4) les opportunités actuelles pour le développement des réseaux :

fileane.com

Partie 1 : les réseaux

 

Ces opportunités sont liées aux nouvelles technologies de transport des informations et des biens qui révolutionnent les échanges sur notre planète. Chaque progrès dans ce domaine a modifié considérablement nos relations humaines et politiques et ceux qui ont su les utiliser au mieux en premier, ont pu dominer leurs voisins car ils avaient pu conquérir un avantage concurrentiel garantissant une rente ponctuelle et davantage de richesses. Sauf que ces progrès ont été jusqu’ici utilisés largement à des fins de domination militaire ou coloniale, économique des autres peuples. La question nouvelle qui se pose pour nos générations consiste à savoir si ces progrès pourront enfin échapper aux dirigeants de nos systèmes de pouvoir pour être également développés par des réseaux citoyens afin de mettre en place une organisation en réseau capable d’éliminer ces systèmes de pouvoir. Dans notre roman mis en ligne « D’Éleusis à Dendérah, l’évolution interdite », nous avons décrit ces combats entre les centres de guerre électronique des templiers et ceux des systèmes de pouvoir, en particulier celui de la NSA.

 4.1 les technologies informatiques de communication et de gestion

La question n’est pas seulement de savoir si Internet représente ou non un réel contre-pouvoir dans nos systèmes. Évidemment, Internet et les internautes qui échangent leurs idées, leurs opinions ou leurs histoires ne suffiront pas à cette tâche. Pourtant Internet est un formidable diffuseur de savoir et il permet à celles et ceux qui pratiquent la démarche spirituelle vers la première source de savoir, de s’exprimer et d’échanger. Ce qui restait tabou et interdit peut refaire surface. A l’aides des forums, l’un peut conseiller à l’autre tel livre ou tel témoignage et ainsi chacun peut progresser dans son apprentissage et sa découverte de savoirs.

Les opportunités apportées par l'utilisation des nouvelles technologies informatiques de communication sont nombreuses. Nous allons d'abord voir le cas de notre site fileane.com, puis nous verrons que les technologies actuellement employées par les dirigeants des systèmes de pouvoir sur le plan militaire comme sur le plan de la guerre de l'information et de l'intelligence économique sont également utiles dans le développement des réseaux pour lutter contre l'ignorance et la corruption, les deux maux qui frappent nos sociétés depuis qu'elles sont dominées par les systèmes de pouvoir.

Le cas de fileane.com :

lorsque nous avons signé notre premier contrat d'édition pour le recueil de poésie « Moment d'autrefois histoire d'écrire », notre éditeur à la fin de l'entretien avait conclu que d'ordinaire les poètes ont 25 ans d'avance sur leurs contemporains mais que j'en avais au moins 50 ans sinon bien plus. De ce fait, je ne devais surtout pas chercher des récompenses ou l'estime du public, c'était impossible car j'avais beaucoup plus d'avance que la plupart des précurseurs habituels en poésie. Je devais continuer à écrire, ce qui devrait me permettre de rencontrer une gloire à titre posthume et Michel, l'éditeur, en souriant et en me tapant sur l'épaule pour me réconforter déclara que c'était la meilleure récompense pour un poète mais il répéta une fois de plus que je ne devais surtout pas chercher à faire passer mes idées de mon vivant car cela ne pouvait qu'attirer sur moi des problèmes insurmontables qu'il n'était pas nécessaire de vivre. J'avais répondu que malgré mon jeune âge, j'avais déjà bien enregistré la leçon de James Joyce et je savais que pour un écrivain, il n'y a que trois solutions : se réfugier dans le silence, prendre l'exil pour continuer à parler ou ruser pour parler malgré tout sans se faire attraper. Parmi mes auteurs préférés, Hermann Hesse avait choisi l'exil à Montagnola et l'auteur du " Roi des fées", Marc Cholodenko, était parti en Inde dans ces années là, semble-t-il, s'enfermer dans le silence et découvrir une civilisation captivante avant de reprendre son écriture et de traduire notamment des livres sur l'Inde et sa culture spirituelle. 

Le livre « Le roi des fées » était interdit de vente aux mineurs et la libraire qui me connaissait car mon recueil de poésie était dans les rayons, a sorti ce livre de dessous son comptoir comme un bien précieux à ne pas mettre entre toutes les mains. Nous avions échangé ce livre dans nos sourires entendus et c'était une certaine manière de se moquer aussi de cette censure stupide des biens pensants qui nous gouvernait et qui me révoltait alors que je savais qu'il fallait ne pas céder à cette révolte qui pouvait m'écraser. Déjà quelques années auparavant, mon premier contrat d'édition s'était plutôt mal terminé : notre maison d'édition avait été attaquée par Hachette (sur ordre du gouvernement assurément) qui avait mis notre distributeur et diffuseur en cessation de paiement. Notre mouvement poétique se développait rapidement et l'objectif était de vendre de la poésie à 1 franc (le coût du papier et de l'impression uniquement) dans les kiosques de gare avec le soutien actif des NMPP. Nous y étions arrivés. Pour redémarrer notre maison d'édition, nous étions 500 auteurs à laisser nos droits d'auteur et à souscrire à de nouvelles actions. Mes droits d'auteur étaient d'environ 2500 fr. et je souscris pour 2500 fr. de nouvelles actions. Au total cette histoire m'a coûté 5000 fr. Pour un jeune auteur qui débute, la leçon est suffisante. Retenant le conseil de mon éditeur, j'ai poursuivi mon écriture en amassant des manuscrits dans mon armoire, les envoyant quelques fois au comité de lecture d'une ou deux maisons d'édition qui avaient bien voulu me répondre et me confier à un de leurs agents littéraires alors que je n'avais pas vingt ans. Au début des années 2000, avec un micro-ordinateur et Internet à la maison, il est devenu très tentant de reprendre du service et de publier moi-même ce que je voulais sur mon site Web.

Fileane.com s'est développé progressivement jusqu'à dépasser durant l'année 2007 le seuil des 1000 visites par jour. En 2010, alors que les publications ont cessé et que cette version 2 du site est en travail, les visites restent au niveau de 650 à 750 par jour avec des pointes à 900 visites et plus. Très rapidement en 2002 lors du lancement, plusieurs visiteurs, professionnels du milieu du Web nous ont indiqué que notre site avait un réel potentiel car la distinction entre systèmes de pouvoir et organisations en réseau était pertinente sur le plan politique pour changer nos sociétés. Pour faire un rapide bilan de la première version de notre site Web nous pouvons remarquer que plusieurs de nos propositions ont été suivies d'effet :

  • dès 2002 sur le forum du journal Le Monde, nous avons dit qu'il fallait utiliser l'exemple alsacien pour tenter de solutionner le problème de la formation dans les banlieues vis-à-vis des jeunes d'origine étrangère. La solution des internats pour les élèves des cités qui ont des capacités pour préparer des études supérieures a été mise récemment en place.

  • Lorsque nous avons publié le 25/10/2003 notre article sur les causes du malaise et sur l'application des 35 heures et que nous avons également voulu le mettre en ligne sur le site « monde solidaire.org », il y a eu un débat sur ce site communautaire car nous demandions en réalité au parti socialiste d'admettre ses erreurs, notamment qu'appliquer les 35 heures en milieu hospitalier après les mesures du gouvernement Juppé qui avait limité les effectifs, représentait une erreur grossière de gestion qui aurait été sanctionnée sévèrement par un professeur dans une copie d'étudiants. Quelques jours plus tard, sur une radio, un responsable du parti socialiste avait reconnu publiquement cette erreur, ce qui avait mis fin au débat que nous avions lancé mais qui avait ouvert une porte dans la remise en question des pratiques de la gauche pour mieux répondre aux attentes des citoyens. Mais notre question de base n'a pas reçu de réponse : la gauche en France veut-elle défendre un système de pouvoir ou développer des organisations en réseau ? 

  •  les coïncidences : lors de la cérémonie du Bois de Boulogne après l'élection présidentielle de 2007 nous avons eu le pic des visites : un peu plus de 1600 le jour suivant. Nous étions un des rares sites à parler et à nous questionner sur ces évènements tragiques et troublants, la veille de la libération de Paris dans notre texte "la veuve du lieutenant FFI", de même, nos textes dans notre roman mis en ligne sur le 27ème BCA et le nom de Tom Morel ont coïncidé quelques temps plus tard avec l'attitude du Président pour commémorer les combats des Glières chaque année de son mandat.

  • notre texte du 25/04/2006 "la propriété commune immobilière et les projets d'espace de vie" sur les droits de succession et la gestion du patrimoine immobilier dans les campagnes a trouvé une réponse rapide dans la suppression des droits de succession qui est intervenue dès l'élection du nouveau Président dans le paquet ou bouclier fiscal.

  • notre texte " L’éducation : pas dans un système de pouvoir mais dans un réseau de compétences" du 01/09/2007 sur la réforme du système scolaire, en particulier la sélection et les filières au lycée qu'il faudrait supprimer, a reçu un écho rapide : quelques semaines plus tard le Président demandait la réforme des lycées. La réforme de la seconde avec l'obligation de suivre un enseignement en économie sociale ou en économie d'entreprise va dans le sens de nos propos sur ce site sauf que les programmes, une fois de plus, défendent les thèses de l'entreprise libérale et du système capitaliste censé être régulé par les marchés beaucoup plus que par les états. Nous pouvons témoigner par des membres du mouvement fileane.com que des élèves de seconde et des lycéens sont capables de comprendre la distinction entre l'organisation en système et les organisations en réseau, l'économie marchande et l'économie non-marchande, un style de direction autocratique et un style de direction participatif, l'intérêt d'une organisation matriarcale, le mécanisme de la subsidiarité, les trois formes de propriété et les trois éléments du droit de propriété, les raisons du pacte républicain établi vers 1860 et l'échec du passage de l'assurance à la solidarité après 1945, le fait que le chômage soit une production du système économique capitaliste et que le plein emploi est une utopie sauf lorsqu'il s'agit de reconstruire un continent dévasté par une sanglante guerre mondiale, comprendre la culture du peuple Moso, comprendre la grande loi qui lie de la confédération des nations iroquoises et l'erreur de Marx et d'Engels à son sujet, etc. Encore faut-il vouloir supprimer les tabous imposés par les dirigeants de nos systèmes de pouvoir surtout lorsque l'on veut prétendre à réformer un pays en ne faisant qu'adopter toujours plus de mesures néo libérales.

Ces quelques exemples montrent qu'à travers notre site, la traduction que nous apportons dans notre évolution n'est pas déconnectée de la réalité. Nous montrons dans quelle trace nous posons nos pas. Bien entendu, au-delà des statistiques de fréquentation du site, nous ne cherchons pas à prétendre à un impact plus grand. Poète, nous somme heureux de trouver des coïncidences et probablement certaines correspondances avec celles et ceux qui nous lisent. D'une manière générale nous observons depuis l'ouverture de notre site que la plupart utilisent maintenant le vocabulaire « système de pouvoir », un peu plus timidement les mots « organisation en réseau ». Nous espérons qu'après avoir parcouru cette version 2, ces correspondances se poursuivront maintenant que notre propos a été rassemblé sous une forme plus claire et nette.

les moyens électroniques utilisés aujourd'hui pour la guerre du renseignement, l'intelligence économique et la domination idéologique des médias et utilisés demain dans le développement des réseaux citoyens de vie : 

l'histoire de la guerre électronique commence dès la fin des années 1930 et le début de la deuxième guerre mondiale. L’exemple le plus important et qui fut révélé dans les années 1980, a été le premier ordinateur construit à Bletchey Park dans la banlieue de Londres pour décrypter les messages secrets allemands durant la seconde guerre mondiale. Colossus n’avait de 5 ko de puissance de calcul et pourtant il a permis de raccourcir la guerre d’au moins deux ans. Depuis l'utilisation de ces moyens électroniques et informatiques à renforcé constamment le pouvoir des dirigeants de nos systèmes. La main mise par les services secrets américains dans les années 1970 sur le logiciel Promis permet d’extraire des données de n’importe quel type de base de données. Les applications militaires qui découlent aujourd’hui de ce logiciel gardé en secret, permettent d’assembler des données depuis des capteurs et des entrées très différentes pour les traiter ensuite dans un système de conduite des armes : sous marin nucléaire, porte avions, bombardier, système de guidage de missile, etc. Le problème pour le gouvernement américain, surtout démocrate, est qu’il ne parvient pas à savoir quelle minorité visiblement ultra libérale et conservatrice, dirige en secret ces technologies pour dominer les renseignements militaires et stratégiques dans le seul sens de ses intérêts et non pas dans le sens des intérêts du gouvernement et de l’intérêt général. En janvier 2010, une émission de télévision a montré que la NSA suivait les déplacements des terroristes islamiques en écoutant leurs liaisons téléphoniques et que cette agence secrète savait qu'au moins un terroriste était entré sur le territoire américain par l'aéroport de Los Angeles. Ce terroriste est un des pilotes des avions des attentats du 11 septembre 2001. Mais cette information n'a pas été donnée au FBI qui était seul à pouvoir suivre ces terroristes sur le sol américain. L’exemple américain n’est pas isolé, toutes les puissances militaires font de même et les dirigeants américains ultra conservateurs sont connus pour leurs liens qu’ils ont entretenus avec les dictateurs, principalement ceux d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. 

L’ordinateur permet aussi de banaliser avec une facilité déconcertante l’évasion fiscale, surtout celle des grandes multinationales qui sous prétexte de rapatrier des provisions dans tel ou tel pays, minorent ou font disparaître leurs bénéfices dans un pays afin d’échapper à l’impôt. Rien que pour la France, cette évasion fiscale représente 50 milliards d’euros par an. En ajoutant également au moins 50 milliards d’euros par an pour le coût de la peur dans les entreprises ( nous l’examinerons plus loin ), il y a là un gisement d’au moins 100 milliards d’euros par an en France de coût de la non qualité politique économique et sociale. En récupérant entre 50 et 60 milliards chaque année, il y a de quoi assurer notre croissance et combler tous les déficits sociaux. Mais ce serait au profit de la classe moyenne et de l’intérêt général et au détriment de la minorité au pouvoir et de cette oligarchie financière anglo-saxonne qui accepte ces gaspillages pour preuve des insuffisances des états. Le passage du capitalisme industriel au capitalisme financier s’est fait à partir des réseaux informatiques mondiaux qui ont interconnectés les places boursières sur tous les continents rendant la spéculation mondiale facile à organiser et à contrôler en temps réel. La réussite de cette production informatisée des profits financiers exige en contrepartie la baisse drastique des dépenses sociales qui captent une part importe des richesses produites. Il s’agit d’une véritable guerre économique, politique et sociale décodée par l’oligarchie financière et qui oppose les actionnaires aux salariés et aux citoyens qui bénéficient des aides des états. 

Pour maintenir la soumission des peuples sous cette stratégie cynique et scandaleuse, les dirigeants du système libéral financier ont étendu leur domination sur les médias afin de diriger l’information dans le sens de leurs intérêts et surtout pour diffuser une contre culture standardisée dont le but est de développer le manque de savoir, un certain niveau d'ignorance propice à plus de soumission et de conformisme sinon carrément l’illettrisme. L’individu qui ne sait plus écrire correctement ne saura plus également mener un travail d’écriture pour poser par écrit un raisonnement solide, des arguments réfléchis et rédiger un discours contestataire. Sa capacité de réflexion et de contestation est réduite à néant, donc sa dépendance à la soumission voulue par les dirigeants du système devient quasiment totale surtout si ses communications passent par la messagerie électronique et les téléphones mobiles facilement contrôlables par les services secrets d'écoutes. L'achat des médias par les groupes financiers au service de l'oligarchie permet également d'installer une production des loisirs vidée de toute culture et de tout enrichissement de savoir. La télévision étant déjà le premier outil de développement de l'illettrisme dans une population développée, la mainmise sur l'ensemble des médias permet à ses dirigeants de produire une attitude de soumission exempte de tout sens critique et un conformisme solide. L’informatique rend possible ce contrôle en temps réel de l’information et un dirigeant peut lire avant leur diffusion les articles de presse des médias qu’il possède et si besoin est, de les corriger sans ralentir le processus de publication. Dans ce monde de communication où l’outil de communication sert à ne plus communiquer mais à satisfaire une motivation purement hédoniste et individualiste, la soumission permet la désintégration des liens sociaux antérieurs et elle rend vaine et illusoire toute entreprise de nouvelles solidarités. La communication voulue par ses dirigeants sert à protéger leurs intérêts, à maintenir des anachronismes conservateurs qui ne choquent plus personne et permettent l'enrichissement sans cause et sans limite du plus puissant : personne ne bouge, les yeux sur un écran, des écouteurs dans les oreilles…

Pour illustrer l'utilisation de ces moyens électroniques et électromagnétiques dans le cadre du développement des réseaux citoyens de vie, nous pouvons reprendre quelques passages de notre roman mis en ligne.

Dans notre roman, les chevaliers vont utiliser des super ordinateurs pour organiser des actions locales à grande échelles afin de dérégler le fonctionnement de nos systèmes de pouvoir et pénétrer dans les salles de bourse pour fausser la spéculation et la stopper, détruire les fichiers dans les salles informatiques des paradis fiscaux, pour découvrir les personnes qui ordonnent et exécutent ces opérations nuisibles au développement durable. Ils vont surtout organiser la gestion de l’économie non marchande dans les réseaux citoyens de vie pour produire et répartir les richesses entre les membres, ce qui va provoquer la ruine de l’économie marchande. Les super ordinateurs des chevaliers feront ainsi avec succès concurrence à ceux des grandes multinationales de l’économie marchande, en particulier à ceux du leader mondial de la grande distribution qui a supprimé ses fournisseurs américains pour importer les produits qu’il vend, exclusivement de Chine et d’Asie. Parmi les chevaliers qui dirigent leurs centres de guerre électroniques, il y a un ancien chef de projet français de la ceinture électronique livrée à l’Irak contre l’Iran dans les années 1980, il y aura ensuite un haut dirigeant de la NSA qui viendra rejoindre le camp des chevaliers ainsi que des cadres dirigeants des services informatiques de multinationales qui refusent de collaborer à ce pillage de la planète.

Le développement des réseaux représente donc carrément le contraire de la pratique actuelle de la domination des médias et de la communication au profit des dirigeants des systèmes. Dans notre roman, nous avons montré que ces nouvelles technologies de communication permettent à chacun de devenir un acteur majeur sur le plan politique économique et social. L'intérêt principal repose sur la possibilité de développer des projets et de gérer ses projets sans contrainte de temps ni d'espace. Le développement du travail collaboratif sur des plates-formes d'abord virtuelles permet également des rencontres réelles. Nous avons insisté sur l'importance des travaux de prévention des risques, sur la démarche de résolution de problèmes à travers le principe de subsidiarité et sur la place prédominante de la propriété commune dans le développement des politiques économiques et sociales prises dans le cadre de l'économie non marchande. Les internautes ne sont plus simplement des consommateurs de pages Web, voire des producteurs de blogs ou de sites, ils deviennent les gestionnaires des informations et à travers la pédagogie de projet, ils sont les développeurs de nouvelles connaissances et les entrepreneurs des savoirs tirés de l'utilisation complémentaire des sources initiatique et intellectuelle. Ils prennent en photo, montent des vidéo, écrivent des lettres, alimentant des tableaux de bords, des manifestes et se rassemblent pour débuter des actions afin d’éliminer les violences et les dysfonctionnements qui font le jeu des dirigeants des systèmes. Les réseaux informatiques permettent de restituer l'avancement de ces travaux et surtout permettent un contrôle par l'ensemble du groupe. Dans notre roman, nous avons montré le rôle du groupe des sages dont la mission est de contrôler tout ce qui se passe sur les réseaux informatiques et d’assurer la sincérité des données et des comptes. Ce groupe des sages détient une délégation d'autorité capitale dans le fonctionnement des réseaux et sa composition repose sur des membres réunis par l'alliance des contraires. Ils sont parmi les experts les plus réputés et ont mené une démarche initiatique. Ils sont capables de détecter dans la masse des données, ce qui ne va pas et va provoquer des erreurs majeures et des drames futurs. De même, ils gardent le secret sur des données confidentielles sans que ce secret favorise des entreprises coupables et contraires au développement des réseaux de vie. Bref, ce groupe qui pilote l'avancement des projets remplace les équipe de traders qui spéculent dans les salles des changes de la finance mondiale. Nous avons également montré comment ces réseaux étaient protégés sur le plan militaire pour contrer toutes les menaces des adversaires partisans du maintien des systèmes de pouvoir. Ce processus de divulgation des informations que nos dirigeants veulent garder secrètes a commencé : des cadres, des employés de maisons, des comptables, des scientifiques, des professeurs, des citoyens d'un quartier, d'une ville, enregistrent ou filment des informations qu'ils mettent en ligne sur des sites web sociaux, sur le web 2.0. La justice doit trancher entre les plaintes pour vol d'informations de nos dirigeants et la défense de l'intérêt général de la société.

l'utilisation des technologies informatiques de communication (TIC) par les partis politiques

Nous pouvons ici utiliser deux exemples : l'exemple français des élections présidentielles de 2007 et l'exemple américain du candidat Barak Obama qui a mobilisé ses supporters grâce à Internet pour gagner les élections présidentielles de novembre 2008.

L'expérience française de 2007 menée au sein du parti socialiste pour soutenir la candidate fut le premier exemple de l'utilisation des réseaux sociaux sur Internet dans le cadre d'une campagne électorale nationale. Les internautes vinrent nombreux sur le site Web mis à disposition pour apporter leurs témoignages et leurs contributions. L'espace de liberté d'expression aussi créé a finalement posé problème : les internautes à travers leurs échanges ont cherché à construire leur propre programme politique qui inévitablement fut en décalage par rapport à la stratégie du parti politique. La candidate proposait comme argument le développement d'une démocratie locale participative et le travail mené sur ce site Web a bien correspondu à cet objectif. Pour clarifier le débat, il suffisait de positionner les deux niveaux de réflexion. Le travail participatif sur le site Web correspondait bien à une démarche pour mettre en place un réseau alors que la stratégie et le programme politique du parti correspondaient à la conquête du pouvoir dans un système politique économique et social. L'un pouvait être le complément de l'autre à condition d'admettre qu'une fois l'élection gagnée, la candidate élue s'engageait dans la transformation de l'État vers une démocratie locale directe et participative. Nous avions indiqué cette voie dans notre article d'avril 2007 " les politiques de paris". Il fallait faire ce pari de l'évolution de notre république toujours aussi centralisée que sous Colbert, pour la mener vers une organisation en réseaux rassemblés dans une confédération. Ce ne fut pas le cas, d'où une certaine confusion dans la conduite de la campagne électorale et le sentiment d'avoir finalement déçu une partie des sympathisants qui s'étaient exprimés sur le réseau social du site Web.

Lors de l'élection présidentielle américaine de 2008, le candidat démocrate Barak Obama a utilisé les réseaux sociaux en prenant en compte les difficultés ou les erreurs de l'expérience française. La stratégie de communication relationnelle fut ciblée sur la collecte des fonds nécessaires à la campagne et sur la communication événementielle pour remplir les salles lors des meetings électoraux. Les réseaux sociaux n'ont pas offert d'espace de liberté pour permettre aux internautes d'élaborer leur propre programme politique.

Dans notre mouvement fileane.com, notre site Web a un positionnement particulier : il fait cavalier seul, c'est-à-dire qu'il va dans une voie non prévue par le groupe social actuel : l'abandon du système de pouvoir pour mettre en place des organisations en réseau. Il utilise également la sérendipité : c'est-à-dire que les travaux du mouvement qui sont rapportés sur le site vont permettre de trouver autre chose que ce qui était prévu au départ. À travers l'intuition que cette société matérialiste se trouve au bout du rouleau et qu'il est nécessaire d'utiliser la façon de voir le monde plus pacifique et sereine qu'apporte la démarche initiatique et spirituelle, nous avons remis en place le lien entre les plus anciennes civilisations antiques florissantes, principalement la civilisation égyptienne, et les principes toujours actuels des organisations en réseau dont le principe de subsidiarité. Nous quitterons bien entendu ce positionnement quelque peu solitaire. Mais alors il ne s'agira pas de créer des réseaux sociaux pour écouter les désirs d'avenir des uns et des autres mais d'arriver à faire converger les désirs des uns et des autres dans un mouvement de convergence pour développer les projets de vie citoyenne dans le cadre d'une méthode et d'une organisation parfaitement définie et définitivement sortie des tabous et des entreprises d'occultation menée par les dirigeants successifs de nos systèmes de pouvoir depuis plus de 2000 ans. Nous utiliserons les réseaux sociaux dans le cadre d'une communication ascendante afin de mettre en place des cahiers de doléances pour dénoncer les excès commis par les dirigeants de nos systèmes de pouvoir ainsi que pour mettre en place des tableaux de bord afin de mesurer rapidement les écarts entre les prévisions et les réalités observées sur le terrain. Ces réseaux sociaux auront également pour mission d'assurer la communication horizontale ou spontanée au sein des réseaux afin de fédérer et de développer un esprit de groupe plus solidaire. Ces réseaux sociaux seront principalement chargés de définir les conditions de la mise en place d'une communication événementielle afin d'organiser des rencontres, des débats des manifestations et des fêtes entre les membres du mouvement. Le virtuel apportera son aide au développement du réel dans le cadre d'une démocratie directe locale participative.

 

L’utilisation des technologies de communication dans les réseaux permet donc la gestion efficiente de l’économie non marchande et de la propriété commune qui requièrent un haut niveau de confiance entre les citoyens. Ces échanges de données, cette transparence des connaissances de gestion, cette démarche de projet fondée sur le principe de subsidiarité et sur l’alliance des contraires est maintenant techniquement possible et représente un des piliers de cette maximisation de la confiance alors que sans ces moyens de communication, cela restait quasiment impossible sur une grande échelle. 

Les entreprises marchandes répugnent à recruter en contrat à durée indéterminée leurs services informatiques : elles préfèrent utiliser la sous-traitance car elles pensent qu’un fois les programmes installés et le matériel en fonction, il est plus rentable de se passer des informaticiens ou plus facile de délocaliser cette production de progiciels. En réalité, les dirigeants préfèrent s’acoquiner avec des financiers qui leur promettent une multiplication spéculative des profits plutôt que de se reposer sur les informaticiens et les techniciens capables de développer leurs organisations au point certes de prendre le pouvoir de fait dans ces organisations et de laisser les dirigeants actuels se contenter de postes honorifiques éloignés des compétences réelles. Nous retrouvons ici une critique que nous allons développer dans la partie relative au fonctionnement des systèmes de pouvoir. Paradoxe et gâchis dispendieux en ressources humaines, les diplômés en informatique ne trouvent pour la plupart que des missions précaires gérées par des sociétés de travail temporaire ou des sociétés de service pour la plupart dans l’illégalité par rapport au droit du travail, étant mis à la rue à la moindre crise alors qu’ils possèdent les compétences dont la société a le plus besoin pour évoluer et régler ses problèmes. Ce gâchis est une nouvelle forme des conséquences néfastes du paternalisme et du conservatisme qui depuis un siècle, pour protéger le pouvoir des propriétaires individuels des moyens de production, écarte tous les groupes de salariés dont les compétences menacent leur pouvoir. C’est particulièrement le cas en France comme nous le verrons plus loin. Dans les réseaux, tous les membres développent leur compétence en bureautique et en informatique pour développer les échanges de données et construire les savoirs indispensables à la réussite de leurs projets de vie. Le travail collaboratif se déroule pour une grande partie d'une manière asynchone, sans contrainte de temps ni de lieu sur des plate-formes de travail collaboratif. Les compétences informatiques sont valorisées dans le fonctionnement des réseaux. C’est plus qu’un simple gisement d’emplois maintenant utilisé d'une manière efficiente pour que le virtuel maximise le développement du réel, c’est la mise en place d’une nouvelle civilisation !

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Plan de la Partie 1 : le fonctionnement des organisations en réseaux

le fonctionnement d'une organisation en réseau

1) la maximisation de la confiance entre les membres du réseau dans leurs modes de vie :

1.1  la conception de la place de l’être humain résulte de l’utilisation des deux sources de savoir

1.2  la mission d’autorité gérée en réseau minimise les violences individuelles et collectives

2) le fonctionnement de la démocratie locale : les règles et des normes

2.1 le principe de subsidiarité

2.2 l'alliance des contraires

2.3 de l’assurance à la solidarité

2.4 la complémentarité entre les 3 formes de propriété et la priorité accordée à la propriété commune.

3) le mariage des cultures garantit la pratique des valeurs de paix et d’amour

3.1 la complémentarité entre spiritualité et religion

3.2 la liberté sexuelle garantit l’enrichissement amoureux 

3.3 La gestion des deux sources de savoir et l'élaboration d'un savoir global capable d'assurer le respect de la vie sur notre planète

4) les opportunités actuelles pour le développement des réseaux 

4.1 les technologies informatiques de communication et de gestion

4.2 les découvertes sur l’origine de l’humanité

4.3 les découvertes scientifiques sur l’organisation de l’univers

4.4 les menaces sur la vie sur terre

le plan du site

 

les ressources disponibles pour approfondir le fonctionnement des réseaux

la vie après la vie

le livre du Dr Moody

les deux sources de savoir

l'origine du savoir interdit

le cours sur Autorité-Pouvoir-Commandement

le cadre de cette analyse

le peuple Moso

la vie sexuelle des sauvages

TIAHUANACO

photos des Andes

les abbayes :  le Mont Cassin, Cluny

Clairvaux, le Mont Sainte Odile

Baumes les Messieurs

la constitution de la confédération des nations iroquoises

le temple de Dendérah : photos

l'animation flash sur Dendérah

l'Egypte antique

Osiris vert : le survivant

OVNIS et armes secrètes américaines

les armes de la guerre secrète

   

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