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FORUM AUX QUESTIONS 3

 

Les Réseaux de Vie sociale, Institutions et fonctionnement.

F.A.Q. 1 : Notre première source de savoir,la voie spirituelle et initiatique.

F.A.Q. 2 : un rassemblement d'hommes égaux décidés à l'action

d'où jaillit le Pouvoir. Le Goupe social.

  

Sommaire

  1. c'est quoi la révolution ?

  2. système et réseau ?

  3. Amour, guerre et quoi d'autre ?

  4. pouvez-vous indiquer quelques unes des réalisations des organisations politiques, économiques et sociales en réseau ?

  5. vous parlez beaucoup des religions, de la spiritualité, des templiers. Quelle est votre position sur le conflit entre israéliens et palestiniens, une nouvelle croisade... ?

  6. il me semble que Pierre, le webmaster, est originaire d'Alsace. Le site milite pour une autre république qui organisée en réseaux, se veut plus démocratique. comment réagissez-vous au vote d'extrême droite dans cette région ? 

  7. si j'ai bien lu certaines pages du site, vous vous désintéressez des élections présidentielles et législatives ? Est-ce ainsi que vous pouvez promouvoir une démocratie plus directe et meilleure ?

  8. économie non marchande ?

  9. quand... ?

  10. quand... ?

  11. quand... ?

  12. quand... ?

  13. quand... ?

  14. quand... ?

  15. quand... ?

  16. quand... ?

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Posez-vos questions par la messagerie, elles seront insérées ici ensuite.

attends, je vais t'écrire !ou bien ce que je vais t'écrire sera gravé ensuite dans la pierre pour des milliers d'années ! 


la révolution, c'est quoi ?

C'est une évolution qu'il faut refaire car celle-ci a été bloquée par un dysfonctionnement du système, elle a été interdite par les dirigeants au pouvoir dans un système. Lorsqu'il faut refaire quelque chose, c'est toujours moins bien que si cela avait été fait tout de suite, de plus des personnes ne comprennent pas qu'il faut refaire quelque chose qui n'a pas été fait la première fois.

C'est pourquoi, sur ce site, il est question d'évolution. Passer d'une organisation en système à une organisation en réseau représente une évolution, certes conséquente. La révolution concerne le système : il s'agit de le débloquer, de le faire évoluer, de changer de dirigeants, d'aller plus loin dans le système. Dans une organisation en réseau, il n'y a pas de blocage possible : ceux qui sentent qu'un réseau est bloqué le quittent pour en créer un nouveau et poursuivre leur évolution, c'est tout... oui, mais c'est la liberté et pas une utopie coincée dans un système.

La révolution court après des utopies et en ce sens, elle sera toujours inachevée. Autant l'abandonner pour l'autre organisation en réseau.

L'équipe de Fileane.com n'est donc pas révolutionnaire car elle ne cherche pas à débloquer un système mais à abandonner ce système de pouvoir actuel pour lui substituer une organisation en réseau. Il faut trouver un autre nom pour qualifier ce but et cette entreprise. Ce n'est pas chipoter sur les mots ou faire de subtil distinguo mais remettre les mots à leur place. Les serviteurs du système actuel ne peuvent pas juger une telle entreprise car ils sont juges et parties tant qu'ils n'acceptent pas que leur système peut ou doit être remplacé par une organisation en réseau et venir démontrer la supériorité actuelle du système sur des réseaux n'est plus de mise à moins d'être hypocrite... mais ceci, un poète ne l'est jamais : il a le courage de sa lâcheté, le cas échéant ( comme le chevalier à la charrette, jadis, si vous avez besoin d'une référence littéraire ).

Lire notre page sur  : Évolution culturelle ou culture de la révolution. Nous ne sommes pas du côté des révolutionnaires qui attendent la révolution internationale et ignorent ce qu'est la complémentarité entre les trois formes de propriété : individuelle, commune, collective, confondent propriété collective et propriété commune, veulent conquérir le pouvoir sans savoir qu'il est défini dans le système de pouvoir actuel, capitaliste, libéral, par la minorité au pouvoir qui a usurpé le pouvoir des citoyens et qu'il suffit de gagner des élections politique pour éliminer le pouvoir de cette minorité dirigeante composée par l'oligarchie financière anglo-saxonne au service des plus riches.

Nous voulons remettre en place l'évolution dans une culture humaniste au service d'une démocratie directe locale participative et sa confédération internationale, ce que nous nommons à travers le village Internet : Réseaux de Vie.

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Système et Réseau, cette dichotomie n'est-elle pas un peu simpliste, n'est-ce pas manichéen, trop binaire ?

Pourquoi ? Cette distinction est élémentaire mais parfaitement valable et humaine.

Elle utilise le même critère que le droit : le caractère volontaire ou involontaire d'une situation.

Dans le système, excepté pour les dirigeants qui décident des règles ou pour les concepteurs du système qui ont essayé de tout prévoir au départ, le fonctionnement opère à partir de l'obéissance des membres aux règles de ce système. La plupart du temps, ils n'ont pas à exprimer directement leur volonté. Notre système est une démocratie largement indirecte, très représentative, qui fonctionne à partir des représentants du peuple.

Dans l'organisation en réseau, la démocratie est directe. Le fonctionnement repose sur la volonté de ses membres. Tout est volontaire et les dysfonctionnements font l'objet d'un travail de minimisation constant en utilisant les outils de résolution de problèmes ou de médiation sociale qui favorisent l'alliance des contraires.

Le droit distingue les actes juridiques qui résultent d'une manifestation de la volonté d'une ou plusieurs personnes juridiques et les faits juridiques dont les situations de droit n'ont pas été voulues. Lorsqu'il y a eu dommage causé à autrui et qu'il y a un caractère volontaire prouvé, les sanctions sont toujours plus lourdes. 

L'analyse économique moderne met l'accent sur les choix des consommateurs et des salariés dans les théories récentes sur la croissance ( voir sur ce site : l'évolution : le choix du système ). Elle aussi privilégie le caractère volontaire dans le comportement des agents économiques, heureusement d'ailleurs !

La distinction système et réseau représente donc bien les deux possibilités d'organiser un groupe selon le degré de volonté et de liberté qui est laissé à ses membres. Mais il est clair que les supporters d'un système qui veulent le diriger, ont intérêt à ne pas instruire l'opinion public qu'une autre organisation est possible et qu'elle est plus efficace que la leur. Seulement, et vous l'avez compris, dans les réseaux, la gestion du pouvoir ne permet pas à une minorité de se l'approprier pour diriger une société toute entière et s'enrichir exagérément. Là commence le nœud de fables qu'il faut trancher. 

 

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Amour, guerre et quoi d'autre encore... ? 

Le site et le roman parlent de gens qui s'aiment, qui partagent un espoir de vivre puis il y a des combats, les personnages se conduisent en parfaits militaires ( chevaliers, je vous l'accorde ). Laurie soigne même des gens torturés. N'y a-t-il pas une sorte de fascination pour le sexe et également pour le morbide ? Cette confusion des genres ne peut qu'égarer et laisser dubitatif des lecteurs.

Réponse : il n'y a aucune confusion pour un poète. S'il se fait le chantre de l'amour humain, divin, pratiqué sans pudibonderie, il n'a aucune raison de laisser cet amour bafoué, violé, par le premier criminel venu. S'il peut convertir au pacifisme, à la non violence, un être belliqueux, il en va tout différemment lorsqu'il s'agit d'écarter un système de pouvoir qui utilise la guerre et la discorde pour servir ses intérêts particuliers. L'initié ne reste pas béatement dans son coin à attendre la nuit pour contempler la lune, astre qui va le moins lui faire mal aux yeux. Le roman pose une question simple : quand les initiés, druides, pharaons, grands prêtres, maîtres spirituels, poètes, personnes ayant vécu des E.M.I., retrouveront-ils le droit de décider de l'emploi ou non des armes ? Quand les femmes françaises, européennes, comme les gauloises, leurs ancêtres, retrouveront-elles seules, le droit de voter le départ ou non des hommes pour le front ?

Les exemples de guerres conduites plus humainement par des chefs initiés à une dimension supérieure de la vie, sont devenus plus rares depuis le XX ème siècle. Prenons toutefois l'exemple de Clemenceau qui dans sa jeunesse coopéra avec Victor Hugo. Regardez comment l'élève de Victor Hugo dirigea la Première guerre mondiale ? Comment il fit taire les prétentions suicidaires de certains de ses généraux pour mener une guerre économique dont les armements modernes firent basculer le sort des combats et évitèrent les massacres de soldats. Songez à son humanité avec les poilus. Quand il descendait dans les tranchées, ne suivait-il pas les misérables dans les égouts de Paris, l'exemple des mineurs de Zola au fond des boyaux de la mine, l'exemple de ces gens qui à travers l'humilité de leur condition humaine forgent le destin d'un peuple ? Le père la Victoire était resté fidèle à ses maîtres en poésie et littérature et les poilus le voyaient, le comprenaient.

Songez à la deuxième guerre mondiale. Quels chefs de guerre furent fidèles à leurs maîtres spirituels ou à leur propre initiation ? Tous restèrent fidèles à la logique militaire pure et dure et un maréchal français se distingua même en démontrant qu'il n'avait rien compris à l'exemple de son chef politique durant la guerre de 14-18. Pas un ne daigna s'occuper efficacement du génocide perpétré en Europe et en Asie, Russie. Je me souviens de la reconstitution des combats du plateau des Glières à laquelle j'ai participé durant mon année au 27ème BCA. Nous avions été si fidèles à ces évènements qu'effectivement aucun mortier ne participa à la manœuvre car aucun mortier ne fut largué ni sur les Glières ni sur le Vercors. Les " vrais " militaires, soit par mépris soit par suspicion envers les soldats de l'ombre, ne donnèrent pas l'ordre d'équiper les maquis avec ces mortiers, armes indispensables pourtant à un combat en montagne. La logique militaire préparait d'autres priorités, indifférente qu'elle était au sort de ceux qui se battaient au cœur de la tourmente.

Si l'histoire du roman mêle amour et combats militaires, c'est bien pour affirmer que les combats pour éliminer les criminels doivent être dirigés par des initiés. Un maître spirituel travaille aussi pour placer les armes sous la garde du sacré. Jésus a obligé ses disciples à porter une épée mais ce n'était pas pour provoquer des massacres inutiles, juste pour que personne ne vienne changer le cours du destin qu'il s'était choisi et Pierre dut ranger la sienne au jardin de Gethsémani. L'initié ne cherche pas à vaincre grâce à des machinations diaboliques. Non, il poursuit sa route jusqu'à sa victoire finale, celle qui achève le seul combat qui mérite d'être mené : le combat sur la mort, sur le néant, sur l'envoyé des ténèbres afin de faire triompher une nouvelle vie, une naissance à une nouvelle vie autre que celle humaine. En acceptant de périr sous les flèches, Krishna convertit le roi et sa suite. En mourant sur la croix comme un zélote ou un brigand, Jésus assura la victoire des communautés chrétiennes sur l'empire romain. L'amour est sans partage, il ne peut s'accommoder de haine, de violence. Il ne peut vivre sous la coupe de tyrans et de criminels. C'est cette dimension que le roman entend restituer : l'amour est sans fin car jamais toutes les armes ne seront sous la garde du sacré mais c'est justement à travers cette lutte quotidienne que se révèle l'amour dont les être humains sont capables, surtout si celui-ci est magnifié, amplifié grâce à une initiation au monde supérieur. S'il n'y a pas d'amour heureux sur terre, il y a tout de même l'amour que se portent des êtres à travers de mêmes cheminements de vie, de même combats contre la violence et la bestialité et cet amour reste le moyen le plus fort pour vaincre la mort de notre corps charnel et accéder à une nouvelle dimension de l'amour.

Pierre le confiera à Laurie : au cours de sa deuxième décorporation, même l'envoyé des ténèbres arrivé tout près de sa présence dédoublée le respectera. Non par crainte de la présence divine qui était dans Pierre : que ce soit l'envoyé des ténèbres comme la présence divine, tous deux respecteront le choix de Pierre. Dès qu'il s'est enfin décidé à faire appel à la présence divine pour revenir dans son corps, l'envoyé des ténèbres disparut et l'affaire en resta là : Pierre n'en conserva aucune cicatrice. L'amour absolu ou l'amour divin existe bel et bien pour l'initié et il peut se marier à l'amour humain pour vaincre la violence. L'essentiel n'est pas de porter ou non l'épée, l'essentiel est de savoir pourquoi nous la portons. Alors nous savons déjà comment l'utiliser. Cette connaissance est la marque d'un chevalier, d'un chevalier qui aime et qui défend les gens qui s'aiment... même ensemble.

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Pouvez-vous indiquer quelques unes des réalisations des organisations politiques, économiques et sociales en réseau... ?

l'Égypte antique représentait un réseau de villes dont le centre spirituel et religieux était une triade : Héliopolis, Memphis, Thèbes : les pyramides, les temples dont celui de Dendérah sont des réalisations d'une organisation en réseau. Israël fondée par Moïse fut un réseau de 12 tribus partageant la même culture. Nos cathédrales et les abbayes sont aussi des constructions d'une organisation en réseau dirigée par les ordres monastiques et chevaliers ( qui ruina le roi de France mais ne sut pas supprimer purement et simplement la royauté ) ...idem pour le défrichement des campagnes et l'essor des villes autour des abbayes durant le haut moyen-âge ( de l'an 500 à environ l'an 1300 ).

Pour conjurer la menace atomique causée par les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki et contrôler le système de pouvoir des États-Unis, Russel et d'autres savants tentèrent de monter un réseau de sages mais cette initiative fut un échec. D'autres exemples sont fournis par les réseaux de résistance à l'oppresseur, sur le plan du crime et de l'économie illégale il y a aussi les réseaux mafieux. L'intervention humanitaire se fait à travers des réseaux, etc... Les centres de recherche travaillent en réseau et les entreprises innovantes multiplient leurs réseaux de compétences. Les technopôles se veulent des lieux de fertilisation croisée et de réseaux d'entraide pour multiplier les innovations.

Ces réseaux économiques, culturels et scientifiques n'ont cependant pas su modifier ou écarter le système de pouvoir actuel et son organisation du droit de propriété privé qui interdit la propriété commune pour défendre la propriété individuelle des moyens de production et surtout son monopole sur la définition de l'intérêt collectif capable de servir ses intérêts privés. Bref, l'organisation en réseau ne s'est pas limitée à empiler des pierres plus ou moins joliment. A chaque fois que les systèmes de pouvoir politique,économique, social ou théocratique ont rencontré des obstacles et des difficultés pour soumettre les peuples à leurs directives, ils ont utilisé ponctuellement des organisations en réseaux pour les éliminer. Exemple : des réseaux de Résistance pour libérer un pays de ses occupants.

 

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vous parlez beaucoup des religions, de la spiritualité, des templiers. Quelle est votre position sur le conflit entre israéliens et palestiniens, une nouvelle croisade.. ?

Au risque de nous répéter, Israël a été fondé par Moïse sur le modèle actualisé de l'Égypte :  un réseau de tribus regroupées autour d'une seule ville : Jérusalem. Ceci pour éviter probablement les conflits entre villes qui minaient la civilisation égyptienne. Cette ville de Jérusalem regroupa et le centre de décision politique et le temple gardien des mystères sacrés alors qu'en Égypte, probablement avec une connaissance des êtres humains et des questions politiques plus profonde, les temples les plus sacrés furent construits à l'extérieur des villes, nécessitant un pèlerinage des fidèles pour s'y rendre et assurant une tranquillité meilleur aux prêtres et savants de l'époque dans leur travail initiatique. Bref, cette décision de tout concentrer dans une seule ville peut représenter aujourd'hui une erreur sur le plan politique même si la volonté de placer Dieu au centre de la cité est tout à fait respectable. Jésus achèvera cette évolution lancée par Moïse et indiquera de quel temple il s'agira de faire vivre au cœur des êtres humains.

Il n'empêche, la terre de Palestine, de Judée, de Galilée fut l'objet d'une expérience nouvelle d'organisation en réseau qui se voulait un modèle pour l'humanité. Mis à part du temps de Salomon, cette expérience ne put s'imposer face aux puissances militaires voisines mais elle conserva une vision du monde et de sa relation avec Dieu bien plus progressiste que celle des temples égyptiens engoncés dans le respect du souvenir des descendants du dernier grand cataclysme. En réalité ces deux approches se complétaient, voire se respectaient et il nous paraît certain que Jésus, Jean et d'autres chercheurs spirituels juifs se rendirent à Dendérah pour notamment s'instruire sur le mystère et la connaissance astronomique de l'apocalypse, question la plus épineuse pour un fidèle de Dieu et sur laquelle achoppaient également les religions babyloniennes ou perses.

La première croisade eut deux objectifs : retrouver des textes sacrés dans les ruines du temple de Jérusalem, c'était l'objectif des moines bénédictins pour conforter l'organisation en réseau en Europe loin des dogmes abscons de la papauté romaine. Les descendants des familles juives venues s'installer en Languedoc-Roussillon après la chute de Jérusalem avaient un objectif plus politique : restaurer le royaume de Jérusalem un point c'est tout et ceci sur le modèle féodal de l'époque. Dès que le système féodal prit le commandement à Jérusalem et que les templiers estimèrent avoir été trahis dans leur mission d'instaurer une organisation en réseau comme du temps de Salomon, ils se désintéressèrent de Jérusalem pour s'occuper du développement en Europe du temps des cathédrales et du développement de leurs relations avec les civilisations amérindiennes. Bernard de Clairvaux poursuivit les croisades car c'était le moyen de se débarrasser ou du moins de ruiner les seigneurs et le système féodal en Europe. Ce qui fut fait au point que la royauté ne put payer la rançon de Saint Louis prisonnier à Tunis. Finalement, l'ordre du Temple consentit un prêt à la famille royale pour le libérer.

Aujourd'hui, la question demeure : que veut-on faire de Jérusalem ? Une ou deux capitales d'états nations engoncés dans leurs systèmes de pouvoir ? Le centre d'une organisation en réseau capable de marier les cultures de tous les habitants de la région ? Il est clair que le modèle des états occidentaux ne se prête pas à cette terre chargée si tragiquement d'histoire spirituelle. Si israéliens et palestiniens cherchent à bâtir deux états avec leurs systèmes de pouvoir et leurs utopies, les combats n'ont pas fini d'exister et voir raser une nouvelle fois Jérusalem reste dans le domaine du possible. Les chrétiens, du moins ceux qui cherchent à respecter les origines du christianisme et la dimension des communautés organisées en réseau, ont le devoir de rappeler à ces guerriers en quête d'une capitale qu'il y a une alternative à leur folie destructrice. Que ces guerriers reprennent le chemin du vallon de  Sainte-Catherine et montent ensuite au Sinaï, qu'ils aillent dans le désert et laissent parler dans leur cœur et leur père Abraham et Moïse, Mohammed... et s'ils le souhaitent, Jésus leur parlera aussi et ces paroles briseront les dogmes suicidaires de leurs religions.

Si le fanatisme religieux constitue le creuset du terrorisme et de la violence, les deux camps ne cessent de démontrer leur incapacité culturelle à l'éradiquer. Si l'on recherche dans l'histoire religieuse, une raison pour justifier la possession de Jérusalem, celle-ci appartiendrait aux communautés chrétiennes mais les disciples de Jésus avaient compris que leur mouvement de libération n'avait que faire des remparts d'une ville aussi prestigieuse que Jérusalem sinon pour en faire un centre historique, originel mais rien de plus. Les moines bénédictins qui accompagnèrent les premiers croisés réclamèrent bien que la ville soit déclarée terre d'église afin d'y faire vivre le mariage des cultures réalisé à Cluny. Les seigneurs partisans des anciennes familles juives exilées en France s'y opposèrent et c'est certainement à ce moment là que les moines prirent la décision de créer leur propre ordre de chevaliers. Mais jamais les templiers n'arriveront à prendre en main le destin de Jérusalem. D'un autre côté, Mohammed n'est jamais allé à Jérusalem sinon en songe pour se voir monter au ciel depuis l'ancienne plate-forme du temple et le rocher que la légende rattache à Abraham. En 615, les Perses prennent Jérusalem et ces ennemis des musulmans seront battus à Ninive par Héraclius, chef de l'armée byzantine en 627. En 629, Héraclius rapporte la sainte croix à Jérusalem et une expédition musulmane conduite par Sayd et Khalid est battue en Syrie par les byzantins. Mohammed meurt à Médine le 8 juin 632. Quant au peuple juif, si sa volonté est de reconstruire le temple de Salomon, il doit comprendre qu'il restaure alors une organisation en réseau dans laquelle le peuple palestinien a toute sa place tout comme les diverses communautés chrétiennes. Certes, en 1948, l'ONU n'a pas donné mandat à l'état d'Israël de restaurer une organisation en réseau mais si dans les conflits les plus terribles existent toujours les germes d'un avenir meilleur, alors voyons dans ce conflit suicidaire la promesse d'une nouvelle organisation en réseau sur cette terre du pays d'Abraham. Fileane.com va préciser l'évolution religieuse et la place d'Abraham. Dans le livre " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite ", il y a une explication de la désobéissance de Jésus à Abraham.

Entre temps, en Europe, nous pouvons restaurer cette alternative de l'organisation en réseau dont a tant besoin le Moyen-Orient et l'humanité toute entière. A nous de démonter les dogmes de nos religions, de faire renaître un mouvement spirituel comme du temps des cathédrales.  Et que certains ne viennent pas brandir l'utopie d'une république laïque comme modèle à suivre pour les peuples d'Israël et de Palestine. Chaque être humain doit trouver ses raisons de vivre et de mourir et comme la mort est pareille pour tous, autant chercher une réponse sur ce qui se passe quand le corps cesse de vivre, quand l'âme quitte le corps et que l'esprit se soit fusionné en elle. Quant à la question de savoir comment chaque peuple, chaque culture traduit ce mystère, c'est déjà secondaire et en discutant de ceci, les cultures finissent par se marier, par trouver un même dénominateur commun : les mystères de la vie sur terre qui n'écrasent pas l'être humain mais le grandissent.

 

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il me semble que Pierre, le webmaster, est originaire d'Alsace. Le site milite pour une autre république qui organisée en réseaux, se veut plus démocratique. comment réagissez-vous au vote d'extrême droite dans cette région ?

l'Alsace est peut-être la seule région française a avoir dans son passé, connu aussi longtemps une organisation en réseau au Moyen-age, principalement à travers la Décapole qui au sein de l'empire romain-germanique, réunissait les 10 villes libres de la région. Moyennant la construction en l'entretien des fortifications autour de ces villes et le long de la frontière ainsi que l'organisation d'une armée locale, l'empereur avait exempté ces 10 villes de tout impôt impérial. Cette Décapole avait son propre gouvernement local au sein de l'empire et ces villes connurent un développement florissant. Ces richesses furent en partie ou totalement détruites lors de la guerre de Trente Ans entre catholiques et protestants.

Il n'empêche, le souvenir de cette époque reste vivace et pas uniquement à travers la flèche de la cathédrale de Strasbourg. Cette preuve du succès de ces villes libres atteste que ce mode d'organisation en réseau peut être préféré à un gouvernement centralisé qui provient aussi bien de Berlin que de Paris. L'alsacien veut rester maître chez lui, ce sentiment d'appartenance propre à chaque être humain repose dans cette région sur un passé riche de preuve de l'efficacité d'une organisation en réseau cimentée par une part non négligeable de spiritualité tant la terre d'Alsace est riche aussi de spiritualité.

Sainte Odile fut éduquée à Baume les Messieurs par les ancêtres des bénédictins, des moines appartenant à l'ordre instauré par Colomban, druide celte et de culture irlandaise. Son oeuvre porte la marque de cette spiritualité capable de marier les cultures et d'élever les valeurs humaines et ce n'est pas un hasard si elle choisit de s'installer dans un haut lieu de l'histoire celte et de la culture des mégalithes. Certes cette histoire comme sur le reste du territoire français, reste toujours tabou et  le recours à un vote extrémiste à droite comme à gauche est non fondé. Militer pour une organisation moderne en réseau  correspond davantage aux racines alsaciennes.

Pour le moment, Pierre, le webmaster et le poète de l'équipe, exprime cette position, écarte le tabou posé par l'absolutisme royal puis par la république jacobine et se réclame de ce passé alsacien florissant qui n'a rien à voir avec l'idéologie du Front national. Retrouver les racines de cette organisation en réseau du temps des cathédrales concernent tous les français et européens même si en Alsace la pensée collective s'en souvient plus fortement mais s'exprime si maladroitement et honteusement du fait des tabous républicains obscurantistes qui ont faussé l'enseignement de notre histoire. C'est aussi vrai qu'il y a des restes du nazisme qui n'ont pas été aussi bien évacués que l'on veut le croire et parmi les gens qui furent internés à Schirmeck, bon nombre furent dénoncés par leurs voisins alsaciens endoctrinés par les nazis. Cette guerre fratricide fut bien plus douloureuse qu'ailleurs du fait de la nazification forcée de la population. Ce que les autres régions françaises ne connurent pas durant cette guerre mondiale.

Pour les villes de la Décapole, j'ai vécu un temps dans 4 d'entre elles : Strasbourg, Obernai, Wissembourg, Mulhouse et ce ne sont pas les vestiges de cette époque qui manquent dans ces villes, vestiges qui attirent toujours la foule des touristes du monde entier comme à Colmar. Vous comparez la richesse du patrimoine d'Obernai, ville libre, avec celle de Molsheim, ville de l'évêché de Strasbourg puis des princes cardinaux, il n'y a pas photos ! Enfin si, celles d'Obernai témoignent bien que les richesses sont restées sur place. Pour Molsheim, mis à part les édifices des ordres religieux, comme les Chartreux, il apparaît que la dynamique de la production des richesses ait été toute autre et moins présente. Pierre.

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si j'ai bien lu certaines pages du site, vous vous désintéressez des élections présidentielles et législatives ? Est-ce ainsi que vous pouvez promouvoir une démocratie plus directe et meilleure ?

mis à part quelques connexions sur des forums pour échanger sur le sujet des élections et contrer les arguments des militants d'extrême droite ou rappeler quelques vérités à des militants de gauche, nous avons juste contacté 3 journaux pour leur signaler notre site.

Il est vrai que notre mouvement a une position bien claire : l'exemple historique le plus proche de notre position est celui des communautés chrétiennes qui s'activèrent pour abolir l'esclavage, les jeux criminels du cirque, les cultes religieux qui favorisaient ces horreurs et pour promouvoir le fait qu'une présence divine vit en nous, nous aime et nous aide à aimer les autres et nous permet d'accéder à une autre dimension de la vie après la disparition de notre corps charnel. Le renversement de ces valeurs à travers l'empire romain ne s'est pas accompli à travers des bulletins de vote mais par un mouvement de résistance et de libération pour briser une culture et la remplacer par une autre plus humaine et spirituelle. Certes il y eut parmi ces communautés, des sectes de fanatiques chrétiens qui tombèrent dans les pièges du dogmatisme religieux et ne comprirent pas le message évangélique.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui, nous ne soutenons pas la prolongation d'un système de pouvoir obsolète et qui ne vit que pour servir les intérêts d'une minorité au pouvoir, notamment celle qui possède le pouvoir économique et s'en sert pour garder le pouvoir politique.

Dans le roman " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite " l'internaute trouvera la description de la vie d'un tel mouvement organisé en réseau et il lira le récit des combats entre les chevaliers et les mercenaires au service des dirigeants de nos systèmes de pouvoirs. Au delà de voter, le but est bien de confisquer l'épée aux criminels pour la placer sous la garde du sacré. Il n'y a rien d'irréaliste dans cette entreprise. C'est la tâche des chevaliers et comme l'a dit De Gaulle en 1941 et 1942 à propos des succès de Leclerc en Afrique  : " nulle cause aussi désespérée soit-elle n'est perdue d'avance si un homme debout consent à mourir pour elle ".

Ce site expose aussi les raisons de mourir que peut avoir quelqu'un qui a connu une expérience de mort immédiate ou qui a été initiée à la rencontre avec les mystères de la vie. Comme l'indique Jésus, si tu n'as pas d'épée, vend ton manteau pour t'en acheter une. La parole qui exprime et traduit le mystère de la vie et la rencontre divine ne peut être réduite au silence par la force des armes. L'initié qui garde l'épée utilise des pouvoirs supérieurs à la force militaire. L'organisation de ces pouvoirs militaires et des pouvoirs des mondes supérieur et double était au cœur de la plupart des civilisations antiques, elle servit de socle pendant 6 000 ans à la civilisation égyptienne.

Toutes ces préoccupations sont bien éloignées en effet des calculs électoraux et du fait qu'il est impératif pour un parti aussi petit soit-il, de se présenter aux élections pour toucher une subvention publique en fonction des voix recueillies. Ce n'est certainement pas ainsi que nous concevons le développement d'une organisation en réseau. 

Nous répétons une fois de plus que le système de pouvoir mis en place dans la Constitution de 1958 a pour but d'écarter les petits partis et de permettre à celui qui remporte les élections de concentrer tous les pouvoirs pour une gestion du pays efficace ( d'après ceux qui sont au pouvoir et non selon ceux qui sont dans l'opposition ). Depuis plus de vingt ans que la promesse a été faite, il n'existe toujours pas un référendum d'initiative populaire, première mesure pour atténuer le centralisme excessif de nos institutions et inaugurer une délégation de pouvoir ascendante. Les dirigeants d'un système de pouvoir ne permettront pas que le jeu électoral amène rapidement une organisation en réseau, ils défendront naturellement leur système en le verrouillant davantage.

Par contre l'existence d'une organisation en réseau en marge d'un système va attirer les gens par des valeurs plus humaines et un partage des richesses équitable dans une économie principalement non marchande au point de ruiner l'économie marchande du système capitaliste. A ce stade, il est nécessaire d'enlever l'épée de la main de ces dirigeants afin d'éviter leur vengeance ou d'autres actes criminels.

La mise en place de cette transition fait l'objet sur ce site de la partie 5 : vers les Réseaux de Vie. Combien d'années d'avance avons nous sur l'état actuel de l'opinion publique toujours sous le poids des tabous obscurantistes ? Combien d'années allons nous encore laisser passer stupidement avant de revenir aux siècles florissants d'une nouvelle organisation sociale en réseau ? 

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économie non marchande : j'ai parcouru les textes de la FAQ et apprécié la cohérence et l'originalité de vos positions. Cependant je n'y ai pas trouvé, et pas davantage dans la Charte du site, d'explication claire de la notion d' " économie non marchande " que vous prônez. Pouvez-vous m'éclairer ? Amicalement !

question de Jotape.

D'autres développements sur les services publics français et l'intérêt général européen existent sur la page l'évolution de l'état.

L'économie marchande regroupe les entreprises ayant pour but le profit et organisées sur un marché en concurrence. C'est le secteur privé fondé sur la liberté d'entreprendre et le droit de propriété individuelle y compris des moyens de production.

L'économie non marchande regroupe des associations, des administrations, des groupes qui ne recherchent pas le profit ou alors, lorsqu'il y en a, le font dans un cadre communautaire : les profits étant redistribués intégralement aux membres ( mutuelles, coopératives ). C'est le secteur public ou social. En France, l'état exerce un monopole sur le service public et donc sur l'économie non marchande. C'est la propriété collective qui vient aider les gens : RMI, CMU et qui contrôle les services publics et sociaux de manière à les rendre accessible à l'ensemble des citoyens ( Sécurité sociale, chômage...). A côté de ce secteur public, l'état accepte le bénévolat et les associations qui l'encourage ou l'organise. Celui qui donne, le fait gratuitement, sans échange pour en avoir un retour équivalent. Exemple la Croix-rouge qui vient aider les services de santé, les associations d'aides aux prisonniers qui aident la Justice.  Il existe cependant la possibilité d'organiser des échanges sans rechercher le profit mais en obtenant des économies et des gains qui sont autant de possibilités de préserver un niveau de richesse sans contracter de dettes.

Exemple : un groupe peut s'organiser pour mettre en commun du matériel et des heures de travail afin de construire une maison pour chacun des membres du groupe. Ce cas est difficilement interdit et des associations de ce type existent ( les castors... ). Autre exemple : des membres du groupe viennent réparer votre toit et comme vous n'avez pas le sou, en échange vous leur donnez un ou quelques repas, ce qu'ils ont accepté car l'objet premier de l'échange était bien l'entraide. L'accord de volonté qui scelle le contrat n'est ici plus acceptable pour l'état et les dirigeants de l'économie marchande. Les fédérations des entrepreneurs du bâtiment, le procureur sont intervenus pour condamner le service d'échange local ( SEL ) de l'Ariège dans une  telle affaire en janvier 1997 : leur argument était clair : laisser se développer de telles organisations non marchandes signifie la ruine des artisans et des entreprises marchandes.

En effet, dans le cas de l'économie marchande, une personne devrait travailler et épargner sur ses salaires pour payer une réparation de toit estimée à 5 000 € alors que dans l'économie non marchande elle pourrait obtenir le même résultat moyennant une contrepartie symbolique de quelques repas. Certes si les personnes qui sont venues réparer le toit ont aussi un jour leur toit à réparer, le premier bénéficiaire leur rendra la pareille. C'est évident mais pas nécessaire et imposé dans le cadre du SEL. Conclusion : soit il devient inutile de trop travailler dans les entreprises marchandes car en s'entraidant, la nécessité d'avoir un salaire devient plus faible et il vaut mieux avoir beaucoup de temps disponible pour l'entraide, soit il vaut mieux quitter l'économie marchande et développer au maximum un réseau d'échange ( de troc organisé ). Pour le moment l'interdiction du travail au noir vient verrouiller tout développement de l'économie non marchande mais la question n'est pas uniquement d'interdire des fraudes fiscales ou aux règles du droit du travail. Lorsque l'état n'arrive plus à satisfaire les services publics dont il a la charge, n'est-il pas temps et n'y a-t-il pas obligation de laisser se développer l'économie non marchande qui permet l'enrichissement de ceux qui la pratiquent ?

Prenons le cas de l'organisation de la retraite et de la fin de vie. Actuellement dans l'économie marchande surtout libérale, se développe une offre de maisons de retraite et de soins. Pour les financer, la personne doit le plus souvent vendre sa maison et selon sa longévité, toute cette somme disparaît dans ce financement. Souvent, les héritiers doivent contribuer de leur propre poche par devoir familial. La logique marchande devient alors très simple : un ménage accumule des richesses de manière à pouvoir financer ses vieux jours et s'il ne transmet plus rien à ses héritiers, ce n'est pas grave car les enfants doivent eu aussi constituer leur patrimoine pour le même besoin. Au décès, il suffit que le solde du ménage soit nul et pas en déficit. C'est ce qui se passe actuellement et qui explique le laminage des classes moyennes par l'érosion brutale du patrimoine familial, le désintérêt matériel de la famille et l'extension des conflits entre parents et enfants confrontés à cette situation. Le mythe social, l'utopie veut que les enfants soient obligatoirement plus riches que leurs parents et n'aient plus besoin d'un patrimoine familial pour accumuler des richesses. Cette fable favorise une fois le plus l'enrichissement d'une minorité au détriment de la majorité des gens. La logique de l'économie non marchande est tout autre : chaque ménage à un moment donné participe à un réseau qui gère la retraite et ces soins et cette participation lui ouvre le bénéfice de services similaires lorsque l'âge sera venu. Chacun garde sa maison, l'état intervient moins et l'entraide permet aux plus jeunes un partage d'expérience pour encore mieux préparer cette étape de la vie qui s'allonge de plus en plus. Et le recours alors à des fonds de pension, parlons-en ! Une chose est certaine : plus d'intermédiaires de l'économie marchande ne viennent s'enrichir confortablement en cours de route, ça c'est garanti ! Il s'agit donc bien d'un choix de société. Pour le moment l'OMC veut privatiser le service public des états et l'Europe instaure la notion d'intérêt général communautaire, nous sommes loin encore d'un développement d'une économie en réseau non marchande et restons prisonniers de systèmes de pouvoir contraires à nos intérêts directs.

 

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