NOS RESEAUX DE VIE

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Introduction

 Nous partageons notre temps entre des moments passés dans des réseaux ( famille, amis, club, associations… ) et d’autres souvent plus nombreux aujourd’hui dans des systèmes de pouvoirs dans lesquels les règles sont définies par d’autres que nous et dans lesquels nous devons obéir sous peine d’exclusion. Après le système scolaire, les systèmes religieux et leurs dogmes, la généralisation du salariat dans la vie professionnelle a accru la dépendance au système économique et à ses abus, ses crises. Incontestablement ce sont les systèmes de pouvoir qui dictent aujourd’hui nos conditions de vie et nous laissent plus ou moins de disponibilité pour réussir nos moment de vie plus intimes dans les réseaux que nous avons pu développer. De plus en plus souvent, la réussite sociale voulue par les dirigeants des systèmes économiques passe par l'abandon de nos réseaux et, au niveau des valeurs mises en avant dans notre système économique, le travail est devenu prioritaire loin devant l'amour avec toutes les conséquences négatives que ceci entraîne pour un être humain. Mais ce ne fut pas toujours le cas au cours de l’humanité. Les civilisations les plus florissantes ont été organisées en réseaux, nous y reviendrons largement. D’où la raison du mouvement que nous présentons pour remettre en avant l’alternative de l’organisation en réseau afin de quitter nos systèmes de pouvoir et développer une fois de plus une civilisation florissante capable de répondre à nos raisons de vivre et capable de préserver la vie. Au préalable, nous aurons démontré comment s’enclenche le mécanisme de la domination sociale à travers la confiscation de l’autorité par la minorité dans un système de pouvoir qu’il soit civil, religieux, militaire et qu’il soit plus ou moins démocratique ou au contraire despotique et tyrannique.

 Un point d’entrée parmi d’autres dans les organisations en réseau : l'expérience des cercles de qualité dans les années 1985 et l'utilisation des groupes de résolution de problèmes et du principe de subsidiarité dans le fonctionnement des entreprises a permis l’adaptation de l’outil de travail à la révolution technologique des robots et des automates programmables. Le résultat de ce management participatif fut la réduction de 300 à 100 milliards de Francs par an de la non qualité principalement dans le secteur industriel. Cet exemple montre que les limites entre les deux modes fondamentaux d’organisation ne sont pas étanches. En fonction des besoins, des circonstances, l’un est plus efficient que l’autre mais cette vision simpliste et pragmatique est fausse : les finalités de chacun sont totalement opposées. Très rapidement les cercles de qualité ont été fermés en France, une fois la qualité totale obtenue et réalisée l’élimination de plus de 200 milliards de non qualité dans l’outil de production industriel. Car les Directions en ont eu peur de ce management participatif direct, habituées qu'elles sont toujours depuis plus d'un siècle au management paternaliste voire autocratique. La prédominance des actionnaires depuis les années 1990 ajoutée à cette peur, ont mis fin à ces pratiques de démocratie directe locale au sein des entreprises de production. Présentée sous le terme de gouvernance d'entreprise, l'irruption des actionnaires et surtout des fonds de pension et des fonds d'investissements plus ou moins spéculatifs dans leur stratégie d'achat et de revente d'entreprises s'est traduite par la mise à l’écart des salariés dans le partage de la valeur ajoutée et par les politiques récurrentes de réduction des coûts salariaux, voire de délocalisation massive. L'intervention des nouveaux maîtres du monde financier qui imposent leur doctrine économique libérale se traduit par un retour à des méthodes de management autocratique et le refus du management participatif. Au mieux, les salariés doivent se satisfaire de la poursuite de l’immobilisme dans le management paternaliste des entreprises familiales françaises et s'adapter à la bureaucratie nouvelle du Risk Management : un comité d’expert rédige la charte qui décrit toutes les procédures pour un fonctionnement optimal du système. Dès lors les salariés et les directions doivent respecter scrupuleusement ces procédures, se soumettre à ce code de bonne conduite et oublier leurs initiatives créatrices car seul l’intérêt des actionnaires compte. Ce conflit illustre la primauté acquise par la propriété individuelle dans l’échelle des valeurs qui fondent nos cultures. La propriété collective imposée au XXème siècle par les systèmes communistes et fascistes, nazis a échoué et est rejetée car elle est gérée par un pouvoir différent du groupe, ce qui provoque rapidement des abus et des tyrannies. Par contre la propriété commune gérée par le groupe reste toujours tabou et interdite. Les salariés sont écartés dans leur volonté de participer à la gestion commune de l’entreprise alors qu’ils réalisent l’activité même de cette organisation de production de richesses. L'exemple de l'entreprise se transpose dans l'ensemble de la société et les dirigeants politiques imitent ce management autocratique présent dans les entreprises pour justifier leurs fonctions à la tête des états en imposant la doctrine néo libérale qui légitime un capitalisme redevenu sauvage maintenant que l'écroulement du système communiste lui laisse le champ libre.

 Systèmes de pouvoir et organisations en réseaux développent des cultures différentes et antinomiques. Une culture repose sur des valeurs qui sont les sources des règles et des normes capables d’encadrer les modes de vie. Les systèmes développent des règles définies par la minorité au pouvoir et le reste du groupe doit obéir à ces règles sous peine d’exclusion. Le fonctionnement d'un système de pouvoir repose sur la primauté accordée aux normes. Les dirigeants au pouvoir mettent en avant la loi pour contraindre le reste du groupe social à l'obéissance. L'exercice du pouvoir par la minorité se transforme alors en une mesure générale grâce à la maîtrise du système politique représentatif qui regroupe des militants politiciens qui cherchent à prendre le pouvoir dans le fonctionnement du système. La difficulté réside dans le fait que pour justifier des mesures qui visent à défendre les intérêts particuliers de la minorité dirigeante, il faille utiliser des valeurs particulières qui protègent les intérêts de cette minorité. Dès lors se sont des mythes et des fictions qui sont utilisées, de préférence des utopies, c'est-à-dire des buts qui ne seront jamais atteints et par ce qu'ils ne seront jamais atteints, les dirigeants pourront exiger constamment de leur peuple les efforts de soumission nécessaire à l'accomplissement des objectifs qu'ils ont fixés. Il va s'agir ici de démonter le mécanisme de ces utopies et de ces fables. Au niveau des modes de vie, il y a une fracture qui se creuse inéluctablement entre la classe dirigeante et les autres. Dans un réseau composé de volontaires, les normes sont définies par le groupe et évoluent en fonction des besoins du groupe. Il y a donc une plus forte adhésion à ces normes et une meilleure motivation. Il y a adéquation entre les valeurs et les modes de vie de ces groupes. Si la distinction entre systèmes et réseaux n'est pas fondamentale au niveau des deux premières fonctions économiques que sont la production et la distribution des richesses, cette distinction est fondamentale au niveau de la répartition des richesses : le réseau répartit d'une manière beaucoup plus équitable les richesses que les systèmes de pouvoir. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle les dirigeants des systèmes ont toujours fait la guerre aux réseaux. Il en va de même au niveau des systèmes de pouvoir religieux qui pour défendre leurs dogmes ont toujours fait la guerre aux réseaux spirituels. La dernière alliance entre le système de pouvoir royal et le système de pouvoir théocratique de la papauté romaine a été montée par le roi de France Philippe le Bel pour imposer à Rome un pape soumis à sa volonté. Ce roi a pu en suite détruire l'ordre chevalier des Templiers en 1307 et mettre fin à l'organisation en réseau du temps des cathédrales. 90% de la richesse foncière était gérée par le réseau des abbayes et des monastères protégé par les ordres chevaliers et le roi de France qui était ruiné par cette organisation en réseau, nous le savons, a eu recours à des méthodes criminelles pour éliminer cette organisation en réseau qui avait développée l'Europe après les grandes invasions qui ont suivi la fin de l'empire romain. Nous y reviendrons également largement sur cette fracture politique qui permit le développement de l'absolutisme royal et la centralisation du pouvoir toujours présente dans les institutions républicaines. Cette distinction entre systèmes et réseaux ne serait pas complète sans observer les différences fondamentales entre les deux au niveau de la gestion des savoirs. Les réseaux favorisent des démarches individuelles d'accession au savoir, principalement à la première source de savoir, la source initiatique et spirituelle. Les réseaux cherchent la complémentarité entre cette première source de savoir personnel et la source de savoir intellectuel gérée au niveau du groupe social. Les systèmes de pouvoir développent un monopole sur le savoir qu'ils ont sélectionné pour défendre leurs intérêts et ils érigent tout un corps de pensée à travers des dogmes et des idéologies. Les conflits entre systèmes et réseaux jalonnent l'histoire de l'humanité avec une particularité : les civilisations les plus florissantes qui ont développé un niveau de vie le plus souvent supérieur au nôtre, ont toutes été organisées en réseaux, à travers de puissantes confédérations de peuples. Ces civilisations ont été le plus souvent détruites par des systèmes militaires qui ont dirigé des empires autocratiques, voire despotiques. Ces systèmes de pouvoir militaire se sont transformés en système de pouvoir religieux ou civil avec la constante préoccupation d'interdire toute connaissance liée à l'alternative de l'organisation en réseau.

Le point central de tous ces conflits repose sur l'utilisation de la propriété. La propriété peut être utilisée d'une manière individuelle et privée, d'une manière commune et gérée par l'ensemble du groupe, d'une manière collective et gérée par une organisation différente de l'ensemble du groupe. Les systèmes de pouvoir pour défendre l'intérêt de la minorité utilisent bien entendu la propriété privée des moyens de production depuis les débuts de l'ère industrielle. Auparavant les systèmes de pouvoir utilisaient la propriété collective accordée une classe dirigeante et à une royauté ou à une monarchie. Il y a eu le système de pouvoir soviétique qui a utilisé la propriété collective des moyens de production. Mais les systèmes de pouvoir ne peuvent pas utiliser la propriété commune sans se saborder : accorder à un groupe social le droit de gérer lui-même les richesses qu'il produit revient à rendre inutile une minorité au pouvoir. Les organisations en réseau reposent principalement sur la propriété commune avec une place plus ou moins variable faite à la propriété privée sur le plan matériel. La propriété collective dans les organisations en réseau gère principalement le savoir, les domaines intellectuels et culturels qui se transmettent de génération en génération.

Les crises financières depuis 1997 posent le constat d’une nouvelle forme de conflit entre les trois formes de propriété : la propriété individuelle des moyens de production n’est plus la seule source de richesse rapide et énorme, elle est fortement concurrencée par le pouvoir collectif de gérer l’épargne collecté dans des fonds financiers et les citoyens se retrouvent maintenant devant deux systèmes de pouvoirs économiques dont les intérêts sont antagonistes aux leurs et le salaire ne suffit plus pour résister aux appétits abusifs des institutions financières dirigées par la doctrine ultra libérale et des financiers sans scrupules qui défendent avant tout leur système de pouvoir. À travers la crise financière de 2008, le système de pouvoir financier a perdu sa dimension collective au service de l'ensemble des épargnants et des emprunteurs pour afficher clairement sa dimension individuelle et privée au service d'une minorité d'agents financiers dans les intérêts peuvent maintenant être contraire à ceux des autres agents économiques. Du côté des réseaux, sur le plan européen, le principe de subsidiarité est un des deux piliers de la constitution européenne mais nos institutions françaises centralisées ont un fonctionnement à l’opposé de ce principe fondamental d’organisation et cette constitution n’est toujours pas pleinement adoptée. De plus elle admet la subsidiarité entre les états et les institutions européennes et elle ne prévoit pas d’instaurer la subsidiarité au niveau local dans une démocratie directe qui aura mis fin aux démocraties représentatives actuelles.

 Notre mouvement à travers le site fileane.com montre comment quitter nos systèmes de pouvoir pour développer des organisations en réseau. Il s'agit de remettre en place une nouvelle civilisation florissante. Notre démarche va suivre quatre étapes ou quatre parties :

dans la première partie nous verrons les principes de base du fonctionnement des réseaux et dans la seconde partie les principes de base du fonctionnement des systèmes en développant l'exemple du système de pouvoir de la république française. Il s'agit de dégager les grandes lignes : les valeurs, les normes et les règles, les modes de vie utilisés dans le fonctionnement de ces deux manières d'organiser une société. Nous illustrerons ces fonctionnements des réseaux et des systèmes en utilisant l'exemple de peuples anciens ou contemporains.

dans la troisième partie nous présentons l'histoire des conflits entre les organisations en système et les organisations en réseau. Ces conflits depuis 2000 ans ont provoqué le massacre de centaines de millions d'êtres humains et causés une souffrance incommensurable à travers les peuples mais ils ont aussi assuré la présence d'une minorité de dirigeants qui se sont enrichis les uns plus scandaleusement que les autres et dont l'arrogance s'est affichée ouvertement depuis la crise de 2008.

Dans la quatrième partie nous verrons comment remettre en place une organisation en réseau à travers notre société. Il s'agira d'entrer dans les détails des différentes politiques qui permettent le développement des réseaux citoyens de vie. Dans la cinquième partie nous présenterons les mesures de transition entre le moment où nous quittons nos systèmes actuels de pouvoir et le moment où les premières organisations en réseau produisent leurs richesses. Nous rédigerons ensuite la déclaration des droits à la vie sur Terre qui remplace la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et nous rédigerons la constitution des réseaux citoyens de vie. 

 Cette nouvelle (re) évolution vers les réseaux, est décrite ici, par un poète qui détruit les mythes qui légitiment les systèmes de pouvoir depuis deux mille ans en Occident. Il remet en pratique les deux sources de savoir qui fondent les civilisations les plus brillantes sur le plan du développement de la vie et des valeurs humaines. Et nous répondrons au but du Préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : oui, la corruption et l’ignorance sont bien les deux causes à l’origine de tous les maux de nos sociétés. Ces causes ne peuvent pas se développer dans des organisations en réseaux, elles sont inhérentes aux systèmes de pouvoir même si les dirigeants de ces systèmes, à force d’utopies, de fictions, de mythes tentent de nous faire croire le contraire car leur statut de dirigeants qui légitime leurs sources abusives de richesses matérielles n’existe pas dans une organisation en réseau. Nous sommes bien loin des viles et saugrenues querelles politiciennes franco-françaises qui ont considérablement dénigrées l’image des politiciens professionnels, de leurs partis ainsi que l’image de la démocratie actuelle représentative, en France comme dans les autres pays

 " je crois que le moment est venu de penser à nos organisations et à nos sociétés comme des communautés de coopération. Ainsi le leadership ne disparaît pas. Il reprend sa place et nous reprenons la nôtre " Henry Mintzberg

"Nous avons à réaliser maintenant le plus beau défi que notre humanité ait jamais eu à relever au cour de son histoire: arrêter nos propres programmes d'autodestruction , et transformer la société par une évolution de l'art de vivre..." MAHATMA GANDHI

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 Plan de la Partie 1 : le fonctionnement des organisations en réseaux

le fonctionnement d'une organisation en réseau

1) la maximisation de la confiance entre les membres du réseau dans leurs modes de vie :

1.1  la conception de la place de l’être humain résulte de l’utilisation des deux sources de savoir

1.2  la mission d’autorité gérée en réseau minimise les violences individuelles et collectives

2) le fonctionnement de la démocratie locale : les règles et des normes

2.1 le principe de subsidiarité

2.2 l'alliance des contraires

2.3 de l’assurance à la solidarité

2.4 la complémentarité entre les 3 formes de propriété et la priorité accordée à la propriété commune.

3) le mariage des cultures garantit la pratique des valeurs de paix et d’amour

3.1 la complémentarité entre spiritualité et religion

3.2 la liberté sexuelle garantit l’enrichissement amoureux 

3.3 La gestion des deux sources de savoir et l'élaboration d'un savoir global capable d'assurer le respect de la vie sur notre planète

4) les opportunités actuelles pour le développement des réseaux 

4.1 les technologies informatiques de communication et de gestion

4.2 les découvertes sur l’origine de l’humanité

4.3 les découvertes scientifiques sur l’organisation de l’univers

4.4 les menaces sur la vie sur terre

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les ressources disponibles pour approfondir le fonctionnement des réseaux

la vie après la vie

le livre du Dr Moody

les deux sources de savoir

l'origine du savoir interdit

le cours sur Autorité-Pouvoir-Commandement

le cadre de cette analyse

le peuple Moso

la vie sexuelle des sauvages

TIAHUANACO

photos des Andes

les abbayes :  le Mont Cassin, Cluny

Clairvaux, le Mont Sainte Odile

Baumes les Messieurs

la constitution de la confédération des nations iroquoises

le temple de Dendérah : photos

l'animation flash sur Dendérah

l'Egypte antique

Osiris vert : le survivant

OVNIS et armes secrètes américaines

les armes de la guerre secrète

   

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