3) la fable 3 : pour assurer le progrès des peuples, certains peuples de race plus pure doivent commander les autres, c'est un constat scientifique et un dogme du rationalisme scientifique.

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partie 2 : les systèmes de pouvoirs.

 

Dans notre système de pouvoir actuel, le système éducatif a pour principale finalité de fournir la main-d'oeuvre nécessaire pour faire fonctionner correctement et rentablement le système économique capitaliste. Dans cette entreprise éducative, l'apport de la rationalité et des sciences a été considérable au long du XXe siècle pour sélectionner et façonner les êtres humains afin de les soumettre et de les adapter aux exigences des dirigeants des systèmes de pouvoir. Pour améliorer le fonctionnement du système et répondre aux exigences du libéralisme ou à ceux des dictateurs, les scientifiques ont développé trois grandes disciplines.

Le travail a été organisé scientifiquement par Taylor vers 1910 : il s'agit de diviser le travail en tâches simples pour les répéter indéfiniment. Le travail au rendement suffit à motiver les salariés et la formation se limite à quelques minutes pour apprendre les gestes simples qui mécaniquement aboutissent aux résultats exigés. Cette organisation du travail a développé la productivité mais aussi l'aliénation au travail, la spécialisation à outrance et les relations sociales fondées sur le système militaire. La seconde discipline développée pour mieux maîtriser l'être humain touche la biologie et la psychologie, nous en avons parlé notre seconde partie à propos du fonctionnement des systèmes, c'est l'eugénisme, la science de la perfectibilité génétique de l'homme et de la société. À partir de la théorie des Darwin sur la sélection des espèces vivantes, la séance de « bien-être » ambitionne de créer une race humaine supérieure. Nous avons vu que Francis Galton proposait de sélectionner les humains pour faire s'accoupler les meilleurs comme des animaux d'élevage. La planification scientifique des naissances, pour ses théoriciens, doit éliminer tous les maux sociaux de l'humanité, la petite délinquance, la démence, l'alcoolisme, la criminalité. Des dizaines de milliers d'anormaux ont ainsi été stérilisées de force principalement aux États-Unis, dans les pays scandinaves, en Suisse. Ces théories ont prouvé leur aboutissement dans les crimes et les horreurs du nazisme.

La troisième discipline est toujours active : c'est la psychologie  béhavioriste, la psychologie comportementaliste. Elle utilise également la doctrine rationaliste pour déclarer que les mouvements de l'âme n'ont rien de mystérieux et pour assimiler la source de connaissances initiatiques qui utilise la démarche spirituelle. Pour les comportementalistes, le comportement humain n'est qu'une réaction aux stimuli de l'environnement. Ils sont donc sujets à l'expérimentation comme n'importe quel phénomène naturel objectivement observable mesurable laboratoires tout comme les phénomènes physiques ou chimiques. Le fondateur de la discipline, le psychologue américain John Watson, mais il n'y est pas le caractère insaisissable et irrationnel de la conscience humaine : il se contentait de constater qu'il était impossible, et donc inutile, d'essayer de l'analyser. Dès lors, l'amour, le désir, la peur, le dégoût, l'habitude, tout est affaire de couples stimulus - réponse. Cette théorie va se radicaliser chez Burrhus Skinner pour former la doctrine du comportementalisme radical : les sentiments font parti du champ de l'expérimentation scientifique et demain est ainsi assimilé à un rat de laboratoire. Dès lors, il devient possible d'agir sur la physiologie de notre corps par des moyens médicaux et pharmaceutiques pour traiter les troubles psychiques, favoriser la formation et l'éducation des adultes et des enfants en les rendant obéissants. Nous arrivons alors au conditionnement de l'individu par des techniques sophistiquées de dressage social.

En associant ces trois disciplines, nous arrivons à la religion du rationalisme scientifique qui doit conduire l'humanité au progrès. Cette idéologie contredit l'idéal de l'égalité entre les hommes pour favoriser au contraire la concurrence et la sélection des meilleurs, ce qui renforce l'idéologie du capitalisme et la concurrence qui logiquement doit aboutir au monopole des meilleurs producteurs ou tout simplement de ceux qui sont arrivés à être les plus riches en dérobant la richesse des autres, principalement le travail des salariés. La liberté individuelle s'efface devant le déterminisme et la dictature des bien pensants et de la pensée unique : la liberté se résume à quelques choix de consommation et encore, pour affirmer un statut social et sa place dans le système, les modes de consommation sont obligatoires ! Il ne faut pas oublier les systèmes de pouvoir fascistes ou nazis. Cette idéologie prend en compte les lacunes de nos systèmes de pouvoir et principalment les faiblesses des démocraties pour pousser les utopies dans la maximisation du dirigisme, l’optimisation de l’efficacité du système, la poursuite conservatrice de l'autocratie afin que la volonté des dirigeants des systèmes de pouvoir ne souffre plus d'aucune contestation à travers la dictature de leurs partis politiques.

 

3.1 Cette fable est excessivement pernicieuse et récurrente dans l’histoire de l’humanité car elle touche aux origines de la vie sur la planète Terre et elle sert très souvent d’arguments pour fonder des systèmes de pouvoir religieux théocratiques ou comme au XX ème siècle, des tyrannies comme le nazisme. Le pernicieux dans cette fable provient du fait qu’elle mélange 3 éléments qui au départ correspondent à des savoirs établis dans certaines cultures à travers les âges.

 Le premier élément correspond à l’origine de l’espèce humaine et nous retrouvons ici le conflit entre les légendes des Andes et les légendes égyptiennes sur les Atlantes et l’intervention des dieux venus d’une autre planète d’une part et d’autre part le récit de la Bible sur la Genèse élevé au rang de dogme incontestable par les pères de l’Église catholique romaine. Nous avons présenté cet élément de savoir : la colonie venue de Vénus a réalisé plusieurs essais biologiques et au vu des résultats, elle a recouru à l’élimination des races les plus impropres au développement de la vie humaine sur notre planète. La sélection des races est donc ici utile mais ces légendes parlent de géants, de cyclopes, etc., ce qui ne justifie pas l’élimination des êtres humains « réussis » et dont le corps humain s’est adapté aux différents climats existants sur notre planète en donnant principalement différentes couleurs de peau. Les théoriciens de la sélection des races qui cherchent prétendument à préserver la race la plus pure sont aujourd’hui encore conscient de cette mission « divine ». Pour arrêter leurs méfaits, il suffirait de leur montrer les traces archéologiques, les pierres gravées qui parlent de l’intervention d’êtres venus d’une autre planète pour faire s’écrouler chez eux leur croyance fanatique dans une création parfaite du monde et de l’être humain d’après les plans de Dieu. Nous avons vu que nous en sommes là, que les vestiges antérieur au dernier grand cataclysme ( entre 10 000 et 20 000 ans avant J-c ), y compris des momies dans les Andes, commencent à devenir nombreux et parlent d’un savoir élevé dont de nombreux aspects restent aujourd’hui toujours incompris : des alliages de métaux, des compositions de dessins rupestres, des techniques de constructions cyclopéennes, etc. Mais nous sommes ici dans une dénégation des faits qui tient au fanatisme religieux ou au fanatisme rationaliste. Nous reviendrons dans notre quatrième partie sur la manière d’éliminer les fanatismes religieux en utilisant la première source de savoir et la démarche spirituelle.

 Le deuxième élément repose sur un constat démographique lui aussi incontestable : l’explosion démographique des deux derniers siècles menace la survie de l’humanité car les ressources terrestres vont s’épuiser et ne suffiront plus pour assurer la vie de l’ensemble de l’humanité. Nous retrouvons ici les thèses de Malthus et leur utilisation par l’idéologie conservatrice capitaliste ou libérale : les sociétés les plus riches et les plus développées doivent se préparer à se défendre contre les invasions des peuples les plus pauvres qui inévitablement vont chercher à piller les pays riches comme cela fut régulièrement le cas à travers l’histoire. Nous savons que le mathématicien Bertrand Russel, après 1948, proposa d’utiliser la nouvelle arme atomique américaine dans ce but pour enfin protéger les riches contre les barbares. Nous sommes ici à nouveau en présence de thèses et d’idéologies racistes prônant l’élimination de certaines races et de certains peuples humains ou du moins sur une justification de la pauvreté d'une majorité de l'humanité afin de défendre les pays riches de race blanche pure. L'oligarchie financière anglo-saxonne "pure" s'est investie de cette mission pourtant indéfendable.

 Le troisième élément repose sur le progrès scientifique et justement en biologie. Aujourd’hui, nous approchons à grand pas du stade de savoir que les légendes des Andes et d’Égypte accordent aux êtres réfugiés de Venus qui ont créé des espèces humaines plus ou moins adaptées à la vie sur Terre. Nous sommes ainsi capables de manipulations génétiques et donc nous pouvons éliminer les gènes malades, transformer des cellules banales en neurones pour le cerveau, en peau, etc. Devant les cas incurables ou qui présentent un coût social et économique trop important, il s'agirait de pratiquer l’eugénisme et de poursuivre la sélection naturelle liée à l’évolution des espèces décrite par Darwin. La science nous mènerait, et c’est la fable « moderne », vers une sélection de la vie la meilleure, l’élimination des maladies et une certaine éternelle jeunesse ou du moins une jeunesse prolongée d’une manière très importante. Cet élément est lui aussi à connotation fortement religieuse et suscite les réactions des fanatiques religieux. Sans oublier que ces progrès sont d’abord réservés aux plus riches qui peuvent payer ces prestations exceptionnelles. D’où le lien étroit entre le deuxième et le troisième élément et la possibilité d’éliminer le premier élément par les promesses scientifiques du troisième ! Ces découvertes biologiques montrent toutefois que nos mauvaises manières de vivre et de nous nourrir sont des causes de maladies, d'infertilité et de dégénérescence de la vie et que nous devons changer nos modes de vie sans quoi la vie de l'humanité risque de disparaître car nous ne serons plus en mesure de la transmettre dans des conditions viables. Dans tous les cas, les progrès de la biologie montrent un phénomène d'épuisement de la vie humaine, comme si les êtres venus d'ailleurs devaient à nouveau revenir sur notre planète pour recommencer des manipulations biologiques afin de raviver la "réserve de vie humaine" semblable à leur vie extra-terrestre sur un certains nombres de points. Notre planète se présente alors comme une réserve de vie mais une réserve de mauvaise qualité car les phénomènes liés à la vie de notre planète, à sa course dans le cosmos, à la précession des équinoxes et au basculement de l'axe de la terre, aux cataclysmes liés à la chute d'astéroïdes, détruisent régulièrement toute forme de vie sur la plupart des endroits de notre planète. Cette situation transmise par les colonies d'êtres venus d'ailleurs a pu nourrir des idéologies religieuses et des dogmes sur le paradis et l'enfer, le monde d'en haut et le monde terrestre déchu. L'initié, au delà du puits de lumière, entre en contact avec ces différents mondes et présences de vie "humaine" qui vivent ailleurs que sur la planète Terre.

 Ces trois éléments ont jusqu’à présent été les piliers des systèmes de pouvoirs autocratiques d’abord religieux puis civils ou militaires. Ils constituent une mine quasi inépuisable d’arguments pour édifier les régimes politiques ou théocratiques les plus despotiques et tout dictateur cherche à s’entourer de dogmes édifiés sur l’un ou l’autre de ces trois éléments. Nous allons le voir brièvement au cours des 19ème et 20ème siècle en Europe.

 3.2 l’idéologie sur la race supérieure et la préservation de cette race à travers l’eugénisme.

 Dès 1850, les capacités de production de masse de l’industrie rendent possible le partage des richesses. Les biens matériels sont produits dans le but de réaliser le pacte républicain, nous l’avons vu, et détourner ainsi les populations des querelles religieuses et idéologiques séculaires. Mais que faire des autres peuples non industrialisés ? La première solution est de les coloniser. Cette solution fut mise en place à coups de conquêtes guerrières d’abord pour approvisionner l’industrie en matières premières puis dans un second temps pour écouler des marchandises en surplus dans les pays industrialisés. Mais pour participer à l’échange, ces pays colonisés devaient avoir un niveau de vie semblable au nôtre, bref devenir aussi solvable que nous. Mais alors à quoi peut servir la colonisation et son rapport de force et de classe sociale ? Plus globalement comment organiser l’échange dans les pays industrialisés tout en écartant fermement de cet échange les pays non industrialisés ?

 La réponse intellectuelle et scientifique des pays industriels a été l’utilisation des thèses racistes et eugénistes à la suite de Malthus. Bref tout le contraire d’un mouvement pacifiste fondé sur les valeurs de paix et d’amour comme le préconisera après 1925, Keynes dans son gouvernement mondial. Sur la Terre, il y avait des sous-races qui ne valaient pas la peine d’être aidées mais qui au contraire devaient rester dans un certain esclavage par rapport à la race blanche capable de développer les industries. L’eugénisme a été fondé au Royaume-Uni par Galton en 1869 lorsqu’il étudia l’hérédité de l’intelligence. En France Théodule Ribot était convaincu de l’hérédité de la maladie mentale et les médecins devaient dire qui était dégénéré. Aux Etat-Unis, il y a eu Charles Davenport qui introduisit l’idée d’un « quotient intellectuel ». Ces politiques eugénistes interdirent toute reproduction à des sujets affligés de troubles génétiques mais aussi à des sujets ayant des comportements anti-sociaux. Certains états comme l’Indiana adoptèrent des lois de stérilisation obligatoire par castration et irradiation. Dans les années 1900 l’héritier de la famille Krupp en Allemagne, « Fritz » Krupp organisa un prix pour couronner un travail en biologie capable de montrer un lien entre l’hérédité biologique d’un peuple et son histoire politique et sociale, ceci pour affirmer la suprématie de certains peuples sur d’autres, notamment l’Allemagne avec sa population de race aryenne qui pouvait légitimement vouloir dominer l’Europe. Le but était de montrer que le nationalisme est intrinsèque à la vie politique et que les idées socialistes et révolutionnaires sont entièrement fausses. En préservant son hérédité biologique et en éliminant les malades mentaux et les asociaux, une nation obtiendrait un avantage dans la lutte compétitive pour la survie contre d’autres Etats-nations. Les politiques eugénistes ont servi de soutien aux mouvements nationalistes des années 1910 et 1920. L’eugénisme évolua rapidement vers les thèses de l’hygiène raciale inspirée par le pseudo darwinisme. Lorsque Hitler lut en 1924 dans sa prison de Landsberg les écrits du professeur Lenz qui occupait la première chaire d’hygiène raciale à l’Université de Munich à partir de 1923, nous savons qu’elle fut la tournure mondiale des évènements et les génocides qui suivirent. Le paroxysme de ce refus du partage au niveau mondial a bien entendu été la montée des fascismes et du nazisme, la cruauté des dictateurs pour éliminer en masse les opposants et les sous-hommes, «  ces vies qui ne valaient pas la peine de vivre » et qui consommaient les ressources des populations élues, saines sur le plan racial et de la biologie. Pour soutenir le capitalisme avant que soit mise en place la possibilité technique d’un commerce mondial à grande échelle et alors que le colonialisme interdisait de fait sur le plan politique les échanges multilatéraux, les mouvements nationalistes et les dictatures furent utilisés sans honte et regret pour assurer la poursuite du système de pouvoir économique capitaliste. Les pays industrialisés ont refusé la solution du partage mondial dans les années 1920 alors que la capacité industrielle était déjà en sur production et des millions de gens à la suite de dirigeants fascistes et de dictateurs, ont préféré la solution mortelle du racisme et de la guerre contre les sous-hommes. La chute du dernier système de dictature soviétique né dans les années 1910 correspond aussi à l’avènement de la doctrine neolibérale sur la planète, une fois la menace du système de pouvoir despotique communiste écartée.

3.3 la manipulation des populations pour maintenir l’obéissance dans le conformisme géré par les dirigeants en fonction de leurs objectifs, principalement criminels ou belliqueux.

 Cette course au pouvoir sans limite, nous l’avons vu avec Alfred de Musset, conduit à la mort de ce pouvoir : « Mais toute puissance sur terre meurt quand l’abus en est trop grand. Il n’est pas de pouvoir qui n’aille à ses limites, puis au-delà. ». Le problème, c’est que cela met du temps surtout depuis 1945. La destruction du nazisme et du fascisme n’a pas été suivie par la chute rapide du système soviétique et la victoire des alliées n’a pas fait réfléchir les démocraties occidentales pour s’améliorer et corriger le capitalisme. Nous apportons l’explication la plus claire : les dirigeants des systèmes de pouvoirs se sont combattus pour la domination du monde mais les vainqueurs sont restés ce qu’ils étaient : des dirigeants d’un système de pouvoir ne fonctionnant qu’au travers d’une idéologie. De même, les crises économiques et financières se poursuivent comme protégée par la fatalité. Tant que l’obéissance règne, les dirigeants peuvent poursuivre leur domination dans le fonctionnement du système de pouvoir qu’ils ont mis en place.

 L’expérience de Stanley Milgram à l’université de Yale entre 1960 et 1963 est devenue célèbre par son constat implacable vérifié largement depuis à travers le monde : près des 2/3 des membres d’un groupe obéissent aux ordres de leur autorité jusqu’à commettre des actes mortels contre la personne que l’autorité ordonne de punir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Milgram

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram

http://www.developpement-durable-lavenir.com/2005/12/07/l-experience-de-milgram

 

 Ces résultats ont permis par exemple de comprendre un peu mieux le constat historique posé sur les crimes et les atrocités nazies dans leur extermination des dissidents et des juifs : les bourreaux n’étaient pas des monstres inhumains mais de petits fonctionnaires de l’industrie de mort qui faisaient d’innombrables efforts pour respecter les programmes d’extermination dont ils avaient la charge. Le rôle de l’idéologie nazie est certes déterminante mais l’histoire a montré que les véritables nazis étaient peu nombreux, bien moins nombreux que la population qui s’était soumise aveuglément à cette autorité nazie dictatoriale. L’intérêt de ces expériences sur la soumission consiste justement à montrer comment une petite minorité de gens au pouvoir peut volontairement créer les conditions pour soumettre de cette manière des peuples.

 Les recettes pour y parvenir sont connues, nous en retiendrons trois :

 1) maintenir le peuple dans une anxiété face à un problème existentiel sans bien entendu entamer une démarche collective de résolution de problème en appliquant le principe de subsidiarité ; ce serait passer directement du coté d’une démocratie directe dans le cadre d’une organisation en réseau. Entretenir la peur de l’autre n’est pas difficile sans parler de la culture de la peur de la mort et des enfers qui reste le fonds de commerce des pouvoirs religieux.. Au contraire, l’homme libre commence par éliminer ses peurs, il n’a surtout pas peur d’être un précurseur et il ne se considère pas comme un dissident lorsqu’il refuse d’obéir à un système de pouvoir.

 Nous avons montré que nos systèmes de pouvoir ne fonctionnent qu’à partir de l’exclusion des opposants : ils ne sont pas capable de modifier leur idéologie sans montrer les contradictions et les aberrations de leurs politiques. L’évolution du principe d’Autorité dans le principe d’efficacité poursuit toujours la même logique de fonctionnement d’un groupe social soumis à une minorité dirigeante. La société libérale n’a pas adouci le recours à l’exclusion sociale, au contraire cette exclusion est devenue plus rapide et sournoise. Il n’y a pas que le surendettement des ménages qui se sont compromis dans des crédits à la suite d’un chômage, d’une perte d’un salaire. Nous avons montré que le chômage est une production de notre système économique et que le plein emploi n’est qu’une utopie irréalisable. La généralisation du salariat exclue les personnes qui ne sont pas salariés ou entrepreneurs. En dehors de ces deux statuts sociaux, il n’y en a pas d’autres sinon le statut de marginal. L’inflation des prix de l’immobilier rejettent tout autant la plupart des ménages des centres villes pour des banlieues de plus en plus lointaines. La sélection par l’argent est devenue la forme d’exclusion la plus répandue. Cette sélection est l’une des valeurs majeures de la pensée conformiste qui défend nos systèmes de pouvoir et garanti la soumission : la sélection serait normale, naturelle et le plus fort a toujours eu raison du plus faible…  Le résultat de ces exclusions et sélections multiples se constate à travers la fracture sociale, l’éclatement de la société en 3 ou 4 niveaux de vie avec un nivellement vers le bas de la classe des salariés, cette classe moyenne qui devait bénéficier de l’ascenseur social. Nous verrons  comment le système éducatif s’est perverti en se soumettant à ces valeurs et à ces normes d’exclusion et de sélection sociales sous prétexte de former des élites.

2) Utiliser le puissant levier du conformisme pour décider la majorité du groupe à suivre l’exemple de la minorité qui se soumet volontairement à l’autorité dans l’espoir de profiter du système pour s’enrichir et faire partie de l’élite dirigeante de ce système. Avec le conformisme, l’individu est persuadé que ses actions sont celles qu’il a lui même désiré et qu’il n’imite donc pas le comportement du groupe. Il faut que la majorité du groupe suivent les ordres de l’autorité pour que quelqu’un ne puise pas se mettre dans une position de refus d’obéissance. Le dissident saura alors qu’avant de se heurter à l’autorité, il sera condamné par la majorité du groupe, autant de travail de répression en moins pour les tyrans.

 Le conformisme ne repose pas bien entendu sur une soumission volontaire et publique à l’autorité. Pour obtenir ce résultat, l’autorité développe une orientation positive dans les attitudes de soumission. La croyance dans les valeurs utopiques affichées par les dirigeants des systèmes de pouvoir est la base du conformisme. Les membres du groupe se soumettent à l’influence des autres parce que tous espèrent que les progrès dans la réalisation de ces idéaux profiteront à tous et assureront la paix publique. Le travail de groupe est en principe toujours meilleur que le travail individuel et il y a un effet de facilitation incontestable. Ce travail de groupe ne se développe pourtant pas dans le cadre du principe de subsidiarité et d’une organisation en réseau, l’individu reste passif et se soumet aux comportements des autres membres du groupe. Les dirigeants au pouvoir doivent donc gérer les utopies ou en créer de nouvelles sous peine de voir ce conformisme se perdre et la contestation s’affirmer.

 Développer un conformisme sur des utopies politiques ou religieuses reste très difficile car ces questions sont facilement contestables. Les régimes politiques qui ont utilisé des valeurs politiques ou religieuses ont du toujours utiliser également des moyens très forts d’exclusion et une extermination des dissidents pour maintenir un minimum de conformisme parmi leurs peuples. Le développement du système de pouvoir économique capitaliste puis libéral et financier apporte de nouvelles formes de conformisme. En développant une stratégie d’influence pour proposer aux individus les valeurs d’autres groupes de référence, les anciennes utopies deviennent plus réelles. Les modes de consommation s’adaptent : le consommateur va moins dépenser tous les jours pour s’offrir de temps en temps des biens de consommation destinés à des consommateurs plus fortunés. Dans ces univers de consommation, les rêves deviennent un jour réalité. Tant que les consommateurs se soumettront aux règles économiques de ce système pour espérer quelques moments de bonheur matériel, le conformisme est préservé. Le marketing travaille à découvrir derrière les comportements les véritables attitudes des consommateurs pour pouvoir mettre en place les moyens d’influence les plus ciblés et les plus personnalisés. Tant que le marketing fonctionne, le cœur de ce pouvoir économique est puissant et conforte son rôle politique fondamental. Le postulat que les besoins individuels sont illimités alors que les biens économiques sont limités, reste la base de ce système économique fondé sur la fable de la rareté. Nous y viendrons dans la fable 4. Tous comprennent que les biens économiques resteront toujours limités alors qu’il est possible de faire varier le niveau des besoins individuels. La contestation va donc s’établir à partir de ce niveau de besoins individuels déterminés par les dirigeants du pouvoir économique : le refus d’acheter, le boycott,  reste alors l’arme absolue pour faire plier les décideurs économiques.

 La soumission à la sélection sociale par l’argent devient ainsi un but valorisé par les dirigeants du système de pouvoir. Accepter les règles de fonctionnement du salariat doit prouver aux autres que nous sommes capables de franchir quelques étapes de cette sélection. Le mérite personnel cache en réalité le degré de soumission. Le jeune cadre dynamique promu Directeur avoue sans trop de difficulté que son augmentation de salaire est le prix de son silence et l’achat d’une soumission sans faille aux directives du Président et des actionnaires. Le versement de stocks options aux salariés membres du Directoire de la société anonyme moderne, a pour but de changer leurs attitudes de salariés pour qu’ils adoptent les attitudes des actionnaires. Ces valeurs de la société de consommation et du système économique libéral ne sont pas très présentes en France par rapport aux pays anglo-saxons, d’où la volonté de certains politiciens de combler cette lacune en proposant des politiques plus libérales. Beaucoup de citoyens ont compris que ces appels au libéralisme ne sont que des volontés de voir les citoyens se soumettre davantage aux lois implacables de la maximisation des profits en utilisant la propriété individuelle des moyens de production. Ces équipes de managers à la solde des actionnaires qui doivent être des leaders pour influencer correctement leurs collaborateurs, sont devenus un nouveau groupe de référence pour les salariés. La maîtrise des média par les dirigeants est aujourd’hui totale à travers la concentration des entreprises de communication écrite et audio-visuelle et les dirigeants du système économique s’activent pour développer des groupes de référence qui feront oublier au public les conséquences fâcheuses de leurs politiques de maximisation des profits. Des personnages sont ainsi affublés du titre d’artiste ou de vedette tant qu’ils marchent dans la combine… et acceptent de payer la totalité de leurs impôts.

 De l’autre côté de ce miroir aux alouettes, vous allez rencontrer une caissière d’hypermarché qui ostensiblement va fouiller tous les sacs et les affaires que vous achetez pour voir si vous n’êtes pas des voleurs. Devant vos remarques, elle vous fera scrupuleusement part du chantage à l’emploi que sa direction exerce sur elle : elle ne veut pas perdre son emploi et applique les consignes de sa direction. Comme aucun autre client ne proteste devant ces manières dévoyées et malgré vos connaissances sur la manière d’optimiser la sécurité dans un hypermarché sans offenser les clients, vous êtes obligé de rentrer dans ce nouveau conformisme qui fait de l’ensemble de la population non dirigeante et non riche, des voleurs en puissance. Avec un peu plus d’efforts, nous serons revenus au temps de l’ancien régime et des manants, futur gibier de potence. Cette caissière sait-elle au moins que le prix de vente des articles en magasin comprend un taux de démarque d’environ 5% correspondant aux vols, aux pertes de produits consécutifs à des chutes des rayons, etc. ? Mais il est tentant pour un gérant de récupérer cette marge en bénéfices pures si les caissières s’acharnent à lutter contre les vols en fouillant les affaires de tous les clients. Le but du conformisme est bien de pouvoir exercer sur les gens tous les moyens de contraintes possibles afin de protéger au mieux les intérêts des dirigeants. Le chantage à l’emploi est devenu un moyen de pression redoutable pour obtenir ce résultat. La généralisation du salariat est le moule dans lequel se forge ce puissant conformisme social par peur de perdre son emploi. Il est alors facile de comprendre que celles et ceux qui sont en train d'être licenciés parce que leur usine ferme pour être délocalisée ou pour réaliser des économies d'échelle, en sortant de ce conformisme et de cette passivité, s'expriment à travers une crise de violence extrême et préfèrent détruire leur usine. Nous avons montré ceci également dans notre présentation de l'assertivité pour maîtriser nos attitudes. 

 3)  Développer une idéologie puissante pour faire croire au peuple qu’en cas de victoire, tous les problèmes seront réglés et que ce peuple va jouir de conditions de vie et de richesses considérables. C'est principalement le mythe de la croissance économique. Nous y reviendrons dans les fables 4 et 5.

 L’idéologie est une arme redoutable mais difficilement maîtrisable surtout à long terme. Il faut faire des choix clairs et nets, des propositions simplistes car l’idéologie s’adresse d’abord à des foules. Dans une foule, plus l’information est concise, dépourvue de preuve et de démonstration, plus elle a autorité. Il est inutile de demander à une foule de réfléchir. Pour communiquer avec elle, il vaut mieux utiliser le langage des émotions. Mieux que la peur, il est préférable d’utiliser la colère pour montrer à la foule quel est l’obstacle à supprimer avant de connaître le succès et la joie de la victoire.

 L’utilisation de l’idéologie correspond donc aux tentatives de prise de pouvoir ou à la conquête du pouvoir sur d’autres peuples lorsqu’il faut provoquer la furie d’une foule pour renverser l’adversaire ou entreprendre une guerre. Pour faire durer une idéologie, il faut éliminer la pensée rationnelle et les démocrates capables de comprendre qu’une autre possibilité existe pour sortir d’une crise ou vaincre une difficulté. Le pouvoir doit mettre en place une répression de plus en plus forte lorsque les citoyens se lassent de cette dictature ou tout simplement commencent à sortir de leur conformisme par la peur d’être écrasés et éliminés par les partisans de cette dictature.

 Pour un pouvoir religieux : le problème est plus complexe car il faut avant tout assurer aux individus qu’après leur mort, ils iront au paradis où il connaîtront la félicité éternelle. L’idéologie religieuse peut prendre la forme d’une idéologie guerrière pour vaincre d’autres religions. Elle peut aussi se contenter de produire des dogmes pour développer la soumission à ses règles et faire croire que cette soumission vaudra aux fidèles l’entrée au paradis. Dans ce cas, elle va dédaigner les infidèles qui refusent de croire dans ses dogmes et le moment venu, ce pouvoir religieux fanatique pourra se rendre complice d’un génocide décidé par le pouvoir civil ou militaire pour éliminer un peuple non croyant. L’histoire nous apprend les centaines de millions de morts qu’ont coûté la défense des dogmes de la Bible et du Coran. Pourtant les textes védiques, bouddhistes n’ont pas exigé de tels crimes et génocides. Le nouvel initié fils de Dieu qui avait achevé son initiation sur les bords du Nil et à Dendérah n’allait pas parcourir le monde avec des appels à la soumission et des cris de haine pour les infidèles. Au contraire, il apportait un message de paix et d’amour, il aidait ses frères humains à trouver leurs raisons de vivre et de mourir. Le choix d’une orientation néfaste et criminelle est volontaire de la part des dirigeants d’un système de pouvoir religieux et dans cette volonté il y a toujours l’interdiction de la pratique individuelle de la démarche spirituelle.

 Cette idéologie a un rôle fondamental : maintenir le plus longtemps possible l’individu dans un état « agentique » et faire en sorte que cette autorité n’entre pas en conflit avec le comportement du groupe. Selon Milgram, lorsque l’individu obéit, il délègue sa responsabilité à l’autorité et passe dans l’état agentique : il n’est plus autonome, il devient un « agent exécutif d’une volonté étrangère ».

Les points les plus inquiétants dans l’analyse de l’expérience de Milgram sont :

 -  le fait que cette soumission aveugle concerne tous les milieux sociaux et tous les niveaux d’études : l’élévation du niveau générale de formation n’aurait que peu de conséquence ici pour éviter cette soumission aveugle à une autorité despotique.

 - Le fait qu’avant de désobéir purement et simplement, l’individu va utiliser un certain nombre de moyens pour faire baisser la tension qu’il ressent dans cette obéissance contraire à sa conscience et à ses intérêts : ricanements, contestation verbale des ordres, aide proposée à la victime, détachement par rapport à l’acte à accomplir, etc… L’autorité peut organiser la gestion de ces signes pour la contenir dans des limites minimales qui garantiront la soumission et l’exécution finale des ordres. C’est toute l’image du grognard de l’Empire qui rouspète mais marche aussi vite que le veut son empereur. Etc. Bon nombre de soldats SS en faisant le salut hitlérien mesuraient ainsi la hauteur de la merde dans laquelle Hitler les avait mis mais ils combattirent jusqu’au dernier pour rester fidèle à leur Führer. Le monde économique regorge également d’exemples de ce type : on dit refuser les heures supplémentaires mais on est bien content de les voir sur son bulletin de paye même si ces heures supplémentaire sont la conséquence d’erreurs de gestion de la Direction ou mieux, la traduction des volontés d’économiser sur les embauches de la part de la Direction qui augmente ainsi son profit au détriment du respect à la vie privée et de la santé de ses salariés.

 - La volonté de mettre en place ce genre d’autorité a de très bonnes chances de réussir si à partir d’un petit groupe d’adhérents actifs qui attendent une large rémunération de leurs aides, l’autorité peut faire naître un sentiment de conformisme à ses objectifs. La majorité qui sert de critère de décision dans une démocratie n’est donc pas un instrument fiable dans la prise de décision. Les majorités sont aussi changeantes qu’il y a de formes de conformisme avec les volontés de la minorité au pouvoir. Si les dictatures ont toujours réussi aussi rapidement, ce n’est pas seulement grâce à la terreur qu’elles ont exercées. Au contraire trop de terreur ne pourrait que pousser les gens dans la désobéissance pure et simple et la résistance armée. Rendre invisible cette terreur menée contre les dissidents les plus actifs est bien l’art ultime du dictateur car c’est la condition première pour arriver à créer ce niveau de conformisme qui va assurer le succès de ses entreprises tyranniques.

3.4 l'accoutumance des populations aux guerres et aux crimes de guerre

Les industriels de l'armement ont toujours eu besoin de guerres pour tester leurs matériels et les mettre au point. Après les conflits régionaux liés à la décolonisation et à l'affrontement avec les pays communistes, ces guerres sont devenus moins nombreuses. L'exemple des deux guerres avec l'Irak décidées par les dirigeants du parti républicain élus au gouvernement des Etats-Unis illustre cette dépendance aux lobbies militaro industriel et pétrolier. L'expérience de Milgram dans les années 1960 a servi également à montrer que les jeunes gens américains sortis des universités pouvaient être conditionnés pour faire la guerre au Vietnam contre des pays communistes et la preuve en a été donnée. Plusieurs crimes de guerre commis par les soldats américains sont du même niveau d'horreur que ceux commis par les Waffen-SS nazis. L'évolution des conflits pose cependant un autre problème : à travers la mondialisation des échanges, il n'est plus guère possible de rencontrer des guerres "classiques" déclarées par un pays contre un autre pays pour des questions d'idéologie, de reconnaissance des frontières ou de suprématie d'un roi ou d'un empereur sur d'autres peuples. Les conflits portent sur des guerres civiles de clans contre d'autres clans dans des pays qui n'ont pas fait l'apprentissage de la démocratie ou qui ne se sont pas constitués en confédérations de peuples ou en nations. C'est d'ordinaire la question du partage des richesses provenant du pétrole, du gaz, des mines et des ressources naturelles en minerais, qui aliment les conflits dans lesquels les questions religieuses et le trafic de drogue viennent se mêler pour étendre les conflits. Combattre pour un soldat au cours d'une guerre civile représente une difficulté extrême lorsque l'ennemi se cache au milieu des populations. La recherche du renseignement obéit alors à une pratique condamnable mais que les militaires trouvent le plus souvent indispensable : la torture pour obtenir des informations.

article de presse pour illustrer cette préparation mentale des citoyens à la torture :

Pour préparer l'opinion public à cette réalité criminelle, les dirigeants qui ont la propriété de la plupart des médias, utilisent les émissions de télévision pour mettre en place l’accoutumance des téléspectateurs américains à la pratique de la torture en Irak. Nonobstant cet usage répété - 42 séances de torture durant les six premières saisons dont 30 sont le fait des agents de l'Etat - ainsi que le rappelle l'auteur :"La série 24 h chrono"a obtenu l'Emmy Award du meilleur scénario novateur, lors de la cérémonie du 11 septembre 2002. En 2006 ce sont les prix de la meilleure série dramatique, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur". Sur ce diagramme, on voit la multiplication et la banalisation des scènes de torture dans les séries américaines diffusées en prime time, chaque fois présentées comme le moyen légitime d'obtenir des informations "vitales" dans une situation d'exception correspondant à la "bombe à retardement", dont elle n'est cependant qu'une fiction irréaliste et perverse :

 

 sources : http://www.planetenonviolence.org/USA-Sur-Fox-TV-la-Torture-comme-Divertissement_a1146.html

http://en.wikipedia.org/wiki/24_%28TV_series%29

 C'est ainsi que se met en oeuvre, insidieusement, un patient travail de perversion de l'esprit, qu'il ne suffit pas de dénoncer mais qu'il faut réfuter avec des arguments précis.

Mis à part ce conditionnement à des pratiques criminelles utilisées au cours des guerres, le conditionnement des citoyens à notre système de pouvoir économique est bien plus présent depuis plus d'un siècle.

 

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Plan de la Partie 2 : le fonctionnement des systèmes de pouvoir

le fonctionnement des systèmes de pouvoir : introduction

1) La fable 1 : l'élimination de la propriété commune à travers la confiscation de la propriété individuelle.

1.1  la révolution mal faite : 1789

1.2 Pour montrer cette logique du système basée sur le droit de propriété individuel des moyens de production, nous pouvons prendre le cas  historique des canuts de Lyon en 1830

2) La fable 2 : le pacte social républicain, son échec et le creusement des inégalités. 

2.1 L’évolution du rôle social de l’état républicain français 

2.2 le rejet de la propriété commune et la fable du progrès matériel.

3) la fable 3 : pour assurer le progrès des peuples, certains peuples de race plus pure doivent commander aux autres à travers des systèmes de pouvoir fascistes ou nazis

4) la fable 4 :  l’idéologie économique et la primauté de l’économie sur le politique, les thèses économiques classiques avant la mondialisation des échanges.

4.1 quelques fables économiques :

4.2  le principe d'autorité et le principe d'efficacité

4.3 Ce principe d'efficacité a été modifié depuis les années 1980, il a évolué vers le principe d'efficience

4.4 la crise de 2008 - 2009 et les déséquilibres engendrés par le neo libéralisme lorsqu'il devient une nouvelle forme de capitalisme brutal et sauvage envers les populations

5) la fable 5 : le neo libéralisme : la mondialisation comme seule perspective d’enrichissement et de gouvernement.

5.1 le libéralisme n’est qu’une catégorie d’arguments du capitalisme chargée de conquérir de nouveaux espace pour implanter le cœur même de ce système de pouvoir : la maximisation des profits. Ce discours n’est qu’une manipulation qui sous prétexte de vendre de la liberté, cherche à développer une domination la plus vaste possible.

5.2 Montrer que le libéralisme est une doctrine née avec le capitalisme mais qui n’avait pas pu se développer avant les années 1990 pour des raisons politiques

5.3 Montrer que le capitalisme a des origines douteuses et qu’il ne prend réellement son développement qu’à partir de 1830 et les premières usines.

5.4 Montrer que la mondialisation est utilisée par le capitalisme pour développer le dumping social au détriment des pays développés et que les arguments du libéralisme ne sont qu’une couverture idéologique pour masquer ces entreprises contraires au pacte républicain établi après 1860 dans les démocraties occidentales.

5.5 Montrer que l'entreprise de domination de l'oligarchie financière a réussi à dominer les états à travers la crise de 2008 et qu'elle a réussi à surmonter l'échec de 1929 grâce aux nouvelles technologies informatiques de communication mais que la crise de 2008 nous place devant un choix de société.

5.6 en conclusion

6) l'évolution de l'état

7) le chômage production du système capitaliste  

le système d'éducation et de formation qui enseigne les fables pour légitimer les dirigeants de nos systèmes de pouvoir

partie 1 : les missions du système éducatif et tout d'abord la sélection des élites

partie 2 : La mission de normalisation des savoirs dans le système éducatif

partie 3 : La mission de normalisation sociale : les 3 étapes : politique, industrielle, sociale

les ressources disponibles pour approfondir le fonctionnement des systèmes de pouvoir.

le tarif ou la mort, la révolte des canuts à Lyon

le paternalisme

le libéralisme liberticide

la soumission à l'autorité

le coût de la peur dans les entreprises

la circulation monétaire

Pierre Leroux : la capitalisation des droits sociaux

la fonderie d'aluminium : les aides de l'état et les déficits publics

sujet bac ES : l'évolution de l'état

l'économie distributive : Jacques Duboin

 

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