit plus difficile comme un marais, une colline a également l’avantage d’utiliser le terrain hostile pour la défense de la ville. La complémentarité entre ville et agriculture est indissociable et représente l’optimisation des ressources naturelles par le travail humain.

Au bord du Nil, cette solution fût optimale car en plus de cette séparation territoriale des activités agricoles et artisanales, le travail était lui aussi séparé selon cette même nature de l'activité. En effet, les crues du Nil apportaient le limon et fertilisaient les champs pendant environ six mois durant lesquels le travail agricole n'était pas possible. Tous travaillaient alors sur les plateaux à la construction des bâtiments et à leurs décorations. Pendant les six mois où le travail des champs étaient possibles, tous s'y rendaient pour obtenir 3 récoltes. La complémentarité entre rendements décroissants de l'agriculture et rendements croissants de l'artisanat et du commerce, se trouvait ainsi maximale.

A travers ses livres sur les survivants du dernier grand cataclysme, Albert Slosman, indique que le choix de la vallée du Nil reposa sur ces qualités exceptionnelles des particularités locales, tant au niveau de l'agriculture qu'au niveau des constructions des villes et des temples car sur ce point, le sable du désert est le meilleur au monde pour conserver durant des millénaires des bâtiments enfouis sous cette protection exceptionnelle elle aussi. Le message de cette civilisation des survivants du dernier grand cataclysme put ainsi nous parvenir quasiment intact.

Cette organisation est avant tout locale et suppose une démocratie directe locale participative, donc une organisation en réseaux de vie. Dès que les besoins vitaux sont satisfaits, la ville peut se mettre à développer les sciences et les arts qui sont le prolongement des innovations et des savoir faire déjà utilisés dans la production de biens et services élémentaires à la vie quotidienne. Nous retrouvons ici la complémentarité entre production domestique et travail indispensable à la survie et la réalisation des œuvres pour l’élévation du niveau de vie. Le résultat est connu : forte croissance économique et plein emploi. Résultat fort honorable tant que la guerre, les épidémies et les catastrophes naturelles ne viennent pas s’en mêler…

Cette approche historique nous permet de conclure que les méthodes, le mécanisme pour créer des richesses et développer des régions, des populations est toujours le même depuis l’Antiquité. A nous de l’utiliser dans nos organisations en réseaux citoyens de vie.

" La diversité en soi vint à être comprise comme un ingrédient clé de la croissance économique".

 

Des exemples actuels qui appliquent ces principes politiques, économiques et sociaux.

 

Nous sommes bien à l'opposé de la pratique du système de pouvoir capitaliste libéral et de sa volonté d'uniformiser les cultures sinon de les éliminer pour imposer sa doctrine de la liberté des marchés. Nous avons montré ce conflit entre les deux cultures depuis les débuts de l'ère industrielle et nous avons indiqué dans quel camp nous nous situons. La liberté des marchés est un rendez-vous de propriétaires de moyens de production qui entendent disposer de toutes les libertés possibles et inimaginables pour développer leur propriété privée et spécialement celle des actionnaires, des investisseurs, des rentiers.

La concentration du pouvoir financier est connue à travers les 9 plus grands fonds du monde (BlackRock, The Vanguard Group, Charles Schwab, J. P. Morgan Chase, State Street, FIDELITY, Allianz, BNY Mellon, Amundi). Les huit plus grandes banques américaines (J. P. Morgan, Wells Fargo, Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley, US Bancorp, Bank of New York Mellon) sont contrôlées par une poignée d’actionnaires parmi lesquels quatre fonds : BlackRock, State Street, Vanguard et Fidelity. Ensemble, ces fonds sont actionnaires majoritaires dans 90 % des 500 plus grandes entreprises américaines d’après le documentaire d’Arte : « Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock ».

Ce pouvoir financier dicte aujourd'hui au niveau mondial la manière de créer les richesses afin de servir ses intérêts. Il impose l'idéologie et la doctrine neo libérale avec ses mythes et ses fictions. La croissance de l'économie libérale est une fiction, un dogme qui utilisent diverses recettes de management ou de manipulation des agents économiques pour maximiser les profits des plus riches qui ont pris le pouvoir,  et en aucun cas, elle repose sur la " diversité en soi " et elle se moque cyniquement des particularités locales, surtout de celles qui s'opposeraient à l'oligarchie financière anglo-saxonne.

 

1) Les théories des sciences économiques pour refuser la " diversité en soi " et légitimer le pouvoir mondial de l'oligarchie financière.

Sans simplifier exagérément la doctrine capitaliste libérale, Adam Smith a posé la théorie du marché et de la concurrence. Le cynisme de l'épicier le pousse à vouloir s'enrichir en éliminant ses concurrents et pour y parvenir, il va travailler mieux que ces derniers. Les clients passeront ainsi des mauvais épiciers vers les meilleurs. Le capitalisme est donc destructeur des mauvais producteurs et renforce les meilleurs. De cette théorie va suivre celle de la spécialisation des activités fondée également sur la théorie de la division du travail : pour être performant il faut diviser le travail puis diviser et spécialiser les tâches. Ce sera la méthode de Taylor, l'organisation scientifique du travail OST. Tout ce qui est scientifique va donc dans le sens de la division pour mieux contrôler. Nous sommes à l'opposé de la réunion de diverses compétences pour agir ensemble dans l'exercice du Pouvoir afin de réaliser des objectifs partagés en commun.

David Ricardo a donné une dimension internationale à cette théorie et évidemment il n'est pas question à ce niveau de parler de mauvais pays ou états. Par contre chaque pays a un environnement particulier qui est favorable pour telle ou telle production et il doit se spécialiser dans la production la plus favorable. En sorte, il y a bien une diversité de situation de production : le Portugal se spécialise dans le vin de Porto et l'Angleterre dans l'industrie textile. Mais cette théorie, nous l'avons vue, ne tient pas compte des rendements croissants et décroissants et de la nécessaire complémentarité entre les deux pour permettre un développement économique capable de croissance et de prospérité. Ricardo légitime clairement l'économie coloniale en faveur des pays industrialisés et riches et aujourd'hui le pouvoir du gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne.

Pour lutter contre les inégalités et les conséquences funestes du libre-échange à travers le monde, certains économistes ont défendu la théorie du protectionisme. Revenons ici une fois de plus au livre de Reinert : " Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres."

extraits du livre de Reinert :

C'est pourquoi les plus fervents défenseurs de l'industrialisation (pour la protection tarifaire) comme Friedrich List (1789-1846), étaient également les plus fervents défenseurs du libre-échange de la mondialisation, une fois que tous les pays seront industrialisés. Dès les années 1840, Friedrich List formula une recette de la « bonne mondialisation » : si le libre-échange se développait après que tous les pays du monde s'étaient industrialisés, le libre-échange serait ce qu'il y a de mieux pour tout le monde. Le seul point de divergence est le calendrier établi pour adopter le libre-échange et la séquence géographique structurelle dans laquelle se déroule le développement vers le libre-échange (page 226)

Fin de l’extrait du livre.

Le protectionnisme des industries naissantes a été utilisé au début de l’industrialisation aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Il était indispensable pour protéger les entreprises avant qu’elles n’atteignent leur taille critique et deviennent rentables. Or la mondialisation et l’utilisation du libre échange en application des thèses de Ricardo, reviennent à interdire ce protectionnisme aux pays émergents ou en voie de développement, tout comme il interdit à l’ Europe de protéger ses nouvelles industries qui utilisent les innovations qu’elles ont mises au point. Les multinationales et les firmes transnationales peuvent alors étendre leur domination sur les marchés mondiaux.

Cette impossibilité réelle d'attendre que tous les pays se sont industrialisés et ont satisfait les besoins de leurs citoyens avant qu'ils aillent échanger des productions supplémentaires sur les marchés en libre échange a donné lieu à de nouvelles théories dont celle de Keynes.

KEYNES lui-même nous mettait en garde : " Le capitalisme, c'est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires hommes vont faire les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde"(années 30)

Il s'adresse aux vertus du cynisme que doivent avoir les producteurs dans la théorie d'Adam Smith pour arriver à satisfaire l'intérêt général. Keynes est surtout préocuppé par le plein emploi et en ce sens il défend une culture humaniste dans laquelle le Travail précède le Capital. De ce fait, il va admettre que la production doit rester locale.

« J’ai de la sympathie pour ceux qui veulent minimiser plutôt que maximiser l’imbrication économique entre les nations. Les idées, la connaissance, l’art, l’hospitalité, les voyages : autant de choses qui sont, par nature, internationales. Mais que les marchandises soient de fabrication nationale chaque fois que c’est possible et commode. Et, surtout, que la finance soit avant tout nationale » John – Maynard Keynes. Cité par Herman E. Daly, ancien économiste en chef au département de l’environnement de la Banque mondiale, dans un article lumineux sur les méfaits du libre- échange : « The perils of free trade », Scientific American, novembre 1993.

Au niveau de la dimension temporelle de l'activité de production, il utilise la monnaie même si sa fonction d'épargne lui pose problème.

« La monnaie est un lien entre le présent et l’avenir » John – Maynard Keynes (1930),

Il se méfie aussi des arguments des dirigeants du système économique capitaliste qui pour légitimer leur volonté de maximiser leurs profits à court terme, ignore les théories et les modèles, les principes d'organisation d'une activité économique pour en rester au pragmatisme et à des décisions pratiques.

« Les esprits pratiques, qui se croient totalement à l’abri de toute influence intellectuelle, sont généralement les esclaves de quelque économiste défunt ». John Maynard Keynes dans sa Théorie générale,

Ces propos de Keynes affirment la nécessité d'organiser l'activité de production des richesses selon des règles, celles que nous avons présentées jusqu'ici : complémentarité entre rendements croissants et décroissants, complémentarité entre les trois formes de propriété, pratique de la subsidiadité, monnaie nationale en relation avec les projets de développement des citoyens de ce pays... Bref, il a horreur du capitalisme sauvage guidé par la seule obtention d'un maximum de profits et qui sélectionne des théories anciennes pour orienter les sciences économiques selon ses intérêts privés.

Keynes affirmait que la production reste nationale autant que possible, ceci pour assurer le plein emploi et éliminer le chômage. Keynes affirmait que la monnaie devait rester impérativement nationale pour financer seulement la production et non pas servir de moyen de spéculation à travers une thésaurisation incontrôlable par les états. Keynes indiquait qu’en l’an 2000 il faudrait travailler 20 heures par semaines pour que tous aient les revenus minimaux pour obtenir les biens et services indispensables à la survie. Par contre Keynes n’a jamais expliqué ce que les citoyens pourraient faire avec le reste du temps de travail disponible, notamment dans l’économie non marchande ou pour utiliser la première source de savoir.

Aujourd’hui le débat se focalise sur le protectionnisme intelligent : le protectionnisme offensif pour défendre une jeune industrie européenne comme celle des technologies des énergies renouvelables contre les importations à bas coûts de Chine. Protectionnisme défensif pour protéger l’agriculture et ses rendements décroissants. Protectionnisme intelligent pour défendre l’économie de l ’Union européenne contre les méfaits de la mondialisation et la dérégulation des marchés.

Dans ce débat politique, Reinert reprend les propos de Gunnar Myrdal (prix Nobel 1974) pour dénoncer l’imposture : 

« l’ignorance opportuniste » repose sur le fait que nous sommes ouverts à un monde où les hypothèses des « sciences » économiques sont manipulées pour atteindre des objectifs politiques. La technologie et les rendements croissants, qui sont les principales sources de pouvoir économique, créent des barrières à l’entrée. En oubliant ceci, les économistes servent les intérêts acquis des nations qui sont au pouvoir.»

Nous trouvons ici la limite de ces théories économiques : les rendements décroissants et le libre échange de Ricardo sont utiles pour laisser les populations dans la pauvreté ou pour détruire l'industrie et l'artisanat dans un pays afin de l'appauvrir. Mais les rendements croissants utilisés comme barrière à l'entrée sur les marchés sont aussi une arme économique sinon politique pour appauvrir des pays.

Une population plus pauvre aura moins les moyens de se révolter car elle sera privée surtout de savoir et de technologies. Elle sera mise à l'écart du cercle vertueux des rendements croissants et sera plus faible dans le rapport de force avec les pays les plus riches. Les dirigeants de l'oligarchie financière utilisent le dogme du libre échange totalement déconnecté des réalités justement pour casser les systèmes éducatifs, les formations, les services publics et les services de santé pour affaiblir une société et la rendre incapable de s'opposer au pillage de ses marchés par le néo colonialisme. Lorsqu'une période de grandes innovations se présente, les richesses doivent normalement augmenter toutes seules à cause de ces innovations, donc, comme le chalut du pêcheur en mer, les dirigeants de la finance mondiale doivent s'armer pour capter le plus possible ces richesses et donc demander aux populations de payer davantage de taxes, d'impôts, de payer plus pour les biens et services de consommation. 

Le mécanisme financier est simple et il est utilisé d'une manière cyclique depuis le XVIIIème siècle : les banques centrales privées tirent prétexte des innovations pour vendre des crédits à profusion puis soudainement, elles demandent à l'occasion d'une crise financière qu'elles ont organisée, le remboursement immédiat de ces crédits ou bien elles organisent l'insolvabilité de leurs créanciers pour les obliger à vendre à bas prix les biens qu'ils ont achetés, principalement les biens immobiliers. Ces dernières années, ce mécanisme a également concerné les états qui se sont endettés auprès des banques centrales privées et nous sommes dans la crise des dettes souveraines que les citoyens doivent rembourser en sacrifiant leur niveau de vie. Pour l'oligarchie financière anglo-saxonne, les maîtres actuels du monde, l'utilisation des rendements décroissants vis à vis des pays exportateurs de matières premières et l'utilisation du libre échange pour justifier la dérégulation des marchés financiers sont les deux piliers de leur puissance dans la domination du système économique capitaliste.

Comme l'écrit Reinert, à la suite des auteurs de l'autre école, celle de l'intelligence et du savoir, les rendements croissants sont en effet "une patate chaude" entre les mains des politiciens. Il n'est pas difficile de créer un cercle vertueux de création de richesses et de développement, mais pour une minorité dirigeante dans un système de pouvoir qui veut s'enrichir au détriment des autres, la difficulté insurmontable apparaît lorsqu'il s'agit de répartir les richesses produites. Comment subitement expliquer que les richesses produites par des êtres humains bien formés, éduqués, intelligents et créatifs, capable de gérer et de trouver des synergies, comment expliquer que ces richesses produites en abondance reviennent quasi exclusivement à une minorité dirigeante et pas au reste du groupe social ? C'est absurde ! Personne ne peut accepter un tel vol, une telle spoliation des richesses, sauf si le groupe social est dominé par un régime politique qui légitime et cache cette spoliation et maintient sa domination à travers un rapport de force garantit par l'armée et masqué à travers le conformisme social envers cette domination d'une minorité dirigeante.

Pour éviter cette " patate chaude ", les rendements croissants sont utilisés comme barrière à l'entrée sur les marchés et deviennent ainsi source d'exclusion et de creusement des inégalités en condamnant des pays à la pauvreté et ceci peut aller très vite.

Une dernière preuve de la redoutable efficacité de cette méthode remonte à 1945 lorsqu’ avec le plan Morgenthau décidé par les Anglais et les conservateurs américains, il s’est agi d’appauvrir durablement l’ Allemagne à titre de sanction de guerre. Les alliés occidentaux comme soviétiques commencèrent par détruire et récupérer les machines des usines allemandes afin de transformer l’ Allemagne en un pays essentiellement agricole avec des rendements décroissants. Dès 1947, les résultats furent désastreux et il y avait 25 millions d’ Allemands en trop par rapport aux capacités agricoles du pays à ce moment là. Avant même d’envisager leur mort de faim comme Staline l’avait fait pour quatre millions d’ Ukrainiens en 1930 à travers sa réforme agraire pour collectiviser les terres, les dirigeants anglo-saxons ont compris que ces allemands allaient préférer rejoindre l’Allemagne de l’Est qui servait alors de vitrine du communisme face à l’Occident. Très vite le plan Marshall à partir de 1947, allait réindustrialiser tous les pays limitrophes du bloc soviétique afin de les développer pour pouvoir contrer la menace de l’ Union soviétique. Ce plan Marshall ne fit que reprendre les recettes du passé et que les USA avaient également adoptées après leur indépendance.

La construction du marché commun européen repose sur le même fondement, celui des rendements croissants.« Le marché commun a été présenté aux électeurs sur le postulat de rendements croissants qui augmenteraient la richesse (rapport Cecchini, 1988) » (page 171). Dès lors, il devient évident que le développement d’une structure centrale à Bruxelles qui sert de relais à la doctrine libérale du libre échange ne peut être qu’en contradiction avec les racines historiques européennes et rend impossible l’achèvement de la construction européenne en union politique. Les institutions européennes sont davantage occupées à se refiler la patate chaude ou à profiter de barrières à l'entrée sur des marchés nationaux qui expliquent la fracture entre pays du nord et du sud de l'Union Européenne, le tout sous la direction et le contrôle de l'oligarchie financière anglo-saxonne avec ses banquiers d'affaires comme Goldman Sachs et autres. Une politique européenne sérieuse commence par assurer la complémentarité entre rendements croissants et décroissants comme c'est la mission de la Confédération des Réseaux européens de Vie que nous présentons sur fileane.com.

Le livre de Reinert représente une contribution remarquable à cette démystification du libre échange et à une condamnation implacable des théories orthodoxes développées principalement par Adam Smith et David Ricardo alors qu’une autre école défendue principalement par Schumpeter et Keynes poursuit la vision de l’être humain intelligent, innovateur et créateur qui ne doit pas être dominé par le capital et des calculs mathématiques abstraits qui fondent des théories et des modèles qui ne tiennent absolument pas compte des réalités et encore moins des expériences et des leçons de l’histoire.

La " patate chaude " n'existe que parce que le meilleur moyen juridique de produire et de répartir les richesses est interdit dans le système capitaliste libéral : la propriété commune qui par nature est locale, apte à s'adapter aux particularités locales.

Le processus de développement économique, sans patate chaude et inégalités, injustices en tous genres, est toujours le même, il suppose innovation, compétences, gains de productivité, créativité, synergies entre les activités économiques. Pour que les populations adhèrent à ce projet de développement, à s'enrichir de leurs différences, de leur diversité, la communauté doit partager un bien commun, une propriété commune. C'est notre propos sur fileane.com lorsque nous décrivons le fonctionnement des Réseaux de Vie.

 

2) Les expériences actuelles pour développer les richesses à partir de nos diversités et de nos particularités locales.

" La diversité en soi vint à être comprise comme un ingrédient clé de la croissance économique".

 

Rappelons d'abord que la diversité en soi fait partie des principes d'organisation des institutions politiques que sont l'alliance des contraires au niveau de la définition des objectifs et la pratique de la subsidiarité au niveau de l'obtention de la solution optimale adaptée ensuite aux particularités locales.

Reprenons brièvement nos propos qui illustrent cette diversité en soi. Nous l'avons trouvée au niveau des synergies qui accroissent les richesses et l'exemple de la ville de Delft. Nous l'avons vue également dans ces communes qui développent une économie solidaire et la transition énergétique mais aussi politique, économie et sociale, culturelle comme à Ungersheim près de Mulhouse en Alsace, à Marinaleda en Andalousie, à Levigliani en Toscane. La production de richesses repose sur des coopératives, des SCOP ( sociétés coopératives de production), un management participatif, des communes gérées en démocratie directe locale participative, le plus souvent avec une monnaie locale même si pas encore avec une monnaie pleine.

Cette diversité repose sur un socle indispensable : les relations sociales dans le cadre d'une culture de groupe, d'une culture humaniste.

C'est l'une des conclusions du document sur le paternalisme à partir du livre de Thomas Phillipon " Le capitalisme d'héritiers "

Les pays où les relations sociales dans le travail sont constructives sont en moyenne plus riches que les autres. Ce surplus de richesse serait dû en partie à l'augmentation du taux d'emploi et en partie à des gains d'efficacité au niveau des entreprises. Améliorer la coopération au sein des entreprises peut être chiffré à plusieurs points de PIB 

Ajoutons quelques autres exemples de cet ingrédient clé de la croissance économique vers une période de prospérité dans une civilisation à la culture humaniste rassemblant ses Réseaux de Vie.

 

La SCOP Ferme des Volonteux

 est créée en 2011. Elle fait aujourd’hui vivre 20 personnes sur une vingtaine d’ha, qui fourmillent pour produire, transformer, acheminer et commercialiser fruits et légumes biologiques naturellement de saison. Plus qu’une cohabitation forcée par la mutualisation des moyens de production, c’est un partage quotidien des réalités agricoles en une véritable synergie humaine où personne n’est livré à lui même tout en étant libre de ses choix professionnels. Ce lieu est un modèle unique en France et la ferme regroupe aujourd’hui une diversité exceptionnelle de types de maraichages (bio-intensif petite surface, planche permanente, surfaces légumières), d’arboriculture, de transformation des produits et de circuits de commercialisation (gros, demi-gros, magasin à la ferme, marché, livraisons de repas cuisinés, livraison d’amap…).

document :

Et pourtant, ils nous nourissent. Rémy, gelé mais pas coulé,

Marianne du 23 au 29 avril 2021, pages 10 et 11, par Géraldine Meignan.

extraits :

Malgré le gel de la nuit du 7 au 8 avril 2021 qui a ravagé plusieurs hectares d'arbres fruitiers, soit une perte sèche de 100 000 euros, la Ferme des Volonteux, près de Valence, tient bon grâce à la diversification de ses cultures.

 …/...Tous les experts l’affirment, ces événements extrêmes sont amenés à se multiplier. La faute au dérèglement climatique.

…/...C’est cette culture maraîchère de permettre à Rémy Léger et à ses huit associés d’encaisser le choc. Et de ne pas mettre en danger la vingtaine de salariés employés par la coopérative.Au fil des années, la ferme des Volonteux à développer la vente directe, qui absorbe une grosse moitié de la production agricole, les marchés de plein vent et la vente de paniers. Mais elle a aussi accueilli une friperie, une boulangerie et une herboristerie. Résultat:« La structure affiche en moyenne un chiffre d’affaires en progression de 20 % par an, à hauteur de 1,3 million d’euros », assure Rémy Léger. Malgré le gel, il sera bénéficiaire cette année.

Ce ne sera vraisemblablement pas le cas des arboriculteurs des Baronnies, dans le sud du département, qui ne font que des abricots. Eux ont perdu la quasi-totalité de leur récolte. Il ne leur reste plus que leurs yeux pour pleurer. « L’industrialisation de l’agriculture a incité le monde paysan à se spécialiser pour être rentable. Mais, on le voit aujourd’hui, c’est irresponsable de lier le sort d’une exploitation à une seule récolte. Une ferme, c’est un organisme vivant », plaide Rémy Léger. La ferme des Volonteux ne se contente pas de mixer maraîchage et arboriculture.Elle a acquis des vaches, des poules et des brebis pour débroussailler et apporter du fumier sur les pâturages. Au sein même des parcelles d’arbres fruitiers, les variétés ont été mélangées. « Elles ne se comportent pas de la même façon face aux maladies. Et elles ont des floraisons plus étalées. Ça permet de limiter la casse en cas de problème », confie l’agriculteur.

…/...Ensuite, la nature n’a pas dit son dernier mot. Rémy Léger et ses associés en font la démonstration tous les jours. L’agroécologie – et sa rotation des cultures, sa couverture permanente des sols, son agroforesterie, sa polyculture – élevage – est en train de prouver qu’elle peut tout à la fois nourrir la planète, produire de la biodiversité et atténuer les effets du réchauffement. En fait, l’urgence climatique oblige à opérer un retour à la « naturalité ». Le propos ici, n’est pas de sombrer dans la nostalgie d’un passé idéalisé. Ni de balayer d’un revers de la main tous les développements scientifiques et technologiques. Mais de bâtir une agriculture qui travaille avec la nature. Et non pas contre elle. Car, dans tous les cas, c’est elle qui aura le dessus.

 

La vallée des Aldudes au pays basque et son développement économique.

 

Elle est l'exemple de l'utilisation d'une particularité locale, lélevage des porcs basques, pour développer une filière de production d'excellence capable d'exporter une partie de sa production. Les emplois locaux permettent aux jeunes de rester au pays tout comme le charme des paysages et l'isolement de la vallée attirent les touristes en recherche de nature, de calme et de qualité de vie et qui sont autant de clients et consommateurs des produits locaux.

L'élevage du porc basque est bien adapté aux particularités locales de la vallée et de ses montagnes de moyenne altitude. Les porcs vivent en liberté et donnent une viande pour des produits d'exception.

extraits du document :

Pourtant, alors que le débat sur la marque territoriale Pays Basque dure depuis des années, c'est bien une marque "Aldudes" qui est en train de se développer, une marque synonyme de qualité et de garantie d'une production locale.

Le cercle vertueux s'est enclenché dans la vallée. Des emplois sont créés, des gens s'installent, ce qui amènera des besoins (écoles, commerces, médecins...) qui créeront d'autres emplois. Un exemple observé de près, et pas seulement dans la montagne basque.

fin du document.

Les coopératives de fermiers mettent en place la vente directe de leurs produits et aident l'installation de jeunes éleveurs.

Une association travaille au développement d'une démocratie participative pour déterminer des pistes d'actions économiques, sociales et culturelles.

A partir d'une démarche marketing fondée sur un produit d'exception, la vallée cherche ainsi à s'échapper du système de pouvoir libéral et trouver un art de vivre avec cette nature encore préservée.

 

source :  La diversité, moteur de l'entreprise. Et si diversité rimait avec productivité et innovation ?

document, extraits :

C’est en tout cas la conclusion de plusieurs études récentes. Le principe est simple : plus un groupe est homogène, moins il est susceptible d’innover. Plus les travailleurs sont d’âges, compétences, et origines variées, plus ils s’attaquent aux problèmes avec des angles de vus différents. Ils aboutissent alors plus souvent à des solutions innovantes.

Selon une étude du Massachussets Institute of Technology (2014), les entreprises comptant plus de 10 % de femmes parmi leurs cadres ont des revenus 40 % supérieurs à celles qui n’en comptent que 5 %. La présence de femmes à des postes de direction est source de plus de performance. Elle permet d’améliorer les pratiques managériales, de mieux comprendre les consommateurs, et ainsi d’augmenter le revenu global de l’entreprise

Selon une étude McKinsey portant sur 366 entreprises multinationales, celles comptant la plus forte diversité dans l’origine ethnique et culturelle de leurs employés avaient une performance plus élevée de 35% en moyenne. Pourquoi un tel succès ? Tout simplement car les collaborateurs étrangers ou d’autres milieux amènent avec eux des réseaux et des manières de penser différentes. Ce sont autant d’opportunités pour l’entreprise d’améliorer ses pratiques.

 

3) Inclusion et innovation, la gestion actuelle des salariés dans les entreprises.

Cette volonté d'utiliser la diversité en soi pour améliorer la production des richesses est reconnue par les entreprises. Elles tentent de développer cette utilisation de la diversité mais sans remettre en cause le fonctionnement du système libéral. Cet opportunisme se décline en terme d'influence sociale par la volonté d'étendre parmi les populations la soumission librement consentie. Nous sommes ici en plein fonctionnement du système de pouvoir libéral, neo libéral sur le plan social.

 

Approche au niveau macro économique : inclure les plus pauvres dans le système capitaliste libéral.

document, extraits : De l’inclusion à l’innovation, proposé par HEC Paris Executive Education

Les entreprises comprennent qu’il existe des raisons éthiques et stratégiques derrière la conception et le développement de business models inclusifs.

« L’économie inclusive consiste à donner aux communautés pauvres un accès aux biens de consommation, mais aussi au travail, et donc de les considérer à la fois comme des consommateurs potentiels, et des producteurs ; et les aider à développer leurs capacités de production », suggère le professeur Faivre-Tavignot.

Pour les entreprises, l’économie inclusive consiste aussi à identifier les possibilités de créer des produits rentables et abordables pour les communautés pauvres, dans les pays développés et en développement.

« Travailler sur l’accès aux biens et aux services pour les plus pauvres peut être source de croissance et d’innovation pour les entreprises, explique le professeur Faivre-Tavignot. La majorité de la population des pays émergents se situe soit en bas, soit au milieu de la pyramide sociale. Développer des biens et services innovants et abordables pour ces populations peut ainsi créer de grandes opportunités pour les entreprises. »

fin du document.

Approche micro économique au niveau du groupe social :

A la lecture de différents articles de presse, nous retenons qu'il y a deux axes de développement pour des politiques inclusives au service de l'innovation.

Premier axe : pour bien reflèter la clientèle, l'entreprise doit adapter son environnement à l'inclusion de personnes et non plus seulement leur demander de s'intégrer. L'intégration consiste à demander aux membres du groupe de respecter des normes et des règles pré établies. L'inclusion va au delà et avec un management participatif, cherche à faire en sorte que tous les membres du groupe définissent leurs normes de vie en commun en fonction de leur sexe, culture, âge, handicap, etc. Probablement en cherchant un consensus qui satisfait la Direction puisqu'elle est déchargée d'un problème épineux. A moins qu'elle joue le jeu dans un réelle démarche Qualité Totale au niveau de son management et que le groupe exerce alors directement le Pouvoir... et abandonne le statut d'entreprise dirigé par les seuls actionnaires pour créer une entreprise coopérative où tous sont actionnaires et décident de la stratégie à mener.

L'objectif pour arriver à une sorte de consensus est de faire en sorte que les membres du groupe pensent la même chose et interprètent la situation  de la même manière en éliminant les biais cognitifs qui nuisent à la rationalité. Au départ il y a l'élimination des clichés et des préjugés qui induisent en erreur notre interprétation puis il s'agit d'éliminer les dissonances cognitives et nos contradictions internes en changeant nos convictions puis nos comportements ou en utilisant la post-rationalisation comme moyen de défense. Bref la psychologie intervient pour arriver à une standardisation des pensées et des comportements dans une situation donnée.

 " Afin de tirer parti de la diversité, de nombreuses entreprises ont maintenant mis en place une formation aux préjugés inconscients afin de développer une mentalité plus inclusive parmi leurs collaborateurs. C'est le cas lorsque la haute direction apporte son soutien à la création d'un environnement de travail inclusif et encourage les collaborateurs individuels à prendre conscience de leurs biais potentiels et à développer leur complexité cognitive."

Deuxième axe : pour éviter justement cette remise en cause de la culture managériale pyramidale, il s'agit de développer des technologies innovantes qui permettront aux exclus de participer aux échanges sur un marché. Par exemple développer les ventes en ligne pour des clients éloignés des magasins de ventes, développer des formations en ligne pour les enfants en longue maladie dans les établissements de soins, pareil pour des sites de rencontre, etc. Le télétravail peut s'inscrire également sur cet axe tant il permet le contrôle électronique de l'activité des salariés. Sans oublier les innovations technologiques pour permettre aux handicapés de vivre quasiment comme les non handicapés.

En conclusion, l'innovation appartient bien à l'entreprise et pour la favoriser, les salariés doivent utiliser le mieux possible leur rationnalité sans tous les éléments liés à leur personnalité ou identité. Leurs histoires personnelles ne peuvent que nuire au développement de l'innovation et leurs contradictions, leurs peurs sont à éliminer pour qu'ils puissent travailler ensemble avec toutes leurs facultés mentales et leurs savoirs. L'inclusion est à ranger sur l'étagère de la standardisation de la raison, de la rationalité dont les salariés doivent faire preuve. Nous restons bien alors au niveau de l'utilisation de la seule seconde source de savoir, la source intellectuelle et rationnelle. Cohérent certes pour le système mais peut-on réellement espérer un développement des innovations et une croissance dans la production des richesses ?

Il n'en reste pas moins que l'être humain a un esprit créatif qui, d'après les dernières études, repose sur une série de gènes.

document :

La créativité, l'atout de l'Homo sapiens qui lui a permis d'éviter l'extinction.

Une étude révèle que c'est grâce à une série de gènes liés à la créativité que l'Homo sapiens est parvenu à éviter l'extinction. Ces gènes auraient permis à l'homme moderne de mieux résister au vieillissement, aux blessures et aux maladies.

Face à l'homme de Néandertal, l'Homo sapiens avait un avantage significatif : des gènes de la créativité. Une "arme secrète" qui lui a permis, contrairement à son ancêtre, d'éviter l'extinction.

 C'est ce qu'indiquent les résultats d'une étude réalisée par une équipe de recherche internationale, et publiée mercredi 21 avril 2021 dans la revue Nature Molecular Psychiatry. Les gènes de la créativité auraient permis à l'homme moderne de mieux résister au vieillissement, aux blessures et aux maladies. Un avantage indéniable face aux hominidés aujourd'hui éteints.

Une meilleure coopération entre individus

D'après les auteurs de l'étude, dirigés par l'université de Grenade en Espagne, la créativité a encouragé la coopération entre individus, préparant le terrain à l'innovation technologique, la flexibilité comportementale et l'ouverture à l'exploration.

Les 267 gènes uniques liés à la créativité chez Homo sapiens, présents dans des régions du cerveau, ont été identifiés grâce à des marqueurs génétiques, des données sur l'expression génétique et des techniques d'IRM. "Ces régions du cerveau sont impliquées dans la conscience de soi et la créativité de l'homme, et comprennent les régions qui sont fortement associées au bien-être humain et qui sont apparues relativement récemment", peut-on lire dans l'étude.

Trois réseaux cérébraux

Un ensemble de 972 gènes organisés en trois réseaux cérébraux avaient été identifié par le passé chez Homo sapiens. Le plus ancien, qui date d'il y a 40 millions d'années, concerne les habitudes d'apprentissage, l'attachement social et la résolution des conflits. Le deuxième réseau est apparu il y a 2 millions d'années et concerne la maîtrise intentionnelle de soi. Le plus récent régit la conscience créative de soi et est apparu il y a 100 000 ans.

source :

 https://c.dna.fr/magazine-lifestyle/2021/05/04/la-creativite-l-atout-de-l-homo-sapiens-qui-lui-a-permis-d-eviter-l-extinction

 

 

conclusion

 

La diversité en soi comme ingrédient majeur d'une croissance économique est une réalité qui confine à l'évidence. La production des richesses doit donc indiquer clairement quelles sont les diversités qui se combinent dans son processus de développement pour garantir au départ la complémentarité entre les rendements croissants et décroissants.

Ce contrôle d'un niveau satisfaisant de diversité capable de créer des richesses est une mission des centres de gestion et la validation de ce niveau de diversité a lieu au niveau des assemblées de l'action politique dans les institutions politiques des Réseaux de Vie.

Pour la production des richesses,

  • le premier niveau de diversité comprend les particularités locales,

  • le second porte sur la réunion d'une diversité de compétences,

  • le troisième développe les synergies.

Pour la distribution des richesses,

  • le premier niveau de distribution assure la complémentarité entre rendements croissants et décroissants,

  • le second garantit la complémentarité entre les trois formes de propriété et l'utilisation de la propriété commune, moyen optimale pour distribuer les richesses produites par le travail de tous.

  • Le troisième niveau de distribution des richesses assure le développement de la solidarité et la distribution des richesses immatérielles : les expériences, les connaissances et les savoirs entre un réseau qui a réussi à le smettre au point et les autres qui en besoin.

Dans les Réseaux de Vie, l'adaptation de la solution optimale aux particularités locales est une expérience qui se partage en passant de l'assurance contre les risques à la solidarité, c'est à dire en créant des connaissances et un savoir qui appartiennent à tous les membres du groupe social, sinon à l'humanité. C'est le développement des biens communs et de la réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

S'il faut chercher une source d'inclusion, alors c'est au niveau du partage de ce savoir obtenu par la solidarité qu'elle se trouve... la solidarité est inclusive mais en toute logique, en dehors des systèmes de pouvoir.

 

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Plan de la Partie 1 : le fonctionnement des organisations en réseaux

Sommaire de la partie 1 Les réseaux de vie sociale

Les institutions politiques:

Les institutions économiques

Les institutions sociales

La culture humaniste

la déclaration des droits à la vie sociale

la subsidiarité et la solution optimale

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