5.2 Montrer que le libéralisme est une doctrine née avec le capitalisme mais qui n’avait pas pu se développer avant les années 1990 pour des raisons politiques

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partie 2 : les systèmes de pouvoirs.

 

 

L’enjeu dans le système capitaliste est simple : celui qui arrive à réaliser les profits les plus élevés gagne et les autres vont disparaître. Pour gagner, il faut vendre plus et être le premier à s’emparer des nouvelles technologies et surtout aujourd’hui des nouveaux marchés, principalement des marchés du travail sur lesquels les coûts de main d’œuvre sont les plus bas. L’histoire est connue : en 1998, Bill Clinton et son gouvernement croient fermement que les accords commerciaux avec la Chine vont permettre l’ouverture du marché chinois aux exportations américaines. L’erreur est classique : assurés de la puissance de l’économie américaine, ces dirigeants politiques oublient la loi fondamentale qui garantit le fonctionnement maximal du système économique qu’ils prétendent diriger : la maximisation du profit. En Chine, ce profit passe d’abord par l’exploitation de ce formidable gisement de main d’œuvre payé à un tarif dérisoire par rapport aux salaires des pays occidentaux. Nous reviendrons sur ce sujet plus loin. 

Le libéralisme et la mondialisation des échanges reposent certes sur la suppression des frontières et la baisse des droits de douanes mais l’objectif principal demeure le droit d’investir l’économie de nouveaux pays pour y chercher les possibilités les meilleures d’optimiser son profit. L’exemple actuel de la Chine et de l’Asie montre que le libéralisme ne se limite pas à la liberté des échanges pour vendre une production. Il s’est mis à acheter de la main d’œuvre pas chère pour produire à faible coût et vendre la production dans les pays riches avec des marges très importantes, impossible à obtenir sans cette délocalisation de la production. Les économistes parlent de la théorie de l’avantage comparatif et de la spécialisation d’un pays dans un type de production ou de marché. Au regard de cette théorie, il est évident que la Chine doit se spécialiser dans le marché du travail à bas coût et interdire toute augmentation de salaire et tout rêve de protection sociale. Elle ne doit surtout pas vouloir mettre en place une sécurité sociale comme en France, même si cette sécurité sociale est un fondement du pacte républicain acquis à la suite de plusieurs révolutions, guerres civiles et militaires. Dans cette logique, il n’y a pas de choix et de liberté : l’entreprise qui ne va pas produire dans ces pays à faible coûts de main d’œuvre risque de disparaître, que ce soit pour des produits de bas de gamme ou des produits de haut de gamme car la Chine et l’Asie ont un savoir faire artisanal aussi millénaire que le nôtre voire plus ancien que le nôtre. La liberté du commerce et de l’industrie est indissociable de la maximisation du profit. Nous reviendrons sur la solution temporaire du protectionnisme. Les excès de la libéralisation des marchés du travail et de la finance sont certes récents, l’explication est connue : la mondialisation des échanges a été rendue possible par les bouleversements politiques consécutifs à la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin en 1989 puis grâce à l’ouverture de la Chine à l’économie de marché au cours des années 1990. Le système capitaliste n’y est pour rien, ce sont les décisions politiques qui ont changé la donne même s’il faut reconnaître que ces décisions font suite à l’écroulement de l’économie de l’union soviétique fondé sur le modèle communiste ainsi que sur l’impasse de l’économie communiste chinoise. Il y a d’ailleurs une corrélation entre la chute du communisme et la fréquence actuelle des crises du capitalisme. La cause est entendue : la disparition des blocs communistes a permis tous les excès chez les dirigeants capitalistes au point que ce système capitaliste apparaît lui aussi comme condamnable et sujet à disparition. Le premier de ces excès est largement connu même s'il faut le répéter : la fin de la guerre froide avec les pays communistes à ouvert à l'économie de marché capitaliste l'accès à des pays à faible coût de main d'oeuvre.

Le mythe du libéralisme se poursuit avec tout autant d'hypocrisie :Il y a tout d'abord l'aspect philanthropique : l'industrialisation de ces pays à faible coût de main-d'oeuvre va amorcer un développement économique de manière à ce qu'ils arrivent à rattraper notre niveau de vie et à ce moment-là ce dumping social cessera naturellement. Il y a aussi l'aspect économique : en 1993, nous avions sur la table, le devis de fabrication de pièces mécaniques fabriquées au Portugal pour le groupe automobile Volkswagen. Le prix indiqué était quatre fois moins chère que le nôtre. Nous avions conclu notre discussion que seule l'entrée du Portugal dans l'Europe allait permettre d'augmenter rapidement le niveau de vie de ces pays pour élever également ses coûts de fabrication et réduire cet écart qui était insupportable pour nous. Nous connaissons l'évolution de ce pays et l'évidente logique financière qui persiste vis-à-vis de ce pays. En 2009, la spéculation financière pour se refaire une santé a cherché à attaquer l'économie du Portugal comme l'économie de la Grèce en favorisant l'endettement de ces pays pour ensuite critiquer cet endettement et voir si l'union européenne monétaire allait soutenir ses partenaires ou les exclure. La loi du plus fort reste invariable et sans pitié. La solution concernant les pièces mécaniques est connue : les pièces sont faites depuis en Roumanie à un coût de main d'oeuvre bien inférieur à celui du Portugal... d'où certainement aussi les problèmes économiques de ce pays.

Le discours actuel des militants qui défendent le libéralisme est une suite de déclarations les unes plus opportunistes que les autres. Il n’est pas possible de séparer capitalisme et libéralisme, ces deux notions ne sont que les deux facettes d’une même réalité imaginée et mise en place par les dirigeants du système capitaliste. Le libéralisme n’a rien à voir avec la mondialisation des échanges car il n’est que le bulldozer qui rase les murs et les fossés pour mieux permettre au capitalisme d’investir la place et de dominer le fonctionnement du système économique.

5.3 Montrer que le capitalisme a des origines douteuses et qu’il ne prend réellement son développement qu’à partir de 1830 et les premières usines.

Les origines du capitalisme restent un sujet controversé : Pour Fernand Braudel, ce sont les grands marchands du Moyen Age qui ont commencé par engager d'importantes sommes d'argent dans des projets. Mais ces familles, les Fugger, Jacques Coeur, Necker... n'ont pas voulu de concurrence : ils cherchèrent à se tailler des empires commerciaux reposant sur un droit d'exclusivité dans les échanges. Polanyi estime également que le grand commerce international précède le commerce national. Le constat est juste et faux à la fois car très incomplet : les archéologues et les biologistes dès 1992, à Ulm, ont démontré que les momies égyptiennes, 3 000 ans avant J-c, contiennent de la coca et de la soie. La coca qui n'a jamais réussi à se cultiver naturellement en dehors des Andes, arrivait en Égypte par la route maritime du Pacifique, la plus proche du pôle nord car la plus courte, puis par la route des caravanes de la Chine jusqu'à la Méditerranée. Nous savons que la course aux épices des Indes a utilisé le mécanisme financier de la tontine pour rassembler d'importants capitaux mais cette course aux découvertes maritimes a eu lieu après la destruction de l'ordre chevalier du Temple qui protégeait l'organisation en réseau des villes libres et des abbayes des ordres bénédictins. La flotte de l'ordre du Temple traversait l'Atlantique en suivant la route des vikings et certainement aussi la route des alizés que Christophe Colomb ouvrit à nouveau après l'interdiction posée par les papes pour défendre les dogmes de l'église catholique romaine, dogmes contredits par la culture des Andes et de Tiahuanaco, ville mégalithique dans laquelle un groupe de chevaliers templiers vint se réfugier après la destruction de leur ordre pour renforcer la colonie des anciens vikings et des templiers qui s'était établie dans cette région des Andes depuis plusieurs siècles. Ce groupe allié aux peuples locaux entreprit de développer l'empire inca qui fut détruit sur l'ordre du pape de Rome par les conquistadores espagnols. L'entreprise politique, économique et sociale de l'organisation en réseau des Templiers n'avait rien à voir avec le capitalisme, elle était tout le contraire et assurait une répartition des richesses sous la gouvernance de dirigeants qui avaient fait voeu de pauvreté. Tant que les interdits et les tabous qui occultent cette partie fondamentale de l'histoire occidentale ne seront pas éliminés et les dirigeants actuels qui maintiennent en vigueur ces tabous ne seront pas écartés de la vie publique, le capitalisme ne pourra pas être éliminé radicalement de notre culture occidentale et l'imposture de notre système économique conçu et développé pour les profits des plus riches se maintiendra tant bien que mal. Nous sommes au coeur du propos développé sur notre site fileane.com.

Keynes et Schumpeter définissent le capitalisme plutôt à partir du rôle moteur de l'entrepreneur industriel qui met en place et développe de nouvelles technologies dans ses usines. Le capitalisme industriel repose sur l'utilisation massive de l'énergie et l'arrivée d'une main d'oeuvre prolétarisée dans un système de production où l'ouvrier n'est que le bras humain qui vient compléter le travail de la machine et rien de plus. Le capitalisme n'est pas une nouvelle forme de l'histoire éternelle des échanges et du commerce, c'est un système de production de richesses tout nouveau qui se développe à partir des usines. C'est la technologie qui modifie la culture et le système politique, économique et social. Cette technologie ne peut pas enrichir d'une manière aussi exagérée les seuls propriétaires individuels des moyens de production sans une nouvelle doctrine dont le propos fondateur est simple : il faut justifier que le droit de propriété individuelle a le pouvoir d'accaparer ce qui est le résultat d'un travail commun et a le pouvoir d'interdire toute référence à une propriété commune des acteurs de l'entreprise ou à une propriété collective de l'état. (idées et référence tirées du livre Anti manuel d'économie, 2 les cigales, p 43, de Bernard Maris, Éditions Bréal, 2006 , avec nos propres commentaires ).

Le capitalisme s’est mis en place à partir d’une réalité concrète : le développement des usines, l’industrialisation de l’économie. Une usine qui produit en masse ou simplement qui produit plus que les artisans locaux, a inévitablement besoin de vendre en dehors de sa zone locale. Dans l’Ancien Régime, chaque noble dans son fief avait instauré des taxes sur les commerçants et artisans pour entretenir les chemins, les ponts indispensables aux échanges commerciaux. Le dirigeant politique d’une zone géographique devait financer ces travaux à partir de taxes sur les produits en circulation. Cette évidence n’était plus de mise avec le développement des usines : l’état devait s’occuper des infrastructures économiques, des routes, des ponts, des ports et des canaux, des chemins de fer et les industriels devaient pouvoir vendre toujours plus loin sur un marché devenu national sinon international grâce aux colonies conquises par l’armée nationale. L’état devait supprimer tous ces obstacles à la libre circulation des marchandises. Le libéralisme a pris réellement de l’importance bien après 1830, à la fin du 20ème siècle, après les 30 glorieuses, lorsqu’il a fallu franchir les limites politiques des états et que la concurrence a commencé à détruire des emplois chez les voisins ou, pire, chez soi ! Les technologies de transport, surtout le développement des chemins de fer, les oléoducs, le transport aérien ont accéléré les échanges de biens et de personnes. La mondialisation des télécommunications grâce aux satellites et à la conquête de l’espace, ont permis une gestion précise en temps réel sur l’ensemble de la planète grâce à l’outil informatique. Cette révolution technologique qui permet de suivre le processus de production, de distribution et de consommation en temps réel partout sur la planète a été accompagnée, renforcée par des changements profonds géopolitiques. Il y a eu d’abord à partir de 1989 la fin de la guerre froide et l’ouverture à l’économie occidentale des pays de l’Est puis l’ouverture de la Chine à l’économie de marché a ouvert l’accès à une énorme quantité de main d’œuvre à très faible rémunération. Le libéralisme pouvait alors atteindre sa plénitude et sa dimension optimale : le monde entier. 

Mais le principe du libéralisme est contenu dans l’usine elle-même, dans la possibilité de produire en masse pour un marché beaucoup plus vaste que le niveau ancien : local, régional.

" En 1933, Albert Einstein expliquait déjà que la mauvaise utilisation des gains de productivité des années 1910 - 1925 (Ford et Taylor) était la cause fondamentale de la crise : « cette crise est singulièrement différente des crises précédentes. Parce qu'elle dépend des circonstances radicalement nouvelles conditionnées par le fulgurant progrès des méthodes de production. Pour la production de la totalité des biens de consommation nécessaire à la vie, seule une fraction de la main-d'oeuvre disponible devient indispensable. Or, dans ce type d'économie libérale, cette évidence détermine forcément un chômage (...).

 Ce même progrès technique qui pourrait libérer les hommes d'une grande partie du travail nécessaire à leur vie est le responsable de la catastrophe actuelle. » Écrivait Einstein avant de demander une « baisse de la durée légale du travail »."

 Voilà la principale explication du chômage et de la précarité qui ronge nos sociétés depuis 30 ans, voilà donc la cause fondamentale de la crise qui a éclaté depuis cinq ans : notre incapacité collective à gérer des gains de productivités colossaux. Car ces gains sont vraiment considérables : entre-temps, l'économie française produit 76 % de plus avec 10 % de travail en moins. Or, dans le même temps, grâce au baby-boom et grâce au travail des femmes, la population active disponible passait de 22,3 à 27,2 millions de personnes.

 Du fait des gains de productivité, l'économie a besoin de 10 % de travail en moins mais, dans le même temps, le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23 % ! Un écart de 33 % s'est donc creusé entre l'offre et la demande de travail.

 Source : collectif Roosevelt 2012, proposition 13, janvier 2012

La solution des dirigeants du capitalisme est simple : ces questions d'ordre politique et social ne les concernent pas, ils vont là où ils peuvent maximiser leurs profits. Or les pays industrialisés qui ont accumulés les gains de productivité depuis plus d'un siècle, ont aussi accumulé le chômage structurel contre lequel toutes les politiques sont vaines tant que le régime politique ne change pas pour éliminer le système lui-même. Les financiers à la solde de l'oligarchie financière ont compris que les états n'ont plus qu'une seule solution pour éviter l'explosion sociale : faire payer aux riches les aides sociales indispensables pour maintenir la paix sociale et laisser les riches profiter du système capitaliste.

" le rapport du député UMP Gilles Carrez publié le 5 juillet 2010 montre que si on annulait l'ensemble des baisses d'impôts votées depuis 2000, l'État aurait chaque année 100 milliards de plus dans ses caisses. Si nous revenions simplement à la fiscalité qui existait en 2000 (nul de la jugeait confiscatoire), notre déficit se transformerait en excédent !

 Quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux d'impôt applicable aux citoyens les plus riches était de 25 %. Roosevelt décide de le porter immédiatement à 63 % puis à 79 %. « Pendant près de 50 ans, jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan, explique Thomas Piketty, le taux supérieur de l'impôt ne descendit jamais au-dessous de 70 %. » Et l'économie américaine a très bien fonctionné pendant ces 50 années. Elle a fonctionné sans avoir besoin de s'endetter…

 Si on crée un impôt européen et si on annule ne serait-ce que la moitié des baisses d'impôts votées depuis 10 ans, notre déficit public n'est plus que de 25 milliards. À peine 1,2 % du PIB. Et si dans le même temps, on diminue le coût de notre vieille dette (45 milliards prévus en 2012), nous ne sommes plus très loin de l'équilibre..."

 Source : collectif Roosevelt 2012, proposition 2, janvier 2012.

La crise actuelle et les déficits publics des pays industrialisés trouvent leur cause fondamentale dans la stratégie des nouveaux maîtres de l'économie mondiale : payer les aides sociales nécessaires du fait de leur pillage des richesses produites par les salariés, hors de question ! Leurs menaces de quitter nos pays occidentaux avec leurs usines ont certes fait plier les gouvernements qui ont cherché à garder chez eux les riches et leurs entreprises mais depuis 2010, le résultat est connu : ce fut une fois de plus un marché de dupes qui se retournent contre les citoyens et les contribuables. Le pillage des richesses produites se poursuit jusqu'à la disparition annoncée des classes moyennes aux USA et en Europe. La crise depuis 2007 montre le véritable visage de l'idéologie libérale au service de l'oligarchie financière anglo-saxonne : après les guerres militaires, la guerre mondiale financière actuelle que nous subissons leur sert d'excellent moyen pour s'enrichir davantage... puisque les citoyens vont payer dans un conformisme fiscal sidérant de naïveté et d'ignorance.

 

5.4 Montrer que la mondialisation est utilisée par le capitalisme pour développer le dumping social au détriment des pays développés et que les arguments du libéralisme ne sont qu’une couverture idéologique pour masquer ces entreprises contraires au pacte républicain établi après 1860 dans les démocraties occidentales.

 L'exemple le plus connu est le cas du premier distributeur mondial, la société américaine Wall Mart. Comme chez la plupart des distributeurs, chez Wall-Mart, les dirigeants savent ce qu'est un dollar et comment mettre en place un commerce qui accumule dollar après dollar une immense fortune. Cette entreprise est connue pour un style de direction autocratique qui ne tolère aucun mouvement syndical. Le management est du paternalisme pur et dur. Ils ont compris comme les autres l'avantage que l'on peut tirer d'une production en Asie. Mais leur point fort est d'avoir été les premiers à mettre en oeuvre efficacement cette stratégie. Ils ont obligé en quelque sorte leurs fournisseurs à se délocaliser en Asie, à fermer leurs usines américaines et le résultat fut bien entendu à la hauteur de leurs espérances : des marges de 80 à 90 % sur des produits vendus pourtant sur le marché américain avec un faible prix. Leur slogan commercial a rapidement pris une dimension politique et éthique : avec les faibles prix de Wall Mart, les consommateurs allaient faire de réelles économies et augmenter leur pouvoir d'achat. Très rapidement il a fallu adapter ce slogan au contexte social. Les salariés des anciens fournisseurs étant au chômage, il n'avait plus trouvé que des emplois précaires moins bien payés. Pour la direction de cette société de distribution, le bilan était pourtant positif : même avec des petits boulots, les consommateurs étaient gagnants car les prix n'avaient pas augmenté avaient légèrement baissé. Ce slogan devait devenir l'emblème de la nouvelle politique néolibérale : même en perdant des emplois industriels, l'Amérique comme les pays industrialisés pouvaient garantir à leurs citoyens un même niveau de pouvoir d'achat grâce aux importations des pays à faible coût de main-d'oeuvre.

 Cette stratégie s'est cependant rapidement heurtée à la stratégie financière menée au même moment par les banques et les fonds d'investissement spéculatif. Comme les investissements financiers dans l'industrie américaine devenaient plus guère possibles avec cette politique de délocalisation en Asie, pour employer les sommes énormes de l'épargne tout en évitant les problèmes de corruption des pays en voie de développement qui avait provoqué la crise financière de 1997 en Asie du Sud-Est, avant de pouvoir distribuer des dividendes aux actionnaires, il fallait bien commencer par investir ces sommes énormes dans l'économie réelle. Les IDE, investissements directs à l'étranger, ont atteint des niveaux records au début des années 2000. Une fois les usines construites en Chine, il faut investir ailleurs. À défaut du gisement industriel, pour un financier et il reste un autre placement sérieux : l'immobilier. Nous avons précédemment montré les mécanismes de la crise des subprimes. Après les années 2000 ces deux stratégies s'entrechoquent. Lorsqu'un ménage qui s'est endetté pour acquérir sa maison vient à perdre son emploi et reste au chômage, il ne peut plus rembourser l'emprunt même si les prix ont baissé dans la grande surface de distribution voisine. Même s'il n'est pas possible de généraliser la situation, sur le plan local il y a une relation directe entre la fermeture d'une usine qui a été délocalisée en Asie et les problèmes de la banque locale qui n'arrive plus à se faire rembourser les emprunts immobiliers. La suite du problème, la titrisation bancaire pour répartir les risques à travers différents produits financiers, n'est plus qu'un moyen pour étendre l'incendie et contaminer l'ensemble du milieu financier et bancaire. Lorsque ce mécanisme devient général dans une économie aussi puissante que celle des États-Unis, il conduit directement à une crise majeure du système économique. La poursuite de ce mécanisme commercial qui augmente les importations, accroît les déficits commerciaux et doit avoir un impact sur le marché des changes et sur le niveau d'appréciation des monnaies, ne peut avoir d'autre justification que la volonté de mettre les états en difficulté, voire de les ruiner... ou bien avec le cynisme coutumier des capitalistes, se moquer effrontément du sort des états. Ainsi la crise actuelle devient-elle une formidable aubaine pour l'oligarchie financière anglo-saxonne toute proche d'arriver à ses fins. Pour éviter l'explosion sociale, comme d'habitude dans le système économique capitaliste, il reste à l'État la mission d'assurer la couverture culturelle en éduquant les populations à une nouvelle forme de soumission à travers des prétendues vérités élevées au rang de mythe : il n'y a pas d'autre alternative. C'est la fameuse phrase de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne qui a ainsi inauguré ce nouveau mythe repris en faveur par la plupart des hommes politiques des démocraties occidentales. T.I.N.A. : There Is No Alternative !

 La mondialisation vu sous l'angle de la stratégie néolibérale, sert ainsi de lignes directrices à la plupart des partis conservateurs qui à travers leur programme politique appliquent des mesures en faveur des plus riches et de l'épargne et cherchent à détruire les coûts sociaux mis en place à travers le pacte républicain en privatisant principalement que ce qui peut l'être parmi les services publics. Semer des désorganisations dans les institutions n'effraie très pas les dirigeants de notre système de pouvoir car c'est bien la manière pour désorganiser les états et servir fidèlement les intérêts de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Pour les partis de gauche ou démocrate, la solution n'est pas évidente car s'ils refusent de quitter ce système de pouvoir économique capitaliste, les solutions pour contrer cette stratégie néolibérale ne sont guère identifiables. Comme les syndicats n'ont pas le droit de s'exprimer sur le terrain politique et le pouvoir de s'opposer à cette destruction des services publics en contestant les mesures politiques elles-mêmes, comme il est toujours facile à des dirigeants de prétendre qu'ils ont été élus d'une manière parfaitement démocratique même après les pires mensonges électoraux, les contre-pouvoirs sont relativement faibles à l'intérieur de ce système de pouvoir redevenu forcément autocratique pour oser répéter ce slogan des temps modernes du début du XXIe siècle : il n'y a pas d'autre alternative, pour faire des profits il faut délocaliser la production dans les pays à faible coût de main-d'oeuvre.

Il reste à profiter des erreurs commises par les partis conservateurs surtout lorsqu'ils affichent avec morgue leur supériorité et leurs richesses mais tout ceci représente des arguments très légers et politiquement inconsistants. Dans notre quatrième partie nous allons confronter les politiques actuelles des dirigeants de ce système de pouvoir capitaliste et neo libéral avec les mesures prises dans le cadre des organisations en réseaux. Lorsque les dirigeants neo libéraux ont le culot de prétendre qu'il n'y a pas d'autres alternatives, soit ils ont été très bien éduqués dans leur système d'information pour ne rien savoir de l'alternative des organisations en réseau, soit ils connaissent l'alternative de l'organisation en réseau qu'ils utilisent à travers leurs cercles d'influence pour dominer la classe politique, et ils savent parfaitement que cette organisation en réseau est capable à moyen terme de les ruiner. Dans tous les cas, il reste à vérifier l'état de leurs connaissances sur le sujet. Nous aborderons cette question de notre cinquième partie. Il est donc faux de vouloir prétendre que les crises du capitalisme sont de nature à le transformer, à l'améliorer et à le renforcer. Nous constatons aujourd'hui que toutes ces crises ont détruit au fur et à mesure les mythes et les utopies successives qui ont été utilisées pour soumettre les populations dans le fonctionnement de ce système de pouvoir économique capitaliste. Aujourd'hui la couverture culturelle n'existe quasiment plus : l'argument « il n'y a pas d'autre alternative possible » est davantage un constat d'échec, une incapacité à créer un nouveau mythe ou de nouvelles utopies tant la nature et les conséquences ruineuses de ces systèmes de pouvoir capitaliste sont devenues transparentes et compréhensible par l'ensemble des citoyens qui ne supportent plus les fractures sociales et des inégalités injustifiables.

 

5.5 Montrer que l'entreprise de domination de l'oligarchie financière a réussi à dominer les états à travers la crise de 2008 et qu'elle a réussi à surmonter l'échec de 1929 grâce aux nouvelles technologies informatiques de communication mais que la crise de 2008 nous place devant un choix de société.

Le schéma classique de la croissance économique repose sur une progression harmonieuse entre la demande et l'offre. Le libéralisme a modifié les conditions de l'offre et de la demande en délocalisant cette offre dans des pays à faible coût de main-d'oeuvre et en créant du chômage dans les pays industrialisés par la suppression des emplois. Face à ce changement de stratégie des producteurs, les états une fois de plus ont été appelé à la rescousse. Mais ce fut un piège redoutable duquel nous ne sommes pas sortis. En faisant exploser les dépenses sociales du chômage et de sécurité sociale du fait que les cotisations ne sont plus suffisantes, du fait également de l'évasion fiscale par les grandes entreprises et les groupes multinationaux, la seule réponse possible fut la montée de l'endettement des ménages. Nous savons que pour contrer ce risque, certains experts financiers ont trouvé la solution des prêts immobiliers risqués du fait que les emprunteurs probablement ne pourraient pas rembourser la maison. Nous sommes ici dans le scandale des subprimes. En avril 2010 nous savons que la direction de Goldman Sachs connaissait parfaitement cette stratégie est que volontairement elle a essayé de voler ses propres clients en leur vendant ces produits financiers corrompus. En 2009 les états ont versés d'énormes liquidités dans le circuit monétaire. Une fois que les ménages ont été saturés d'endettement, l'oligarchie financière s'est attaquée aux déficits publics des états les plus fragiles.

Nous retrouvons ici l'ancien dilemme des années 1920 : pour vendre la production des états industrialisés qui sont déjà équipés, il faut vendre aux états en voie de développement. Dans les années 1920 ce risque n'a pas été pris car l'insolvabilité de ces états était rédhibitoire. Ce manque de débouchés du capitalisme s'est finalement traduit dans la crise de 1929 parce que les seules richesses possibles immédiates ne pouvaient plus provenir que de la spéculation en bourse. Dès les années 1920, l'agriculture européenne a du faire face aux productions des pays d'Amérique du Sud, Brésil et surtout Argentine alors qu'elle était elle-même en surcapacité de production par rapport à la demande solvable ( bien entendu pas en surcapacité par rapport à la demande réelle de biens alimentaires à travers le monde pour éradiquer la famine et la mal nutrition ). Les conséquences de la crise agricole en Europe après 1920 sont connues, principalement en Allemagne et en Bavière lorsque les populations rurales se mirent à soutenir et à élire le parti national socialiste, les nazis alors que les villes se partageaient encore entre républicains et socialistes, communistes. Cette réponse politique funeste ne peut cacher l'absence de réponse économique pour harmoniser les marchés autrement que par la destruction et l'élimination de certains producteurs et consommateurs. La crise de 1929 a été amplifiée par la volonté des états de ne pas créer de nouvelles liquidités en raison de la doctrine monétariste orthodoxe. Seule, l'histoire en témoigne malheureusement, la production de l'armement et la préparation de la guerre ont pu redonner du travail aux anciens chômeurs. Ce conflit économique a été utilisé par les idéologues des partis fascistes et extrémistes pour produire un conflit militaire mondial entre systèmes de pouvoir. Ces dernières années, l'utilisation de l'informatique permet de trouver d'autres solutions car les marchés sont maintenant gérés en temps réel et interconnectés ce qui permet de passer facilement d'un marché à l'autre. Lorsqu'un marché s'écroule, il est possible de transférer ces manoeuvres financières sur un autre marché sans attendre la reprise de l'économie notamment à travers l'augmentation de production pour des fins de guerre. Encore faut-il que les autres marchés soient sains et offrent des opportunités d'enrichissement rapides ce qui n'est plus forcément le cas vu le déséquilibre général qui s'installe à travers les échanges entre la production et la consommation. Mais la fréquence des crises du capitalisme depuis les années 1970 montre que les financiers ne sont plus bloqués comme en 1929 par les décisions politiques. Les technologies informatiques leur permettent de créer eux-mêmes leurs marchés financiers le plus souvent totalement déconnectés de l'économie réelle, le temps que les marchés réels redeviennent des proies pour leurs spéculations. Il reste la question cruciale aujourd'hui : en 1929, ce sont les politiciens avec des théories monétaristes orthodoxes qui ont bloqué le système et transformé un simple krach boursier en une crise mondiale. Aujourd'hui, avec les réseaux informatiques, ce blocage de la part des politiciens n'est plus possible et depuis 2007, la crise actuelle court d'un marché à l'autre : crédits immobiliers ( 2008 ), spéculation sur des monnaies ( dollar néozélandais en 2009 ), spéculation sur les déficits publics de certains pays, spéculation contre l'euro en 2010. Est-ce moins grave qu'en 1929 ou plus grave ?

Lorsque la demande intérieure n'est pas capable de favoriser la croissance, il reste l'exportation. Mais ces exportations doivent être achetées et payées par d'autres pays. L'union européenne est confrontée à ce problème lorsque des états comme la Grèce, le Portugal ou l'Espagne, les pays de la Méditerranée, pour élever leur niveau de vie et réduire leur écart avec les pays du nord de l'Europe, se sont considérablement endettés pour acheter des biens d'équipement et des biens de consommation aux pays du Nord industrialisés. Sur le plan théorique ces flux économiques et financiers sont cohérents : les achats de biens économiques dans les pays du nord de l'Europe soutiennent les exportations de ces pays et leur croissance. Encore faut-il que dans les pays du Sud la production intérieure de richesse permette le remboursement de ses dettes à travers également des exportations vers les pays du Nord ou par des entrées de devises grâce au tourisme par exemple, sans oublier le plus important : les aides de l'union européenne pour développer le pays et arriver au niveau des autres états membres. Nous savons que ces aides ont surtout profité aux entreprises, c'est à dire aux propriétaires des moyens de production, et le peuple n'a pas bénéficié de ces aides pour améliorer ses conditions de vie. Cette question de l'appropriation par les plus riches des aides versées par d'autres pays ou d'autres institutions internationales est un classique du genre. En France, après 1945, ce fut le même cas : les aides du plan Marshall finalement acceptées par les pouvoirs publics ont surtout financé les grands travaux de reconstruction et d'autres grands travaux pas toujours nécessaires vu l'état d'urgence, ce qui a permis aux industriels et aux grandes entreprises de travaux publics de capter ces aides et de retrouver les chemins de la fortune. En 1954, l'abbé Pierre avait critiqué cette politique qui délaissait complètement le logement social et le cadre de vie quotidien de la population. Ce déséquilibre intérieur au profit des plus riches et de quelques entreprises ne fait qu'aggraver le déséquilibre des échanges commerciaux que subissent ces pays. 

Sur cette question, depuis 1920, aucun progrès politique économique ou financier n'a été mis en place pour résoudre ce genre de déséquilibre. Les uns produisent, les autres consomment sans produire et ce déséquilibre économique fondamental ne peut se poursuivre qu'à une seule condition : l'enrichissement maximal des producteurs et des financiers des pays riches jusqu'à ce que ce système d'échange finisse par provoquer une crise. En théorie il est possible que les échanges entre pays du Nord et pays du Sud se poursuivent sans que le poids de l'endettement des pays du Sud ne pose problème et sur le plan politique il s'agit alors d'effacer la dette des pays du Sud pour retrouver le fonctionnement fondamental du système économique : une relation gagnant gagnant entre les pays du Sud et les pays du Nord. Le problème monétaire est alors secondaire dans la mesure où les pays du Sud développent leurs économies pour créer elles aussi de nouvelles richesses à plus long terme. Le bénéfice existe à long terme dans la suppression du risque de guerres, du risque d'immigration clandestine, du risque sanitaire, démographique, etc. Mais dans la crise financière actuelle ce fonctionnement traditionnel dans lequel le risque reste mesuré à long terme, fait l'objet d'attaques des spéculateurs financiers à très court terme. Il suffit de prendre prétexte des déficits publics qui s'accroissent considérablement dans les pays du Sud pour appliquer les règles de base de la finance et considérer que ces pays deviennent insolvables sur le plan financier. Dès lors ces pays devront continuer à emprunter à des taux élevés insoutenables pour tenir leurs échéances, ce qui creuse d'autant plus leurs déficits jusqu'à la ruine du pays qui devient possible sur le plan financier. Le pouvoir financier vient ainsi dominer les intérêts politiques pour réclamer sa part de profit immédiat.

Le point faible de la situation actuelle repose bien entendu sur un manque de solidarité au départ de la mise en place de ce système d'échange entre pays du Nord et pays du Sud car les déséquilibres sont prévisibles. Les producteurs du Nord ne recherchant que leur profit maximum et les politiciens étant occupés à leurs tâches électorales, n'ont pas mis en place les mesures de transformation des sociétés du Sud pour favoriser leur intégration dans un niveau de vie commun au sein de la communauté européenne. Il y a bien une erreur politique ou une lacune qui permet à l'oligarchie financière de mettre les états au pied du mur en demandant le remboursement des emprunts consentis. Dans le cas de la Grèce, l'organisation du plan de financement a été mis en place par Goldman Sachs. En avril 2010 les preuves sont établies que ces institutions financières ont délibérément provoqué l'endettement des pays du Sud afin qu'ils puissent continuer à acheter les exportations des pays du Nord et lorsque le niveau d'endettement a été suffisamment grave, ces institutions financières privées se sont alors retournées contre leurs clients pour exiger les remboursements. Cette banque d'affaire a eu le même comportement pour vendre les fameux subprimes aux USA. Lehmann Brothers spéculait à la baisse sur les actions Volkswagen et d'autres exemples sont légions. Même en cas de crise financières, les meilleurs financiers font des affaires juteuses lorsque les petits actionnaires et les épargnants sont ruinés. Ce que les uns perdent va dans les poches des autres beaucoup plus compétents sur le plan des affaires et de la finance internationale. Cette situation est maintenant connue et dénoncée même par des traders qui se rendent compte des excès de cette finance qui s'imagine que tout est possible vu que les sommes épargnées à travers le monde ne cessent de grossir. Nous pouvons un instant nous mettre à la place des dirigeants de l'oligarchie financière.

Pour augmenter rapidement les profits, nous utilisons les fonds d'investissement pour acheter des usines dans les pays industrialisés afin de les fermer et de les délocaliser dans les pays à faible coût de main-d'oeuvre. Nous savons que nous augmentons les déséquilibres à travers le monde. Il y a dans cette stratégie deux piliers : au niveau de la production, la Chine et les pays du Sud-Est asiatique sont le premier pilier. Au niveau de la consommation, les États-Unis représentent le deuxième pilier : ils ont toujours importé pour absorber les exportations et ainsi favoriser la croissance mondiale. Une démonstration a été apportée lors de la crise de 1997. L'oligarchie financière a été échaudée à travers la crise de 1997 en Asie du Sud-Est. Les fonds de pension et les fonds d'investissement avaient massivement apporté leur argent dans ces pays qui devaient rapidement émerger au niveau industriel. Très vite les sociétés financières américaines ont compris que des sommes considérables étaient gaspillées par l'administration locale et la corruption du système bancaire local. Devant le peu de rentabilité des placements dans ces pays, en 1997, brutalement les milieux financiers ont retiré massivement leur argent de ces pays d'Asie du Sud-Est. Nous savons que c'est la poursuite des importations américaines à partir de ces pays qui a permis que cette crise ne devienne pas plus grave. En clair le creusement du déficit du commerce américain a permis d'éteindre cet incendie et ce déficit colossal du commerce des Etats-Unis jusqu'ici ne soulève pas de critique comme s'il était le privilège de la première puissance économique mondiale tant que les importations américaines soutiennent les exportations d'autres pays et donc leur croissance économique. Ces pays d'Asie du Sud-Est avec des coûts de main-d'oeuvre faibles devaient  servir de base de production pour les pays occidentaux . Nous savons que la Chine a ensuite profité de cette crise pour remplacer au pied levé ces pays d'Asie du Sud Est et devenir à partir des années 1998 et la signature d'un contrat commercial avec les États-Unis, la formidable base de production industrielle pour le reste du monde. Mais l'administration Clinton en 1998 pensait exporter massivement vers la Chine pour trouver un nouvel équilibre dans sa balance commerciale. Nous savons depuis que le résultat fut exactement l'inverse. Le problème est que l'endettement américain finira bien un jour par se retourner contre les intérêts des financiers... et probablement aussi du reste du monde.

Une fois que l'outil de production chinois fonctionne, il s'agit de trouver d'autres placements financiers capables d'assurer une sécurité et une rentabilité fortes. Le domaine traditionnel des placements reste bien entendu l'immobilier. Près de 50 % des revenus des ménages sont utilisés dans l'acquisition de domicile et dans les dépenses pour le patrimoine immobilier. Nous savons aujourd'hui que les financiers se sont attaqués à ce marché immobilier à travers les subprimes, ces crédits consentis par les particuliers dont les financiers savaient qu'ils étaient pour la plupart incapables de rembourser surtout que ces mêmes financiers avec comme projet d'augmenter les taux d'intérêt variables. Cette stratégie spéculative a fait long feu pour déboucher sur la crise financière de 2008 et le blocage des échanges monétaires entre les banques qui se sont suspectés les unes les autres de vouloir se refiler des titres financiers corrompus par ces crédits irrécupérables. En théorie, la situation aurait pu être toute autre : lorsqu'une maison a commencé à être remboursée, si les propriétaires n'arrivent plus à rembourser, il est possible de la saisir pour la vendre et à cette occasion, pour réaliser un profit. S'il reste 70 % à rembourser, la banque peut vendre la maison à 80 ou 90 % de sa valeur originelle. Ceci constituera une bonne affaire pour l'acheteur et un profit pour la banque. C'est de la théorie et ceci suppose que le nouvel acquéreur trouvera un emprunt auprès d'une autre banque. La réalité fut toute autre avec le blocage des crédits dans toutes les banques car les banquiers ne firent plus confiance aux financiers.

Le gisement de productivité financière des ménages et des crédits immobiliers étant compromis, les financiers doivent trouver une autre cible. Pour débloquer les marchés monétaires, les états ont multiplié les liquidités à travers les offres des banques centrales. Cette mesure comporte un fort risque d'inflation. Dans l'immédiat cette inflation pourrait profiter aux états qui ont des déficits publics records car l'inflation allégerait le poids de cette dette. Dans un deuxième temps, ce niveau élevé des dettes publiques représente une faille dans la gestion des états dont l'oligarchie financière peut se prévaloir pour affaiblir la puissance économique des états. Nous sommes ici en présence de la doctrine néolibérale qui cherche à supprimer les services publics et l'intervention des états pour privatiser l'ensemble des dépenses des ménages. Vis-à-vis des états la stratégie est double : obliger les états à faire enfin preuve de solidarité entre eux pour que les pays riches et producteurs, exportateurs, financent le remboursement de la dette des pays consommateurs et emprunteurs. Bref que les pays du Nord payent pour les pays du Sud. Si les premiers refusent cette solidarité, l'oligarchie financière a toutes les cartes en main pour ruiner des états et assurer sa domination. Bien entendu les états du Nord vont faire preuve enfin de solidarité vis-à-vis des pays du Sud. La mise au point de la politique d'intégration des économies des pays du Sud, notamment dans le cadre de l'union monétaire européenne ne pose pas de difficultés insurmontables s'il y a une réelle volonté politique entre membres de la communauté. À court terme, il n'y a pas de menace réelle grave pour les états. Mais le déséquilibre entre pays producteurs et pays privés de production pour n'être plus que des consommateurs, ne va pas cesser et au contraire ce déséquilibre va s'accroître. C'est donc reculer pour mieux sauter. 

À long terme l'oligarchie financière reste convaincue que les états vont s'affaiblir à travers des déficits publics creusés par des dépenses sociales liées au vieillissement de la population, aux dépenses de santé et de retraite. Tôt ou tard, les dirigeants de la finance pensent que les états devront privatiser les dépenses sociales et mettre ainsi fin au pacte républicain qui date des années 1860 et qui en France, après 1945 et la mise en place de la sécurité sociale, utilise une part considérable des prélèvements obligatoires gérés par l'État dans son objectif de redistribution des richesses et des revenus. L'objectif final pour l'oligarchie financière, une fois l'intervention des états éliminées, consiste à imposer aux épargnants l'utilisation de cette épargne pour les dépenses de consommation afin qu'à travers cette consommation, les propriétaires des moyens de production et les financiers qui détiennent une large part de cette propriété, puissent prélever les profits espérés. La production mondiale peut se concentrer dans les pays à faibles coûts de main d'oeuvre et les financiers sont assuré de trouver toujours quelque part une main-d'oeuvre moins chère que les autres, le problème consiste à éliminer l'épargne à long terme dans les pays consommateurs en obligeant les citoyens à dépenser l'ensemble de leurs revenus. Les propriétaires des moyens de production et les financiers qui possèdent une part importante de cette propriété sont les seuls à pouvoir s'enrichir au détriment de tous les autres. Le processus de consommation devient alors très simple : un ménage travaille pour payer sa maison qu'il devra vendre pour payer ses dépenses de fin de vie surtout s'il est en mauvaise santé et devient dépendant. Vu les rythmes de travail, le stress et les dégâts du management autocratique pour assurer la productivité, les dépenses de santé de fin de vie des salariés sont garanties. Le reste des dépenses sera consacré à l'éducation des enfants, à l'alimentation, puis à la santé et aux assurances sociales et s'il reste des sous aux quelques loisirs que les ménages pourront s'offrir. Ainsi les ménages ne pourront plus se constituer un patrimoine transmissible à leurs enfants, ce qui correspond bien à la définition de la pauvreté et de la non possibilité de devenir riche. Pour le reste, les plus riches vont accaparer les richesses des moins riches et forcer ces derniers à puiser dans leurs économies, principalement pour des raisons de dépenses de santé et de vieillesse ou pour aider de plus en plus leurs enfants qui subissent la précarité professionnelle sinon le chômage. Nous sommes en plein dans le cynisme qui constitue la valeur de base de la culture et de l'idéologie du système économique capitaliste libéral. Dans la doctrine de l'oligarchie financière anglo-saxonne, nous le rappelons simplement ici,  Bertrand Russel défendait la position politique que la bombe atomique devait servir à protéger les pays riches contre l'invasion des barbares qui veulent piller une fois de plus les pays riches. Nous savons que le problème actuel crucial est différent et n'avait peut-être pas été imaginé par le brillant mathématicien : les bombes, même les plus artisanales, sont placée au coeur de nos villes, dans les avions, les parcs publiques, les foules qui participent à des fêtes, au bord des routes en Afghanistan, etc... et les barbares peuvent s'emparer de milliers de tonnes de produits atomiques qui traînent de par le monde, ce qui reste un prétexte pour certains politiciens américains à commencer de suite des guerres préventives...

Nous en sommes là aujourd'hui en 2010. L'oligarchie financière a ainsi enfin une occasion sérieuse d'éliminer la puissance économique et politique des états pour rester seul maître à bord des destinées du monde.  L'Europe est la zone d'échanges dans laquelle la protection sociale et les administrations publiques sont les plus importantes, c'est aussi la zone monétaire de l'euro. En clair, c'est un gisement spéculatif de premier ordre à très court terme. A moyen et long terme, pour l'oligarchie financière anglo-saxonne neo libérale, l'Europe est aussi l'exemple contraire à son idéologie qu'elle doit éliminer afin qu'elle ne puisse plus être un contre-pouvoir dans sa domination mondiale du système économique et donc un jour également politique.

Derrière le cas de la Grèce, nous trouvons tous les ingrédients du débat de fond qui vont bien au delà d'une crise économique et financière et qui posent une fois de plus une confrontation directe entre système de pouvoir et organisation en réseau. La démocratie grecque est jeune, elle date de 1974 lors de la chute de la dictature militaire, elle-même arrivée au pouvoir pour contrer un pouvoir défaillant et miné par des querelles avec les mouvements communistes et partisans datant de la seconde guerre mondiale. Sur le plan économique, la Grèce comme la plupart des pays du Sud se caractérise par une économie souterraine importante qui soustrait du calcul du PIB et des impôts plus de 30% des richesses produites. L'Italie était dans un cas similaire et a fait des efforts pour intégrer dans son économie les activités pratiquées d'une manière occulte. L'économie souterraine, en dehors des trafics d'armes, de drogue et d'êtres humains qui sont des activités illicites ou immorales, repose sur des échanges de proximité qui portent la marque d'une certaine solidarité pour faire face aux exclusions du système économique. Ce sont des réseaux de résistance et d'entraide qui se développent sur la culture rurale traditionnelle pour permettre de survivre à des catégories de personnes peu intégrées dans le système économique actuel et la généralisation du salariat. En cas de crise majeure, l'ensemble de la population bascule dans ces réseaux d'entraide. Nous avons l'exemple de la population de Moscou en 1992 qui a assuré son alimentation de cette manière. Il y a également le cas de l'Argentine dans les années 2000 qui a mis en place une économie parallèle pour éviter les conséquence de la chute de sa monnaie par rapport au dollar. Nous sommes donc en face d'un problème de changement de culture qui concerne l'ensemble d'un état et d'une population. Importer des produits pour élever son niveau de vie alors que les impôts sont faibles, ne permet pas de développer les investissements publics et les travaux d'infrastructures qui sont à la base d'un développement économique car ceci se traduit rapidement par une flambée des déficits publics.  Le cas de la Grèce et des pays du Sud de l'union européenne en 2010 démontrent que l'oligarchie financière ne peut plus se satisfaire de la situation actuelle et tolérer des pays dans lesquels cohabitent économie marchande et économie souterraine au détriment des finances publiques des états. L'oligarchie financière s'attaque ainsi à ces états qui ne respectent pas le jeu de la doctrine financière néolibérale. C'est une manière de montrer qu'il n'y a pas d'autre solution que le libéralisme économique qui ne tolère pas les organisations en réseau et les économies souterraines.

Dans l'attente de la solidarité politique entre les états pour contourner cet obstacle économique majeur entre pays producteurs et pays consommateurs non producteurs, les mesures préconisées par l'oligarchie financière contre les pays du Sud sont connues : suppression de tout ce qui touche au système social de protection des citoyens, réduction du salaire et du nombre des fonctionnaires. En clair élimination du système social qui est la principale dépense des états à cause du pacte républicain. L'objectif est connu : privatiser les dépenses sociales pour ouvrir de nouvelles perspectives d'enrichissement pour les propriétaires des moyens de production et les sociétés financières. C'est bien l'objectif du néolibéralisme et du capitalisme redevenu sauvage. Les consommateurs, les citoyens pour survivre devront bien finir par payer et travailler selon les ordres des nouveaux maîtres du monde qui ont enfin des moyens pour s'enrichir sans les limites posée par les états. Les riches sont tout près d'arriver à faire la démonstration aux peuples que seule la loi de l'enrichissement et de la liberté de la propriété privée sont capables de diriger et d'organiser le monde. La solution de l'intervention des États ne serait alors que source de gaspillage des ressources et d'inefficacité politique économique et sociale. Mais nous en sommes encore ici qu'au niveau des arguments de l'oligarchie financière anglo-saxonne qui a du mal à admettre qu'une autre culture puisse lui résister. Il ne faut pas être un devin pour savoir que les populations vont se comporter autrement et dans le sens inverse des solutions imaginées par les financiers. Un fonctionnaire grec ( ou français ) qui travaillera moins pour être payé moins utilisera son temps de travail pour une deuxième activité qui sera forcément rémunérée à travers l'économie souterraine. Il y aura donc moins d'impôts sur le revenu pour les caisses de l'État et davantage encore d'économie souterraine. Les financiers seront donc pris à leur propre piège et les dettes ne pourront finir que par les étouffer même si au préalable ils auront payés des forces de l'ordre et des mercenaires pour s'emparer des biens matériels et immobiliers des populations qu'ils auront précipité dans la pauvreté. Il en va de même pour le problème des retraites, que ce soit en Grèce, en France ou partout dans le monde : reculer l'âge de la retraite après 60 ans revient à interdire aux populations d'avoir une deuxième activité non marchande pour préserver son pouvoir d'achat. Il est évident qu'au-delà de 60 ans, notamment en France, peu de salariés travaillent et les entreprises qui veulent déjà éliminer les salariés de plus de 55 ans n'ont pas une culture pour favoriser cette mutation du monde du travail. Les citoyens sont bien obligés de comprendre qu'il ne s'agit là que d'une mesure comptable brutale pour réduire le montant de leur pension de retraite et leur interdire la disponibilité et l'accès à des échanges organisés en réseau d'entraide et de solidarité. Par contre, partir avec une pension de retraite calculée convenablement à 60 ans, même si elle est d'un montant modeste, permet encore pour un salarié de disposer de cinq à dix années pour réaliser des petits travaux chez lui ou pour les autres, de participer à un autre type d'échanges afin d'améliorer ses conditions de vie et préparer sa fin de vie. Les citoyens ont également compris qu'il y a une grande différence entre espérance de vie et espérance de vie en bonne santé. Les enquêtes en 2012 montrent que l'espérance de vivre en bonne santé se situe aux environ de 63 à 65 ans même si l'espérance de vie dépasse 80 ans. Or il y a bien une relation directe entre la dégradation des conditions de travail à cause de la recherche permanente d'une productivité financière supérieure et ce décalage important entre âge de la fin de la bonne santé et âge de la mort. Les citoyens refusent toute manipulation sur ce point ; ils savent qu'une fois en mauvaise santé, ils n'auront plus une protection sociale suffisante dans le cas où les politiques libérales réussiront à privatiser le secteur de la santé.

La retraite à 60 ans est aussi un cri et une revendication pour sortir enfin de ce système économique et échapper au stress, au management autocratique, au paternalisme et aux pires relations sociales qui caractérisent la France parmi les pays industrialisés. Après 60 ans, la retraite est l'occasion de quitter en partie le système de pouvoir économique pour intégrer des réseaux économiques et sociaux dans lesquels les conditions de vie sont meilleures et les réponses à nos raisons de vivre plus présentes. Nous retrouvons ici le conflit récurrent entre volonté dominatrice des dirigeants des systèmes de pouvoir et volonté de coopérer des citoyens pour s'organiser en réseaux solidaires. Refuser de prendre en compte ces aspects culturels pour marteler des arguments rationnels et comptables pour défendre l'idéologie d'un système de pouvoir devient alors les signes tangibles d'un refus du dialogue, d'un autisme politique injustifiable et insupportable qui conduit à l'explosion sociale du système de pouvoir. A force de refuser de prendre en compte les organisations en réseaux qui soutiennent péniblement notre organisation sociale, les dirigeants de nos systèmes de pouvoirs travaillent eux mêmes à leur pertes. Nous sommes ici au coeur de notre partie 4 qui va suivre sur notre site web.

Cette crise nous conduit donc directement à une nouvelle crise mondiale fondamentale, à un choix de société et de civilisation. Après l'élimination des systèmes de pouvoir communiste, nazi et fasciste, le système capitaliste libéral est parvenu à des excès insupportables qu'il faut maintenant éliminer en quittant nos systèmes de pouvoirs.

5.6 en conclusion

« Après 1981, je demandais à François Mitterrand : - pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondait qu'il n'avait pas le pouvoir d'affronter la Banque Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu'il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J'appris ainsi qu'être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J'ai vécu l'expérience directement durant 14 ans. En France, on élit, et les élus font des lois qu'ils n'ont jamais proposées et dont nous n'avons jamais voulu. La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire. » Danielle Mitterrand.

La destruction des mythes et des utopies qui ont permis jusqu'ici de cacher les finalités précises du système économique capitaliste dans sa recherche de la maximisation des profits personnels correspond à la fin d'une culture qui rend nécessaire la mise en place d'une nouvelle culture. Le lecteur de ce site Web l'a compris, cette nouvelle culture se développe dans le cadre des organisations en réseau. Avant de mettre au point cette nouvelle organisation en réseau, nous allons voir dans notre troisième partie comment les précédentes organisations en réseau ont été détruites par les systèmes de pouvoir, comment les militants de ces organisations en réseau ont pu préserver les racines de cette manière de concevoir l'organisation de nos sociétés et cette manière de concevoir la place de l'être humain et de ses raisons de vivre. Nous allons voir leurs mouvements de résistance politiques culturels et religieux. En effet jamais le souvenir des civilisations florissantes organisées en réseau n'a disparu. Les combats furent féroces mais les populations conservent les images des héros qui s'opposèrent à l'absolutisme des rois et des tyrans, des maîtres assoiffés d'argent et de pouvoir, des fanatiques qui commirent les pires génocides pour des motifs religieux comme pour des motifs racistes. Encore faut-il que le système éducatif et de formation veuille bien enseigner l'histoire des évènements historiques politiques, scientifiques, économiques et culturels et notamment les faits historiques qui attestent de la constante opposition des minorités actives, d'auteurs, de chercheurs qui ont combattu les idéologies qui ont servi à tenter de légitimer les différents régimes politiques ayant servi les dirigeants de nos systèmes de pouvoir politique, religieux, militaire et maintenant économique et financier.

 

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Plan de la Partie 2 : le fonctionnement des systèmes de pouvoir

le fonctionnement des systèmes de pouvoir : introduction

1) La fable 1 : l'élimination de la propriété commune à travers la confiscation de la propriété individuelle.

1.1  la révolution mal faite : 1789

1.2 Pour montrer cette logique du système basée sur le droit de propriété individuel des moyens de production, nous pouvons prendre le cas  historique des canuts de Lyon en 1830

2) La fable 2 : le pacte social républicain, son échec et le creusement des inégalités. 

2.1 L’évolution du rôle social de l’état républicain français 

2.2 le rejet de la propriété commune et la fable du progrès matériel.

3) la fable 3 : pour assurer le progrès des peuples, certains peuples de race plus pure doivent commander aux autres à travers des systèmes de pouvoir fascistes ou nazis

4) la fable 4 :  l’idéologie économique et la primauté de l’économie sur le politique, les thèses économiques classiques avant la mondialisation des échanges.

4.1 quelques fables économiques :

4.2  le principe d'autorité et le principe d'efficacité

4.3 Ce principe d'efficacité a été modifié depuis les années 1980, il a évolué vers le principe d'efficience

4.4 la crise de 2008 - 2009 et les déséquilibres engendrés par le neo libéralisme lorsqu'il devient une nouvelle forme de capitalisme brutal et sauvage envers les populations

5) la fable 5 : le neo libéralisme : la mondialisation comme seule perspective d’enrichissement et de gouvernement.

5.1 le libéralisme n’est qu’une catégorie d’arguments du capitalisme chargée de conquérir de nouveaux espace pour implanter le cœur même de ce système de pouvoir : la maximisation des profits. Ce discours n’est qu’une manipulation qui sous prétexte de vendre de la liberté, cherche à développer une domination la plus vaste possible.

5.2 Montrer que le libéralisme est une doctrine née avec le capitalisme mais qui n’avait pas pu se développer avant les années 1990 pour des raisons politiques

5.3 Montrer que le capitalisme a des origines douteuses et qu’il ne prend réellement son développement qu’à partir de 1830 et les premières usines.

5.4 Montrer que la mondialisation est utilisée par le capitalisme pour développer le dumping social au détriment des pays développés et que les arguments du libéralisme ne sont qu’une couverture idéologique pour masquer ces entreprises contraires au pacte républicain établi après 1860 dans les démocraties occidentales.

5.5 Montrer que l'entreprise de domination de l'oligarchie financière a réussi à dominer les états à travers la crise de 2008 et qu'elle a réussi à surmonter l'échec de 1929 grâce aux nouvelles technologies informatiques de communication mais que la crise de 2008 nous place devant un choix de société.

5.6 en conclusion

6) l'évolution de l'état

7) le chômage production du système capitaliste  

le système d'éducation et de formation qui enseigne les fables pour légitimer les dirigeants de nos systèmes de pouvoir

partie 1 : les missions du système éducatif et tout d'abord la sélection des élites

partie 2 : La mission de normalisation des savoirs dans le système éducatif

partie 3 : La mission de normalisation sociale : les 3 étapes : politique, industrielle, sociale

les ressources disponibles pour approfondir le fonctionnement des systèmes de pouvoir.

le tarif ou la mort, la révolte des canuts à Lyon

le paternalisme

le libéralisme liberticide

la soumission à l'autorité

le coût de la peur dans les entreprises

la circulation monétaire

Pierre Leroux : la capitalisation des droits sociaux

la fonderie d'aluminium : les aides de l'état et les déficits publics

sujet bac ES : l'évolution de l'état

l'économie distributive : Jacques Duboin

 

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