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LA MONNAIE EST A NOUS 

reprendre le pouvoir sur la création de la monnaie dont notre économie réelle a besoin pour se développer durablement.

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23 mars 2014, texte réécrit en août 2014 et mise au point en octobre 2014, fin janvier 2015.

l'ardente obligation de restaurer le pouvoir citoyen sur la création monétaire, introduction.

En 2014, après 7 ans de crise financière, les états européens sont soumis à des politiques d’austérité pour essayer de diminuer leurs dettes publiques. Les peuples comprennent que la soumission aux dirigeants du système économique neo libéral évolue vers une réelle tyrannie financière et que la pauvreté augmente puisque les états doivent réduire leurs dépenses publiques et augmenter les impôts afin de réduire leurs déficits budgétaires alourdis par le poids des intérêts financiers. En avril 2014, le nouveau premier ministre français déclare une fois de plus que les français ont vécu au dessus de leurs moyens, que les finances publiques sont en déficits importants, que la dette publique approche les 100% du PIB et dépasse les 2 000 milliards d'euros, qu'il faut donc rembourser nos créances pour diminuer l'endettement et retrouver des marges de manoeuvres pour la croissance. Bref, ce responsable politique comme les dirigeants de l'idéologie libérale soumis au pouvoir de l'oligarchie financière anglo-saxonne, ne veut pas admettre la réalité de la crise économique, qui l'a organisée, qui l'a dirigée, qui s'est enrichi démesurément grâce à la crise, comment les financiers ont organisé le plus grand hold-up de l'histoire à travers la permutation des dettes bancaires privées en dettes publiques des états, comment le système bancaire s'est sauvé lui-même lorsque les banques centrales privées et en premier la FED ont utilisé la planche à billets pour éliminer dans les bilans de leurs banques commerciales clientes les masses de titres toxiques accumulées depuis la crise des subprimes aux USA. C'est bien cette création énorme de monnaie par les banques centrales privées et essentiellement par la Réserve fédérale américaine (FED) qui a pour conséquence que les banques sont sorties de la crise de 2007. Par contre les états n'ont pas été aidés par les banques centrales privées pour éliminer leurs dettes publiques qui ont fortement augmentées à cause de la crise financière actuelle. Ce premier ministre sait-il que ses banquiers veulent réduire les pouvoirs des états pour développer leur gouvernement mondial et que les dettes sont la fortune des banques, principalement les dettes publiques qui théoriquement ne craignent pas un risque de non remboursement ? En août 2014, le gouvernement français est bien obligé de constater que la croissance espérée se traduit plutôt par une menace réelle de déflation qui rend encore plus difficile le remboursement de la dette publique. Les citoyens qui suivent l'évolution de l'économie et de la crise financière savent que l'économie américaine a été préservée par les dirigeants de la FED qui sont aussi les propriétaires des firmes multinationales alors qu'en Europe, la Banque centrale européenne a refusé d'appliquer la même politique monétaire vis à vis des états et des entreprises européennes. Les dirigeants politiques français sont obligés de reprendre à leur compte ces arguments partagés par de plus en plus de citoyens dans tous les pays même s'ils ont acceptés dans le passé l'indépendance de la BCE et l'abandon de la politique monétaire au service des politiques publiques décidées par les états. Le fossé n'a jamais été si profond entre les citoyens qui ont compris et qui veulent mettre fin à ce système financier et libéral et les dirigeants politiques qui n'osent pas mettre en oeuvre ce changement radical et durable au niveau du régime politique alors que ceci figure dans leurs attributions. Parmi les pays européens, la Suisse à travers sa démocratie directe fondée en 1307 se distingue avec son droit de votation populaire et l'initiative Vollgeld (la monnaie pleine) propose une modification de la Constitution de la Confédération pour restaurer le pouvoir des citoyens sur la création monétaire, spécialement sur la création de la monnaie scripturale alors que la Confédération dispose déjà de ce pouvoir sur la création de la monnaie fiduciaire ( pièces métalliques et billets). Les citoyens suisses sont ainsi en 2014 et 2015, les seuls à pouvoir demander une votation pour modifier leur constitution et restaurer le pouvoir citoyen sur la création monétaire. Dans les autres pays, y compris la France, ce droit d'initiative populaire reste interdit au moins depuis 1789 sinon depuis le vendredi 13 octobre 1307 alors que durant l'été 1307, en Suisse, des femmes et hommes libres ont fait serment de s'unir pour défendre leurs cantons libres réunis dans une confédération helvétique.

L'initiative monnaie pleine est fondée sur des idées anciennes et connues mais toujours écartées et dévalorisées par le pouvoir financier. Le principe de base est d'éliminer la création de monnaie à partir de rien sinon à partir d'une décision d'une banque centrale privée qui utilise la planche à billets, en l'occurrence la Réserve fédérale américaine dirigée par les familles de l'oligarchie financière anglo-saxonne qui a pour programme un gouvernement mondial contrôlé par les plus riches (1% de l'humanité). Les théories économiques et monétaires qui combattent cette domination de la finance développent le principe que le crédit accordé par les banques doit correspondre au montant de leurs dépôts car c'est bien l'émission incontrôlée de crédits qui permet le développement des bulles spéculatives et les crises financières. Ces théories se rattachent à l'école de Chicago.

document : 

"The Chicago Plan" : l'idée oubliée pour sauver l'économie mondiale ? Deux économistes du Fonds monétaire international recommandent de retirer aux banques leur pouvoir de création monétaire. Explications.

Le Point.fr - Publié le 27/05/2014 à 12:16 - Modifié le 27/05/2014 à 13:59

http://www.lepoint.fr/economie/the-chicago-plan-l-idee-oubliee-pour-sauver-l-economie-mondiale-27-05-2014-1828512_28.php

L'idée est ancienne. Des économistes plutôt libéraux de l'École de Chicago, au premier rang desquels Irving Fisher, l'avaient déjà proposée dans les années trente pour mettre fin à un système qui venait d'enfanter la crise financière de 1929 et la grande dépression.

Aujourd'hui, le "Chicago Plan" est explicitement défendu par le chroniqueur vedette du Financial Times, Martin Wolf, qui y a récemment consacré deux tribunes dans le quotidien britannique de la City. Sa pertinence pour réformer le système actuel a surtout été soutenue par deux économistes du Fonds monétaire international (FMI), Jaromir Benes et Michael Kumhof, dans un travail de 2012* (en anglais). Ce dernier est venu expliquer son fonctionnement, vendredi 23 mai, à un parterre de spécialistes de la finance, réuni à Paris par la Fondation Maurice-Allais. Décédé en 2010, l'unique Prix Nobel d'économie français (1988) avait lui aussi émis l'idée de retirer aux banques leur pouvoir de création monétaire, tout comme Milton Friedman. .../...

Les crédits font les dépôts

Car ce sont bien les banques privées, et non la banque centrale, qui créent l'essentiel de la masse monétaire, via les crédits qu'elles accordent aux ménages et aux entreprises. "Contrairement à la vision dominante dans les modèles académiques, les banques ne sont pas des intermédiaires au sens où elles récolteraient l'épargne des gens pour la prêter à d'autres", explique Michael Kumhof. En accordant un prêt, elles créent du pouvoir d'achat, puisqu'elles créditent sur un compte de l'argent qui n'existait pas auparavant. Selon cette vision, ce sont "les crédits qui font les dépôts", et non pas, comme on pourrait en avoir l'intuition, "les dépôts qui font les crédits". Le salaire déposé dans une banque ne serait en fait qu'un débit du compte de l'employeur vers celui du salarié.

fin du document

La création de la monnaie est donc bien au coeur de l'organisation du pouvoir dans nos systèmes démocratiques représentatifs. Cette question est une ligne de démarcation entre les systèmes de pouvoir et les organisations en réseaux que nous développons sur fileane.com. Dans une démocratie directe locale participative que nous nommons ici organisation en réseaux citoyens de vie, la conception de la monnaie est donc également radicalement différente de cette monnaie créée à partir des crédits et qui se nomme l'argent dettes, argent dettes qui explique les rapides fortunes fabuleuses des dirigeants de la finance mondiale et de la banque en générale ainsi que l'appauvrissement des classes moyennes et la montée des inégalités dans nos sociétés développées. En opposition à l'argent dettes, la monnaie pleine correspond à la monnaie créée par la banque nationale pour financier notamment les nouveaux investissements qui assurent la croissance et le développement durable de ce pays. Cette monnaie correspond bien au départ à une recette fiscale décidée par le gouvernement et les élus d'un pays. A partir de ce point de départ source de conflits entre les partisans du capitalisme libéral et les partisans de l'intervention de l'état, nous trouvons les mouvements qui veulent réformer la création de la monnaie dans le cadre d'un état. Leur solution est connue : les banques ne peuvent accorder des crédits que dans la limite de leurs dépôts, cette monnaie nouvelle est ainsi garantie à 100% par leurs dépôts. C'est le Système Monétaire À Réserves Totales (SMART), c'est aussi le mouvement positive money au Royaume-Uni ou aux USA, le mouvement monnaie pleine ou Vollgeld en Suisse ou en Europe continentale.

Nous n'allons pas nous limiter à présenter ces mouvements et donner notre choix en faveur de l'un d'eux parce que nous ne voulons pas rester dans ces systèmes de pouvoir qui nous dominent et parce que, au contraire, nous voulons développer à nouveau nos organisations en réseaux citoyens de vie. A partir de ces connaissances sur la création monétaire tirées de notre système de pouvoir économique libéral, nous allons montrer comment la création monétaire et la gestion de la monnaie dans une démocratie directe locale participative s'organisent. Cette conception différente de la monnaie va bien plus loin que les principes émis par l'école de Chicago mais elle respecte pourtant fidèlement l'esprit de ce mouvement économique : n'utiliser que les deux premières fonctions de la monnaie, la facilitation des échanges et l'instrument de mesure et remplacer la fonction de thésaurisation et d'épargne non pas par de la monnaie mais par des droits d'usage des propriétés communes produites par le travail. Ces mécanismes économiques ne sont pas nouveaux eux aussi mais ils ont fait l'objet de conflits et de guerres parce que leur réussite spectaculaire pour développer un pays signifiait forcément aussi la mise à l'écart et la ruine prochaine du pouvoir de l'oligarchie financière anglo-saxonne, cette élite qui veut gouverner le monde selon la loi de ses intérêts privés. En restaurant ces mécanismes économiques à travers l'utilisation de la subsidiarité descendante dans le fonctionnement des réseaux de vie, nous savons qu'une fois de plus nous devrons affronter ces menaces et ces conflits organisés par les maîtres actuels du monde, ce chaos qu'ils nous réservent pour oser éliminer les tyrans et les gouvernements soumis à leurs volontés de gouvernement mondial des plus riches. Il s'agit alors d'un conflit entre deux cultures, deux visions de l'humanité : la culture humaniste et la culture libérale. Nos systèmes de pouvoir sont dominés par la culture libérale, nos organisations en réseaux citoyens de vie reposent sur les valeurs, les normes et les modes de vie de la culture humaniste.

Commençons par présenter ces deux cultures et les conflits qui ont existés jusqu'ici entre elles puis nous verrons comment restaurer le pouvoir citoyen sur la création de la monnaie dans nos organisations en réseaux de vie, nos démocraties locales participatives.

 chapitre 1 La conception de la monnaie 

dans les deux cultures qui s'affrontent depuis le développement industriel.

 

Pour comprendre l'ardente obligation de restaurer le pouvoir des citoyens sur la création monétaire et enfin mettre fin au système financier libéral qui domine l'économie capitaliste à travers le monde, nous devons commencer par préciser le rôle accordé à la monnaie dans chacune des deux cultures qui s'affrontent depuis des millénaires, la culture humaniste d'une part qui accorde la priorité au travail sur le capital et qui dans les sociétés florissantes a utilisé les mécanismes des organisations en réseaux de vie, et d'autre part la culture capitaliste qui donne la priorité aux marchés et légitime la maximisation des profits sans limites pour les entreprises qui arrivent à dominer ces marchés à travers la puissance de leurs capitaux et de leurs patrimoines. Dans cette première partie, nous verrons également les conflits qui se sont produits depuis le développement de la société industrielle pour la maîtrise de cette création monétaire. Ces conflits sont très instructifs pour montrer comment la création de monnaie sans coût par un gouvernement permet à un pays de sortir rapidement d'une guerre ou d'une crise économique et aussi comment les dirigeants de la finance mondiale ont détruit ces utilisations de la monnaie pleine et ont assassiné les dirigeants politiques qui les ont mises en oeuvre. Ensuite, dans une deuxième partie, nous préciserons les règles qui ont permis et permettent de financer une économie réelle fondée sur la valeur humaniste fondamentale : la travail précède le capital. Nous serons alors capable de montrer comment les organisations en réseaux de vie, les démocraties locales participatives et les confédérations qui les rassemblent, financent leurs activités sans emprunter sur des marchés financiers et sans utiliser l'argent dettes qui entraîne les déficits et les dettes publics.

 

Le lecteur de fileane.com connaît l'histoire des conflits ininterrompus entre les organisations en réseaux de vie qui ont développé les civilisations les plus florissantes et les systèmes de pouvoir qui ont commencé par venir piller les richesses des organisations en réseaux puis ont organisé la domination des peuples à travers des systèmes de pouvoir militaires, policiers, théocratiques et leurs organisations centralisées et despotiques, tyranniques du pouvoir. Il s'agit ici de mettre en avant le rôle de la monnaie dans chacune de ces cultures. Quant aux conflits menés par les banquiers internationaux pour prendre le pouvoir sur les monarchies et les peuples gouvernés par ces monarchies, nous les avons présentés sur fileane.com dans les documents sur nos riches ennemis, les maîtres du monde. Il s'agit ici de mettre en avant les pratiques utilisées par les dirigeants politiques ou les banquiers dans ces conflits.

I le rôle accordé au travail et à la monnaie dans les deux cultures qui s'affrontent aujourd'hui encore.

Reprenons rapidement dans un premier temps chacune de ces deux cultures économiques fondées sur des valeurs et une conception de la monnaie très différentes et qui s’affrontent depuis plusieurs siècles, puis à partir d’une leçon sur la monnaie de l’économiste John Kenneth Galbraith nous en viendrons à l’analyse des obstacles à éliminer pour clarifier ce combat contre les maîtres actuels de la finance et reprendre le pouvoir sur la création de la monnaie.

Pour présenter ces deux cultures ou théories qui sont en conflit dans le système économique actuel, nous utilisons la description faite par Erik S. Reinert dans son livre  « Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres. », traduction française aux Éditions du Rocher, mars 2012 et nous la complétons avec nos propos.

1) Première culture : la culture qui place l’être humain au cœur du fonctionnement des organisations.

la culture humaniste a notamment été défendue par Abraham Lincoln en 1860 lors de son élection à la Présidence des USA lorsqu’il combat la théorie libérale fondée sur la théorie d’ Adam Smith. Cet évènement historique peut être pris comme repère pour marquer le point de départ d’un changement de comportement des banquiers internationaux dans le but d’ interdire jusqu’à aujourd’hui, à un gouvernement de créer lui-même sa monnaie dont il a besoin pour le développement durable de son pays et forcer ce gouvernement à emprunter de la monnaie à des banques privées moyennant intérêts et soumission politique. La culture humaniste est pourtant présente dans l’histoire de l’humanité depuis la plus lointaine antiquité et elle a permis le développement des civilisations les plus florissantes. Elle est certes écartée, voire interdite par les dirigeants de la seconde culture, la culture capitaliste et libérale, pour ne pas ici aborder également la question religieuse et l’interdiction de la source de savoir spirituelle par l’église catholique de Rome depuis le Concile de Nicée en l’an 320 . 

La culture humaniste, sur la question de la monnaie, se caractérise par les valeurs, les normes et modes de vie suivants :

valeurs

au commencement il y a les relations sociales ; le travail précède le capital ; ce qui fait le propre des êtres humains, c’est la créativité qui permet les inventions et les découvertes ; il y a également les valeurs de paix et d’amour qui concrétisent des relations sociales optimales et une affirmation claire et nette : " il n'y a richesse, ni force que d'hommes ". Jean Bodin

Normes :

Tout travail mérite une rémunération selon les compétences fournies.

La monnaie nationale accompagne les politiques économiques et industrielles décidées par les pouvoirs publics. Les dirigeants politiques présentent des projets ou des plans de développement qui sont autant de travail, de découvertes et d’inventions à réaliser. L’objectif poursuivi est bien la croissance à court terme et le développement durable à moyen et long terme, le plein emploi. Le travail et les productions de richesses réalisés sont payés à travers la monnaie. La monnaie vient après le travail et facilite les échanges entre les richesses produites par les uns et les autres.

L’histoire économique montre que les pays industrialisés se sont développés d’abord en utilisant le protectionnisme puis lorsque leur marché intérieur a été saturé, ces pays se sont ouverts au libre-échange avec l’avantage que leur outil de production avait atteint la taille critique, qu’ils avaient développés de nombreuses compétences et que leurs entreprises avaient dépassé leur seuil de rentabilité. C’est une des explications de la manière dont les pays riches sont devenus riches et les pays pauvres restent pauvres. Le libre échange n'est donc pour les pays riches que le moyen de dominer les pays pauvres en leur interdisant de se développer en utilisant d'abord les règles du protectionnisme.

Une fois un niveau de développement économique durable atteint, le niveau de production des richesses matérielles devient suffisant et ce sont les richesses immatérielles (qui n’ont pas de prix) qui continuent de se développer dans une démarche de qualité totale de la vie sur Terre. Le but est connu : la concrétisation des valeurs de paix et d’amour. Il s’agit alors plus que d’un travail mais d’une manière de vivre qui utilise également des compétences provenant non plus de la source intellectuelle de savoir mais de la source spirituelle. Cette norme se retrouve chez les peuples premiers et les civilisations florissantes, elle est interdite par le système de pouvoir économique libéral et capitaliste. La source de savoir spirituelle est interdite par l’église catholique romaine et la religion chrétienne dans son ensemble. Le travail s'organise ainsi sur 3 niveaux : le travail indispensable à la vie et à la survie, la réalisation d'oeuvres transmises aux générations futures et qui élèvent le niveau de vie, l'action politique exercée par chaque être humain dans le cadre de son réseau de vie ou d'une démocratie locale participative.

Pour accompagner le développement économique, les dirigeants doivent apporter de l’or et de l’argent pour battre monnaie ou stocker des réserve d’or et d’argent pour garantir la monnaie à partir de l’étalon or. L’abandon de l’étalon or puis la démonétisation de l’or après 1971 correspondent au développement phénoménal du pouvoir financier et à l’endettement des états ainsi que des citoyens avec l’utilisation massive de l’argent crédit dette pour soutenir la croissance économique au départ et l’enrichissement au final de l’oligarchie financière anglo-saxonne.

Mettre à disposition d’un groupe social énormément de monnaie n’a aucun sens constructif car la limite de cette organisation réside dans la quantité de travail capable d’être utilisée pour produire les biens et les services utiles. Le développement durable repose ainsi sur le plein emploi et l’élévation du niveau des compétences de manière à produire non seulement les biens et services indispensables à la vie et à la survie mais aussi les œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises au générations suivantes en tant qu’ éléments de progrès. L’action politique des membres du groupe social détermine les projets et les plans de développement et vote les budgets nécessaires à leur réalisation. Ensuite, sur le plan technique bancaire, il s’agit de calculer si les mesures fiscales prises sur les richesses déjà produites permettent d’obtenir la quantité de monnaie nécessaire au financement des nouveaux projets ou s’il faut créer de la monnaie supplémentaire pour payer cet accroissement de production de richesses. Les priorités accordées au plein emploi et à l’élévation des compétences, source de gain de productivité, éliminent les risques d’inflation liés à une trop importante mise à disposition de monnaie pour les agents économiques. Keynes a développé cette conception de l’économie et dès les années 1925, il affirma qu’en l’an 2000 pour garantir le plein emploi, il suffirait de travailler chacun 20 heures par semaines pour obtenir les ressources financières suffisantes pour vivre chacun de nous dignement avec suffisamment de biens et de services. Cette logique n’a pas été mise en oeuvre par les dirigeants du système financier, tous les citoyens du monde peuvent le constater et le regretter.

Modes de vie

Les dirigeants ont cherché un instrument de paiement universel pour commercer entre pays ; l’or puis l’argent ont été utilisés comme instrument de mesure des richesses à travers la monnaie métallique puis pour garantir la monnaie papier. Avec le développement industriel et la production de masse, la monnaie papier s’est développée et s’est dématérialisée pour être plus pratique lors des échanges. Le développement de l’informatique et des télécommunications a généralisé l’utilisation de la monnaie scripturale (90% de la monnaie d’un pays) par rapport à la monnaie fiduciaire ( pièces et billets).

La confiance commence lorsque les citoyens savent que lorsqu’ils se mettent au travail, il y a les moyens d’être payé. Le niveau de confiance facilite la vitesse de circulation de la monnaie dans le circuit économique entre production et consommation et grâce à cette de vitesse de circulation de la monnaie entre les agents économique, il n’est pas nécessaire de mettre en circulation une masse monétaire supplémentaire. En cas de crise, les monnaies locales ont permis aux citoyens de surmonter les difficultés à vivre. Le niveau de confiance rend également possible les monnaies locales en dehors des crises pour soutenir le développement de circuit court de distribution et favoriser l’emploi local, pour modifier les comportements de consommation ou l’utilisation des services à la personne afin de favoriser de meilleurs modes de vie (santé, intégration sociale, sortie de la drogue, du surendettement, etc.)

La monnaie est un moyen de paiement qui s’adapte aux échanges et accompagne l’évolution des modes de vie.

Le métier de banquier a pour responsabilités directes la mise en circulation de la monnaie, la gestion de la vitesse de sa circulation entre les agents économiques, les opérations de crédit à partir de l’épargne déposée.

Les finances publiques utilisent la fiscalité pour réduire les inégalités ponctuelles et surtout pour financer les plans de développement ou la protection sociale (éducation, santé, services publics à la personne) en fonction des décisions prises par l’action politique exercée à travers la démocratie locale participative ou son synonyme : l’organisation en réseaux citoyens de vie. Le cas échéant, le Trésor public crée directement le surplus de monnaie nécessaire à ces productions de nouvelles richesses et la Banque nationale gère la mise en circulation de la monnaie. Cette monnaie sans coût pour les finances publiques prend le nom de monnaie pleine, Vollgeld en Allemand. Les compétences financières les plus élevées se trouvent dans les emplois des finances publiques et moins dans les emplois de la banque commerciale.

Conclusion : si la monnaie reste un moyen de paiement incontournable, la logique de cette culture qui repose sur la monnaie moyen de paiement du travail qui produit et répartit les richesses, n’est plus utilisée actuellement car la culture libérale a pris le pouvoir dans le fonctionnement du système politique, économique, social, culturel.

2) Seconde culture : la culture libérale.

Sur la question de la monnaie, la culture libérale dont le point de départ est la théorie d’Adam Smith, se caractérise par les valeurs, les normes et modes de vie suivants (présentation à partir du livre d’Erik Reinert). Cette culture est née avec le développement du commerce entre les continents et surtout elle a été organisée au début de l’ère industrielle. Les bases juridiques de la liberté du commerce et de l’industrie ainsi que la sacralisation de la propriété privée et l’élimination et l’interdiction de la propriété commune datent en France de la Révolution de 1789 : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 sacralise la propriété privée, le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier de 1790 suppriment les organisations intermédiaires entre les citoyens et les dirigeants au pouvoir au nom de la liberté du commerce et de l’industrie, ce qui légitime la prise du pouvoir par la nouvelle bourgeoisie d’affaires au détriment de l’ensemble des citoyens et légitime la liberté de fonctionnement des marchés sans intervention des états, la main invisible arrivant à satisfaire les offreurs et les demandeurs à travers un juste prix.

valeurs

Au commencement, il y avait les marchés, la division du travail résulte d’une tendance de la nature humaine à…charger, troquer et échanger une chose pour une autre….

Le marché est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande, c’est la liberté contractuelle qui pousse un agent économique à venir sur un marché participer à l’échange.

La concurrence permet à chaque agent économique d’intervenir sur un marché pour améliorer les termes de l’échange entre offre et demande. L’état n’a pas à intervenir dans le fonctionnement d’un marché, par contre le gouvernement mondial exercée par les banquiers internationaux qui possèdent les plus importantes firmes multinationales est nécessaire pour que l'ensemble des marchés deviennent les plus compétitifs possibles, c'est à dire créent le plus de valeur financière pour les actionnaires.

normes

document :

A la suite d’Adam Smith, quatre des concepts importants pour comprendre le développement économique ont été écartés du modèle dominant (humaniste et fondé sur la priorité accordée au travail et au paiement du travail productif de richesses):

  • Le concept d’innovation, qui avait joué un rôle important dans les sciences sociales anglaises pendant plus de cent cinquante ans.

  • L’idée que le développement économique est le résultat d’une synergie et que les personne partageant le même marché du travail composé d’industries innovantes, auront des salaires plus élevés que d’autres, idée présente dans la pensée économique européenne depuis le XVe siècle.

  • La prise de conscience que différentes activités économiques peuvent être autrement porteuses de développement économique.

  • La réduction par Adam Smith de la production et du commerce à des heures de travail a ouvert la voie à la théorie ricardienne du commerce, encore dominante aujourd’hui, par laquelle l’économie mondiale est conçue et comprise comme l’exemple du troc d’ Adam Smith, lorsque des chiens échangent des heures de travail sans aucune qualité.

fin de l’extrait du livre de Erik Reinert.

Le travail n’est plus prioritaire et source de relations sociales, il devient dans cette doctrine, une quantité qui a un prix et qui s’échange librement sur le marché du travail. Mieux, le travail est aussi un coût qui intervient dans la fixation du prix de vente d’un bien ou d’un service. Lorsque les économies d’échelle positives ne sont plus possibles à cause de la saturation d’un marché, les économies d’échelle négatives restent utilisables : pour un même volume de quantité produite, il s’agit de réduire la quantité de facteurs de production utilisée, le plus souvent le capital technique est conservé (il est déjà amorti) et la réduction des frais de personnel à travers le licenciement économique apporte alors des économies et un nouveau gain de productivité à très court terme (jusqu’à ce que l’entreprise ne décline et disparaisse à moyen terme à la suite de plusieurs années de ces saignées au niveau des compétences). Le pouvoir évolue du système d’autorité au système d’efficacité. Le principe des économies d’échelle négatives appliquées aux entreprises se transpose au niveau des finances publiques à travers les mesures d’austérité prises par les gouvernements pour réduire les déficits eux-mêmes provoqués par des dépenses considérables pour rembourser les intérêts de la dette publique tout en réduisant ces énormes déficits publics. Tant que les déficits et les dettes publiques ne sont pas fortement réduites et que donc les financiers n’ont pas récupéré leur capital et surtout les intérêts composés des financements accordés, tout espoir de croissance forte pour sortir un pays de l’austérité, est vain et inconsidéré du point de vue de l’oligarchie financière anglo-saxonne.

En clair, les financiers interdisent à un pays de remettre au travail les citoyens qui en sont privés parce qu’ils refusent de financer le projet qui organise le travail. En somme, ils refusent le paiement de ce travail au motif le plus souvent que ce pays n’est pas compétitif parce qu’il ne rembourse pas assez vite ses dettes. L’utilisation excessive de l’argent dette est la seule explication à ce constat qui révolte de plus en plus de citoyens qui se demandent s’ils sont encore libres ou devenus soumis à un tel pouvoir mais telle est la règle du système tant qu’elle n’est pas éliminée. L’utilisation quasi exclusive du crédit pour financer les investissements et les projets de développement correspond à donner aux banques privées le pouvoir de décision dans la conduite non seulement de l’économie réelle mais de l’humanité toute entière. Les dirigeants de la finance mondiale décident de la localisation de la production mondiale, ils choisissent les pays qu’ils faut utiliser pour leur faible coût de main d’oeuvre, les pays qu’il faut affaiblir car leur niveau de dépenses sociales sont un frein à l’enrichissement des actionnaires et des financiers, les pays où ils veulent fermer les industries et laisser les citoyens au chômage. Depuis les années 2010 et face au risque manifeste de voir les citoyens refuser les hausses d’impôts pour rembourser les dettes publiques, les dirigeants de la finance mondiale s’activent pour imposer une règle nouvelle et exorbitante : si un état a du mal à rembourser, le FMI et les banques centrales privées pourront obliger cet état à prélever directement ces remboursement sur l’épargne des citoyens : assurance-vie, comptes d’épargne, placements immobiliers, etc.

La propriété privé comprend également la propriété privée des moyens de production, ce qui permet à l’entrepreneur d’être seul propriétaire des richesses créées par les salariés qui mis à part leur salaire, n’ont droit à rien d’autre. Cette logique sera combattue dès les années 1830 par les canuts de Lyon qui mèneront les combats avec le mot d’ordre : “vivre libre en travaillant ou mourir en combattant”. Certes ils n’avaient pas réclamer le pouvoir citoyen de créer la monnaie qui caractérise un citoyen libre, une femme, un homme, un canton, une ville ou un pays libre mais cette leçon a été apprise et les citoyens qui veulent retrouver leur liberté pleine et entière, réclament dorénavant ce droit fondamental…. Il semble que Marx a également oublié d’inscrire ce droit fondamental dans sa vision d’une société.

La monnaie est une valeur qui s’achète et se vend sur le marché monétaire. Elle doit s’ajuster au niveau du commerce international et au niveau du cours des changes sur le marché monétaire, ceci en fonction des exportations et des importations du pays. Le solde de la balance commerciale dicte le niveau du cours de la monnaie, la dévaluation de la monnaie permet de donner certaines facilités aux exportations mais ce n’est qu’une théorie démentie par le cas des USA, première puissance économique mondiale et siège du pouvoir financier mondial dont le déficit de la balance commercial n’a plus aucune autre signification que celle de prouver que pour la première puissance économique mondiale, l’essentiel est d’importer toutes les richesses conquises sur les marchés mondiaux avec les investissements financiers réalisés. Lors de la crise asiatique de 1997, les USA ont continué d’acheter la production des pays du Sud-Est asiatique et ceci a permis une sortie de crise rapide pour ces pays tout en rentabilisant les usines construites là-bas et les actifs matériels qu’il n’est pas possible de changer de pays, sachant que rapidement les investisseurs vont se tourner après 2000 vers la production en Chine.

Les dirigeants d’un pays ne doivent plus intervenir dans les échanges économiques et l’organisation des marchés, notamment pour satisfaire des intérêts politiciens personnel afin de se faire élire ou réélire, ce qui est un obstacle rédhibitoire pour les dirigeants du système économique et financier. Les banques centrales doivent devenir indépendantes par rapport aux états et donc les gouvernements n’ont plus à disposition les moyens d’une politique monétaire. Ils n’ont plus à disposition que les politiques budgétaires qui sont soumises aux contraintes des banques centrales et des financiers pour la stabilité de la monnaie utilisée dans les échanges mondiaux.

Les plus riches disposent de moyens légaux pour échapper aux impôts des états et pour créer de la valeur financière sans relation directe avec l’économie réelle. L’argent privé est géré prioritairement à la monnaie d’un état et la défense de la rente est prioritaire sur le plan fiscal et financier par rapport aux revenus du travail, c’est la conséquence de la nécessaire dérégulation des marchés et principalement des marchés financiers.

Depuis la prise du pouvoir par les familles des banquiers internationaux au cours du 19ème siècle, la multiplication du crédit permet aux banques de s’enrichir inconsidérément : l’argent dette fait la fortune de la finance surtout lorsque les réserves fractionnaires des banques deviennent de plus en plus faible et l’effet de levier du crédit de plus en plus important, d’où la crise de 2007.

Modes de vie

Une succession interminable de crises économiques, de guerres de conquêtes coloniales et aujourd’hui neo coloniale menées par les firmes transnationales. La spéculation à haute fréquence crée des bulles spéculatives à répétition en jouant sur l’effet de levier du crédit-emprunt pour obtenir des gains rapides et énormes. C’est la finance casino qui prend le dessus sur le financement de l’économie réelle. Il est plus aisé d’obtenir des profits en bourse à très court terme que d’investir dans des usines ou des centres de recherche en créant de l’emploi à moyen ou long terme.

L’inflation cachée, le creusement des inégalités à un niveau encore jamais atteint dans l’humanité : les 1% qui s’enrichissent sans limites et les 99% qui ont de plus en plus de mal à vivre pour enrichir avec leur travail les 1%. L’évasion fiscale devenue légale, l’évolution du cadre juridique qui permet à des fonds spéculatifs et à des multinationales de faire condamner des états dont les actions ont été contraires à leurs intérêts particuliers.

La société de consommation fondée sur le crédit mène à d’énormes gaspillages de ressources qui compromettent le développement durable de l’humanité. La perte de toute légitimité de la classe politique qui pour se maintenir au pouvoir ne sait plus que suivre la doctrine libérale et se soumettre au pouvoir des financiers.

Le métier de banquier d’affaires au services des investisseurs devient prioritaire avec le trading sur les places financières mondiales. La démocratie doit devenir conforme aux exigences des marchés, particulièrement aux exigences des marchés financiers : protéger la rente contre l’inflation, déréguler les marchés pour laisser se développer la spéculation à la hausse sur tous les biens de consommation, y compris alimentaires, etc.

 

3) Le passage de la culture humaniste à la culture libérale.

s’explique par les difficultés des dirigeants industriels.

3.1 l'évolution de l'économie vers le capitalisme et le libéralisme

Dans une économie organisée autour de la propriété privée, y compris des moyens de production, et ce, au nom du principe de la liberté du commerce et de l'industrie, le propriétaire d'une entreprise devient un dirigeant capitaliste lorsque justement il possède un capital important. La formation de ce capital important remonte bien avant les débuts de l'industrie lorsque les commerçants firent fortune sur les foires européennes ou au retour des expéditions maritimes commerciales. Le développement industriel va cependant être le véritable point de départ du capitalisme. Depuis le milieu du XXème siècle, la concentration des entreprises en puissants oligopoles dirigés par les familles de banquiers internationaux va rassembler des capitaux énormes entre les mains de quelques dirigeants de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Le capital économique peut dès lors dicter ses intérêts aux dirigeants politiques et la prise du pouvoir des banquiers sur la création de la monnaie au niveau de la banque centrale permet le développement des marchés et particulièrement du marché financiers. Le marché financier, grâce aux technologies informatiques de communication, va devenir mondial et assurer le développement sans limite du capital fictif à travers la marchandisation de la société. La maximisation du profit pour les dirigeants du système capitaliste n'utilise plus exclusivement l'économie réelle ordonnée autour de la consommation réelle des biens et des services car les profits obtenus sur les marchés financiers à travers les rendements du capital fictif sont bien plus élevés que les rendements du capital économique dans l'économie réelle. Ces rendements du capital sont toujours supérieurs au taux de croissance des revenus nationaux, de la croissance et à l'évolution des revenus salariaux tirés du travail. Cette évolution de l'économie libérale, ce passage vers une économie où le capital va prendre la première place par rapport au travail peut se schématiser de la manière suivante.

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A travers ce schéma, nous retrouvons le constat posé par Thomas PIKETTY dans son livre "le capital au XXIème siècle" : les rendements du capital sont devenus beaucoup plus élevés (4 à 5% en moyenne sur le long terme) par rapport aux revenus tirés du travail (1% en moyenne)  et cet écart qui se creuse explique que les riches deviennent toujours plus riches et que les pauvres sont de plus en plus nombreux. Ces inégalités menacent la cohésion sociale. Le rendement du capital a de moins en moins besoin du travail et le système économique exclut de plus en plus de salariés ce qui se traduit par la monté de la pauvreté, y compris des travailleurs pauvres. Ce schéma montre également la place prépondérante occupée par les marchés financiers dans la multiplication de la rente.

document : 

Dans un essai brillant qui constitue une alternative au livre de Thomas Piketty, l’économiste Cédric Durand démonte la logique de la "stabilité financière" et du "capital fictif", plaide pour la désaccumulation et désigne les luttes à mener contre la finance. ( Le capital fictif, de Cédric Durand, Les prairies ordinaires, 17 euros.) Selon lui, c’est la montée en puissance d’une forme de « capital fictif » qui fait prévaloir les intérêts financiers sur les intérêts de l’économie réelle, et nous dépossèderait de notre avenir politique.

Ces formes élémentaires de capital fictif ont explosé : de 1980 à 2012, leurs poids s’est accru de 150 à 350% du PIB dans les principales économies riches. Pour que le capital fictif conserve sa valeur – ce que les officiels appelant la stabilité financière ! –, il faut que les titres trouvent un acheteur à tout moment. C’est ce qu’on appelle la "liquidité". Et cette liquidité dépend à son tour du fait que les flux des profits financiers espérés soient réalisés. Lorsque les gouvernements, au lendemain de crises, déclarent qu’il faut se battre pour la stabilité financière, ils déclarent, en réalité, qu’il faut se battre pour le droit aux profits financiers

Cette montée en puissance du stock de capital fictif est une appropriation de notre avenir. C’est un stock de promesses de profits financiers auquel devra se conformer l’avenir. Si, à la marge, la finance libéralisée à pu contribuer à accélérer les innovations, son essor frénétique procède principalement d’une logique de « dépossession ». Ce concept que j’emprunte au géographe marxiste David Harvey désigne des mécanismes extra-économiques qui permettent de générer du profit. Les politiques d’austérité et les politiques structurelles de dérèglementation du travail et la marchandisation de nouvelles sphères ne sont rien d’autres que des politiques mises en œuvres pour honorer les promesses de profits, qui se sont accumulées sous la forme de stock de capital fictif.

source : http://www.regards.fr/web/article/cedric-durand-l-essor-frenetique

3.2 la volonté chimérique d'échapper aux surcapacités de production dans le système libéral.

L'utilisation prioritaire des marchés financiers dérégulés pour maximiser les profits tirés du capital fictif est la dernière trouvaille de dirigeants du système libéral pour se débarrasser de la limite incontournable de tout système économique qui atteint la saturation des marchés et risque de produire à perte en dépassant les capacités de production qui correspondent au niveau de la consommation réelle des biens et services produits.

Le problème fondamental d’un système de production est d’éviter l’obstacle de la sur capacité de production pour ne pas produire des biens et des services qui ne seront pas vendus parce que les marchés sont saturés. Cette situation a été réalisée dans les années 1920. Les usines qui avaient fonctionné durant la première guerre mondiale pour produire des armes et des munitions, souvent avec un personnel féminin nouveau dans les usines, avec le même fonctionnement après la guerre, allaient dorénavant produire en masse des biens de consommation qui en quelques années allaient saturer tous les marchés. Cette situation fut relevée par Jacques Duboin qui proposa la solution de l’économie distributive : il s’agissait d’utiliser les économies d’échelle positives pour faire fonctionner les usines des pays industrialisés à leur rendement optimal et donc au coût de revient de la production le plus bas. Le surplus non vendu dans les pays riches devaient être échangé avec les pays pauvres pour développer leur niveau de vie ce qui allait apporter des économies au niveau mondial en évitant les questions d’immigration involontaire depuis les pays pauvres, les principales sources de la délinquance, les guerres et les révoltes de la misère, le colonialisme et les guerres de libération contre les pays coloniaux, etc. Cette proposition allait dans le sens d’un gouvernement mondial par une société des nations responsable et efficiente. Bien entendu de telles perspectives étaient contraires aux intérêts des familles de la banque internationale. Nous connaissons la solution adoptée par les dirigeants capitalistes : la propagande mise au point par Bernays, conseiller en relations publiques de Rockefeller à ses débuts. Bernays va démontrer que si les besoins individuels sont satisfaits par la production de masse, la production peut continuer à augmenter dès lors qu’elle vient satisfaire non plus les besoins mais les désirs individuels qui sont illimités tant que le marketing arrivera à les créer pour des consommateurs qui n’en ont pas la moindre idée. La première réussite de Bernays fut de relancer la production de cigarettes en arrivant à faire fumer les jeunes femmes. Nous sommes ici à la naissance du pouvoir du Marketing dans les entreprises de production de bien et de services et des Relations publiques au service de la défense des élites dirigeantes grâce à l'influence sociale, la soumission librement consentie à laquelle les masses populaires sont éduquées sur le plan politique.

Après la seconde guerre mondiale organisée depuis Wall Street, une fois la reconstruction de l’Europe bien avancée, la satisfaction des désirs reprit de plus bel avec les effets de mode et la société de consommation. Cette surconsommation poussée par les futilités de la mode destinée à créer de nouveaux désirs, fut facilité par le développement du crédit. L’endettement des ménages poussa la croissance économique et la fortune des banques. Nous connaissons la suite de cette stratégie financière qui nous mène aux bulles spéculatives et au dérèglement des marchés financiers pour doper les profits à court terme. Les théories économiques qui prétendent que les cycles d'innovations en détruisant des emplois devenus obsolètes pour créer de nouveaux emplois plus productifs ne permettent pas de résoudre la crise fondamentale de la sur capacité de production et l'augmentation du chômage structurel dans les pays industrialisés. Le blocage de l'économie réelle qui ne peut plus garantir la croissance et des profits importants à court terme a ainsi favorisé le développement de la création de valeur uniquement financière et la recherche des profits sur les marchés financiers. L'économie casino répond ainsi aux désirs impérieux de celles et ceux qui veulent placer leurs fortunes dans des investissements financiers capables de rapporter des taux de 10 à 15% de rendement ou de 25 à 30% comme en 2012 pour les valeurs en Bourse.

Le pouvoir de l’oligarchie financière anglo-saxonne a eu dès lors entre ses mains tous les atouts pour mener à son terme son but : la domination du monde dans un gouvernement mondial exercé par les plus riches, c’est à dire les familles des banquiers internationaux. Cette domination put se développer plus rapidement et mondialement à travers l’utilisation de l’informatique et des télécommunications, la révolution de l’Internet. Ce sont les scandales de la finance pure rendus possibles par l’utilisation du trading haute fréquence, de la spéculation à la baisse avec des effets de levier énorme à partir de fonds spéculatifs empruntés en grande partie qui ont briser le voile qui a longtemps caché aux citoyens les mécanismes véritables et prédateurs des dirigeants du système libéral. L’argent dette rend soumis et esclave les populations. Nous l’avons vérifié nous même : lors d’une grève, les services du préfet ont communiqué de suite à la direction de l’entreprise les informations provenant de la Banque de France : tous les délégués syndicaux et représentants du personnel au Comité d’entreprise n’avaient pas fini de rembourser les prêts de leur domicile, donc ils ne pouvaient pas faire grève plus de deux semaines sans voir une menace exercée par leur banque sur leur maison. Effectivement, la grève fut même bien plus courte et ne servit à rien. Notons qu’en Allemagne, les grévistes sont payés les jours de grève par leur syndicat mais c’est un autre débat. Le gouvernement mondial correspond à la volonté des maîtres du monde d’utiliser les dogmes de la doctrine libérale et ils ne s’en cachent pas.

Le bilan du système libéral que nous pouvons afficher début 2015 est édifiant de simplicité d'une part et édifiant face à notre avenir qui se détruit petit à petit. L'économie réelle ne se maintient qu'à travers les gaspillages énormes de biens et services destinés à satisfaire des désirs de plus en plus futiles et inconséquents. Ces productions concentrées dans quelques centres de production mondiaux et qui saturent les marchés, condamnent les autres parties du monde à la désindustrialisation, au chômage et au retour vers la pauvreté. Par contre dans l'économie fictive des marchés financiers, les spéculations sur le capital fictif permettent à  1% des plus riches de posséder autant que la moitié de l'humanité. L'économie réelle épuise les ressources et gaspille la nourriture, ce qui mène le monde au retour de la misère alors que l'économie fictive, avec les calculs des ordinateurs et le travail d'une petite élite financière, arrive à créer toujours plus de richesses financières pour quelques uns à la seule condition que les 99% de l'humanité continuent de se soumettre au fonctionnement de ce système libéral. C'est simple et terrifiant et la seul question valable est : jusqu'à quand cette soumission durera. La réponse est hélas connue et toujours la même. Victor Hugo l'avait déjà écrite : " la liberté commence là où s'arrête l'ignorance ". Une minorité active de citoyens n'est plus ignorante, encore faut-il que son combat surpasse en audience les atrocités des guerres du Moyen Orient dans lesquelles des ignorants s'entre tuent une fois de plus sans savoir qui sont les maîtres du monde qui en ont décidé ainsi.

II Les conflits entre monnaie pleine et argent dette.

En économie, l'explication est claire depuis quelques années ; il s'agit bien des conséquences de la volonté des nouveaux maîtres du monde, l'oligarchie financière anglo-saxonne, de gouverner le monde selon ses intérêts exclusifs. La méthode utilisée par un banquier pour dominer les monarchies, les princes et leurs peuples est connue depuis des siècles, particulièrement après 1307, nous y reviendrons. Certes il y a un choix opportuniste mené par les maîtres du monde : faut-il commencer par une crise économique et financière puis utiliser ensuite les guerres et leurs besoins en financements énormes pour la production de l'armement, la solde des combattants, pour la reconstruction des pays ravagés par les guerres ? Faut-il commencer plutôt par des guerres régionales qui vont déclencher des crises économiques mondiales, faut-il utiliser ces deux moyens en même temps pour aller plus vite vars la maximisation des profits ? Faut-il développer de nouvelles armes pour protéger les riches et rendre impossible toute nouvelle invasion des barbares, pour réduire la population mondiale selon les thèses malthusiennes ? Les maîtres de nos systèmes de pouvoir politiques, économiques, théocratiques et militaires n'ont pas d'autre solutions pour défendre leurs intérêts. Et pour dominer les peuples, pour financer leurs entreprises d'influences sociales fondées sur la soumission librement consentie si possible sinon sur le conformisme habituel, ces dirigeants ont besoin d'une arme fondamentale au coeur de leur système de domination : le pouvoir de créer la monnaie.

En économie, le cours sur la monnaie porte sur les 3 fonctions de la monnaie : instrument d'échange, de mesure des richesses produites par le travail et moyen d'épargne ou de thésaurisation. La fonction d'épargne a toujours posé problème car elle retire du circuit économique de la monnaie qui ne sert plus à la consommation immédiate et donc à l'activité économique. Certes l'épargne avant d'être utilisée pour une consommation différée va chercher à produire des intérêts à travers le prêt de monnaie à d'autres agents économiques. La difficulté survient rapidement lorsque l'épargne et les richesses accumulées par des agents ont un niveau important tel que cette monnaie ne servira plus à de la consommation de biens et services produits dans l'économie réelle parce que ces épargnants sont suffisamment riches pour satisfaire tous leurs besoins matériels. Freud et Keynes se sont longuement questionnés dans les années 1930 sur ce qui poussait ces riches à vouloir toujours plus de monnaie et carrément à vouloir posséder seuls le pouvoir de créer la monnaie pour dominer le monde d'une manière obsessionnelle et folle en organisant crises économiques et financières, guerres mondiales pour asseoir leur gouvernement mondial des 1% les plus riches sur les 99% restant de l'humanité. Cette domination à travers le pouvoir de la création monétaire s'est surtout accélérée avec l'ère industrielle et la production de masse, lorsque pour assurer les échanges économiques des richesses produites, il a fallu ajouter à la forme de monnaie fiduciaire (les pièces et les billets de monnaie), la forme de monnaie scripturale et la création de monnaie à partir des crédits émis par les banques. Dès les années 1770, les luttes furent ardentes entre partisans d'une banque publique ayant seule le pouvoir de créer l'ensemble de la monnaie et partisans d'une banque centrale privée dirigée par de puissantes familles de banquiers internationaux. Ce conflit a vu au XXème siècle la victoire des familles de banquiers sur les citoyens et leurs représentants même si les résistances à cette imposture politique et économique, sociale, n'ont jamais cessé de dénoncer cette absurdité d'utiliser la monnaie non plus comme un moyen au service de l'économie réelle mais comme une fin en soi pour permettre à quelques familles de banquiers de dominer le monde.

1) les conflits aux États-Unis d'Amérique pour utiliser la monnaie pleine et ne pas dépendre du pouvoir des financiers internationaux.

a) Thomas Jefferson et Andrew Jackson

Au début du 19ème siècle, le débat sur la constitution des États-Unis d’ Amérique du Nord fit rage autour de cette question. Parmi les pères fondateurs, Thomas Jefferson refusa avec énergie la domination d’une banque centrale privée aux mains des financiers de Londres et d’Europe. Nous reprenons brièvement deux extraits de notre page web sur cette question :

 "J'ai pour conviction que les institutions bancaires sont plus dangereuses que les armées permanentes....Si un jour le peuple américain laisse les banques privées contrôler l'émission de monnaie, les banques et les sociétés qui s'érigeront autour de lui, le priveront de ses propriétés jusqu'à ce que ses enfants se réveillent sans abri sur le continent que leurs pères conquirent. "   Thomas Jefferson

Il est certain que Jefferson connaissait la volonté de son adversaire :

 « Laissez moi décider et contrôler la régulation de la masse monétaire d'une nation, et je me fiche de ce qui fait les lois. » Mayer Amschel Rothschild, fondateur de la dynastie de banquiers du même nom.(1744 – 1812)

 

Nos dirigeants politiques ont été mis en garde depuis des siècles, notamment par des prix Nobel d'économie. Maurice Allais - prix Nobel d'économie - propose : " Toute création monétaire doit relever de l'État et de l'État seul : Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les " faux droits " résultant actuellement de la création de monnaie bancaire. " et il ajoute " Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents " . Nous précisons que cette création monétaire "ex nihilo" par les banques commerciales dont parle Maurice Allais représente 93% de la masse monétaire M3 (la monnaie fiduciaire + l'épargne des ménage + l'épargne des entreprises, c'est à dire les sommes dont elles disposent pour leurs transactions courantes selon leur niveau d'activité) en circulation dans la zone euro à ce jour, mais évidemment que le "ex nihilo" ne signifie pas "sans règles" ou "sans garanties" ... en ce qui concerne les banques il s'agit bien d'une "monétisation" de créances ou d'actifs. Il y a d'autres citations célèbres sur cette question fondamentale du pouvoir de créer la monnaie. Nous en citons une récente.

«Imprimer de faux billets est illégal, mais la création d'argent par le privé ne l'est pas. L'interdépendance entre l'État et les banques qui peuvent créer de l'argent est à l'origine de beaucoup d'instabilité dans nos économies. Cela pourrait - et devrait - être interdit.» En démarrant ainsi son éditorial dans le Financial Times, jeudi dernier (ndrl : 24 avril 2014 ), Martin Wolf ne pouvait pas rendre un meilleur service à l'association Modernisation Monétaire «MoMo», qui veut confier le monopole de la création monétaire à la BNS (Banque nationale suisse).

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_HijvHPND7o

Pourtant la volonté de Jefferson n'a pas été suivie d'effet car Washington élu à la Présidence céda à la pression d'Hamilton pour qu'une banque centrale privée soit instituée. Hamilton présenta son projet pour favoriser un crédit public au service du développement de la nation mais dans ce projet, les crédits publics furent bien accordés par des banquiers privés non américains et résidant à Londres qui certes avaient d'énormes intérêts financiers à voir prospérer le développement des USA. La "seconde banque des États-Unis" a été autorisée durant une période de 20 ans pendant le mandat de James Madison en 1816. Un fois président, Jackson a travaillé dur pour abroger cette loi afin de créer une véritable banque fédérale, qui dans l'intérêt du peuple, serait sous le contrôle de l'État. Le 10 juillet 1832, Jackson met son veto à la création d’une banque centrale. Il met alors, dès son arrivée à la présidence, son veto à la reconduction de la banque centrale créée par Hamilton afin de pouvoir mettre un terme à la dette nationale et renforcer le pouvoir fédéral. Il s’entoure de conseillers en qui il a confiance et avec qui il prend ses décisions. La même année, Jackson paya le montant final de la dette nationale.  Il fût le premier et le seul président à l’avoir accompli. La crise est résolue en 1833 par une forte baisse des droits de douane et marque la victoire de l’intérêt individuel des États sur le gouvernement fédéral. Sa résistance aux puissances d’argent qu'il considérait comme très dangereuses était si cruciale à ses yeux qu’il fit graver comme épitaphe : « I killed the Bank » sur sa pierre tombale. Andrew Jackson était surnommé Old Hickory (vieux noyer) en référence à la solidité du bois de noyer.

b) Abraham Lincoln

« le travail précède le capital. Le capital est seulement le fruit du travail et il n’aurait jamais pu exister si le monde du travail n’avait tout d’abord existé. Le travail est supérieur au capital et mérite donc une plus grande considération (…). Dans la situation actuelle, c’est le capital qui détient tout le pouvoir et il faut renverser ce déséquilibre ». Abraham Lincoln a bien compris l'imposture de la finance et des économistes libéraux qui privilégient le capital, la rente issue du travail sur le travail lui-même de manière à légitimer le vol des richesses produites par les travailleurs au profit des capitalistes, propriétaires privés des moyens de production qui détournent la propriété commune des biens de production à leurs seuls profits.

Otto Von Bismark, Chancelier de Prusse, suite à l’assassinat de Lincoln en 1865 : « Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’ Amérique […]ils n’hésiteront pas à précipiter les États chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière »

"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin". HENRY FORD, ce qui ne l'a pas empêché de poursuivre ses idées racistes et son soutien à la sélection des élites notamment aryennes ainsi que sa coopération économique avec les nazis.

Avant de chercher à savoir si la révolution pour reprendre au niveau du citoyen et de ses représentants le pouvoir de créer la monnaie dont a besoin l'économie réelle pour assurer un développement durable de l'humanité, est pour "avant demain matin", il y a un évènement dans l'histoire du 19ème siècle aux USA qui marque le point de départ de la prise du pouvoir par les familles de banquiers internationaux sur la création monétaire dans les pays occidentaux puis au niveau mondial ; il s'agit de la guerre de Sécessions aux USA dans les années 1861 à 1865 lorsque les sudistes pour défendre leur système de pouvoir esclavagiste refusèrent l'élection d'Abraham Lincoln et sa volonté de supprimer l'esclavage au sein de l'Union.

Le développement industriel américain dans les années 1830 à 1860 se fit dans une période où il n'y avait pas de banque centrale privée mais la banque publique de l'Union des États-Unis. Ajoutons que cet essor industriel se réalisa également dans le cadre du protectionnisme économique, l'énorme marché intérieur suffisait alors pour réaliser les économies d'échelle source de gains de productivité considérables. En 1861, au moment de la guerre de Sécession, pourtant les États-Unis furent de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux “Lincoln Greenbacks” pour payer les factures de l’armée du Nord. En 1862, par le vote du Legal Tender Act, Abraham Lincoln reviendra à l’art.1 de la Constitution et créera le dollar « Greenback ». C’est ainsi qu’il pu, sans augmenter la dette de l’état, payer les troupes de l’Union.

 Le journal des Rothschild “Times of London” écrivit en 1865 : “Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’ Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. Ce gouvernement doit être détruit ou il va détruire toutes les monarchies de la planète.”

 

 La loi sur la banque nationale de 1863 ré instaura la banque privée centrale américaine et des bons de guerre de Chase furent émis. Lincoln fut ré-élu l’année suivante, jurant de répudier cette loi après avoir pris ses fonctions en 1865. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, Lincoln fut assassiné au théâtre Ford par John Wilkes Booth. Booth avait des connexions importantes avec les banquiers internationaux. Sa petite fille écrivit un livre “Cet acte fou” qui décrit dans le détail les relations de Booth et ses contacts avec “de mystérieux européens” juste avant l’assassinat de Lincoln. La suite de cette histoire est sur notre site comme sur d’autres sites web. Retenons la leçon de la famille Rothschild de Londres : la création monétaire sans coût par un gouvernement est la méthode pour devenir prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Cette question et cette solution sont donc essentielles pour garantir un développement durable dans une civilisation florissante et humaniste.

Cette méthode pour devenir prospère que les banquiers de l'oligarchie financière mondiale interdisent aux citoyens et à leurs représentants repose sur une évidence : lorsque les citoyens et leurs gouvernements décident de créer des richesses en développant le travail et le niveau des compétences de l'ensemble d'un peuple, la monnaie est l'instrument de paiement de ce travail et à travers ce travail, chaque citoyen dispose d'un revenu suffisant pour vivre et participer au commerce des biens et services produits. La monnaie et le capital, l'accumulation de richesses sont secondaires par rapport au travail. L'affirmation que la valeur travail précède la valeur capital est fondamentale dans la culture humaniste qui place l'être humain au coeur de l'organisation politique, économique, sociale, culturelle. Pour s'enrichir sans limites, les dirigeants du système économique et financier utilisent la culture libérale qui donne la priorité au marché et à son libre fonctionnement au profit des plus riches et des plus puissants ou selon le vocabulaire actuel, au profit des plus compétitifs c'est à dire au profit de ceux qui ont gagné plus d'argent, beaucoup plus que les autres moins compétitifs... et plus humanistes. 

c) J F Kennedy

A la liste des dirigeants politiques qui ont mis en place la création monétaire sans coût par un gouvernement, il faut encore ajouter le cas du Président J F Kennedy qui a donné l'ordre de ne plus emprunter à la FED mais d'émettre la monnaie par le Trésor américain. 

document : 

Le 4 juin 1963, Kennedy a signé l’ordre exécutif 11110 qui demandait l’émission de 4.292.893.815 (4,3 milliards) de dollars Américains par le Trésor plutôt que par le système traditionnel de la Réserve Fédérale. Le même jour, il a signé une loi proclamant que les billets d’un et de deux dollars devaient être convertibles en l’or et non en l’argent, ce qui a permis de renforcer la devise Américaine affaiblie’ [1].

Kennedy avait parfaitement conscience du degré auquel le système de Réserve Fédérale avait usurpé le droit Constitutionnel de sa nation d’imprimer de la monnaie et sa capacité de réguler sa devise. Il savait également que c’était là le plus gros challenge qui se présentait à son administration.

Comme Abraham Lincoln et Andrew Jackson, il était conscient des conséquences qu’auraient ses tentatives de remettre le contrôle monétaire à sa place de droit, c’est-à-dire entre les mains du Trésor. Bien qu’il dispose de l’autorité statutaire qui lui permettait d’agir, Kennedy comprenait que ses batailles ne seraient pas sans victimes, et qu’il aurait de grandes chances d’en sortir perdant au vu du pouvoir intouchable et de l’influence omniprésente de ses formidables adversaires de la Fed. 

" Lorsque le président John Fitzgerald Kennedy … a signé cet ordre exécutif, ce pouvoir a été retourné au gouvernement fédéral, plus précisément au Département du Trésor, qui a le pouvoir Constitutionnel de créer et d’émettre de la monnaie – sans passer la Banque de réserve Fédérale. L’ordre exécutif 11110 du président Kennedy a donné au Département du Trésor le droit ‘d’émettre des certificats sur l’argent contre des lingots d’argent, de l’argent ou des dollars argent’. Cela veut dire que pour chaque once d’argent qui se trouvait dans les coffres du Trésor des États-Unis, le gouvernement pouvait introduire de la nouvelle monnaie dans l’économie. En conséquence, plus de quatre milliards de dollars de billets Américains sont entrés en circulation en dénominations de 2 et 5 dollars. Les billets de 10 et 20 dollars n’ont jamais circulé mais étaient en train d’être imprimés par le Département du Trésor quand Kennedy a été assassiné. Il paraît évident que Kennedy savait que les billets de la Banque Fédérale qui étaient utilisés en tant que change légal étaient contraires à la Constitution des États-Unis d’ Amérique .

Kennedy savait que si les billets soutenus par de l’argent commençaient à circuler en de grandes quantités, ils auraient fini par éliminer la demande en billets de la Réserve Fédérale. C’est une règle simple de l’économie. Les billets du Trésor étaient convertibles en  l’argent physique, et les billets de la Réserve Fédérale n’étaient soutenus par rien qui ait une valeur intrinsèque. L’ordre exécutif 11110 aurait pu empêcher la dette des États-Unis d’atteindre son niveau actuel (la quasi-intégralité des neuf trillions de dollars de dette fédérale des États-Unis ont été générés depuis 1963) si Lyndon B. Johnson ou les présidents qui lui ont succédé avaient décidé de le faire entrer en vigueur. Il aurait permis au gouvernement des États-Unis de rembourser sa dette sans passer par les Banques de Réserve Fédérale privées et avoir à payer des intérêts sur la ‘nouvelle monnaie’. L’ordre exécutif 11110 offrait aux États-Unis la capacité de créer une nouvelle fois leur propre monnaie soutenue par l’argent et une devise qui valait réellement quelque chose.

Selon mes propres recherches, cinq mois seulement après l’assassinat de Kennedy, plus aucun certificat sur l’argent de 1958 n’était émis, et les autres ont été retirés de la circulation. Peut-être l’assassinat de Kennedy était-il une mise en garde destinée aux présidents futurs qui étaient susceptibles de se trouver tentés d’interférer avec le contrôle privé de la Réserve Fédérale sur la création monétaire. Il semble assez évident que Kennedy a dérangé les pouvoirs qui se cachent derrière les finances des États-Unis et du monde’. –  JFK Vs The Federal Reserve par John P. Curran (4-19-7) 

source : https://resistanceauthentique.wordpress.com/tag/en-argent-metal/

2) le miracle allemand entre 1933 et 1938

Pourtant cette méthode de la création monétaire sans coût par un gouvernement est capable de sortir un pays de la ruine économique en 3 ou 4 ans lorsque ses citoyens sont compétents et savent travailler ensemble. La démonstration de l'efficacité de cette méthode fut éclatante lors du " miracle allemand " entre 1933 et 1938. Le ministre Schacht avait utilisé, en 33, un système technique qui avait permis de relancer l’économie allemande et permit de mettre au travail sur cette période cinq millions de chômeurs. Schacht démissionna d’ailleurs en 36, lorsque son système commença à servir à fabriquer des canons, des chars et des avions militaires au lieu de routes, de voitures et d’hôpitaux !

http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/histoire/article/comment-londres-et-wall-street-ont-mis-hitler-au.html

document :

Le livre de Francis Delaisi, La Révolution Européenne, est paru en pleine guerre, en 1942, en éloge du système économique allemand fondé – non sur l’étalon-or ou le dollar – mais sur le CAPITAL-TRAVAIL – en opposition radicale avec le système spéculatif boursier des Anglo-Américains de Londres et de Wall-Street qui se voyaient ôter d’un coup toute possibilité de spéculation et d’emprise financière sur l’économie allemande. A la suite de quoi la presse juive s’empressait de déclarer le boycott des productions en provenance du Reich, et les gouvernements alliés brandissaient l’ultimatum à l’Allemagne : retour à l’étalon-or, ou la guerre..../…

Hitler remplaça le commerce extérieur basé sur la monnaie par un commerce de troc : marchandises contre marchandises, de sorte que les devises tombaient en désuétude. Associées aux nécessaires investissements publics ces mesures eurent pour conséquences une fulgurante diminution du chômage et une forte augmentation du commerce avec les pays concernés..../…

Cela amena plus de stabilité et d'aisance dans le Reich, ce qui fut très désagréablement ressenti par les puissances de l'Ouest, d'autant plus qu'elles redoutaient que le nouveau système économique allemand basé sur la "Valeur-Travail" puisse un jour avoir un très grand succès dans le monde et supplanter l'empire du dollar couplé à l'étalon-or. Les puissances de l' Ouest ne le voulaient à aucun prix et elles commencèrent à préparer la guerre contre l' Allemagne.

lien : http://allianceanom.forumgratuit.org/t8-les-veritables-raisons-de-la-seconde-guerre-mondiale

document : la Révolution européenne de Francis Delaisi : 

Une première partie fait une excellent de description de la genèse de la crise de 1929 aux États Unis et les limites de l'étalon or.

Ensuite vient la description des méthodes utilisée notamment par le Dr Schacht permettant ce redressement en abandonnant l'étalon or. D'abord le passage d'une économie libérale à une économie dirigée avec des Plans sur 4 ans.

http://www.kontrekulture.com/produit/la-revolution-europeenne

document :

source  : https://postjorion.wordpress.com/tag/schacht/

 

Or la démarche du Dr Schacht s’applique bien mieux à la paix qu’à la guerre, puisque les destinataires des bombes n’ont pas le goût de les acheter à l’ennemi. D’ailleurs, en temps de guerre tous les régimes économiques se valent à peu près, les industries tournent à pleine capacité.

Schacht, lui a su le faire non seulement dans la paix, mais SANS HAUSSE DES PRIX… Or, s’il y est parvenu, c’est parce qu’il avait compris deux petites choses:

1) LA PRODUCTION DES RICHESSES MATÉRIELLES NE CONSOMME QUE DE LA MATIÈRE GRISE, DES MATIÈRES PREMIÈRES ET DU TRAVAIL ET LEUR VENTE RAPPORTE DE L’ ARGENT AUX PRODUCTEURS.

2) LE PRIX DES RICHESSES PRODUITES ET L’ ARGENT QUE RAPPORTE LEUR VENTE SONT LES DEUX TERMES D’ UNE ÉGALITÉ.

En d’autres termes, Schacht savait qu’il suffit de dépenser ASSEZ d’argent pour en retrouver assez : ni trop, ni trop peu. Tout risque d’inflation ou de déflation disparaît spontanément, l’équivalence de la dépense et des ressources résultant d’une constante mathématique.

Sachant qu’il pouvait dépenser sans crainte, il lui était devenu facile de doter l’ Allemagne d’une industrie fantastique tout en enrichissant les Allemands. Mais il les a enrichis bien mieux en les dotant avant juin 36 de logements, de routes et d’autos qu’avec les chars et sous-marins qui ont suivi.

La première moitié du boom économique tient tout entière dans l’application pratique d’une petite équation : P = V .(prix des richesses produites = argent que rapportent les ventes).Il nous reste à voir la seconde moitié.

Mais que signifie cela ? Comment calculerait-on le juste niveau de la dépense ? Comment dépenserait-on toujours assez et jamais trop? La réponse tient à ce qu’il n’est besoin d’aucun calcul : la limite est fournie par la capacité productrice et les délais qu’elle induit. Lorsque la demande excède de beaucoup l’offre d’une catégorie de biens, les délais de livraison s’allongent et l’on est renseigné.

Mais ce qui doit retenir encore notre attention, c’est le côté singulier de l’économie hitlérienne. D’autres dictateurs ont concentré dans leurs mains des pouvoirs aussi exorbitants que les siens. Ceux qui régnèrent derrière le rideau de fer furent plus omnipotents encore. Or, ils restent loin d’obtenir des résultats approchant ceux qui, en sept ans, firent d’un pays presque petit et presque pauvre la plus puissante de toutes les nations (aucune n’aurait été, à elle seule, capable de tenir tête à l’ Allemagne). Comment expliquer des faits aussi surprenants?

Rien n’est plus simple Schacht savait ce qui distingue la décision collective de la décision privée. Il connaissait la fonction macro-économique capitale de la monnaie en ce qu’elle ne devait ni manquer, ni coûter cher, ni être en excès.

Ainsi créa-t-il les « effets Mefo » tirés par des industriels sur la Metaliforschung dont la signature était garantie par l’ État. Ils furent très critiqués par les économistes orthodoxes mais produisirent des effets stupéfiants.

 

la « traite travail » à 3 signatures, 

non escomptable par une banque privée, 

qui permet la réalisation des grands projets sans aucune mise de fonds au départ. 

Ceci revient à une sorte d'emprunt post travaux, 

ce sont des " bons d'offre de travail " 

« Work Supply Bills » WSB...

 

Plus explicitement: L’ État décidait la mise en fabrication d’une production de richesse matérielle nationale (un hôpital, par exemple). Il émettait, à l’entreprise choisie, les « mefo » correspondant au coût total, sans aucun intérêt. Ces « mefo » étaient remboursables par la banque d’ État, en Deutschemark, au fur et à mesure de la réalisation, quelle soit celle de l’entreprise choisie ou celle d’une entreprise sous traitante qui recevait les « mefo » de l’entreprise maître d’œuvre. Les « mefo » des différents producteurs de la chaîne, échangés contre les Deutschemarks, servaient ensuite à payer les salaires et les bénéfices, en « monnaie réelle ». L’ État allemand ne déboursait ses deutschemark qu’au fur et à mesure de la « production », et ces deutschemarks lui revenaient INTÉGRALEMENT dans ses caisses, par le cycle même de la monnaie, ce que nous verrons plus tard.. Nous retrouvons dans les « effets mefo » quelque chose de relativement similaire à la monnaie d’échange des SEL, mais à l’échelle d’une nation.

Schacht disait des mefos : « Ce ne sont peut-être pas de bons effets de commerce au sens de la loi sur la banque. Mais la situation est désespérée. L’objet de ces effets est de remettre en marche le commerce et l’industrie ». S’achopper à une simple question de mots, en regard de 29% de chômeurs et d’une pareille dépression économique eût été un véritable crime d’économie politique.

Dans ces conditions, il devint facile aux Allemands de se mettre au travail. La coordination des efforts se fit spontanément. L’initiative privée fut encouragée, récompensée, exploitée à fond. Sur le terrain économique, l’ Allemagne fut le siège du premier régime qui ait été aussi libéral que possible sur le plan où c’est avantageux pour tous : celui de l’initiative privée. D’où le « miracle allemand ».

Tels sont les deux secrets simples qui permirent à Hitler de faire aussi bien un mal aussi épouvantable.

 

Extrait de : « Une approche stock-flux de la création monétaire », Jacques Mazier et Dominique Plihon (Économistes atterrés)

http://fr.scribd.com/doc/85967638/Jacques-Mazier-et-Dominique-Plihon-Une-approche-stock-flux-de-la-cre-ation-mone-taire

 

Dans une première étape, l’ État émet les bons WSB  (" bons d'offre de travail " « Work Supply Bills ») et finance l’accroissement δ d’investissements publics pIG en s’endettant auprès des entreprises qui leur font crédit de ΔWSB (+δ). Elles accroissent leur production pY de δ et versent des salaires W (en hausse de δ’). Mais elles ne peuvent financer ces salaires (et dégager des profits Aut en hausse de δ’’) que parce qu’elles escomptent dans une deuxième étape leurs bons WSB auprès des banques qui leur font un crédit ΔLE pour un montant équivalent (δ). Ce crédit aux entreprises par escompte compense le crédit effectué par celles-ci au gouvernement. Dans une troisième étape, les banques se refinancent auprès de la banque centrale en réescomptant les bons WSB. Les deux écritures de WSB des étapes 2 et 3 à l’actif et au passif des banques se compensent. In fine c’est la banque centrale qui porte le financement de l’ État puisqu’ après compensation, WSB se retrouve au passif de l’ État et à l’actif de la banque centrale (en variation dans les tableaux ci-dessous).

Il y a eu, d’une part, à l’étape 2 création de monnaie scripturale lorsque les banques ont fait crédit aux entreprises et, d’autre part, création de monnaie banque centrale à travers le refinancement à l’étape 3. Le mécanisme basé sur l’émission par l’ État de ces bons d’offre de travail (WSB) a été d’une grande efficacité car il reposait sur des investissements publics et la fabrication en grande série de biens d’un type particulier (de l’armement mais pas uniquement) que l’appareil productif allemand pouvait produire.

 

 

La reprise de l’activité économique s’est cependant heurtée à des contraintes bien analysées par Kalecki, liées notamment à la hausse des importations de matières premières et aux difficultés de financement en raison de la baisse des exportations allemandes dans une Europe en crise. Cette reprise ne s’est pas appuyée par ailleurs sur une hausse importante de la consommation des ménages. L’emploi a progressé, le chômage fortement baissé, mais les revenus réels par tête ont stagné et les profits explosé.

Il n’en demeure pas moins qu’en 1938 l’ Allemagne, pourtant pays au départ le plus touché par la crise avec les États-Unis, était le seul à être vraiment sorti de la crise. Constat nauséabond, mais bien réel.

A partir d’une base 100 en 1929, la production en 1938 était de 130 en Allemagne, 104 aux USA, 117 au Royaume-Uni et 93 en France (d’autres facteurs sont évidemment à prendre en compte, notamment la politique de change, désastreuse dans le cas de la France).

 

145 – Janpier Dutrieux: la relance Allemande de 1933 22 décembre 2010

 

Le redressement de l’ Allemagne de 1932 à 1939

Années Chômeurs inscrits aux Offices du Travail 

(en millions)

Revenu National 

(en milliards de Reichmarks)

1932 5,6 45,2
1933 4,8 46,5
1934 2,7 52,7
1935 2,2 58,7
1936 1,6 64,9
1937 0,9 72,6
1938 0,4 79,7
1939 0,2 -

(source : Ernst Wagemann, D’où vient d’où cet argent ?)

 

Dans ces mémoires, Schacht soulignait qu’il avait “ prévu ce plan de redressement pour cinq ans de sorte que les effets Méfo pouvaient être prolongés cinq ans. De cette manière l’importance du réarmement se trouvait limitée par une barrière intervenant automatiquement. Après cinq ans, le remboursement des effets Méfo devait commencer, et les sommes nécessaires seraient désormais perdues pour le budget et devraient donc être prises sur d’autres postes de dépense, le réarmement était justement de ceux-ci. Toutes ces considérations revêtirent leur pleine signification quelques années plus tard, quand j’eus l’impression que le réarmement allait dépasser le niveau normal de temps de paix. Ceci aurait été empêché par mon plan, si Hitler n’avait pas fait dévier la politique de la Banque du Reich ”. Schacht démissionna de son poste de ministre de l’économie du IIIe Reich, en fin 1937, et fut destitué de la présidence de la Reichsbank le 20 janvier 1939, ce qui permit à Hitler d’obliger la Banque du Reich a lui consentir n’importe quel crédit.

fin du document

 

document :

Maître de la manipulation financière et fiscale, Schacht s'estimait indispensable. Les querelles de 1936, qui conduisirent à sa défaite et à la mise en place du Plan quadriennal, commencèrent avec la pénurie de viande et de matière grasse à la fin 1935. Le banquier mit la crise sur le dos de la mauvaise planification du ministère de l'Agriculture de Darré, et réclama que la politique agricole soit ramenée sous le contrôle du ministère de l'Économie. La réaction d'Hitler fut de charger Göring de jouer les arbitres. A la surprise générale, le Feldmarshall prit parti pour Darré contre Schacht.

http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/seconde/schacht/Dossiers.htm

fin du document

Il est probable que Schacht n'ait vu qu'un problème de planification dans la production agricole alors que l'agriculture pouvait s'inspirer de la planification industrielle. Nous savons, à partir notamment du livre d'Erik Reinert "Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres ", que le développement d'une région ou d'un pays repose sur la complémentarité entre rendements croissants de l'industrie et rendement décroissants de l'agriculture. Il est évident que le miracle industriel allemand devait soutenir avec ses bénéfices le développement agricole de manière à ce que le retour au plein emploi s'accompagne aussi de l'amélioration de l'alimentation de la population allemande et de l'augmentation des revenus pour les agriculteurs, de l'investissement dans la modernisation de l'agriculture. Nous savons que les dirigeants nazis avaient dès le départ fixé le but du réarmement de l'Allemagne puis la guerre de conquêtes économiques au service du nazisme. Schacht ne connaissait pas cette complémentarité entre les deux rendements croissants et décroissants ou du moins il ne l'a pas mis en place dès le départ. Cette erreur de priorité ne doit plus être commise au XXIème siècle, nous devons appliquer les mécanismes qui mènent à un miracle économique, notre miracle dorénavant repose sur l'abandon du système capitalisme, la sortie de ce système de pouvoir politique, économique et social tout en n'instaurant pas un chaos et crise majeure mais en développement de suite une nouvelle civilisation prospère, florissante parce que respectueuse de la culture humaniste. Poursuivons l'examen de ce miracle allemand entre 1933 et 1937.

 

document : Comment Hitler défia les banquiers, extraits

Hjalmar Schacht, a Rothschild agent who was temporarily head of the German central bank, summed it up thus: An American banker had commented, “Dr. Schacht, you should come to America. We’ve lots of money and that’s real banking.” Schacht replied, “You should come to Berlin. We don’t have money. That’s real banking..../...

Makow quotes from the 1938 interrogation of C. G. Rakovsky, one of the founders of Soviet Bolshevism and a Trotsky intimate. Rakovsky was tried in show trials in the USSR under Stalin. According to Rakovsky, Hitler was at first funded by the international bankers, through the bankers’ agent Hjalmar Schacht. The bankers financed Hitler in order to control Stalin, who had usurped power from their agent Trotsky. Then Hitler became an even bigger threat than Stalin when Hitler started printing his own money.

(Stalin came to power in 1922, which was eleven years before Hitler came to power.) .../...

Rakovsky said:

“Hitler took over the privilege of manufacturing money, and not only physical moneys, but also financial ones. He took over the machinery of falsification and put it to work for the benefit of the people. Can you possibly imagine what would have come if this had infected a number of other states? (Henry Makow, “Hitler Did Not Want War,”  March 21, 2004).

document : 

La politique monétaire Allemande a fait paniquer Wall Street et la City of London. 

extraits.

" Le crime impardonnable de l'Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale a été sa tentative de retirer sa puissance économique du système commercial mondial et de créer son propre mécanisme d'échange qui nierait les avantages financiers mondiaux. " (Churchill, «La deuxième guerre mondiale" Berne 1960).

" Les deux principales causes de la Seconde Guerre mondiale étaient: d'abord, le succès du système allemand de troc. Deuxièmement, la décision de Hitler de ne pas accepter des prêts étrangers. Sa déclaration que l'entreprise allemande serait effectuée de la même manière qu'un commerçant honnête a provoqué une véritable panique dans les milieux financiers. (Francis Neilson: "Le Churchill Legend», p 296.).

Marriner Eccles de la Réserve fédérale, et Montague Norman, président de la Banque d'Angleterre, ont conclu un accord en 1935 sur la stratégie à utiliser pour écraser, par tous les moyens, y compris la guerre, si nécessaire, les expériences financières d'Hitler. ("La Parole" de Glasgow, 08/03/1949).

Les grands banquiers sont alarmés par les succès de la politique financière de l'Allemagne hitlérienne, de la même manière qu'il y a plusieurs générations leurs familles ont été terrifiées par les succès de l'économie naturelle de Lincoln et de Napoléon. Ce qui aurait été un progrès louable pour l'Allemagne et d'autres pays était en fait la principale cause de la Seconde Guerre mondiale. La lutte entre la politique monétaire rival était inévitable. (Carnelius Carl Veith, "Citadelle du Chaos").

Source: *Google translate* de http://www.burbuja.info/.../461130-hitler-posando-book...

fin du document

 

Nous retenons ici le mécanisme, la logique imparable qui donne la priorité au travail et la banque s'occupe ensuite de rémunérer ce travail puis elle gère les échanges commerciaux rendus possibles par ces revenus du travail. Au départ, la commande de travail est délivrée avec des  " bons d'offre de travail "  « Work Supply Bills » WSB, puis au fur et à mesure des travaux réalisés, le travail est rémunéré par l'échange des bons d'offre de travail en monnaie nationale de manière à ce que les citoyens puissent échanger leur travail avec les biens et services dont ils ont besoin dans le cycle économique habituel qui fait que la monnaie nationale part et revient à la banque nationale. La banque nationale contrôle la vitesse de circulation de la monnaie et en cas d'inflation et de surchauffe de l'économie, il suffit de ralentir l'ouverture de nouveaux chantiers de travaux. Lorsque les délais de livraison augmentent, il faut remettre des liquidités dans le circuit économique ou créer de la monnaie supplémentaire, sans risque d'inflation et de hausse des prix. Ce mécanisme simple, pragmatique et performant, fonctionne en période de paix alors qu'en période de guerre, comme Lincoln l'avait fait durant la guerre de Sécession, tous les pays en guerre utilisent ce mécanisme et font tourner à plein régime leurs usines. Nous retenons également la différence entre l'Allemagne qui en 1933 fit confiance aux initiatives privées (des employeurs et des collectivités locales) et l'URSS qui avec le même mécanisme ne réussit pas son "miracle" économique à cause de l'élimination de l'initiative privée et du monopole de l'initiative collectiviste du parti soviétique. Dans le cadre du développement durable des réseaux de vie, l'utilisation des principes de subsidiarité et de l'alliance des contraires développent l'initiative locale commune bien plus proche d'une initiative privée que d'une initiative provenant de l'état et d'un parti unique despotique. Enfin nous notons que ce succès économique fut limité par l'environnement qui est resté en crise et a réduit les possibilités d'exportations allemandes, qu'il n'y a pas eu complémentarité entre les rendements croissants industriels et les rendements décroissants de l'agriculture pour non seulement arriver au plein emploi mais aussi nourrir convenablement la population, que la demande intérieure n'a pas été stimulée et que le partage des richesses produites est resté inégalitaire avec l'explosion des profits des entrepreneurs, y compris les profits des entrepreneurs américains qui investissaient en Allemagne, notamment dans le cartel IG Farben aux mains de Rockefeller lui même contrôlé par la famille Rothschild. Un tout dernier point : Schacht ne pensait pas que ce système monétaire pouvait dépasser la durée de 5 ans, c'était une politique de sortie de crise avant de revenir au fonctionnement habituel d'une économie libérale. Nous reviendrons sur tous ces points qui seront grandement améliorés dans le cadre du développement des organisations en réseaux de vie fondées sur la démocratie directe locale participative.

Il est connu que ce miracle économique allemand fut trahi et dévoyé par l'idéologie nazie et ses crimes de guerre, les génocides et crimes contre l'humanité commis par les dirigeants nazis.

3) la volonté d'un gouvernement mondial dirigé par l'oligarchie financière anglo-saxonne

Une illustration de cette entreprise dominatrice se trouve dans le livre "Mémoires" qui a David Rockefeller pour auteur officiel. Page 405 dans la version anglaise, est écrit :

“Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être.” David Rockefeller, MEMOIRES, page 405.

autre illustration : Waren Buffet a dit que la guerre de classe existe toujours. Que c'est sa classe (les riches.. Buffet est le 2ème plus riche du monde...) qui est en train de la gagner !

4) retournez vos fusils contre les dirigeants capitalistes et les financiers.

ces conflits entre deux cultures antagonistes, ces guerres économiques qui ont utilisé les guerres militaires pour dominer le monde impliquent une vérité élémentaire : comme les vainqueurs d'une guerre font condamner les vaincus surtout si ce sont eux qui ont déclenché cette guerre, pour la guerre économique actuelle, la logique va de même : il s'agit d'éliminer la domination des maîtres du monde, financiers, dirigeants et actionnaires des firmes qui dirigent le système de pouvoir capitaliste, auteurs et média qui défendent l'idéologie libérale et les manoeuvres des dirigeants libéraux. Sur fileane.com, dans la partie 5 des réseaux de vie, nous montrerons comment cette transition peut se dérouler mais à la lumière de l'histoire, jusqu'à présent, toutes les initiatives mettant en place les valeurs humanistes, en particulier le principe que le travail précède le capital avec une création monétaire dirigée par le gouvernement d'un pays, ont été détruites par la guerre ou la ruse en ce qui concerne la création de la FED aux USA. Ce constat accablant et incontournable implique une autre vérité qui appartient au parallélisme des formes en droit : ce qui a été acquis par l'épée doit être défait par l'épée de manière à ce que l'épée soit sous la garde du sacré. Dans des propos plus convenus, ceci se prononce : retournez les fusils contre les dirigeants capitalistes et les financiers. Ce conflit devrait mettre un point final à cette vaste entreprise de domination des peuples par l'oligarchie financière anglo-saxonne.

document : 

http://www.politis.fr/Jean-Ziegler-choisit-son-camp,28612.html   20 octobre 2014

 

Jean Ziegler choisit son camp : « Retournez les fusils ! » À mesure que se précise la débâcle dévastatrice du vieux système capitaliste, le citoyen responsable se devrait de prendre position. Le sociologue suisse Jean Ziegler, lui, n’y va pas par quatre chemins : « Retournez les fusils !».

« Les capitalistes font aujourd’hui un maximum de profits en spéculant sur les aliments de base comme le riz, le maïs, le blé. Les prix explosent, et toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Aujourd’hui plus que jamais, il faut retourner les fusils. »

Devant son interlocuteur abasourdi, Ziegler tempère à peine son séditieux propos. Non, non, il n’est pas question d’aller illico « flinguer son banquier », mais au moins d’empêcher par tous les moyens les capitalistes de semer la désolation sur toute la planète.

Et de donner l’exemple des cinq cents sociétés tentaculaires multinationales échappant à tout contrôle, notamment à celui des États, s’appropriant 52,8 % du produit mondial brut, coupables de maltraitances contre leurs ouvriers, comme ces quelques 1 300 victimes mortes dans les ruines de l’immeuble insalubre Rana Plaza à Dacca.

Or, la forteresse financière néolibérale n’est désormais guère plus salubre que le bâtiment délabré de Dacca. De sinistres craquements en ont de nouveau ébranlé les fondations tout au long de la semaine passée. Les métastases du cancer systémique ont repris leurs lugubres ravages, frappant jusqu’aux derniers refuges du sanctuaire : les places boursières et financières.

Et tout retour en arrière est désormais impossible. Les lettres ouvertes indignées aux dirigeants du monde malade pour qu’ils changent de cap sont vaines et dérisoires. Comme le dit le banquier défroqué Charles Sannat dans un de ses éditos du Contrarien, il n’y a plus rien à espérer du système agonisant, ni de ses gouvernants :

« Il faudrait tellement tout changer, tellement tout bouleverser que jamais, jamais un consensus ne pourra se faire sur des mesures d’une telle ampleur tant que nous ne serons pas tombés au fond du gouffre. Nous sommes au pied du mur mais cela ne change rien. Nous pouvons gloser des heures et des heures sur quoi faire, comment le faire, pourquoi le faire, nous ne ferons rien. Rien. »

Tout changer, oui, dans les institutions comme dans les mentalités. Tout changer pour passer au monde d’après en surmontant le chaos laissé par le monde d’avant. Mais qui pense sérieusement que l’on peut se débarrasser d’un système sans écarter ceux qui s’en portent garants jusqu’à l’intolérable ? Qui croit qu’on puisse mettre hors d’état de nuire une religion malfaisante en restant soumis à ses grands prêtres et respectueux de ses temples ?

"Retournez les fusils ! Choisir son camp". En vente dans toutes les bonnes librairies. Jean Ziegler, Seuil, 294 pages.

fin du document

 

En conclusion,

La conception de la monnaie  correspond à un choix de culture pour abandonner la culture et le système capitaliste libéral et restaurer la culture humaniste et les organisations en réseaux de vie ou appelées aussi démocratie directe locale participative. Ce choix a donné lieu à des conflits militaires importants qui jusqu'à présent se sont soldés par la victoire des dirigeants du système financier pour la principale raison que ce sont ces dirigeants qui ont organisées les crises économiques et les guerres dans le but d'étendre et de renforcer leur domination du monde. Cette volonté de dominer le monde au profit des plus riches a pour conséquence des crises économiques et financières régulières ( 1987, 1997, 2000, 2007), des guerres mondiales et régionales depuis le début du XIXème siècle, le creusement phénoménal des inégalités de revenus et de patrimoine. A travers ces conflits, les solutions pour sortir des crises ou des guerres ont été utilisées par des dirigeants soucieux de leurs citoyens. Ces solutions, ces mécanismes capables de redresser en quelques années l'économie d'un pays sont simples et il n'y a pas besoin de calcul : il suffit d'observer les délais de livraison et s'ils augmentent, d'augmenter la production et le travail car tout ce qui est produit doit correspondre à des ventes et le pilotage de cette économie doit reposer sur l'initiative privée, celle des citoyens et nous ajoutons surtout si l'initiative citoyenne est coordonnée au sein de réseaux locaux de vie avec les principes de subsidiarité et de l'alliance des contraires. Comme l'écrivait Lionel de Rothschild en 1863 dans le Times de Londres (dont il était propriétaire),  le pays qui utilise cette manière simple de rémunérer le travail, aura un " gouvernement (qui) pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde."

Ayant compris ces leçons de notre histoire, nous sommes dorénavant devant l'obligation de restaurer le pouvoir citoyen sur la création monétaire et face à l'ardente nécessité de remettre en place les valeurs de la culture humaniste. Eux disent qu'il n'y a pas d'autre alternative au capitalisme, nous disons que nous n'avons pas le choix, nous devons éliminer ce système de pouvoir économique et nous libérer de la domination de la finance mondiale qui nous asservit avec de l'argent dettes.

 

le site officiel : INITIATIVE MONNAIE PLEINE sans coûts pour les caisses publiques

 

sur fileane.com : La monnaie est à nous le conflit entre les deux cultures qui s'affrontent depuis l'ère industrielle

Les valeurs de la culture humaniste : Travail, valeur d'échange et valeur d'usage, l'abondance, 

exemple :l'utilisation de ces valeurs à Marinaleda.

 

autres documents utiles : 

nos chers ennemis, les maîtres du monde        la crise financière depuis 2007

la déclaration des droits à la vie sociale               les réseaux de vie

les biens communs          la circulation monétaire

Politique : les vendus, que veulent-ils encore nous vendre

 

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