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les réseaux citoyens de vie 4ème partie : la réalisation d'oeuvres capables d'élever le niveau de vie

2ème partie : L’œuvre intellectuelle et spirituelle, le développement du savoir global.

1ère sous-partie : 

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cette page est la suite de : 

Mathieu Despont La vie est un principe qui construit des ecosystèmes capable de se maintenir sans que l'entropie semble avoir prise sur elle

j'ai bien dit: " sans que l'entropie SEMBLE avoir prise sur elle".
L'entropie est là pour niveler l'univers.... Mais la vie est ce qui semble le plus efficace pour tenter d'y résister...
Ces temps je m'intéresse à la création d'ecosystème. C'est comment gérer au mieux un système complexe.
Les lois du vivant sont la meilleure inspiration qu'on puisse trouver.

J'ai vu tout un documentaire sur la durée de vie des supports mémoire. Le CD.. le disque dur.... le papier... qu'est-ce qui est le plus durable... certains ont testé des supports sur des cristaux gravés au laser... mais ce qui fonctionne le mieux, ce qui est le plus durable, c'est l'ADN !
Il y a des gens qui se sont amusés à coder des photos dans de l'ADN !
Donc oui, les êtres vivants utilisent de l'énergie extérieure à eux... mais ils l'utilisent sacrément bien !! sont capable de transmettre loi
n dans le temps..

 

Dans le Système Monétaire Equilibré on utilise le principe de l'entropie qui est matérialisé sous forme du taux de retour à l'équilibre. C'est ainsi que l'on crée un système stable sur le long terme. (contrairement aux exponentielles utilisées dans le système bancaire pour générer des intérêts sur de crédits ! )

 

 

 

le concept de bien commun dans la religion chrétienne.

la définition du bien commun est contestable.

Le “Common Good“ représente pour les chrétiens actuels un état de la société auquel il faut arriver en perfectionnant son fonctionnement et ses règles. Or en économie et en histoire nous parlons des biens communs gérés par la propriété commune. Nous avons rencontré lors d’un colloque à Fribourg (Suisse) début septembre 2015 sur le bien commun, un responsable d’une ONG catholique qui a soutenu que notre définition des biens communs gérés par la propriété commune qui permet aux membres du groupe de décider eux-mêmes de la réalisation de leur projet, est fausse et contraire au bien commun défini par l’église chrétienne Nous savons que la plupart des ONG sont verrouillées et subventionnées par les dirigeants de la finance mondiale pour préserver leurs intérêts. Nous avions à ce moment là un digne représentant de leur idéologie et expert dans la rhétorique et la casuistique des (mauvais) jésuites.

Le bien commun défini par l’église romaine évacue ainsi les biens communs réels mis en place par des groupes sociaux en utilisant la propriété commune pour servir leurs intérêts. Les intervenants de ce colloque n’ont pas mentionnés l'existence des biens communs au temps des cathédrales qui ont été développés par les moines bénédictins depuis l’an 500 et qui furent protégés par les moines soldats templiers, l’ordre du Temple créé le 13 janvier 1129 et dissout le 22 mars 1312, de même aucune mention de la guerre civile anglaise au 16ème siècle sur la disparition des communs dans les campagnes

Le développement de la confiance qui est au coeur du bien commun pâti également de cette conception chrétienne.

La confiance est le cœur du bien commun. Pour les dirigeants chrétiens, le bien commun est surtout composé de droits et d’obligations, de bonnes méthodes. Il y a les conflits entre la structure du mal (les autoroutes du péché) et la structure du bien. Les structures du bien ont comme caractéristique principale de reposer sur la confiance, terme laïque et universel, et mieux encore pour les chrétiens, sur la foi en Dieu. Ainsi, la famille est le premier pilier du bien commun. C'est le lieu où s'apprend et s'exerce la foi en Dieu qui procure la confiance en soi et permet de la partager autour de nous. Il n'est pas fait mention ici de la mission d'autorité et de la minimisation des violences en nous et autour de nous et encore moins de l'impact de la première source de savoir, la démarche individuelle initiatique dans le développement de la confiance. Nous y reviendrons. Pour conforter ce discours sur la confiance, les intervenants à ce colloque se sont largement reposés sur les travaux d'Amartya Sen.

L’approche chrétienne du bien commun par la théorie des capabilités formulée par l’économiste indien Amartya Sen.

La doctrine chrétienne présentée lors de ce colloque s’attache à la valorisation des actions individuelles, à l’individualisme méthodologique sachant que la méthodologie vient des Évangiles, de la didactique chrétienne. Des actes individuels nombreux changent les règles, y compris la Constitution d’un pays. La confiance est exprimée par les individus qui ont la foi en Dieu et qui réclament un perfectionnement des règles pour qu’elles s’approchent le plus possible de la volonté divine qui représente un monde de paix et de justice. Certains pays chrétiens cultivent cette confiance exprimée par les citoyens, exemple la Suisse, et ont donc peu de règles juridiques, par exemple un code du travail d’une centaine de pages. D’autres pays comme la France, ne reconnaissent pas la confiance exprimée au niveau des citoyens et leurs dirigeants veulent tout contrôler avec une quantité énorme de règles. Quand le capital de confiance baisse, la performance économique baisse, cette affirmation  est tirée d’un livre d’Alain Peyrefitte.

Le bien commun a été présenté comme un développement du pouvoir d’agir avec une liberté de choix. La question posée est comment peut-on améliorer la liberté réelle (pas d’idéal du bien commun). La liberté de choix correspond à une rationalité collective, ce que nous disons nous aussi mais nous précisons que c’est justement la solution optimale apportée par la subsidiarité qui représente le résultat de cette rationalité collective. Aucun lien entre rationalité collective et subsidiarité n’a été fait par les intervenants. Je ne suis pas intervenu sur ce point car l’intervenant, visiblement, ne fait guère de différence entre propriété privée, commune et collective. Bref, aucun changement dans nos institutions et la centralisation du pouvoir aux mains d’élites dirigeantes ! Nous restons dans l’influence sociale utilisée par les systèmes de pouvoirs actuels, capitalisme et église catholique romaine : la soumission librement consentie sinon l’autoritarisme des arguments dogmatiques.

Le principe de subsidiarité se limite au fait que les initiatives locales les meilleurs doivent rester au niveau inférieur et ne pas connaître l’intervention de l’état. Ce qui est juste mais les propos tenus lors du colloque n’ont pas été plus loin pour en tirer d’autres conséquences. Aucune distinction entre subsidiarité ascendante et descendante n’a été faite. La recherche d’une solution optimale et son application locale en tenant compte justement des particularités locales grâce au principe de l’alliance des contraires n’ont pas été mentionnées. Et les intervenants se sont échinés à vouloir nous convaincre de la manière dont nous pouvons développer la confiance indispensable au bon fonctionnement des institutions ! 

Les capabilités se situent au niveau individuel : ce sont les libertés réelles de mener une vie que l’individu à raison de valoriser. Plus un pays va développer ces capabilités, plus ce pays va évoluer favorablement, en éliminant principalement la pauvreté et améliorer la justice sociale et parvenir à un perfectionnement qui se rapproche de la volonté divine. Les capabilités reposent sur la volonté individuelle. La priorité est donnée aux préférences des personnes, aux raisons de valoriser une manière de vivre plus sociale, juste et harmonieuse. Les capabilités sont donc contraires aux approches économiques utilitaristes, à la fonctionnalité mise en place par Malinowski.

Les libertés réelles peuvent être différentes à un moment donné des règles posées par les dirigeants d’un pays. L’individu dans la doctrine chrétienne doit devenir libre d’agir pour accéder aux ressources matérielles, pour développer des compétences, transformer le contexte social. Dans l’approche d’ Amartya Sen, nous retrouvons ce que nous venons de dire sur l’importance des relations sociales pour développer l’abondance, sur le travail objectif.

La liberté de choix dans cette approche des capabilités est différente d’un retour à la liberté individuelle comme sacralisée en 1789 à partir des idées de Rousseau. La liberté de choix est un retour à la raison de valoriser des préférences individuelles exprimées selon la foi en Dieu. Ces préférences individuelles doivent être confrontées à travers un débat public qui va les valoriser. Nous retrouvons ici le principe de l’alliance des contraires, la théorie IMC de la prise de décision d’ Herbert Simon. Les intervenants du colloque à travers l’utilisation de l’approche de Sen, ont défendu le principe de la rationalité collective qui s’exprime dans le cadre d’une démocratie collaborative, constructive. Les capabilités sont une construction collective. Je ne suis pas intervenu pour préciser que la propriété collective est différente de la propriété commune, que retenir le niveau collectif signifie que le groupe est mené par ses représentants élus ou désignés et que nous sommes en présence  alors d'une démocratie représentative et non pas d'une démocratie locale participative capable de gérer les biens communs en propriété commune. Le terme démocratie collaborative ne veut rien dire sinon que le groupe collabore aux directions prises par ses dirigeants grâce à l'influence sociale de la soumission librement consentie, nettement plus performante que le simple conformisme.

Lorsque les préférences individuelles sont validées, elles sont soutenues par la structure publique. Les capabilités se nourrissent de vertus morales et non pas d’idéaux. Il faut faire avec l’être humain tel qu’il est et utiliser les vertus qu’il a. La distinction entre vertus morales et idéaux est évidemment compréhensible pour un poète mais il trouve ces arguties intellectuelles navrantes par rapport aux enseignements tirés de la démarche initiatique individuelle. Le sens du mot vertu repose sur la notion de discipline avec laquelle nous pouvons améliorer nos attitudes vis à vis des autres : le courage ou force d'âme habilite à surmonter la peur et à braver les dangers ; la prudence indique la conduite raisonnée ; la tempérance habilite à user de la mesure qui convient dans la jouissance des biens délectables ; la justice, enfin, habilite à rendre à chacun son dû. Parmi les vertus morales telles que la générosité, l'Humilité, la gratitude, on regroupe ensemble les quatre vertus cardinales précédente. Les trois vertus théologales sont les suivantes : la foi, l'espérance, la charité. Dans la doctrine chrétienne, le développement de ces vertus passe par la démocratie collaborative, en clair par la soumission librement consentie à la doctrine dans le système théocratique chrétien puisque l'autre manière de les acquérir et nettement mieux, bien plus rapidement et définitivement, est interdite depuis le Concile de Nicée en 320-325.

Nous sommes ici face à notre principale critique de cette doctrine chrétienne sur la justice sociale et de cette approche des capabilités d’Amartya Sen. La religion chrétienne utilise toujours la conception d’un être humain déchu du Paradis, qui est devenu imparfait et soumis aux autoroutes du péché. Dans sa condition humaine, il ne pourra pas échapper à cette imperfection originelle mais avec sa foi, ses vertus et sa rationalité, il pourra introduire plus de perfection dans le monde qui l’entoure. Nous sommes ici toujours en présence de l’interdiction de la première source de savoir, la démarche individuelle initiatique. Il n’y a aucun appel à l’aide de la spiritualité pour élaborer avec la rationalité une vision de soi, des autres et du monde qui nous fait renaître à la vie humaine sans aucune considération pour les notions de déchéance, de péché, de mal et d'imperfection mais avec l'abondance du don d'amour, de l'amour absolu reçu lors de la rencontre avec les mystères de la vie. Cette vision héritée d’un vécu à travers la rencontre des mystères de la vie par delà la mort du corps charnel a une toute autre dimension et puissance qu’une simple préférence individuelle nourrie de la foi en Dieu et plus souvent imposée par l’observation d’un dogme religieux pour développer ses vertus. Nous y reviendrons dans l'oeuvre culturelle capable de marier les cultures.

 

L’intervention de la chrétienté pour améliorer la justice sociale ne peut éviter la question de l’endettement des états et de leurs politiques d’austérité

Plusieurs propos ont été tenus au cours de ce colloque sur ce point : le rappel que l’église catholique n’accepte pas le remboursement des dettes actuelles et les politiques d’austérité menées pour ce faire. Au cours du discours de clôture du colloque, l’ archévêque de Canterbury, s’est engagé pour développer les micro crédits au bénéfices des plus pauvres.

 

Pour conclure sur cette approche des capabilités. 

 

L’approche des capabilités utilise bon nombre des valeurs et normes qui sont nécessaires au développement de l’abondance mais la limite fondamentale imposée à l’être humain de ne pas pouvoir éliminer son imperfection humaine parce qu’il lui est interdit par la religion chrétienne de trouver son initiation spirituelle, vient rendre impossible ou très aléatoire ce développement de l’abondance dans son groupe social réel. Alors utiliser le micro crédit devient possible, chasser les banquiers et détruire leurs marchés financiers restent pas possible pour les dirigeants de la chrétienté. Pourtant tous savent que la mise à mort de Jésus fut décidée le jour même où il chassa les marchands du temple de Jérusalem, décision prise non pas par les romains mais par les dirigeants de la religion au pouvoir dans cette ville.

Au niveau mondial la lutte contre la pauvreté, doit beaucoup au travail d’ Amartya Sen récompensé par le prix Nobel 1998. Sen travaille sur les façons de réconcilier deux objectifs souvent disjoints : l’efficacité économique et la justice sociale. Ses travaux sur les famines contemporaines, les inégalités ou la possibilité des choix sociaux - s'inscrivent dans la grande tradition humaniste d'une théorie économique de la justice. Selon Sen, la principale faiblesse de la science économique moderne a été de considérer l’éthique et l’économie comme deux notions antinomiques. Sa démarche consiste à démontrer que le bien-être économique peut substantiellement s’accroître en prenant en compte les questions d’éthique. En effet, les comportements éthiques complexes des individus influent sur le comportement économique : une analyse normative en économie peut donc s’avérer utile. La problématique de Sen conduit à mieux articuler l’individuel et le collectif, l’économique et le social (« l’impact de la croissance économique dépend, pour l’essentiel, de l’usage fait des fruits de cette croissance », rappelle-t-il). En poussant aussi à mieux articuler le court terme et le long terme, elle contribue à éclairer l’exigence féconde, même si elle n’est pas toujours dénuée d’ambiguïté, du développement durable. Avec le développement durable, l’optique économique s’élargit heureusement vers la solidarité souhaitable entre générations, vers de nouvelles normes de comportement, éthiques, environnementales, etc., vers une meilleure compréhension entre les mécanismes du marché et les questions de distribution ou de redistribution.

 L’affirmation du rôle considérable de l’éthique dans la performance d’un système économique est maintenant couramment enseigné dans les cours de management sinon d’économie. Par contre l’enseignement de la source initiatique et de la démarche spirituelle n’est pas intégrée dans le système d’éducation et de formation dirigé par le pouvoir capitalisme ni dans celui dirigé par le système théocratique chrétien.

 Nous savons qu’ Amartya Sen a ancré sa réflexion sur une expérience de vie horrible. À 9 ans, il fut témoin de la famine au Bengale de 1943 pendant laquelle moururent trois millions de personnes. Sen a conclu plus tard que ce désastre n'aurait pas eu lieu d'être. Il pense qu'il y a eu, à cette époque en Inde, un approvisionnement suffisant : la production était même plus élevée que pendant les années précédentes où il n'y avait pas eu de famines. Mais la cause de la famine de 1943 est le fait que la distribution de nourriture a été gênée parce que certaines catégories de la société (ici les travailleurs ruraux) avaient perdu leur emploi et donc leur capacité à acheter de la nourriture. Nous ne voulons pas faire preuve ici d’une insolence rare, quoique souvent les propos des poètes finissent par ce qualificatif auprès d’auditeurs incultes, mais revenons à notre pharaon des premiers empires lors de la construction du temple de Dendérah. Le constat entre cette civilisation florissante des bords du Nil fondée par les survivants du dernier grand cataclysme et l’ Inde de 1943 est criant d’enseignement. (L' Inde est sous tutelle anglaise encore à ce moment là : 3 millions de morts en un an, c'est la moitié de la Shoa, et la moitié des famines soviétiques qui firent, en 1931-1933, 3,5 millions de morts en Ukraine et au Kouban ; 1,5 million de morts au Kazakhstan ; 1 million dans le reste de la Russie (régions de la Volga, Sibérie occidentale, Oural du Sud). Soit en deux ans un total de 6 millions de victimes ).

Il ne s’agit pas seulement d’un problème économique et social, politique qui exclut une catégorie de citoyens de la répartition des richesses par manque de revenus, il ne s’agit pas seulement de s’interroger sur l’éthique du pharaon et des dirigeants de cette civilisation florissante, il s’agit de comprendre comment un groupe social avec sa culture est capable de « produire » et « d’utiliser » un pharaon et des dirigeants qui vont garantir une société juste et équitable dans laquelle un art de vivre va rayonner à travers le monde et pendant des millénaires. Nous sommes alors bien plus loin que le simple développement durable actuel. Nous poursuivrons dans cette voie lorsque nous examinerons l’œuvre culturelle capable de marier les cultures parce qu’elle utilise nos deux sources de savoir.

Amartya Sen utilise les vertus et les capabilités individuelles amplifiées par des relations sociales dans une démocratie plus constructive. Face à la famine de 1943 dont il a été témoin, il ne parle pas de l'indispensable complémentarité entre rendements croissants et décroissants pour éliminer l'impact de ces derniers dans le développement économique. Sen s'occupe de lutte contre la pauvreté mais c'est Erik Reinert qui nous démontre pourquoi les pays pauvres restent pauvres. Sen est un économiste et professeur de tradition anglaise qui ne met pas Ricardo à la poubelle de l'histoire économique. Reinert est entrepreneur et économiste, ses études à Harvard ont été centrées sur la gestion et le management, l'étude de cas dont cette université américaine a imposé l'usage. Lorsque nous avons suivi le conseil de Pierre Legendre : " poètes ayez le courage de la lâcheté, étudiez l'industrie ", ce que nous avons fait, nous nous retrouvons sur le cheminement de Reinert : retenir les principes de management, les mécanismes économiques, les pratiques de communication, bref l'expérience et l'effet d'apprentissage qui nous conduisent vers les synergies, l'efficience et la réalisation des défis les plus audacieux parce que seul l'audace permet de conquérir nos espaces de liberté, de choix réels pour abandonner une situation néfaste et développer de l'abondance, de la paix, tout simplement un progrès indiscutable et réel sous tous ses aspects, y compris dans l'utilisation de nos deux sources de savoir, en clair pourquoi les pays riches sont devenus riches et pourquoi tous nous pouvons connaître l'abondance dans une société à la culture humaniste.

 

éléments de synthèse :  l’économie d'abondance

Faits

Elle est écartée dans le système capitaliste à cause de la primauté donnée à la rareté. L'abondance a existé et existe chez les peuples premiers qui n'ont pas connu le développement industriel capitaliste. Elle est possible à condition d'abandonner le capitalisme et les systèmes de pouvoir économique, théocratique, civil, militaire ou policier.

L'abondance correspond à la satisfaction des besoins sans utiliser l'accumulation des biens matériels pour justifier un statut social. L'accumulation des biens matériels pour garantir un niveau de vie, un art de vivre à chacun selon ses mérites, se réalise à travers le développement des biens communs et la réalisation des oeuvres transmises aux générations futures.

causes

L'économie d'abondance repose sur les relations sociales et une culture dont les valeurs fondamentales sont l'amour et la paix. Il s'agit de commencer par exercer notre mission d'autorité pour minimiser nos violences et les violences autour de nous à travers une éducation et une formation indispensable à la vie, ensuite la réalisation de l' oeuvre politique, économique et sociale détermine le niveau d'abondance voulu. 

l'abondance est réalisée par le travail objectif rémunéré par une monnaie objective, la monnaie pleine.

le travail objectif est déterminé par le principe de subsidiarité ascendant et descendant et par l'alliance des contraires.

L'abondance résulte d'une complémentarité entre les trois formes de propriété et utilise principalement la propriété commune pour les biens matériels et la propriété collective pour les biens immatériels.

La création et le développement des biens communs élèvent le niveau de vie et permettent d'obtenir l'abondance matérielle. La propriété commune est la plus efficiente pour redistribuer les richesses produites par le travail.

L'utilisation des deux sources de savoir, principalement ici de la source initiatique et spirituelle, permet de définir une vision commune de notre condition humaine et de nos raisons de vivre. Cette vision commune va permettre à l'action politique de définir le niveau d'abondance que se fixe comme objectif un groupe social.

conséquences

L'abondance est antinomique avec un système de pouvoir économique, théocratique, civil ou policier. Elle implique l'abandon des systèmes de pouvoirs et la remise en place des réseaux de vie.

L'utilisation des biens communs implique la mise à l'écart de la doctrine chrétienne sur le Bien commun. La théocratie chrétienne doit reprendre en compte le fonctionnement des cités égyptiennes et grecques, le savoir sauvé de Dendérah et conservé dès l'an 500 par les moines bénédictins au Mont Cassin puis à Cluny. Ces vestiges du savoir de Dendérah, d'Alexandrie et de Grèce ont permis l'édification de l'époque médiévale et du temps des cathédrales, dernière période où l'abondance a pu être vécue en Europe avant la destruction de l'ordre du temple en 1307. 

La lutte actuelle contre la pauvreté dans le monde a fait des progrès à partir des travaux de l'économiste indien Amartya Sen. Celui-ci indique également le rôle essentiel de l'éthique et des relations sociales qui doivent nous mener bien plus loin qu'une démocratie collaborative à la signification confuse, vers une démocratie locale participative, soit ce que nous nommons des réseaux de vie. Pourtant Sen ne propose qu' une modification du système économique capitaliste pour tenter de le rendre plus juste. Les résultats au niveau du creusement des inégalités montrent que si l'extrême pauvreté diminue fortement, la pauvreté se développe à travers l'effondrement des classes moyennes laminées par la volonté de marchandiser  et de donner une valeur d'échange sur le marché à toute l'activité humaine. 

Le développement de l'économie sociale et solidaire correspond à un moyen commode car reposant sur le bénévolat, pour éviter l'explosion sociale tout en réduisant le financement des politiques publiques des états. Ces pratiques politiciennes pour développer l'influence sociale de la soumission librement consentie au système capitaliste, ne doivent pas nous empêcher de revendiquer le droit à vivre dans l'abondance et le droit d'abandonner la doctrine libérale fondée sur la rareté qui détermine les échanges sur le marché.

Cette revendication politique, économique, sociale et culturelle doit rejeter également les dogmes religieux qui condamnent les êtres humains dans un monde d'imperfection et de déchéance au nom d'une volonté divine qui ne correspond à aucune expérience spirituelle.

Nous enrichir de nos amours et vivre en paix économisent effectivement de nombreuses ressources, surtout celles utilisées pour les guerres ou détruites dans les crises financières ou dans le gaspillage d'une société capitaliste d'hyper consommation à crédit. Ces économies participent évidemment au développement de l'abondance. Il suffit de commencer par abandonner nos systèmes de pouvoir.

L'abondance est le résultat de l'utilisation du savoir global, spirituel et intellectuel, capable de marier les cultures à travers l'humanité. Elle est réalisable dès lors que nous avons brisé son interdiction par les dirigeants du système capitaliste et les dirigeants des systèmes religieux théocratiques.

Le changement de paradigme dans notre société entre système capitalisme et culture humaniste commence par un changement de valeurs : 

Les valeurs de la culture humaniste dans les réseaux de vie

les valeurs retenues

les valeurs abandonnées et écartées

l'amour et la paix, valeurs fondamentales de l'humanité, mise en pratique à travers les autres valeurs, les normes et les mode de vie.

liberté, égalité, fraternité qui sont des idéaux sinon des utopies dans un système de pouvoir car elles ne seront jamais réalisées.

les relations sociales, le groupe de projet, l'équipe de travail.

l'individualisme, le marché lieu de rencontres individuelles qualifiées de libres, sans rapport de force, et la main invisible qui les transforme en intérêt général.

l'abondance.

la rareté

le travail créatif, la curiosité, le développement des compétences, l'évolution de la prise de responsabilités, ce qui correspond à la valeur objective du travail et à une rémunération valorisante pour l'ensemble de l'équipe de travail.

la valeur subjective du travail qui ne prend en compte que les quantités de travail pour déterminer la valeur d'échange sur le marché. La qualité du travail se trouve au niveau des entrepreneurs, des actionnaires, de l'élite dirigeante du système de pouvoir capitaliste qui usurpe le droit de confisquer à son seul profit les gains de productivité du travail, d'où une rémunération médiocre des salariés.

la valeur d'usage des biens matériels qui permet l'économie solidaire et collaborative et utilise l'excellence des relations sociales pour développer les biens communs, la monnaie pleine.

la valeur d'échange qui écarte la valeur d'usage, et ainsi la propriété commune et la propriété collective pour sacraliser la propriété privée y compris celle des moyens de production.

la complémentarité entre nos deux sources de savoir spirituelle et intellectuelle : la réponse à nos raisons de vivre et de mourir dans notre condition humaine au regard de la vie après la vie humaine.

l'utilisation de la source intellectuelle et l'interdiction de la source spirituelle : le rationalisme, les vertus, les capabilités, les dogmes....

 

Redéfinir l'humanisme peut paraître surprenant à nos lecteurs qui certainement gardent en mémoire les tentatives " humanistes " plus ou moins réussies de notre histoire occidentale et qui nous ont pourtant menés à la situation actuelle bien plus calamiteuse, injuste et porteuse de crises et de guerres... qu'humaniste. Notre lecteur a compris que ces tentatives humanistes se sont faites dans le cadre de luttes entre systèmes de pouvoir et réseaux de vie et depuis l'empire romain, l'occident vit sous la domination des systèmes de pouvoir. L' humanisme dans le cadre des systèmes de pouvoir a bien plus été utilisé, dénaturé pour servir les intérêts des élites dirigeantes. Un exemple probant est apporté par Francis DUPUIS-DERI dans son livre : " Démocratie Histoire politique d'un mot, aux États-Unis et en France " Lux Humanités 2013 Canada. Nos élites ont bien réussi à faire l'histoire sans la participation des peuples et à appeler cela " démocratie ".

Nous rappelons ici que le système de pouvoir actuel occidental fondé sur l'idéologie libérale capitaliste ne repose que sur la source intellectuelle de savoir avec des modèles, des théories qui n'ont pas été satisfaisantes. Or il y a deux sources de savoir, intellectuelle et spirituelle et les civilisations florissantes ont utilisé ce savoir global à partir des 2 sources de connaissances. ( " sources de savoir " sont les mots clés très utilisés ces derniers mois qui mènent les internautes sur mon site (fuentes de saber) comme " vie après la vie ", premiers mots clés utilisés depuis 2002 pour venir sur le site).

Les systèmes de pouvoir n'utilisent que la source intellectuelle, rationnelle pour justifier la confiscation du pouvoir par les dirigeants du système, cette confiscation passe par la propriété privée et l'exclusion des propriétés commune et collective. Le pouvoir est alors une hiérarchisation sociale. Nous utilisons le mot humanisme car il est difficile d'en trouver un autre. Tous les mots utiles ont été galvaudés, dévoyés, dénaturés par mauvais usage ou pire intentionnellement par les élites dirigeantes pour que les gens qui voudraient utiliser ces mots soient de suite discrédités. Nous préférons respecter les mots et condamner celles et ceux qui les ont dénaturés, galvaudés. Ces mots recouvrent une autre réalité que nous devons ré apprendre et faire respecter. Les connaissances spirituelles s'opposent à la domination des systèmes de pouvoir, en particulier théocratique, c'est pourquoi depuis que nous sommes en système de pouvoir, depuis l'empire romain, elles sont interdites notamment par l'église de Rome (Concile de Nicée 320-325).

Ainsi la valeur d'usage en économie n'est pas seulement le bénévolat et le travail domestique comme Smith, Ricardo, Marx nous l'ont appris. L'économie collaborative et participative correspond à un besoin social actuel et des groupes sociaux la développent. Nous devons faire le ménage dans les idéologies actuelles mais ce n'est pas parce qu'ils ont sali des mots pour les rendre impropre à nos projets de vie, que nous devons abandonner ces mots, au contraire nous devons défendre ces mots et leur redonner leur sens profond. De la sorte nous montrons comment ils ont procédé pour salir ces mots et comment ces mots, ce langage est porteur de nos raisons de vivre. C'est un élément central du combat entre eux et nous pour faire respecter notre langage porteur de vie alors que le leur est porteur de destructions, de vols, de guerres et de misère pour 90% de l'humanité. Nous utilisons des mots " nouveaux " : réseaux citoyens de vie à la place de démocratie locale directe participative parce que le mot réseau connote l'utilisation d'internet et que l'espace de démocratie locale participative n'est plus seulement géographiquement local mais englobe aussi le réseau social virtuel sur Internet.

Lorsque nous utilisons un mot, nos interlocuteurs comprennent de suite qu'il n'a pas le même sens que pour eux. Nous leur expliquons pourquoi le sens qu'ils ont appris n'est pas correct pour nous et quel est le sens que nous lui donnons. Il y a des voleurs de mots qui n'ont plus à les receler : les mots liberté, démocratie, propriété, travail, richesses, etc. doivent être " libérés " de leurs voleurs et usurpateurs. Les poètes ont l'habitude de ce travail au service des mots, de leur justesse et profondeur, ce sont nos liens de vie en société. Nous sommes et restons donc profondément humaniste et dorénavant après avoir abandonné les systèmes de pouvoir actuels.

 

la suite : les normes et les modes de vie dans la culture humaniste des réseaux de vie

(en cours de rédaction au 13/02/2016, à commencer par la mise en place de la monnaie pleine)

 

Plan de la Partie 4 : les réseaux citoyens de vie

la déclaration des droits à la vie sociale pour les êtres humains

les réseaux citoyens : présentation générale

premier domaine d'activités stratégiques : indispensables à la survie

les réseaux qui développent la mission d'autorité, le niveau de confiance  et la minimination des violences en utilisant la première source de savoir : 

le réseau initiatique

le réseau de prévention et de lutte contre les violences

le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe

le centre de gestion des réseaux d'autorité

les réseaux de production et de distribution des richesses matérielles et intellectuelles en utilisant la seconde source de savoir

I) le cercle vertueux et les biens communs

II) la production des biens indispensables à la vie

III ) l'organisation d'un groupe de production de richesses

le centre de gestion des réseaux de production des richesses

le conseil de l'action politique des réseaux de production et de distribution

second domaine d'activités stratégiques : la réalisation d'oeuvres durables

la réalisation des oeuvres, présentation générale

1ère partie : l' oeuvre politique, économique et sociale 

les valeurs de la culture humaniste

 I l'analyse de la valeur du travail et de la monnaie

II valeurs d'usage et valeur d'échange, l'exemple de Marinaleda.

III de la rareté à l'abondance

 

troisième domaine d'activités stratégiques : l'action politique

   
 
   
 

les ressources disponibles pour la mise en place de nos réseaux citoyens de vie

ressources en économie, société, droit, politique

de l'assurance à la solidarité

travail-oeuvre-action politique

Évolution culturelle ou culture de la révolution

L’éducation et la formation: pas dans un système de pouvoir mais dans un réseau de compétences

La perception du travail, depuis 1789

les biens communs

les ressources pour l'utilisation de la première source de savoir: la source personnelle et initiatique

la vie après la vie, le livre du Dr Moody

Les quatre situation pour connaître l'illumination et la rencontre surnaturelle

l'extase amoureuse

Colloque sur l'Expérience de Mort Imminente

DOSSIER France 3 sur le colloque du 17 juin 2006 à Martigues

La première rencontre et décorporation

SHAMBHALA, le rite de Kâlachakra

une technique de décorporation

la seconde décorporation

le développement spirituel

la troisième décorporation

TIAHUANACO, 10 000 ans d'énigmes incas, les dessins rupestres des Andes

Les traductions de la rencontre surnaturelle et des  
 

les ressources pour les oeuvres capables d'élever le niveau de vie dans un développement durable

Éduquer au XXIème siècle

texte de Michel Serres

   

 

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