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AUTORITE - POUVOIR - COMMANDEMENT

L'ORGANISATION HUMAINE DU GROUPE

plan détaillé  du cours :

 Formations

page entière

 

Rappel : ce plan détaillé présente un contenu et une analyse qui se trouvent sur la page : le cadre de l'analyse de l'autorité, du pouvoir et du commandement dans une formation au développement des réseaux citoyens de vie ou de la démocratie directe locale participative. Ce plan une fois présenté, des conseils pédagogiques suivent pour l'utiliser face à des élèves ou des étudiants, des stagiaires en formation.

I ) L'AUTORITE :

Deux conceptions s'opposent sur l'être humain :

Rousseau :

estime que l'être humain est naturellement bon et que la société le corrompt. Cette pensée trouve sa source dans la religion chrétienne et la Bible : la création de Dieu faite à son image ne peut être que bonne. L'analyse du fonctionnement de la société chez Rousseau est simpliste car son rejet de l'absolutisme royal reste confus puisque le roi est lui aussi naturellement bon au départ. Ce sont donc les corps intermédiaires, les institutions créées pour défendre des intérêts particuliers qui sont responsables du fait que la société ne fonctionne pas correctement et vienne corrompre l'être humain.

FREUD :

rejette la position de Rousseau. Il part d'un constat établi sur son travail de médecin et son étude de la psychanalyse.

l'être humain est parmi les espèces vivantes, le plus violent.

l'histoire du XX ème siècle démontre largement la véracité de cette affirmation. 

Mais l'être humain est d'abord un être social.

Conséquences : 

Il doit s'organiser pour minimiser sa violence et assurer sa sécurité à travers la maîtrise de ses attitudes de manière à éliminer les risques de conflits autour de lui, en étant assertif. 

Nous retenons la conception de Freud pour définir l'autorité comme la mission que possède chaque être humain pour minimiser la violence qui est en lui et autour de lui.

L'autorité consiste d'abord : 

à maîtriser sa violence :

à savoir comment y parvenir, à connaître ses attitudes, à rester assertif 

puis à organiser la minimisation de la violence collective propre à un groupe.

Chacun a une mission d'autorité à remplir dans un groupe. 

L'organisation sociale de l'autorité,

deux possibilités :

Chacun est capable de développer une bonne maîtrise de sa violence et d'arriver à la sagesse,

Une organisation de groupe permet de décupler les moyens de réduire la violence et d'organiser le partage de nos raisons de vivre et de mourir, construire un savoir global capable d'assurer la cohésion sociale à travers une culture.

c'est la voie de l'idéal ; elle a été écartée car trop risquée.

 C'est la voie adoptée par l'humanité à travers les différentes sociétés.

 

C'est la voie de l'anarchie :

pas besoin de police, d'armée, d'état, etc.

les individus s'éduquent les uns les autres pour obtenir la minimisation de la violence.

 

il y a deux possibilités :

  • une minorité définit les règles d'un système et les autres doivent adhérer à ce fonctionnement,

  • le système correspond à une volonté de rassembler des forces autour d'un chef pour partir à la conquête d'autres peuples, d'autres richesses afin d'être en sécurité à travers la domination de ses voisins.

  • les groupes rassemblent des volontaires qui partagent un même but, une même culture, des raisons de vivre similaires et les échanges entre groupes se font au sein d'un réseau capable de marier ces cultures.

  • Le réseau favorise la répartition des richesses, l'absence de dogmes culturels, l'absence de pouvoirs despotiques ; il permet de maximiser la paix sociale.

 

Notre société actuelle, de par son histoire, a été contrainte d'abandonner l'organisation en réseau pour se voir imposer un système de pouvoir centralisé,

dans lequel il faut déléguer à une minorité la charge d'organiser la minimisation de la violence et la maximisation de la paix sociale.

 

par délégation du groupe, la minorité reçoit le pouvoir pour :

  • définir des règles qui vont garantir la paix sociale et fixer les tabous

  • veiller à actualiser constamment ces règles pour suivre l'évolution du groupe

  • assurer le respect des règles.

 

II) LE POUVOIR :

sa principale mission est de dire ce qui est favorable à la paix et au développement du groupe et d'interdire, de déclarer tabou tout ce qui risque de nuire au développement du groupe.

Il doit commencer par sélectionner dans le savoir disponible ce qui est bon pour le groupe et ce qui est interdit.

dans un système de pouvoir : il s'agit de répondre au questionnement suivant :

Qui va pouvoir être délégué pour exercer l'organisation collective de l'autorité :  que les hommes, les femmes, les nationaux ?... les plus âgés, sages, cultivés, riches ? une seule classe sociale, religieuse, militaire ?...

ou bien tous peuvent accéder à cette responsabilité ?

Comment la minorité va être investie de ce pouvoir : par la force, l'argent, le suffrage universel ?

Comment changer les personnes déléguées au pouvoir ?

Comment la minorité déléguée au pouvoir va-t-elle s'organiser ?

va-t-elle respecter sa mission et développer la paix sociale

ou va-t-elle surtout défendre ses propres intérêts et imposer les seules règles qui l'intéressent ?

dans un réseau :

Comment vont être définies les normes de vie du groupe, comment les actualiser sans tout remettre en cause ?

Comment organiser le réseau et assurer le mariage des cultures ?

Comment ne pas rester tributaire de l'élaboration d'un savoir global et concilier production de savoir avec production de richesses et de progrès social pour tous les membres du réseau ?

L'élaboration des règles par le pouvoir:

Dire ce qui est bon pour la paix sociale :

dans les comportements, les croyances, les savoirs,

  les limites des espaces de vie, l'utilisation des richesses...

Définir les tabous :

tout ce qui va entraîner la montée de la violence dans un groupe et qu'il faut interdire et cacher à la connaissance des autres.

Mais que faire des tabous édictés par des minorités dans le but de défendre leurs seuls intérêts ?

Actualiser en permanence les règles pour suivre les évolutions :

des moeurs, mentalités, connaissances, façons de vivre,

des progrès technologiques,

des changements dans les sources de richesses.

Les difficultés dans l'exercice du pouvoir :

Définir la règle la meilleure pour assurer la paix sociale :

rester général, aller dans tous les détails ?..

décider rapidement, prendre du recul et attendre ?

définir une loi cadre puis au cas par cas prendre des décrêts d'application ?

Peut-on changer les règles dès qu'une situation évolue ?

Mais le groupe va-t-il pouvoir suivre le changement fréquent des règles ? N'y a-t-il pas dans une certaine durée de la règle, le fondement d'une tranquilité et d'une sécurité publique ?

Face à la complexité d'assurer cette mission d'autorité, la tendance humaine ne peut-elle pas être de voir la minorité au pouvoir se renfermer sur la seule défense de ses intérêts ? Et ce, au détriment de la délégation donnée par le groupe ?

 Enfin, peut-on en même temps s'occuper à définir des règles tout en contrôlant leur application. Qu'est-ce qui est le plus difficile : voter une loi ou la faire appliquer ?

 

III ) LE COMMANDEMENT:

Consiste à trouver la meilleure manière de faire appliquer la règle. Il y a trois styles de commandement ou de direction:

autocratique - démocratique - laisser-faire

Humainement,

les qualités personnelles requises pour définir une loi et l'appliquer tous les jours sont différentes.

Matériellement,

il y a impossibilité de faire ces deux activités en même temps

Politiquement,

parce que des personnes sont mécontentes de la manière dont certains font appliquer une règle, faut-il immédiatement changer la règle elle-même ? Il y a un risque de trouble important. Il faut bien séparer les deux domaines et c'est plus facile si ce sont des personnes ou des organismes différents.

La logique veut que pouvoir et commandement soient séparés et confiés à des personnes différentes.

Les personnes chargées du commandement, à cause de la difficulté de la tâche, changeront plus souvent mais cela n'aura pas de conséquence néfaste sur le travail des personnes chargées de rédiger les règles.

Conclusion.

 

POUR GARANTIR L'EXERCICE DE L'AUTORITE DANS UN GROUPE ET MAXIMISER LA PAIX SOCIALE :

Maintenir la représentativité des personnes déléguées au pouvoir ou la vie participative dans le groupe

en favorisant le dialogue sociale et la communication interne.

Admettre que toute règle est destinée à être changée. L'art en ce domaine consiste à en trouver le bon moment et surtout pas trop tardivement. Le bon choix du moment dépend de la qualité de la communication interne et des capacités de négociation de chacun.

Analyser les questions de manière à reconnaître une difficulté liée à l'application d'une règle d'une difficulté liée à la règle elle-même pour mettre en place la méthode de résolution de problème la plus adéquate.

Eviter ou refuser qu'une seule personne ou qu'un même sous-groupe s'occupe en même temps du pouvoir et du commandement.

S'aider avec solidarité pour exercer chacun sa part d'autorité en coopérant avec les personnes déléguées au pouvoir ou au commandement ou avec l'ensemble des membres du groupe.

L'ORGANISATION POLITIQUE,ECONOMIQUE ET SOCIALE ET LA PLACE DE L'INDIVIDU:

CONSTAT HISTORIQUE :

les minorités au pouvoir ont eu tendance à s'organiser dans un système selon deux principes:

1) LE PRINCIPE D'AUTORITE

L'individu n'a de place dans le groupe que s'il se soumet aux règles définies par le pouvoir sinon il en est exclu.

Seules les personnes parvenues au sommet de la hiérarchie peuvent discuter et changer les règles, les autres doivent s'efforcer de monter dans la hiérarchie pour espérer participer au changement des règles. En attendant, ils n'ont droit qu'à obéir.

2) LE PRINCIPE D'EFFICACITE : est né avec la société industrielle.

L'individu n'a de place dans une organisation que s'il occupe une fonction de cette organisation. Si la fonction disparaît, l'individu quitte cette organisation.

3) L'EVOLUTION DE LA DIMENSION HUMAINE ET POLITIQUE DU GROUPE

Chacun de ces deux principes d'organisation d'une société peut être dirigé par l'un des trois styles de commandement : autocratique, démocratique, laisser-faire

Durant ces trente dernières années, la plupart des entreprises ont modifié leur style de direction :

elles ont quitté le principe d'autorité et un style de commandement autocratique pour arriver au principe d'efficacité et à un style de direction démocratique et participatif.

Mais la mondialisation de l'économie, le neo libéralisme et le pouvoir pris par les actionnaires et les sociétés d'investissements financiers imposent un management centré sur la productivité du travail et qui délaisse les relations sociales à travers la précarisation du travail et la dérèglementation du droit du travail et la privatisation de la protection sociale. La dimension humaine du travail régresse d'une manière générale.

Les gouvernements ont peu ou pas modifié durant ce temps les institutions politiques nationales ( même s'ils ont mis en place les institutions européennes ). Par contre la règlementation et leur application suivent le modèle anglo-saxon de la liberté des marchés et de la privatisation de l'ensemble de l'économie.

Il reste à organiser, toujours dans un style de direction démocratique, un principe d'organisation qui mette cette fois-ci enfin l'invidu au coeur de la société et ne l'en exclut plus pour l'une ou l'autre raison. Il existe en dehors d’un système de pouvoir, c’est l’alternative de l’organisation en réseau dans laquelle il n’y a pas d’exclusion : celui qui n’est plus d’accord quitte un groupe pour en fonder un autre ou en rejoindre un autre mais ces groupes peuvent et ont intérêt à poursuivre l’échange au sein d’un réseau sur la base de l’alliance des contraires cette fois-ci. Ceci requiert un changement de pouvoir et une autre sélection des connaissances et des tabous pour développer une société bien plus humaniste organsiées en réseaux citoyens de vie.

Fin du plan détaillé du cours sur Autorité - Pouvoir - Commandement.

 

Approche pédagogique pour transmettre ce cours à un public.

Commencer par tracer un tableau avec trois larges colonnes, une pour chacune des trois notions.

Demander qu'un(e) secrétaire vienne au tableau pour le remplir en fonction des réponses apportées par le groupe. Il.Elle peut commencer à remplir la colonne qu'il veut avec une réponse.

Indiquer qu'il est plus facile de répondre en utilisant le cadre de référence de l'instruction civique : Qui commande dans la Vème République, qui exerce le pouvoir ? Etc.

La colonne Pouvoir, en principe, va se remplir très rapidement : le Parlement, les lois, les représentants des citoyens, etc.

Ensuite la colonne Commandement se remplit. Aider avec la question qui commande et décide de la politique du Gouvernement ? Différence entre le Président et le Premier Ministre ? Qui a la tâche la plus facile entre les deux ? Pourquoi ? Donc, c'est quoi le commandement ? Pourquoi est-ce plus difficile de commander que de rédiger des lois ?

Lorsque ces deux colonnes sont suffisamment remplies, tous constatent que la première colonne, celle de Autorité reste vide.

Vous écrivez de suite dans la colonne qu'Autorité est différent d'autoritaire, d'autrocrate. Le public comprend cela de suite s'il a déjà suivi le formation sur l'Assertivité et réalisé le test pour évaluer son niveau de maîtrise des attitudes et d'assertivité.

Aide possible : qui manque dans le tableau à côté du Président, du Premier ministre, du Parlement ? La réponse vient rapidement : les citoyens, le peuple.

Pour arriver à la notion de délégation d'autorité, revenir sur le Commandement ou le Pouvoir et la délégation de pouvoir dans l'exécution d'une mission ou d'un ordre. Ensuite faire préciser la relation entre les citoyens et les membres du Parlement ou le Président de la République. Que représente l'élection des représentants du peuple ? C'est quoi la délégation d'autorité ? Quelle mission confient les citoyens à leurs représentants ?

Quelle est la condition de base pour que ce système fonctionne bien ? A partir de la formation préalable sur l'assertivité, les réponses vont être : que tous soient assertifs, qu'il y ait la confiance, que chacun se respecte et respecte les autres, etc... Qu'il n'y ait pas de violences.

L'intervenant peut alors expliquer la notion d'autorité et la mission d'autorité que chacun possède même s'il la délègue partiellement à ses représentants, en abordant la conception de l'être humain chez Rousseau et chez Freud. Montrer que la conception de Freud est bien plus constructive pour minimiser les violences en nous et autour de nous.

Terminer en approfondissant les notions de systèmes de pouvoir et de réseaux de vie, qui ont été vues préalablement dans la formation sur l'assertivité ou des TD sur les cultures sociales à partir des peuples premiers : Moso, des indigènes des îles Trobriands, de la Grande Loi qui lie les nations iroquoises, la culture japonaise, française au travail. Le tableau comparatif se trouve sur ce site à la page : culture de la révolution ou évolution culturelle.

Conclure sur le fait qu'un citoyen ne peut pas être privé de sa mission d'autorité et que si le pouvoir et/ou le commandement arrivent à être contre ses intérêts et l'intérêt des autres citoyens, c'est alors à lui avec d'autres citoyens de reprendre les fonctions de pouvoir et de commandement soit pour les exercer eux-mêmes dans le cadre d'une démocratie directe locale participative (qui se nomme également aujourd'hui : réseaux citoyens de vie) avec des villes, cantons, régions libres (par rapport à la soumission aux dirigeants des systèmes de pouvoir). Ou bien ces citoyens changent les institutions et le régime politique pour que leur délégation d'autorité soit mieux exercée par les personnes mandatées à exercer le pouvoir ou le commandement.

Pour illustrer cette conclusion, revenir brièvement sur la révolution de 1789. Montrer que la disposition principale de l'Ancien Régime imposait au roi de réunir les États-Généraux lorsque les caisses du royaume étaient vides. C'était la solution politique pour régler la situation et elle a permis sans violences de réunir les représentants du peuple à Paris, Versailles. Après 1789, les révolutionnaires parvenus au pouvoir, pour le conserver, n'ont pas repris cette disposition. Toutes les constitutions républicaines depuis 1789 (1790) sont " fermées ". Lorsque les finances sont mauvaises et que le pouvoir est ruiné, les citoyens n'ont plus la possibilité d'intervenir sauf par des grèves, des émeutes pour renverser ce pouvoir sinon le pouvoir peut décider seul de taxer plus lourdement les citoyens et d'imposer des mesures d'austérité qui vont aggraver la pauvreté dans le pays. Rappeler que toutes les nouvelles constitutions après 1789 ont été mises en place après des guerres militaires, des guerres civiles, des troubles politiques et sociaux, les évènement d'Algérie en ce qui concerne la mise en place de la Vème République.

La coutume républicaine française depuis 1789 à aujourd'hui veut que pour changer le pouvoir et le commandement, les citoyens passent par la rue et des émeutes plus ou moins violentes. La faute à qui ?

Après un silence d'un certain temps, une voix plus avisée que les autres finira par déclarer : " à nous ! Parce que nous ne reprenons pas notre délégation d'autorité et parce que nous n'avons pas depuis 1789 inscrit dans nos Constitutions que quand les caisses de l'état sont vides, le pouvoir doit réunir les états-généraux et des assemblées citoyennes pour apporter des solutions émises et admises par les citoyens ".

Il est temps alors, grandement temps, d'inviter le public " à sortir dans la rue " ou du moins en salle de récréation, dans l'aula ou sur le parvis...tout en lui rappelant que nous sommes toujours dans des systèmes de pouvoir , économique et neo liberal, scolaire et universitaire, etc. qui ont prévu pour lui des règlements à observer afin de minimiser les violences ordinaires ici ou là.

 

Autre possibilité pour illustrer une conclusion, utiliser des citations comme celles-ci :

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. » Dom Helder Camara, évêque brésilien connu pour sa lutte contre la pauvreté dans son pays et à travers le monde.
" Je crois que le moment est venu de penser à nos organisations et à nos sociétés comme des communautés de coopération. Ainsi le leadership ne disparaît pas. Il reprend sa place et nous reprenons la nôtre " Henry Mintzberg, canadien, professeur en sciences de gestion et management à l'université de Montréal.

Pages en lien direct avec cette lecture

 la fiche de cette formation

l'analyse de l'autorité dans un groupe

 

 le paternalisme

cause de nos mauvaises relations sociales.

les politiques sociales

la grille de Blake et Mouton

et le management du groupe.

la déclaration des droits à la vie sociale.

 

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