fileane.com

GILETS JAUNES, franchissement de la ligne blanche démocratique, retrait du permis de gouverner le pays.

 

mise à jour le 11 décembre 2018

réaction de fileane.com aux manifestations depuis le samedi 17 novembre 2018 et aux réponses du Gouvernement 

nos interventions sur Facebook, que nous mettons ici en ligne par ordre de la plus récente à la plus ancienne.

mardi 11 décembre 2018

A propos du financement des 100 euros pour les salariés au SMIC en utilisant la Protection sociale et la prime d'activité, proposé par le Président de la République hier soir.

C'est une vieille habitude que de préserver les intérêts de la propriété privée des actionnaires des entreprises en utilisant les finances de la protection sociale.

En 1993, j'avais déjà été confronté à cette solution. Devant mon étonnement, la réponse avait été simple : le principe d' Archimède et les vases communicants appliqués à la théorie (modèle) des cycles de croissance économique. En période de faible croissance, le déficit de la protection sociale se creuse et dès que la croissance repart, les cotisations sociales rentrent d'autant plus fortement que l'emploi augmente.

Il est vrai qu'en 1998, les comptes de la Sécu étaient équilibrés à nouveau...Mais c'est la dernière fois jusqu'à présent. Comme ils pouvaient à nouveau l'être en 2019-2020, suite aux économies drastiques imposées dans le domaine de la Santé, le gouvernement s'empresse pour y puiser de suite la manne destinée à sauver le quinquennat. Mais c'est toujours la même méthode, la même politique et l'hôpital, la Santé, les EHPAD devront vivre de charité en attendant une plus forte croissance... qui arrivera selon la théorie libérale avec le ruissèlement depuis les plus riches. C'est l'effet suppression de l'ISF. Une théorie, rien de plus !

Sauf que le pays pratique une autre vie sociale bien plus calamiteuse que celles des actionnaires, des rentiers de la propriété privée des moyens de production.

 

lundi 10 décembre 2018

 

Le référendum d'initiative populaire représente la forme de nos exigences politiques, la démocratie locale directe participative est le fond, le contenu de nos exigences. Nous devons réunir le fond et la forme dans un seul moyen politique pour que cesse cette domination des citoyens par un système de pouvoir aux mains de la haute finance anglo-saxonne. 

La première mesure à notre portée est d'écrire cette revendication et cette solution politique dans les cahiers de doléances en mairie : " référendum d'initiative citoyenne et démocratie locale participative (non représentative) ".

Pour aller plus loin, écrire (ou copier/coller) également :

" Nous voulons la solidarité entre les citoyens pour remettre en place la justice sociale. La solidarité est la pratique des aides et des secours mutuels entre citoyens égaux en droits et devoirs.

Cette pratique de l'entraide mutuelle porte un nom en droit : la subsidiarité, du latin subsidium : aide, secours, appui, réserve, recours.

Sans la pratique de la subsidiarité, il n’y a pas de solidarité possible. La subsidiarité ne se limite pas à la solidarité, elle concerne l'ensemble de l'activité humaine depuis la production de richesses jusqu'à leur consommation jusqu'au fonctionnement de la vie en société. C'est la base du fonctionnement des organisations en réseaux citoyens de vie, de la démocratie directe locale participative.

Les dirigeants actuels du système politique républicain représentatif interdisent depuis 1789 le développement de la solidarité dans notre pays comme ailleurs à travers le monde. Seule la propriété privée est légale, y compris celle des moyens de production de richesses. La propriété commune gérée par l'ensemble du groupe social et qui organise les aides et les secours à travers la gestion des biens communs est interdite et de ce fait rend impossible la solidarité citoyenne, sauf d'une manière très limitée uniquement individuelle à travers le bénévolat.

Parmi les fondateurs de la Sécurité Sociale, Pierre Laroque, son premier directeur, déclarait que l'assurance sociale ne suffirait pas à financer la généralisation de la Sécu, il fallait développer la solidarité et l'étendre à tous les domaines d'activité humaine pour répondre au besoins vitaux des citoyens et assurer la justice sociale. Ce que les élus et le patronat n'ont pas voulu faire jusqu'ici.

Nous savons et voulons développer la solidarité républicaine. C'est notre solution que nous opposons avec détermination et farouchement aux politiques libérales qui veulent la privatisation de l'ensemble des activités humaines pour assurer l'enrichissement sans limites de la minorité au pouvoir dans ce système d'asservissement des peuples."

Je pense que coller un texte dactylographié est possible dans les cahiers de doléances, sinon le premier(ière) l'écrit sur une page et les suivants signent comme pour une pétition. Je vais me renseigner sur ce point.

Jeudi 6 décembre

 

Il y a ce que nous pouvons obtenir de suite et tant mieux et il y a également la volonté de ne plus les laisser continuer à appliquer purement et simplement la doctrine neo libérale la plus dure avec ces mesures d'austérité qui font que les gouvernements veulent réduire les dépenses publiques et de protection sociale pour mieux rembourser les dettes privées et publiques aux financiers, actionnaires, rentiers. Résultat, nous avons de moins en moins d'argent pour vivre et il est prévu pour eux que cela continue...jusqu'à ce que l'endettement du pays soit fini ou du moins fortement réduit. Même des prix Nobel d'économie américains disent, écrivent que les dettes actuelles ne seront jamais remboursées, c'est impossible !

Il faut commencer par dire Non et nous le faisons puis leur montrer que nous connaissons les solutions, les mesures qu'ils nous interdisent mais qui ont été utilisées avant... qu'ils ne réussissent à nous les imposer. Et sur ce point nous avons les dates, les noms, les textes, tout ce qu'il faut pour leur faire comprendre que nous savons et que nous voulons que cela cesse.

Cette volonté largement partagée actuellement doit se traduire par un acte officiel pour prendre date et affirmer qu'à partir d'aujourd'hui (ou de demain) nous travaillons pour quitter ces systèmes de pouvoir et remettre en place tout ce qu'ils nous interdisent...et à quoi nous nous sommes soumis, certes, jusqu'à présent.

Si les banquiers, les hedges funds attaquent à nouveau l'euro comme en 2010-2011 (le prix du carburant à la pompe était à 2 euros ou juste en dessous) et font pire, effectivement il nous restera que le troc à généraliser comme l'Argentine a su le faire dans les années 2000, lorsqu'elle a voulu décrocher le dollar argentin du dollar américain et qu'elle a été sanctionnée de la sorte.

Si nous réussissons, le troc ne sera plus nécessaire puisque pratiqué bien mieux dans une seule économie participative ou collaborative, sans que subsiste la distinction entre économie marchande et non marchande.

Que faut-il changer au niveau de la Constitution pour y arriver : supprimer ou modifier l'article 17 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Il mentionne la propriété au sens général et tous l'interprètent comme la propriété privée.

En Droit, de tout temps, la propriété présente 3 formes qui ont été utilisées ensemble dans les sociétés les plus paisibles et florissantes : propriété individuelle, commune et gérée par les membres du groupe, collective et gérée par les représentants du groupes (élus). Or depuis le vendredi 13 octobre 1307, la propriété commune (les biens communs de la période médiévale) est interdite et en 1789, cette interdiction a été maintenue en ne déclarant pas clairement que la propriété commune était rétablie.

Rétablir la propriété commune, la complémentarité entre les 3 formes de propriété, représente nettement mieux que le troc... et nous en avons besoin aujourd'hui plus que jamais pour sortir de notre soumission au pouvoir de la finance et ne plus être assaillis d'impôts et taxes qui ne sont qu'un transfert de revenus entre citoyens plus ou moins bien organisé par les élus à travers la propriété collective alors que que la propriété commune est la mieux à même de répartir les richesses produites par le travail... et sans élus ou représentants des citoyens (et c'est pour cela que nos élus n'en veulent pas ni pour eux et surtout ni pour nous)  

Mercredi 5 décembre 2018

Le pouvoir souverain du peuple ne s'exerce pas de référendums en référendums mais de manière permanente en utilisant

  • la subsidiarité,
  • la complémentarité entre les trois formes de propriété et surtout la propriété commune pour gérer les biens communs,
  • la gestion de l'ensemble de l'activité humaine : travail, oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, action politique pour gérer la subsidiarité et les biens communs au niveau local.

 Cette organisation en assemblées locales a été pratiquée en Europe pendant la période médiévale. Les rois étaient ruinés parce qu'ils n'avaient pas accès à ces richesses produites par le travail et défendues par les ordres chevaliers, templiers et teutoniques qui constituaient alors l'armée européenne.

L'erreur de 1789 a été de poursuivre l'absolutisme royal à travers la centralisation du pouvoir confiée à une nouvelle classe sociale et non pas à l'ensemble des citoyens. Poursuivre ces erreurs et rester dans des systèmes de pouvoir ne nous mènent à rien de constructif pour nous libérer de ces dominations. Nous refusons dorénavant de poursuivre cette soumission à des dirigeants qui depuis sept siècles n'ont fait qu'exploiter les peuples pour servir leurs seuls intérêts.

Commençons par oser dire Non ! A tout leur système de domination des citoyens. Tout ce qu'ils interdisent pour défendre leur système de pouvoir, nous voulons à nouveau l'utiliser.... comme avant lorsque c'était permis parce que les citoyens en avaient tous décidé ainsi.

Pas de miettes ni de mesurettes. Nous nous organisons sans eux comme avant le vendredi 13 octobre 1307, s'ils veulent une date précise pour savoir où nous en sommes....Encore faut-il nous réapproprier notre propre histoire de citoyens libres...et de citoyens exploités, trop longtemps exploités.

Autour de moi, autour du feu de camp, plus personne ne veut continuer cette soumission à leur système de pouvoir. Ce n'est pas le moment de trafiquer naïvement ce système de pouvoir ou d’ingénument vouloir mettre en place un nouveau système de pouvoir avec une nouvelle manière de nous dominer et nous soumettre les uns les autres.

Voltaire s'était permis de snober Benjamin Franklin présent à Paris pendant 10 ans alors que celui-ci mettait en place avec ses amis et la Déclaration d'Indépendance et la Constitution des États-Unis d'Amérique du Nord à partir de la Grande Loi qui lie les nations iroquoises depuis 1350 au moins jusqu'à aujourd'hui, elle est reconnue par l'ONU. Cette constitution confédérale américaine devait servir de laboratoire d'essai pour la constitution française puis européenne. Georges Washington a cédé et a fini par accepter l'introduction du code de l'esclavage et d'une banque centrale privée.

A partir de cet exemple, sans l'esclavage et sans une banque centrale privée mais avec une monnaie pleine sans dettes comme Jefferson ne cessait de le réclamer déjà, nous avons de quoi réparer les erreurs de 1789 pour quitter les systèmes de pouvoir. Dès l'été 1789, Lavoisier, chimiste et membre de la Convention, a écrit à Benjamin Franklin, reparti chez lui peu avant sa mort, pour regretter qu'à quelques mois près, il ne soit plus à Paris pour dire à la Convention ce qu'il fallait mettre en place pour réussir la révolution française. Victor Hugo fera dire à Gavroche durant la révolution de 1830, lors de la mort de ce personnage des Misérables sur la barricade : " c'est la faute à Rousseau, c'est la faute à Voltaire ".

Ne commettons plus ces fautes et ces erreurs contre les citoyens et les peuples.

 

actualités du 17 novembre au 1er décembre  :

Lorsque l'on devient adulte en politique, en abandonnant le temps des leaders et des représentants, en oubliant la stupidité des 100% tirés au sort pour poursuivre la représentation des citoyens, il est grand temps d'utiliser à nouveau la subsidiarité et le fonctionnement d'une société adulte et humaine qu'elle permet de développer.

Mais comme la subsidiarité n'est utilisée que subtilement d'une manière descendante pour imposer aux états de l'UE la doctrine neo libérale, puisqu'il n'y a pas d'autre alternative, il est également grand temps que la démocratie directe locale participative, l'alternative aux systèmes de pouvoir, soit à nouveau enseignée, pratiquée.

Dans l'immédiat, la force des mots est bien plus utile pour développer un mouvement citoyen.

Montrer à nos adversaires que nous parlons, affichons les mots : subsidiarité, démocratie directe locale participative, propriété commune et biens communs, assemblées locales citoyennes, monnaie souveraine pleine, banque nationale nationalisée (elle est en place chez nous depuis 1945), rémunération et droits sociaux (de Pierre Leroux instigateur du socialisme humaniste et qui a dit moins de bêtises que Karl Marx soutenu il est vrai par les financiers anglo-saxons, alors que Pierre Leroux a été trahi en 1864 par la droite conservatrice et Adolphe Thiers qui ont refusé de voter la loi qui rendait tous les salariés actionnaires de leurs entreprises, dès 1864).

Parlons de notre passé, des luttes, des erreurs prises maintenant en compte...Montrons que nous savons, que nous avons appris, que nous n’avons pas oublié cette devise des canuts, les premiers révoltés contre l’injustice du système capitaliste «  vivre libre en travaillant ou mourir en combattant »  Libre par rapport à la domination des systèmes de pouvoir, de leurs minorités dirigeantes qui volent notre travail.

Nous ne voulons pas entrer dans leur jeu de communication faussé par leur système de pouvoir. Puisque nous utilisons à nouveau la subsidiarité, nous ne voulons plus de représentants.

Nous cherchons les solutions optimales qui répondent à nos besoins de vivre à travers nos groupes d'experts et ensemble nous les adaptons à nos particularités locales en rémunérant notre travail avec notre monnaie pleine, sans dettes et gérée par une banque centrale nationalisée (elle est déjà en place)...et surtout pas privée.

S'organiser sans système électoral et représentants élus revient à utiliser la subsidiarité, la complémentarité entre les trois formes de propriété pour gérer les biens communs. C'est interdit depuis 1789, pour défendre le centralisme du pouvoir et une minorité dirigeante.

La subsidiarité se vit au niveau local, elle est le socle d'une démocratie locale participative. Montrer que nous la remettons en pratique est immédiatement possible sans attendre l'accord éventuel sur un référendum populaire dont nos dirigeants n'ont jamais voulu et pour cause. Quand Mitterrand a fini par comprendre que les premiers à utiliser un référendum populaire allaient être les 5 millions de chômeurs, il a préféré arrêter et avec raison. Entre système de pouvoir économique libéral et démocratie directe participative, il y a incompatibilité totale. C'est l'un ou l'autre et nous voulons justement ce qu'ils nous interdisent.

Commençons par leur montrer résolument et indéfiniment notre volonté de briser leurs interdits et de permettre à nouveau le fonctionnement de nos démocraties locales participatives fondées sur la subsidiarité, soit les solutions optimales pour vivre mieux ensemble selon les connaissances disponibles, adaptées aux particularités locales. La force des mots est aussi puissante après avoir dit NON et l'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde, en commençant par redécouvrir et apprendre ce qu'ils nous interdisent et qui fait partie de l'histoire de notre Droit français)...et de notre site web fileane.com depuis février 2002.

Les cathédrales et villes libres médiévales, la culture humaniste européenne médiévale sont nos derniers témoins de cette période florissante, détruite en 1307, avant la peste, la guerre de cents ans et les guerres qui n'ont depuis lors quasiment jamais cessé. Eh bien il est plus que grand temps que cela cesse.

Michel Rocard avait confié que le tabou du vendredi 13 octobre 1307 était capable de faire sauter plusieurs républiques. C'est certainement une porte d'entrée pour restaurer la démocratie directe participative et mettre fin à ces impôts et taxes décidés par les financiers pour récolter les remboursements des dettes qu'ils ont su si bien nous mettre sur le dos.

Nous avons compris comment fonctionnent leurs systèmes de pouvoir...et savons que nous pouvons mieux vivre sans eux, sans peur et sans reproche,enfin débarrassés de nos colères. Ce passé politique, économique et social, culturel, interdit et non enseigné, nous sert de guide pour poser notre devenir.

Continuer et s'organiser sans eux et remettant en pratique tout ce qu'ils nous interdisent.

C'est ce que nous avait appris notre professeur de droit des affaires en 4ème année : un juriste doit connaître le droit positif mais aussi et surtout le droit interdit par ceux qui nous dirigent. Car en cas de crise, ce qui a été interdit, sert le plus souvent de solution pour repartir sur un meilleur chemin.

Ce que nous voulons, tout ce qu'ils nous interdisent :

  • la démocratie locale participative avec la subsidiarité,
  • la complémentarité entre les 3 formes de propriété pour gérer nos biens communs,

  • l'action politique pour utiliser la subsidiarité et organiser le travail, le travail qui précède à nouveau le capital, réaliser les oeuvres capables d'élever le niveau de vie et qui sont transmises aux générations futures, assurer la gestion de nos monnaies pleines (eh oui, en action politique, il y a plein de choses à faire pour un citoyen une fois qu'il a quitté les systèmes de pouvoir).

Actualités du 16 novembre 2018    

Une fois de plus, des citoyens en colère contre des mesures du gouvernement s'organisent eux-mêmes en dehors des partis politiques et des syndicats en répétant qu'ils ne veulent n'exprimer que leur colère et ne pas faire une révolution ou renverser un gouvernement. L'objet de leur colère repose sur la volonté du gouvernement d'augmenter le prix des carburants pour financer la transition écologique et lutter contre le réchaufement climatique, les gaz à effet de serre, le CO2, etc. Les manifestations du samedi 17 novembre 2018 ont pour objectif de bloquer les routes, principalement à certains ronds points et de gêner la circulation sur les autoroutes ou l'accès à des stations services. Une large partie de l'opinion publique soutient ces actions alors que le gouvernement avance des mesures de fermeté pour éviter les blocages de la circulation et refuse d'envisager l'abandon des augmentations des prix des carburants, répondant seulement par quelques mesures d'accompagnement pour les ménages aux revenus les plus faibles ou pour les personnes qui utilisent beaucoup leur véhicule dans le cadre de leur travail.

Nous comprenons la colère citoyenne mais nous ne pouvons pas en rester à des arguments aussi simplistes. Cette jacquerie, comme certains commentateurs dans les médias qualifient ce mouvement citoyen, s'inscrit dans un contexte politique, économique et social, culturel, lié aussi bien au dérèglement du climat qu'à la crise financière de 2006-2008 toujours en cours, à la mondialisation de l'économie et à la volonté de l'oligarchie financière anglo-saxonne d'étendre sa domination à travers le système de pouvoir économique capitaliste libéral.

La volonté du gouvernement de financer par les impôts et taxes la transition énergétique à cause du niveau d'endettement des finances publiques et des obligations budgétaires prises dans le cadre de la monnaie de la zone euro, se traduit forcément par un alourdissement de la fiscalité et des pertes de pouvoir d'achat, surtout après les mesures fiscales prises en faveur des plus riches. La colère s'exprime d'abord par rapport à un sentiment profond d'injustice. Il y a franchissement de la ligne blanche démocratique par le gouvernement et les partis politiques qui le soutiennent. Cette atteinte aux valeurs républicaines démocratiques se traduit par un rejet des partis et des syndicats et un refus appuyé de voir ce mouvement citoyen récupéré par la classe politique. Cette réaction ponctuelle peut se comprendre au vu de l'objectif de rassembler au départ le plus possible de citoyens pour ainsi faire plier le gouvernement et l'obliger à abandonner ces augmentations de carburants. Cette approche quantitative ne résiste guère à la contradiction apportée par certains militants écologistes qui justement soutiennent ces augmentations de carburants pour dissuader les citoyens d'utiliser leurs voitures et les inciter à utiliser les transports en communs et les véhicules plus propres et moins polluants. Le conflit apparaît très vite entre citoyens des villes qui disposent de transports en commun et citoyens des campagnes qui sont obligés d'utiliser leur véhicule tous les jours, notamment pour aller au travail. Ces querelles sont de nature à affaiblir la portée de ce mouvement de colère et à diviser les citoyens. Pire, en rester à ce niveau, c'est gâcher une fois de plus la nécessité de changer enfin de politique pour se donner réellement les moyens d'assurer la transition énergétique et de garantir une démocratie plus directe et participative capable de gérer une économie bien plus équitable au niveau de la répartition des richesses produites par le travail et bien plus respectueuse des ressources données par la nature. 

Les lecteurs de notre site, comme la minorité active citoyenne qui a compris la crise financière actuelle,  tous, nous avons compris que le financement de la transition énergétique ne peut se réaliser qu'à travers l'utilisation de la monnaie pleine, sans endettement des finances publiques. La remise en place du pouvoir citoyen sur la création de la monnaie suppose l'abandon du système de pouvoir économique libéral et financier pour une nouvelle utilisation des organisations en réseaux fondées sur la subsidiarité et l'alliance des contraires, la complémentarité entre les trois formes de propriété, l'utilisation de nos deux sources de savoir pour gérer l'ensemble de l'activité humaine sur ses trois niveaux : travail indispensable à la vie et à la survie, réalisation des oeuvres capables d'élever le niveau de vie et qui sont transmises aux générations futures, action politique pour gérer la subsidiarité et l'alliance des contraires au niveau local et confédéral. Il est évident que les partis politiques et les syndicats qui se contentent de leurs places dans ce système de pouvoir, ne veulent pas perdre ni leurs places ni les marques de leur pouvoir et nous savons qu'ils sont capables de manipuler l'opinion publique et plus directement certains électeurs pour que les citoyens ignorent comment abandonner leur soumission à ces dirigeants. Briser cette ignorance et ces tabous n'est-il que révolution propre à susciter les pires émeutes et troubles civils ? Alors que l'éducation est la meilleure arme pour changer le monde ? Après la colère survient le plus souvent la haine. Pour la créer et la développer, il s'agit de combiner peur et ignorance. Les manifestants du mouvement gilets jaunes n'ont pas peur et ne sont pas ignorants mais les dirigeants du système économique libéral et financier veulent poursuivre leurs manoeuvres pour faire peur et préserver l'ignorance citoyenne sur les solutions les meilleures capables de répondre aux besoins actuels de l'humanité et de la sauvegarde de la vie sur notre planète jusqu'à nos préoccupations quotidiennes pour vivre dignement.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase ne suffit pas à masquer l'eau déjà contenue dans le vase. Ce vase de la colère a été mis en place, en dernier au cours de notre histoire française, dès le vendredi 13 octobre 1307. Depuis, à chaque fois qu'il y a eu débordement populaire, un vase plus grand a été installé par les dirigeants des systèmes de pouvoir et la domination des citoyens s'est poursuivie. En 1789 et déjà dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, le blocage de la société a été mis en place. Dans l'Ancien Régime lorsque les caisses du royaume étaient vides, le roi avait l'obligation de réunir les États-Généraux. Cette dispostion était une soupape de sécurité pour éviter les guerres civiles provoquées par des mesures fiscales trop lourdes et impopulaires. Pour défendre leur nouveau pouvoir, les révolutionnaires de 1789 puis les deux empereurs, les rois, les élus républicains de nos cinq républiques, tous ont oublié ou refusé de restaurer cette disposition salutaire de l'Ancien Régime et certainement la seule à conserver pour obtenir une organisation politique non bloquée mais souple capable d'assurer son adaptation aux évolutions de la culture citoyenne d'un pays. Un citoyen non ignorant de l'histoire de son pays sait que le blocage de la société française dans laquelle il vit (et dans les autres pays ce blocage existe également avec plus ou moins de force) provient d'abord des dirigeants des systèmes de pouvoir... et pas de lui ! Bloquer les ronds points ou les autoroutes pour débloquer la vie politique d'un pays, en droit, ceci s'appèle le parallélisme des formes et dans les campagnes, la réponse du berger à la bergère. Cette désobéissance civile correspond à un refus de se soumettre à une oppression, droit inscrit dans nos constitutions depuis 1789 tant les républicains avaient prévu le retour possible des tyrans et des despotes....mais, nous le répétons, ils ont préféré oublier le cas où les caisses de la république seraient vides, aveuglés certainement par les promesses de progrès et d'économie florissante à travers les affaires de la nouvelle société industrielle. Nous n'allons plus changer encore de vase mais bien abandonner les systèmes de pouvoir et remettre en place les institutions et la culture (valeurs, normes et modes de vie) d'avant le 13 octobre 1307, s'il faut trouver un repère et une date précise pour mieux cadrer nos propos. Certes le roi de France était à ce moment là ruiné mais les citoyens des villes et campagnes libres, eux ne l'étaient pas, loin de là ! Déjà lors de ces évènements tragiques pour les citoyens de France, les banquiers d'affaires étrangers, lombards en l'occurence, étaient venus au secours du roi de France pour l'endetter dans un premier temps puis lui suggérer de voler l'or et l'argent des juifs afin de payer des mercenaires étrangers pour venir renforcer l'armée royale et détruire l'ordre du Temple et par là-même l'odre bénédictin qui avait réussi à développer la civilsation européenne médiévale florissante.

Face à une situation politique calamiteuse au niveau des sondages sur le soutien que lui accordent les citoyens, le Président de la République utilise la commémoration du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 pour tenter une diversion et proposer la création d'une armée européenne. La logique financière alimente également ce genre de spéculation politicienne. Il est vrai que notre pays est seul à supporter la charge du financement de la force de dissuasion nucléaire. Ce financement est le principal responsable de l'affaiblissement de l'armée au niveau de ses effectifs et de ses matériels conventionnels. La politique ultra libérale de ce gouvernement qui sert d'abord les intérêts des actionnaires et des financiers, veut rembourser la dette publique. Cette dette publique est devenue insupportable depuis la crise financière et le hold up des banques " too big to fail " sur les états qui ont payé le renflouement de ces banques en prenant à leur compte les crédits risqués de celles-ci afin d'éviter aux citoyens l'effondrement général de l'économie et la misère qui va avec. Pour éviter l'effet boule de neige et l'incapacité à rembourser les dettes publiques,  les dirigeants politiques actuels appliquent la doctrine économique libérale et ils cherchent à réaliser des économies en privatisant les services publics. Comme le point crucial du maintien de notre armée à un niveau opérationnel suffisant pour défendre notre pays, ou dit plus simplement, comme l'armée française n'est plus capable de défendre les citoyens français en cas d'invasion du pays, l'idée d'une armée européenne est à nouveau agitée par Emmanuel MACRON. En effet cette idée porte en elle de substantielles économies pour les dirigeants français avec certaines privatisations non moins importantes, ce qui permet de satisfaire les financiers en remboursant plus rapidement les dettes publiques. Laissons la susceptibiité du Président américain de côté, elle est fondée tant les financiers, essentiellement américains soit dit en passant, cherchent un nouveau terrain de guerre possible maintenant que les conflits au Moyen-Orient semblent être épuisés et qu'une reprise de la guerre froide est toujours dans leurs cartons, dorénavant avec non seulement la Chine mais les USA eux-mêmes. Le gouvernement mondial de la haute finance se développe à travers les guerres et les crises financières qu'il organise. Après avoir éliminé les empires en Europe puis être finallement arrivé à éliminer le régime des soviets communistes en Russie, son objectif est d'arriver à éliminer les états et leurs institutions politiques, ce sur quoi Donald TRUMP a raison de s'y opposer et probablement plus ouvertement et fermement que ses prédéccesseurs, nationalisme oblige si l'on veut croire que le pouvoir américain se trouve encore dans le bureau ovale de la Maison Blanche.

L'armée européenne entre donc dans le cadre de cette volonté de la haute finance et les plans de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Pour rassembler les pays membres de l'Union européenne sur cette question particulièrement délicate, une solution bien accomodante consiste à obliger de fait la France à abandonner elle-même sa force de dissuation nucléaire. Les financiers n'ont pas besoin d'armes nucléaires, ils ont leurs propres armes de destructives massives de richesses et elles ont été utilisées pour déclencher la crise de 2006-2008. En clair, les français sont dans la rue, autour de leurs ronds points, occupés à demander une baisse des prix des carburants. Leur Président, au même moment, cherche déjà des économies bien plus substantielles en réduisant les capacités de l'armée. Ecologie et Europe sont deux faire valoir pour masquer le but commun de ces mesures dans le budget du gouvernement : assurer plus facilement le transfert des revenus des citoyens vers la haute finance mondiale, gaver encore plus la minorité la plus riche qui prétend gouverner le monde.

Sur cette question du financement de l'armée française, comme pour le financement de la transition énergétique, nous revenons à la solution politique à utiliser, interdite par les financiers mais utile et nécessaire pour les intérêts des citoyens et de leurs finances publiques : l'utilisation d'une monnaie pleine gérée par la souverainété des citoyens, du peuple. Entre 1945 et 1973, la reconstruction du pays, le développement de l'arme nucléaire, des centrales nucléaires, de la sidérurgie à la base des entreprises qui ont fabriqué l'armement, les avions, les navires, les trains, les voitures, les barrages hydroélectriques, les infrastructures, les hôpitaux,  le développement scientifique et technologique, les universités, tout a été financé avec une monnaie pleine sans endetter le pays. Depuis 1973 et la loi qui interdit à la Banque de France de créer sans dette la monnaie pour payer le travail fixé par les projets de nos gouvernements, depuis que le travail n'est plus prioritaire par rapport au capital, effectivement il est devenu beaucoup plus difficile de poursuivre notre développement économique et social car l'obligation d'emprunter sur le marché financier conduit à la ruine du pays et à l'enrichissement sans limite des banquiers et des rentiers. La minorité active de citoyens français comme celle de la plupart des pays développés, à commencer par les USA, a appris en suivant au jour le jour la crise financière de 2006 puis de 2008 comment la haute finance mondiale s'enrichit et étend sa domination sur les peuples. Nous sommes ici au coeur du problème que nous imposent les financiers. Depuis les questions du prix des carburants, des privatisations rampantes des services publics, des économies budgétaires qui suppriment l'Etat Providence et la solidarité nationale, de l'augmentation des impôts et taxes, remonter à la source, à la cause première de la désindustrialisation de notre économie, de l'affaiblissement de nos armées, de la montée des injustices sociales, du rejet de la classe politique et des serviteurs de l'oligarchie financière anglo-saxonne, manifester dans nos rues et sur nos places, nos ronds points pour dire que ces politiques doivent cesser, est devenue la priorité urgente et grave des citoyens qui ont compris ce qui se passe et ce qu'ils nous demandent d'accepter pour nous soumettre à leurs intérêts privés, démesurés et profondément injustes, criminels.

Au niveau de l'armée européenne.... il suffit de connaître notre histoire, notamment celle des organisations en réseaux de vie qui ont développé la culture européenne au temps des cathédrales. L'armée européenne était alors structurée autour des chevaliers templiers et des chevaliers teutoniques. La flotte de l'Ordre du Temple reposait sur l'expérience des marins vikings établis en Normandie. Elle menait ses expéditions sur le continent américain bien avant Christrophe Colomb et elle avait monté ses colonies depuis le territoire des Iroquois jusque dans les Andes et Tiahuanaco. L'armée européenne de ce temps des cathédrales faisait oeuvre de civilisation pour poursuivre, hors d'Europe, celle des bords du Nil et de Grèce. L'emblême des chevaliers teutoniques est toujours porté par l'armée allemande, notre proposition est simple et cohérente : que l'armée française reprenne l'emblême templier pour, de suite, donner du sens  à l'armée européenne envisagée aujourd'hui... et que les pays, les nations européennes remettent à nouveau en place la culture de la civilisation européenne du temps des cathédrales, soldats y compris. Après cela, l'utilsation de la subsidiarité et des principes d'organisation des réseaux de vie nous conduiront assurément vers une civilisation européenne et mondiale capable de gérer la transition énergétique, de lutter avec efficience contre le dérèglement climatique avec d'autres moyens bien plus puissants que la simpliste augmentation des prix des carburants à la pompe. Aujourd'hui, les soldats sont tout autant que les autres citoyens, victimes de ces politiques libérales et plus encore lorsque l'on doit prendre en compte le fait qu'ils doivent aller au combat avec des moyens devenus obsolètes ou faibles à cause de trop nombreuses restrictions budgétaires. Face à des CRS qui pensent gagner leur vie en défendant des régimes politiques corrompus et vendus à la haute finance mondialiste, les soldats de France, autour des ronds points, ont aussi leur place avec les autres salariés, fonctionnaires, retraités...voire enfants précoces sur le plan politique. Le déblocage de notre société républicaine peut-il se faire sans fusil à la main ? Les gilets jaunes ne veulent pas se poser de suite cette question. Nos aînés n'ont pas eu d'autre choix mais le fusil, assurément, ne suffit pas et n'a pas suffit. Nous devons savoir pourquoi lutter, qui écarter du pouvoir, quoi briser et quoi reconstruire pour vivre libre...en ayant abandonné les systèmes de pouvoir qui ne se développeent que sur la domination, la soumission des citoyens.

Pour le moment, l'urgence est d'enfin débloquer la situation politique en commençant par bloquer le pays puis en roulant certainement vers Paris. Avant de rouler vers Paris, il est largement possible de débloquer nos villes et nos communes en les rendant libres...libres vis à vis de leur soumission actuelle au système de pouvoir libéral et financier puisque ce sont ses dirigeants qui font tout pour dominer les peuples et renforcer leur gouvernement mondial. La goutte d'essence qui déborde a des pouvoirs immédiat bien plus destructeurs que la goutte d'eau... Quoique au final, la goutte d'eau possède une quantité d'énergie bien plus puissante que la goutte d'une énergie fossile, lorsque l'on fusionne ses molécules d'hydrogène. En évitant les méthodes de la casuistique et les sophismes ambiants pour passer allégrement d'un cas particulier à des généralités fallacieuses et manipulatrices, revenons à nos raisons de vivre en société. Sans forcément porter aujourd'hui une armure de guerre, un casque et un fusil, des gilets pare-balles, commençons par porter nos gilets-jaunes, obligatoires non seulement pour une question de sécurité routière mais aussi obligatoire pour une question de sécurité politique, économique, sociale et culturelle afin de retirer le permis de gouverner aux dirigeants de ce système de pouvoir économique libéral et financier.

 

 

pour retrouver les pages du site dont il est question dans ce texte, utilisez les liens suivants : 

https://fileane.com/reseauxcitoyenspartie4/das2oeuvre/global_normes_propriete_humaniste.htm

https://fileane.com/reseauxpartie1/bdemocratielocale_subsidiarite.htm

https://fileane.com/interfaces/interface_monnaie_pleine.htm

https://fileane.com/systemepartie2/b-fable1_revolution1789.htm

https://fileane.com/versreseauxpartie5/chers_ennemis/global_chersennemis_quisontils.htm

 

 

Accueil

actualités                     le plan du site                  Nos réseaux de vie                    bibliothèque                      Formations                         liens