3.3 La gestion des deux sources de savoir et l'élaboration d'un savoir global capable d'assurer le respect de la vie sur notre planète.

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Partie 1 : les réseaux

 

L'alliance des contraires, le principe de subsidiarité sont des outils au service d'une démarche de projet qui peuvent être utilisés quelque soit le niveau géographique de l'entreprise menée par les réseaux. De nombreuses associations tout comme les organismes internationaux travaillent aujourd'hui au niveau mondial. Mais là n'est pas la difficulté. Dans les systèmes de pouvoir, nous l'avons vu, les dirigeants utilisent la source rationnelle de savoir beaucoup plus facile à contrôler et ils écartent d'habitude la première source de savoir justement à cause de son aspect irrationnel et de sa difficulté à être contrôlée. Longtemps l'église catholique romaine a imposé une hiérarchie : la Bible était supérieure aux décisions des rois. Lorsque l'église voulue imposée cette hiérarchie pour combattre certaines découvertes scientifiques qui venaient contredire les dogmes de la papauté, cette prétention intellectuelle s'est couverte de ridicule, et a dû s'arrêter. De nombreux savants se sont exprimés sur les relations entre leur capacité de raisonnement logique et leurs connaissances scientifiques avec leur intuition, une prémonition, des éléments irrationnels qui venaient les mettre sur la voie de leurs découvertes scientifiques. Aujourd'hui la plupart des savants admettent que l'univers qu'ils arrivent à décrire est largement imbriqué dans un autre univers totalement inexplicable mais qui existe pourtant. Il est évident que la première source de savoir ne vient pas apporter les réponses que la seconde source n'est pas capable de présenter. Pourtant il existe une relation entre les deux, une complémentarité qui est capable de nous mener à un savoir global. Ce savoir global nous permet d'assurer la protection et le développement de la vie sur notre planète. Ce savoir est global non seulement parce qu'il repose sur la complémentarité entre les deux sources de savoir mais il est également global car il permet de répondre à l'ensemble de l'humanité dans sa recherche des moyens d'existence et dans sa capacité de survie face aux menaces qui pèsent sur la vie à la surface de notre planète. Mais il est probable que le mot "global" que nous utilisons ici n'a rien à voir avec un savoir encyclopédique capable de donner à une réponse à n'importe laquelle des questions quelque soit le domaine de connaissance. Nous pourrions prétendre que le savoir devient global lorsqu'il est capable d'expliquer ce qu'est le "Tout", le "grand Tout" où rien ne manque. Plus simplement, nous pouvons nous en tenir à ces deux situations de base : l'action, la pensée. Ces deux situations existent pour chacune des deux sources de savoir. Le savoir global correspond à la réunion de l'action et de la pensée mais ici nous restons au niveau de la deuxième source de savoir. Le savoir global représente la réunion de l'action et de la pensée plus la présence des leçons que nous avons tirées de nos rencontres avec les mystères de la vie, c'est à dire cette lumière qui nous guide dans notre évolution. Le savoir global correspond aux connaissances que nous utilisons lorsque nous évoluons pour réaliser nos réseaux citoyens de vie fondés sur les valeurs de paix et d'amour qui englobent forcément ce que nous appelons le développement durable, la lutte pour sauver la vie, la nature, l'équilibre de nos climats, la lutte contre les menaces qui nous entourent que ce soit au niveau du fonctionnement de notre planète sur son orbite ou que ce soit au niveau des menaces présentes dans l'univers et qui viennent se heurter à notre planète. Le savoir global s'acquiert après avoir commencé une démarche spirituelle initiatique pour aller à la rencontre de celui qui vit en nous et à la rencontre des mystères de la vie.

Les connaissances de chacune des sources n'utilisent pas forcément les mêmes moyens de mise en oeuvre. La première source porte sur un savoir initiatique qui est utile pour définir les valeurs et tout ce que nous rattachons actuellement au mot « éthique » ou « sociétale ». Nous sommes ici au niveau de l'action politique. La deuxième source de savoir rationnelle et intellectuelle porte sur un savoir scientifique, matérialiste et pratique pour développer nos conditions de vie. Chacune de ces sources de savoir suit son propre développement et même s'il est possible de devenir expert dans les deux, cela représente tout de même une difficulté certaine ou au moins un temps d'apprentissage plus long. La distinction la plus courante entre ces deux sources porte sur la séparation entre le spirituel et le temporel, les affaires d'en haut et les affaires d'en bas. La république française pour éliminer les sources de querelles entre l'église et l'État, en particulier l'église qui soutient les thèses monarchistes, a instauré la loi de séparation entre l'église et l'État et mis en place le principe de laïcité en 1905. C'est une manière d'écarter de la vie publique les prétentions de l'église, les prétentions politiques certes. Mais comme nous l'avons dit, les découvertes scientifiques les plus récentes au niveau de la marche de l'univers, au niveau de la physique, montrent l'interpénétration d'un monde du haut et d'un monde d'en bas pour schématiser simplement la question. Nous apporterons une réponse précise à cette question dans notre quatrième partie. Pour le moment nous pouvons présenter une ligne directrice en utilisant l'exemple de l'Égypte antique travers les relations politiques qu'entretenaient le pharaon et le grand prêtre, celui qui s'occupait du monde d'en bas et celui qui s'occupait du monde d'en haut.

Il s'agit d'expliquer ici le fonctionnement du pouvoir exercé par le pharaon et par le grand prêtre, la raison du pourquoi de la séparation nécessaire entre le temporel et le spirituel. Mais cette séparation du temporel d’avec le spirituel ne signifie absolument pas que l’un soit premier par rapport à l’autre comme le veut l’organisation d’un système de pouvoir qui ne connaît que la hiérarchisation des sources de pouvoir. La séparation du temporel et du spirituel est une question de sécurité pratique dans la vie quotidienne, c’est tout. Les deux sont liés et ne font qu’un à l’origine : l’initiation procure une vision du monde pacifié et un monde pacifié ne peut se développer que sur le haut niveau de confiance que procure l’initiation aux mystères de la vie.

 L'enseignement dans le temple de Dendérah portait sur les restes du savoir transmis par les survivants du dernier grand cataclysme dont la date figure sur le zodiaque de Dendérah. Ce savoir résiduel portait principalement sur les mathématiques célestes, le cercle d'or qui représente l'origine et la fin du monde à travers les cycles du basculement de l’axe de la terre ainsi que sur la démarche initiatique, c'est-à-dire la capacité à quitter son corps pour accéder à une dimension supérieure et à des pouvoirs surnaturels, notamment celui d’entrer en contact avec les présences du monde supérieur. Nous disons bien des pouvoirs et non pas des savoirs. Il faut le retenir ! L'initié qui sortait du temple de Dendérah avait le droit de porter le titre de fils de Dieu. Mis à part le zodiaque de Dendérah, ce temple possédait le saint des saints : une pièce fermée contenant une peau de taureau dans laquelle le postulant s'enroulait. Cette pièce refermée servait à conserver le corps une fois que l'initié l'avait quitté pour chercher à traverser le puits de lumière et accéder à la dimension surnaturelle et à la vie d'après la vie humaine. Une fois revenue dans son corps, l'initié ouvrait la porte fermée de l'intérieur et sortait de cette pièce pour être reçu par l'assemblée des prêtres qui le questionnait pour vérifier qu’il avait connu l’illumination et ne racontait pas des histoires mensongères ou des hallucinations consécutives à la prise de drogues. La tradition de ce temple veut que la plus haute initiation ne se déroule pas dans le saint des saints mais dans les souterrains de la double maison de vie et une salle qu’il fallait atteindre après avoir franchi des obstacles mortels. L'initié après avoir quitté son corps charnel dans le saint des saints, devait alors pénétrer dans la double maison de ville enfouie sous les sables quelque part ailleurs dans le désert afin d’entrer en contact avec les anciens, les fondateurs de la civilisation égyptienne et les rescapés du dernier grand cataclysme : Isis, Osiris, Horus… pour recevoir de leur part des explications sur le savoir humain conservé dans cette double maison de vie enfouie sous les sables du désert, ce sable d'Egypte qui est l'un des meilleurs agents de conservation au monde et qui est responsable du bon état de conservation des monuments de cette brillante civilisation après des siècles passés sous le sable. Le savoir est transmis par les anciens, les défunts qu'il est possible de contacter à l'aide des pouvoirs supérieurs. Ce savoir ne correspond pas à des cours magistraux ni à des études de cas, c'est une réponse, une indication par rapport à la question posée par l'initié(e). La réponse correspond à une indication d'aller chercher la réponse dans telle ou telle direction que les défunts ont eux-mêmes utilisée alors qu'ils étaient sur Terre. L'utilisation des pouvoirs surnaturels pose une question capitale, surtout lorsque la personne est en état de décorporation et repose dans le saint des saints ou ailleurs dans un endroit protégé de l'intervention des autres. Le problème est évident : lorsque deux êtres humains membres d'un groupe social disposent en même temps de ces pouvoirs surnaturels, il devient difficile de savoir qui des deux est entré en action. Le conflit peut se résoudre d'une manière simpliste : le plus fort des deux, le plus expérimenté ou le plus agile va supplanter l'autre et lui interdire d'exercer. Mais ce n'est pas la bonne solution. Pour des raisons de sécurité évidentes, il vaut mieux avoir deux initiés capables d'utiliser ces pouvoirs surnaturels.

 Le pharaon et le grand prêtre vont recevoir l'initiation la plus élevée, dans la double maison de vie dont l'accès est impossible à un corps charnel. Ils seront capables d'utiliser les mêmes pouvoirs surnaturels mais en pratique, dans le fonctionnement de leur groupe social, ils vont se partager et s'occuper chacun d’un domaine précis : le pharaon dirigera l'organisation matérielle et intellectuelle, l'économie, le social et le politique ainsi que le pouvoir militaire, bref tout ce qui relève du temporel. Le grand prêtre s'occupera de la source initiatique de savoir et des questions religieuses, c'est-à-dire de la traduction des mystères de la vie pour éliminer la peur de la mort et maximiser la confiance, l’exercice de l’autorité individuelle pour minimiser les violences individuelles et collectives. Il sera aussi le conservateur des connaissances ainsi que des rites initiatiques donnant accès aux deux sources de savoir. Dans l'espace des temples, il s'occupera de l'initiation sexuelle et de la fusion des corps puis des âmes. Ce seront des groupes de femmes qui gèreront ces questions. En cas de nécessité, lorsqu'il s'agira de faire appel à des pouvoirs surnaturels, l'un pourra remplacer l'autre, d’abord pour garantir la sécurité du corps de celui qui est parti et la sécurité du temple dans lequel ce corps repose jusqu’au retour de l’initié. Ensuite, l’un remplacera l’autre dans le cas toujours possible où ce dernier n’a pas préparé l’initiation de son successeur ou plus vraisemblable, dans le cas où ce successeur initié est mort brutalement ou a été assassiné. La règle de base entre eux est simple : il ne faut pas que les deux se mettent en état de décorporation en même temps. Si jamais une décorporation rencontre des difficultés, l'un peut venir au secours de l'autre et éviter notamment qu'une telle expérience ne s'achève par un drame, ce qui est toujours possible mais malgré tout très improbable après une première traversée du puits de lumière. Nous reviendrons dans notre quatrième partie sur ces pouvoirs spéciaux et surnaturels. Contentons-nous pour le moment de ce que racontent les légendes : la possibilité de pénétrer dans une place forte ennemie en état le décorporation et donc dans son corps dédoublé, pour arriver à ouvrir les portes de la ville malgré la présence des gardiens ( c’est la légende de Rama arrivant en Inde après le dernier grand cataclysme qui a obligé son peuple a quitté sa région devenue proche du pôle nord pour rejoindre des peuple survivants réfugiés dans les Himalayas. Ces survivants comme Rama et les siens ont du se faire une place parmi les survivants des peuples qui ont pu rester dans leur région d’origine non dévastée par le basculement de l’axe de la terre ). Il y a d'autres possibilités comme voir à travers les murs, entrer en contact avec un défunt avec lequel le dialogue intellectuel peut s'établir pour vérifier un point de savoir, en principe ce défunt sera connu pour avoir été un initié lui aussi. Les possibilités les plus connues concernent l'intervention pour guérir quelqu'un, pour le soustraire d'un danger, pour lui annoncer une bonne nouvelle. En Asie, les yogins sont capables de laisser leur corps charnel étendu à l'entrée d'un village pour interdire aux tigres d'entrer dans le village alors qu'avec leur corps dédoublé, ils sont présents dans d'autres villages pour soigner, éduquer et aider les populations en partageant leur repas et en ayant des contacts physiques avec eux. Plusieurs officiers anglais ont relaté ces faits lors de la conquête de l'Inde, bien entendu leurs notes furent détruites par la censure mais certains témoignages nous ont été transmis. Nous pouvons également ajouter les pouvoirs que les druides utilisaient dans la civilisation celtique.

 La démarche initiatique pratiquée dans les temples d'Égypte et particulièrement à Dendérah constituait un corps de savoir bien entendu secret. Pour la raison que nous venons d'évoquer, il devenait dangereux de former à la plus haute initiation plus de deux êtres humains en même temps pour un peuple. De toute manière, arriver à la plus haute initiation n'est pas donné à tous les candidats car il faut franchir des épreuves physiques et mentales particulièrement redoutables surtout lorsque le candidat n'arrive pas à déclencher lui-même la traversée du puits de lumière. L’initié, le pharaon initié, la légende est bien connue, s’empressait à la sortie de la double maison de vie de courir dans le désert pour aller à la rencontre d’un lion et par sa seule présence, son regard d’initié le mettre en fuite tant grande devenait la peur du félin devant la manifestation des pouvoirs surnaturels du nouvel initié, surtout que le félin devait se douter qu'il n'avait pas en face de lui un corps humain charnel bon à se mettre sous les crocs ! En ce qui nous concerne, les décorporations ont toujours été accidentelles et nous avons bien pris garde de ne jamais essayer seul de reprendre ce chemin. D'ailleurs la conclusion du roman mis en ligne sur ce site "D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite" porte sur cette nécessité actuelle de rebâtir le temple pour disposer à nouveau d'endroits comme le saint des saints et trouver un réseau de prêtres initiés capables de faire revivre les pratiques initiatiques de cette civilisation vieille de 6000 ans qui constitue toujours le berceau de notre civilisation occidentale même si depuis les systèmes de pouvoir civils et religieux ont interdit l'accès à ce corps de savoir initiatique. Le poète est aussi un souffleur de braise pour rallumer le feu.

 Nous avons montré l'universalité de la démarche spirituelle initiatique et indiqué que l'administration religieuse de ces enseignements initiatiques ne doit pas amener le développement de systèmes religieux théocratiques et dogmatiques. L'alliance des contraires entre temporel et spirituel se trouve dans le partage des pouvoirs surnaturels entre le pharaon et le grand prêtre. Les deux sont les gardiens des deux sources, ce sont les deux piliers de la société et aujourd’hui, lorsque dans nos sociétés, ne restent que les suivants des pharaons, et encore des successeurs qui n’ont jamais été initiés au mariage des cultures, alors nous devons admettre qu’un pilier a été brisé et que le temple s’est écroulé et reste à reconstruire. Dans notre quatrième partie nous montrerons bien entendu que dans l'organisation en réseau que nous entendons mettre en place, il ne s'agit pas simplement et bêtement de revenir à l'organisation de l'Égypte antique avec un pharaon et un grand prêtre. Nous préciserons ce que nous entendons comme les deux premières révolutions spirituelles : celle d'Abraham puis celle de Jésus et ce que nous entendons comme la troisième révolution spirituelle à laquelle nous participons. Nous resterons fidèles à l'enseignement de Dendérah, il s'agit simplement de l'adapter à nos conditions de vie actuelles sans en changer les valeurs de paix et d'amour. Pour éliminer les risques de guerre et les conflits religieux dans l'humanité et réussir cette étape indispensable à la généralisation de la paix, nous allons remettre en place l'alliance des contraires qui repose essentiellement sur le mariage des cultures, mariage rendu possible lorsque dans chacune des cultures, les êtres humains utilisent librement les deux ressources de savoir qui sont à leur disposition…même si elles peuvent apparaître « contraires » tant qu’elles ne communient pas dans la fusion des corps amoureux et le travail libre, l’action politique pour assurer la paix.

Les relations que nous avons décrites entre le pharaon et le grand prêtre correspondent à l'organisation de l'Égypte avant le VIe siècle et l'invasion de l'Égypte par les perses. Pythagore se trouvait alors en Égypte et il fut capturé pour être emmené à Babylone, ville conquise par les Perses. Après ces destructions, le savoir nécessaire pour réaliser les plus hautes initiations a semble-t-il été perdu. Cet exemple illustre les forces et les faiblesses des organisations en réseau et à quoi correspond plus précisément le savoir global capable de marier les cultures.

Pour notre explication nous pouvons suivre les trois étapes de la démarche initiatique :

  • dans la phase d'involution, pour optimiser les chances de réussite de la démarche initiatique, il faut rassembler les connaissances des deux sources de savoir. Bien entendu, et c'est le travail de la religion que nous avons présenté, il faut utiliser les conseils, les témoignages apportés par les initiés. Mais il faut également construire des lieux propices à l'initiation, c'est-à-dire propice à la séparation du corps avec l'esprit qui doit fusionner avec l'âme. Nous savons que c'est la raison d'être des grandes pyramides avec leur chambre d'initiation. Les architectes doivent connaître l'utilisation de la pierre pour modifier les champs électromagnétiques d'une part et surtout pour provoquer la perte de connaissance qui va déclencher la séparation. Nous avons expliqué ceci à travers notre témoignage sur notre deuxième décorporation.

  • Dans la phase d'illumination, les connaissances apportées par les initiés tiennent toute en une seule phrase : il faut oser demander car si nous demandons nous recevrons. Il ne s'agit pas de demander un savoir qu'une fois revenu dans notre corps charnel, nous pourrions utiliser pour montrer notre supériorité aux autres. Nous l'avons dit, nous ne recevons pas un savoir mais des pouvoirs. Pour traverser le puits de lumière, nous avons besoin des présences des êtres chers qui viennent de nous donner ce supplément d'énergie qui n'appartient pas à l'existence terrestre et qui est indispensable pour franchir le puits de lumière. Ce sont donc ces personnes qui nous aiment et qui sont défuntes qui viennent nous aider. Ces présences savent et c'est une des premières leçons que nous recevons revenus dans notre corps charnel : nous avons été les témoins d'un amour inimaginable en notre faveur donnée par d'anciens êtres humains et donc nous devons nous entourer d'amour pour que ces êtres aimés qui meurent avant nous, reviennent vers nous pour nous aider à l'instant de notre mort que nous devrons reprendre le chemin de ce puits de lumière. Ensuite il y a ce qui se passe après le puits de lumière. Les initiés sont tous d'accord pour dire que nous pouvons échanger avec des présences du monde supérieur mais la seule question est de savoir si nous entrons définitivement dans une autre dimension d'éternité ou si nous devons être renvoyés dans notre corps charnel sur terre. À ce stade aucun savoir n'est échangé. Il est question uniquement de pouvoirs. Bien entendu lorsque nous sommes renvoyés sur terre, nous avons vu à l'oeuvre ces pouvoirs surnaturels. Selon l'objet de notre demande, nous pouvons exercer ces pouvoirs d'une certaine manière lorsque nous nous séparons à nouveau de notre corps charnel. Le seul savoir qui nous reste est que la traversée du puits de lumière est nécessaire au moins une fois pour entrer en contact avec ces pouvoirs surnaturels que nous pouvons utiliser nous-mêmes. Dans la phase d'involution ou à travers les premières illuminations, sans traverser le puits de lumière, nous pouvons être témoins de ces pouvoirs surnaturels qui agissent en notre faveur sans cependant pouvoir décider de les utiliser nous-mêmes. L'autorisation de les utiliser nous-mêmes dépend du but de notre demande : cela ne marche que pour faire le bien autour de nous, principalement pour un de nos proches qui rencontre des difficultés, essentiellement des problèmes de santé. Il y a ici bien entendu une globalité entre notre désir de faire le bien pour nos proches et l'exercice de ces pouvoirs surnaturels : l'un n'est pas possible sans l'autre.

  • Dans la phase d'évolution, il s'agit principalement de traduire la rencontre avec les mystères de la vie. D'ordinaire il s'agit d'un travail d'écriture. L'initié, le poète savent qu'ils n'écrivent jamais seuls. La source de vie qu'ils ont apprise à connaître en eux agit en même temps qu'eux. Nous pourrions dire qu'à ce stade, l'écriture est elle aussi globale. Parmi cette source, peuvent se manifester des présences défuntes qui de leur vivant ont été elles aussi confrontées aux mêmes questions que nous nous posons. Il y a également la protection dont bénéficie l'initié en cas de périls mortels : nous apportons une illustration avec notre récit sur l'oreille coupée.

Ce que nous décrivons par rapport aux trois étapes de la démarche initiatique correspond d'une manière globale à un livre des morts dans une culture, c'est-à-dire les conseils et les rites donnés par les initiés de cette culture et qu'il faut respecter pour franchir la mort et pénétrer dans la vie d'après la vie humaine. Le premier savoir capable de marier les cultures est traduit dans ce genre de recueil qui répond à nos raisons de vivre et de mourir. Nous avons trouvé le livre des morts de l'Égypte antique, nous connaissons le livre des morts tibétains. Il est évident que depuis le développement du système de pouvoir théocratique chrétien puis catholique romain, l'Europe ne dispose plus d'un livre des morts comportant les témoignages des initiés. Nous reviendrons sur ce point un peu plus loin car la rédaction d'une nouvelle version du livre des morts pour l'ensemble de l'humanité qui vit dorénavant la mondialisation des échanges est devenue possible et reste nécessaire. Dans notre quatrième partie, nous préciserons que cette rédaction est la première tâche à mener dans le cadre du mariage des cultures et que c'est la première tâche également que doit assurer la fédération des réseaux religieux qui ont pour finalité la gestion documentaire et l'administration, la conservateur et la divulgation des enseignements liés à la démarche initiatique et à la première source de savoir.

Après avoir précisé un peu plus en détail ce qu'est le savoir global et comment il peut répondre à nos raisons de vivre quels que soient les peuples dans lesquels nous nous trouvons, nous pouvons mettre davantage en lumière les forces et faiblesses des organisations en réseau.

Les forces :

  • à travers l'utilisation des deux sources de savoir avec les méthodes de l'alliance des contraire et du principe de subsidiarité, les réseaux mettent en place un développement personnel qui non seulement permet de trouver des leaders charismatiques mais permet également un haut niveau de compétence dans l'ensemble du groupe sur les plans de la communication, des sciences humaines et économiques, des technologies et des disciplines scientifiques. En 1986, alors qu'en France les entreprises ont d'énormes difficultés pour mettre en place les automates programmables et les robots, une mission d'étude composée de hauts fonctionnaires et de dirigeants d'entreprise se rend au Japon, pays où les robots fonctionnent depuis quelques années avec entière satisfaction. Cette mission constate que le niveau de compétence de 93% de la main-d'oeuvre japonaise, correspond à un niveau Bac+2 en France. En France moins de 45 % de la main-d'oeuvre en 1986 est à ce niveau de compétence et en 2010 nous en sommes toujours très loin. L'explication est connue : au Japon, c'est la culture zen qui est responsable de ce haut niveau de compétence car elle favorise le développement personnel et la valorisation du travail de groupe depuis des millénaires.

  • Les réseaux travaillent sur la base d'une démarche de projet. Ils évoluent à travers une succession de projets réussis en s'adaptant en fonction des particularités locales et des différents contextes rencontrés. Les sociétés florissantes organisées en réseau sont connues pour la rapidité de leur développement. Nous y reviendrons dans notre troisième partie. L'exemple de l'organisation des Templiers illustre parfaitement ce point. En reconnaissant les atouts que pouvaient apporter les descendants des vikings installés en Normandie, les templiers ont développé une flotte très puissante qui a repris le chemin des vikings vers l'Amérique du Nord et en suivant les anciennes colonies vikings, les colonies templières et les moines bénédictins sont à l'origine en Amérique du Nord de la confédération des peuples iroquois et en Amérique centrale et d'Amérique du Sud elles sont à l'origine du développement rapide et très vaste géographiquement de l'empire inca. À chaque fois il ne s'agissait pas d'une conquête militaire pour établir un empire à partir d'un système de pouvoir militaire mais, dans le cadre d'une démarche en réseau, d'associer des peuples dans un développement commun à partir de relations pacifiées, d'une administration remarquable et nourrit par un développement intellectuel, scientifique et technologique extraordinaire. Nous savons que ce développement intellectuel a été réalisé à partir d'une subsidiarité descendante par la transmission ou la redécouverte des savoirs anciens des civilisations les plus florissantes. 

  • L'utilisation des pouvoirs spéciaux par les initiés représente une force incontestable qui joue un rôle également sur le plan militaire. Mais ils sont aussi le moyen le plus sûr pour donner à leurs ennemis organisés au système de pouvoir des arguments pour attaquer et condamner ces organisations en réseau. C'est ce qui s'est passé lors de la destruction de l'ordre du temple : l'église est venue à l'aide du roi de France pour condamner les templiers comme des hérétiques, des adaptes de magie et de procédés diaboliques.

  • Les organisations en réseau mettent l'être humain au coeur de l'organisation. Le groupe social avance de projets en projet. Mais cet avantage est aussi une faiblesse : si les hommes disparaissent, si l'initiation est perdue, alors le réseau est détruit. C'est d'autant plus vrai que pour piller une civilisation florissante, il vaut mieux s'organiser en système de pouvoir militaire et commander des armées d'une manière plutôt autocratique. Nous reviendrons sur ces conflits dans notre troisième partie. Les réseaux connaissent cette faiblesse : ils vivent dans l'instant présent avec un niveau de vie excellent, sans misère, chômage, conflits internes. Ils ont des développements à long terme mais sur le plan d'une ou deux générations car une génération ne cherche pas à imposer ses plans à la suivante, elle la laisse libre de s'adapter aux contextes qu'elle rencontre. Pour transmettre leur message à travers l'histoire, les réseaux et les civilisations les plus florissantes utilisent leurs oeuvres pour montrer toute la richesse de leurs savoirs aux peuples qui voudront bien s'intéresser à eux.

 Nous avons vu que les réseaux utilisent la réalisation de grands travaux pour d'une part développer la propriété commune au sein du groupe social et d'autre part procurer du travail à l'ensemble du groupe. Cette activité aujourd'hui se situe davantage dans l'économie non-marchande. Le travail consiste à montrer l'étendue des possibilités techniques et l'utilisation des figures, des dessins et des symboles décrit la société pour la transmettre aux générations futures. Les oeuvres des civilisations passées sont essentiellement immobilières avec la caractéristique que le gigantisme des monuments, la manière dont les murs sont construits, doivent permettre à ces monuments de traverser les temps. Il est admis aujourd'hui que la construction des pyramides, des mégalithes sur l'ensemble des continents correspond à une époque où les survivants du dernier grand cataclysme ont voulu laisser un témoignage pratique pour les peuples qui des millénaires plus tard devront également se préparer à survivre à ce basculement de l'axe de la Terre.

La force des réseaux réside également dans la capacité à coordonner les activités humaines en trouvant une régulation efficiente entre le travail, l'oeuvre et l'action politique. Hanna Arendt en étudiant les cités grecques a remis sur la table cette force des réseaux. Le travail consiste à assurer la survie du groupe, ce sont des tâches indispensables mais répétitives et finalement peu valorisantes. La réalisation des oeuvres notamment des oeuvres artistiques est bien plus valorisantes sur le plan social et requiert un niveau de savoir plus élevé. Les oeuvres se transmettent de génération en génération et deviennent la richesse d'une cité ou d'un peuple. Enfin l'action politique se déroule sous la forme d'une démocratie locale participative dans laquelle le pouvoir appartient au peuple et s'organise par le peuple. Bien entendu, les réseaux sont soumis à tous les excès de pouvoir que la nature humaine sait engendrer. Un leader charismatique peut très bien devenir un tyran même très populaire, etc. Les cités grecques n'ont pas été à l'abri de ce genre de fléau tout comme les dynasties de pharaon de l'Égypte antique.

Les faiblesses :

les réseaux dans leur organisation interne n'ont pas de faiblesse particulière mais ils peuvent en rencontrer à partir des menaces de leur environnement. Tout d'abord nous l'avons déjà dit, le développement rapide et florissant des réseaux suscite la jalousie sinon l'envie des voisins qui régulièrement sont venus détruire et piller les civilisations les plus florissantes. Pour prévenir ce risque, certains peuples ont préféré s'installer dans des régions inhospitalières pour décourager leurs ennemis. Ce fut le cas de la civilisation maya en Amérique centrale, en Chine, le peuple Moso n'a été relié à la ville la plus proche par une route qu'il y a une trentaine d'années et les dernières peuplades d'Amazonie ou de Papouasie sont maintenant protégées.

Nous connaissons la faiblesse qui ont entraîné la perte de l'ordre du Temple : pour obtenir l'autorisation et la franchise du pape, les fondateurs de l'ordre ont accepté de ne jamais combattre contre des soldats chrétiens. Philippe le Bel après avoir pillé la richesse des juifs de France a pu payer des mercenaires chrétiens pour faire prisonnier les chevaliers templiers. Ces derniers sont fidèles à leurs engagements et ceux qui ne réussissent pas à s'enfuir en Écosse, au Portugal ou en Allemagne, se laisse finalement faire prisonniers.

Après 2000 ans en Europe d'interdiction des réseaux et de domination des systèmes de pouvoir, l'accumulation du savoir depuis une cinquantaine d'années, les révolutions technologiques et la mondialisation des échanges représentent de nouvelles opportunités pour développer à nouveau des organisations en réseau. Les crises liées à la nature destructrice du capitalisme et aux excès du système financier, l'impérieuse nécessité de réduire les pollutions, la dépendance aux énergies fossiles ainsi que le réchauffement de la planète sont également des opportunités pour remplacer les systèmes de pouvoir défaillant par de nouvelles organisations en réseau.

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Plan de la Partie 1 : le fonctionnement des organisations en réseaux

le fonctionnement d'une organisation en réseau

1) la maximisation de la confiance entre les membres du réseau dans leurs modes de vie :

1.1  la conception de la place de l’être humain résulte de l’utilisation des deux sources de savoir

1.2  la mission d’autorité gérée en réseau minimise les violences individuelles et collectives

2) le fonctionnement de la démocratie locale : les règles et des normes

2.1 le principe de subsidiarité

2.2 l'alliance des contraires

2.3 de l’assurance à la solidarité

2.4 la complémentarité entre les 3 formes de propriété et la priorité accordée à la propriété commune.

3) le mariage des cultures garantit la pratique des valeurs de paix et d’amour

3.1 la complémentarité entre spiritualité et religion

3.2 la liberté sexuelle garantit l’enrichissement amoureux 

3.3 La gestion des deux sources de savoir et l'élaboration d'un savoir global capable d'assurer le respect de la vie sur notre planète

4) les opportunités actuelles pour le développement des réseaux 

4.1 les technologies informatiques de communication et de gestion

4.2 les découvertes sur l’origine de l’humanité

4.3 les découvertes scientifiques sur l’organisation de l’univers

4.4 les menaces sur la vie sur terre

le plan du site

 

les ressources disponibles pour approfondir le fonctionnement des réseaux

la vie après la vie

le livre du Dr Moody

les deux sources de savoir

l'origine du savoir interdit

le cours sur Autorité-Pouvoir-Commandement

le cadre de cette analyse

le peuple Moso

la vie sexuelle des sauvages

TIAHUANACO

photos des Andes

les abbayes :  le Mont Cassin, Cluny

Clairvaux, le Mont Sainte Odile

Baumes les Messieurs

la constitution de la confédération des nations iroquoises

le temple de Dendérah : photos

l'animation flash sur Dendérah

l'Egypte antique

Osiris vert : le survivant

OVNIS et armes secrètes américaines

les armes de la guerre secrète

   

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