Ma nymphe dormeuse

Elle passe ses jours à rêver l’étendue
Elle secoue les pans de sa jupe endormie
Avec un air où l’on se l’imagine nue
A se bercer à l’ombre d’un ciel ennemi
Ma dormeuse Ma rêveuse Dors dors bien fort
Je trouverai sur les lignes de tes cheveux
Quelques amarres pour me river dans un port
Et m’installer avec toi heureux près du feu
Permets cependant que mon âme aille au lointain
Se perdre en des cieux où le calme de la mort
Donne quelque harmonie à ces tristes refrains
Qui près de moi bourdonnent à trembler mon corps
Laisse aller se perdre ma main sur ton visage
Que je recueille un brin de ce souffle endormi
Mais le clapotis des vagues sur le rivage
Mais le cri du blizzard sur la neige assoupie
Quand la lune est là par le brouillard assagie
A se languir de ce cri qui la fait souffrir
Ma nymphe dormeuse j’ai envie de partir
Je lâche tes cheveux et m’en vais sans envie.

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