fileane.com

Suivre l'étoile de la Merica

12 mai 2012

Lorsque les hommes ne savent plus où aller, que certains parmi leurs dirigeants les enferment dans un système inextricable pour les dominer davantage et usurper le fruit de leur travail, lorsqu'il ne s'agit plus seulement de savoir s'il faut aller à Berlin, à Paris, à Londres à Rome ou à Moscou alors que l'on a déjà oublié Athènes comme hier ils ont bien été obligés d'oublier Eleusis et le chemin qui va de ce centre initiatique jusqu’au bord du Nil et à Dendérah, le poète, un homme normal qui évolue dans sa condition humaine parmi les siens, cherche dans le ciel étoilé d'un printemps ou d'un été comme celui de l'hiver le plus froid, l'étoile de la Merica pour retrouver son chemin de vie.

L'étoile de la Merica, en la suivant dans le vent des alizés, nous ramène sur les côtes américaines. C’est de là bas que sont venues les crises mondiales, les dirigeants qui ont planifié et financé et dirigé les guerres mondiales, c'est là-bas que le rêve humain s'est détruit dans les génocides, le cynisme économique, les mafias et les gangs pour laisser place à la chimère d'un gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Alors pourquoi en ce mois de mai 2012, faudrait-il quitter Paris pour aller à Berlin alors que depuis New York, la décision a été prise d'affaiblir l'Europe afin de protéger une économie américaine en faillite ? La dictature financière, les nouveaux maîtres du monde, comme régulièrement dans le passé, a réussi à appauvrir des millions de citoyens nord-américains comme des millions de citoyens des pays soumis à la doctrine libérale et à la puissance économique du système capitaliste. Spéculer contre l'euro depuis 2010 a pour but de mettre au même niveau sur les marchés financiers le cours de l'euro et le cours du dollar. De cette manière les investisseurs et les épargnants vont avoir à nouveau intérêt à placer leur argent plutôt à New York qu'en Europe, ce qui préserve la santé du dollar, cette monnaie qui est au coeur du système de la puissance financière dominée par les banques centrales privées aux mains des familles ancestrales de banquiers. Bien entendu comme cet argent n'est plus disponible pour des investissements en Europe (il s'agit de pouvoir utiliser ces sommes aux USA afin que la ruine économique ne se traduise pas en implosion du pays lui-même), il ne peut plus y avoir raisonnablement qu'une seule politique économique en Europe : la rigueur, rien que la rigueur.

Alors que dire à Berlin ? Tenter de sortir de cette crise financière en trouvant une idée de génie commune d'abord à la France et l'Allemagne puis à l'ensemble de l'Europe ? Est-il possible d'échapper à cette domination financière de Wall Street alors que ce sont eux qui depuis plus d'un siècle arrangent le cours des affaires dans le sens de leurs intérêts privés ?

Le poète des bords du Rhin, à mi-chemin entre Paris et Berlin, n'a qu'une envie éprouvée par l'histoire douloureuse subie par ses aînés : comment faire comprendre à Paris et à Berlin et surtout à Berlin qu'ils ont été manipulés depuis New York, la seconde fois encore plus horriblement que la première. Alors oui, avant de prendre le café mit Kuchen, de se détendre un peu et de plaisanter, il est grand temps de relire notre histoire commune pour comprendre les marques des drames qui ont parcouru nos peuples alors que pendant plusieurs siècles déjà, le même courant de connaissances, de culture et de croissance avait permis la construction au bord du Rhin de nos cathédrales pour fixer sur le sol d'Europe de nouveaux ferments issus des vieilles souches du savoir des hommes sauvés du dernier grand cataclysme. Peu avant la construction des cathédrales, les savants, les moines, les chevaliers, les marins se sont remis à suivre une fois de plus l'étoile de la Merica. Au bout de cette route, sur les bords du Saint-Laurent, ils ont appris aux nations iroquoises à vivre en paix au sein de la grande loi qui lie et plus au sud, à travers la cordillère des Andes, après avoir retrouvé Tiahuanaco, ils ont participé à l'édification de la civilisation inca. Il est possible que dans une région qui se soit développée, certains dirigeants se combattent pour s'approprier les richesses ainsi produites. Mais il est toujours possible alors de porter cet enseignement dans des régions qui ne supportent plus la guerre entre elles afin que d'autres peuples apprennent à vivre ensemble en croissance pour développer une civilisation florissante.

Parisiens et Berlinois ont suffisamment de documents à lire pour comprendre comment la seconde guerre mondiale a été décidée avant même la fin de la première guerre mondiale, comment les banquiers de Wall Street ont financé le bolchevisme puis le nazisme afin que cet affrontement sur le sol européen scelle l'avènement de la puissance économique américaine. Cette séance de lecture portera bien entendu sur quelques pages du procès des dirigeants d’IG Farben lors du procès de Nuremberg. Le président et la chancelière pourront convenir ensemble que c'est bien le représentant local de la Chase Manhattan Bank et de Rockfeller, principal actionnaire avec Rothschild de ce cartel chimique mondial, qui remit l'argent pour payer régulièrement la solde des gardiens des camps de concentration et d'extermination, spécialement celui d'Auschwitz. Ces deux lecteurs peuvent remonter dès les années 1928 pour trouver trace de la fourniture gratuite de 400 000 pistolets-mitrailleurs Remington, propriété de Rockfeller et JP Morgan, au SA de Hitler. Ce sont les dirigeants américains qui ont imposé le plan Morgenthau en 1945 pour réduire l'Allemagne vaincue à un pays pauvre agricole puis ont mis en place le plan Marshall pour que l'Allemagne entre dans le rempart européen contre l'Union soviétique. Ce sont les banquiers de l'oligarchie financière qui ont décidé que cette fois-ci l'Allemagne ne rembourserait pas les dettes de guerre puisqu'il n'y avait plus besoin d'une troisième guerre mondiale maintenant que les Etats-Unis étaient devenus la première puissance mondiale et que la guerre froide suffisait à leur prospérité.

Il n'est peut-être pas nécessaire que l'un interroge l'autre sur le déséquilibre industriel créé depuis les années 80 entre la France et l'Allemagne. Les dirigeants politiques des deux pays ont été les fidèles serviteurs de l'oligarchie financière anglo-saxonne, leurs peuples l'ont bien compris et ne le supportent plus, au moins publiquement depuis une semaine en France. Ce qui importe dorénavant, c'est notre devenir, l'achèvement de la construction européenne et cette fois-ci sans allégeance ni à Wall Street ni aux dirigeants politiques américains.

Réconfortés par un café schnaps mit Kuchen, le poète les verrait bien discuter ardemment du projet d'une Europe enfin retrouvée. Comment imaginer une Europe capable de gérer sa croissance avec ses atouts et compte tenu de ses faiblesses ? Comment échapper enfin et définitivement à cette oligarchie financière anglo-saxonne qui dans sa volonté chimérique de domination des états a pris la relève de la papauté qui voulait gouverner les rois et les peuples ? Le poète des bords du Rhin, celui de la montagne surplombant la plaine sait que sur le sommet voisin, le savoir est arrivé depuis le mont Cassin, depuis cette bibliothèque qui réussit à sauver ce qui pouvait l'être encore des bibliothèques d'Alexandrie, des temples d'Égypte, des temples de Grèce. Ce savoir n'est pas perdu. Nous savons comment produire des richesses, comment développer d'abord les connaissances pour créer des gains de productivité, des synergies, des économies d'échelle en adaptant l'outil de production à la taille d'une population compte tenu de son développement démographique. Calibrer un outil de production à une population, qui n’est pas capable de le faire ? La vision positive de l'économie nous permet d'arriver à satisfaire nos besoins si nous savons nous entendre sur la perception de nos désirs. Les parchemins, les vestiges de ce savoir, sont parvenus en France et à Cluny. Les traductions et les actualisations de ces connaissances pour bâtir des sociétés capables de servir la dignité et la justice, ont été autant allemandes que françaises, que protestantes en Hollande, en Angleterre. Toute l'Europe a cherché à un moment donné de son histoire, les fondements d'une civilisation plus humaniste que matérialiste et financière.

Alors laissant à Berlin le soin de prendre acte de la manipulation subie outrageusement par les crimes commis par l'oligarchie financière américaine et anglaise, à Paris, il s'agit de se plonger dans les archives de l'assemblée nationale pour enfin établir d'une manière plus claire et nette l'étendue des discussions politiques qui ont eu lieu ou non pas eu lieu dans les années 1850 1860 sur la capitalisation des actions commerciales, discussions qui ont mené à la loi de 1864 sur la société anonyme ainsi que les discussions qui ont eu lieu sur la capitalisation des droits sociaux, idée défendue particulièrement par Pierre Leroux et ses amis. La capitalisation des droits sociaux devait permettre de transformer une partie de la rémunération du travail des ouvriers en droit de propriété sur leurs entreprises. Rapidement, entrepreneur et salarié devaient se retrouver autour de la table des actionnaires pour décider du développement de leur entreprise. Sinon il était évident et logique dès 1830 que la propriété privée des moyens de production ne pouvait aboutir qu’à la domination des salariés et leur mise à l'écart du pouvoir économique et politique, mise à l'écart qui se concrétise inéluctablement par la misère sociale ou tout au moins par une précarité sociale qui dépend de la volonté des dirigeants de s'enrichir plus ou moins du travail des autres. En 2012, l'analyse du comportement des maîtres du monde nous amène à cette considération effarante : tant que l'ignorance était suffisante parmi les peuples, ils pouvaient financer le patriotisme pour fomenter des guerres qui avaient le double intérêt de leur procurer un enrichissement phénoménal à travers la production de guerre tout en renforçant la domination des peuples dans une discipline militaire et patriotique ou religieuse. Maintenant que l'ignorance recule, que les connaissances et l'explication de ce qui s'est passé circule à la vitesse d'Internet dans le village planétaire, leurs méthodes et leurs crimes sont dénoncés de jour en jour plus fortement. Pour se défendre, ces dirigeants n'ont plus à fomenter de guerres conventionnelles, la guerre financière sur les marchés gérés avec Internet rapporte beaucoup plus immédiatement et est capable de ruiner des pays entiers.

Mais la logique est toujours la même. En 1830 cette logique a été dénoncée à travers la révolte des canuts de Lyon. Entre 1850 et 1860, nous savons que seule la capitalisation des sociétés commerciales a été acceptée et que la capitalisation des droits sociaux a toujours été interdite et est devenue taboue. Nous devons maintenant connaître l'étendue de ce refus manifesté à l'assemblée nationale en France par la classe des politiciens de droite dans laquelle figurait déjà un Adolf, Adolphe Thiers. Ce sont ces conservateurs qui ont refusé la capitalisation des droits sociaux, c'est au poète des bords du Rhin de placer cette capitalisation des droits sociaux en face de ces conservateurs et de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Elle n'est pas la solution globale et définitive mais elle est un des éléments que nous retenons dans notre organisation en réseau pour que la production du travail s'échange sans utiliser la monnaie soumise aux vicissitudes des marchés financiers. Les économistes sérieux, indépendants et libres comme un poète, savent qu'il y a deux moments dans le processus de production où l'intervention d'une monnaie est nécessaire : au départ d'un projet pour acquérir les moyens de production il est nécessaire de concevoir un crédit qui sera remboursé par la vente de la production ; ensuite pour répartir et consommer la production, les échanges utilisent une monnaie pour des raisons pratiques. Keynes et d’autres ont insisté pour dénoncer la fonction de thésaurisation de la monnaie, fonction inutile sauf pour enrichir quelque uns au détriment de tous les autres. Les preuves historiques sont établies pour démontrer que des familles de banquiers ont réussi à obtenir des rois, le privilège et le monopole de la création et de la gestion de la monnaie, ce qui leur permit immédiatement de tenir le pouvoir dans le système économique afin de fixer le niveau de production et le niveau de richesse capable de servir leurs intérêts personnels. Nous connaissons les conflits qui ont opposé banquiers et dirigeants politiques américains, nous constatons l'alliance de fait entre banquiers et dirigeants américains pour faire des États-Unis d'Amérique la première puissance économique mondiale. En 2012 nous devons enfin remettre l’instrument financier à sa place et il n’y a plus un instant à perdre ; ils ne nous mettrons pas en face d’une troisième guerre mondiale que nous devrons gagner ou perdre pour leurs plus grands profits, ici, en Europe une fois de plus ou en Asie, au Moyen-Orient !

Nous ne pouvons que conclure à l'antinomie entre l'oligarchie financière anglo-saxonne et la volonté européenne de construire un ensemble politique rassemblant des peuples vivant en paix et en prospérité. Le poète des bords du Rhin sait que la connaissance est venue de France, terre d'asile des parchemins écrits sur les bords du Nil et dans les cités grecques. Ce sont les racines spirituelles et intellectuelles de la voix de la France, le poète veille sur elles. Paul Éluard a écrit : « si l'écho de leurs voix disparaît, nous périrons ». Ceux qui périront ici auront vu leur poète suivre l'étoile de la Merica pour franchir les océans et chercher des peuples révoltés par les misères subies et prêts au combat pour retrouver leur liberté. Le poète ne peut pas convaincre celles et ceux qui n'ont pas envie de bouger avant d'être acculé à la misère la plus noire au point de perdre toute connaissance de l'histoire heureuse et de leur raison de vivre. Mais il part à la recherche de celles et ceux qui ont envie de vivre libre, de celles et ceux qui ont retrouvé les braises de ces connaissances universelles sur la satisfaction des besoins individuels ainsi que sur la satisfaction des désirs spirituels. Le lieu de rencontre par excellence n'est pas tant le sommet des montagnes que les bords du fleuve. Nous avons suivi les pas de Goethe et de tant d'autres le long du Rhin. Nous savons que dire et que faire à Paris et à Berlin, à Londres, à Rome, à Madrid, à Bruxelles et à New York et à Moscou, sans oublier Athènes et tant de villes et de peuples qui ne peuvent se résoudre à payer et à subir la volonté des dirigeants de ce système économique afin de protéger leurs intérêts en soumettant les peuples à la discipline de la rigueur qu'il sont incapables de s'imposer à eux-mêmes. Ils n’ont jamais renoncé aux excès du pillage des marchés financiers dérégulés, au pillage des richesses à travers l'imposition du libre-échange, dogme idéologique qui masque le développement d'un nouveau colonialisme à travers l'interdiction faite aux pays pauvres de s'industrialiser et d'utiliser les moyens qui ont permis aux pays riches de devenir riches. L'Europe ne peut pas se construire dans ce système financier dominé par l'oligarchie financière anglo-saxonne. Sa vocation, sa grandeur sera de montrer au monde qu'elle n'a pas perdu les connaissances sauvées du passé et qu'elle sait construire un processus créateur de richesses capable d'assurer le développement d'une civilisation florissante et pacifiée. Le poète des bords du Rhin ne voit actuellement aucun autre sujet de discussion valable entre Paris et Berlin ; après s'être mis d'accord, ils s'agit d'aller à New York (et pas forcément à Washington sauf si le détour s'impose). Nous n'avons pas à perdre notre temps en essayant de nous compromettre dans un système financier dont nous n'aurons jamais le moindre espace de pouvoir. Les familles de banquiers à la tête de l'oligarchie financière sont bien nées en Europe, c'est à nous de les mettre au pas et d'éliminer leurs influences, ensuite nous reprendrons le chemin de la Merica pour nous rendre à New York, et nous saluons nos amis iroquois, nous irons à Tiahuanaco et sur d'autres lieux de ce continent où s'est développée malheureusement un système de pouvoir et de domination mondiale qui ne correspond en rien à notre projet européen. Nous porterons le savoir pour vivre en paix et en croissance dans un développement durable de la vie sur Terre.

Dès que la constitution des États-Unis d'Amérique a dû accepter et l'esclavage et une banque centrale privée, la confédération des États-Unis d'Amérique ne pouvait plus servir de modèle à la confédération des États-Unis d'Europe. L'une a succombé aux intérêts cupides des banquiers, l'autre nous la voulons fidèle à ses origines spirituelles et intellectuelles des bords de la Méditerranée, du Nil et de Grèce. Après le poète peut très bien refaire seul le chemin qui mène des bords du Nil jusqu'aux Himalaya, à la recherche des survivants du dernier grand cataclysme. Le mystère de l'Apocalypse est une chose qu'un poète et un initié savent parfaitement expliquer à un esprit humain en recherche de lumières. Il sait aussi convenablement expliquer une crise financière et une guerre mondiale arrangée de toutes pièces pour le plus grand profit d'une oligarchie financière qui laisse son pays vainqueur et d'autres continents dévastés, meurtris et ruinés. Il n'y a aucun mystère dans les agissements cupides criminels des êtres humains et celles et ceux qui ont choisi les responsabilités politiques doivent protéger leurs peuples contre de tels agissements criminels sinon ils sont déchus de leurs responsabilités politiques…. et il y a plusieurs manières de faire pour les soustraire aux ordres des financiers.

les maîtres du monde         le discours des Glières       la circulation monétaire

le paternalisme       les réseaux de vie      

le savoir ancien et interdit    Christophe Colomb et la Mérica

bibliothèque       plan du site       accueil