La stupidité de ma douce vie fait rire

La stupidité de ma douce vie fait rire

Les gens imbéciles qui ne savent quel soupir
S’inscrit dans l’harmonie de mes jours bienheureux
Eux fredonnent leurs rengaines peureux peureux
Ils n’osent pas détruire tous ces haut-parleurs
Qui gueulent leurs satanés refrains crève-cœur

J’ai à moi le silence d’un soupir perdu
Quand l’archet hésite sur la corde tendue
Lorsqu’on ne sait plus trop bien ce qui va suivre
Si tout cela ne va pas d’un seul coup périr
Si c’est une maladresse dont il faut rire
D’un soupir qui a tout du son que fait le cuivre
Sur lequel on voudrait bâtir l’éternité
Et rêver à n’en plus savoir de quel côté
Viens la vie viens le rêve viens l’espoir perdu
Qu’on jette à bras ouverts vers l’immense étendue
Où se raillent les rires cent fois entendus
De ceux qui hantent les salles des pas-perdus

La stupidité de ma douce vie fait rire
L’âne qui s’en va à l’abattoir pour périr.

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