Accueil

Le plan du site

Accueil

Réseaux de vie

Bibliothèque

FORUM AUX QUESTIONS 2

Un rassemblement d'hommes égaux décidés à l'action d'où jaillit le Pouvoir.

Le Goupe social.

F.A.Q. 1 : Notre première source de savoir, la voie spirituelle et initiatique.

F.A.Q. 3 :Les Réseaux de Vie sociale, Institutions et fonctionnement.

des Réseaux de Vie et le fonctionnement de leurs Institutions.

  

Sommaire

  1. Quel est le club de rencontre pour couples... ?

  2. quelle est la différence entre le contrat communautaire dont vous parlez et le communautarisme actuel, la balkanisation de notre société et la monté des insécurités ?

  3. Comment répondre aux phénomènes de violence dans nos société, quel est l'apport de Fileane.com pour les prévenir ?  

  4. Jacques ? 

  5. Pourquoi parler de tout, mélanger des pages sur la spiritualité avec des pages très érotiques, des graphiques d'économie, des poèmes, des histoires de montagne et de ski ?  

  6. utopie et espoir, je ne comprends pas bien la différence entre les deux

  7. parler des deux sources de savoir, de l'actualisation d'un savoir global, n'est-ce pas développer une gnose, un gnosticisme tel qu'il apparaît, par exemple dans l'hérésie chrétienne du IIème siècle après J.-C. et dont justement le Concile de Nicée mit fin ?

  8. le mariage des cultures dont vous parlez ne serait-ce pas tout simplement du syncrétisme... ?

  9. quand... ?

  10. quand... ?

Pour les pages de ce site en résolution écran "ancienne", mettre votre zoom écran à 160% pour une lecture plus confortable.

Posez-vos questions par la messagerie, elles seront insérées ici ensuite.

attends, je vais t'écrire !ou bien ce que je vais t'écrire sera gravé ensuite dans la pierre pour des milliers d'années ! 


Le récit du livre " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite " est décrit comme un récit réaliste. Quel est le club de rencontre pour couples dans lequel se situe les premières rencontres entre les personnages principaux du livre ?

Le club de rencontre allemand, le " pärchen club ", utilisé comme lieu de rencontre entre les personnages est le " Maihof ", près de Bad Durckheim, dans la région Rhinland-Pfalz, ( Rhénanie-Palatinat ). Voir son site web ,  pour voir des photos de ce club . La description des lieux date d'une bonne vingtaine d'années, il n'y avait alors en France pas de tels clubs, du moins qui étaient connus et ouverts au public... Une documentation fournie, notamment dans des revues allemandes, existe depuis longtemps avec des photos, des témoignages de participants, etc.

Le roman se veut le moins fictif possible et utilise le plus de correspondances possibles avec le monde réel. Cependant le lecteur du roman qui apprécie la vie dans le club ouvert par les personnages, ne doit pas rechercher de tels moments dans les clubs actuels. Il ne pourrait qu'être déçu. Si la description des lieux est empruntée à un endroit réel, le comportement des personnages est plutôt " idéalisé " par rapport à ce qui se passe dans ces clubs ( voir les forum de ces sites pour se convaincre que les préoccupations des membres de ces clubs n'ont rien à voir et sont à cent mille lieux ( en arrière ) de celles des personnages du roman ). Il n'en reste pas moins que le roman pose une question de fond : si la sexualité est une porte d'accès à l'extase et à l'initiation ( et c'est une des raisons de son interdiction par les religions car trop facilement concurrente d'elles ), une organisation communautaire d'une pratique sexuelle va-t-elle amplifier cette initiation au point de contribuer avec les autres sources d'initiation à un développement de la spiritualité ? La plupart des peuples ont ou ont connu des rites, des cérémonies à base de sexualité de groupe. Dans la partie privée du site, l'atelier 2 va travailler cette question. C'est l'occasion de ressortir des bibliothèques les bouquins de Freud, Malinowski et les indigènes des îles Trobriands, Reich, Marcuse, Mircea Eliade et de tant d'autres cachés derrière les fagots pour dépoussiérer tout ceci et voir l'impact de la sexualité comme approche du premier contrat interpersonnel et comme moyen pour élaborer le contrat communautaire, sachant qu'elle n'intervient pas dans le contrat de société... Il y a de quoi animer et enfiévrer cet atelier de travail.

Retour en haut



quelle est la différence entre le contrat communautaire dont vous parlez et le communautarisme actuel, la balkanisation de notre société et la monté des insécurités ?

le communautarisme actuel est un repli, un réseau de résistance face à une société dont on ne tolère plus les lacunes et les insuffisances. Nos systèmes de pouvoirs, largement inspirés de la révolution de 1789, ont " sacralisé " la propriété individuelle contrôlée ou mise sous la tutelle de la propriété collective de l'état gérant les services publics sinon le Bien Public. Sur ce site, nous dénonçons les utopies de ces systèmes de pouvoir. Mais l'écart, le vide, l'interdiction de la propriété communautaire existe toujours et surtout en France. Cette interdiction a été établie en 1790 par exemple par la loi Le Chapelier qui en organisant la liberté du commerce et de l'industrie et en voulant interdire le retour des corporations de l'Ancien Régime, ne s'est pas rendu compte que l'interdiction des syndicats qu'elle prononçait en fait allait projeter la nouvelle classe ouvrière dans la misère. Il a fallu près de 100 ans en France pour combler une partie de ce vide institutionnel avec les lois sur le droit de grève, sur les syndicats et la loi de 1901 sur les associations ( qui n'a pas fondamentalement évolué depuis ). L'état, devant les lacunes de ses services publics cherchent à inciter les associations bénévoles à venir appuyer l'action publique : aides aux malades dans les hôpitaux, visites des prisonniers, les resto du coeur, le téléthon pour financer la recherche médicale, prochainement des juges bénévoles de proximité pour aider la justice, etc. Tout ceci doit rester bénévole ou faire l'objet d'un financement reconnu d'utilité public sans relation avec des propriétés individuelles.

Mais il ne reconnaît pas à des associations le droit de développer une économie non marchande venant concurrencer ou supprimer ses services publics et enrichissant leurs membres. C'est toujours condamné au titre d'une économie illégale, d'un travail au noir. Ce qui n'empêche pas des communautés de s'organiser et d'empiéter sur les prérogatives de services publics. Les " gated communities " ou ces nouveaux quartiers urbains entourés de murs ou de fils de fer barbelés, de ceinture électronique de surveillance ayant leur milice d'auto-protection, en sont un exemple révélateur.

Dans une économie en réseau, les communautés ne sont qu'un niveau de la société dont le but est de favoriser les partages et le développement des cultures humaines. ( Dans le roman diffusé sur ce site, les personnages vont développer une économie non marchande et ils lutteront, les armes à la main et avec leur deux centres  de guerre électronique, contre les interdits et les attaques des dirigeants des systèmes de pouvoir ). Ces communautés pour se développer ont besoin d'échanger avec les autres communautés ( en pratiquant le théorie des avantages comparatifs de Ricardo bien naturellement ) et leur sécurité ne provient plus d'un système militaire servant un système politique ou économique mais du mariage des cultures, de l'établissement et de l'actualisation permanente d'un savoir global réunissant les deux sources de savoir. Le résultat ? Le développement de ce que nous appelons ici " la production du sacré " , la production et la répartition de biens immatériels servant au progrès, au développement durable et venant accompagner la production des biens matériels qui répondent à nos besoins individuels ou collectifs. Une personne, pour satisfaire son besoin d'appartenance, peut adhérer simultanément à plusieurs communautés, en changer et ceci plus facilement qu'il n'y a plus de systèmes de pouvoir imposant à l'humanité un temps de travail, une aliénation au travail salarié pour le profit d'une minorité de propriétaires individuels.  nous développons cette organisation communautaire. Un concept ancien qui a fait fureur vers 1900 dans la franc-maçonnerie, celui de synarchie, y sera revisité et critiqué pour être actualisé dans une organisation en réseau. Parler de synarchie dans le cadre d'un système de pouvoir n'est que fumisterie, propos contradictoires, fable idéologique même si ce concept a de l'allure pour tenter d'améliorer un système jusqu'à.... un ordre nouveau... et au fascisme !

Sur ce site, nous éliminons ce genre de fables dévastatrices, nous brisons les utopies pour créer un espoir... c'est bien un boulot de poète... même si les poètes ne sont pas des champions de la vie communautaire ! Mais ils font eux aussi des progrès ! Eluard l'écrivait et le répétait : les poètes savent maintenant qu'ils ont des frères et qu'ils doivent vivre au milieu d'eux et pas toujours entre ciel et terre ! Quoique la communauté des voyageurs astraux ou célestes a tendance à augmenter aussi depuis quarante ans...

Retour en haut



Comment répondre aux phénomènes de violence dans nos société, quel est l'apport de Fileane.com pour les prévenir ?

L'équipe de Fileane.com présente une autre façon de lire les problèmes de violence à l'intérieur de nos systèmes sociaux. Lorsque l'analyse se limite à la seule perspective de comprendre pourquoi un système de pouvoir n'arrive pas à minimiser la violence, nous mettons de côté bon nombre de solutions La première démarche consiste à démonter les tabous, les interdits que les minorités au pouvoir ont instaurés pour préserver leurs intérêts. La première réponse aux dirigeants des systèmes de pouvoir réside dans la démonstration d'une autre alternative : l'organisation sociale en réseau fondée sur un savoir global. En effet, la confiance qui cimente l'organisation des communautés et des réseaux dans le but de marier les cultures, utilise les enseignements de la première source de savoir, de la source personnelle, en particulier les enseignements tirés des rencontres avec l'extase, l'illumination, la vie d'après la vie, enseignements traduits à travers une démarche spirituelle et qui complètent les savoirs tirés de l'activité intellectuelle de l'esprit humain.

La république française n'a pas choisi de favoriser une organisation sociale fondée sur les communautés. La Fédération des provinces françaises de 1790 est restée lettre morte au profit d'une nation centralisée forte capable de supplanter les autres états européens. Les dirigeants révolutionnaires ont voulu être à la tête d'une organisation puissante ayant un pouvoir centralisé pour justement n'avoir pas à discuter avec chacun des peuples ou chacune des communautés culturelles établies sur le sol français et mieux servir ainsi leurs intérêts privés. L'abandon des valeurs culturelles de chaque province étant la condition pour que la nation puisse affirmer et appliquer au bénéfice de tous ses fictions républicaines de liberté, d'égalité, fraternité, fictions qui ont occulté le caractère minoritaire et élitiste du fonctionnement de la république. Mais ces fictions ont très peu été réalisées et ne sont plus que la part d'utopie que véhicule tout système, la part de ce que le système n'arrivera jamais à réaliser.

Les communautés culturelles, les cultures provinciales françaises et les nouvelles cultures importées par l'immigration, pour ne pas disparaître dans le fonctionnement du système de l'état-nation, ont maintenu leur organisation en réseau ancestral et pour certaines cultures locales, ont depuis développé de réels réseaux de résistance à la culture imposée par l'état-nation français. Le choix de ces cultures locales est triple :

  1. monter un réseau d'entraide parmi la communauté pour favoriser son intégration dans l'état-nation. C'est le cas par exemple des alsaciens. Ne parlant pas français, pour accéder au niveau de diplômes de l'Éducation nationale, bon nombre de jeunes ruraux ont été dans les différents internats religieux pour suivre de solides études leur permettant ensuite d'intégrer l'Université ou les grandes écoles françaises : Matzenheim, Walbourg, Haguenau, Zillisheim, le Gymnase Sturm, Saint-Etienne, Sainte Clotilde. Les longues heures d'études imposées en plus des heures de cours permirent à ces jeunes de réussir dans le système de formation français même si l'ascenseur social ne joua guère en leur faveur.

  2. monter une formation sur la langue d'origine pour ensuite apprendre le français de manière à favoriser et l'insertion dans la société française et le retour dans le pays d'origine. Ce cas est rapporté dans " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite ". Il s'agit par exemple de la communauté polonaise de mineurs venue en Haute-Saône vers 1950. Certes le retour en Pologne ne fut pas forcément facile.

  3. ne pas mettre en place comme dans les deux situations précédentes, de moyens pour aider la jeunesse de sa communauté à s'intégrer dans la nation française en pensant que le système de formation français pouvait être à même à lui seul de combler les lacunes et les retards dans l'apprentissage des savoirs académiques et de la langue française. Ce fut le cas des communautés immigrées qui par manque de moyens et d'organisation interne durent suivre sans aide particulière le système de formation national. Chaque famille fit ou ne fit pas l'effort pour combler son niveau culturel français au départ inexistant ou faible. Et dans cette situation, ces communautés immigrées ont connu trois évolutions:

    3.1 la première génération avait peu d'effort à faire car le travail non qualifié était abondant à travers les emplois d'ouvriers spécialisés. Elle dut pousser ses enfants dans le système de formation français pour qu'ils puissent trouver eux des emplois qualifiés.

    3.2 la seconde génération se sépara entre jeunes parfaitement intégrés ou ceux qui connurent l'échec scolaire. Ces derniers, devant la disparition des emplois peu qualifiés durent monter des réseaux de subsistance à partir du travail au noir. 

    3.3 la troisième génération aujourd'hui est tiraillée entre une intégration de plus en plus difficile car peu source d'égalité sociale et l'adhésion à des réseaux de subsistance mieux capable de donner de l'argent. Cet argent accumulé dans ces réseaux leur permet comme à tout réseau développé,  d'investir dans ses moyens de protection et de survie : chaque membre a donc en plus des instruments de travail au noir ( téléphone portable, voiture ), une arme de fonction. Enfin pour couvrir ces activités illégales, le prétexte d'une guerre culturelle fondée sur des motifs religieux et fanatisés à défaut d'une vraie conversion aux thèses religieuses extrémistes, vient jeter le voile sur ces activités occultes pour les transformer en activité publique à travers de véritables réseaux cette fois de résistance et de résistance armée contre le système des états occidentaux. 

La réponse de la république française jusqu'ici n'a pas été convaincante :

  • tout d'abord, elle se reposa sur le système scolaire pour simplifier les programmes, mettre des classes de niveaux différents puis un collège unique avec cependant des proviseurs qui ont regroupé des élèves de niveaux différents dans des classes qui suivaient un rythme différent dans les programmes. Les filières techniques de niveau de base qui auraient du être supprimées pour suivre l'évolution des qualifications et des compétences ont été maintenues sans aucun débouché sérieux autre que la poursuite d'études à bac+2 : cas des formations CAP/BEP. 

  • la société française dut ensuite faire face à l'activité des réseaux de subsistance et à la montée des infractions liées au trafic de drogue, aux cambriolages. Le discours des dirigeants du système fut le renforcement des protections du système à travers le développement de la répression et des moyens de police : dernièrement par la mise en place d'une police de proximité. Sans guère de résultats sur le terrain. Aujourd'hui l'état doit faire face au débordement du système par les réseaux de résistance de ces délinquants et au profond découragement des fonctionnaires incapables d'apporter une solution à cette réalité sociale inquiétante.

  • Aujourd'hui, le système républicain n'a plus guère d'autre proposition que de recourir à un renforcement de l'état à travers un recours à un jacobinisme réactualisé : un pouvoir fort peut remettre en place des moyens importants pour que le service publique offre davantage de chance d'intégration. C'est une des rares opportunités dans le système actuel pour que la communauté musulmane quelle que soit son origine culturelle trouve sans se remettre en cause, de nouvelles facilités pour accéder au niveau culturel et technologique de la société française et donc au niveau de richesse du français moyen. Certains l'ont compris et sont prêts à soutenir un candidat à l'élection présidentielle du printemps 2002 qui se fait fort de rétablir une république jacobine. La contre partie pour la communauté musulmane à l'accession à de meilleurs moyens d'intégration offert par le service publique étant le rejet et la destruction des réseaux de subsistance et de résistance en son sein et vis à vis desquels la majorité de ses membres est contre.

  • L'histoire nous a appris que le jacobinisme et le centralisme français ne sont qu'une vaine course aux utopies républicaines qui, en plus, a le don d'exaspérer les réseaux des communautés provinciales qui se réclament elles aussi de l'espérance de liberté portée par la France.

La réponse de l'équipe de Fileane.com est développée sur ce site. Il y a d'autres perspectives pour la société française que de recruter toujours plus de policiers, de fonctionnaires, de juges, que de construire plus de prisons, de bureaux de police. La prévention de la violence réside dans l'alliance des contraires et le mariage des cultures, ceci suppose le développement d'une organisation en réseaux de communautés entre le niveau des citoyens et celui de l'état républicain. Seules ces communautés réelles sont à même de faire disparaître car devenues inutiles, les réseaux de subsistance et de résistances des communautés mal intégrées dans la société française. Le choix de l'état est devenu simple : pour lutter contre la misère engendré par le système économique libéral, soit il maintient des impôts élevés pour embaucher toujours plus d'agents de sécurité, soit il développe l'économie non marchande pour permettre à des réseaux de solidarité de lutter contre les exclusions et la pauvreté. Ce choix n'est pas neutre : c'est un choix de société. Fileane.com s'inscrit dans le cadre de cette évolution consistant à changer de société.

L'éclatement des familles, l'investissement personnel de plus en plus grand dans la vie professionnelle, la disparition des racines rurales pour bon nombre de citadins, ont accru le manque de repères sociaux. Si la fin de l'organisation de la cohésion sociale à travers des interdits et des règles juridiques obsolètes représente un élément favorable, ce manque de repères accentue l'isolement des citoyens face à la collectivité gérée par l'état. Les citoyens isolés ont davantage peur de la société, ils manifestent plus ouvertement leur sentiment d'insécurité. Tant que la famille, la vie rurale faite d'entraide et de rites sociaux, l'école ou les religions jouaient leur rôle pour maintenir un tissu social, l'impact de la constitution et de son interdiction de la propriété communautaire restait minime. Aujourd'hui le vide est béant, la fracture entre les citoyens et les institutions étatiques est consommée. La société française est en crise. L'action des bénévoles et des associations dans l'économie non marchande actuelle est dépassée par les besoins sociaux et les services de l'état démontrent leurs insuffisances pour satisfaire les utopies républicaines. Le système de pouvoir doit faire place à une organisation en réseau.

Devant la généralisation des crimes et délits opérés par les réseaux de résistance armée des délinquants qui n'hésitent plus à ouvrir le feu pour se soustraire à de simples contrôle d'identité, devant les massacres perpétrés par les désespérés que personne n'arrête dans leurs folies, il est urgent d'opérer cette mutation de la société française et de nos institutions républicaines en rejetant entre autre, la vieille chimère jacobine qui a plus nourri les fosses communes qu'instauré un réel espoir de vivre sur le sol français. 

Le chevalier dont nous parlons ici et dont les actions sont décrites dans " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite " réalise avant tout le mariage des cultures et il interdit par son action, le cas échant militaire, à tout délinquant ou criminel de guerre au service d'intérêts particuliers, de venir s'opposer au développement de ces organisations en réseaux, surtout lorsque ces organisations en réseaux développent la propriété communautaire et empêchent une minorité d'utiliser la propriété privée pour s'enrichir outrageusement au point d'exclure une autre minorité de toute vie sociale décente.

Retour en haut



Jacques est-il allé réellement dans Bagdad comme cela est rapporté dans le récit " D'Éleusis à Dendérah... " ?

oui, de même pour Michel mais à un autre titre et avant cette guerre. 

Retour en haut



Pourquoi parler de tout, mélanger des pages sur la spiritualité avec des pages très érotiques, des graphiques d'économie, des poèmes, des histoires de montagne et de ski ?

L'éducation et la formation dispensées par un système préparent une personne à occuper une des fonctions du système. Le savoir est donc compartimenté en matière, discipline, science et chaque spécialiste dans sa fonction contribue au bon fonctionnement du système. Pour le reste, l'individu peut toujours développer à titre privé une culture et un savoir plus étendu ou différent du moment que celui-ci ne vient en aucun cas contredire le savoir professionnel requis par le système. Posséder un savoir plus vaste que son poste de travail ne l'exige, peut même poser problème car l'individu est suspecté de pouvoir contredire le pouvoir ou tout au moins de pouvoir désobéir aisément. C'est ce qui se passe aujourd'hui avec l'élévation du niveau culturel des salariés. Une parade pour les entreprises consiste à mettre en place le knowledge management, le management des savoirs, justement pour capitaliser ce savoir avant que les salariés qui le possèdent ne les quittent. L'internaute doit donc ici évacuer cette approche intellectuelle qui provient de son éducation par le système, il doit décloisonner et sa curiosité et sa perception de l'environnement.

Organiser une vie politique économique et sociale dans le cadre d'un réseau revient à établir entre les membres du réseau le choix d'objectifs communs dans la satisfaction des besoins individuels matériels et sociaux. Il n'y a pas mélange de préoccupations mais la recherche parmi les préférences d'une complémentarité entre ces objectifs. " Le progrès, c'est l'augmentation des consciences " disait Theillard de Chardin. Pour Fileane.com, il s'agit d'assurer le développement de l'être humain à travers ses activités et l'utilisation de ses ressources, prendre conscience de toutes ces ressources : son corps charnel, l'activité intellectuelle, la relation spirituelle avec sa source de vie, la recherche de l'initiation à travers la voie du plaisir et de l'extase, la relation amoureuse, la satisfaction des besoins individuels physiologiques et sociaux.... Mac Grégor l'indique également dans sa théorie X et Y : l'être humain est un tout et non pas un schizophrène en devenir, il ne fait pas naturellement la distinction entre vie privée et vie publique ou professionnelle. C'est le système qui lui demande de tenir un statut et de jouer le rôle conféré à ce statut, qui développe cette dualité en posant des interdits et des tabous, ce qui freine d'autant sa motivation pour travailler dans un système.

Fileane.com présente le cheminement de personnages qui réalisent une organisation en réseaux selon des choix inhérents à tout être humain, ces choix sont divers et complémentaires. Ils portent sur l'ensemble de leurs activités humaines. D'autre part, la diffusion de ce livre et de cette expérience sur ce site, nous l'avons déjà dit, n'a pas à respecter des contraintes posées par un éditeur qui cherche avant tout à caser un manuscrit dans une de ses collections, collections qui suivent le découpage du savoir officiel et l'éducation donnée par les institutions du système. Enfin, dans l'économie marchande et la pensée autorisée dans le système de pouvoir actuel, la spécialisation des choix et des modes de pensée s'organise selon la succession des phénomènes de mode créés et entretenus par les décideurs. Cette mode réductrice n'est pas prise en compte sur ce site. Fileane.com se veut un site largement ouvert sur les raisons de vivre et de mourir des êtres humains.

Retour en haut



utopie et espoir, je ne comprends pas bien la différence

Il est clair que les partisans des systèmes de pouvoir, à travers les tabous et interdits prononcés sur la voie initiatique, préfèrent taxer d'utopie tout ce qui est contraire à leurs intérêts car comme ils croient ( et c'est logique pour eux mais ce n'est pas forcément admissible pour les autres ) que leurs systèmes parviendront un jour à remplir correctement leur mission et à atteindre leurs objectifs, bien entendu la part irréalisable de leurs systèmes ne peut pas pour eux correspondre à de l'utopie, même si pour d'autres et en particulier, les poètes, on ne peut pas utiliser un autre mot qu'utopie. 

Alors il reste la solution de réduire au silence la voie de l'initiation et de la spiritualité. Après l'interdiction des communautés chrétiennes au Concile de Nicée en 320 pour récupérer le christianisme en en faisant une religion d'état, après l'interdiction et la destruction de l'organisation en réseau du temps des cathédrales en Europe, après la destruction des civilisations amérindiennes qui cultivaient le souvenir des êtres humains venus de la planète bleue, souvenir contraire à la bible mais cohérent avec le savoir sacré de l'Égypte antique, après l'interdiction par la république française de la propriété communautaire pour éliminer le reste des biens du temps des cathédrales que le clergé possédait encore, le système de l'économie libérale s'est reposé sur le rationalisme scientifique et la laïcité des institutions. Les poètes ont quasiment disparu pour l'opinion publique et même si leurs chansons courent encore dans les rues, ce ne sont plus que des chansons !... Seul sur internet semble-t-il, la poésie se multiplie, surtout la poésie descriptive. La poésie suggestive, la romantique qui secoue les choses au rythme des ouragans qu'elle traverse, depuis le pieux souvenir hugolien, semble s'être renfermée dans un hermétisme de bon aloi, n'intéressant et ne dérangeant plus personne.

Il n'en reste pas moins que fileane.com reprend le chemin de la première source de savoir, décrit à nouveau le cheminement poétique et spirituel, sort l'illumination rimbaldienne de ces étranges placards de la pensée humaine et se met au travail pour développer une fois de plus une organisation en réseau capable de faire vivre le partage de l'espoir des êtres humains. Il s'agit d'un travail considérable mais pas difficile car il n'est pas nouveau et les artifices des décideurs des systèmes sont toujours les mêmes et toujours aussi inefficaces pour vaincre les utopies qu'ils ont créées.

Sur internet, en référençant ce site, nous avons constaté que chez Yahoo, les nouvelles spiritualités sont dans la même rubrique ( le même sac ? ) que les sectes. Quelqu'un peut-il créer une rubrique différente pour les nouvelles spiritualités sur cet annuaire ? Certes il est possible que la rubrique s'interdise de présenter les sites de sectes pour ne contenir que les sites des anti-sectes. Soit mais encore faudrait-il le signaler et faire respecter cette mesure. Les critères de distinction sont données sur fileane.com et la carte de positionnement du site est claire sur ce point. Ensuite, il serait important que dans ces annuaires, il y ait une rubrique pour les sites qui défendent les systèmes ou qui s'ingénient à améliorer les systèmes, et une rubrique pour les sites comme celui-ci qui développent une organisation en réseaux. Certes, il faudrait une rubrique supplémentaire pour nos collègues anarchistes qui ne veulent aucune organisation ( mais qui pourrait s'intégrer plus commodément dans une organisation en réseaux, leur réseau anarchiste n'ayant aucune organisation du tout à l'inverse des autres réseaux ). L'essentiel étant de participer au mariage des cultures. C'est quoi le mariage des cultures ? voir les définitions et le travail dans les ateliers de la partie privée. 

Retour en haut



parler des deux sources de savoir, de l'actualisation d'un savoir global, n'est-ce pas développer une gnose, un gnosticisme tel qu'il apparaît, par exemple dans l'hérésie chrétienne du II ème siècle après J.-C. et dont justement le Concile de Nicée mit fin... ?

Considérez-vous un poète comme un gnostique ? Non, ils s'opposent radicalement. Une anecdote : Pierre a assisté un jour à une réunion d'information et de recrutement des Rose-Croix. Leur discours est gnostique : lire et apprendre à déchiffrer des textes que leur bibliothèque est quasiment seule à posséder, passer des années et des années pour les étudier avant de comprendre, suivre les enseignements des maîtres du mouvement. Pierre après dix minutes de ce discours leur demanda si la voie poétique, reconnue plus directe dans la création de son propre dialogue de l'âme pour l'âme, ne serait pas plus motivante que ces années d'apprentissage à lire des textes d'auteurs sujets à caution. Au vu de la réponse intransigeante, Pierre sortit immédiatement de la salle. 

La caractéristique essentielle du gnosticisme, c'est la conception du salut par la connaissance. Une personne n'arrive pas à cette connaissance par l'instruction : elle la reçoit par une illumination mystique obtenue à la suite d'une contemplation solitaire ou d'une participation à des rites sacramentaux; mais il s'y mêle toujours un élément intellectuel. La Bible et les Évangiles renferment de nombreux passages gnostiques : " Je sais que mon Rédempteur est vivant." Job 19:25. " Malheur à vous docteurs de la Loi, car vous avez enlevé la clef de la science, vous n'êtes pas entrés vous-mêmes et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient." Luc 11:52. L'idée de la connaissance en tant que révélation d'un mystère divin, confiée à un groupe limité, est caractéristique du gnosticisme.

Toute la question porte sur ce que l'on entend par la connaissance. Le judaïsme dit que la Loi contient l'accès à la connaissance et nous retrouvons ici la filiation établie par Moïse entre le corps de savoir de l'Égypte antique et celui du peuple nouveau : les lois divines et les mathématiques célestes dont le temple de Dendérah en était gardien. Cette origine de la science égyptienne provenant, et aujourd'hui nous en sommes davantage certains, des hommes venus de la planète bleue et qui furent les fondateurs de la civilisation de l'Atlantide, n'a rien de gnostique : elle reste les derniers éléments de savoir aussi bien scientifique que spirituel que les survivants du dernier grand cataclysme nous transmirent et nous n'avons fini de retrouver ce savoir ancien : des momies nous indiquent des connaissances médicales que nous n'arrivons pas encore à comprendre, des objets nous parlent d'une métallurgie insoupçonnée jusqu'à leur découverte, etc...

Dans les manuscrits de la mer Morte, la connaissance n'est pas en elle-même la voie du salut, elle n' a pas de pouvoir salvateur, elle n'est pas le moyen immédiat de la délivrance. Elle fournit plutôt une réponse à la question : " que dois-je faire pour accéder à la vie éternelle ? " ( voir " les manuscrits de la mer Morte ", Millar Burrows, chez Robert Laffont, les énigmes de l'univers, page 264. ). C'est dans cet esprit que fileane.com développe la partie de ce site intitulée l'involution : quelles sont les voies de l'illumination, comment arriver à découvrir celui qui vit en nous ?

La gnose prétend qu'une personne seule peut échafauder un savoir tiré de l'illumination. Cette révélation peut ensuite avoir deux prolongements : soit le texte de cette révélation devient un dogme fondateur d'une secte religieuse qui sera imposé aux autres dans un élan de purification des peuples incultes, soit ce texte deviendra la source d'une étude gnostique car s'y trouvera les clés d'un cheminement, d'une vérité capable de mener d'autres personnes vers l'illumination mais au prix d'un respect scrupuleux de l'esprit du texte dont quelque maîtres sont les garants de la parfaite interprétation. Dans les deux cas, la gnose justifie une élite et la soumission des autres à cette élite. Là réside la déviation scandaleuse du gnosticisme que certaines sectes actuelles entretiennent toujours.

La gnose, pour un initié ou un poète, reste le point de départ d'un système de pensée capable de nourrir les plus folles constructions intellectuelles et les pouvoirs les plus purificateurs et sanglants. Elle est contraire au christianisme tout comme à la tradition des temples égyptiens. Dans le roman " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite " , Laurie le constatera elle-même : l'illumination ne donne aucune connaissance particulière. Au contraire, l'initié devant cette révélation indicible mettra des années le plus souvent avant de pouvoir en parler, traduire cet indicible en élément de langage artistique. Certes, il y a ce besoin impérieux de parler, de partager ce qui s'est passé. Et ce désir de partage est bien pour nous le socle du premier contrat social producteur de sacré. Le point de divergence entre la gnose et les communautés chrétiennes repose sur le critère système-réseau : échafauder un savoir à partir d'une illumination pour en tirer la légitimité d'un pouvoir afin d'organiser un système social n'a rien à voir avec la recherche d'un partage de l'expérience surnaturelle avec d'autres personnes. Ce partage ne va pas renforcer l'acuité d'un savoir mais va faire naître un réseau de personnes unis par une même foi, une même culture, une façon de vivre plus respectueuse des raisons de vivre de chacun, plus aimante, moins violente. C'est la production de ces relations sacrées, de cette culture communautaire, de ces relations amoureuses ou aimantes qui est essentielle et c'est bien plus important que d'arriver à plusieurs à lire entre les lignes d'un texte hermétique ou symbolique. 

Jésus laissera la Bible et les écritures là où les hommes les conservent mais il invitera ses disciples à se réunir et à célébrer le mystère de la communion n'importe où ils pourront se réunir... sans chercher à savoir quel maître dirigera leur réunion, prendra la parole à la place des autres. Jésus achève l'œuvre de Moïse : les communautés chrétiennes représentent un réseau supérieur à 13 puissance n ( 13n ) tribus d'Israël dans lequel seul la foi compte et non plus l'origine ethnique ou culturelle. Dans la tradition des grands maîtres spirituels, il n'écrira de lui-même aucun texte et ses disciples, comme par hasard, pour la plupart, sont incapables d'écrire un livre pour raconter ce qu'ils vivaient avec lui. Certes, plus tard, il faudra écrire pour transmettre le souvenir de l'exemple de la vie de l'initié mais ces écrits ne seront que des livres de souvenirs et non point un catalogue de dogmes ou d'écrits sentencieux dans lesquels se trouvent la connaissance la plus profonde et la vérité la plus pure.

Dans le roman présenté sur ce site, à la fin du premier week-end à Baden-Baden, Pierre ne suivra pas Frantz lorsque celui-ci voudra organiser une séance de méditation sur un texte ésotérique de Cagliostro. Pierre préférera célébrer selon les rites égyptiens ou prétendument tels, une célébration de la communion et du mystère de la transsubstantiation du pain et du vin en corps du Christ. Le christianisme n'est pas une gnose : sa vocation n'est pas la rédaction d'écrits hautement spirituels dans lesquels quelqu'un peut trouver le chemin de l'illumination révélatrice d'un savoir supérieur. C'est une pratique pour découvrir celui qui vit en nous et qui est le même chez n'importe lequel des être humains. L'initié apporte une seule certitude : lors de nos rencontres surnaturelles, la présence divine est admirablement aimante à notre égard et chaque fois que nous pouvons établir un contact plus direct avec elle, pour se faire plus proche de nous, elle prend un aspect humain appelé depuis des millénaires : le Christ. C'est lui qu'il faut chercher en nous et dans les autres, c'est lui qui nous permet de renaître à une dimension de la vie dès notre existence humaine et nous aide à vivre le partage d'un amour humain incomparable par rapport à notre condition humaine d'avant la rencontre, sans la foi. C'est cela le génie du christianisme ! Cette démarche n'a rien à voir avec l'édification d'un savoir justifiant le fonctionnement d'un quelconque système de pouvoir.

Le Concile de Nicée entreprit bien de mettre fin à l'hérésie gnostique du II ème siècle qui divisa la chrétienté mais l'empereur Constantin ne choisit pas la solution de transformer l'empire romain en réseau de communautés capables de marier leurs cultures. Il clôtura le débat en faisant du christianisme un religion d'état dans l'empire romain : un seul texte se trouva propulser au rang de loi qu'il devenait interdit d'interpréter à sa guise. Cette nouvelle religion placée dans le système du pouvoir temporel pouvait dès lors s'activer à ses ambitions purificatrices et criminelles comme toute théocratie, c'est à dire système de pouvoir religieux. Ceci a eu des conséquences fâcheuses sur le mouvement spirituel initié par Mohamed, le Prophète : ses descendants et successeurs ont repris le modèle de Constantin et de Rome, celui de Constantinople et le mouvement spirituel musulman devint lui aussi une théocratie avec la particularité qu'il utilisa de suite le pouvoir militaire et policier pour se développer, ce qui pose un problème sérieux et grave au niveau mondial car la séparation de l'état et de la religion qui s'est faite dans le monde occidental n'a toujours pas été réalisée au niveau de la théocratie musulmane doublée d'un système de pouvoir militaire et polocier resté au stade féodal. Cet écart dans l'évolution des deux civilisations trouve son origine à Rome à la période de Constantin et du Concile de Nicée.

Fileane.com entreprend la description de la démarche spirituelle vers l'illumination puis vers l'évolution dans le respect des origines du christianisme. Aujourd'hui, l'exemple toujours vivant des cultures orientales et asiatiques qui reposent sur l'involution et l'évolution représente une démarche accessible pour nos générations et un début de mariage des cultures. Si depuis 50 ans nous avons accumulé plus de connaissances sur notre univers et nos façons de vivre qu'en 5 000 ans, avec l'outil d'échanges qu'est internet, nous devons reprendre ce travail sans devoir scrupuleusement refaire ce que réalisèrent nos aînés ... à nous de prendre nos initiatives ! Ce travail suppose la levée incontournable des interdits et des tabous prononcés par les défenseurs de nos systèmes de pouvoirs civils et religieux. Certes, nous devons préciser notre langage : la première source de connaissance ne nous apporte qu'une seule connaissance : qui est celui qui vit en nous. Certes, il serait plus heureux de remplacer ici le mot connaissance par le mot foi. D'accord ! Si nous continuons cependant à utiliser le mot connaissance pour cette première source individuelle, c'est pour bien la mettre au même niveau que la production du savoir intellectuel, pour favoriser sa perception par les maîtres du savoir académique et du rationalisme scientifique. 

Retour en haut



le mariage des cultures dont vous parlez ne serait-ce pas tout simplement du syncrétisme ?

syncrétisme : doctrine éclectique formée par le rapprochement de doctrines opposées.

non, car dans le mariage des cultures, ce ne sont pas des doctrines opposées qui se rapprochent mais des points communs présents dans chaque culture. Le but et les moyens ne sont pas les mêmes.

Le syncrétisme consiste dans un système de pouvoir à tout faire rentrer dans un même cadre au moyen d'une hiérarchisation des connaissances pour donner une cohérence à l'ensemble, notamment dans une synthèse. Cette démarche permet à un système de pouvoir de surmonter des contradictions et de se renforcer. Le problème réside dans le fait que les pouvoirs civils des états n'ont jamais pu réussir un syncrétisme parmi les pouvoirs religieux d'où le risque actuel des conflits religieux qui viennent compliquer sinon menacer les pouvoirs civils. Le concordat est une solution intermédiaire pour les états afin d'éviter les risques présentés par les pouvoirs religieux tout en garantissant une liberté de cultes. Tentez de réaliser un syncrétisme entre les religions musulmane et juive pour permettre aux palestiniens de vivre avec les israéliens n'est certainement pas la voie à suivre.

Le mariage des cultures, pour nous, est une étape de l'organisation en réseau et représente l'aboutissement d'une organisation ascendante du pouvoir. Les Réseaux de Vie organisent l'ensemble de l'activité humaine sur ses trois niveaux : le travail indispensable à la vie et à la survie, la réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, l'action politique lors des assemblées de la démocratie directe locale participative. Les institutions politiques utilisent l'alliance des contraires pour déterminer les objectifs et la pratique de la subsidiarité pour obtenir la solution optimale qui sera adaptée ensuite aux particularités locales.

Ces méthodes et principes d'organisations (interdits dans les systèmes de pouvoir car ils viendraient éliminer l'usurpation du pouvoir par la minorité qui dirige ces systèmes), s'appliquent aussi aux différentes cultures qui se rencontrent dans une zone géographique, une ville, région, pays, continent, monde. Le mariage repose sur un savoir commun humaniste apporté par l'enseignement de notre source de savoir initiatique et spirituel et les rites du partage de ce savoir et de cette culture humaniste fondée sur les valeurs d'Amour et de Paix, ces rites s'adaptent aux particularités locales et spécialement à l'histoire des peuples et à leur patrimoine culturel et à leurs mouvements spirituels, pour certains en Asie qui sont pluri millénaires car ils ont pu échapper jusqu'ici à la destruction menée par les théocraties militaires et colonialistes.

Le syncrétisme appartient pour nous au domaine des systèmes de pouvoir, il fait partie de la part non réalisable propre à chaque système, aux utopies des systèmes. Le mariage des cultures appartient à l'organisation en réseau. Il est possible et permet l'éclosion d'une période de progrès très florissante. Le dernier en date en Europe a été entrepris au Mont Cassin dès 500 puis à Cluny, Cîteaux, Clairvaux. Comme cette nouvelle culture rendit inutile le système royal et la papauté, ces deux pouvoirs s'allièrent pour la détruire. Mais ce savoir et cette culture n'ont pas disparu, ils servent toujours de point de repère et pourquoi pas de base pour travailler à un de nouveaux mariages des cultures. Marier les cultures palestiniennes et israéliennes est possible mais cela passe par l'abandon des prétentions à bâtir deux états sur les modèles étatiques actuels. Au lieu de chercher à monter un système de pouvoir étatique propre à la Palestine, il vaudrait mieux achever l'organisation en réseaux des communautés palestiniennes et le peuple israélien, largement organisé lui aussi en communautés, devrait se souvenir que Moïse a fondé Israël sur une organisation en réseau de 13 tribus. Il y a donc des atouts pour qui veut réussir un tel mariage mais il faut quitter nos raisonnements appris dans le cadre intellectuel du fonctionnement d'un système. C'est la première des remises en cause qu'il nous faut opérer... probablement pas la dernière ! 

Retour en haut



quand ?

 

Retour en haut


  

Copyright © 2001. FILEANE.COM. Tous droits réservés.
Révision : 25 mai 2021 .