Institutions politiques des Réseaux de Vie.

L’action politique pour organiser l’activité humaine.

L’exercice de la mission d’autorité par les citoyens, nous venons de le voir, peut organiser directement le pouvoir et le commandement ou déléguer cette organisation à des représentants. Dans les réseaux de vie sociale, l’organisation directe du pouvoir et du commandement est prioritaire. De ce choix de civilisation, découle au niveau du pouvoir, la sélection des savoirs et des connaissances capables de répondre à cette finalité et d’atteindre ces objectifs. Ces savoirs sont actuellement interdits, tabous par la minorité qui dirige les systèmes de pouvoir mais ils existent et ont été utilisés avant que ces systèmes de pouvoir ont été mis en place et il sont utilisés à chaque génération par les dissidents, les résistants qui s’opposent à ces systèmes de pouvoir.

Nous allons commencer par présenter ces savoirs utilisés dans l’organisation du pouvoir et du commandement directement par les citoyens puis nous verrons les institutions mises en place pour exercer directement le pouvoir et le commandement. Parmi les 3 niveaux de l’activité humaine, travail, réalisation des œuvres, action politique, c’est bien l’action politique qui va organiser le travail indispensable à la vie et à la survie ainsi que la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures. Nous y sommes !

L’action politique dans le but d’organiser un groupe social, comme pour la direction d’une entreprise, regroupe 4 fonctions : définir les objectifs (DIR), animer le travail du groupe pour réaliser ces objectifs (MANAG), contrôler la progression vers la réalisation des projets (CONTRL), représenter le groupe vis à vis des autres groupes (REPR). La gestion et le management ne changent évidement pas que l’on soit dans une entreprise ou dans un groupe de projet qui réalise les objectifs d’un réseau de vie sociale. Nous l’avons montré précédemment, le management participatif dans le cadre d’une démarche Qualité Totale avec ses cercles de qualité correspond étroitement au fonctionnement de l’action politique dans les réseaux de vie. Les deux grandes différences que notre lecteur a retenues sont d’une part l’absence d’un système hiérarchique dans le pouvoir et le commandement et d’autre part l’abandon de l’utilisation exclusive de la propriété privée y compris des moyens de production dans le développement des richesses matérielles, leur répartition et consommation.

Au niveau de l’organisation du travail, des tâches, nous disposons de l’analyse de Peter Drucker, fondateur du Management dans les années 1960 aux USA, sur les 7 étapes de la prise de décision. Dans une démocratie directe locale participative, la prise de décision est aussi cruciale que dans une société commerciale multinationale et elle se construit également en réussissant le travail sur chacune de ces 7 étapes. Chaque membre du groupe social, de l’équipe de projet réalise un travail sur l’une ou l’autre de ces étapes, selon ses compétences et participe directement à la prise de décision finale. Chaque étape utilise également des outils informatiques, progiciels ou logiciels spécifiques capable d’automatiser toute ou partie du travail.

 

les 7 étapes de la prise de décision

fonction

étapes

répartition du travail et méthodes

outils informatiques

DIR

1  définition des objectifs

– ensemble du groupe

– l’alliance des contraires

 Intelligence artificielle 

MANAG

2  assemblage des données

– experts et ensemble du groupe

– recherche documentaire, écoute active, entretiens individuels, sondages…

Banques de données 

MANAG

3  sélection des données  

– experts

– recherche documentaire

Banques de données :

SQL, SELECT  

MANAG

4  positionnement des alternatives

– experts

– créativité, résolution de problèmes

conception générative, modélisation

CTRL

5  évaluation des risques

 – experts

– simulation, qualité totale

simulation, tableur,

simulation Monte Carlo

DIR

6  trancher, décider

– ensemble du groupe

– management participatif

aide à la décision individuelle ou collective, outils d’optimisation

CTRL

7  suivre la décision avec un tableau de bord

– ensemble du groupe

– tableau de bord

tableurs, logiciels de tableau de bord, reporting

 

Nous n’allons pas ici poursuivre un cours approfondi dans ces domaines de la gestion, du management et de l’économie. Mais c’est le point de départ pour organiser le travail, surtout sans organisation hiérarchique qui multiplie les niveaux de chefs et de sous-chefs dans le but de tout contrôler avec un management autocratique selon le modèle militaire.

Les réseaux de vie utilise au départ le modèle familial: un groupe de volontaires (et qui s’aiment en principe pour ce concerne la famille) et qui partagent une organisation de vie en utilisant les 3 formes de propriété : individuelle dans le cadre du respect de l’intimité de chacun(e) ; commune dans l’utilisation des biens domestiques comme l’équipement de la cuisine, des sanitaires, et. ; collective dans le partage d’une culture, d’une éducation transmise par le milieu social, les parents et ascendants qui ne sont plus là, etc.

L’organisation de l’équipe de travail ou du vivre ensemble se définit à l’aide de fiches de postes qui décrivent le niveau de responsabilité du titulaire du poste et spécialement sa responsabilité directe qu’il exerce seul dans la réalisation de tel ou tel objectif, le niveau de compétences attendu dans ce poste avec le degré de polyvalence ou d’expertise dans les connaissances requises pour tenir ce poste, le niveau d’initiatives créatrices que doit prendre le titulaire du poste pour résoudre des dysfonctionnements, des imprévus qui surviennent tôt ou tard dans une activité humaine ou l’utilisation de machines, de processus qui sont sous sa responsabilité directe. L’élévation de l’expérience du titulaire d’un poste va lui permettre de postuler à des postes de niveaux de responsabilités supérieures et selon ses compétences et sa volonté, de se diriger davantage soit dans des postes de management, soit dans des postes d’expertise dans des domaines technologiques, scientifiques ou de sciences humaines.

La mobilité interne dans un réseau de production de richesses matérielles et immatérielles se déroule selon l’avancement, la création, la fin des équipes de projet. Les projets de vie sont basés dans une ville, un lieu géographique en relation avec leurs objectifs de satisfaction des besoins et de création de richesses. La mobilité du personnel est donc aussi géographique pour passer d’un projet de vie à l’autre. Des biens communs immobiliers, mobiliers, sanitaires, de sécurité civile et militaire sont nécessaires pour que cette mobilité et cette élévation des compétences se développe et accompagne la diffusion des réseaux de vie sociale au niveau d’un pays et parmi le village planétaire. Des confédérations de réseaux de vie sociale interviennent alors pour manager ces échanges entre pays et continents.

Ce rapide tour de la question et pourquoi pas déjà du monde, démontre que nous sommes dans ce choix de civilisation toujours radicalement à l’opposé du gouvernement mondial que veut imposer l’oligarchie financière anglo-saxonne dont nous nous occuperons dans la Partie 2 : le fonctionnement des systèmes de pouvoir. Nous sommes ici dans une description organique du fonctionnement des réseaux de vie et de leurs institutions : famille, groupe de projet de vie, confédération.

Nous connaissons les remarques, les critiques, les condamnations actuelles de nos contradicteurs complètement déboussolés par ce retournement à 180 degrés du mode de fonctionnement lorsque l’on quitte les systèmes de pouvoir pour développer nos réseaux de vie sociale. L’exemple probant des cités égyptiennes, grecques, de l’Europe médiévale, des peuples premiers, si nos détracteurs ne les contestent pas, sont toutefois violemment rejetés avec leur argument pour eux décisif : si cela marche au niveau local, à petite échelle, cela ne peut pas marcher au niveau d’un pays, d’un continent, etc.

Inutile ensuite de leur demander la contribution des civilisations égyptiennes, grecques, celtes, Ibères et Berbères, Perses, celles de l’Asie, de l’Orient extrême, moyen, des amérindiens et de tant d’autres… sur la nôtre et nos manières de vivre ensemble sans un art de vivre aussi développé et des temps de paix civile, d’abondance de biens matériels, de culture aussi élevés que dans ces civilisations que nos détracteurs ignorent le plus souvent faute de n’avoir pas su combler les lacunes et les manipulations des manuels d’histoires distribués dans nos systèmes scolaires.

Nous sommes au cœur de l’organisation politique des réseaux de vie sociale et donc forcément aussi, notre lecteur nous suit dorénavant correctement, nous sommes en face du tabou, de l’interdiction fondamentale posée par les minorités qui ont accaparé l’exercice du pouvoir et du commandement en nous confisquant notre mission d’autorité. L’inverse de la centralisation du pouvoir, moteur du pouvoir dans les systèmes, c’est à dire l’exercice direct du pouvoir et du commandement porte un nom : la subsidiarité. Ce principe s’accompagne d’un autre principe complémentaire : l’alliance des contraires (et non pas le consensus démocratique).

Alliance des contraires pour définir les objectifs et prendre la décision, subsidiarité ascendante et descendante pour obtenir la solution optimale qui sera adaptée aux particularités locales, permettent d’organiser l’action politique sur le plan local et sur le plan d’un pays, d’un continent, du village planétaire. Le lien capable de réunir le monde entier est la solution optimale en l’état des connaissances actuelles dans le cas où pour l’obtenir, il a été nécessaire et indispensable de réunir un collège d’experts du monde entier. Cette solution optimale est un savoir géré par la propriété collective, tous les membres des réseaux de vie sociale en bénéficient et l’apprennent à travers les réseaux d’éducation et de formation largement fondés sur la pédagogie de ou par le projet, nos lecteurs l’avaient devinée.

Nous sommes maintenant capables d’aborder les institutions politiques des réseaux de vie sociale selon la progression suivante :

L’alliance des contraires et la subsidiarité, la complémentarité entre les trois formes de propriété : les bases constitutives des réseaux de vie sociale.

Les institutions politiques et leur présentation organique du niveau local jusqu’à la confédération des réseaux de vie sociale : les villes libres, les équipes de projet de vie, la confédération et ses institutions propres.

Chaque institution politique à travers l’utilisation de l’alliance des contraires et de la subsidiarité, pour accomplir ses finalités, organise l’exercice de la mission d’autorité de ses membres à travers la gestion directe du pouvoir et du commandement.

L’alliance des contraires définit les objectifs

L’alliance des contraires : Un état d’esprit pour définir les objectifs

L’exercice de l’autorité que nous venons de décrire correspond à un groupe social limité dans sa taille. Au delà du groupe, pour assurer la minimisation des violences à travers plusieurs groupes, au niveau d’un peuple et entre les peuples, les organisations en réseaux et les mouvements spirituels utilisent dans leur fonctionnement le principe de l’alliance des contraires. L’alliance des contraires est fondamentale dans les mouvements spirituels de l’Asie, le taoïsme, le ying et le yang, le tantrisme de la main gauche et celui de la main droite, etc. Ce principe est la base de l’équité lorsqu’il s’agit de résoudre un litige lors de l’application d’une règle. A défaut d’une opposition ou d’un point de vue différent, il s’agira de donner la parole à « l’avocat du diable ». Le constat est évident : au niveau social, excepté l’imposition forcée des dogmes, il est impossible d’obtenir en permanence un accord unanime sur l’ensemble du fonctionnement d’une société ainsi que sur la manière de vivre entre les peuples de la planète. Pourtant, un intérêt commun existe dans la manière de considérer la vie et d’assurer à chacun la dignité dans sa condition humaine.

L’alliance des contraires va bien au delà du simple respect de procédures équitables lors d’un litige et va au delà du droit judiciaire avec ses principes du contradictoire, de la publicité des débats, etc. C’est une éducation à l’exercice social de l’autorité. Nous ne sommes plus ici au stade individuel ni au stade du groupe mais au niveau social. Nous avons dit précédemment que la délégation d’autorité reste toujours partielle. Lorsqu’un problème ou un litige survient dans l’accomplissement de la mission d’autorités individuelles ou dans l’exercice du pouvoir ou du commandement, la résolution de ce problème ou de ce litige fait appel à nouveau à l’expression de l’ensemble du groupe. Il ne s’agit pas uniquement d’opposer l’intérêt de la société à celles des individus, l’intérêt des dirigeants au pouvoir à l’intérêt des membres du groupe comme c’est le cas dans un système de pouvoir. Le but reste identique : minimiser les violences pour assurer le développement de la paix sur le plan politique économique et social.

Dans un système de pouvoir, les dirigeants adoptent une attitude autocratique en imposant le savoir qui sert leurs intérêts. Ils disent : « nous savons » et il faut leur obéir. Apporter la contradiction, penser autrement représente alors une déviance et une opposition qu’il faut éliminer ou au minimum faire taire et occulter. Dans l’organisation en réseau, les membres du groupe coopèrent en vue de la réalisation d’un projet. Ils doivent inévitablement intégrer le principe d’incertitude et tenir compte des imprévus dans leurs démarches d’activité. Ils savent ce qu’ils veulent et ils savent qu’ils sont capables d’obtenir le résultat voulu, qu’ils peuvent réussir à obtenir la solution optimale. Mais ils savent aussi qu’ils doivent surtout compter sur un minimum d’erreurs pour réussir. Celui qui réussit est d’abord celui qui commet le moins d’erreurs. Nous sommes ici en présence du modèle IMC d’Herbert Simon. Intelligence modélisation choix : les décideurs ne peuvent pas tout prévoir, ils arrêtent de réfléchir quand ils trouvent la solution qui leur procure un niveau optimal de satisfaction. La solution optimale qui génère l’unanimité du groupe n’est pas unique et surtout elle n’est pas la marque d’une vérité absolue. Elle est optimale par rapport à un ensemble de contextes : spatial, temporel, relationnel, social, etc. Le travail intellectuel à partir de la deuxième source de savoir permet de trouver cette solution optimale matérielle et relationnelle.

Dans la recherche de cette solution optimale, il y a deux moments, deux étapes. La première étape concerne la définition des objectifs et l’assemblage des données, le recueil des connaissances et des informations nécessaires à la réalisation de ces objectifs. La deuxième étape concerne la recherche des solutions, la mesure des risques pour dégager la solution optimale. Ensuite il reste à prendre la décision et dans une organisation en réseau, cette décision est prise par l’ensemble du groupe à travers une gestion participative locale. Nous retrouvons ici en management le schéma de la prise de décision de Peter Drucker avec ses sept étapes : définir l’objectif, assembler les données, trier les données et les sélectionner, positionner les alternatives, mesurer les risques, décider et trancher, suivre la décision avec un tableau de bord. L’alliance des contraires organise la première étape dans la recherche de la solution optimale et le principe de subsidiarité organise la deuxième étape. Bien entendu les deux sont complémentaires. Pour continuer à utiliser le vocabulaire du management, nous pouvons dire que l’alliance est contraire représente l’état d’esprit avec lequel il faut mettre en place la veille informationnelle.

En clair, pour définir un objectif et assembler les données, il faut prendre en compte tous les points de vue. Le résultat final est optimal et cohérent : plus les intérêts de chacun auront été pris en compte, plus la solution sera optimale et plus la solution sera optimale, plus il sera facile d’obtenir une adhésion à l’unanimité pour la valider en tant que solution optimale. Ensuite il faudra réussir son adaptation aux particularités locales et plus cette solution aménagée sera devenue optimale au niveau local, plus elle sera validée à l’unanimité des membres de ce groupe local. Dans un autre groupe local, les particularités locales feront qu’au autre aménagement de la solution optimale sera mise en place.

L’écoute et le dialogue

La plus ancienne entreprise occidentale vieille de 1500 ans, fondée en l’an 500 au mont Cassin par Bernard de Nurcie, l’organisation en réseau des monastères bénédictins, comme les mouvements spirituels d’Asie, utilise cette alliance des contraires. Les membres d’une organisation en réseau cherchent à apprendre de toutes les expériences et de tous les personnages originaux. Chez les bénédictins la décision est prise en trois étapes : au départ il y a la phase du silence, les moines sont à l’écoute d’eux-même et des autres, notamment des novices qui ont encore un regard neuf. Puis vient la phase du dialogue qui confronte les points de vue. Enfin il y a la troisième étape, la phase de l’action dans laquelle la décision est prise puis est mise en œuvre. L’alliance des contraires concerne les deux premières phases : l’écoute et le dialogue. Il s’agit de sortir de notre champ cognitif habituel, de notre cadre de référence quotidien pour prendre en compte ce que font les autres. Cette compréhension de l’autre repose au départ sur l’empathie, la capacité à s’identifier à quelqu’un, à ressentir et partager ses émotions ; elle représente une forme de compréhension affective de l’autre. C’est une technique de communication qui s’apprend. Viennent s’ajouter le cas échéant d’autres registres de langages développés avec notre première source de savoir, la source spirituelle et initiatique : le langage des corps à partir des voies spirituelles du dépassement des limites du corps et de l’extase amoureuse, le langage du cœur à partir des voies spirituelles de l’expérience mystique et de la voie directe poétique. Nous y reviendrons.

Les critères qui différencient les contraires sont extrêmement nombreux : le sexe, l’âge, des critères d’espace et de temps: une origine géographique, une période de l’histoire, etc. Pour mettre en place l’alliance des contraires, il faut donc commencer par regarder si la plupart de ces critères sont présents, sont représentés parmi les membres du groupe. Il n’est pas nécessaire que des personnes physiques appartenant à ces critères soient présentes, il suffit que leurs points de vue soient présents. Dans un système de pouvoir, les décisions sont soumises à une cohérence par rapport aux objectifs des dirigeants du système, parfois il y a peu de liberté pour définir des objectifs différents. Ces contraintes et ces limites n’existent pas dans les organisations en réseau. L’exemple des monastères bénédictins est intéressant. Les règles mises en place par Bernard de Nurcie en l’an 500 sont toujours présentes mais elles ont été constamment réinterprétées en fonction de l’endroit et de l’époque où se trouve le couvent. Ce mélange de règles fixes et de flexibilité est largement inconnu dans les systèmes de pouvoir qui sont incapables de changer. Par exemple les entreprises ont des durées de vie très limitées car justement elles sont incapables de changer c’est-à-dire de définir de nouveaux objectifs qui changent radicalement leurs structures. Pour Herbert Simon, l’intelligence d’une organisation porte sur sa capacité à se remettre en question dès qu’une menace ou une opportunité dans l’environnement se manifeste afin de s’adapter pour en tirer l’avantage optimal. Un autre exemple d’alliance des contraires se retrouve dans la confédération des nations iroquoises :lorsqu’un autre peuple refuse les propositions de paix de la confédération, ce sont les femmes et les mères qui ont seules le droit de déclarer la guerre, c’est-à-dire le pouvoir d’envoyer leurs maris et leurs fils au combat. L’alliance des contraires est ici utilisée pour prendre en compte le sort des victimes possibles d’une décision. Comme chaque décision présente des avantages et des inconvénients, en bonne intelligence, il ne s’agit pas de minimiser les inconvénients ou de les occulter mais de les gérer au même niveau que les avantages attendus. C’est bien entendu ici une démarche de prévention des risques. Cette prévention des risques fait partie intégrante de l’alliance des contraires.

Il n’y a pas de juste milieu

Il ne faut pas se limiter à la considération simpliste qui dit que l’alliance des contraires nous permet de trouver un juste milieu. Car il ne faut pas considérer ce juste-milieu comme un idéal. Lorsque nous savons ce que nous voulons faire, avant de décider, nous devons rechercher qui a intérêt à prendre une décision contraire. La démarche écologique repose essentiellement sur de telles confrontations : le gaspillage des ressources d’un côté entraîne la pauvreté et la misère pour les autres. La recherche du profit pour les uns a pour conséquence un partage de plus en plus inégal des richesses. Le monopole des industries de bio technologies agricoles sur les semences entraîne en Inde la ruine et le suicide des paysans et ces conséquences sociales inacceptables ne dérangent pas ces capitalistes car pour être encore plus rentable, l’agriculture doit se faire à grande échelle sur de vastes surfaces. Le financier cynique vous répondra que cette évolution inévitable s’est faite en plusieurs siècles en occident mais qu’aujourd’hui cette évolution doit se faire très rapidement et donc brutalement en Asie ou en Amérique du Sud car il s’agit de nourrir l’humanité et l’explosion démographique sur notre planète. La fin des petits paysans est ainsi inéluctable pour favoriser l’agriculture capitaliste capable de générer de fabuleux profits financiers pour ses dirigeants. Le fonctionnement de notre système de pouvoir politique, économique et social occidental rejette toute possibilité d’alliance des contraires et de gouvernement mondial fondé sur les valeurs de paix et d’amour. Ce fonctionnement repose sur des équilibres de la terreur pour dissuader les peuples de bouger et se révolter : terreur nucléaire, terreur démographique avec des peuples condamnés à la misère endémique, terreur technologique avec les menaces des pollutions, du changement des climats. Terreur des futures guerres mondiales lorsque les peuples chassés par la désertification, la montée des eaux, par la misère mortelle se mettront en marche vers les pays disposant de conditions de vie confortables et agréables. Les dirigeants de notre système de pouvoir économique capitaliste rejettent toute perspective d’alliance des contraires : ils sont dans la défense de leurs dogmes et leurs recherches de toujours plus de profits. Aucune négociation n’est possible car il n’y a pas d’alternative possible à leurs politiques néo libérales : il n’y a pas chez eux la reconnaissance qu’une alternative est possible. le fonctionnement de leur système de pouvoir exclut toute alliance des contraires. Nous le montrerons plus loin : pour restaurer cette alternative et mettre en place l’alliance des contraires, nous devrons nous séparer d’eux et éliminer leurs système de domination dans nos sociétés.

 La vie et la mort peuvent s’opposer et apparaître comme deux contraires mais pour l’initié, la mort n’est plus qu’un passage entre deux contraires : une condition humaine incapable de comprendre les mystères de la vie et une vie d’après la vie humaine qui n’a plus rien à voir avec le corps charnel. Nous pouvons retrouver ici Freud et Keynes. Freud soutient que la pulsion de mort est inscrite au cœur de l’activité humaine et elle est repoussée par la pulsion sexuelle qui est une pulsion de vie. Mais le risque de voir une société se désagréger reste permanent. Chez Keynes, le détournement de la pulsion de mort est opéré par le désir infini d’accumulation. L’amour obsessionnel de l’argent devient une passion morbide, répugnante, qui entraîne les désordres sociaux et la révolte des plus pauvres. Dans cette alliance des contraires, l’issue fatale est pessimiste chez Freud. Keynes est un peu plus optimiste en demandant que les états mettent en place un gouvernement mondial fondé sur les valeurs de paix et d’amour capable de satisfaire les besoins essentiels de l’humanité. Nous l’avons déjà dit, ces deux auteurs n’ont pas abordé la démarche spirituelle et ils n’ont pas vu l’intérêt de l’alternative des organisations en réseau par rapport aux systèmes de pouvoir qu’ils critiquaient. Leurs discussions restent limitées au cadre du savoir imposé par les systèmes de pouvoirs et ces deux auteurs ne sont pas réellement sortis de ce cadre de pensées. L’alliance des contraires représente un état d’esprit, une éducation, un désir qui ne peut exister sans une mise en pratique. Si nous reprenons le fameux terme marxiste de praxis, l’alliance des contraires est la finalité de l’organisation, l’élément stratégique de la praxis. Le principe de subsidiarité qui conduit la démarche d’activités opérationnelles et tactiques est alors le second élément complémentaire de cette praxis.

Cette éducation utilise nos deux sources de savoir et c’est bien notre première source, celle qui n’a pas besoin de savoir lire et écrire, la source initiatique et spirituelle qui nous donne une vision du monde et de la place de l’être humain sur la planète Terre. La seule source de savoir rationnel et intellectuel n’est pas capable de nous mener à l’alliance des contraires et donc elle va mettre en place une solution optimale certainement brillante sur le plan scientifique et technologique mais qui ne sera pas acceptée par l’ensemble du groupe social et qui sera insffusante pour répondre à nos raisons de vivre selon les valeurs de paix et d’amour. Elle sera inéluctablement source de conflits et d’injustices.

L’amélioration de la gestion de l’autorité et du commandement

Le principe de subsidiarité a pour finalité de mettre en évidence la solution optimale capable de recueillir une décision à l’unanimité dans le groupe. Il concerne la gestion du pouvoir et il participe à l’élévation du niveau de compétences des membres du groupe. Mais il reste la question de l’autorité et du commandement. L’alliance des contraires intervient pour améliorer la gestion de l’autorité et du commandement.  Il s’agit de vérifier l’adhésion à la solution optimale et d’examiner les particularités locales qui vont nécessiter des interprétations de cette solution optimale pour des ajustements ponctuels et locaux. Bien entendu un bon fonctionnement du principe de subsidiarité élimine la plupart des difficultés au niveau du commandement et de l’application de la décision : une décision prise à l’unanimité sera moins sujette à des polémiques et à des querelles par la suite, surtout si au niveau du comité des experts chargé de la définir, il y a des délégués venant de groupes locaux qui au départ n’ont pas forcément les mêmes intérêts. Il n’en reste pas moins qu’une décision optimale prise tel jour ne sera certainement plus optimale quelques temps plus tard et il faudra décider du moment toujours optimal pour faire évoluer les décisions prises antérieurement. De même, au niveau de la gestion de la mission d’autorité, tous les membres du groupe ne vont pas avoir le même niveau de besoin et d’intérêt pour le projet mené ensemble et certains, inévitablement, dans des groupes différents auront probablement des intérêts en contradiction avec ceux du groupe. Pour minimiser les violences autour de nous et de notre groupe de projet, il est nécessaire de prendre en compte l’intérêt des autres pour voir comment ensemble un intérêt général peut se dégager. Nous n’en sommes plus au niveau de la main invisible qui transforme les intérêts égoïstes et cyniques individuels en intérêt général et au niveau d’un mythe et d’une fiction. L’alliance des contraires repose au contraire sur des capacités de négociation, sur la recherche de consensus. Elle est contraire à la pratique actuelle du lobbying auprès des décideurs politiques ou des institutions publiques. A travers le fameux rapport espace-temps, pour un groupe de projet, il y aura inévitablement d’autres groupes qui seront soit lésés par cette solution optimale soit convaincus par d’autres solutions meilleurs pour eux en fonction de leurs particularités locales ou en fonction de leur culture. A moins de considérer que nous sommes les nombrils du monde et que tous les autres nous perçoivent ainsi, le principe de subsidiarité ne suffit pas, il faut compléter cette démarche de projet avec le principe de l’alliance des contraires.

Le groupe de projet, en même temps qu’il cherche à mettre en place un groupe d’experts avec les autres groupes qui ont le même problème ou le même projet, doit également chercher à identifier les groupes qui pour le moment ne seront pas d’accord avec la solution optimale envisagée et ce, pour différentes raisons : ils utilisent une autre solution plus ancienne, leurs intérêts seront menacés, ils font partie d’un système de pouvoir qui refuse le développement de ce réseau, etc.Les groupes qui peuvent avoir des intérêts différents et contraires sont connus : les hommes et les femmes, les générations : enfants, parents, grands parents, les différentes nationalités, cultures, religions, les métiers, etc. Nous y reviendrons dans notre quatrième partie.

L’alliance des contraires s’intéresse bien entendu à ce que la solution optimale ne soit pas viciée par des erreurs tout comme le principe de subsidiarité mais sa finalité réside dans l’acceptation de la solution optimale dans l’environnement du groupe. Cette acceptation se travaille évidemment dès la conception du projet. L’alliance des contraires intervient à toutes les étapes de la prise de décision : dans la définition et la délimitation du projet ou du problème afin de prendre en compte les besoins et les intérêts d’autres groupes, ceci pour mieux définir l’intérêt général aux populations qui vivent ensemble ou en bon voisinage. Elle intervient également lors du suivi de la prise de décision dans le contrôle du tableau de bord qui mesure les écarts entre la prévision et la réalité : les groupes qui ont des intérêts « contraires » font partie de l’équipe de suivi et de contrôle. L’alliance des contraires cherche à mettre en place des procédures de conciliation et d’arbitrage dans le but de solutionner les litiges qui peuvent survenir dans le déroulement du projet comme dans l’environnement externe de l’organisation qui mène ce projet.

Pour illustrer l’alliance des contraires

nous allons utiliser l’exemple de la confédération des nations iroquoises, le cas de la Grande Loi qui Lie du peuple haudenosaunee qui vit dans la région des Grands Lacs en Amérique du Nord, depuis le fleuve Saint Laurent jusqu’à l’Atlantique dans la région actuelle de New York. Cette constitution qui organise la confédération des 5 puis 6 nations iroquoises datent des années 1350. La légende indique qu’un moine, à travers l’océan atlantique, est venu enseigner au peuple iroquois l’art de faire la paix entre les tribus. Nous reviendrons dans notre troisième partie sur cette intervention des moines, des vikings puis des templiers dans cette région bien avant le voyage de Christophe Colomb.

L’exemple de cette confédération iroquoise permet de montrer comment des tribus qui se font la guerre parviennent rapidement à s’entendre en mettant au point des outils de gestion pour résoudre leurs problèmes. Ce fonctionnement des réseaux respecte les différences et cherche avant tout la meilleure solution capable d’être partagée par tous de manière à élever le niveau de vie de chacun. Il est évident dans cette approche que la résolution des contraires passe par un arbitrage. L’arbitre ne va pas à imposer sa solution, sinon nous retombons dans un système de pouvoir. L’arbitre est chargé de préparer le terrain, d’offrir une logistique pour recevoir les camps qui s’opposent afin que ces derniers puissent débattre dans des conditions optimales. La nation qui détient le rôle d’arbitre est chargée de veiller au respect des règles et des procédures, elle possède le pouvoir de contrôle et doit signaler les dysfonctionnements, les anomalies. Ce n’est pas à elle de trancher et de décider. Il s’agit là de la première tâche à mettre au point dans l’organisation. Vient ensuite la question des conflits extérieurs avec les peuples voisins. L’objectif du réseau et de nouer une alliance avec eux. Mais avant, il faut associer deux autres contraires : la nature davantage belliqueuse des hommes et leur savoir-faire guerrier avec la nature plus respectueuse de la vie des femmes. Pour limiter le penchant des hommes à se quereller, le pouvoir de déclarer la guerre et de nommer des chefs de guerre est donné exclusivement aux femmes dans la Constitution des nations iroquoises.

Nous savons par Jules César dans sa narration de la guerre des gaules, qu’il en était de même chez les gaulois : c’était l’assemblée des femmes qui officialisait la déclaration de guerre et décidait d’envoyer leurs hommes et leurs enfants au combat. Chez les germains, Jules César nous dit également que les femmes combattaient en première ligne, elles étaient nues de manière à être tuées plus rapidement si elles étaient vaincues afin de protéger leur honneur et de ne pas devenir esclaves. Jules César avoue que cette tenue singulière avait de quoi troubler plus d’un de ses légionnaires, troubles qui pouvaient également profiter à l’adversaire pour vaincre les légionnaires romains. Rapidement Jules César cherchera alliance avec les germains pour utiliser la cavalerie germanique dont les charges causeront la défaite des gaulois biens plus que l’infanterie romaine. Nous savons que les chefs romains étaient avant tout des guerriers qui ont voulu développer leur empire et leur système de pouvoir. Ils n’ont jamais cherché à adopter l’organisation en réseau des peuples qu’ils écrasaient justement parce que cette organisation était contraire au système de pouvoir qu’ils commandaient.

L’intervention des femmes dans la constitution de la confédération iroquoise est capitale : en cas de conflits entre le groupe et un de ses chefs, en particulier avec celui qui a été nommé chef de guerre, c’est le groupes des mères qui en dernier ressort a le pouvoir de le destituer avant de nommer un autre membre à cette fonction de chef. L’alliance des contraires est alors utilisée pour donner le droit de veto, la décision finale au groupe social le plus concerné par la décision : ici, le sort des femmes et des mères qui sont les plus concernées par les guerres, les viols, l’esclavage, la perte de leurs fils aux combats. Plus logique et humain que cette règle de bon sens, même Marx et Engels ont renoncé à chercher.

L’exemple de la confédération iroquoise est aussi capital car il s’agit d’un vestige juridique qui nous est parvenu intact et qui a pu être conservé par quelques colons anglais particulièrement cultivés et curieux du monde qu’ils découvraient. En Europe et particulièrement en France, l’organisation en réseau du temps des cathédrales et des chevaliers du Temple a été détruite férocement par l’absolutisme royal et l’inquisition des papes. Les derniers vestiges ont été perdus à la fin de juillet 1789, lorsque les populations allèrent détruire les châteaux et les édifices de l’église qui soutenaient le pouvoir de l’aristocratie. Cette confédération des nations iroquoises représente donc aujourd’hui le dernier et le meilleur exemple du fonctionnement d’une organisation en réseau. Il est normal que certains de ses principes de base convenaient à merveille à la mise en place des États-Unis d’Amérique tout comme son fonctionnement convient à merveille aux développements politiques des États-Unis d’Europe. Sans développer le sujet ici, nous mettons simplement une réserve sur l’utilisation du mot « État ». La confédération iroquoise porte sur des nations c’est-à-dire des entités bien définies et typées. Il est vrai que ce mot nation fait peur dans nos systèmes de pouvoirs occidentaux car ces systèmes de pouvoir se sont faits la guerre au nom de la nation. C’est aussi la force de l’exemple de la confédération des nations iroquoises : nous montrer que des peuples dans le respect de leurs différences arrivent à se réunir dans une confédération pour établir la paix autour d’eux et développer un niveau de vie supérieure aux nations européennes qui se développent dans des systèmes de pouvoir et se condamnent à se faire la guerre les uns les autres.

lire cette constitution de la confédération des nations iroquoises

L’alliance des contraires est également utilisé pour améliorer une prise de décision, c’est l’étape 5 du schéma de prise de décision de Peter Drucker en 7 étapes : l’étape de la mesure des risques que présentent les alternatives posées à l’étape 4. C’est également, en management, la modélisation des solutions possibles dans le processus de décision et le modèle IMC d’Herbert Simon. Pour optimiser une décision, le groupe qui a mis en évidence la solution optimale, tire au sort 3 sous-groupes : les arbitres, le sous-groupe qui défend la solution optimale, le sous-groupe qui attaque la solution optimale et se met à la place des principaux détracteurs possibles de manière à éprouver la solidité de l’argumentaire et les condition de mise en œuvre de la solution optimale dans différents cas de figure ou contraintes locales. Cette démarche est bien celle de la démocratie locale participative. Dans les systèmes de pouvoir, il s’agit au contraire d’imposer une règle depuis le sommet d’une pyramide hiérarchique et de laisser aux responsables subalternes le soin de trouver les aménagements pour rendre cette règle applicable quelles que soient les circonstances, ce qui ne permet pas la même adhésion à la règle ou à la norme de groupe que dans le cadre d’une organisation en réseau.

La subsidiarité

La pratique de la subsidiarité pour obtenir la solution optimale. 

« Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition.

Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence. » Arthur Schopenhauer.

Le groupe social organisé en réseau doit renforcer son fonctionnement soit parce qu’il devient plus important en nombre soit parce qu’il affronte des difficultés techniques qui induisent l’utilisation de moyens nouveaux ou plus importants. Nous venons de voir qu’une fois la délimitation des objectifs et des connaissances réalisées dans le cadre de l’alliance des contraires, il se pose dans une deuxième étape le positionnement des solutions ou des alternatives, la mesure des risques. Pour définir cette solution optimale, le groupe utilise alors le principe de subsidiarité.

Dans le langage courant, le nom subsidiarité est certes moins utilisé que l’adjectif subsidiaire qui se définit ainsi dans son sens juridique : Qui sert à fortifier un moyen principal, qui vient à l’appui. La racine du mot vient du latin  subsidium « aide, secours ».

Le principe de subsidiarité selon une définition courante correspond à une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même. Par exemple : la justice doit être appliquée selon le principe de subsidiarité. Les décisions prises selon ce principe forment alors la jurisprudence : ce sont les interprétations de la loi appliquée à des cas d’espèces, des cas particuliers bien précis. La jurisprudence est bel et bien une source de droit, une aide, un secours pour les juristes qui cherchent à comprendre et à mettre en place une solution juridique dans un litige ou un procès pénal.

En politique, l’utilisation de la subsidiarité est interdite par les dirigeants des systèmes de pouvoir aussi bien économiques que théocratiques, militaires. La seule aide, le seul secours pour les citoyens, dans un système de pouvoir, est d’obéir, se soumettre aux dogmes et aux règles édictés par cette minorité au pouvoir, sans avoir le droit de les modifier sauf s’ils parviennent au sommet de la pyramide hiérarchique du pouvoir. Et c’est tout, donc il n’y a pas de subsidiarité possible ! La question est toutefois redevenue d’actualité politique lorsque des institutions supra nationales, comme celles de l’Union Européenne, veulent imposer leur dogme libéral (capitaliste) et leur technostructure aux états membres. Le Traité de Lisbonne qui reprend la Constitution européenne rejetée notamment par la France (référendum de 2005), utilise ainsi la subsidiarité descendante pour demander aux états qui rencontrent un problème de s’aider en appliquant la doctrine libérale et les mesures libérales proposées par ce Traité et les institutions européennes.

Le principe de subsidiarité concerne le processus de prise de décision et la manière de résoudre les problèmes de but et de causes. Lorsqu’un groupe connaît des difficultés ou une insatisfaction et qu’il n’arrive pas lui-même à dégager la solution optimale, à mesurer les risques, il cherche d’autres groupes qui connaissent les mêmes difficultés. Chaque groupe va déléguer quelques membres pour former un groupe commun d’études. Ses membres vont devenir des experts de la question traitée. Lorsqu’ils auront dégagé la solution optimale et qu’une décision unanime sera prise sur ce caractère optimal en l’état des connaissances les meilleures, ce groupe d’experts va se séparer. Les membres reviennent dans leurs groupes locaux et avec cette solution optimale, chacun des groupes va adapter cette solution à ses particularités locales.

Ce processus de résolution de problèmes repose sur une logique évidente. Au fil du temps et des projets, chaque membre du groupe en fonction de ses aptitudes et de ses centres d’intérêts va participer plusieurs fois à ces groupes d’expertises. Il y rencontrera des formations, des études, des confrontations d’idées et des négociations qui vont élever son niveau de compétences jusqu’à devenir un expert local, régional, national ou mondial sur une question précise. Un membre peut également choisir l’autre possibilité, après avoir participé à un groupe d’expertises sur une question, il peut choisir une autre question est ainsi devenir davantage polyvalent. Il peut donc développer une compétence horizontale ou une compétence verticale en fonction de sa volonté ou en fonction des besoins du groupe. La pratique du travail de groupe, les voyages pour se rendre sur le lieu de la réunion de travail, la rencontre avec d’autres participants venant d’autres cultures et parlant d’autres langues, l’utilisation des nouvelles technologies informatiques et l’usage des plates-formes de travail collaboratif vont également permettre aux membres de ces groupes d’expertises d’acquérir une compétence horizontale dans l’utilisation des techniques de travail de groupe et de communication. Les relations humaines tissées au cours de ces groupes d’expertises et de ces voyages vont également enrichir le réseau, consolider les liens et mettre en place de nouvelles opportunités d’échange pour des projets qui seront le prolongement des précédents. La pratique du principe de subsidiarité est ainsi une des meilleures écoles de formation et de développement des compétences. Le compagnonnage reste un vestige de cette pratique capable d’assurer le développement d’un important savoir au bénéfice du groupe social et de l’humanité mais il se limite à une institution éducative et formatrice car l’organisation en réseau sur le plan politique, économique et social a été détruite pour permettre la suprématie du système de pouvoir royal puis bourgeois et républicain.

Dans la gestion de l’économie et du management, parmi les quatre sources de productivité : économies d’échelle, nouvelles technologies et innovations, changement de structure, il y a l’augmentation des compétences. Dans le cas où aucune des trois premières n’est possible, il reste toujours la possibilité de créer des richesses supplémentaires en augmentant le niveau de compétence des acteurs économiques. Ainsi lors d’une crise et d’une récession, la seule possibilité pour préparer l’avenir est de poursuivre les efforts en matière de formation afin d’élever le niveau de compétence du facteur travail. Souvent dans le système économique actuel, peu d’efforts sont faits pour élever le niveau de compétence car les dirigeants qui utilisent le style de direction autocratique ou paternaliste privilégient l’écart de savoir qui doit exister entre eux et leurs subordonnés. Leur pouvoir d’une manière archaïque repose encore sur un monopole du savoir et l’interdiction pour leurs subordonnés de venir empiéter sur ce savoir. En France, c’est une des principales raisons pour écarter les seniors : si l’argument avancé est qu’ils coûtent cher, cet argument de façade cache en réalité un motif plus profond : ces salariés expérimentés ont les moyens de contester le management de leur direction surtout si cette dernière cherche à tout prix à maintenir un conservatisme séculaire pour défendre ses prérogatives de minorité dirigeante à travers un style de direction autocratique et surtout paternaliste. Nous aurons l’occasion d’y revenir lorsque nous étudierons le fonctionnement de notre système économique actuel. L’organisation en réseau et le fonctionnement du principe de subsidiarité garantissent donc bien mieux que dans un système de pouvoir, l’élévation générale du niveau de compétence parmi les membres du groupe. Ce processus est bien entendu indissociable du style de direction participatif et du management du troisième type selon l’expression de Blake et Mouton, management du troisième type dont la finalité est de créer une culture commune au groupe dont le symbole est le comportement orienté 9/9 : tout pour les hommes et tout pour les objectifs et les tâches. En clair, nous retrouvons ici le comportement d’une équipe sportive championne de France, du monde, le comportement d’un commando militaire qui réussit sa mission, d’une équipe de chercheurs qui innovent et mettent en place des innovations majeures. Cette culture commune est évidemment à l’opposé de la fracture sociale qui se creuse entre les salariés et leurs dirigeants soumis aux ordres des actionnaires, principalement des fonds d’investissement anglo-saxons.

Le fonctionnement de la subsidiarité repose d’une part sur la délégation de pouvoir entre le groupe et ses futurs experts qui reçoivent le mandat de rapporter devant le groupe la solution optimale, et d’autre part il repose sur une démarche de projet élaboré au niveau local. Pour régler les dysfonctionnements quotidiens dans un outil de production et de distribution, les groupes de résolution de problème, les cercles de qualité, les groupes d’amélioration de la qualité sont opérationnels. Ils ont fait leurs preuves dans l’industrie depuis les années 1950 d’abord au Japon avec les méthodes de l’ingénieur Deming puis aux États-Unis et en Europe. Ces groupes utilisent les méthodes de résolution de problèmes pour définir les objectifs, pour rassembler et sélectionner les données, mesurer les risques à travers différents calculs de rentabilité, de ratios financiers et suivre la décision à l’aide de tableaux de bord informatisés et automatisés. Ces groupes sont autonomes : ils définissent leurs objectifs, établissent les budgets, ils décident et ils mettent en place des moyens pour contrôler leurs décisions et suivre la réalisation de leurs projets. Ils gèrent leur communication interne et externe.

Le fonctionnement ascendant de la subsidiarité représente le processus de base dans le fonctionnement des réseaux. Des groupes produisent les richesses dont ils ont besoin et les répartissent entre eux. Ceci suppose qu’il n’y ait pas un groupe de dirigeants au-dessus d’eux qui cherchent à imposer le fonctionnement d’un système de pouvoir pour capter à son seul profit tout ou partie de ces richesses.

« Ne dites jamais aux gens ce qu’ils doivent faire. Demandez-leur plutôt ce qu’il faudrait faire. Leur ingéniosité vous surprendra. » Général George Smith Patton (1885-1945).

La stratégie militaire la plus efficiente utilise aussi cette constante humaine : l’appel à l’intelligence et à l’imagination. Nous sommes ici face au modèle de décision IMC d’Herbert Simon, face au management participatif, au principe de subsidiarité et à tous ces fondamentaux qui permettent le développement des organisations en réseaux.

Le fonctionnement descendant de la subsidiarité suppose qu’il y ait un savoir antérieur et supérieur, capable d’apporter des solutions et des progrès pour le temps présent. Nous sommes ici en présence des origines des civilisations. Les découvertes archéologiques, nous y reviendrons plus loin dans cette première partie, montrent que des peuples ont connu des savoirs que nous sommes toujours encore incapables de comprendre et d’imiter. Dans l’histoire de nos civilisations, les vestiges des civilisations antérieures expliquent largement l’orientation donnée à nos cultures actuelles. Pour le moment, nous ne prenons qu’un seul exemple toujours actuel même si cette organisation n’existe plus qu’en tant que vestiges, celui du temps des cathédrales ( entre 900 et 1 400, ou 1307 et la destruction de l’ordre du Temple ). Nous savons que Bernard de Nurcie vers l’an 500 au Mont Cassin, entreprit de sauver les manuscrits antiques, principalement les manuscrits de l’Égypte, et de ce qui restait de la bibliothèque d’Alexandrie saccagée en dernier par des évêques chrétiens fanatiques. Pour constituer son mouvement spirituel, Bernard de Nurcie a utilisé le savoir sauvé du plus vieux temple des bords du Nil, le temple de Dendérah. Devant la menace des papes de Rome, après l’an 800, les moines décidèrent de transporter ces archives en France et après avoir créé Cluny à partir de l’abbaye de Baume les Messieurs, les moines travaillèrent dans cette abbaye au mariage des traditions passées : du rameau hébraïque avec Moïse, David, Salomon; du rameau grec avec le savoir pythagoricien, platonicien, rameau musulman aussi, rameaux qu’au mont Cassin travailla Benoît de Nurcie et son ordre ; du rameau celte ensuite apporté par les druides chrétiens avec Pelage, Patrick, Colomban puis plus tard Malachie.

La tradition chrétienne est formée à Cluny et un savoir matérialiste se répand pour traduire au quotidien les principes tirés des connaissances divines et spirituelles disponibles pour l’époque. C’est à Cluny que les moines décidèrent d’utiliser pour les calculs, les chiffres arabes bien plus pratiques que les chiffres romains. Les règles bénédictines s’appuient sur les prescriptions de Benoît de Nurcie qui lui-même adhéra aux règles cénobites transcrites par Pacôme qui vécut en ermite en face du temple de Dendérah et qui, à la suite de Jean et d’Antoine, tenta de sauver les enseignements des prêtres de ce plus vieux temple égyptien dont l’une des clés initiatrices était la compréhension de l’Apocalypse. C’est à dire le grand cataclysme qui cycliquement correspond au basculement de la terre sur son axe pour trouver un nouveau centre de gravité, une fois évacuée les forces emmagasinées à cause de la rétrocession de la planète dans sa navigation astrale. Le mouvement bénédictin avec le rayonnement de ses abbayes constitue une organisation en réseau et il est également la plus ancienne entreprise européenne sinon mondiale puisque depuis l’an 500, chacune des abbayes produit des biens matériels, diffuse un savoir qui profite à l’ensemble de la population pour la sortir de la misère et de l’ignorance : comment conserver le vin, les fromages, comment travailler les métaux, les pierres, assurer la diffusion des savoirs, des livres, etc.. Cette production est rentable et les profits qui ne sont pas, bien entendu, maximisés, assurent la pérennité au cours des siècles de l’entreprise. L’organisation monastique est aussi sociale : pour éviter le morcellement des terres agricoles, les familles utilisent la règle du droit d’aînesse. Mais que faire des autres enfants surtout si la famille n’a pas les moyens de les nourrir et de les instruire ? La solution de placer les enfants dans les abbayes devient alors évidente : ils seront nourris et formés à des métiers ou à des arts qui serviront la communauté des moines mais aussi l’ensemble de la population. Le développement des villes autour des abbayes va offrir d’autres possibilités pour trouver sa place dans la société. L’histoire de l’ordre bénédictin qui, après la première croisade, a créé l’ordre des chevaliers du Temple, est à l’origine du développement européen et des villes actuelles.

Ce savoir ancien transmis depuis le mont Cassin présente deux caractéristiques : sur le plan scientifique et technique, il représente les vestiges d’un savoir supérieur détenu par des civilisations détruites par le dernier grand cataclysme dont la date est conservée à Dendérah à travers le zodiaque de ce temple. Sur le plan politique et économique, ce savoir se caractérise par le rejet des dogmes et des systèmes de pouvoir et par le développement des organisations en réseau : le réseau des villes le long du Nil et à travers l’empire. Ce modèle d’organisation a été transposé en Grèce avec le réseau des villes et des républiques grecques. Ces réseaux ont développé des échanges commerciaux sur l’ensemble de la Terre. Pour preuve et nous y reviendrons plus loin, la présence de coca dans les momies égyptiennes vers 3 000 avant J-c. Les échanges existaient donc entre les Andes et l’Égypte en passant par la Chine car la soie se retrouve aussi sur les momies ou dans les vestiges des temples. Détruites en partie par le système militaire de l’empire romain ( mais l’empereur Auguste fit restaurer le temple de Dendérah selon les plans originels ), ces organisations en réseau furent également éliminées par la volonté des papes pour dominer l’empire romain et l’Europe en imposant un système religieux et une théocratie afin de supplanter le système militaire de l’empire. La théocratie voulue par les papes de Rome transforma la vie de Jésus dans une légende d’un fils de Dieu capable d’apporter à la nouvelle religion chrétienne la dimension universelle qui était nécessaire pour que les papes puissent diriger les rois et les empereurs d’Europe alors que l’empire d’Orient de Constantinople s’était séparé de Rome. Nous reviendrons sur cette histoire dans notre troisième partie. 

Le mouvement créé par Bernard de Nurcie au mont Cassin représente ainsi un mouvement contestataire par rapport à l’organisation théocratique de la papauté de Rome. Le travail sur les fragments disponibles du savoir ancien s’opposent ainsi aux nouveaux dogmes qui interprètent la Bible et les évangiles afin de défendre les intérêts des papes qui veulent assurer leur pouvoir temporel au dessus des rois et des empires. L’utilisation de la subsidiarité par ces mouvements monastiques a souvent été qualifiée « d’église sociale ou militante» par rapport à l’église hiérarchisée autour des dogmes de la papauté. Cette contestation du système de pouvoir théocratique de l’église catholique romaine va se développer après la fin du temps des cathédrales et l’élimination de l’ordre du temple à travers les mouvements protestants qui vont se séparer de Rome puis à travers la volonté de la République française d’écarter toute influence de la religion dans la vie publique. Nous reviendrons sur ces conflits dans la troisième partie.

Pour illustrer le fonctionnement de la subsidiarité au Moyen Âge, nous utilisons deux exemples précis : la création de la ville de Colmar en Alsace et la diffusion de la construction des cathédrales en Europe.

Le système féodal impose aux populations une domination particulièrement servile. L’éclatement de l’empire de Charlemagne à la suite des querelles de succession a affaibli le pouvoir central et permis aux seigneurs locaux d’utiliser leurs propriétés foncières selon leur bon vouloir et surtout selon leur cupidité, leurs ambitions pour éliminer les seigneurs voisins à prendre la place de leurs supérieurs hiérarchiques. Les populations sont particulièrement exposées à ces abus et la misère règne dans les campagnes. Les moines qui diffusent un savoir fondée sur la liberté, le développement spirituel et le respect de la dignité humaine, obtiennent le droit de fonder des abbayes qui vont devenir des centres de prospérité. la ville de Colmar se développe autour de son abbaye qui est devenue aujourd’hui le musée des Unterlinden. Mais rapidement cette organisation va remettre en cause l’organisation du pouvoir et chasser au fur et à mesure les seigneurs de leurs châteaux forts. Autour de l’abbaye, se rassemblent des populations qui ont quitté leurs conditions de servage. Une ville se développe et après une année d’ancienneté, le nouvel habitant est déclaré libre, c’est-à-dire que le seigneur n’a plus aucun droit de servage sur lui et que si ce seigneur venait à vouloir récupérer cette personne, les citoyens de la ville s’opposeraient à ce seigneur, par les armes le cas échéant.

Il est évident que ce mouvement va rapidement s’amplifier et faire prospérer les nouvelles villes qui ont tout intérêt à s’allier entre elles pour défendre ces nouveaux espaces de liberté citoyenne. Peu à peu les châteaux forts sont délaissés sur le contrefort des Vosges car les remparts des villes offrent une bien meilleure sécurité et liberté aux populations. En Alsace, 10 villes vont s’unir dans une Décapole qui va négocier avec l’empereur du saint empire romain germanique. En Alsace du Nord l’ancienne ville d’empire de Haguenau devra composer avec Colmar, la ville la plus importante d’Alsace du Sud. Strasbourg, ville épiscopale puis république, fera bande à part tout en cherchant à ne pas se faire dépasser par cette Décapole. Moyennant l’entretien d’une armée protégeant la frontière, ces villes libres vont être affranchies d’impôts par l’empire, ce qui permet à la richesse produite de rester sur place pour accélérer le développement local d’autant que cette Décapole va chercher à maintenir la paix dans la région en élargissant ses alliances le long du Rhin, ce qui évite l’entretien ruineux d’une armée imposante. Ces alliances entre villes vont développer les foires et les marchés, permettre l’exportation des produits locaux et assurer à ces villes richesse et prospérité. Ces villes libres devront constamment s’opposer à la prétention des princes électeurs germaniques qui chercheront à reprendre ces foyers de liberté. La fin de ces villes libres interviendra en 1648 avec le traité de Westphalie. Elles devront alors se ranger sous l’absolutisme royal français. 

Sur le plan économique, le développement rapide des villes pose le problème de la répartition du travail. Les moines forment les nouveaux arrivants aux métiers indispensables mais ceci ne suffit pas pour donner du travail à tout le monde. Les moines instruits par l’exemple de l’Égypte antique, savent que lorsque la terre est inondée par les crues du Nil, tous vont travailler à la construction des pyramides et des temples. A côté du travail indispensable à la vie et à la survie, il y a la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

La raison d’être de l’édification des cathédrales consiste à donner du travail aux personnes qui viennent rejoindre la ville. Lorsque la main d’œuvre est suffisante au niveau du travail indispensable à la vie et survie, les conditions sont réunies pour permettre la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures. Ces œuvres essentiellement immobilières sont les remparts et la forteresse, les quartiers des villes, les bâtiments publics pour l’hygiène et la santé ainsi que pour les loisirs et la culture. La construction des cathédrales est une illustration de l’application du principe de subsidiarité. Les premiers essais se font en région parisienne, à Saint-Denis puis à Notre-Dame de Paris, ville la plus peuplée alors. Les experts ont réussi à mettre au point les plans et la manière de bâtir ce premier édifice aux dimensions modestes. Ensuite chaque région en fonction des particularités des pierres que l’on y trouve, va adapter ces plans à ses particularités locales et son développement démographique. L’expérience retirée de chaque chantier va servir à pousser toujours plus loin les prouesses techniques des nouveaux chantiers surtout lorsque la pierre est plus dure que le calcaire.

Nous savons aujourd’hui que pour financer ces travaux et le développement des villes, l’ordre des chevaliers templiers a utilisé sa flotte pour aller chercher l’argent des mines du Mexique et des Andes. De même, l’ordre du temple a développé le commerce en mettant sur pied un réseau bancaire qui a supprimé le déplacement physique des richesses utilisées comme moyen de paiement. Cette organisation en réseau dirigée par les moines et les chevaliers est rapidement devenue le centre principal de la gestion des richesses. Environ 90 % de la propriété foncière du sol de la France fut gérée par ces organisations en réseau. Le domaine royal ne représentait alors que dix pour cent de ce territoire. La personne qui faisait don de ses propriétés était assurée d’être prise en charge par une organisation qui mettait ses connaissances au service du progrès social avec ses centres de formation, ses hôpitaux, ses moyens de production matérielle et sa politique de redistribution des richesses qui garantissaient l’élimination des famines et de la misère. Et c’est ainsi que ce sont développés les biens communs à la période médiévale.

Le constat historique est connu : vers 1300, cette organisation en réseau avait ruiné les rois de France. Le royaume était privé des ressources de cette organisation en réseaux de vie sauf s’il pouvait acheter en acheter la production. Les terres gérées par les rois qui alimentaient les finances royales étaient peu nombreuses, environ 10% de la surface du pays. Les organisations monastiques et chevalières avaient été dispensées de l’impôt royal par la papauté et donc les 90% des terres du pays alimentaient la richesse des ordres monastiques et chevaliers qui développaient la vie sociale et assuraient la sécurité et le développement de l’éducation et des compétences. Après la destruction de l’ordre du temple par Philippe le Bel, l’organisation en réseau subsista en Europe du Nord à travers la Hanse autour de la Baltique. Nous trouvons également ici le développement des républiques en Italie du Nord : Venise, Florence, Gênes, etc. Nous y reviendrons dans notre troisième partie en présentant également le cas de la confédération des nations iroquoises dont l’organisation en réseau remonte au passage de moines en route vers l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud dans les années 1300.

Nous pouvons constater à partir de ces exemples que l’organisation en réseau à travers l’utilisation du principe de subsidiarité arrive à satisfaire les besoins élémentaires des populations en éliminant la misère et les famines et qu’elle arrive également à donner du travail à chacun en lui permettant de participer à la réalisation d’œuvre et à la participation de la vie politique à travers une démocratie participative locale et directe. Lorsque le travail individuel devient supérieur aux besoins élémentaires de la survie, ce travail est utilisé pour la réalisation d’œuvres, c’est-à-dire principalement de bâtiments, d’équipements qui vont servir à la sécurité, au confort du groupe social et qui vont pouvoir se transmettre aux générations suivantes à travers une capitalisation des richesses foncières et artistiques. Toutes les cathédrales ne furent pas achevées et nous savons qu’après 1307, les compagnons firent le serment en guise de protestation contre la destruction de l’organisation en réseaux des chevaliers du Temple, de ne construire qu’une seule flèche aux nouvelles cathédrales tant que l’absolutisme royal subsistera.

Aujourd’hui encore, les touristes viennent dans ces villes d’Alsace visiter les vestiges de cette époque du temps des cathédrales lorsque les villes étaient libres et réunies entre elles dans une puissante confédération. Lorsque le touriste ou le chercheur de spiritualité, depuis la plate-forme du Mont Sainte Odile aperçoit la flèche de la cathédrale de Strasbourg et quelques autres villes libres du temps de la Décapole dont à ses pieds, la ville d’Obernai, ce touriste peut mesurer les réalisations concrètes de la subsidiarité descendante depuis le savoir ancien ramené par la fille du duc d’Alsace depuis l’abbaye de Baume les Dames jusque sur cette montagne aux vestiges celtes et à la culture des mégalithes. De cette montagne, le savoir ancien des civilisations florissantes en réseaux de vie, s’est répandu dans la plaine jusqu’à cette cathédrale de gré rose, cathédrale couleur du jour ( selon le poète Louis Aragon ). Nous reviendrons dans notre quatrième partie sur cette complémentarité entre propriété individuelle et propriété commune et propriété collective que nous allons remettre en place.

 

Ces exemples historiques montrent qu’il est relativement facile de faire le lien entre la subsidiarité descendante et ascendante. Le savoir détenu par les uns à travers les héritages du passé sert à améliorer les conditions de vie des populations car ce savoir ancien provenant d’anciennes civilisations florissantes organisées en réseau utilise la complémentarité entre les deux sources de savoir et porte en lui les valeurs de paix et d’amour, la culture de l’alliance des contraires, la pratique de la subsidiarité et de la démocratie directe participative, bref ce savoir place l’être humain au centre de l’organisation sociale. Ce qui intéresse forcément des peuples brimés par des systèmes de pouvoir despotiques et iniques. Ce savoir ancien sur l’alternative de l’organisation en réseau représente alors la voie de la libération des peuples. Le savoir et les technologies sont développés à travers des projets locaux dont les enseignements sont ensuite généralisés à travers d’autres projets adaptés à de nouvelles particularités locales. Chaque projet a pour vocation d’améliorer les précédents. Les connaissances ne sont pas figées, elles sont remises en cause au fur et à mesure de leur divulgation, de leur utilisation par des groupes sociaux de plus en plus nombreux. Cette manière de faire évite des échecs et le gaspillage des ressources. Notre propos n’est pas ici de nous étendre sur la signification symbolique de la cathédrale, sur son rôle social au cœur de la cité alors qu’elle était ouverte aux occupations commerçantes et profanes et pas uniquement religieuses. Sans nous étendre également sur les conséquences de l’élimination de l’ordre du Temple, nous rappellerons seulement qu’avec la disparition de la flotte de l’ordre du Temple, les flottes des républiques d’Italie, principalement de Venise et de Gênes, poursuivirent le commerce entre les continents, principalement l’Asie. La soif de richesse libérée de tout contrôle a permis aux familles des commerçants les plus riches de ces républiques italiennes de dominer la vie politique de l’Europe du sud, nous y viendrons dans notre troisième partie. 

Aujourd’hui dans la vie politique française, le terme de principe de subsidiarité est toujours tabou, surtout dans la bouche des hauts fonctionnaires et politiciens qui savent que le développement d’une démocratie directe locale fondée sur ce principe de subsidiarité supprime la raison d’être de leurs fonctions au service d’un État centralisé qui n’a pas bougé dans ses institutions quasiment depuis le roi Louis XIV et Colbert. Les candidats aux élections présidentielles, notamment les candidats de gauche, n’osent semble-t-il pas prononcer ce mot fatidique de subsidiarité et de solidarité politique, économique et sociale, culturelle, pour ébranler les bases de notre république et ouvrir la porte de nos désirs d’avenir. Faut-il s’étonner ensuite que ces candidats soient désavoués par l’opinion publique ? En plus, en ce mois de novembre 2018, ces mêmes élus reprochent, ne comprennent pas, n’arrivent pas à dialoguer avec les citoyens et le mouvement gilet-jaune ? A qui la faute, la responsabilité directe ? Qui veut ou pas écouter les juristes qui connaissent les principes interdits par toutes nos républiques représentatives depuis 1789 ? Qui a déjà oublié et passé par profits, les 2/3 de la non qualité éliminée dans nos usines par les cercles de qualité soit 200 milliards de francs de réduction du coût de la non qualité à ce moment là ? Faut-il brandir le risque de guerre civile depuis l’Élysée et Matignon pour tenter de sauver les meubles des institutions républicaines représentatives dont la grande majorité (plus des 2/3) des citoyens ne veulent plus ? A juste titre puisque intuitivement, tous savent qu’une autre manière de vivre ensemble est possible et nécessaire, sans représentants élus à travers un système électoral. Depuis février 2002 et la mise en ligne de ce site, le poète, juriste, webmaster qui s’exprime ici, ne cesse de parler des moyens, des aides, des secours qui nous permettent de nettement mieux vivre ensemble au niveau local puis régional, national, continental, mondial… et le moment venu avec celles et ceux d’autres planètes, en partageant en commun, en gérant nos biens communs, toutes ces aides et ces secours sans quoi il n’y a aucune solidarité, paix civile et civilisation florissante.

 

Equilibre entre les 3 formes de propriété.

la mise en pratique de l’alliance des contraires et la priorité accordée à la propriété commune.

La cause principale de l’échec du passage de l’assurance à la solidarité dans les systèmes de pouvoir repose sur les conflits qui existent entre les trois formes de propriété. Ces conflits n’existent pas dans les organisations en réseau. Depuis la mise en place de l’absolutisme royal après la destruction de l’ordre du Temple le vendredi 13 octobre 1307, la propriété commune gérée directement par les membres du groupe social a été interdite et depuis 1789, cette interdiction n’a pas été supprimée, au contraire, la primauté accordée à la propriété privée a été étendue aux moyens de production de la société industrielle avec toutes les conséquences politiques, économiques et sociales néfastes que nous subissons toujours.

Dans une société, la propriété sert à déterminer une responsabilité et la nature d’un dommage qui ouvre l’action en responsabilité pour réparer ou indemniser ce dommage. Elle permet de mesurer les conséquences d’une violence qui s’est produite malgré l’exercice de la mission d’autorité et la minimisation recherchée des violences. Dans un monde idéal et sans violences, il est possible d’imaginer l’absence de propriété. Une certaine philosophie complaisante avec ce genre d’idéaux et d’utopies s’emploie alors à développer la notion d’aliénation. La propriété devient ainsi source d’aliénation pour l’être humain et nous retrouvons ici l’idéologie et la doctrine marxiste. Mais en occultant la relation entre violences – mission d’autorité – responsabilité – propriété, ces philosophes et ces idéologies ont déjà conduit l’humanité aux pires crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité. Sans propriété, il n’y a que l’irresponsabilité de chacun et de tous, surtout celles des tyrans, despotes et criminels en tous genres.

L’organisation du pouvoir et du commandement, c’est à dire un régime politique, va déterminer les relations entre les trois formes de propriété et sélectionner l’une ou l’autre comme fondement de la société qu’il veut développer. Dans le respect de la mission d’autorité qui sert de fondement aux Réseaux citoyens de Vie, le régime politique de la démocratie directe locale participative, les réseaux de Vie, détermine un droit de la propriété en conformité et en cohérence avec les deux valeurs fondamentales de l’humanité : l’amour et la paix. C’est notre propos que nous allons développer.

Le droit de propriété comprend deux aspects : ses éléments constitutifs et ses formes. Les éléments constitutifs du droit de propriété ne posent pas de discussions. Il y en a trois : le droit d’utiliser la chose ( l’usus) , le droit de bénéficier des fruits de la chose lorsque l’on donne l’utilisation de cette chose à quelqu’un d’autre ( le fructus ) et le droit de disposer de la chose c’est-à-dire le droit de la vendre ou de la détruire ( l’abusus ). Par contre au niveau des formes du droit de propriété, la question est beaucoup plus conflictuelle. Il y a trois formes possibles : la propriété individuelle, la propriété commune gérée par le groupe, la propriété collective gérée par d’autres membres extérieurs au groupe au nom de l’intérêt général qui doit réunir les citoyens et leurs dirigeants. L’une des premières tâches des dirigeants au pouvoir est la sélection de la forme du droit de propriété qu’ils veulent utiliser. Pour tout contrôler et décider, ils ont tendance à développer la propriété collective en développant une idéologie au service de leurs intérêts. Le stade le plus complet de cette gestion collective de la propriété a été le système de pouvoir communiste et les systèmes fascistes, nazis ou les dictatures. Le recours aux nationalisations illustre également cette utilisation de la propriété collective pour défendre l’intérêt général. Les démocraties ont choisi d’accorder la priorité à la propriété individuelle mais celle-ci constitue une de leurs faiblesses car les représentants des citoyens doivent assez vite avouer leur impuissance puisqu’ils ne peuvent pas limiter chez les plus riches la volonté de s’enrichir toujours davantage.

Dans notre troisième partie nous montrerons que les conflits entre organisations en réseau et systèmes de pouvoir reposent principalement sur le conflit entre ces trois formes de propriété. Pour le moment nous pouvons noter qu’il y a une relation très étroite entre la forme de pouvoir et la forme de propriété utilisée. Dans les organisations matriarcales et chez les peuples disposant de peu de ressources, les nécessités de la survie du groupe imposent l’utilisation de la propriété commune gérée directement par les membres du groupe au niveau local. Dans notre quatrième partie, nous illustrerons ce point à travers l’exemple du peuple Moso et l’exemple des indigènes des îles Trobrillants décrit par Malinowski. Un constat se dégage de cette réalité sociale : pour mettre en place les valeurs de paix et d’amour, pour maximiser la paix civile et minimiser les violences, la propriété commune est la seule capable d’apporter les conditions favorables à la cohésion du groupe. Cette propriété commune repose essentiellement sur des biens matériels, corporels qui le plus souvent se transmettent de générations en générations : les biens immobiliers, les maisons, les équipements de production : des outils agricoles, des bateaux de pêche, le matériel de cuisson ou de conservation des aliments, les moyens de défense immobiliers ou mobiliers, des moyens de santé. La gestion de cette propriété commune immobilière repose essentiellement sur le droit d’utilisation, l’usus. Cette gestion est simple, évidente, comprise par tous. Le droit d’utiliser les fruits générés par ces biens immobiliers n’existe quasiment pas et le droit de disposer de ces biens immobiliers ne pose aucune difficulté : les biens construits par une génération va profiter évidemment aux générations suivantes qui vont s’enrichir de cette capitalisation des biens immobiliers en ajoutant de nouvelles constructions pour l<>e bénéfice du groupe, de la ville, de la région… Il n’y a donc pas de discussion sur la répartition des richesses produites : les bâtiments construits servent à développer la sécurité, le confort et le niveau de vie du groupe et des générations futures. Nous verrons dans notre troisième partie comment l’ordre du Temple a réussi à financer la construction des cathédrales et le réseau des commanderies et des maisons templières ainsi que le développement des villes libres par rapport à la propriété des rois.

La propriété individuelle peut ne pas exister comme chez le peuple Moso, c’est une solution radicale pour éliminer les sources de conflits domestiques et quotidiens et favoriser durablement la paix et l’amour. Chez les indigènes des îles Trobrillants, la propriété des terres agricoles est individuelle car elle vient récompenser les familles qui participent le plus au défrichement des terres et à leur entretien face à la menace de la jungle. Mais ce sont les femmes ensemble qui cultivent les terres et le partage de la récolte se fait au prorata de la surface des propriétés individuelles. Plus la famille est nombreuse plus elle doit défricher les terres pour survivre, cette règle repose sur le bon sens et une logique rudimentaire compréhensible par tous. La propriété collective chez ces peuples représente le corps de savoir utilisé, les légendes qui structurent l’histoire du peuple, les connaissances sacrées qui composent le savoir médical ou l’utilisation des plantes pour guérir ainsi que les connaissances spirituelles liées aux mystères de la mort. Cette propriété collective intellectuelle assure les liens sociaux entre les différents villages d’un même peuple. Elle est la concrétisation de la culture partagée par ces groupes sociaux et elle génère une utilité humaine différente des travaux réalisés pour le développement de la propriété individuelle ou de la propriété commune. En principe les tâches qui garantissent le développement de la propriété collective sont confiées à des personnes qui ont reçu une éducation très poussée notamment à travers une initiation spirituelle et qui ont également reçu une formation longue et complète pour les mener à un niveau d’expertise dans l’utilisation des connaissances intellectuelles : scientifiques techniques et culturelles. Les membres du groupe qui travaillent au développement de la propriété collective intellectuelle correspondent à ce que nous appelons aujourd’hui des managers chargés de créer et de développer la culture de groupe : ses valeurs, ses normes sociales et ses modes de vie. Ces personnes reçoivent une délégation du groupe pour développer leur expertise dans ces savoirs : elles sont dispensées du travail qui assure la survie du groupe, elles deviennent libres au sens des civilisations antiques grecques, égyptiennes… Le risque social est connu : ces personnes instruites peuvent détourner les savoirs pour développer une idéologie au service de leurs intérêts personnels et au profit de leur conquête despotique du pouvoir pour transformer des réseaux de vie en système de pouvoir autocratique voire tyrannique. D’ordinaire, ce sont les maîtres spirituels et les poètes qui dénoncent ces dérives tyranniques et qui s’opposent à ces idéologies et à ces systèmes de pouvoir.

Les organisations en réseau pour réaliser les valeurs de paix et d’amour, de solidarité, développent la propriété commune pour tout ce qui touche aux éléments matériels de l’existence humaine et elles font le choix d’utiliser la propriété collective pour tous les éléments immatériels liés à la gestion des compétences et des savoirs. Nous avons vu précédemment que la remise d’un savoir à un groupe qui n’en dispose pas encore, représente la principale marque de solidarité au niveau social. La propriété individuelle vient alors compléter l’organisation sociale chaque fois qu’elle est nécessaire pour renforcer l’impact des propriétés communes et collectives sinon cette propriété individuelle est inutile car elle représente la source majeure des conflits dans le groupe en générant des querelles matérielles quotidiennes à propos de tel ou tel bien corporel. Les systèmes de pouvoir ont pour caractéristique d’interdire la propriété commune. En effet, les dirigeants des systèmes cherchent les moyens pour s’enrichir toujours plus afin d’accroître davantage la puissance de leur pouvoir sur le reste du groupe social. La propriété commune correspond à un partage équitable des richesses produites par les membres du groupe et donc elle interdit en réalité l’enrichissement des uns par rapport aux autres. Seule la propriété individuelle permet l’enrichissement des uns par rapport aux autres. Il suffit alors aux dirigeants des systèmes de pouvoir d’accaparer la propriété collective en imposant leur idéologie, pour verrouiller leur système et interdire toute remise en cause de ce partage inégalitaire des richesses produites pourtant par l’ensemble du groupe. Dans cette propriété collective développée par les dirigeants du système, le savoir va se limiter à des dogmes, à des mythes, au développement d’utopies pour faire croire aux groupes sociaux que le fonctionnement de ce système de pouvoir est légitime. Cette manipulation sur les savoirs aboutit à un savoir très limité, parfois erroné et à des programmes marqués par l’idéologie dominante dans le système d’enseignement. La mise en place des interdits et des tabous sur les connaissances liées aux organisations en réseau renforcent davantage ce système de pouvoir en créant l’ignorance chez les membres du groupe sur l’alternative de l’organisation en réseau et principalement sur les possibilités offertes dans une organisation sociale par la propriété commune dans la répartition équitable des richesses. Nous dénoncerons les mythes et les utopies de notre système politique, économique et social lorsque nous exposerons le fonctionnement des systèmes de pouvoir dans notre deuxième partie.

Cette complémentarité entre les 3 formes de propriété distribue les rôles principaux tenus par chacun des trois éléments du droit de propriété. Chaque forme accorde la priorité à un élément différent. Cette complémentarité s’organise dans un réseau selon la manière suivante :

   

Le droit de propriété dans les réseaux de vie sociale : éléments constitutifs et formes.

droit de la propriété.

 usus

 fructus,

 abusus,

droit d’usage sur la chose.

droit de percevoir des fruits ou de jouir des revenus tirés de la chose.

droit de disposer, vendre ou détruire la chose.

individuelle :

droit secondaire :

droit secondaire : 

droit principal :

la personne physique, le couple.

l’entreprise expérimentale

qui cherche la solution optimale.

il est naturel et ne pose pas de difficulté mais il n’est pas le plus important à ce niveau,

il est la conséquence logique de la volonté d’appartenir à un groupe ou de fonder un groupe.

idem, il dépend de la volonté contractuelle.

il est reconnu dans le couple : chacun des conjoints à travers ses cadeaux s’occupe de développer les biens qui sont la propriété de son partenaire.

C’est une preuve d’amour et d’estime.

La manière dont la personne dispose de son patrimoine détermine son statut social et sa notoriété.

Cette expérience sera valorisée par des responsabilités dans la gestion de la propriété commune et collective.

commune :

droit principal

droit secondaire

droit inexistant

la famille, l’entreprise,

les groupes sociaux locaux,

 les groupes d’échanges locaux,

les réseaux

les membres du groupe utilisent les biens matériels : maison, objets mobiliers, biens d’équipements, biens de production.

Ils travaillent pour accroître la valeur de ce patrimoine commun qui constitue pour eux une sécurité matérielle

le cas échéant si leur patrimoine personnel est détruit par une force majeure.

chaque membre du groupe a le bénéfice d’une partie des revenus

et peut transmettre cette part à ses proches.

Ces droits sont à l’origine de la capitalisation des droits sociaux dans une économie non marchande.

les biens gérés en commun sont transmis à la génération suivante

ou dévolu à l’organisation qui prend la suite de la première au niveau local.

 La propriété commune reste attachée à son niveau géographique d’origine, elle est immeuble par destination.

Un groupe ne peut pas être dépouillé de ses biens communs sinon c’est un cas de pillage dans le cadre d’une guerre.

collective

droit secondaire

droit principall

droit inexistant

le peuple, la nation,

la confédération

de réseaux

chacun, seul ou en groupe expérimente des biens

et des valeurs culturelles, humanistes

pour les développer et minimiser les violences collectives

la gestion des valeurs culturelles qui rassemblent les finalités individuelles ou des groupes sociaux profitent à tous les membres de l’organisation.

Ces biens culturels, ces valeurs sociales sont souvent héritées en tout ou partie des générations précédentes

et sont transmises aux générations suivantes.

L’exemple d’un groupe social peut être repris comme cadre de référence par d’autres groupes qui l’adapteront à leurs particularités locales.

aucun pouvoir ne peut s’approprier les valeurs d’un peuple ou imposer son idéologie à des peuples, encore moins envoyer à la mort des êtres humains pour imposer ses valeurs à d’autres.

 

Nous verrons dans notre quatrième partie comment le mouvement en réseaux de vie sociale entend mettre en place cette complémentarité entre les trois formes du droit de propriété.

Villes libres.

 » Ce que tu penses tu le deviens, ce que tu ressens tu l’attires, ce que tu imagines tu le crées «  Bouddha.

Villes libres parce qu’elles utilisent le fonctionnement de la démocratie directe locale participative, les réseaux de vie sociale et ne veulent plus, refusent le fonctionnement des systèmes de pouvoir. Au départ c’est à dire dès que nous le voulons, se constituer en réseau de résistance, aujourd’hui, ne signifie plus forcément prendre le maquis comme lors de la seconde guerre mondiale mais plutôt comme en 1789, demander l’ouverture d’une salle, le cas échéant comme en 1789, une salle de sport, la salle du jeu de paume et y installer les travaux des équipes de projets de vie politique, économique, sociale, culturelle et militaire pour instaurer sur la plan local une ville libre.

L’abandon de notre soumission aux systèmes de pouvoir commence dorénavant par l’instauration d’une ville libre, là où nous vivons. C’est bien l’application de la définition du pouvoir que nous avons retenue.

Plus tard, la ville sera simplement membre de la confédération des réseaux de vie parce que l’opposition des systèmes de pouvoir aura été éliminée.

Pourquoi utiliser le mot  » ville  » et pas commune, région, etc. ? Parce que le développement des villes au cours de l’histoire de l’humanité s’est accompagné d’une organisation particulière entre la ville et les campagnes et villages environnants, bien entendu pour nourrir les gens en ville mais aussi pour que les revenus supérieurs des artisans et commerçants de la ville servent également à élever le niveau de vie des campagnes et l’utilisation de meilleures technologies dans le travail des champs et de la ferme. La ville représente donc un réseau primaire entre elle et un territoire rural dont la taille correspond aux besoins de son développement. Dans le système de pouvoir libéral, ce réseau primaire a été supprimé et reste interdit en vertu du principe économique libéral que nous avons déjà mentionné : la société n’existe pas, il n’y a que des marchés.

L’instauration du statut juridique de ville libre, membre de la Confédération des Réseaux de Vie sociale.

  La première réunion constitutive de la ville libre de « Nom de la ville ».

Son but est de valider le choix de civilisation et la sélection du savoir nécessaire au fonctionnement des réseaux de vie sociale.

Le texte de base pour commencer cette démarche politique est par exemple la Déclaration des Droits à la Vie sociale mise en ligne sur fileane.com. La Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 sert également de point de départ mais il faut alors ne pas tenir compte de son article 17 qui ne définit pas suffisamment la propriété et qui a été utilisé pour ne défendre que la seule propriété privée y compris des moyens de production,  tout en permettant l’interdiction de la propriété commune et en limitant strictement la propriété collective à la seule expropriation. L’article 16 sur la séparation des pouvoirs correspond au régime d’un pouvoir centralisé comme dans la monarchie puis les républiques toujours aussi centralisées. Il est inopérant dans les organisations en Réseaux de Vie.

♦ Objectifs intermédiaires :

  1. Décider à l’unanimité l’abandon des dogmes, idéologies, théories et principes de fonctionnement des systèmes de pouvoir politique, économique, théocratie, militaire et policier.

  2.  Décider de ne plus défendre dans les débats des positions et des idées utilisées précédemment dans son appartenance à une groupe social appartenant au fonctionnement des systèmes de pouvoir, par exemple :

      La distinction entre économie marchande et non marchande n’existe plus dans les réseaux de vie,

      de même pour la distinction administration et entreprise.

      Les moyens de contrôle utilisés par le système économique libéral et les démocraties qui assurent son développement n’existent plus dans les réseaux de vie.

      L’obligation d’utiliser une répartition des revenus et du patrimoine à cause de la propriété privée des moyens de production à travers un système fiscal et d’aides sociales, de politiques publiques destinées à éviter l’explosion sociale, n’existe plus, etc.

  3.  Décider d’utiliser la source de gains de productivité qui porte sur l’élévation du niveau de compétences des membres de la ville libre dans les domaines liés au développement des réseaux de vie : l’alliance des contraires pour définir les objectifs, la subsidiarité pour obtenir la solution optimale, la complémentarité entre les trois formes de propriété, l’utilisation de nos deux sources de savoir pour gérer l’ensemble de l’activité humaine : travail, œuvres, action politique, l’utilisation d’une monnaie pleine pour rémunérer le travail des membres des réseaux de vie.

  4. Décider de la mise en place d’une Confédération des Réseaux de Vie sociale (pour la première ville qui décide de s’instaurer ville libre) ou décider de devenir membre de cette Confédération pour participer à ses travaux. Le cas échéant, désigner parmi les volontaires des représentants à cette Confédération, désignation (recrutement) en fonction de leurs compétences actuelles.

  5. Décider des lieux de travail et de la localisation du siège de la ville libre. La mairie de la ville reste à sa place car la ville libre représente un réseau de vie locale qui comprend la ville et les villages, la campagne aux alentours qui participent à la satisfaction des besoins individuels, en priorité la nourriture, de ce réseau ville libre de  » Nom de la ville réseau « . Par contre, les institutions publiques déconcentrées de l’état républicain et de son système représentatif disparaissent et laissent de la place pour les nouvelles institutions politiques de la ville libre. Par exemple les préfectures ou sous-préfectures ont des locaux qui sont alors disponibles pour les services de la ville libre. De même pour les autres locaux des administrations publiques dont la fonction s’adapte au fonctionnement d’une démocratie directe locale participative dans le cadre d’une Confédération.

  6. Décider de la méthode de travail et d’une première répartition du travail en groupes de projets de vie.

      Adopter la démarche de l’assurance à la solidarité, c’est à dire analyser les risques présents dans le fonctionnement de la ville libre et trouver les solutions optimales en l’état des connaissances actuelles grâce à la pratique de la subsidiarité ascendante et descendante. Transmettre ces solutions optimales aux autres réseaux de vie exposés à ces mêmes risques.

       Former le groupe à la pratique des outils de résolutions de problèmes et à la méthode d’ obtention de la Qualité Totale. Calculer le coût actuel de la Non Qualité. Calculer le coût de l’adaptation de la solution optimale à nos particularités locales et le coût de la non qualité irréductible en l’état de nos connaissances. Établir les budgets d’investissements nécessaires après avoir réalisé les simulations utiles et l’évaluation des risques de chacune d’entre elles.

       Déterminer une liste des priorités pour s’assurer contre ces risques et ces menaces et en fonction des compétences disponibles à ce jour, mettre en place les groupes de projets de vie.

       A partir de la composition des membres des projets de vie, désigner d’une part les experts qui vont rejoindre le groupe d’expertise avec leurs autres collègues d’autres réseaux de vie et le cas échéant d’autres experts encore dans des systèmes de pouvoir et d’autre part les porte-paroles de la ville libre vis à vis des autres réseaux, de la Confédération, des systèmes de pouvoir encore situés dans le voisinage de la ville libre.

  7.  Décider du planning de la réunion suivante pour définir les objectifs de chaque groupe de projet de vie.

 

  La seconde réunion constitutive de la ville libre de « Nom de la ville ».

Ordre du jour : élaboration de la stratégie de la ville libre.

Élaboration du diagnostic interne : Repérage des forces et des faiblesses, et du diagnostic externe : les menaces et les opportunités

Détermination des priorités et des actions stratégiques

Mise au point des groupes de projet suite à la première réunion et détermination de leurs finalités et de leurs premiers objectifs : groupes de production des richesses matérielles et alimentaires, groupes de santé, groupe d’éducation et de formation, groupe de défense militaire (garde nationale et armées) et de sécurité civile, groupe d’action politique et de justice, groupes divers : de recherche et de développement.

Détermination des politiques de recrutement et de formation.

Mise en place d’un groupe de travail inter-projets pour établir les fiches de postes selon les niveaux de responsabilités possibles en l’état des compétences disponibles et à recruter dans les groupes de projet. Détermination des rémunérations en fonction des niveaux de responsabilités (NR)

Inventaire du patrimoine disponible, du capital technique, des ressources financières accessibles et à constituer par l’utilisation de la monnaie pleine.

 

  La troisième réunion constitutive de la ville libre de « Nom de la ville ».

Ordre du jour : répartition et consommation des richesses produites par le travail indispensable à la vie et à la survie.

Évaluation des échanges nécessaires pour assurer la satisfaction des besoins individuels et collectifs dans le cadre du travail indispensable à la vie et à la survie ainsi que dans le cadre de l’action politique nécessaire pour développer la ville libre.

Évaluation des besoins de financement et mise en place de la création d’une monnaie pleine par la banque de la Confédération, banque de la première ville libre le temps d’être rejointe par d’autres villes libres. 

 

Le développement des institutions politiques de la ville libre.

 

Nous restons ici uniquement sur le plan politique, nous verrons ensuite les institutions économiques, sociales. Les indications que nous venons de donner servent à démontrer qu’il ne s’agit pas de se rassembler autour d’un feu de camp avec des palettes à brûler tout en construisant des cabanes plus ou moins élémentaires, comme ce fut le cas pour le mouvement spontané de la colère des Gilets jaunes en novembre 2018.

Chacun(e) venait avec ses convictions sincères mais aussi avec sa culture plus ou moins politisée dans le cadre d’un parti ou d’un syndicat et ceci dans la perspective de voir triompher ses idées lors d’une élection ou d’un référendum citoyen. Ce mouvement proclamé au départ a-politique n’avait pas de référence à un savoir politique capable de l’organiser et le développer. En clair, la connaissance du droit interdit par les dirigeants du système libéral comme avant lui par la monarchie absolue et les révolutionnaires de 1789, a limité ce mouvement citoyen à des revendications simplistes et illusoires : la démission du Président de la République, l’obtention d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), etc.. Cette méconnaissance ou ignorance du caractère fermé de nos constitutions républicaines depuis 1791, des mécanismes autocratiques inhérents au fonctionnement des systèmes de pouvoir, de la stratégie de l’oligarchie financière anglo-saxonne dans sa volonté chimérique d’imposer un gouvernement mondial entre ses mains, a été un handicap insurmontable propice uniquement à sa déliquescence.

Une ville libre, ce réseau local de base, ne part pas de rien. Le changement porte essentiellement sur la décentralisation du pouvoir et surtout sur son exercice direct par les citoyens à travers non plus un système électoral mais la participation aux équipes de projets de vie pour gérer et développer l’ensemble de l’activité humaine. Nous allons y venir et montrer comment une évolution citoyenne et professionnelle peut se construire à travers ces différents réseaux qui structurent la vie politique, économique, sociale, culturelle, militaire.

Le développement des villes libres se réalise principalement à travers les unions qu’elles passent entre elles en fonction de leurs besoins liés à leurs particularités locales. La Confédération apporte alors ses aides matérielles, son savoir-faire et la mise à disposition de la monnaie pleine créée par la banque de la Confédération lorsque cette création de la monnaie pleine dépasse les possibilités des banques des villes qui souhaitent s’unir. C’est essentiellement le cas pour les investissements lourds de structures et de défense civile ou militaire. Les investissements immobiliers pour le développement des biens communs, nous y viendrons suivent un autre mode de financement lié à la réalisation des œuvres, second niveau d’activité humaine.

Fini avec les politiques politiciennes conditionnées par les jeux électoraux et le souci frénétique des élus de se faire ré élire coûte que coûte. Fini avec des règlementations uniformes qui s’appliquent partout sans tenir compte des particularités locales. Fini avec des régions délaissées par l’industrie, les médecins, les touristes et les jeunes qui préfèrent les quitter pour rejoindre les métropoles, les emplois précaires, rentrer dans leur HLM et manger du poulet aux hormones… Fini avec les richesses produites par le travail de tous et qui partent ailleurs chez les rentiers et financiers. Fini d’attendre que les pouvoirs publics depuis le haut de la hiérarchie du système démocratique électoral, répondent et octroient des aides et des subventions non plus seulement depuis Paris mais dorénavant depuis Bruxelles, voire la City de Londres et Wall Street.

Le travail réalisé actuellement par les citoyens dans la zone géographique de la ville libre ne change pas, au contraire il s’agit de l’optimiser dans un développement durable portant sur l’ensemble de l’activité humaine. Les entreprises actuelles peuvent rester sous le statut de propriété privé mais dès que les actionnaires sacrifient les intérêts des citoyens de la ville libre, celle-ci dispose du pouvoir et du commandement pour modifier ce statut et le passer en propriété commune ou collective, respectivement en coopérative ou en entreprise nationalisée par la Confédération des Réseaux de Vie sociale.

Sur le plan sanitaire et de la santé, de la sécurité et de la défense, nous le verrons, il en va de même. Fini les instructions ministérielles qui ne veulent pas de vagues et d’incidents dans les rues, les quartiers, les cités. Fini la gestion centralisée des stocks de masques en prévision d’une pandémie. Les moyens de vivre et de survivre sont gérés au niveau local en relation directe avec les réseaux de vie voisins et la Confédération qui assurent les relations et les échanges avec les autres Confédérations ou les nations qui souhaitent rester en systèmes de pouvoir.

La succession des crises financières et économiques, la survenance d’une nouvelle crise sanitaire avec la pandémie du Covid-19 et sa gestion calamiteuse, scandaleuse en France, ont permis à la plupart des citoyens de vouloir qu’  » après ce ne sera plus comme avant !  »

Une fois de plus, pour envisager le développement des réseaux de vie et au niveau local, des villes libres, nous devons chercher comment nos aînés se sont organisés dans le passé lorsqu’ils développaient eux aussi des réseaux de vie puis des villes libres après la destruction de l’ordre du Temple en 1307 en France et en Europe. Nous utiliserons ces exemple lorsque nous présenterons les institutions économiques et sociales. Pour le moment, nous prenons quelques exemples pour montrer la porté politique des décisions prises par les uns et les autres dans le fonctionnement des réseaux de vie.

Nous utilisons principalement deux ouvrages et des extraits d’un troisième que nous avons déjà utilisé en introduction, dans le choix de civilisation.

La Décapole, dix villes d’Alsace alliées pour leurs libertés 1354-1679, éditions de la Nuée Bleue, Strasbourg, 2009. Ouvrage publié avec le soutien de la Caisse des Dépôts

Belfort 1307-2007 Sept siècles de courage et de liberté, Georges Bischoff, Yves Pagnot, éditions COPRUR, Strasbourg, 2007. Ouvrage publié avec le soutien du Crédit Mutuel.

Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres. Erik S. Reinert, éditions du Rocher, 2012 pour la traduction française, 2007 pour l’édition en anglais. Les extraits que nous avons déjà présentés sont ici. Ils montrent l’importance du développement des villes comme centre principal de production de richesses. Nous allons expliquer pourquoi en présentant les institutions économiques des réseaux de vie.

Cas de Belfort en 1307, année où la ville obtient sa charte de franchise. Celle-ci affranchit les habitants de la ville de toute dépendance à l’égard d’un seigneur mais la ville reste sous la direction du comte de Montbéliard qui en assure la protection. La ville peut accueillir des artisans, des marchands ou d’autres métiers utiles à son développement et indirectement aux intérêts du comte. La ville s’empresse aussi de nommer parmi ses bourgeois des agriculteurs des villages proches et qui vendaient déjà leurs récoltes aux habitants de la ville de manière à garantir l’approvisionnement de la ville. Dans le nouveau quartier, en 1342, une église est transformée en collégiale avec douze chanoines, hommes instruits qui apportent leurs compétences en gestion de biens, en droit, en tant que professeurs et enseignants.

Cas de la Décapole d’Alsace.

Le développement du mouvement monastique après l’an 500 et la fin des grandes invasions suite à la destruction de l’empire romain et de son système de pouvoir militaire, a permis un premier développement des villes autour des abbayes au VIIème siècle : Munster, Wissembourg et Obernai. Au XIème siècle, Sélestat. Au XIIème et XIIIème siècle la famille des Hohenstaufen ou Staufen crée Haguenau, Rosheim, Kaysersberg. Cette période médiévale se structure davantage lorsque le mouvement bénédictin et cistercien crée les ordres des moines chevaliers, Templiers et Teutoniques pour le Saint Empire romain germanique.

L’organisation en réseaux du temps des cathédrales écarte les nobles issus du système monarchique ou impérial, des richesses produites par les abbayes et les villes qui s’y rattachent. Début 1300 (XIVème siècle), 90% du sol de la France actuelle est géré par les ordres chevaliers et monastiques. Le roi des Francs ne possède que 10 % du territoire et n’a donc pas les ressources financières suffisantes pour diriger un plus vaste domaine. Après la destruction de l’ordre du Temple le vendredi 13 octobre 1307, le développement de l’absolutisme royal se heurte à une réalité politique et économique : les nobles qui ont des titres de comtes, ducs, seigneurs et qui relèvent du pouvoir du roi, n’ont pas d’argent. Les ressources tirées des domaines fonciers ont été réparties dans les réseaux des villes et campagnes qui relèvent en dernier lieu du pape qui les avait affranchis d’impôts et taxes vis à vis des rois et de leurs noblesses. Les villes et les campagnes étaient riches, le roi et ses nobles, non !

Au début du XIV e siècle, les rois de Germanie sont dans une situation financière inextricable et pour assurer leur pouvoir, ils  » engagent  » les villes et leurs campagnes, y compris les villes impériales. Les princes  » engagistes  » obtiennent le pouvoir et le commandement pour prélever les richesses de ces villes afin de financer leurs armées et leur système de pouvoir monarchique. Les villes à partir de 1273, en Alsace, cherchent à se protéger contre ces mises en gage, sous la forme d’alliances et de ligues. Le 28 août 1354, l’empereur Charles IV constitue solennellement la ligue des dix villes libres impériales d’Alsace. Ce sont de véritables républiques urbaines avec des institutions semblables et un même degré d’autonomie. Haguenau dispose d’un atelier monétaire et suite à son développement commercial, devient la plus importante ville de la Décapole, une véritable cité-état qui a un rôle d’intermédiaire face à l’empereur. Les institutions politiques de ces villes utilisent un régime oligarchique qui limite l’exercice du pouvoir à un certain nombre de familles.

Les alliances entre villes dans le cadre de cette ligue ont pour objectifs premiers d’assurer la satisfaction des besoins individuels primaires, se nourrir correctement. L’exemple de l’alliance entre Munster et Kaysersberg en est une illustration parfaite. Les villes libres échangent leurs productions les plus fameuses : le fromage et le vin. A Munster, déguster le munster avec un bon verre de vin blanc ou à Kayserberg, boire un verre de vin produit ici tout en dégustant un morceau de munster  » à s’agenouiller devant  » selon les expressions locales d’Alsace, nous ne dirons pas que la vie est belle mais elle comprend au moins quelques bons moments !….Tant que roi ou empereur ne viennent pas détruire ces alliances locales pour imposer leur système de pouvoir, l’absolutisme royal ou impérial.

La Décapole d’Alsace représente ainsi un réseau de résistance face au système de pouvoir d’une monarchie germanique moins absolue que celle développée en France après la période médiévale. Cet exemple est utile aujourd’hui pour les nouvelles villes libres qui font acte d’opposition au système économique libéral et capitaliste, financier. Les périodes ne sont plus les mêmes, nous vivons dans une période où les menaces mondiales sont certainement plus fortes mais nous disposons cependant d’un savoir plus complet alimenté d’une meilleure connaissance des manières de vivre en société et d’une volonté retrouvé d’utiliser à nouveau nos deux sources de savoir après avoir brisé les interdits des théocraties et des systèmes de pouvoir.

Après ces quelques exemples puisés dans notre histoire locale, prenons un des rares exemples actuels de commune libre qui est connu en Andalousie par de nombreux reportages ou films. Il s’agit évidemment d’un réseau de résistance contre le système de pouvoir libéral mais aussi et spécialement ici, une résistance ctoyenne qui a pris le pouvoir à Marinaleda contre les grands propriétaires terriens et les nobles de la monarchie espagnole.

 

Marinaleda, commune libre d’Andalousie

Document :

L’exemple de ce village autogéré est mieux connu en France depuis le reportage diffusé sur France 2 le samedi 23 mars 2013 à 13:15 – Durée : 39 min. Un document signé Michel Mompontet, Antoine Morel et Mathilde Rougeron et présenté par Laurent Delahousse.  Ce deuxième volet de la série « Carnet d’utopies » nous emmène en Espagne, à Marinaleda, petit village d’Andalousie qui développe depuis des années un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant.

Alors que l’Espagne bat des records de chômage et d’expulsions, à Marinaleda, le chômage est à moins de 5% et tous les habitants sont propriétaires de leur logement contre un remboursement de quinze euros par mois. A la tête de ce village d’irréductibles, un maire qui est en train de devenir un exemple de rébellion pour des milliers d’Espagnols.

Lien pour le reportage TV :     https://www.youtube.com/watch?v=cSuEaP2x4HU

Document : Source : http://www.consoglobe.com/espagne-marinaleda-autogestion-cg  

 

Au coeur de l’Andalousie, le village de Marinaleda fait figure d’exemple pour sa gestion et son administration basées sur l’économie sociale et solidaire. Ce village, fondé à l’issue de la dictature franquiste, n’a jamais cessé d’ œuvrer pour le bien-être de ses habitants. Depuis la fin de l’ère franquiste, Marinaleda fonctionne en démocratie directe. En effet, en 1979 les villageois décident de s’attaquer à la mairie. Estimant que le pouvoir politique ne les représente pas et ne répond pas à leurs attentes, ils décident de se présenter aux premières élections municipales libres depuis la fin de la dictature. Ils créent alors le Collectif Unitaire des Travailleurs (CUT), encore au pouvoir 35 ans après.

Ainsi, Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de Marinaleda depuis plus de 30 ans, instaure une démocratie participative. Lors des assemblées participatives, les villageois ont adopté la proposition des maisons auto- construites. Cela afin de lutter contre les problèmes de logement et contre la spéculation immobilière. Ainsi, la Junta de Andalucía* finance le matériel, la mairie fournit le terrain et l’architecte, et les futurs propriétaires travaillent sur la construction ou embauchent eux-mêmes un professionnel pour le faire. Une fois la maison construite, les occupants s’acquittent de 15€ par mois pour rembourser l’investissement de l’Andalousie et du village. A noter que toute personne ayant vécu au minimum 1 an dans le village peut demander à la mairie une maison auto-construite. La crèche coûte 12€/mois pour un enfant, nourriture comprise. Le salaire de tous les travailleurs, et cela quel que soit leur poste, est de 47 euros par jour. A raison de 6h30 de travail quotidien aux champs et 8h quand il s’agit d’un poste à l’usine. A noter que la moyenne du salaire dans le reste de l’Andalousie est de 30 à 35 euros par jour. La plupart des élus politiques, qui ne perçoivent pas de salaire, travaillent à l’usine de conditionnement, et touchent donc le même salaire que leurs camarades, entre 1 100 et 1 200 € par mois.(chiffres 2013).

Fin du document.

Analysons le cas de Marinaleda avec les méthodes et connaissances de gestion et de management que nous allons utiliser au niveau des institutions économiques et sociales ainsi qu’au, niveau des valeurs, normes et modes de vie de la culture humanistes des Réseaux de Vie sociale. Utilisons un schéma pour synthétiser cette analyse.

Prenons le prix payé par une famille avec un enfant pour le loyer et la crèche : 27 € par mois. Ce prix n’a rien à voir avec un prix de consommation payé avec de la monnaie subjective, de l’argent dette évalué sur le marché monétaire selon les intérêts de la haute finance. Ce prix est bien objectif, réel et évalué selon les besoins individuels du groupe social. Il correspond plus à un prix d’usage, un droit à utiliser un bien immobilier et un service d’éducation qui dépendent du travail objectif, réel de l’ensemble des citoyens du village.

Nous pouvons représenter à travers un schéma les différentes participation du travail des villageois dans la détermination du prix d’usage de la maison et de la crèche qui sont des biens communs réalisés par le travail des villageois. La vente d’huile et des conserves de légumes se réalise à la valeur d’échange sur le marché. Cette valeur n’a pas besoin d’utiliser la monnaie subjective et un prix surévalué par rapport au travail objectif. Au contraire, grâce aux biens communs et au travail objectif, la valeur objective de la production majorée d’une marge commerciale modeste peut suffire pour obtenir un excellent rapport qualité-prix sur le marché et garantir l’augmentation des ventes et donc des économies d’échelles positives.

Les flux monétaires à l’intérieur du village se feront exclusivement en monnaie pleine ou objective. 

Le prix des échanges internes tiendra compte de tous les gains de productivité obtenus :

les économies de structure : pas de salaires pour des improductifs ou pour une hiérarchie et une structure de commandement chargée de veiller à la subordination des salariés par rapport aux propriétaires et actionnaires. Dans cette économie en réseau, elles sont très importantes, proportionnellement bien plus que dans une société multinationale. Selon le vocabulaire en usage dans le management : l’organigramme est plat, parfaitement plat. Il n’y a même pas besoin de renverser la pyramide hiérarchique car elle n’existe pas dans une telle organisation en réseau.

l’élévation du niveau des compétences : le groupe de travail développe la polyvalence et chacun peut devenir l’expert dans un domaine dont l’organisation a besoin. La subsidiarité est utilisée : exemple : la subsidiarité descendante qui apporte l’exemple de l’organisation du village voisin au 14ème siècle (comme celles des villes et communes de l’époque médiévale ou des villes libres de la Décapole d’Alsace). L’alliance des contraires est mise en pratique : le village favorise la différence de métiers pour justement être capable de construire les maisons grâce à la présence de tous les corps de métier du bâtiment. Nous sommes ici en présence d’une source importante de synergie. la modernisation de l’outil de production avec utilisation des bénéfices pour des investissements et des créations d’emplois. La moyenne d’âge des robots n’est pas de 17 ans comme en France actuellement.

les économies d’échelles positives reposent sur l’augmentation des ventes assurée par un rapport qualité-prix optimal. Elles sont une conséquence du bon fonctionnement de l’économie locale et non pas une cause pour optimiser à court terme les profits des actionnaires, les profits boursiers.

l’utilisation des synergies dans la construction des maisons et des bâtiments de production, ainsi que dans la vie publique et la gestion de la démocratie directe qui pilote l’économie locale. Tous sont motivés et réalisent un haut niveau d’exigence dans leur travail car c’est la vie même de leur village qui est en jeu.

l’utilisation de la complémentarité à instaurer entre les rendements décroissants et croissants. L’agriculture est le domaine des rendements décroissants, plus il y a d’investissements moins il y a de productivité et donc la solution est d’associer l’agriculture avec les rendements croissants de l’industrie, de l’artisanat et du commerce. Or Marinaleda vient prouver une fois de plus que lorsque la production agricole chute, les rendements augmentent, ce qui est le contraire de ce qui se passe dans l’industrie. Nous retrouvons ici la source de gain de productivité liée au changement de structure: rester au niveau local représente la solution optimale pour obtenir tout de même des rendements intéressants en agriculture, du moins pour permettre un niveau de vie digne, sans pauvreté, dans ce réseau local. Marinaleda associe cependant agriculture et artisanat, industrie et commerce dans une stratégie d’intégration de la filière d’huile d’olive et de conserves de légumes. L’ensemble de ses rendements est donc croissant et source de richesses.

♦ De ce fait, les valeurs d’échanges internes sont minimes à cause de cette utilisation des gains de productivité et des synergies locales. Elles correspondent à un droit d’utilisation de l’ensemble du réseau citoyen de vie et non pas à une consommation de biens et services évalués sur des marchés avec de la monnaie subjective et de l’argent dette.

Le modèle de Marinaleda est viable et prospère.

 

Ici, nous en sommes toujours chez Keynes : 

 « J’ai de la sympathie pour ceux qui veulent minimiser plutôt que maximiser l’imbrication économique entre les nations. Les idées, la connaissance, l’art, l’hospitalité, les voyages : autant de choses qui sont, par nature, internationales. Mais que les marchandises soient de fabrication nationale chaque fois que c’est possible et commode. Et, surtout, que la finance soit avant tout nationale » John – Maynard Keynes. Cité par Herman E. Daly, ancien économiste en chef au département de l’environnement de la Banque mondiale, dans un article lumineux sur les méfaits du libre- échange : « The perils of free trade », Scientific American, novembre 1993.

Grâce aux biens communs, Marinaleda utilise des valeurs d’usage, des droits sociaux et elle n’entre pas dans le système de consommation de l’économie capitaliste libérale. La monnaie pleine permet de nous libérer de la consommation en argent dette avec des valeurs d’échanges rendues plus chères pour des désirs subjectifs inutiles et surtout pour la maximisation des profits des banquiers. Entre consommer et travailler sans s’enrichir d’une part et d’autre part utiliser les biens communs pour élever son niveau de vie, sortir de la misère, être assuré du plein emploi et participer aux décisions dans son travail comme dans sa vie citoyenne là où il vit, le choix pour un citoyen est limpide et logique, encore faut-il se réveiller, sortir du conformisme ambiant, résister et commencer à développer nos réseaux citoyens de vie.

Dernière remarque : le reportage de France 2 le mentionne expressément, Marinaleda n’a rien inventé, elle s’est simplement souvenue que dans le village voisin, c’était déjà comme cela au XIVème siècle et les habitants de ce village s’en souviennent aujourd’hui encore en utilisant les maisons, l’église, les bâtiments communaux construits à cette époque. Toute l’Espagne était organisée ainsi, le temps des cathédrales n’avait pas été détruit en 1307 comme en France et de nombreux templiers s’étaient réfugiés en Espagne et surtout au Portugal avec une partie de la flotte templière. La commune de Marinaleda n’a pas oublié cet exemple médiéval et l’a utilisé à nouveau pour sortir de la misère, du chômage, du système de pouvoir libéral et échapper au pouvoir des grands propriétaires terriens appartenant à la monarchie espagnole.

 

Exemple de solidarité entre deux villages qui développent leurs liens de jumelage au temps de la pandémie du coronavirus au printemps 2020.

source du document : Dernières Nouvelles d’Alsace du 03/05/2020

https://c.dna.fr/edition-colmar-guebwiller/2020/05/03/ils-sont-geants-ces-bretons

 

Fromage : des Bretons achètent mille munsters et saint-grégoire par solidarité.

Jumelée depuis un quart de siècle à Muhlbach-sur-Munster, la commune bretonne de Kermaria-Sulard a commandé 1 000 fromages pour apporter son aide à un jeune agriculteur local.

Par Philippe VIGNERON – Hier à 18:45 | mis à jour à 19:33 – Temps de lecture : 3 min

Un aphorisme prétend qu’il n’y a que la France qui sépare l’Alsace de la Bretagne. « Faux », corrige le maire de Kermaria-Sulard, village d’un millier d’habitants dans les Côtes-d’Armor, à deux coups de pédale du littoral. « Il n’y a que la France qui les relie », charrie Dominique Boitel. Le jumelage avec Muhlbach-sur-Munster en est une illustration, avec des échanges appuyés depuis le début des années 90, malgré les 950 km qui les séparent.

 L’alliance mer-montagne s’accorde souvent dans l’assiette. Chaque hiver, les huîtres du Trégor, parmi les meilleures du pays, encore primées par le Président Macron en février dernier pour leur excellence, accompagnent les réveillons de la vallée de Munster. Cet été, ce seront les fromages vosgiens qui s’inviteront sur les tables bretonnes près des saint-jacques de la baie de Saint-Brieuc ou des cocos de Paimpol.

 « J’ai été obligé de jeter des fromages »

L’initiative a germé au lendemain de Pâques, lorsque le maire de Muhlbach, Patrick Althusser, a appris que la fromagerie Meyer-Hunzinger, qui exploite une vingtaine de vosgiennes et de brunes des Alpes, était dans une situation inconfortable. Seule exploitation locale dont la vente de fromage est l’unique source de revenus, elle s’est retrouvée avec son stock sur les bras, puisque ses clients principaux avaient tous baissé le rideau avec le confinement.

 « J’en ai offert ici et là, mais j’ai aussi été obligé de jeter ceux qui arrivaient à terme », déplore Mathieu Hunzinger, 30 ans. Il l’oublie sciemment, parce que la démarche était « personnelle » et « anonyme », et peut-être parce que sa compagne a eu des symptômes apparentés au Covid-19, mais il en a aussi envoyé quelques-uns à l’hôpital Pasteur à Colmar. Face à la « catastrophe annoncée », l’arrêt de l’activité conjuguée à la sécheresse, sa bouée est venue de l’autre bout de la France.

 Près de 1 000 commandes

En lançant un hameçon à sa commune jumelée, Patrick Althusser n’avait pas imaginé un tel retour. L’invitation à aider son jeune agriculteur, soutenue énergiquement en face de la Manche par le comité de jumelage et les élus locaux, a eu un écho retentissant, relayé par toute la presse locale . L’élan de solidarité a dépassé Kermaria, avec des sollicitations à 50 km à la ronde, jusqu’à Perros-Guirec ou Camlez, d’ailleurs jumelées avec d’autres cités alsaciennes, Barr et Griesbach-au-Val.

 « L’appel a dépassé toutes nos espérances avec près de 1 000 fromages, du munster et du saint-grégoire (barikas), commandés par nos amis bretons en à peine un peu plus de deux semaines », jubile le maire. À tel point que l’exploitant s’est remis au travail avec une dernière tournée qui sera prête à livrer dans trois ou quatre semaines, après l’affinage. En attendant, la première cargaison est partie lundi de la vallée en direction de la Côte de granit rose.

 « Une claque aux réseaux sociaux »

Autour de Kermaria, pays de maraîchers, on trouve bien quelques fromages, mais la production reste confidentielle. Ce n’est pas le cas de la générosité. « La solidarité n’est pas un vain mot ici », prévient l’élu de ce département relativement épargné par l’épidémie. «  C’est dans ces circonstances que le jumelage prend tout sens ». Son successeur à la mairie, Pierre Houssais, avant même de prendre ses fonctions, avait envoyé 500 courriels à ses abonnés ; tandis que le comité de jumelage a tendu l’épuisette partout pour soulager le producteur alsacien. Époustouflé par cette mobilisation, Mathieu Hunzinger a du mal à trouver les mots  . « On pensait en vendre 100, alors 1 000 c’est irréel. Ça nous enlève une belle épine du pied ». Les autres agriculteurs du village, à la tête de fermes-auberges, n’en ont pas pris ombrage. Patrick Althusser entrevoit, lui, dans cette chaîne bretonne une morale qui contredit « les commentaires acides lus parfois sur les réseaux sociaux vis-à-vis de l’Alsace et de ses malades expatriés ».

fin du document.

 

En guise de conclusion sur le développement aujourd’hui des villes libres.

 

Songer à des compromis avec l’oligarchie financière anglo-saxonne pour utiliser à nouveau les libertés et franchises des villes libres des années 1354 à 1679 ou mieux les libertés des réseaux de vie sociale de la période médiévale, c’est à dire la propriété commune pour répartir entre nous les richesses produites par notre travail, gérer nos biens communs, utiliser une monnaie pleine, est-ce bien raisonnable ? Le combat actuel pour quitter ces systèmes de pouvoir ne permet aucun compromis avec la folie destructrice et le vol des richesses des nouveaux maîtres du monde.

Dans ce combat, pour mettre en pratique la définition du pouvoir d’Hannah Arendt, nous affirmons que la ville libre jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble, quand ils se rassemblent égaux décidés à l’action de vivre libre dans leurs villes et campagnes, partout où c’est possible sur notre planète, et décidés à développer leurs équipes de projets de vie.

Equipes de projets de vie.

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’hommes conscients et engagés puisse changer le monde.

C’est même de cette manière que cela s’est toujours produit. » Margaret Mead. 

Question de motivation d’un travailleur, cet exemple est très souvent cité dans les manuels de communication ou de management. Dites qui est le plus motivé des trois hommes qui travaillent sur un chantier de construction d’un édifice selon leur réponse : je porte une lourde pierre, je travaille pour gagner ma vie, je construis une cathédrale.

 Les équipes de projet de vie portent en elles une capacité à fortement rassembler et motiver pour plusieurs raisons :  

• les projets ont été sélectionnés ensemble à travers l’action politique et leur utilité est claire pour tous. 

• ils sont le lieu d’un développement des relations sociales fondé sur l’action en commun, c’est à dire l’exercice d’un pouvoir dans leur groupe d’appartenance. 

• le travail est cadré dans le temps à travers les étapes d’avancement du projet et la fin d’un projet est l’occasion de s’investir dans de nouveaux projets sur place où grâce à la mobilité interne, ailleurs. 

• chaque projet permet de développer ses compétences personnelles et de progresser dans les niveaux de responsabilité. 

• enfin l’adhésion à un projet se déroule en toute connaissance de cause après avoir consulté la liste des projets ouverts, ici et ailleurs dans la Confédération, les emplois à pourvoir et leur rémunération, les compétences à développer, les avantages sociaux et culturels, etc. 

Nous retrouvons ce qui a été utilisé dans les entreprises jusqu’ici : les cercles de qualité dans les années 1980 puis à partir des années 1990, les équipes de projet dans l’automobile : Twingo, 308, etc. et dans les autres industries.  

Ce qui change dans les réseaux de vie, c’est la portée, la dimension de la mission de ces équipes de projets de vie. Il n’y a plus de séparation entre économie marchande et non marchande, de but lucratif et non lucratif, entre entreprise et administration. 

Création :  

Une équipe de projet est constituée au cours de l’action politique pour résoudre un problème de cause (dysfonctionnement dans la situation actuelle) ou un problème de but (fixation de nouveaux objectifs). A partir de la nature de cette mission, la composition du groupe, sa durée, les ressources à mettre en oeuvre seront différentes. En ce qui concerne les compétences, les projets pour éliminer des dysfonctionnements vont être, en principe, plus simples à aborder. Pour les projets dont la mission est d’atteindre de nouveaux objectifs, les compétences seront plus élevées pour faire face à l’imprévu et aux risques. Leur durée sera plus longue et les ressources utilisées plus importantes. Cette gradation dans les difficultés sert de base également pour les réseaux d’éducation et formation et les stages, les apprentissages spécialement des jeunes en formation professionnelle ou des personnes en réinsertion sociale. 

Statut juridique : 

L’équipe de projet, comme une ville libre, est un réseau qui regroupe des entreprises, des villes libres, d’autres projets, la Confédération des Réseaux de Vie, d’autres entreprises ou institutions présentes encore dans des systèmes de pouvoir. Son statut juridique n’est pas celui d’une entreprise privée ou sociale mais celui d’une confédération de dimension plus étroite que la Confédération des Réseaux de Vie. Une ville libre rassemble ainsi plusieurs équipes de projets qui travaillent au niveau local et dépendent d’un direction située ailleurs. Cette ville peut bien entendu créer des équipes de projets dans son propre réseau, notamment pour la réalisation des œuvres lorsque une main d’œuvre est disponible et non utilisée par les autres équipes de projets. 

Finalités :  

Garantir la satisfaction des besoins individuels matériels et immatériels en organisant le travail indispensable à la vie et à la survie. 

Assurer le plein emploi en gérant les emplois au niveau du travail, de la réalisation des œuvres et de l’action politique. 

Garantir l’élévation du niveau des compétences parmi les réseaux de vie en organisant des parcours professionnels et de vie privée, d’éducation et de formation, dans lesquels chaque membre du réseau peut librement déterminer ses choix. 

Objectifs : 

Les objectifs quantitatifs fixés dans le cadre du travail indispensable à la vie et survie, visent à atteindre un niveau d’abondance au niveau de la production des richesses matérielles pour satisfaire les besoins individuels. Ensuite et en accord avec la Confédération, les objectifs quantitatifs de production vont inclure des échanges commerciaux à l’exportation. L’arbitrage dépend des besoins en ressources utilisées dans la réalisation d’œuvres au niveau local ou confédéral. 

Les objectifs qualitatifs sont davantage présents dans la réalisation des œuvres et la gestion, l’utilisation des biens communs, notamment les biens du patrimoine destinés aux loisirs, à la vie familiale, au bien être, aux moments festifs, etc. 

La détermination des objectifs correspond à l’exercice du pouvoir et du commandement dans une équipe de projet. Les objectifs varient selon l’avancement du projet. L’équipe est autonome sur ce point. Lorsque un objectif remet en cause une mission, une finalité du projet, la direction du projet en débat avec le niveau de l’action politique qui a décidé de ce projet, le cas échéant ou en cas de litige, avec la Confédération. 

Les objectifs, en cas de difficultés pour les réaliser, ouvrent une nouvelle utilisation de la subsidiarité pour trouver des réponses dans d’autres réseaux ou équipes de projet (subsidiarité descendante et pratique de la solidarité) ou alors en mettant en place seul ou avec d’autres équipes de projets intéressées, un groupe d’expert pour obtenir la solution optimale. Celle-ci sera adaptée aux particularités locales de chaque équipe ou de chaque objectif. 

Ressources utilisées : 

Les ressources utilisées dépendent étroitement des particularités locales : environnement, climat, terrains disponibles, infrastructures, bassin d’emploi et son niveau de compétences. Les entreprises actuelles du système libérale et financier, tout comme les artisans et marchands avant l’ère industrielle, dans l’antiquité, ont procédé de la même manière en utilisant les opportunités locales et en fuyant les menaces présentes sur d’autres territoires. 

Ressources matérielles : 

Elles utilisent le patrimoine existant laissé par le système de pouvoir libéral, tant qu’il n’a pas été détruit lors des restructurations ou des démolitions d’usines ou de bureaux. 

Les villes libres avec ou sans l’aide de la Confédération, dans le cadre de leurs unions avec d’autres villes libres, décident de bâtir de nouveaux équipements et locaux adaptés pour accueillir des équipes de projet de vie. Ceci en fonction de leurs opportunités locales. Exemple : des centres d’éducation et de formation dans les lieux riches en patrimoine culturel ou de bien être ; des usines dans des zones où l’élimination des pollutions est plus facile, des centres de gestion dans des zones bien desservies par les moyens de transport et de communication. Cette répartition est du domaine de l’action politique exercée dans les villes libres et leur réseau de production de biens et services agricoles, alimentaires, artisanal, commercial, industriel, de santé, d’hôtellerie-restauration, etc.. Selon leurs unions et la prise en compte des particularités locales, une ville libre va se spécialiser dans tel et tel type d’équipes de projets et échanger cette production avec ses villes associées pour trouver la satisfaction à ses autres besoins. 

Les équipements matériels sont gérés en biens communs. Les équipes de projets louent ces ressources matérielles. Lorsque celles-ci ont déjà été amorties sur le plan comptable, le coût de ces locations restent minime pour assurer simplement l’entretien de ces ressources matérielles. C’est un gain de productivité au niveau de la structure et une économie d’échelle positive.  

Ressources humaines : 

Elles sont essentielles et l’enjeu principal du développement des Réseaux de Vie. Sans compétences disponibles ou suffisantes, un projet ne peut se créer. L’enjeu principal est bien ce que nous avons déjà précisé : utiliser comme principale source de productivité, l’élévation du niveau de compétences du début jusqu’à la fin du projet. Nous allons y revenir. 

La priorité réside dans la réussite d’un amalgame entre personnel expérimenté et débutant. Les débutants, apprentis, stagiaires ont un niveau de qualification suffisant pour acquérir rapidement une expérience utile et indispensable. L’équipe de projet dans son réseau de production de richesses est une structure, une entreprise apprenante. 

Le partage d’expérience est donc primordial à chaque étape de l’avancement du projet. La plupart du temps il se réalise à travers l’intervention ponctuelle d’experts travaillant dans d’autres équipes de projets. Par exemple, un technicien qui a participé à l’intégration d’un système d’armes sur un radar embarqué sur un avion de chasse peut suffire à apprendre cette démarche d’intégration d’un système électronique à une équipe de projet qui travaille sur le système d’armes de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. 

Nous avons vécu ce cas, sauf que ce technicien comme les autres membres de son équipe, ne supportait plus l’arrogance du chef de projet, carriériste forcené, qui s’était accaparé pour lui seul la réussite et le prestige de cette performance technologique de niveau mondial. Célibataire, ce technicien plutôt discret n’ayant pas de liens importants en région parisienne, connaissant notre projet et son avancement, s’était dit qu’il pourrait être utile chez nous et spécialement lors de la phase d’assemblage et d’intégration du système d’arme. Sa demande de mutation avait été rapidement acceptée. Devant les difficultés de l’équipe qui affrontait pour la première fois ce travail, et devant la direction du projet réunie, calmement, il expliqua comment faire pour mener à bien cette étape cruciale. Le chef de projet et son équipe se souvinrent alors qu’il venait de l’établissement en région parisienne qui, dans le groupe, avait réussi la première intégration d’un système d’armes pour le radar embarqué sur le Rafale. 

L’heureuse surprise passée, la Direction générale a vite compris la chance que nous avions eue et le risque délétère de perdre une expertise si ce technicien était parti vers la concurrence étrangère. Le chef de projet en région parisienne a été convoqué et sermonné sur son management non participatif et antinomique avec la culture d’entreprise. Le technicien est venu dans mon bureau pour accepter notre proposition de le passer au statut de cadre confirmé avec la rémunération afférente, une promotion avec une excellente augmentation de salaire, ce qu’il accepta sans discuter, toujours aussi calmement et discrètement. Dubitatif sur l’avenir de cet ancien technicien qui avait appris bien des choses à son équipe tout comme aux Polytechniciens de sa direction d’équipe, le chef de projet me demanda conseil. Sans mentionner mon expérience poétique, j’avais découvert chez ce salarié les capacités d’un moine, voire moine soldat, bref d’un chevalier qui avance à son pas dans un monde qu’il perçoit fort justement comme entouré de périls, notamment son origine sociale modeste et le fait de n’avoir pas suivi une école d’ingénieur et encore moins une grande école, d’où sa modestie et son humilité. Il avait compris qu’il ne pourra pas éliminer tous ces périls mais au moins en vaincre un certain nombre dans son entourage. Un vrai profil d’expert capable d’utiliser nos deux sources de savoir, et donc pas carriériste pour un sous de plus mais capable d’autres belles découvertes, d’initiatives et de créativité pour animer un développement, un progrès, dans son groupe d’appartenance, là où il ira. 

Ce cas acheva de convaincre la Direction générale que le cap mis sur le développement d’une culture d’entreprise favorisant un entreprise apprenante était judicieux et source de gains de productivité considérable avec l’élévation du niveau des compétences dans l’ensemble du groupe et dans tous les domaines d’activité. Des synergies étaient possibles et il ne fallait pas les manquer.

Les équipes de projets de production de richesses sont aidées dans la gestion des ressources humaines par les centres de gestion des réseaux de production des richesses, tout comme pour les fonctions ou supports logistiques. Le centre de gestion auquel est rattaché l’équipe de projet dispose des compétences pour définir les fiches de postes et leurs niveaux de responsabilité (NR) et donc leur rémunération. Ce travail sera validé et modifié, amélioré par l’équipe de projet au cas par cas et selon l’avancement du projet. De même, le centre de gestion dispose de la banque de données du personnel et de ses compétences actuelles ou souhaitées par les citoyens. Les membres de l’équipe de projet ont déjà leurs propres réseaux de relations avec d’anciens collègues ou de jeunes apprentis ou étudiants. La direction de l’équipe de projet peut ainsi arriver rapidement à savoir qui est disponible de suite ou plus tard, qui peut être permanent et qui peut intervenir ponctuellement à telle ou telle étape du projet. La gestion prévisionnelle du personnel nécessaire pour réussir le projet prend ainsi forme et s’actualise au fur et à mesure selon les besoins en compétences. Le projet peut nourrir également des essaimages, notamment pour les fortes personnalités qui souhaitent diriger elles-même une entreprise ou créer un nouveau projet.

Il est possible qu’à la fin d’un projet, la même équipe reste ensemble pour mener à bien un nouveau projet complémentaire au premier. Ce principe est bien connu dans les groupes industriels, notamment de l’automobile, principalement pour les ingénieurs et cadres qui commencent par travailler dans le groupe de conception et de création du projet puis dans le groupe qui organise et dirige la production. Une fois l’organisation de la production mise en place, ils développent le service après-vente pour se rendre compte des remarques et critiques des consommateurs sur leurs produits. Munis de cette expérience, il repartent créer un nouveau groupe de projet.

ressources technologiques :

Le capital technique dans les réseaux de vie sociale est géré en propriété commune ou collective par les centres de gestion des réseaux de production. Cette gestion se déroule en concertation avec les villes libres qui sont associées étroitement à cette gestion.

Pour un bien ou un équipement de production : machines, équipements de bureaux, etc. l’amortissement se calcule sur 2 ans. Au bout de 2 ans, comme en Allemagne, les amortissements réalisés à partir des résultats d’exploitation se traduisent sur le plan comptable par une valeur nulle pour cette machine ou cet équipement. L’entreprise gérée par le groupe de projet et la ville libres peuvent décider de conserver ce bien et d’affecter les amortissements à un compte de provisions ou mieux, de vendre ce bien et de le remplacer par un neuf plus performant s’il existe. L’entreprise utilise son amortissement pour acheter un nouvel équipement neuf de manière à garantir un objectif de qualité totale : zéro panne et utiliser la source de gain de productivité liée à la modernisation de l’outil de production. Un bien amorti à une valeur comptable égale à zéro. Dès lors ce bien peut être affecté à un centre de formation et d’apprentissage qui paiera seulement le coût du déménagement et de l’installation dans ses locaux. La formation à l’utilisation de ce bien se réalise à travers les échanges et partages d’expérience de la première entreprise cédante à la seconde qui reçoit le bien.

L’objectif de ce mode de gestion que les entreprises allemandes pratiquent depuis longtemps est de garantir que les élèves, les étudiants, les apprentis en formation professionnelle n’utilisent que des équipement d’âge compris entre 2 et 4 ou 5 ans maximum. Tous les deux ans, ces centres de formation disposent d’équipements plus récents et qui sont donnés, achetés gratuitement aux entreprises de production. Les équipements amortis qui restent inoccupés, sont vendus à prix réduits à des entreprises sous-traitantes ou à d’autres régions.

Nous sommes ici en train de développer une source importante de gains de productivité : la modernisation de l’outil de production. Pratique de gestion qui est très peu utilisée en France par les patrons du système libéral et qui s’illustre par le fait que la moyenne d’âge des robots français est de 17 ans.

Document :

Aujourd’hui, cette modernisation ne fait l’objet en France que de 28 % des investissements productifs. Avec seulement 6,1 % du PNB consacré à l’investissement en machines, nous sommes parmi les derniers pays de l’OCDE, l’Italie ou l’Allemagne faisant bien mieux avec 9 % et 7,2 % respectivement. La baisse des investissements industriels français de 21 % en 2009 n’a en effet jamais été compensée. En 1999, l’âge moyen du parc de machines-outils était de dix-sept ans en France, de dix ans en Italie et de neuf ans en Allemagne. Autrement dit, une part notable de nos machines a été financée par le plan Marshall ! De plus, notre taux de robotisation est très faible en comparaison de ce qu’il est chez nos voisins : il y avait l’année dernière 34 500 robots installés en France, 62 000 en Italie et 157 000 en Allemagne, soit 122 robots pour 10 000 emplois industriels en France, 159 en Italie et 261 en Allemagne. Le niveau de l’appareil productif français laisse donc fortement à désirer, ce qui constitue un handicap lourd sur le marché. Il nous est ainsi difficile de satisfaire aux exigences de qualité et de réactivité de nos clients, mais également de nous adapter à la sophistication et à la personnalisation croissante des nouveaux produits, ainsi qu’à leur évolution incessante.

source : Assemblée Nationale. Compte rendu Mission d’information sur les coûts de production en France. Jeudi 22 novembre 2012 Séance de 9 heures 15. Compte rendu N°11.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/cr-micoutsprod/12-13/c1213011.pdf

Ces ressources technologiques se gèrent ainsi en filières de production depuis la grande entreprise vers la plus petite. Une planification des investissements en biens qu’équipements de production est utile et indispensable pour la gestion de la monnaie pleine et le financement des nouveaux équipements à produire, de manière à assurer la satisfaction des besoins en technologies dans les entreprises gérées par les projets de vie.

Cette gestion se pratique entre les unions de villes libres où sont localisés ces équipements de production et pour les nouveaux équipements et nouvelles technologies, l’aide de la Confédération pour apporter ou créer de la monnaie pleine intervient dès que nécessaire.

La confédération des Réseaux de vie garantit que les technologies indispensables à la gestion de l’activité humaine sur ses trois niveaux : travail, œuvre, action politique, sont disponibles en quantité suffisante. Notamment en cas de crises dues à des catastrophes naturelles ou des pandémies ainsi qu’en cas de guerre entre nations soumises à des systèmes de pouvoir afin de pouvoir défendre la Confédération des Réseaux de Vie et ses citoyens libres. De même, la Confédération assure la recherche et le développement des innovations dans le cadre de la pratique de la subsidiarité au niveau de l’action politique des citoyens.

L’utilisation des technologies qui remplacent le travail repose sur un arbitrage pour déterminer leur niveau d’utilisation dans chacun des domaines de l’activité humaine. Lorsqu’elles permettent de libérer de la main d’œuvre dans le travail indispensable à la vie et la survie, cette main d’œuvre est disponible pour la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures. De même pour leur utilisation dans la réalisation des œuvres. Les limites à l’utilisation des technologies sont posées par la culture humaniste des Réseaux de vie sociale et ses valeurs, nous y reviendrons à ce moment là.

Les villes libres peuvent déléguer à la Confédération la mission de gérer quelques usines entièrement automatisées pour assurer la production de certains biens d’équipements et de consommation de manière à obtenir des économies d’échelle positives. Ces usines font alors l’objet de mesures de sécurité et de protection civile et militaire confiées à la garde nationale locale ou aux moyens militaires de la Confédération, ceci à cause de leur importance stratégique pour l’indépendance économique des Réseaux de Vie.

Ressources financières :

Les initiateurs d’un projet de vie puis les directions des différentes entreprises qui réalisent ce projet présentent leurs budgets. Une vue d’ensemble est alors possible pour que ce projet soit soumis aux assemblées de l’action politique dans les différents réseaux locaux, villes libres parties prenantes de ce projet. La solution optimale pour satisfaire un besoin ou un service, apportée par la pratique de la subsidiarité, l’adaptabilité de cette solution optimale aux particularités locales, se traduisent alors dans des budgets élaborés avec l’aide des centres de gestion des réseaux de production. Ceux-ci vont apporter une aide sur les ressources disponibles et leur utilisation ou non dans ce nouveau projet. De même au niveau des achats de matières premières, de fournitures ou de services qui entrent dans les consommations intermédiaires pour produire le bien ou le service attendu. Un calcul de la Valeur Ajoutée est ainsi possible ainsi qu’un calcul prévisionnel des principaux indicateurs de gestion : résultat, bénéfice, besoin de financement et gestion de la trésorerie tout au long du projet.

Il n’y a plus l’obligation comme dans le système de pouvoir capitaliste et libéral d’apporter au départ un capital et d’emprunter à la banque un montant d’argent dette pour assurer le plan de financement jusqu’à ce que les ventes, le chiffre d’affaires soit suffisant pour atteindre le seuil de rentabilité et couvrir les charges fixes. Nous l’avons vu au niveau des ressources matérielles utilisées par le projet. Le plus possible, ces ressources financières proviennent des biens communs gérées par les villes libres et la Confédération. Ces ressources matérielles ré utilisées dans un projet de vie sont allouées à l’équipe de projet non pas sous forme de monnaie, de monnaie pleine mais bien sous forme de droits sociaux, de titres de propriété pour être autorisé à user, à utiliser un bien commun géré en propriété commune par les villes libres et la Confédération. Les rémunérations sont versées en principe en monnaie pleine ou en droits sociaux.

Les clients des projets de vie sont les citoyens, les consommateurs et dans les réseaux de vie, ceux-ci utilisent l’action politique pour gérer notamment la propriété commune, les biens communs et la propriété collective déléguée à la Confédération. Lorsque des biens intermédiaires et des équipements de production, des infrastructures manquent pour réaliser un projet, l’action politique va mettre en place des projets de vie pour éliminer ces manques ou ces dysfonctionnements. Pour créer ces nouveaux biens communs, l’utilisation de la création monétaire peut être nécessaire dans le cadre de la gestion de la monnaie pleine. Nous verrons comment lorsque nous présenterons le fonctionnement d’une monnaie pleine. Mais avant même de songer à créer de la monnaie pleine, l’action politique éclairée par les centres de gestion des réseaux de production des richesses doit savoir si les ressources matérielles et surtout humaines, en quantité et qualité, sont disponibles pour réaliser ces nouveaux projets de vie, spécialement dans les autres réseaux de vie présents dans la Confédération. A défaut, la Confédération décidera ou non d’acquérir ces ressources à travers son commerce avec les autres Confédérations des Réseaux de Vie ou avec des entreprises encore dans des systèmes de pouvoir. La solution locale pour produire les biens et les équipements manquants sera favorisée si elle dispose des connaissances techniques pour produire elle-même ce qui manque et si elle est capable de former le personnel pour disposer des compétences nécessaires.

Dans cette gestion financière des projets de vie, il n’y a pas comme dans l’économie des systèmes de pouvoir la primauté des clients qui s’adressent à une entreprise pour lui demander de réaliser un bien d’équipement ou de consommation, un service à tel ou tel prix qui dépend pour eux du niveau du marché et de la rentabilité, des bénéfices, dividendes qu’ils veulent obtenir. C’est l’utilité du projet, sa valeur d’usage décidés par les citoyens à travers leur action politique qui emportent ou non la décision de créer puis de réaliser un projet de vie.

Les ressources financières nécessaires sont alors apportées par la propriété commune gérée par les villes libres, la propriété collective gérée par la Confédération, le cas échéant par la propriété privée de sociétés étrangères encore dans des systèmes de pouvoir ou mieux, par une association de citoyens membres des Réseaux de Vie qui souhaite participer à ce projet pour développer leurs compétences dans un domaine de connaissances nouveaux pour eux. Ils apportent alors leur capital soit en monnaie pleine, en droits sociaux ou en industrie (en travaillant avec leurs compétences actuelles dans ce projet).

Il n’y a pas l’intervention d’un système de banques commerciales pour accorder des crédits et endetter des entreprises. Les services financiers d’une banque sont exercés par les centres de gestion des réseaux de production au niveau des écritures comptables et des comptes de gestion ainsi que du financement de la trésorerie. En cas de besoin et selon la vitesse de circulation de la monnaie pleine ou le manque de devises, ils demandent l’aide de la Banque de la Confédération ou le cas échéant de la banque de la ville libre pour trouver de la monnaie pleine ou des devises. Cette gestion de la trésorerie menée par les centres de gestion se déroule comme dans les grands groupes internationaux du système économique libéral. Les ressources financières allouées à chaque projet ne sont pas consommées toutes en même temps. Les sommes en attente d’avancement des projets sont mutualisées pour assurer les besoins en trésorerie d’autres projets lorsque cette solution est plus pertinente et judicieuse dans l’utilisation des liquidités en monnaie pleine ou en devises. Dans le système libéral, ces sommes disponibles sont placées à court terme sur le marché financier mondial pour obtenir des intérêts et le responsable de trésorerie qui a la responsabilité de la gestion de ces placements doit garantir leur liquidité le moment venu en fonction de l’avancement du projet.

Après la période de croissance des Réseaux de Vie, le nombre de biens communs disponibles à travers la Confédération, permet de mettre en place des projets de vie qui utilisent des ressources financières plus importantes, notamment pour la réalisation des œuvres. L’élévation du niveau de vie permet alors aux citoyens de bénéficier d’un art de vivre garanti par la culture humaniste des Réseaux de Vie sociale. Nous y viendrons.

 

Ressources immatérielles :

Le point de départ des connaissances et de l’élévation du niveau des compétences se trouve dans la définition des postes de travail. En complément du niveau de responsabilité et du niveau de compétences attendus chez le titulaire du poste, les initiatives créatrices indiquent à chaque titulaire d’un poste de travail d’une part, la complexité attendue dans l’utilisation en même temps de plusieurs domaines de connaissances, quelles difficultés prévisibles il doit résoudre seul en utilisant ses connaissances et d’autre part à quelle part d’imprévu, de risques et de menaces, sa créativité et ses initiatives sont le cas échéant exigées pour résoudre une difficulté majeure soit seul, soit de manière participative avec ses compagnons de l’équipe de projet. Nous sommes ici dans le schéma de prise de décision au niveau du positionnement des alternatives et surtout, de la mesure des risques. Les capacités personnelles pour maîtriser plusieurs domaines de compétences et faire preuve d’un certain niveau d’expertise font ainsi appel au caractère de l’individu, sa personnalité, son identité sociale, c’est à dire au vécu qu’il a développé depuis son enfance.

Nous retrouvons ici l’importance de la culture de groupe social et l’utilisation de nos deux sources de savoir, initiatique et spirituelle ainsi qu’intellectuelle et rationnelle. Les systèmes de pouvoir interdisent, nous le répétons, l’utilisation de notre première source de savoir initiatique et spirituelle dans le but de défendre les dogmes et les idéologies avec lesquels ils manipulent les peuples pour les soumettre à leurs intérêts privés. C’est surtout vrai dans les pays occidentaux avec leur culture judéo-chrétienne. Dans les pays asiatiques, il en va autrement. Prenons le Japon et sa capacité à maîtriser rapidement l’automatisation de ses usines.

En France, en 1986, face aux difficultés pour mettre au point dans les usines, les robots et l’automatisation des processus de fabrication, une mission d’études comprenant des représentants du patronat et de l’Éducation Nationale, de la formation professionnelle et dirigée par le Ministre de l’Éducation Nationale, se rend au Japon pour savoir comment ils font ! Le constat est accablant pour l’industrie française. Au Japon, le niveau de qualification égal ou supérieur à Bac+2 chez nous, est de 93% de la main d’œuvre. Dans notre usine chimique qui venait d’être automatisée, nous étions à un peu moins de 50%. Dans l’industrie française, le niveau était bien plus faible, plus proche du tiers que de la moitié des effectifs. Cet handicap pouvait être comblé par le plan de formation professionnelle et d’enseignement général qui a eu pour objectif 80% d’une classe d’âge qui réussit le Bac en l’an 2000. Mais dès 1986, le Ministre de l’Éducation Nationale et d’autres membres de cette mission d’études ont compris que cet objectif ne pouvait pas être tenu car il manquait l’élément essentiel de cet avantage japonais : la culture Zen ! Une démarche personnelle et initiatique qui utilise notre première source de savoir.

Le Japon comme d’autres pays d’Asie, a conservé l’utilisation complémentaire de nos deux sources de savoir. L’utilisation de notre première source de savoir, celle qui n’a pas besoin de savoir lire et écrire, nous donne une vision du monde en répondant à nos raisons de vivre dans notre condition humaine. Disposant de ces réponses sur nos raisons de vivre sur la planète Terre, nous sommes alors en mesure d’utiliser avec une motivation et une détermination accrues, notre source de savoir intellectuelle et rationnelle pour développer une maîtrise des technologies capable de préserver ou de remettre en place un art de vivre dans une culture humaniste. La culture moderne japonaise est certes aussi, sinon plus, standardisée aux normes consuméristes du système libéral américain que l’Europe mais sur le plan individuel, l’esprit Zen a été conservé en tant que mouvement spirituel personnel. En Europe, la papauté  en 320-325 est confondue dans la personne de l’empereur romain. Celui-ci interdit les mouvements spirituels lors du Concile de Nicée. Des mouvements spirituels se sont bien développés par la suite, particulièrement le mouvement bénédictin qui a permis de développer le temps des cathédrales et la période florissante médiévale en Europe. Nous en connaissons la fin tragique à la date du vendredi 13 octobre 1307 sur le sol de France. Pour remettre en place un esprit Zen  » français sinon européen « , ce sont tous ces interdits et tabous posés dans la culture occidentale qu’il s’agit de briser pour retrouver un niveau de compétences  » à la japonaise  » afin de maîtriser l’automatisation de nos usines et par là notre développement économique. A commencer par diffuser l’esprit zen et une expérience spirituelle chez les dirigeants du système libéral, s’ils se portent volontaires !

Les équipes de projets de vie utilisent nos deux sources de savoir comme à la dernière période florissante en Europe, l’époque médiévale, lorsque la plupart des papes avaient été éduqués et formés par les bénédictins.

Les ressources immatérielles, au delà de l’utilisation d’un savoir performant, reposent aussi sur une image de marque, source de motivation.

Nous l’avons indiqué en introduction de ce document : je construis une cathédrale ! Cet édifice symbolise non seulement une éducation spirituelle accessible dans un tel chef d’œuvre architectural mais aussi la puissance du développement politique, économique, social et culturel, militaire de la ville libre, ville épiscopale, république-état qui a réussi à mener à bien un tel projet. Ce projet local n’a pu réussir qu’à travers l’aide du réseau européen des maîtres et compagnons bâtisseurs d’abbayes, couvents, forteresses, villes libres, forges, mines, moulins, routes, etc. Cette aide correspond, bien entendu, à la subsidiarité.

Au niveau local, la pratique de la subsidiarité transforme non seulement les villes mais aussi les campagnes et aujourd’hui ceci reste toujours le cas. Les moines apprennent aux paysans à conserver le lait transformé en fromages, à produire du vin pour ne plus trop boire de l’eau contaminée alors que l’eau courante et saine n’est pas disponible pour tous. La solution optimale pour produire des fromages ou des vins, une fois mise au point, c’est l’adaptation de cette solution optimale aux particularités locales qui fera toute la différence entre les uns et les autres et la richesse d’une société qui saura goûté et apprécié ces différentes saveurs. Dans chaque village, chaque montagne, l’on est fière de sa production locale qui a su exploiter les particularités locales d’un terroir.

Par exemple, en Alsace la vigne exploite une richesse minéralogique des terroirs exceptionnelle. Le village de Rorschwihr en est une illustration probante.  Les bouleversements géologiques successifs ont façonné sur la commune de Rorschwihr pas moins de 21 types de sous-sols tous différents, à dominante de calcaire, de marnes et d’argiles, produisant ainsi 12 crus (lieux-dits) uniques et différents exprimant une forte identité dans les vins. Pierre Gassmann est un féru de géologie et donc de terroirs..Le vigneron propose une douzaine de crus issus de cette diversité unique au monde. Par exemple des Rieslings différents selon chaque parcelle de terroir.

La logique du système industriel capitaliste et son idéologie  » libérale  » interdit la pratique de la subsidiarité et la recherche en commun de la solution optimale. Au contraire, elle repose sur la propriété privée et la privatisation des connaissances à travers les brevets, la propriété industrielle, l’intelligence économique et tout simplement l’espionnage et le piratage des brevets des concurrents. La volonté chimérique des dirigeants du système libéral est de privatiser tout le vivant.

Les équipes de projet de vie remettent en pratique la subsidiarité dans le domaine industriel et tout comme les bergers et les vignerons sont fiers de leurs productions locales typées grâce aux particularités de leurs terroirs, leurs membres sont fiers de leurs productions industrielles et de la qualité totale qu’ils ont développées dans le respect de l’environnement et des générations futures tout en garantissant l’abondance dans la satisfaction des besoins individuels et collectifs parmi les Réseaux de Vie sociale.

En conclusion, nous sommes restés ici au niveau des institutions politiques et de leur définition et de leurs caractéristiques. La liste des réseaux de production de richesses matérielles et immatérielles est présentée dans la Partie 4 de cet Essai. Nous avons compris que le travail n’a plus rien à voir avec l’horreur économique du système capitaliste libéral et caricaturé fort justement en   » métro-boulot-dodo « . Lorsque nous verrons la culture humaniste des Réseaux de Vie sociale, nous aborderons les modes de vie. A ce moment là nous préciserons tout ce qui touche à la gestion de l’activité humaine et donc aussi à l’organisation du travail : les horaires, les conditions de travail, la manière de concilier selon ses aspirations personnelles, éducation, formation, utilisation des deux sources de savoir, cheminement initiatique spirituel, vie amoureuse, etc.

Pour le moment poursuivons cette présentation des institutions politiques des Réseaux de Vie en abordant leur Confédération.

La Confédération des Réseaux de Vie.

“Le peuple est le seul sur lequel nous puissions compter pour préserver notre liberté.” Thomas Jefferson, 3ème président des États-Unis.

« La vraie démocratie ne viendra pas de la prise du pouvoir par quelques uns mais du pouvoir que tous auront de s’opposer aux abus du pouvoir » Mahatma Gandhi.

 

Les villes libres et les équipes de projets de vie assurent les fonctions de Direction relatives à la fixation des objectifs et à l’animation des groupes de travail. La Confédération des Réseaux de Vie est mandatée pour exercer les fonctions de contrôle et de représentation. Elle ne se situe pas au sommet d’une hiérarchie mais plutôt au centre des Réseaux de Vie.

 

Création :

La première ville libre qui décide de mettre en place son réseau de vie, crée également sa Confédération pour disposer des instruments de contrôle et de représentation de son mouvement.

Le texte de base pour commencer cette démarche politique est par exemple la Déclaration des Droits à la Vie sociale mise en ligne sur fileane.com. Cette déclaration à valeur constitutionnelle oriente les institutions politiques, économiques, sociales et culturelles, militaires des Réseaux de Vie et spécialement leur Confédération. Ce texte sera amélioré tout au long du développement de leurs institutions.

Le développement des Réseaux de Vie se déroule à partir du niveau local et non pas comme dans les systèmes de pouvoir par la prise d’un pouvoir centralisé ou l’instauration brutale de cette centralisation du pouvoir afin que la minorité qui accapare le pouvoir et le commandement soit en mesure d’imposer ses intérêts au reste des citoyens dans une chaîne de commandement pyramidale où les ordres descendent du sommet vers la base.

La localisation géographique du siège de la Confédération va évoluer jusqu’au moment où l’étendue des Réseaux de Vie va chercher à lui trouver une localisation plus judicieuse. Le critère de sélection, comme pour les équipes de projets de vie que nous venons de présenter, est l’importance et la disponibilité d’un patrimoine immobilier et des équipements nécessaires à l’activité de la Confédération. La capitale d’un pays dirigé par les systèmes de pouvoir peut présenter ces critères de sélection mais les institutions et les bâtiments utilisés par une démocratie représentative et son système électoral doivent alors faire l’objet de travaux pour s’adapter à une démocratie directe locale participative et à sa Confédération. De même pour les institutions européennes, la Confédération européenne des Réseaux de Vie a d’autres besoins en équipements immobiliers et mobiliers que les structures actuelles. La Confédération européenne des Réseaux de Vie gère une union politique des Confédérations nationales et non plus une structure politique supra nationale qui développe ses propres institutions. Tout n’est plus concentré au siège des institutions politiques des systèmes de pouvoir.

Le modèle de Confédération à partir duquel nous allons définir le fonctionnement de la Confédération des Réseaux de Vie se trouve dans la Grande Loi qui lie les Nations iroquoises. Mise en place vers 1350 par les moines soldats de la flotte templière qui se sont réfugiés dans leur colonie sur les rives du golfe du Saint-Laurent avant de descendre vers l’Amérique centrale et les Andes d’où l’Ordre du Temple et sa flotte ont amené les cargaisons d’argent depuis la plus importante mine d’argent au monde encore actuellement, jusqu’au port de la Rochelle. Ce vestige intact de l’époque médiévale en Europe servit aux nations iroquoises pour vivre en paix et connaître une période florissante sur le plan économique et social avant l’arrivée des colons européens. Cette Grande Loi qui lie servira de modèle pour la Déclaration d’Indépendance et la première Constitution des États-Unis d’Amérique du Nord. Elle aurait du servir également de modèle pour la Révolution française. Cette faute, cette erreur, Victor Hugo les mettra sur les lèvres de Gavroche lors de la Révolution de juillet 1830 : « c’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau »…d’avoir méprisés et écartés cette culture amérindienne puis cet exemple américain des Pères fondateurs, selon la tradition funeste séculaire franco-française, au vu du Siècle des Lumières… ou finalement, du siècle des loupiottes parisiennes !

 

Finalités ou missions : liste indicative, non exhausitive.

Pour le contrôle du fonctionnement des Réseaux de Vie :

sur le plan politique :

Garantir l’exercice individuel et collectif de la mission d’autorité de chaque citoyen et le respect de la liberté individuelle.

Garantir l’utilisation de l’alliance des contraires et de la subsidiarité dans l’action politique des Réseaux de Vie. Gérer l’accès à la documentation officielle qui conserve les diverses solutions optimales obtenues par la subsidiarité et les principaux accords entre les parties prenantes obtenus par l’alliance des contraires.

Gérer les litiges en mettant à disposition des citoyens les ressources documentaires qui rassemblent les solutions optimales et les adaptations aux particularités locales, mises en place dans les Réseaux de Vie depuis le niveau local jusqu’au niveau Confédéral.

S’opposer et éliminer les abus du pouvoir dans le fonctionnement de la Confédération des Réseaux de Vie et de ses Réseaux locaux.

Assurer la gestion du clan des mères et mettre à sa disposition les moyens nécessaires pour son fonctionnement.

sur le plan économique :

Garantir le fonctionnement de la Monnaie pleine et des Droits sociaux pour développer les biens communs et les moyens de production et de répartition des richesses produites au niveau du travail indispensable à la vie et survie et au niveau de la réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

Assurer le plein emploi à travers le contrôle de la mobilité entre les différentes équipes de projets de vie réparties sur les trois niveaux de la gestion de l’ensemble de l’activité humaine.

Assurer l’accès et la disponibilité des ressources documentaires liées aux équipes de projet de vie, à leurs descriptions des postes et leur niveau de responsabilité ainsi qu’à leur grille de rémunérations.

Garantir la sincérité des comptes tenus par les centre de gestion des Réseaux de Vie.

sur le plan social et culturel :

Garantir l’utilisation de nos deux sources de savoir et la libre utilisation de la démarche individuelle initiatique et spirituelle.

En relation directe avec le clan des mères et selon ses directives, développer les institutions sociales fondées sur la culture humaine du matriarcat pour une pratique quotidienne des valeurs de paix et d’amour, valeurs fondatrices d’une culture humaniste. Assurer notamment le respect de la liberté sexuelle de manière à permettre à chaque être humain de s’enrichir de ses amours au cours de sa condition humaine.

Assurer le contrôle des institutions d’éducation et de formation et leur conformité à la culture humaniste des Réseaux de Vie.

Assurer la minimisation des injustices sociales et culturelles en contrôlant le libre accès libre institutions sociales et culturelles dans le cadre de l’utilisation des biens communs par les citoyens.

Assurer le contrôle de la gestion des Droits Sociaux, notamment de ceux attribués à chaque être humain à sa naissance, ainsi que leurs utilisations réelles par les citoyens.

Développer l’élévation du niveau des compétences de l’ensemble des citoyens.

Garantir un haut niveau de Recherche et Développement pour être en mesure de faire face aux menaces apportées par la Vie sur Terre au niveau du climat et en fonction de la précession des équinoxes et surtout, aux menaces de l’activité humaine exercée dans le systèmes de pouvoir libéral et sa recherche permanente de la maximisation des profits.

sur le plan militaire :

Garantir la sécurité militaire, civile et sanitaire pour les citoyens des Réseaux de Vie. Coordonner la stratégie des Réseaux locaux et diriger avec le clan des mères, la nomination des chef.es de guerre chargé.es de conduire les opérations militaires, civiles, sanitaires menées par les armées et la garde nationale créée par les villes libres.

Assurer la disponibilité des moyens nécessaires pour la survie face à des catastrophes naturelles, aux changements climatiques, aux pandémies exceptionnelles en gérant directement les moyens qui lui sont affectés par les Réseaux locaux.

Assurer la maîtrise des communications et de la veille informationnelle en développant des centres de guerre électronique de manière à garantir l’indépendance des savoirs utilisés par les Réseaux de Vie, contre les attaques et manœuvres des adversaires qui cherchent à imposer leurs idéologies, dogmes économiques et théocratiques, à travers le monde et spécialement à travers Internet.

Pour sa mission de représentation des Réseaux de Vie et de leur Confédération :

La Confédération assure les contacts, l’interface avec d’autres Confédérations des Réseaux de Vie ainsi qu’avec des pays dirigés par des systèmes de pouvoir. Ces derniers sont une menace pour la Confédération, spécialement à cause de l’oligarchie financière anglo-saxonne et sa volonté chimérique d’un gouvernement mondial dirigé par une ploutocratie. Dans ce contexte géo politique, ses principales finalités sont :

Assurer la paix avec les nations voisines en présentant un Traité de Paix élaboré selon les principes de l’alliance des contraires et de la subsidiarité et destiné à protéger ensemble les ressources et la gestion de l’activité humaine pour satisfaire les besoins des citoyens des pays réunis dans ce Traité.

Garantir les échanges commerciaux nécessaires à l’activité des Réseaux de Vie.

Assurer la pratique de la solidarité et la mise à disposition des savoirs et des richesses immatérielles envers les nations qui veulent se libérer de la soumission au système de pouvoir libéral. Des citoyens venant de ces nations peuvent être reçus pour se former, s’éduquer et développer leurs compétences dans le fonctionnement des Réseaux de Vie.

Assurer la gestion des échanges de personnel ou d’équipes de projet dans le cadre de l’élévation du niveau des compétences ou de la pratique de la subsidiarité pour obtenir les solutions optimales face à une menace ou un projet, un dysfonctionnement.

Assurer aux échéances définies, l’organisation des fêtes de la Fédération, leur calendrier et les villes libres dans lesquelles elles auront lieux, la liste des invités internes et étrangers.

Garantir la participation des Réseaux de Vie pour lutter contre les menaces présentées par la vie de la planète Terre et mettre des moyens de survie à dispositions des nations touchées par des catastrophes naturelles, climatiques, sanitaires ou des accidents industriels et liés à l’activité humaine.

Assurer l’exercice de la justice au niveau international avec les autres Confédérations des Réseaux de Vie et les nations encore en systèmes de pouvoir qui souhaitent s’associer à cette justice humaniste.

En cas de refus par une nation de signer un Traité de Paix pour au contraire exercer des menaces ou des opérations militaires, des mesures économiques de blocus ou destinées à nuire aux citoyens des Réseaux de Vie, la Confédération  donne mandat à ses chefs de guerre pour la défense de son territoire et la riposte, le cas échéant, visant à mettre l’ennemi hors d’état de nuire. Le départ à la guerre est décidé par le clan des mères. En cas de veto de leur part sur ce départ à la guerre, elles destituent les chefs de guerre et nomment d’autres chefs de guerre capables de conclure de nouveaux Traités de Paix.

 

Statut juridique :

La confédération est par nature et par destination une union politique qui rassemble les villes libres et les équipes de projets de vie. A côté de ces institutions politiques membres des Réseaux de Vie, la Confédération peut rassembler également des institutions politiques associées et qui restent pour le moment sous domination du système de pouvoir libéral ou d’autres systèmes de pouvoir mais qui ont signées un Traité de Paix avec la Confédération.

L’union politique intègre le libre-échange des biens et des services, et la libre circulation des personnes ainsi que l’utilisation de la monnaie pleine des Réseaux de Vie. Le partage de la culture humaniste et du choix de civilisation garantit par la Confédération reposent sur les deux piliers de cette union politique : la Sécurité et la Défense communes aux membres de la Confédération.

 

Composition des membres de la Confédération :

La Confédération n’utilise pas une structure hiérarchique supérieure à celle des Réseaux de Vie. Son fonctionnement correspond à la pratique de l’alliance des contraires et de la subsidiarité. Les délégués venant des villes libres et des équipes de Projet de Vie ne font que passer à la Confédération pour utiliser ses moyens matériels, ses pouvoirs de contrôle et de représentation. Une fois leurs missions achevées, les délégués reviennent dans leurs Réseaux de Vie avec certes des compétences plus élevées et une expérience accrue des responsabilités.

L’exercice du pouvoir et du commandement au niveau confédéral est collégial. Les collèges qui assurent la pérennité et la continuité du travail pour réaliser les objectifs impartis à la confédération se regroupent en 3 collèges : commerce, justice, défense civile et militaire. Sont membres permanents d’office, les experts de niveau confédéral ou mondial dans leurs domaines d’activité, les chefs de guerre et porte-paroles nommés par le clan des mères, les déléguées désignées par le clan des mères. Viennent s’ajouter selon les besoins, les délégués mandatés par les Réseaux de Vie. Chaque collège dispose de son centre permanent de gestion qui établit les comptes et les rapports destinés aux assemblées de l’action politique de la Confédération.

Les équipes de travail de la Confédération sont constituées en fonction d’un besoin ou d’un projet précis, d’un litige qui nuit au développement d’un ou plusieurs projets de vie, d’une ou plusieurs villes libres, d’un citoyen ou d’un groupe de citoyens victimes d’un dommage causé par le fonctionnement actuel d’un ou plusieurs Réseaux de Vie. La fonction de contrôle de la Confédération s’exerce essentiellement à travers la résolution des litiges qui surviennent dans le développement des Réseaux de Vie.

Ces litiges portent en principe sur l’affectation d’un projet dans un niveau d’activité humaine : travail indispensable à la vie et à la survie ou réalisation des œuvres qui élèvent le niveau de vie, sur l’affectation des ressources à une équipes de projet ou à une ville libre, sur la manière d’utiliser la monnaie pleine et la gestion des droits sociaux, sur la manière de minimiser les violences et la pertinence des mesures de prévention de la violence, etc. Au cas par cas, selon les litiges à solutionner, les parties présentes aux débats sont prises en charge par la Confédération.

Nous verrons dans les Normes utilisées par la culture humaniste pour réaliser le partage de ses valeurs, le fonctionnement de cette résolution des litiges portés devant la Confédération.

Localisation des équipes de la Confédération :

Les 3 centres permanents de gestion des collèges du Commerce, de la Justice et de la Défense civile et militaire sont regroupés au siège de la Confédération de manière à optimiser leur communication ainsi que leurs ressources matérielles et technologiques. Le siège dispose de quelques locaux disponibles pour faire face à l’imprévu ou recevoir des délégations étrangères.

Les équipes constituées au niveau confédéral se localisent au plus près des besoins à satisfaire ou de la localisation des dysfonctionnements à éliminer. Elles cohabitent avec d’autres équipes de Projets de Vie dans les biens communs qui sont adaptés à leurs activités, en principe dans les villes libres désignées en fonction de leurs ressources logistiques, transports, bien-être et santé.

Selon l’objet de leurs travaux et le niveau de secret ou confidentialité Défense requis, certaines équipes de la Confédération cohabitent avec les équipes de Projets de Vie travaillant pour la défense et protection, sécurité des Réseaux de Vie, dans les lieux aménagés en conséquence.

Le cas échéant et selon la nature de ses activités, une équipe de la Confédération peut s’établir auprès d’une autre Confédération des Réseaux de Vie ou être invitée par une institution d’une nation encore organisée en système de pouvoir et qui a signé un Traité de Paix.

Les Fêtes de la Fédération et les assemblées de l’action politique de la Confédération qui rassemblent les délégués mandatés par les villes libres et les équipes de Projets de Vie, ont lieu selon le calendrier, dans la ville qui a été retenue ou le cas échéant, dans un lieu et un cadre naturel propice à un tel rassemblement, dans le respect de l’environnement. Un ou plusieurs réseaux locaux avec leurs centres de gestion ont pu développer ce projet de vie politique et citoyenne une ou plusieurs années auparavant. Le matériel technique pour un tel rassemblement peut provenir des activités sportives ou culturelles menées par d’autres équipes de Projet et provenir également des moyens de protection civile et militaire rassemblés par la Garde nationale d’une ou plusieurs villes libres. Une fois la fête de la Fédération terminée, les installations peuvent rester sur place un moment pour des séjours de vacances ouverts à tous les citoyens, des activités culturelles accessibles également aux touristes étrangers. Tout dépend de la dimension donnée à ces projets de Fêtes de la Fédération.

 

Ressources utilisées :

les ressources matérielles et technologiques :

Elles proviennent essentiellement des Biens Communs. Ce sont des bâtiments, des ressources matérielles, technologiques, des centres de bien-être et de loisirs, des centres de gestion qui pour un besoin précis sont affectés à la Confédération.

les ressources humaines :

Pour le fonctionnement des organes permanents de la Confédération, des personnels volontaires sont désignés ou le cas échéant, tirés au sort parmi les Réseaux de Vie, villes libres et équipes de projet de vie. Les centres de gestion locaux, à travers leur gestion prévisionnelle des effectifs et le développement des compétences, proposent en concertation avec leurs réseaux locaux, en assemblée de l’action politique locale, une liste des délégués volontaires pour rejoindre selon les besoins, les activités de la Confédération. La priorité est donnée aux compétences nécessaires pour intégrer l’équipe constituée au niveau confédéral. Une expérience confédérale est nécessaire pour prétendre postuler aux plus hautes responsabilités locales, dans les villes libres ou les équipes de Projet de Vie.

La composition des équipes s’efforce de respecter une parité hommes/femmes et une représentation des différentes tranches d’âge. Une équipe comprend nécessairement un petit groupe de stagiaires et apprentis désignés ou tirés au sort depuis des listes locales en fonction du caractère local ou national du besoin à satisfaire ou du projet à réaliser.

les ressources financières :

La rémunération des personnels travaillant au niveau Confédéral est conforme à la définition des postes et aux grilles de rémunération utilisées par les villes libres et les équipes de Projet de Vie. Comme pour chaque fin de projet et selon le niveau des résultats obtenus, des primes exceptionnelles sont versées par les centres de gestion sur décision des assemblées de l’action politique du lieu d’affectation des équipes de Projet ou, le cas échéant, sur décision de la Confédération et du collège concerné par ce projet.

Les investissements pour des équipements qui ne sont pas disponibles parmi les biens communs sont réalisés en concertation avec une ou plusieurs équipes de projets de manière à ce que ces équipements soient d’abord utilisés par l’équipe confédérale puis cédés aux équipes locales. Ce financement suit les mêmes règles que ceux des équipes de Projets de Vie.

La confédération n’utilise pas une banque centrale pour contrôler l’activité économique comme c’est le cas dans le système de pouvoir capitaliste et l’idéologie libérale. Elle intervient au niveau de la Justice pour des litiges liés à la monnaie pleine ou aux droits sociaux. Le collège qui contrôle le Commerce participe à la création de la monnaie pleine et à sa gestion en collégialité avec les villes libres et les équipes de Projets de Vie.

les ressources immatérielles et les savoirs :

Elles se trouvent au niveau confédéral dans les bibliothèques, les banques de données gérées dans le cadre de la propriété collective par la Confédération. Ce sont les accords entre parties prenantes pour fixer les objectifs d’un projet, les solutions optimales obtenues par la subsidiarité, les adaptations d’une solution optimale aux particularités locales. Ces documents sont classés selon leurs activités et domaines de compétences. Ils sont mis en sécurité de haut niveau.

Ces ressources sont accessibles selon des conditions d’accès aux villes libres et aux équipes de Projets de Vie. Il peut être opportun pour une équipe de projet ou une ville de demander une habilitation confédérale pour disposer d’un niveau d’accès plus étendu à des documents davantage protégés.

Les équipes des collèges du Commerce, de la Justice, de la Défense civile et militaire ont accès à l’ensemble de cette documentation pour mener à bien leurs activités. Constituées en principe par des experts de haut niveau, ces équipes ont ensuite une mission de divulgation de ces connaissances à travers les programmes d’enseignement, de recherche, d’études et de prospectives, de planification des activités. Des experts étrangers peuvent, le cas échéant, avoir eux aussi accès à cette documentation gérée par la Confédération.

 

Le fonctionnement plus détaillé des organes et équipes qui composent la Confédération est présenté dans la présentation de la culture humaniste des Réseaux de Vie.

Pour le moment poursuivons cette présentation des institutions politiques des Réseaux de Vie en abordant l’institution politique de la Sécurité civile et de la Défense militaire qui sont notamment chargés de présenter à la Confédération les Traités de Paix avec les nations étrangères.

 

la Sécurite et la Défense des Réseaux de Vie

 » Un homme conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis «  Mahatma Gandhi.

 » La non-violence suppose avant tout que l’homme soit capable de se défendre «  est une pensée peu connue du Mahatma Gandhi (1869-1948)

sommaire.

le poète guerrier

l’éducation pour

minimiser les violences

la sécurité et la défense

des villes libres

la Garde Nationale

statut, objet, activités.

les attributions de la

Garde Nationale

composition, ressources

de la Garde Nationale

les équipes de projets

de la Sécurité civile

la Défense nationale

cible et stratégie.

les équipes de projets

qui assurent la Défense

la Confédération gère

la Sécurité et la Défense

les Traités de Paix

la Déclaration de Guerre

 

Nous avons abordé cette question de la violence et de sa minimisation, y compris les armes à la main, à travers le roman mis en ligne sur ce site depuis 2002,  » D’Éleusis à Dendérah, l’évolution interdite « . Le groupe des chevaliers avec ses deux centres de guerre électronique, va défendre leur mouvement contre les dirigeants du système libéral et financier jusqu’à des combats militaires dont les chevaliers sortiront vainqueurs. De même, dans le discours du poète au plateau des Glières, la cible ennemie est clairement définie : ceux qui ont organisé, financé, dirigé les guerres mondiales et en sont donc les vainqueurs. Pour introduire les institutions politiques mandatées pour la sécurité et la défense des Réseaux de Vie, nous apportons une anecdote à propos de ce jeune poète présent ce jour là à la reconstitution des combats du maquis des Glières contre les miliciens puis les troupes allemandes durant les trois premiers mois de 1944.

Pendant son service militaire, le jeune poète et étudiant en Droit, coureur cycliste et compétiteur en ski de fond, est affecté durant l’hiver à la section de reconnaissance, la SEM (skieurs-éclaireurs montagne), de son bataillon de chasseurs alpins, section basée à Samoëns. Suite à un accident de ski alpin, vers la fin de l’hiver, sa place est remise en cause dans la section. L’été, le niveau exigé en escalade semble difficile à atteindre pour lui et en plus, sa cheville est encore convalescente et pas prête pour ce type d’efforts. Un capitaine vient quelque jours vérifier et conseiller les soldats pour améliorer leur niveau en tir. Le biathlon en France est encore à ses débuts et ce capitaine s’intéresse à ce jeune skieur de fond venant du massif vosgien pour lui donner des conseils en tir au fusil, au cas où après son service militaire, il voudrait s’essayer au biathlon.

Sachant qu’il est étudiant en Droit, le capitaine au cours de la conversation, lui fait remarquer que son niveau en tir n’est pas rédhibitoire dans une section d’éclaireurs. En tant que chef d’équipe et de cordée avec ses deux camarades, ils forment en réalité un trio dont la mission en temps de guerre va leur demander de franchir en premier les lignes ennemies puis de préparer et d’équiper un passage pour le reste de la section puis du bataillon. Et derrière les lignes ennemies, le capitaine explique qu’il ne s’agit pas d’utiliser les armes à feu pour éliminer des sentinelles ou soldats, mais son couteau, des armes blanches, sans aucun bruit.

Il demande à ce chef d’équipe et de cordée s’il est prêt à tuer des ennemis le couteau à la main. Sans presser son interlocuteur, il lui accorde une nuit de réflexion et attend sa réponse pour le lendemain matin. Le capitaine n’est pas étonné de la réponse affirmative du jeune appelé. Souriant et l’air entendu, il lui déclare qu’il savait qu’il en était capable. Le jeune poète, bien entendu en était et en est capable, non pas par cruauté, férocité quelconque mais depuis qu’à l’âge de 17 ans, lors de sa seconde décorporation, il réussit à se libérer de l’emprise de l’envoyé des ténèbres qui venait le prendre pour l’emporter et lui supprimer toute poursuite de sa vie humaine. L’envoyé des ténèbres avait dépassé son corps charnel qui gisait à côté du fourneau de sa chambre et pourtant le jeune poète, se souvenant finalement de la leçon tirée de sa première décorporation, réussit à briser sa stupeur pour oser demander l’aide salvatrice de celui qui vit en nous et est le même en chacun d’entre nous. Cette victoire sur lui-même, sa peur, sa stupeur, son ignorance encore trop présente sur les mystères de la vie, lui donnait, depuis cet instant là, cette force de vaincre la mort, la sienne et aussi celle des autres.

Tout ceci, le jeune appelé ne l’expliqua pas à ce capitaine mais ce dernier en avait-il réellement besoin ? Plus jeune, ce capitaine, avait du faire l’une ou l’autre guerre de décolonisation, son âge rendait même possible sa participation au maquis, à la Résistance, aux forces de la France Libre. Entre tuer au couteau un ennemi et faire face à l’envoyé des ténèbres, ô combien ennemi de notre condition humaine, un partage d’expérience pouvait avoir eu lieu, non pas en paroles humaines mais en langage du cœur, celui des initiés qui ont vaincu une première fois la mort de notre corps charnel. Un partage authentifié par la rencontre de deux sourires, yeux dans les yeux qui en disent bien plus long que toutes vaines paroles. A travers ce partage, il n’est plus question de hiérarchie à respecter, d’officier qui s’adresse à un un soldat mais de deux combattants qui sont capables de lutter et de tuer pour vaincre l’ennemi et forger la victoire de leurs camarades.

Est-ce ici également l’application de l’alliance des contraires et de la subsidiarité avec sa solution optimale en l’état des connaissances actuelles ?

Et que dire de ces officiers supérieurs qui ont conduit leurs armées, leurs pays à la défaite et à l’anéantissement pour avoir servir des causes iniques et criminelles avec des moyens matériels inadaptés et des ordres ineptes. Au nom d’idéologies funestes, totalitaires comme d’un pacifisme de mauvais aloi, d’éducation sociale les rendant capables de massacrer leurs soldats sans état d’âme, guindés dans leur orgueil sinon leur vanité, ils sont les principaux responsables des pires défaites, y compris pour la France celle de mai-juin 1940.

Il y a bien un fossé énorme entre ces deux catégories de soldats : ceux qui font massacrer les autres et ceux qui ont vaincu leur propre mort avant de commander au combat. Les premiers sèment leurs méfaits dans les systèmes de pouvoir et les tyrannies, les seconds conduisent à la victoire les guerres de libération contre les tyrans. La Sécurité et la Défense des Réseaux de Vie ont besoin des seconds, de celles et ceux qui à travers l’utilisation de leurs deux sources de savoir, ont cheminé vers leur initiation et la rencontre des mystères de la vie et n’ont plus peur de la mort au point d’être capable d’éliminer les tyrans et leurs sbires, sans bruit et le couteau à la main si nécessaire.

 » Un homme conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis «  Mahatma Gandhi.

Mis à part quelques criminels en série qui s’ingénient à démontrer comment ils aiment pratiquer et mettre en scène un crime, c’est à, dire l’acte de tuer quelqu’un, un soldat ne va pas clamer à travers les rues qu’il est expert, le couteau à la main, pour éliminer des ennemis derrière la ligne de front. Les criminels de guerre cachent les atrocités qu’ils ont commises et ordonnées. Quoique ? Bon nombre d’historiens ont convenu qu’au procès de Nuremberg, excepté les peines de morts pour les principaux dirigeants nazis, la plupart des autres criminels nazis ont eu des peines peu importantes, plus légères parfois que celles infligées à un voleur de poules, notamment dans le procès Nuremberg 2 contre les dirigeants des firmes allemandes comme IG Farben qui ont soutenu les crimes nazis. D’autres dirigeants nazis n’ont pas été poursuivis mais utilisés dans les services secrets ou les polices des pays sud américains pour développer la lutte contre les mouvements communistes. La violence en temps de guerre est largement légitimée par chaque camp mais c’est celle du vainqueur qui reste légitime à la fin. Et en temps de paix, c’est l’ivresse du pouvoir qui provoque d’autres violences pour permettre à la minorité dirigeante d’étendre sa domination sur les peuples.

Les Réseaux de Vie, nous l’avons vu dans le choix de civilisation, développe l’exercice individuel et collectif de la mission d’autorité : minimiser les violences en soi et autour de soi. Nous n’allons pas ici évoquer l’origine de la violence, nous le ferons lorsque nous aborderons la culture humaniste et davantage encore lorsque nous verrons le mariage des cultures au niveau de la réalisation des œuvres. Simplement, ici, nous pouvons prendre acte des violences humaines et des violences que nous subissons à travers la vie instable de notre planète et de notre univers. La compréhension de ces violences, nous l’avons montré à travers l’exemple du jeune poète appelé capable de tuer un ennemi à l’arme blanche, s’établit essentiellement à travers la pratique de notre première source de savoir, la source initiatique et spirituelle. Ceci vaut pour les violences humaines tout comme pour la compréhension du mystère de l’Apocalypse, cette violence extrême qui détruit la plus grande partie de la vie sur Terre selon un ou plusieurs cycles connus depuis les civilisations antiques. Si l’éducation à la minimisation des violences est identique pour toutes les causes de violences, les réponses politiques, économiques, sociales, culturelles, militaires, diffèrent évidemment entre les violences humaines et les violences liées à la vie de notre planète.

Ces réponses regroupent des politiques, des stratégies pour gérer ces risques de violences. La Sécurité civile répond aux risques de catastrophes naturelles, de pandémies liées aux virus et bactéries, de changement et dérèglement climatique. La Défense militaire répond aux risques de violences humaines organisées par des groupes ennemis. Pour les Réseaux de Vie, nous l’avons déjà indiqué dans le choix de civilisation, un risque majeur doit être pris en compte, celui du pillage des richesses produites à travers l’activité des réseaux, par les barbares, tout comme cela fut le cas pour les civilisations les plus florissantes dans l’humanité. Dans les systèmes de pouvoir et notamment le système libéral et financier, ce pillage est bien organisé par l’oligarchie financière anglo-saxonne qui s’ingénie à soumettre et maintenir en soumission la plus grande partie des citoyens à travers le monde. Lors de la mise en place des Réseaux de Vie, des villes libres, des équipes de projets de vie, de la confédération des réseaux de vie, la menace d’une réaction hostile y compris militaire de la part des dirigeants des systèmes de pouvoir doit être prise en compte et la riposte, les solutions préparées judicieusement.

bouton up 

 

L’éducation et la formation à la défense et à la sécurité pour minimiser les violences.

 

Les Réseaux de Vie n’ont pas pour but d’imposer leur choix de civilisation mais de le défendre. L’objectif n’est pas d’utiliser les mêmes moyens de domination des peuples que ceux mis en place dans les systèmes de pouvoir. Il s’agit de défendre un autre savoir, d’autres connaissances pour vivre ensemble les valeurs fondamentales de l’humanité : l’amour et la paix.

S’isoler pendant des siècles sinon des millénaires près d’un lac de montagne au pied de l’Himalaya pour vivre l’amour et la paix comme ce fut le cas pour le peuple Moso en Chine ou les peuples premiers au fond des forêts ou au bord des déserts, n’est plus une solution envisageable dans notre village planétaire relié par Internet. La fuite, l’exil, l’isolement ne sont plus de mise. Nous sommes dorénavant obligés de briser cette domination imposée par les dirigeants du gouvernement mondial et leur idéologie néo libérale. Notre choix de civilisation ne se défend pas uniquement par des moyens militaires de sécurité et de défense mais bien davantage par l’éducation des citoyens à la vie politique, économique, sociale, culturelle, militaire sans soumission à des idéologies, des théocraties imposées par les systèmes de pouvoir. L’enjeu réside dans la possibilité proposée aux citoyens de créer eux aussi leurs Réseaux de Vie là où ils vivent, d’utiliser eux aussi l’éducation comme l’arme la plus puissante pour changer le monde.

L’éducation, arme la plus puissante pour changer le monde, au niveau du besoin de sécurité et de défense, s’inscrit dans le prolongement de l’action politique. Nous l’avons indiqué : l’action politique dans les Réseaux de Vie organise le travail indispensable à la vie et à la survie ainsi que la réalisation des œuvres capables d’élever le niveau de vie et qui sont transmises aux générations futures. Ces décisions, ces objectifs portent sur la réalisation de productions de biens alimentaires, de consommation, d’équipements, la production de services à la personne et à la communauté. L’action politique gère également le développement des richesses immatérielles, le développement des savoirs notamment par la pratique de l’alliance des contraires et de la subsidiarité dans le but d’utiliser la source de gains de productivité représentée par l’élévation du niveau des compétences parmi les citoyens.

L’éducation à une culture humaniste pour vivre au quotidien l’amour et la paix suppose le développement des connaissances sur les risques et les menaces qui empêchent cette expérience d’amour et de paix dans notre condition humaine. Nos sommes au point de départ de la démarche qui part de l’assurance contre les risques qui sont causés par l’activité humaine et va jusqu’à la solidarité contre les menaces qui proviennent de la vie de notre planète et de notre univers. Cette démarche de l’assurance à la solidarité que nous aborderons plus en détails lors de la présentation des institutions économiques, est également le socle de l’éducation humaniste. Le contenu de cette éducation à la culture humaniste est développé dans la Partie 4 où sont décrits les différents réseaux de production des richesses matérielles et immatérielles, notamment les réseaux de gestion de l’autorité et de la minimisation des violences.

L’éducation à la minimisation des violences comprend ainsi deux domaines : celui des violences personnelles et interpersonnelles pris en charge par l’utilisation de notre source de savoir personnelle et spirituelle d’une part et d’autre part celui des violences liées à l’activité humaine et à la vie de notre planète et du cosmos. La Sécurité et la Défense, au niveau des institutions politiques des Réseaux de Vie, prennent en charge la minimisation des violences de ce deuxième domaine. Les citoyens s’éduquent dans chacun de ces deux domaines qui sont complémentaires. Comme nous l’avons mentionné plus haut, le soldat qui assure la Défense des Réseaux de Vie a vaincu sa propre mort charnelle avant de combattre et de commander à la guerre.

Les dirigeants des systèmes de pouvoir ne veulent pas assumer les conséquences de leurs décisions au niveau de l’activité humaine et spécialement industrielle afin de maximiser leurs profits. Les menaces provenant de la vie de notre planète, lorsqu’elles sont prises en compte, cherchent à développer la vie humaine sur une autre planète, Mars pour le moment, afin qu’une élite puisse s’y réfugier le temps que la Terre redevienne habitable après un nouveau grand cataclysme, une nouvelle apocalypse pour l’espèce humaine et les autres espèces vivantes sur notre planète.

Le domaine de connaissances étudié à travers cette éducation humaniste est ainsi bien plus vaste et passionnant que celui autorisé dans le système scolaire et universitaire du système de pouvoir libéral. Dès l’enfance, un citoyen dispose d’un accès à ce vaste domaine de connaissance qu’il va étudier en utilisant nos deux sources de savoir. Le but de son travail spirituel et intellectuel est d’assurer la minimisation des risques et des menaces durant sa condition humaine en utilisant l’histoire du passé de ses ancêtres et en garantissant cette minimisation des violences pour ses enfants et les générations futures.

L’élévation du niveau des compétences des citoyens dans le but de garantir la Sécurité et la Défense est ainsi un des deux axes majeurs de l’éducation, l’autre axe majeur porte sur les connaissances liées à l’amour. Dans la culture du peuple Moso, il n’y a que l’axe de l’éducation à la vie amoureuse et à la manière de nous enrichir de nos amours. Au niveau de la paix, l’isolement des villages dans les montagnes, loin des villes des plaines, l’interdiction pour les hommes d’avoir des armes, même de chasse, le pouvoir des femmes dans le cadre du matriarcat, la liberté sexuelle et l’encouragement à s’engager dans une relation amoureuse durable avec un partenaire venant des autres villages, de préférence les plus éloignés, sont des normes de vie qui pendant au moins deux millénaires ont garanti l’expérience quotidienne des valeurs d’amour et de paix.

Le jeune citoyen des Réseaux de Vie apprend à travers l’histoire, que dans les systèmes de pouvoir, outre la soumission quotidienne à l’autorité et si possible librement consentie (ce qui est plus performant que le simple conformisme trop teinté de passivité), à son âge, ses aînés étaient éduqués d’une manière plus ou moins militaire pour devenir de la chair à canon puis en temps de non guerre dans son pays, de chair à profit, toujours pour satisfaire aux volontés d’enrichissement sans limites des dirigeants des système de pouvoir. Mais il peut dorénavant apprendre de suite ce qui l’intéresse pour vivre en paix durant sa vie humaine et celle des générations futures.

Par exemple, il a découvert que la vie sur notre planète est menacée par des astéroïdes qui d’ordinaire la frôle plus ou moins près mais qui peuvent à un moment donné s’écraser sur elle. Son apprentissage va l’amener à découvrir les équipes de projets de vie qui travaillent dans cet objectif. Son parcours de formation sera construit autour des disciplines nécessaires à cette compétence. Il étudiera la propulsion MHD et la production d’antimatière s’il développe une expertise jusqu’à ce niveau. Sinon, il pourra s’arrêter à un niveau de compétences qui lui conviendra pour travailler dans un poste de niveau de responsabilité moindre. Et dans ce cas, il cherchera à satisfaire d’autres passions, d’autres curiosités ou saisir d’autres opportunités dans le cadre de son projet de vie personnel. En fait, chaque citoyen des Réseaux de Vie participe directement ou contribue à la minimisation d’un ou plusieurs risques ou d’une menace. Un poète se situe également dans cette perspective. Freud avait même convenu que pour soigner les âmes, mieux que les médecins et les prêtres, un poète, parce qu’il vit constamment entre ciel et terre, y parvient nettement mieux. Sur le plan spirituel, trouver ses raisons de vivre dans notre condition humaine répond également à cette question existentielle : comment partager mes amours et vivre en paix, avec le moins de violences possibles, surtout sans violence avec celles et ceux de mon entourage et de ma communauté de vie.

L’éducation et la formation lorsqu’elles ne sont pas soumises à un système de pouvoir, pour développer les valeurs d’amour et de paix, suivent la démarche de l’assurance à la solidarité et utilisent les mêmes méthodes de fonctionnement que celles des Réseaux de Vie, l’alliance des contraires et la subsidiarité. Les institutions politiques qui garantissent le développement de cette valeur de Paix organisent ainsi la Sécurité et la Défense des Réseaux de Vie, tant au niveau local des Villes libres qu’au niveau confédéral.

 

bouton up 

La Sécurité et la Défense dans les Villes libres.

 

Nous avons présenté la Ville libre en tant qu’institution politique locale avec son organisation, ses ressources. A cette organisation interne, vient s’ajouter l’organisation de la Sécurité et de la Défense qui met en relation cette Ville libre avec les autres Villes libres et la Confédération pour développer une union plus importante et cruciale pour assurer le succès de ces deux missions particulières. Cette union politique repose sur la Garde Nationale et la Défense nationale.

La nation se définit selon le dictionnaire Larousse :  » Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique.  »

Pour illustrer cette définition, nous retenons ces propos d’Ernest Renan (Tréguier 1823-Paris 1892) :

 » Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. «  Qu’est-ce qu’une nation ?, Lévy.

 

La Garde Nationale assure les missions de Sécurité publique et certaines missions de Défense.

 

La Garde Nationale n’est pas un outil de contrôle et de répression pour maintenir la soumission à un système de pouvoir avec ses différents régimes politiques : monarchie, république démocratique avec un pouvoir centralisé et un système électoral représentatif, dictature d’un parti unique ou d’une minorité des plus riches, théocratie… Elle n’est pas non plus une Réserve par rapport à l’Armée opérationnelle.

La Garde Nationale dans les Réseaux de Vie a pour but la protection des citoyens et la prévention des risques et des menaces. La Police et la gendarmerie ne sont plus des administrations hiérarchisées et centralisées comme dans le système de pouvoir libéral et le régime politique républicain dont il dépend. Ces deux institutions n’existent plus.

La Garde nationale au niveau local comme au niveau confédéral rassemble les équipes de projets de vie qui travaillent et recherchent la minimisation d’un risque particulier ou d’une menace précise. L’activité principale est donc la prévention (et non la répression) et l’éducation et la formation. Les missions et finalités de la Garde Nationale développent la mise en sécurité des citoyens aussi bien sur le plan matériel, alimentaire, sanitaire, social, culturel, environnemental. Elle travaille en concertation avec les réseaux initiatiques et les réseaux de prévention et de lutte contre la violence.

Les citoyens qui interviennent dans le cadre de leur appartenance à la Garde Nationale et non pas seulement dans le cadre de leurs équipes de projets de vie pour produire des biens et des services ou développer des biens communs dans le cadre de la réalisation d’une œuvre, comme nous l’avons indiqué, interviennent directement dans le cadre de leur mission d’autorité et l’exercice de l’action politique. Ils exercent ainsi visiblement et officiellement le pouvoir et le commandement en proposant à l’assemblée de l’action politique de leur ville libre ou le cas échéant, à la Confédération, un projet de vie, des objectifs à atteindre, des moyens à mettre en œuvre, à développer, remplacer, modifier, renforcer, des recherches à mettre en place, des études à mener, des formations à dispenser pour sécuriser et défendre leurs Réseaux de Vie.

 

Statut juridique :

La Ville libre met en place sa Garde Nationale selon la solution optimale apportée par la pratique de la subsidiarité et de l’alliance des contraires. Elle est adaptée aux particularités locales, elle n’est pas partout la même au niveau de ses missions, ses effectifs et ses ressources. C’est l’action politique au niveau de la Ville libre qui crée la Garde Nationale locale et détermine ses premières attributions et finalités, compétences, sa première composition et ses premières ressources. Ensuite ces moyens et ces attributions sont aménagés par le niveau confédéral et l’union politique de la Garde Nationale afin de répartir au mieux les compétences, les effectifs, les moyens et les ressources. En fonction des particularités locales et de l’évolution des risques et des menaces, la Ville libre peut allouer des moyens supplémentaires par rapport aux décisions de l’union fédérale de la Garde Nationale.

La Garde Nationale est une union politique fédérale créée depuis le niveau local. Elle dispose d’une autonomie par rapport aux autres institutions politiques des Réseaux de Vie. La Garde Nationale assure les 4 fonctions de Direction d’une organisation. Elle détermine ses objectifs, anime ses équipes, contrôle son fonctionnement et représente l’institution auprès des autres institutions politiques. L’union politique des différentes Gardes Nationales locales avec le collège de la Sécurité publique et de la Défense nationale de la Confédération représentent une séparation des pouvoirs qui garantit la pratique de la subsidiarité ascendante. Nous verrons que l’institution politique de la Défense nationale qui dépend directement de la Confédération représente un autre élément de la séparation des pouvoirs qui garantit de son côté la pratique de la subsidiarité descendante.

Les citoyens disposent donc de deux unions politiques pour exercer leur mission d’autorité et organiser le Pouvoir et le Commandement : d’une part la Confédération qui est l’union politique des Villes libres et des équipes de projets de vie et d’autre part la Garde Nationale, union qui garantit la protection et la sécurité civile au niveau local et qui vient, de fait et de droit, limiter le pouvoir de la Confédération en étant capable, notamment, de contrôler l’usage de la Défense nationale et éviter toute dérive autocratique au niveau confédéral.

En cas de litige avec l’une ou l’autre de ces institutions politiques et lorsque l’action politique au niveau local n’a pas permis de solutionner ce litige, la Garde Nationale soit locale soit confédérale voit son litige portée devant le collège de la Justice de la Confédération. Ce litige peut alors opposer l’ensemble des Gardes nationales contre la Confédération des Villes libres, situation exceptionnelle dont l’origine se trouve alors dans un conflit portant sur une évolution de l’alliance des contraires en cours de réalisation d’un ou plusieurs projets de vie liés à la sécurité et à la défense. En dernier ressort, le clan des mères intervient pour destituer et nommer les nouveaux chefs de guerre ou porte-paroles de la Garde Nationale et/ou de la Confédération, de manière à éliminer les oppositions de caractères, les querelles personnelles, les rivalités de clans ou les jalousies qui ont pu survenir jusqu’ici.

 

L’objet (ou le but) de la Garde Nationale est d’assurer la protection et la sécurité contre les risques et les menaces.

Les risques proviennent de l’activité humaine. Ils sont minimisés, en principe, par la démarche Qualité Totale (que nous verrons dans les institutions économiques). Mais ils proviennent aussi de la situation héritée du passé avant que ce souci de la Qualité Totale ne soit pris en charge. Ce sont des industries, des barrages, des centrales énergétiques, des ensembles immobiliers, des forêts, des rivages qui présentent aujourd’hui ou demain des risques pour la santé, la vie, l’environnement.

Les menaces sont liées à la vie de notre planète en relation avec le soleil et l’univers (ou les univers) en général. Il s’agit alors de prévenir les conséquences de ces menaces en protégeant la diversité de la vie pour la conserver. Des équipes de projets ont alors pour mission d’organiser la survie et d’adapter certains biens communs immobiliers à cette survie.

 

La nature des activités :

Dans le cadre du système de pouvoir libéral et du régime politique centralisé avec son système représentatif électoral, le repérage des risques et leur suivi sont menés par le mouvement associatif qui tente d’infléchir les décisions politiques des gouvernements. Ceux-ci défendent le plus souvent les positions et intérêts des dirigeants du système de pouvoir libéral, dirigeants industriels ou de la haute finance au service des rentiers et des actionnaires. Les politiques gouvernementales à court termes tout comme celles des firmes multi ou trans-nationales, écartent pour des raisons de coûts  » improductifs  » la prise en charge de ces risques liées à l’activité humaine. De cette divergence des intérêts entre les dirigeants et les citoyens, surviennent la plupart des catastrophes industrielles et leurs pollutions, les scandales sanitaires, les inégalités de développement entre territoires, etc.

Dans les Réseaux de Vie, ce travail associatif devient celui des équipes de projets de vie et est rémunéré comme tout travail, en monnaie pleine ou en droits sociaux. Les biens immobiliers, mobiliers mis en place dans ce travail de prévention et de minimisation des risques font partie des biens communs. Leur réalisation, selon le cas, se déroule dans le cadre du travail indispensable à la vie ou dans celui de la survie ou dans celui des œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures.

Par exemple, la veille sanitaire et le signalement des épidémies de grippes, gastroentérite, les mortalités soudaines causées par les canicules, une pollution locale, les atteintes à la santé et aux conditions de vie par le développement de technologies nouvelles, toutes les atteintes à la vie et à la biodiversité, sont du domaine d’attribution de la Garde Nationale d’une Ville libre au niveau local. De ce fait la réactivité au niveau local est primordiale et elle n’est pas freinée ou écartée par des administrations centrales, par la bureaucratie d’un état au pouvoir centralisé. Cette volonté d’abandonner les administrations bureaucratiques du système de pouvoir libéral français a été exprimée et recommandée à nos dirigeants politiques à plusieurs reprises et de manière publique. Nous retenons ici l’intervention d’un professeur et expert médical dans le domaine des épidémies, intervention devant une commission du Sénat en 2012.

RAOULT ALERTE/Sénat (2012):

https://www.youtube.com/watch?v=nGeGnWfXz-M&feature=youtu.be

Ce professeur de médecine souligne entre autre, la carence du système de soins français durant la canicule de 2003. Il a fallu  » attendre  » que les Pompes funèbres viennent signaler aux autorités publiques que le manque de cercueils ne permettait plus l’inhumation des personnes décédées pour que cette surmortalité soit enfin prise en compte par le gouvernement et des mesures sanitaires développées auprès des personnes âgées. D’autres exemples, y compris durant la pandémie du Covid-19 du printemps 2020, démontrent que le pouvoir centralisé et ses administrations bureaucratiques nuisent à la réactivité face à l’urgence et à la gravité d’une crise sanitaire, économique, sociale ou politique.

 

La portée ou les enjeux de ces activités de prévention des risques et des menaces.

Les citoyens, membres de droit de la Garde Nationale là où ils résident, dans les Réseaux de Vie et leurs Villes libres, peuvent agir de suite pour évaluer un risque et mettre en place les moyens pour le minimiser et l’éliminer.

Selon le niveau d’emploi disponible et pour garantir le plein emploi, les citoyens sont plus ou moins affectés à temps plein dans la Garde Nationale pour réaliser les objectifs fixés au niveau prévention et sécurité contre les risques et les menaces. Ces activités font partie de l’éducation et de la formation des citoyens et participent à l’élévation du niveau des compétences. Par exemple, des responsabilités élevées dans la Défense Nationale requièrent la réussite dans un minimum de responsabilités dans la Garde Nationale, idem pour les autres institutions des Réseaux de Vie, ceci à temps partiel ou à temps plein durant un laps de temps déterminé.

 

bouton up 

Attributions et finalités de la Garde Nationale:

♦ dans le domaine de la Sécurité publique :

pour l’organisation de l’ensemble de l’activité humaine :

Assurer le maintien de la paix civile et intervenir lors des violences qui troublent le fonctionnement des Réseaux de Vie, en concertation avec les institutions sociales : éducation et santé. Le cas échéant, la Garde Nationale procède à l’exclusion des Réseaux de Vie des citoyens après une décision de justice au niveau confédéral ou un accord obtenu par l’action politique au niveau local.

Préparer la délibération de l’action politique au niveau local pour solutionner le litige sinon préparer la saisine du collège de la Justice au niveau Confédéral.

Assurer la lutte contre les accidents et les incendies en concertation avec les équipes de projets des institutions économiques et sociales.

Garantir les moyens matériels et les stocks de sécurité dont ont besoin au niveau local la Ville libre et les différentes équipes de projets de vie présentes au niveau local en concertation avec les centres de gestion.

Assurer l’entretien et la sécurité des biens communs immobiliers au niveau local.

Garantir le bon déroulement des fêtes et manifestations publiques.

pour l’organisation de la survie :

Assurer les moyens matériels et immobiliers, les ouvrages d’art nécessaires pour prévenir les risques naturels : inondations, raz-de-marées, tempêtes, sécheresse, incendies, tremblements de terre et éruptions de volcans…

Garantir les moyens de prévention des catastrophes liées à l’activité humaine : risques industriels, nucléaires, biologiques et pandémies.

Assurer la sensibilisation et la formation à la survie en concertation avec les institutions économiques et sociales.

 

dans le domaine de la Défense :

Assurer la préparation militaire des citoyens et l’utilisation des armes individuelles.

Garantir la sécurité et l’entretien des installations locales de la Défense Nationale : fortifications, base de repli et de mise en sécurité des citoyens, parc matériel militaire mis en réserve.

 

bouton up 

Composition et rémunération de la Garde Nationale au niveau local :

Tous les citoyens sont membres de droit et effectuent une période minimale dans l’une ou l’autre équipes de projets chargées de la Sécurité publique. Cette période est rémunérée en droits sociaux, l’habillement, la nourriture et le cas échéant le logement sont pris en charge dans le fonctionnement des biens communs de la Ville libre.

La période minimale et l’engagement volontaire dans la Garde Nationale correspondent au parcours d’éducation et de formation puis au parcours de vie professionnelle choisis librement par le citoyen. Le travail réalisé dans la Garde Nationale participe à l’éducation et à la formation des citoyens et leur permet d’acquérir une expérience particulière sur le terrain et au contact des populations, utile pour conforter leur choix personnel dans leur parcours de vie professionnelle et privée.

L’effectif de la Garde Nationale comprend ainsi au niveau local :

♦ des équipes de professionnels engagés volontaires,

♦ des professionnels qui viennent renforcer les effectifs en cas de besoin et qui travaillent dans d’autres équipes de projets de vie,

♦ des apprentis ou étudiants en cours de formation,

♦ des professionnels ou étudiants venant d’autres Villes libres ou Confédérations des Réseaux de Vie ou d’autres pays organisés encore en système de pouvoir et liés avec la Confédération par un traité de Paix.

Selon les besoins, les activités sont préparées, encadrées par des experts venant d’autres Villes libres ou de la Confédération ou d’institutions étrangères liées par un Traité de Paix.

L’objectif est l’élévation du niveau des compétences, essentiellement à travers le développement de la polyvalence parmi les activités de Sécurité publique et les différentes missions ou finalités proposées.

Les compétences professionnelles acquises dans les équipes de projets de vie sont utilisées et développées à travers la réalisation des missions et des objectifs fixés à la Garde Nationale. Le cas échéant, selon des compétences spécifiques développées, un citoyen peut intervenir dans la Garde Nationale d’une autre Ville libre où les particularités locales sont plus adaptées à son parcours de vie.

Le niveau des effectifs, de leurs compétences varient en fonction des particularités locales, des projets développés en Sécurité publique ou des objectifs fixés à la Ville libre par la Confédération. En cas de catastrophes naturelles ou d’accidents majeurs, l’ensemble des citoyens peuvent être requis momentanément sur décision de l’assemblée de l’action politique de la Ville libre, appuyée le cas échéant par l’action politique de la Confédération.

La rémunération lors de la période minimale ou lors d’un engagement volontaire à temps plein ou partiel, est versée en monnaie pleine. Lors des réquisitions pour faire face à des situations exceptionnelles, le personnel requis est rémunéré en monnaie pleine par la Garde Nationale au même montant que celui versé dans les équipes de projets de vie ou les centres de gestion des Réseaux de Vie. Lorsque les responsabilités dans la Garde Nationale sont supérieures à celles exercées ailleurs, le citoyen bénéficie d’un complément versé sous forme de droits sociaux.

Ressources :

matérielles :

Le matériel et l’équipement sont spécifiques à chacune des différentes activités : lutte contre les incendies, secours aux accidentés, élimination des pollutions et des risques industriels (chimique, biologique, radioactivité, ondes néfastes, etc.), logement et restauration des effectifs, centre de formation, stockage des équipements et produits de sécurité et de protection civile, etc..

L’amortissement des matériels et des équipements est le même que celui pratiqué dans les entreprises des équipes de projets de vie. Après deux années, les biens sont amortis et cédés à d’autres équipes locales de la Garde Nationale. Cette répartition est décidée au niveau de l’union de la Garde Nationale selon les particularités locales et le niveau d’utilisation de ces biens face au niveau des risques et des menaces. Une date limite d’utilisation est également déterminée.

De cette manière le parc de ces matériels peut être évalué avec sa vétusté à chaque niveau local. Cette planification des besoins permet aux équipes de projets de vie d’intégrer dans leurs productions de biens et d’équipements, ceux dont a besoin la Garde Nationale dans son ensemble.

Selon le niveau d’utilisation, un matériel ou équipement rarement utilisé peut n’être que stocké par la Garde Nationale dans des villes libres déterminées et être utilisé partout dans les établissements d’éducation et de formation pour la sensibilisation et l’apprentissage de leurs maniements.

La Ville libre équipe sa Garde Nationale des moyens matériels et logistiques pour que son personnel soit nourri, logé et équipé selon les besoins et les particularités locales. Ces moyens matériels et logistiques sont dimensionnés pour faire face à des crises et être utilisés par une forte mobilisation des citoyens ou le cas échéant par l’arrivée de renforts d’autres villes libres.

Ces logements, équipements de restauration, équipements sanitaires, locaux de travail et de réunion, d’entraînement, servent également, le cas échéant d’accueil et de logement temporaire pour les citoyens nécessiteux ou victimes de sinistres dans leurs logements civils. En contrepartie de ces aides temporaires, les citoyens nécessiteux et membres de droit de la Garde Nationale participent, le cas échéant, au travail de l’alimentation du personnel et de l’entretien des logements et bâtiments de la Garde Nationale. Dans une Ville libre, le droit au logement et à la nourriture pour tous les citoyens, est ainsi assuré par les services de la Garde Nationale. Ce travail est rémunéré en monnaie pleine ou en droits sociaux pour utiliser les biens communs. De même, en cas d’attente pour intégrer une nouvelle équipe de projets de vie, un citoyen peut s’engager temporairement à temps plein ou partiel dans la Garde Nationale. C’est un moyen d’éviter le chômage frictionnel. Ces deux cas : citoyens en état de nécessité absolue et en chômage frictionnel, sont des dysfonctionnements dans l’organisation des Réseaux de Vie et l’action politique de la Ville libre doit y mettre fin le plus rapidement possible.

 

technologiques :

La protection et la lutte contre les risques et les menaces ont besoin des technologies les plus avancées en l’état des connaissances actuelles. Les citoyens au niveau local dans le cadre de la Garde Nationale utilisent l’alliance des contraires et la subsidiarité pour évaluer les conséquences d’une nouvelle technologie dans leur environnement tout comme pour évaluer les technologies installées et utilisées par les dirigeants du système de pouvoir libéral. La Garde Nationale de la Ville libre présente à l’assemblée de l’action politique les recommandations à suivre pour accepter ou refuser, détruire les installations d’une technologie selon qu’elle présente ou pas un risque pour la vie et la biodiversité.

Nous avons présenté une liste non exhaustive des principaux risques et menaces pour la Vie sur Terre. Les citoyens à travers l’Union de la Garde Nationale disposent des moyens pour que la solution optimale obtenue pour gérer un risque soit généralisée de suite à l’ensemble des Villes libres et des équipes de projet de Vie. Lorsque l’interdiction d’une technologie soulève un litige avec des états ou des firmes multi ou transnationales qui ont développé cette technologie, ce litige est porté devant le collège de la Justice de la Confédération et le cas échéant, un traité de paix est proposé par la Confédération à l’institution étrangère plaignante et ce traité est suivi par les Chefs de Guerre.

Les technologies qui sont interdites d’utilisation par les Réseaux de Vie, ont leurs brevets et modes opératoires confisqués et conservés au secret dans une banque de données gérées par la Confédération. Cette confiscation et cette mise au secret représente la clause principale du Traité de Paix proposé par la Confédération aux états ou aux firmes multi ou transnationales, aux sociétés commerciales ou publiques.

Les technologies de mesure et de surveillances des risques et des menaces sont développées en partenariat avec la Défense Nationale et le cas échéant des institutions étrangères liées par un Traité de Paix.

 

humaines :

Le personnel de la Garde Nationale suit la même gestion que celle utilisée pour les équipes de projets de Vie. Les définitions de postes utilisent la même méthode de description et d’évaluation des niveaux de responsabilités. La grille de rémunération est identique selon les niveaux de responsabilités occupés par les membres de la Garde Nationale.

Lors des périodes de crises, la forte mobilisation de la Garde Nationale fait varier les effectifs selon les nécessités et les urgences locales. Le transfert de personnel en fonction des compétences utilisées est organisé entre les Villes libres ou le cas échéant au niveau de la Confédération.

Au niveau de la gestion prévisionnelle des compétences dans les Réseaux de Vie, nous l’avons dit, l’éducation et la formation et à la prévention des risques et des menaces forme un des deux piliers de l’éducation à la culture humaniste. Les jeunes citoyens, très tôt, peuvent donc s’essayer à satisfaire leurs curiosités intellectuelles ou spirituelles et la démarche de l’assurance à la solidarité va leur montrer l’utilité de ces connaissances pour vivre en paix et ainsi mieux partager leurs amours. Les différentes équipes de professionnels rassemblées dans la Garde Nationale de leurs Villes libres sont autant d’occasions de découvertes, de stages, de travaux ponctuels, certes pour choisir l’équipe dans laquelle ils vont demander à passer leur période minimale de Garde Nationale mais aussi pour choisir le domaine d’activité dans lequel ils veulent s’investir pour commencer leur parcours professionnel. A la fin d’un de leur projet de vie, grâce aux connaissances découvertes lors de leurs passages dans la Garde Nationale, ils pourront plus aisément choisir vers quel risque ou quelle menace ils veulent maintenant s’investir.

Les postes de travail de la Garde Nationale à travers leur orientation dans la prévention des risques et des menaces proposent de nombreuses occasions de prendre des initiatives, des responsabilités, spécialement lors des périodes de crise et de survenance des sinistres. La démonstration des aptitudes au commandement, à la prise d’initiatives et de créativité face à l’imprévu et au milieu des dangers, le calme et le sang froid pour réaliser des tâches complexes, urgentes et ainsi sauver des personnes ou des biens, sont autant de compétences qui permettent de postuler à des niveaux de responsabilités supérieures, soit dans les équipes actuelles soit pour créer de nouvelles équipes dans d’autres Villes libres ou d’autres pays liés par un traité de Paix.

 

financières :

Dans le système de pouvoir libéral, les activités de prévention des risques et des menaces sont financées par un transfert de revenus entre la propriété privée et la propriété collective, c’est à dire par des taxes et impôts. Une privatisation de ces activités a été menée ou des concessions de service public ont été établies mais ces activités se prêtent mal à la recherche de profits importants et de dividendes élevés chaque année. Les actionnaires utilisent alors des économies d’échelle négatives et la diminution des budgets de fonctionnement y compris ceux de la sécurité, la suppression des postes de travail, ont conduit à des situation de crise sociale et à des dysfonctionnements graves qui sont autant de scandale d’état pour les gouvernements qui ont légitimé ces mesures prescrites par l’idéologie néo libérale et les directives des dirigeants du système financier anglo-saxon et du patronat historique de l’ère industrielle.

Dans les Réseaux de Vie, nous l’avons montré, l’utilisation de la complémentarité entre les 3 formes de propriété individuelle, commune et collective permet de répartir directement l’activité humaine et les richesses produites par le travail de tous. De même, les moyens de contrôle de l’économie et des états que sont principalement la monnaie émise par des banques centrales privées,l’argent-dettes, puis le système électoral représentatif que les plus riches peuvent utiliser pour placer des politiciens fidèles à leurs intérêts, ces moyens de contrôle ont disparu lors de l’abandon des systèmes de pouvoir.

Le travail réalisé dans le cadre des activités de la Garde Nationale est ainsi financé par l’utilisation de la monnaie pleine et des droits sociaux. Un bilan peut être établi entre ces dépenses de prévention des risques et des menaces et les gains obtenus par la réduction des sinistres et des dégâts causés aux personnes et à leur santé, aux biens, à l’environnement, à la biodiversité, etc. Nous aborderons ce point lorsque nous présenterons le calcul du coût d’obtention de la Qualité et celui de la Solidarité (et aurons abandonné le calcul actuel du PIB). De même, le mode de création et d’utilisation de la monnaie pleine et des droits sociaux sont présentés dans les institutions économiques et les institutions sociales.

La gestion financière, du fait de l’autonomie de la Garde Nationale, n’est pas assurée par les centres de gestion des Villes libres et des équipes de projets de vie mais directement par le centre de gestion de la Garde Nationale au niveau local puis au niveau confédéral. Les litiges sont réglés de la même manière que les autres, le cas échéant devant la Confédération et le collège de la Justice. Lorsqu’une ville libre décide d’allouer des moyens supplémentaires temporaires, le cas échéant, ce financement est à la charge de la Ville libre. C’est notamment le cas dans le domaine social, lorsqu’il y a eu dysfonctionnement local au niveau de l’assurance et de la solidarité.

 

bouton up 

 

Les équipes de projets de vie qui développent la Sécurité publique.

 

Certaines activités pour contrôler et prévenir des risques ou des menaces requièrent des travaux réguliers, importants avec des expertises spéciales. Il n’est pas opportun ni judicieux que chaque Ville libre demande à sa Garde Nationale d’assurer ces activités. Une mutualisation de ces moyens et de ces compétences entre une association de Villes libres ou une gestion directement par la Confédération est alors mise en place. Ces activités et ces moyens matériels, ces compétences sont regroupées dans une équipe de projet de vie qui fonctionnent comme une institution économique et comme toutes les équipes de projets de vie, elle dépend du pouvoir de l’assemblée de l’action politique d’une Ville libre, d’une association de Villes libres ou directement de la Confédération après que son travail ait été validé par la Garde Nationale.

Parmi ces activités qui préviennent et luttent contre les risques et les menaces les plus courants, nous trouvons la sécurité contre les inondations et leur prévention par les travaux de génie civil, la sécurité contre les risques industriels et les risques nucléaires, les pollutions, les risques contre la santé, l’environnement et la biodiversité, les risques de dérèglement du climat…

Chaque citoyen membre de ces équipes de projets pour la Sécurité publique est également membre d’office d’une Garde Nationale locale. Mais dans le cadre de ces activités de prévention à moyen et long terme, les décisions ne requièrent pas tous les jours des aptitudes au pouvoir et au commandement et elles ne sont pas fondées sur l’exercice direct de la mission d’autorité individuelle. En cas de dysfonctionnement dans l’organisation du travail et la réalisation des objectifs, comme il s’agit de protection et de sécurité civile, les membres de ces équipes de projets pour la Sécurité publique peuvent de suite demander l’intervention, le conseil et l’aide des experts chargés de ces domaines de compétences au sein de la Garde Nationale, sans passer forcément par l’intervention d’une Ville libre.

 

La Défense Nationale

 

La cible à éliminer et le changement de contexte géopolitique.

L’abandon des systèmes de pouvoir et le développement des organisations en réseaux de vie sociale, ce changement de civilisation, n’a pas été fréquent et régulier à travers l’histoire de notre humanité. Nous avons indiqué que le pillage des civilisations fondées sur des Réseaux de Vie sociale par des peuples barbares et organisés en système de pouvoir militaire despotique ou tyrannique ne sont pas si nombreux que cela par le fait que les peuples soumis à des systèmes de pouvoir ont rarement su s’en libérer. L’Europe depuis la conquête par le système de pouvoir militaire romain a vécu jusqu’ici sous la domination des systèmes de pouvoir, soit depuis plus de deux mille ans. Mis à part les deux siècles florissants de l’époque médiévale et le temps des cathédrales, les mouvements pour quitter les monarchies absolues, la théocratie de la papauté romaine, le système de pouvoir économique capitaliste et le système de pouvoir politique communiste, n’ont été qu’épisodiques et voués à des luttes clandestines en tant que réseaux de résistance. La plupart des civilisations florissantes de l’antiquité ont été détruites, ont disparu suite à des catastrophes naturelles. Une des dernières en date est certainement la civilisation Maya en Amérique centrale, disparue avant la destruction de l’empire inca mis en place avec l’aide des templiers exilés dans leurs colonies du continent américain après la destruction de leur Ordre en France.

La Défense des Réseaux de Vie prend ainsi une dimension toute particulière et exceptionnelle. Les dirigeants de l’oligarchie financière anglo-saxonne qui domine l’économie du système libéral ont créé abondamment de la monnaie pour soutenir les armées des monarchies qu’ils dirigeaient. En France également dès Louis XIV et Louis XV une famille de banquier, les Pâris, puis Jean-Joseph de Laborde, sous le premier Empire avec Napoléon Bonaparte, des banquiers sont capables de financer les guerres qu’ils organisent autant pour s’enrichir que pour éliminer d’autres banquiers concurrents. Nous savons depuis que Napoléon se cessait de se demander pourquoi ses victoires militaires ne suffisaient pas à établir une paix durable et nous connaissons aujourd’hui la réponse : parce que les monarchies anglaises, autrichiennes, prussiennes, russes recevaient des aides financières sans limites de la part de la famille de banquiers Rothschild depuis Londres… jusqu’à la défaite finale de Napoléon à Waterloo.

Au XXème siècle la préparation et le financement des deux guerres mondiales sont menés par cette oligarchie financière anglo-saxonne et les généraux Patton et de Gaulle en 1945, avoueront n’avoir rien compris à la conduite militaire de cette guerre qui a été menée bien plus pour des objectifs politiques et financiers en vue de la domination et de l’Europe et de la Russie par les armées allemandes sous la dictature nazie mise en place en 1933 par Wall Street et les grands industriels allemands. Nous présentons ces  » affaires « , ce Big Business avec Hitler, la finance de Schacht pour redresser en 4 ans l’économie allemande dans la partie Histoire des conflits entre organisations en réseaux de vie et systèmes de pouvoir. Le cœur du conflit depuis les années 1911 et la création de la Réserve Fédérale américaine puis de la BRI à Bâle en Suisse est la maîtrise de la création monétaire à partir de rien (ex nihilo) par les banques centrales privées aux mains de quelques familles de banquiers anglo-saxons, les nouveaux maîtres du monde. L’interdiction absolue d’utiliser une monnaie pleine, sans dettes est devenue ainsi un casus belli primordial envers quiconque interviendrait pour changer de civilisation et ruiner cette oligarchie financière anglo-saxonne. Nous poursuivrons ce propos lorsque nous aborderons la monnaie pleine dans les institutions économiques des Réseaux de Vie.

Organiser la Défense des Réseaux de Vie en utilisant à nouveau une monnaie pleine pour rémunérer le travail des français et des autres membres étrangers des Confédérations de Vie sociale, permet de produire les armements nécessaires et indispensables à cette Défense et de rémunérer les soldats sans dettes et… donc sans aucun pouvoir de contrôle de la part de ces maîtres du monde, ces familles de banquiers anglo-saxons. C’est un changement radical pour les militaires européens soumis aux politiques de rigueur et d’austérité budgétaire qui ont enlevé aux armées européennes toute capacité de défendre durablement un territoire, sans l’aide américaine et encore ? De même pour les nouvelles formes de guerre : économique, électronique, informatique, biologique, sanitaire, chimique, climatique… la supériorité de l’arsenal américain financé par l’oligarchie anglo-américaine n’existe que parce que les autres pays, y compris alliés aux USA, doivent se contenter d’utiliser l’argent-dettes, s’endetter sur les marchés financiers et ainsi en arriver aux programmes de restrictions budgétaires pour leur Défense et leurs armements.

La Défense des Réseaux de Vie définit son cœur de cible, son ennemi principal : les dirigeants anglo-saxons qui, avec leur pouvoir sur la haute finance, ont organisé les deux guerres mondiales et depuis, les autres guerres régionales, locales. Nous l’avons indiqué en janvier 2011 lors de la publication en ligne sur notre site, du discours du poète aux Glières. Dans le roman rédigé de fin 1990 au printemps 1994 et mis en ligne en 2002, l’équipe des chevaliers va défendre leur mouvement en développant deux centres de guerre électronique pour disposer des capacités d’écoute et de renseignements sur l’ennemi mais aussi pour disposer de capacité à informer les populations sur les missions de leur mouvement dans ces combats pour abandonner les systèmes de pouvoir. Les manœuvres de guerre électronique vont permettre aux chevaliers de remplacer en direct un journal télévisé par leurs propres informations même si cette chaîne de télévision coupe toute alimentation électrique dans ses installations. L’équipe des chevaliers va monter des opérations militaires pour libérer des prisonniers, détruire des camps d’internements et des fortifications en territoire ennemi. La base de la stratégie militaire ne varie pas, l’art de la guerre reste le même :

 » Si vous connaissez votre ennemi et si vous savez ce que vous valez, vous n’avez pas besoin de craindre vos prochaines batailles. Si vous savez ce que vous valez et rien sur votre ennemi, pour chaque victoire remportée, vous subirez une défaite. Si vous ne connaissez rien sur vous-même ni sur votre ennemi, vous succomberez à chaque bataille. »  Sun Tzu-The Art of War.

Le contexte géopolitique, par contre change radicalement. Depuis qu’ils ont accédé au pouvoir après le vendredi 13 octobre 1307 et la destruction de l’Ordre des Templiers par le roi de France, les familles de banquiers, à l’origine située dans les villes-états d’Italie du Nord, Milan, Florence, Venise, se sont ingéniées à fomenter des guerres pour monter les rois, princes, seigneurs, les uns contre les autres, si possible en finançant les deux camps opposés. Avec la fin des monarchies et le développement industriel, ce sont les structures politiques et économiques des États qui ont servi de champ de manœuvres pour manipuler les peuples et leurs gouvernements afin de faire de nouvelles guerres pour dominer les richesses du monde. Depuis la mondialisation de l’économie, fin des années 1990, les États sont devenus des freins et des obstacles pour l’expansion du pouvoir de la haute finance. Les banques centrales privées, les financiers, les fonds d’investissements possèdent les grands firmes transnationales et leurs développement requière encore plus de liberté d’action sur les marchés pour concentrer les richesses dans la ploutocratie financière et laisser les populations dans un retour généralisé de la pauvreté sinon dans la misère.

Dans notre copie en Histoire du Droit et des Institutions contemporaines politiques économiques et sociales pour obtenir le titre de Lauréat de la Faculté de Droit, nous avions simplement indiqué que la structure de l’État, début des années 1970, est devenue obsolète, qu’elle ne sert plus à rien sauf à servir d’écran derrière lequel se cache les véritables dirigeants du pouvoir. Nous n’avions pas nommé ces dirigeants et encore moins présenté la solution pour organiser nos sociétés sans État. Il est fort probable que notre intuition de jeune poète juriste ait été interprété dans le sens de l’idéologie libérale. En clair, le professeur qui a corrigé notre copie a cru que nous indiquions qu’il fallait réduire l’influence de l’État sinon supprimer cette structure politique pour que les dirigeants capitalistes et la haute finance puissent avoir toute facilité pour gérer les marchés à leur guise. Depuis, notre position est devenue claire et nette : quitter les systèmes de pouvoir signifie abandonner également les États.

Les firmes transnationales et les manœuvres de la haute finance ne peuvent pas se protéger derrière un État, les USA et exiger des autres États qu’ils se soumettent aux décisions des firmes transnationales dont les propriétaires sont aux USA. La guerre économique et spécialement celle menée contre la France pour désindustrialiser notre pays et ouvrir ainsi la voie à son appauvrissement, à travers le scandale d’État de la vente des activité d’Alstom à Général Electric, le piège américain tendu en 2013 et 2014, dévoile les nouvelles armes de la guerre économique : le droit et la morale pour imposer à nos groupes industriels l’extra territorialité des lois et directives du Département de la Justice américaine afin de les rançonner en les obligeant à verser au Trésor américain des amendes faramineuses qui affaiblissent d’autant nos entreprises pour les rendre plus facilement à la merci des investisseurs et financiers anglo-saxon à Wall Street et Londres.

La Défenses des Réseaux de Vie ne s’appuie pas sur les mêmes stratagèmes criminels et scandaleux utilisés par la ploutocratie américaine et ses administrations publiques affidées, pourtant la stratégie est la même : ne plus en rester au respect des limites des États mais aller directement attaquer et mettre hors d’état de nuire les dirigeants de cette haute finance anglo-saxonne et leurs firmes multi ou transnationales. Cette cible s’élargit à toutes les organisations financées par ces familles de banquiers et qui propagent sur tous les continents les attentats, les crimes, les émeutes pour déstabiliser les nations, les guerres régionales spécialement dans les régions où sont extraites les ressources énergétiques (pétrole, gaz, uranium, etc.) ou les minéraux indispensables pour les technologies militaires et civiles qui assurent la puissance des organisations qui les possèdent.

Cette stratégie militaire développée par la Défense des Réseaux de Vie ne change guère la stratégie actuelle de l’armée française, au contraire elle la clarifie et lui donne à nouveau (enfin) les moyens de son action qui reste alignée sur deux axes :

la défense militaire du territoire de la nation française qui redevient crédible, opérationnel et dissuasif pour qui voudrait s’y aventurer.

mettre hors d’état de nuire les dirigeants du système de pouvoir libéral et de son oligarchie financière anglo-saxonne, les vainqueurs des deux dernières guerres mondiales. Cette mise hors d’état de nuire s’étend à toutes les entreprises, les sociétés commerciales ou non commerciales qui participent au développement de leur domination mondiale sur les peuples et leurs nations et répandent l’idéologie libérale, néolibérale. Ce combat est mené par la Confédération des Réseaux de Vie pour la libération de notre pays avec le concours des pays qui veulent également quitter cette domination des systèmes de pouvoir et ont fait ce choix de civilisation.

Le but de la Défense des Réseaux de Vie, comme pour les technologies qui sont contraires à la Sécurité publique, est de mettre  » sous la garde du sacré  » la puissance destructrice des armes. Ceci nécessite l’utilisation de nos deux sources de savoir. Nous préciserons ce point plus tard au niveau de la culture humaniste des Réseaux de Vie. Pour le moment, contentons nous de l’image connue dans la bande dessinée Astérix et Obélix, du druide Panoramix qui garde secrète la formule de la potion magique… qui ne se transmet qu’entre les druides pour assurer la paix de leurs peuples.

 

bouton up 

Les équipes de projets de vie qui assurent la défense militaire.

 

Le développement des technologies et la production des armements.

La France après 1945 a mis au point une méthode basée sur le bon sens et qui a fait ses preuves dans notre pays et ailleurs forcément aussi : les technologies sont d’abord développées dans le cadre militaire avant de rejoindre la production pour les consommateurs, les civils. Nous avons participé brièvement à cette stratégie lors de notre passage à Sophia-Antipolis chez un fabriquant de systèmes d’armes et nous l’avons décrite sur notre page : le cas Thomson, dont la situation décrite remonte à la fin des années 1980 et au début des années 1990, lorsque cette stratégie était clairement appliquée et ne faisait pas encore l’objet des mesures libérales des gouvernements pour pratiquer l’austérité dans les budgets des Armées sinon l’abandon de certains moyens de Défense… pour devoir les louer à des fabriquant d’armes  » amis  » et principalement américains, alors qu’à ce moment là, nos technologies étaient meilleures et en avance par rapport aux américaines.

La confédération des Réseaux de Vie a comme première mission de vérifier ce qu’il reste de l’outil industriel après ces attaques de la guerre financière et économique qui en 2000 faisaient écrire à la presse économique autant américaine que française que la France représentait un véritable Eldorado pour les investisseurs. Vingt ans plus tard et avec les leçons funestes et scandaleuses de la crise sanitaire du Covid-19 pour notre pays, nous en connaissons les dégâts que nous devons surmonter et réparer le plus rapidement possible en utilisant la monnaie pleine et non plus en endettant davantage nos finances publiques. Cette remise en place des moyens de Défense implique une clarification au niveau de l’utilisation des technologies qui permettent le contrôle des communications, des données personnelles, qui influencent ou modifient notre santé, l’environnement, la biodiversité. Ces risques et ces menaces, nous l’avons précisé, sont pris en charge par les moyens de la Garde Nationale. Le collège de la Sécurité et de la Défense au niveau de la Confédération a pour mission de préciser les activités de Recherche et de Développement qui sont mises en commun ou attribuées à l’une ou l’autre institution politique.

La question du secret militaire qui conditionne la course aux armements ne se pose plus avec autant d’importance dans le cadre des Réseaux de Vie. D’une part, le but de la Défense est de mettre les armes sous la garde du sacré en étant capables de confisquer et de détruire les armes de l’ennemi et de ne plus utiliser les nôtres tant qu’il n’y a pas de nouveaux ennemis. D’autre part, la première démarche face à un ennemi potentiel ou avéré, est de lui présenter un plan de Paix de manière à être capable de signer avec lui un traité de Paix. Nous en avons déjà parlé au niveau de la Sécurité publique et de la Garde Nationale qui prépare les Traités de Paix dans le domaine de la Sécurité en cas de risques ou de menaces provenant d’une organisation étrangère à la Confédération des Réseaux de Vie. Ce plan de Paix expose à l’ennemi ce que nous lui reprochons et essentiellement la mise au point ou la possession d’armements dont les technologies et leur puissance sont une menace d’ordre militaire pour notre Défense. Nous sommes donc obligés de montrer à cet ennemi que nous connaissons ces technologies et savons les évaluer, voire les maîtriser nous aussi. Dans le cas où cet ennemi refuse de mettre ces technologies et ces armes sous la garde du sacré, comme nous et avec les procédures et les moyens pour les garder sous le pouvoir du sacré, ce Traité de Paix refusé par l’ennemi entraîne une déclaration de guerre par le clan des mères à l’encontre de l’entreprise qui a développé ces technologies et ces armes. Le cas échéant, le gouvernement de ce pays

La Défense comme les autres activités des Réseaux de Vie, utilise les méthodes et moyens de gestion que sont l’alliance des contraires et la subsidiarité, les biens communs, l’utilisation de nos deux sources de savoir, la démarche de la Qualité, de l’Assurance à la Solidarité, la monnaie pleine bien entendu et la gestion des droits sociaux, etc. Au niveau de la subsidiarité, les experts en armements pour les différentes formes de guerre, ont un niveau d’expertise mondial, comme actuellement pour les experts français. A travers le monde, ces experts se connaissent et se rencontrent. L’information circule et vite, surtout dans ce domaine. Un seul exemple : début janvier 1991, le responsable commercial export à Sophia-Antipolis, au cours de notre entretien, reçoit un appel d’un commercial du Pakistan pour des pièces de rechange d’un équipement de sous-marins. Ces pièces identiques ne sont pas du modèle des sous-marins livrés par la France au Pakistan mais à l’Irak. Conclusion immédiate de mon interlocuteur, l’Irak n’a plus de sous-marins en état de marche et donc c’est une menace en moins dans le détroit d’Ormuz. Il téléphone au siège à Paris pour transmettre cette information. Quelques jours après, pour déminer le détroit d’Ormuz, la chasse-mines française qui en est chargée, sait qu’elle ne rencontrera pas de sous-marins ennemis irakiens… et les sonars de la chasse mine française (de Brest) ont, à ce moment là, une technologie meilleure que les sonars américains. La technologie française permettra ensuite les découvertes des épaves du Titanic et du Bismarck…

La présentation d’un plan de paix repose ainsi sur l’état des connaissances disponibles à travers la pratique de la subsidiarité au niveau mondial, sans besoin forcément de percer d’opaques secrets militaires. Le secret militaire est surtout exercé envers les simples citoyens pour ne pas les affoler ou semer la panique mais l’histoire des guerres le démontre, tout se sait et les espions savent faire leur travail, mener leur double jeu si nécessaire et aujourd’hui également les centres de guerre électronique, les lanceurs d’alerte. Ensuite faut-il encore qu’un chef d’état-major ou un président, un secrétaire général du parti, un dictateur, comprennent ces informations et surtout croient en leur exactitude de manière à changer leur raisonnement et leur stratégie, qu’ils aient confiance en ces sources de renseignements ou savent les critiquer si ce sont des pièges. Un plan de paix présenté par la Défense des Réseaux de Vie n’a pas besoin de présenter des pièges ou des zones d’ombre. Tout est clair, soit vous respecter l’existence, la sécurité et la défense des Réseaux de Vie soit votre système de pouvoir risque l’élimination et vos citoyens plus ou moins rapidement vont se libérer de la domination que vous exercez sur eux pour satisfaire vos intérêts personnels. Plus question ici, comme à travers l’histoire, de sombres affaires de dépêches mal interprétées, d’alliances qui doivent ou pas jouer pour sauver l’honneur d’un empire ou d’un pays, de provocations belliqueuses trafiquées cyniquement pour obtenir un motif  » valable  » d’envahir son voisin et chercher à conquérir ses richesses. Nous avons fait un choix de civilisation et ne sommes plus dans le  » vieux  » monde des systèmes de pouvoir !

 

La composition et les activités de la Défense des Réseaux de Vie.

La composition des effectifs ne change guère par rapport aux armées de la République sous système de pouvoir. Les différents corps d’armées adaptés à l’emploi d’armes spécifiques sur Terre, Mer, Air recrutent les compétences indispensables pour assurer les deux axes de la Défense. Comme il n’y a pas de statut différent entre public et privé, l’affectation aux missions de la Défense peut se réaliser rapidement pour des missions temporaires et le cas échéant, les militaires peuvent également être affectés temporairement dans des équipes de projets de vie de la Garde Nationale mais aussi des autres institutions économiques, sociales, culturelles, etc. L’objectif réside bien dans l’élévation des compétences des citoyens. De ce fait, les effectifs opérationnels en cas de guerre sont largement supérieurs à ceux mobilisés en temps de paix.

Les professionnels engagés volontaires ne sont plus dans une  » grande institution muette  » et soumise strictement aux ordres du gouvernement. Tout comme chaque citoyen, ils sont membres d’office de la Garde Nationale et certainement, plus que pour les autres citoyens, ce droit leur permet de s’exprimer dans le cadre de cette institution politique. Spécialement au niveau du premier axe de la Défense nationale : la défense du territoire. L’aménagement du territoire pour éliminer les risques et résister du mieux possible aux menaces intègre évidemment le risque d’une invasion par l’ennemi. Comme pour la mise au point des technologies et des armements, les équipes de la Défense travaillent étroitement avec la Garde Nationale et les équipes de projets de vie des institutions économiques, sociales, culturelles.

Comme pour la Garde Nationale, les postes de travail de la Défense sont évalués en niveaux de responsabilités et la grille de rémunération s’aligne sur les grilles des autres institutions. L’objectif est toujours le même, permettre aux citoyens de choisir leur parcours de vie professionnelle en fonction de leurs centres d’intérêts et de leurs volontés.

Les équipes de Défense qui assurent des missions sur le deuxième axe pour mettre hors d’état de nuire une organisation ennemie utilisent davantage d’experts dans de nombreux domaines de compétences autres que l’utilisation des armes et des systèmes d’armes. La guerre électronique est essentiellement menée par des experts en électronique et en télécommunications, sciences spatiales, en chiffrage et décryptage mais aussi par des experts en politique, économie, sciences humaines, géologie, météorologie, etc. Nous savons que le Pentagone comme les services secrets soviétiques ont engagé des équipes secrètes d’expérienceurs qui ont connu des expériences de médium, de décorporation avec plus moins l’utilisation des pouvoirs du monde supérieur, voire en plus du monde double. D’après les témoignages rapportés dans quelques livres sur ce sujet, il semble que ce soit surtout l’utilisation de la visualisation à distance qui a été la plus testée avec des succès tout relatifs pour pénétrer dans des zones militaires ultra secrètes. L’échec relativement rapide de ces expériences s’explique et nous en parlerons le moment venu lors du mariage des cultures. Il n’en reste pas moins que les pouvoirs des pharaons et des druides, des grands maîtres spirituels vont jusqu’à l’utilisation des pouvoirs destructeurs du monde double. Encore faut-il que les conditions dans la culture d’un peuple civilisé qui sait utiliser nos deux sources de savoir, le permettent.

Plus simplement, les compétences nouvelles dont la Défense doit disposer, se rassemblent autour de sa mission principale : éliminer le système bancaire et monétaire dirigé par les banques centrales privées et la BRI (Banque des Règlements internationaux qui assurent les relations entre les différentes banques centrales privées et les organismes monétaires ou d’investissements internationaux). Ces compétences financières sont complétées par les connaissances juridiques pour supprimer ce système financier privé et l’utilisation de l’argent dettes, du crédit qui crée la monnaie ex nihilo à la manière des faux monnayeurs et pour mettre en place la monnaie pleine et la capitalisation des droits sociaux pour tous les citoyens et leurs institutions. Ce qui n’a pas eu lieu pour le moment et reste interdit et ignoré de la grande majorité des citoyens actuels alors que ces connaissances pour y parvenir sont connues, au moins pour une minorité agissante. Nous y reviendrons lors de la présentation de la monnaie pleine dans les institutions économiques.

Le.a lecteur.rice peut à ce stade trouver qu’il va être difficile sinon quasi impossible de réunir toutes ces compétences au sein d’une Défense nationale des Réseaux de Vie. Qu’il.elle en soit rassuré.e de suite. Nous n’inventons rien, une fois de plus nous nous souvenons que ceci eut lieu, en Europe et comme nous l’avons souvent mentionné, à l’époque médiévale, la dernière période florissante organisée en Réseaux de Vie. Ces personnes à la fois soldats, banquiers, entrepreneurs et aménageurs d’environnement, connaissant les sciences et enrichis de leur démarche spirituelle, capable de développer l’économie d’un territoire et de mettre en place une démocratie directe locale participative, sachant établir des liens commerciaux et de paix avec d’autres peuples comme les vikings pour apprendre d’eux l’art de la navigation vers les autres continents et particulièrement vers les Andes de Tihuanaco, l’argent du Mexique, les peuples iroquois de la baie du Saint-Laurent… ces défenseurs du temps des cathédrales, nous les connaissons même si ce sujet reste tabou dans le système politique et scolaire français, ce sont les chevaliers du Temple mais aussi les autres chevaliers, Hospitaliers, Teutoniques, etc.

A ce niveau, reste une dernière question à trancher : dans le Saint Empire Romain Germanique, l’ordre des chevaliers teutoniques n’a pas été détruit en 1307, il a été vaincu lors des guerres incessantes avec les peuples voisins de l’Est, de l’Asie ou du Moyen Orient qui tentaient d’envahir la région. L’armée allemande conserve aujourd’hui pourtant la croix teutonique. Pourquoi la croix pattée des Templiers ne pourrait-elle pas être reprise par certaines unités de la Défense nationale des Réseaux de Vie français. Face à l’oligarchie financière anglo-saxonne et sur le sol américain où les templiers et leur flotte ont été, cet emblème trouve toute sa portée et son sens. Tant que les templiers ont été à la gestion du sol de France, les familles de banquiers n’ont pas pu s’enrichir effrontément et exagérément, elles étaient écartées des affaires. Que dire alors d’une Défense des Réseaux de Vie qui à travers l’union politique de la Confédération européenne des Réseaux de Vie, présente côte à côte les emblèmes de la croix pâtée templière et de la croix teutonique ? En débarquant à nouveau dans la baie de Chesapeake pour aller à Wall Street après être passée par la City de Londres, cette troupe aurait fière allure… et toute chance de victoire, vous ne trouvez-pas ? Notre choix de civilisation serait alors bien confirmé et établi pour une nouvelle période florissante, celle dont nous tant besoin pour vivre libre des jours plus heureux… en étant en Sécurité publique et en Défense nationale bien et mieux protégés.

bouton up 

 

La Confédération et ses missions pour la Sécurité et la Défense.

 

Au niveau Confédéral, les 3 collèges, respectivement de l’Économie, la Justice, la Sécurité et la Défense, travaillent ensemble pour gérer la Sécurité et la Défense. Les mesures prises au niveau local en fonction des particularités de chaque région ou chaque ville libre tiennent compte des apports de la subsidiarité et de l’alliance des contraires pour obtenir la solution optimale pour un dysfonctionnement ou un nouvel objectif au niveau de l’activité humaine et ses 3 niveaux. De ce fait, la Confédération a essentiellement un rôle d’arbitrage pour donner de la cohérence et de l’efficience dans l’activité des Réseaux de Vie tout en garantissant un haut niveau de Sécurité et de Défense afin que cette activité se déroule dans la Paix aussi bien civile que militaire.

Le collège de l’Économie vérifie que les moyens sont suffisants pour garantir le travail indispensable à la vie et à la réalisation des œuvres, des biens communs dont les Réseaux de Vie ont besoin. Le collège de la Sécurité et de la Défense, de même, vérifie qu’il dispose des moyens pour assurer ses missions avec succès. Le collège de la Justice vérifie avec son expérience dans l’alliance des contraires et de la subsidiarité que cette planification des moyens et des ressources développe et renforce la Justice parmi les Réseaux de Vie : justice sociale et minimisation des violences et des inégalités, minimisation des litiges potentiels dans l’application de ce plan et l’exercice du commandement.

Nous le répétons, le développement des Réseaux de Vie est limité par deux évènements prévisibles : le manque de compétences et d’effectifs, le manque de main d’œuvre compétente d’une part et d’autre part, évidemment, une guerre qui viendrait détruire leurs réalisations. L’élimination de l’oligarchie financière anglo-saxonne peut être rapide. Lionel de Rothschild, en 1863, dans son journal, le Times de Londres en convenait déjà :

 « le pays qui utilise cette manière simple (la monnaie pleine) de rémunérer le travail , aura un gouvernement (qui) pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. » C’est pour cette raison qu’il intervint avec ses agents pour mettre fin à l’utilisation de cette monnaie souveraine par Abraham Lincoln, Président des USA dont nous savons qu’il fut assassiné le 14 avril 1865 à Washington.

La priorité au niveau de la Défense des Réseaux de Vie dont la Confédération doit se porter garante est de protéger ses dirigeants contre cette coutume criminelle de l’oligarchie financière anglo-saxonne. La collégialité du fonctionnement des institutions, l’action politique exercée depuis le niveau local jusqu’aux unions de la Confédération et de la Garde Nationale, permettent en principe que le fonctionnement des Réseaux de Vie ne soit pas brisé par l’assassinat d’un.e ou de plusieurs chefs de guerre ou de porte-parole, de dirigeants locaux des Villes libres et des équipes de projets de Vie. Mais ce risque politique ne concerne pas uniquement les assassinats. Pour déstabiliser un pays, un gouvernement, un parti politique, un dirigeant politique, ces maîtres du monde ont utilisé dans le cadre du système de pouvoir libéral, bien d’autres méthodes criminelles. Les membres des 3 collèges de la Confédération avec l’appui des experts en Sécurité et en Défense ont pour mission et responsabilité directe, d’évaluer tout ce qui, dans ce plan d’activités, est susceptible de déclencher de telles hostilités et réactions criminelles de la part de ces maîtres du monde et de leurs milices. Quels vont être les mouvements qui seront financés et dirigés pour venir attaquer et détruire tel ou tel Réseau de Vie ?

C’est à partir de ce plan d’action, de cette évaluation et avec l’expérience et les acquis des Traités de Paix précédents, que la Confédération va définir sa stratégie pour contrer de suite ces attaques potentielles et prévisibles par la présentation d’un plan de Paix à l’organisation adverse ciblée pour sa capacité de nuisances envers les intérêts des Réseaux de Vie.

bouton up 

 

Les Traités de Paix.

 

Lors d’une crise ou d’une guerre, d’une catastrophe, l’histoire nous apprend qu’il y a toujours eu quelqu’un et un moment propice pour les éviter. Ces occasions perdues et qui coûtent très chères pour l’humanité et la Vie sur Terre s’expliquent dans les systèmes de pouvoir essentiellement par des jeux d’intérêts, des conflits entre dirigeants et depuis deux siècles par l’intervention des banquiers et de la haute finance pour tenter d’établir un gouvernement mondial des plus riches. La survenance imprévue de conflits, de risques et de menaces, malgré les efforts de Sécurité et de Défense, reste possible. Les citoyens dans les Réseaux de Vie disposent d’institutions politiques pour réagir immédiatement et utiliser ces moments propices pour éviter le basculement dans le malheur, le désastre, les horreurs des guerres et rester passif face à l’adversité des catastrophes naturelles.

L’utilisation des deux unions politiques que sont la Confédération et la Garde Nationale renforce la cohésion et la mobilisation, le rassemblement des citoyens dans cette lutte, ce combat imposé par ces évènements funestes.

L’Union politique, dans les Réseaux de Vie, vient renforcer l’action politique des citoyens et leur mission d’autorité. La pratique de l’alliance des contraires et de la subsidiarité se déroule dans le respect des particularités locales, géographiques, climatiques, culturelles, etc. L’Union politique ne vient pas tout à coup mettre de côté, effacer ces adaptations de la solution optimale aux particularités locales et imposer uniformément de nouvelles solutions compte tenu d’une crise ou d’une guerre. L’Union ne concerne pas un changement dans le fonctionnement des Réseaux de Vie, elle porte simplement sur l’union des moyens, des ressources, des compétences pour faire face à un dysfonctionnement, une crise, une guerre. La Confédération et la Garde Nationale disposent ainsi du pouvoir et du commandement pour mettre en place, selon la décision de l’action politique des citoyens, un plan de guerre ou de mise en sécurité qui rassemble les forces nécessaires pour vaincre cette difficulté, ce risque ou cette menace. Le plan annuel de répartition des moyens et des ressources est alors modifié pour prendre en charge cette nouvelle priorité vitale.

En disposant des forces utiles et nécessaires, la Confédération qui avec ses trois collèges, prépare un plan de Paix dans le but de signer avec l’adversaire un Traité de Paix, signifie déjà à cet adversaire, qu’elle se présente à lui en tant qu’Union des Réseaux de Vie.

Pour élaborer ce plan de Paix, la démarche de base est connue : c’est la méthode de communication de l’Assertivité. La Confédération élabore une réponse assertive face à l’organisation qui présente un risque ou une menace pour elle. Le plan de la réponse suit 4 étapes : décrire objectivement la situation qui présente un risque ou une menace, exprimer son sentiment face à cette situation, présenter une solution, garder le dialogue ouvert.

La description objective du risque ou de la menace, nous l’avons déjà évoquée, repose sur les renseignements obtenus par les diverses sources civiles et militaires utilisées par la Confédération. Lorsque de nouvelles technologies sont utilisées par l’adversaire, cette description objective du risque ou de la menace présente suffisamment de connaissances pour que l’adversaire comprenne que la Confédération possède plus ou moins elle aussi ces nouvelles technologies.

L’expression du sentiment décrit une colère légitime contre des agissements hostiles à la valeur de Paix, socle de la culture humaniste et du choix de civilisation développé par les Réseaux de Vie. Cette colère s’exprime dans le but de mettre fin à ce risque ou cette menace.

La proposition de solution est de nature à mettre fin à ce risque ou cette menace. Bien entendu, c’est la partie du plan de Paix qui va prendre le plus de temps et de travail.

La solution proposée repose sur deux piliers : un pilier technique et un pilier politique et social.

les arguments techniques reprennent la solution optimale obtenue par la subsidiarité face à ce risque ou cette menace. Soit elle a déjà été obtenue par une Ville libre, une équipe de projets de Vie ou par la Garde Nationale, soit dans le cas contraire, la Confédération nomme l’institution politique la mieux adaptée qui assume alors la responsabilité directe d’obtenir cette solution optimale en l’état des connaissances disponibles. Et ceci prendra le temps qu’il faudra.

l’argumentation politique et sociale reste toujours la même. Elle démontre à l’adversaire que s’il avait fait le même choix de civilisation et mis en place ses Réseaux de Vie sociale, ce conflit, ce risque ou cette menace n’existerait pas ou aurait trouvé sa solution optimale depuis un certain temps, notamment à travers la Solidarité exercée entre Confédérations des Réseaux de Vie à travers le monde.

La clause essentielle de ces Traités de Paix est la reconnaissance du droit à l’éducation à la culture humaniste et au fonctionnement des Réseaux de Vie dans les villes, régions, pays, continents encore organisés en système de pouvoir. Le Traité de Paix, à travers ce droit à l’éducation sur les connaissances interdites, écartées par les systèmes de pouvoir, rend possible l’évolution de ces peuples pour sortir de leur soumission à des idéologies dont ils ne veulent plus, soit en tant que minorités agissantes soit en tant que déjà majorité silencieuse jusque là conformiste ou dans une soumission librement consentie. Lorsqu’une ville, région, pays, présente des dirigeants autocratiques qui refusent ce Traité de Paix et donc l’accès à cette éducation à la culture humaniste, la Confédération des Réseaux de Vie et ses chefs de guerre mettent en place les moyens pour mettre hors d’état de nuire ces dirigeants ainsi que les moyens politiques, économiques, sociaux, culturels et militaires pour soutenir les mouvements de résistance à ces dirigeants des systèmes de pouvoir. Tel est l’objet des institutions politiques de Sécurité et de Défense des Réseaux de Vie.

Le contenu de cette éducation à la culture humaniste est développé dans la Partie 4 où sont décrits les différents réseaux de production des richesses matérielles et immatérielles, notamment les réseaux de gestion de l’autorité et de la minimisation des violences.

bouton up 

 

La déclaration d’état de guerre.

 

Lorsque le Traité de Paix est définitivement rejeté par l’adversaire qui est, rappelons le non pas un état ou une nation prise dans son ensemble mais une organisation précise et ses équipes dirigeantes, notamment ses actionnaires, la Confédération des Réseaux de Vie envoie une déclaration de guerre à cette organisation.

Pour préparer cette déclaration de guerre, les 3 collèges de la Confédération sont rejoints par le clan des mères qui est une institution présente dans le cadre des institutions sociales, que nous aborderons plus loin. La décision finale revient au clan des mères dont les dirigeantes recueillent le vote de leurs citoyennes.

Les mères évaluent les capacités des chefs de guerre à mener le combat, notamment à travers leurs travaux depuis l’élaboration du plan de Paix mais aussi à travers l’ensemble de leurs expériences, notamment acquises à travers la démarche personnel initiatique spirituelle vécue dans les institutions initiatiques sociales et culturelles que le clan des mères dirigent le plus souvent. Nous y viendrons lorsque nous présenterons ces institutions sociale et culturelles. Leur utilisation est décrite dans le roman mis en ligne. Elles évaluent aussi les pertes humaines ainsi que les dégâts que les Réseaux de Vie peuvent subir. C’est à elles, en tant que mères, d’accepter ou non que leurs enfants partent à la guerre, sacrifice inestimable pour défendre les valeurs d’Amour et de Paix.

Ces soldats, combattants, résistants qui partent défendre leur choix de civilisation, ne sont plus ces militaires des armées soumises aux intérêts des dirigeants des systèmes de pouvoir et qui pour la plupart, dans le passé, n’ont pas su vraiment pour qui ils allaient périr. Poètes et philosophes en ont tiré la leçon de vie politique, économique et sociale, culturelle et celle-ci reste un argument pour que les citoyens des nations encore soumises à des systèmes de pouvoir acceptent d’écouter et de suivre le Traité de Paix proposé par celles et ceux qui ont déjà fait le choix de vivre libre dans un autre civilisation, celle de l’humanité en paix et qui s’enrichit de ses amours :

« On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » Anatole FRANCE (1844-1924), L’Humanité, 18 juillet 1922.

 » La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » Paul Valéry.

Reste cette affirmation sur laquelle mères et enfants peuvent partager leur farouche détermination à vivre libre :

« Dans ce monde il n’y a que deux forces, le glaive et l’esprit. A la longue l’esprit a toujours vaincu le glaive » Napoléon Bonaparte.

bouton up