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les réseaux citoyens de vie : présentation générale

Partie 4 : les réseaux citoyens

Les réseaux citoyens de vie : organisation, fonctionnement, institutions

m.a.j 22/01/2012

"Si un jour notre peuple se met à négliger son devoir de participer aux affaires publiques, alors vous et moi, le Congrès et les Assemblées, les Gouverneurs et les juges, tous, nous deviendrons des loups." Thomas JEFFERSON.

"we shall overcome someday. " Martin Luther King.

Après avoir vu les principes de base qui animent les organisations en réseaux, le fonctionnement des systèmes de pouvoir puis après avoir parcouru l’histoire des conflits entre ces deux manières différentes d’organiser une société, nous allons montrer le fonctionnement d'une organisation en réseau et ses relations avec les autres réseaux citoyens. Dans notre première partie nous avons posé les grands principes des organisations en réseau : le principe de subsidiarité, l'alliance des contraires, le développement de la propriété commune, le passage de l'assurance à la solidarité, le mariage des cultures... Il s'agit maintenant d'entrer davantage dans les détails afin de décrire une possibilité de fonctionnement réel d'un ensemble de réseaux capables de répondre à nos raisons de vivre. Nous avons montré que les réseaux n'utilisent pas les mythes, les fictions, les fables et les utopies pour essayer de soumettre un groupe aux volontés d'une minorité dirigeante comme c'est la règle dans le fonctionnement d'un système de pouvoir. Le réseau avance de projets en projets et le développement des compétences à travers le principe de subsidiarité ne permet pas la mise en place d'une minorité d'experts, d'une élite dirigeante dont il faudrait ensuite légitimer le pouvoir à travers un système représentatif. Le réseau fonctionne en démocratie directe locale et il reste constamment ouvert sur son environnement grâce aux outils qu'il utilise et qui requièrent l'intervention de l'ensemble des parties prenantes, grâce également au développement de la solidarité avec les autres réseaux, conditions nécessaires et indispensables pour l'établissement de liens pacifiques avec ses voisins et qui rend possible une confédération puissante des réseaux citoyens de vie.

Nous rappelons également que nous décrivons dans cette quatrième partie le fonctionnement d’une organisation en réseau une fois établie et en cours de développement. Le passage entre nos sociétés soumises à des systèmes de pouvoir et les réseaux citoyens de vie sera décrit dans la cinquième partie. Enfin, nous précisons que nos propos ne concernent pas les mesures correctrices pour améliorer nos systèmes de pouvoir ; le lecteur ne peut pas s’attendre à des solutions pour améliorer les dysfonctionnements actuels du système capitaliste et de nos sociétés matérialistes soumises à l’oligarchie financière puisque nous voulons quitter ces systèmes de pouvoir pour l’alternative, la solution des organisations en réseaux citoyens de vie. Dans son livre publié en 1980, " le testament d'un poète juif assassiné", Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix 1986, raconte la guerre d'Espagne et les relations de son héros avec les anarchistes. Il écrit " on ne lutte contre un ordre établi qu'en lui opposant un autre ordre établi : le vide n'est pas un outil, le désordre non plus ". Dans la phrase précédente, il écrit " l'anarchie n'existe pas, ne peut exister en tant que système, car elle nie le futur en l'empêchant de naître". Nous ne retenons pas tant la confusion entre les mots "ordre, système". Notre lecteur l'a compris : l'anarchie est un idéal qui ne peut pas appartenir au domaine d'un système de pouvoir. Chez Wiesel en 1980, il n'y a toujours pas la distinction claire et nette que nous utilisons entre système de pouvoir et organisation en réseau. Ce que nous retenons, c'est le bien le fait que les acteurs de ces conflits tout au long du 20ème siècle n'ont semé que des guerres et des désordres : ils n'ont pas lutté contre un ordre établi en lui opposant un autre ordre établi, encore moins pour quitter ces systèmes de pouvoir et mettre en place de nouvelles organisations en réseau. Ils ont combattu en premier lieu pour vaincre les systèmes de pouvoirs qui contredisaient les leurs, pour imposer le leur dans une vision toujours impérialiste : le capitalisme contre le communisme, le communisme contre les fascismes, le capitalisme contre les fascismes et nous savons que c'est l'oligarchie financière anglo-saxonne qui a gagné sur tous les tableaux, tout simplement puisque c'est elle qui a manipulé les dirigeants politiques et les peuples en payant et en aidant et les révolutionnaires soviétiques et les nazis. Ils ont combattu pour ou contre des idéologies chimériques, racistes, fascites, sectaires qu'ils ont mises en oeuvre avec les moyens politiques les plus criminels, avec des dictatures qui ont commis des génocides, des crimes contre l'humanité et soixante millions de morts en six ans de guerre mondiale. Depuis ces dernières années, nous savons comment l'oligarchie financière anglo-saxonne, pour s'enrichir toujours plus, a organisé les deux guerres mondiales, a piloté la révolution russe, a manipulé l'Union soviétique, l'Allemagne, actuellement l'Union européenne, comment elle a provoqué les crises économiques et comment elle poursuit toujours son entreprise de gouvernement mondial. 

Notre démarche sur le site web fileane.com est différente même si elle est plus longue, difficile : nous rédigeons la description de la culture et du fonctionnement des organisations en réseaux citoyens de vie. Ces organisations sont interdites, elles ont été détruites pour donner place à l'absolutisme royal puis à la primauté des institutions des états plus ou moins démocratiques mais nous avons montré que ces conflits entre les régimes politiques cachent le coeur des combats qui au nom du pouvoir, ont sacralisé la propriété individuelle et surtout la propriété des moyens de production pour éliminer la propriété commune et réduire au minimum la propriété collective de l'état. Fileane.com travaille au niveau de ce fondement du pouvoir : la restauration de la complémentarité entre ces trois formes de propriété et donc nous établissons un autre ordre pour vivre dans des sociétés plus humaines et équitables capables d'assurer le développement durable de la vie sur terre. Actuellement et en l'état de nos lectures et de nos informations, il n'existe pas une description claire, nette et complète et actuelle d'une société ordonnée en réseaux citoyens. C'est notre mission que de combler ce vide. Il ne suffit pas de tracer un chemin, une direction à prendre plus ou moins éclairée. Pour vaincre nos systèmes de pouvoir, nous devons leur opposer un autre ordre établi qui commence, comme toujours, par des écrits, une pensée, une logique sans artifices, dogmes et idéaux philanthropiques. L'ordre que nous précisions n'appartient pas au domaine des systèmes de pouvoir mais au domaine des organisations en réseaux qui ont donné naissance, dans le passé aux civilisations les plus florissantes. Notre travail passe par la redécouverte de ces civilisations en réseaux, de ces peuple premiers qui vivent parmi nous tant que notre société matérialiste et le système capitaliste avec ses impératifs de profits ne viennent pas les détruire. Lorsque ce site sera achevé, nous aurons établi une description de la culture et du fonctionnement des organisations en réseaux citoyens. Bien entendu la réalité de nos vies sera différente, tout simplement parce que nous ne pouvons pas tout écrire et décrire mais la logique sera la même, les outils seront les mêmes ainsi que les valeurs pour lesquelles nous combattons. Nous allons combler ni un vide car des peuples ont vécu en réseaux, ni provoquer le désordre au nom d'idéaux et d'idéologies inhumaines car nous travaillons bel et bien pour un ordre établi et défendu par la confédération des réseaux citoyens de vie. 

Dernière remarque introductive : lors d'une conférence, un auteur expliquait que la plupart des mouvements actuels de résistance et de contestation du capitalisme et du neo libéralisme financier s'acharnent à produire des déclarations, des ébauches de constitution et des discours qui restent lettres mortes et sans aucune incidence pour contrer les politiques libérales néfastes. Autour des mille bonnes intentions de chacun, des groupes s'évertuent pour décrire une nouvelle situation politique, économique et sociale à partir d'un ou de quelques problèmes qu'ils rencontrent et qu'ils connaissant bien. L'auteur déplorait le manque de vision globale, le manque de perception d'une nouvelle culture avec ses valeurs, ses normes et ses modes de vie. En ce qui nous concerne, depuis 2002 et notre présence sur Internet, nous demandons à ces groupes et à ces partis politiques, dans quel cadre de référence ils s'expriment : un système de pouvoir et ils luttent pour un nouveau système de pouvoir différent du capitalisme ou alors une organisation en réseau et quelles sont leurs sources de connaissances pour restaurer ces organisations en réseaux ? La plupart ne comprennent même pas notre question ! Où peuvent-ils bien aller sinon dans de nouveaux désordres et des luttes sempiternelles entre obédiences à tels auteurs, telles idéologies, tels mouvements politiques ou tels leaders politiques voulant devenir Président de la République depuis sa plus tendre enfance, telles revendications certes justes mais tellement parcellaires et finalement dérisoires. Cet auteur et cinéaste, lors de cette réunion en mai 2011 à Thorens-Glières, demandait aux écrivains de se remettre à décrire les conditions de vie actuelles : Balzac, Flaubert, Hugo, Zola, Maupassant et les autres ont fait prendre conscience aux gens des conditions d'injustice et de misère dans lesquels ils vivaient l'idéologie capitaliste et ces écrits ont nourri les combats politiques des Clemenceau, Jaurès et de tant d'autres qui ont contesté le capitalisme. L'auteur ajoutait également que c'est aux écrivains, aux artistes de décrire d'une part le fonctionnement de la nouvelle société avec ses institutions mais aussi à travers des romans, de décrire les modes de vie dans cette nouvelle société. Il précisa qu'il n'y a pas ou très peu de livres sur ce point. Il ne suffit pas d'écrire des essais avec des thèses politiciennes ou économiques, il faut aussi que des romans décrivent comment les gens vivent avec ces thèses plus ou moins érudites. Il n'était pas possible d'intervenir lors de cette réunion mais nous faisons la remarque ici : nous avons commencé par décrire dans le roman " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite " comment le groupe des sept couples se réunit, pourquoi et comment il développe un mouvement pour quitter nos systèmes de pouvoir et comment ce mouvement se développe jusqu'à combattre contre les dirigeants des systèmes de pouvoir qui cherchent à détruire ce mouvement organisé en réseaux de résistances. Dans ce roman, nous avons décrit le fonctionnement du mouvement ainsi que sa culture. Maintenant, sur ce site, nous décrivons l'organisation institutionnelle des réseaux citoyens et de la confédération des réseaux de vie ; nous sommes davantage sur le terrain d'un essai et non plus d'un roman. Le lecteur de fileane.com trouve donc ici le roman et l'essai. Au regard de la position de cet auteur exprimée lors de cette conférence, il y a bien en France pour le moment, au moins un auteur qui répond à cette exigence et il se trouve sur fileane.com. Raison de plus pour poursuivre et achever ce site web avec les parties 4 et 5.

 

Nous allons procéder en deux étapes : dans un premier temps, nous présentons ici d’une manière rapide mais complète les différents réseaux que nous prévoyons pour mettre en place une organisation politique, économique, sociale, culturelle, spirituelle, militaire de nos sociétés fondées sur des réseaux citoyens de vie. Nous préciserons les finalités de ces réseaux en montrant leurs rôles sur les trois niveaux de travail : travail indispensable à la survie, réalisation d’œuvres pour élever le niveau de vie et assurer un développement durable de la vie sur Terre, enfin l’action politique à travers principalement une confédération des réseaux. Pour compléter cette première présentation, nous indiquerons, les enjeux des réseaux sur chacun de ces trois niveaux de travail ainsi que les institutions qui dirigent les projets menés par les réseaux. Pour simplifier, nous retenons dans un premier temps un seul vocabulaire pour nommer ces institutions : le nom  « institut ». Il n’est pas très courant en France car nous avons conservé depuis Colbert et Louis XIV, le centralisme du pouvoir fondé sur de puissantes administrations publiques très spécialisées et dont les questions de coordination posent régulièrement problème. Un institut se présente ici dans une acceptation plutôt anglo-saxonne, rhénane : c’est un lieu de rencontre entre la théorie et la pratique, entre la recherche, la formation et la production-distribution de richesses matérielles ou immatérielles. Dans un institut, il s’agit de préparer l’avenir en fonction des leçons tirées du présent et du passé. Nous sommes alors davantage dans une démarche de projet et nettement moins dans une logique administrative qui applique des règles dictées par la hiérarchie politique ou les décideurs économiques à travers la structure de leurs entreprises. Dans nos systèmes de pouvoirs, les instituts sont le plus souvent financés conjointement par l’état et les entreprises et ces entreprises participent à la vie des instituts pour mener des recherches qu’elles ne peuvent pas réaliser seules. C’est bien cette logique d’une rencontre, d’une alliance entre deux entités qui est conservée dans le terme « institut » que nous utilisons afin de décrire la principale institution qui dirige la vie d’un réseau.

Dans une seconde étape et les pages web qui suivent, nous reviendrons en détail sur le contenu et l’organisation précise de chacun des réseaux que nous aurons mentionnés. Il ne s’agit pas d’un programme politique à soumettre à des électeurs comme dans un système de pouvoir fondé sur la représentativité des citoyens. Il s’agit de répondre à nos raisons de vivre et à nos besoins individuels et sociaux. Maslow a décrit ces besoins individuels et sociaux.  Cette seconde étape présente le fonctionnement « normal » ou quotidien de la vie des réseaux au sein de leur confédération. La cinquième partie de notre ouvrage portera sur la phase de transition, le passage entre l’abandon de nos systèmes de pouvoir et le développement de nos réseaux citoyens de vie. Nous montrerons alors comment résister et lutter contre nos systèmes de pouvoir en dénonçant particulièrement les oppressions qu’ils font régner sur les peuples qu’ils soumettent à leurs volontés et comment installer les premiers réseaux dans nos sociétés. Platon avait imaginé l’étape de la dictature du Bien au sortir de la caverne, lorsque nous sommes encore aveuglés par la lumière de la surface de la terre après être restés si longtemps dans les ténèbres. Évidemment nous n’allons plus utiliser cette méthode condamnable et totalement en contradiction avec la culture qui anime la vie des réseaux. Certains philosophes peuvent s’en contenter pour étayer leur système de pensée, un poète et la plupart des êtres humains  : non !

Nous rappelons qu'il ne s'agit pas d'imposer l'organisation en réseau à tous les niveaux de l'organisation sociale en faisant la chasse à la moindre organisation fondée sur un système de pouvoir. Nous avons dit qu'il y a un choix entre utiliser une organisation en réseau ou un système de pouvoir, en fonction du contexte, des enjeux, des contraintes d'efficience... Ce choix est le fondement de la liberté. Mais nous avons aussi montré que dès que des réseaux se mettent en place, rapidement ils sont rejoints par une grande partie de la population et les dirigeants des systèmes de pouvoir sont ainsi ruinés. Nous devons sortir de ces conflits séculaires pour utiliser ces deux manières avec efficience et complémentarité : sans gaspiller nos ressources et nos énergies afin de réaliser la concrétisation des valeurs fondamentales retenues par les civilisations organisées en réseaux : la paix et l’amour dans le vécu de jours heureux pour la plupart des êtres humains qui cherchent et veulent obtenir cette manière de vivre notre condition humaine sur la Terre.

 

L'organisation de base des organisations en réseaux

 

Cette description des réseaux utilise les connaissances de management des organisations. Cet enseignement est encore très limité dans les établissements scolaires et ceux de l'enseignement supérieur en France, certainement parce que les dirigeants de nos systèmes de pouvoir misent sur l'ignorance des citoyens et des populations pour ne pas être capables d'organiser eux-mêmes les sociétés dans lesquelles ils vont trouver leurs raisons de vivre, loin de l'horreur économique, politique et sociale actuelle mise scandaleusement en avant depuis les crises financières de 1987, 1997, 2000 et suivantes. Nous rappelons que dans une organisation en réseau, il n'y a plus un système politique fondé sur la représentation des citoyens par des élus, ni un système économique séparant l'économie marchande de l'économie non marchande, ni un système social séparant organisations privées et organisations publiques ou entreprises et administrations publiques. De même la conception et la place du travail pour acquérir un statut social, les formes de propriété utilisées sont totalement différentes par rapport à nos systèmes de pouvoirs actuels. Nous décrivons un autre paradigme, une autre vision du monde et de nos sociétés. C'est un travail pour un poète qui a eu le courage de la lâcheté et qui a été étudier l'industrie. Notre lecteur le sait depuis un certain temps, au moins depuis l'ouverture de ce site web en mars 2002.

 

les réseaux citoyens de vie agissent dans trois domaines d'activités stratégiques

Les deux premiers se situent essentiellement au niveau local et régional. Le troisième, l'action politique, se développe depuis le niveau local jusqu'au niveau de la confédération ( niveau national et européen). La confédération agit dans le cadre mondial avec les autres partenaires organisés en réseaux citoyens de vie ou avec les systèmes de pouvoirs ou les états avec lesquels elle passe des accords. Ces trois domaines d'activités trouvent leur origine dans la conception de l'organisation des cités de l'Egypte et des cités de la Grèce antiques. Cette conception a été défendue notamment par Hannah Arendt dans sa critique de la société industrielle et capitaliste.

 

Dans chacun de ces domaines, nous trouvons 

Dans le domaine des activités indispensables à la survie

 et seulement à ce niveau, le réseau de la démocratie locale participative utilise l'alliance des contraires pour réunir les parties prenantes internes et externes à un projet de vie. C'est un organe politique qui assure au plan local les fonctions du management : fixer les objectifs, animer les équipes, contrôler les résultats, représenter les réseaux auprès des autres acteurs présents dans l'environnement. Ce réseau de la démocratie locale participative se compose de deux conseils : celui de l'action politique pour la mission d'autorité et celui de l'action politique pour la production et répartition de biens et services. Il dirige la production des richesses matérielles pour satisfaire les besoins individuels et collectifs. Il gère la subsidiarité ascendante.

Dans les domaines de la réalisation d'oeuvres durables pour satisfaire les désirs et dans celui de l'action politique de la confédération, le réseau de la démocratie locale participative reçoit par délégation des missions en fonction de ses ressources particulières ou d'une expertise précise. Il gère alors la subsidiarité descendante.

 

Un réseau se met en place autour d'un projet de vie

et ce projet contient une démarche de résolution de problèmes dont l'enjeu est d'obtenir une amélioration de la qualité ou un développement de la solidarité dans la satisfaction de nos besoins matériels ainsi que dans les réponses apportées à nos raisons de vivre. Une organisation en réseau ne se limite cependant pas à une démarche de résolution de problèmes plus ou moins importante. Au-delà de l'utilisation de ces outils de communication et de résolution de problèmes, une organisation en réseau a également des finalités totalement différentes de celles d'une organisation en système. Nous avons montré ces finalités : assurer le développement de la mission d'autorité individuelle et en groupe pour minimiser les violences ; assurer une complémentarité entre les trois formes de propriété pour garantir une égalité meilleure dans la redistribution des richesses produites par le travail ; assurer le développement de l'action politique pour garantir l'exercice des droits à la vie sociale pour les êtres humains. Ces finalités correspondent bien à l'exercice du pouvoir dans une organisation.

 

I) Pour le premier niveau de travail : le travail indispensable à la survie,

Les enjeux sont : l’éradication de la misère matérielle et spirituelle, de l’ignorance, de la faim ainsi que la satisfaction des besoins individuels qui respectent la dignité d’un être humain : avoir de quoi se nourrir, se loger, s’instruire, construire son identité sociale, ne pas être victime de violences.

les  8 organisations qui gèrent les projets pour réaliser ces objectifs sont :

1) pour assurer le développement de la mission d’autorité, la confiance, la sécurité et l'élimination des violences

- le réseau initiatique : il assure le développement de l’utilisation de la première source de savoir à travers la démarche initiatique et spirituelle. Les institutions sont : les temples, les communautés d'initiés (ou églises), les instituts chargés de l’administration des connaissances spirituelles, des rites religieux, de la lutte contre les dogmes et les systèmes de pouvoir théocratique…

- le réseau de résistance et de lutte contre les violences, les dysfonctionnements, les injustices, les menaces de catastrophes naturelles ou biologiques ou toutes menaces contre la vie sur terre. Les institutions sont : l’institut chargé du cahier des doléances portant sur les dysfonctionnements, l’institut chargé de la minimisation des violences, l’institut de veille et de prévention des catastrophes naturelles…

- le réseau d’éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe. Nous trouvons : l’institut de la communication et du développement personnel, l’institut de la dynamique de groupe et du management pour créer et gérer des cultures de groupe. 

Ces trois réseaux sont gérés et pilotés par :

- le centre de gestion et de logistique des réseaux chargés de la mission d'autorité

- le conseil de l'action politique pour la mission d'autorité et qui assure l’arbitrage en cas de litige sur ce premier niveau de travail.

 

2) pour assurer le partage équitable des richesses créées par le travail

- les réseaux de production et de distribution des richesses, ils assurent la production et la distribution des biens et services individuels indispensables à la vie et à la survie : alimentation, logement, santé, hygiène... La fonction de consommation est incluse dans la production et la distribution : les consommateurs sont les acteurs de la production, de la détermination de la demande et de l'offre.

Ces réseaux sont gérés et pilotés par :

- le centre de gestion et de la logistique pour la production des biens et services. Il calcule et planifie le niveau des productions à atteindre, le coût de non qualité et les besoins en financement des projets, il gère notamment la capitalisation des droits sociaux et les monnaies locales.

- le centre de l'action politique pour fixer les objectifs de production au niveau local et les termes des échanges avec les autres réseaux pour le commerce des biens et services. 

 

II) pour le second niveau de travail : la réalisation d’ oeuvres qui assurent l’élévation du niveau de vie,

Les enjeux sont : l’élévation du niveau de vie, le développement des compétences et des savoirs, l’éradication du chômage et de l’exclusion sociale, le développement durable de la vie sur Terre.

La réalisation des oeuvres correspond au développement des réseaux citoyens de vie, c'est la partie nouvelle qui n'existe pas dans le système économique capitaliste car interdite pour maximiser les profits des propriétaires privés des moyens de production. Il s'agit d'abord d'éliminer les valeurs de la doctrine capitaliste libérale et de mettre en place les valeurs humanistes des réseaux de vie. La mission des oeuvres politiques, économiques et sociales repose sur ce changement de valeurs puis la déclinaison de ces valeurs à travers les normes et les modes de vie. Sur un second plan la réalisation des oeuvres porte l'objectif du mariage des cultures à travers un savoir global fondé sur la complémentarité entre nos deux sources de savoir.

 

Les 5 réseaux qui gèrent les projets pour réaliser ces objectifs sont :

- les réseaux de développement des biens communs matériels et immobiliers

- les réseaux de recherche et de développement de la santé

- les réseaux de recherche scientifique et de développement des technologies

- les réseaux de développement du savoir global et du mariage des cultures

- les réseaux de recherche et de développement du développement durable

 

 

III) au niveau de l’action politique

Les enjeux sont : le développement de la paix, de la justice et de la fraternité entre les peuples,  en utilisant les deux sources de connaissances et capables de servir un développement durable de la vie sur Terre. 

les 10 réseaux qui gèrent les projets pour réaliser ces objectifs sont :

1) pour assurer la mission d’autorité

- le réseau qui prend en charge la délinquance et les violences qui n’ont pas pu être éliminées. Institut de la réinsertion dans les réseaux ou de l’exclusion des réseaux.

- le réseau des chefs de guerre et des chevaliers qui assurent la garde des armes, l’élimination des criminels, des dictateurs et les dirigeants despotiques des systèmes de pouvoirs civils, religieux, économiques, militaires qui sont des menaces pour la confédération des réseaux citoyens de vie. École de guerre, institut de la protection des armements, Ordres chevaliers chargés de la capture des criminels de guerre, des délinquants économiques ou scientifiques ou religieux. Institut de la défense civile et militaire des réseaux citoyens de vie…

- le réseau des mères qui arbitrent en dernier ressort les conflits et nomment ou destituent les chefs de guerre et les dirigeants qui abusent de leurs fonctions. L’assemblée des mères au niveau local, régional, fédéral…

2) pour assurer la répartition des richesses

- le réseau qui assure le mariage des cultures au sein de la confédération et avec les autres peuples encore dominés par des systèmes de pouvoir. Dans ce mariage des cultures, sont compris les enseignements tirés de la démarche initiatique et spirituelle. Académie du savoir global chargée de la complémentarité entre les deux sources individuelles de savoir, Institut du mariage des cultures chargé d’établir les éléments d’une culture humaniste afin de garantir le respect des droits à la vie sociale pour les êtres humains. Institut du livre des morts chargé d’éliminer la peur de la mort et de partager les connaissances sur la mort et le passage dans une autre dimension de la vie, travail qui utilise le livre des morts de l’Égypte antique, le livre des morts tibétain, les autres rites et savoirs initiatiques disponibles sur Terre.

- le réseau qui assure la protection de la propriété commune et celles des droits sociaux à la vie sur Terre en gérant particulièrement la capitalisation des droits sociaux et les biens communs. La banque de la confédération qui gère la Monnaie pleine; l’institut de la propriété matérielle commune ; l’institut des droits sociaux chargés de leur définition, de leurs évaluations, etc.

- le réseau qui assure la gestion collective des richesses immatérielles et prépare les moyens pour garantir la survie des espèces vivantes lors du prochain grand cataclysme et basculement de l’axe de la Terre. L’institut de veille et de protection de l’espèce humaine . l’institut chargé de la mise en place des ressources et des moyens pour sauver une partie de l’humanité lors du prochain grand cataclysme ( la sauvegarde des pyramides des bords du Nil et d’autres monuments mégalithiques, la construction de nouveaux points de mesure et de repères sont à l’ordre du jour de ce réseau, etc. )…

- le réseau qui calcule le coût d’obtention de la solidarité au sein de la confédération et arbitre les choix d’investissements et de financement des projets. Institut de la solidarité et des assurances et réassurances.

3) pour assurer l’action politique

- le réseau qui contrôle la réalisation des projets sur les trois niveaux de travail. Le conseil fédéral, la cour de justice fédérale.

- le réseau qui assure le fonctionnement de la confédération des réseaux citoyens de vie à travers ses attributions. L’assemblée constituante puis l’institut de la confédération, l’institut des experts, le conseil des porte-paroles des réseaux, le conseil des chefs de guerre…

- le réseau qui anime les relations diplomatiques avec les partenaires ou les adversaires externes à la confédération. L’institut diplomatique, le conseil des chefs de guerre chargé de préparer la paix (déjà cité)…

La vie dans ces réseaux garantit la dignité dans notre condition humaine et le partage d’une culture fondée sur les valeurs de paix et d’amour, les normes de justice, d’équité et de solidarité et des modes de vie sans misère, chômage, exclusion ni peur de la mort mais avec fraternité, jours heureux, motivation pour participer au progrès et au développement durable de la vie sur Terre. La complémentarité et les relations entre ces différents réseau est visible et représente une évidence : tout est lié. Il est possible de prévoir dans le cadre d’une carrière ou d’une évolution professionnelle un cheminement entre plusieurs réseaux soit dans le cadre d’une expertise toujours plus grande soit dans le cadre d’un management toujours plus important. Mais il ne s’agit pas de conquérir une place dans une hiérarchie qu’il va s’agir de conserver et de défendre comme dans les systèmes de pouvoir. Il s’agit de prendre des responsabilités toujours plus grandes dans le cadre d’un projet toujours plus vaste, ambitieux et aux risques plus difficiles à maîtriser. Ce sont ces qualités individuelles et cette expérience dans une expertise ou un management qui vont faire en sorte que d’autres membres vont venir rejoindre un réseau pour participer à sa réussite et contribuer au développement de l’organisation en réseaux citoyens de vie. Les projets les plus importants pour assurer le développement durable et l'action politique, vont de ce fait regrouper les managers et les experts les meilleurs. Ceux-ci n’auront pas un statut particulier et privilégié les autorisant à décider ce qu’ils veulent et les autorisant à imposer leurs décisions au groupe.  Ils permettront seulement et ceci sera suffisant, au projet de trouver sa solution optimale dans de meilleurs conditions de clarté, de rapidité, d’efficience afin que cette solution optimale puisse être appliquée au niveau local dans les groupes et les réseaux selon la règle de l’unanimité obtenue grâce au principe de subsidiarité et à l’alliance des contraires.

Un être humain est libre de s’engager dans un ou plusieurs réseaux, de créer un nouveau réseau si les autres ne lui conviennent pas et s’il trouve des partenaires qui adhèrent à son projet. Il est possible d’évoluer pour prendre davantage de responsabilités, obtenir selon ses mérites de plus grandes récompenses pour lui et les siens. Son engagement prend des formes diverses : il peut exercer son travail à temps plein dans un projet, à temps partiel dans deux ou trois projets ; à côté de son travail, il peut être partie prenante à d'autres projets sur son temps de loisirs (comme dans des associations actuelles)... S’il ne s’engage pas dans l’un des réseaux ou n’en crée pas un nouveau, il s’exclut de l’organisation en réseaux et il lui reste la solution de rejoindre une organisation en système s’il veut bien se soumettre à ses règles. Nous verrons toutes ces modalités dans la deuxième étape de cette présentation.

Logiquement et chronologiquement, les premiers réseaux à mettre en place sont les réseaux de résistance contre l’oppression des systèmes de pouvoir, principalement contre la dictature actuelle de l’oligarchie financière. Les enjeux portent sur la dénonciation de cette oppression, l’énumération des injustices constatées, de la corruption, des abus de pouvoirs de toutes sortes, des mépris affichés par cette nouvelle élite mal éduquée. Dans le roman "D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite", écrit de 1991 à 1994, les personnages se rencontrent dans un club pour couples du Palatinat en Allemagne : ils refusent de continuer à sacrifier leur vie privée et amoureuse pour une réussite professionnelle toujours plus exigeante et chimérique. Ils décident de monter leur propre club puis de créer d'autres projets et d'autres réseaux citoyens de vie : la bancassurance, l'école d'amour, le groupe des chevaliers, les maisons de vie puis ce seront des centres de guerre électroniques, etc. Les points d'entrée dans une organisation en réseau sont multiples après avoir dit non à notre soumission et oppression dans des systèmes de pouvoir. Vingt ans après l'écriture de ce roman, nous commençons à entrer dans sa réalisation pratique et bon nombre de mouvements politiques et sociaux actuels prennent le nom de réseaux citoyens, réseaux sociaux, réseaux de vie pour contrer dans un premier temps les réseaux d'influences que partagent les dirigeants de nos systèmes de pouvoir pour mieux se soutenir et conserver leurs privilèges dans la domination des peuples, réseaux qui reposent sur la corruption, les règles des clans de délinquants et des mafias. Le but de nos mouvements et réseaux de résistances est bien d'éliminer les réseaux de l'oligarchie financière qui contrôlent la vie politique de nos système de pouvoir. Sans faire tomber ces réseaux plus ou moins occultes, vouloir changer nos systèmes de pouvoir à travers des programmes politiques proposés aux électeurs constitue une fable hypocrite, une fiction électorale déplorable dont la plupart des citoyens ont compris la vanité sinon l'appétit d'un pouvoir personnel en déficit chronique d'intérêt général et de cause républicaine.

Bref, comme pour toute démarche d’activité et de résolution de problème, commencer par établir des tableaux de bord pour recenser les anomalies afin de pouvoir les classer en priorité, établir un diagramme causes-effets, un arbre des causes, un arbre des solutions, nommer les auteurs de ces méfaits, leurs fonctions et adresses, etc.  De quoi occuper utilement les indignés et les révoltés que nous sommes et dont le nombre ne cesse de s’accroître au point d’afficher de plus en plus publiquement la volonté farouche de quitter nos systèmes de pouvoir pour l’alternative de l’organisation en réseaux citoyens de vie, afin surtout de ne pas payer une fois de plus les conséquences des crises économiques et financières qui enrichissent toujours autant sinon plus les financiers et les banquiers à leurs services en obligeant les autres à payer toujours plus afin d’assurer la maximisation de leurs profits personnels, envers et contre tout souci de l’intérêt général des citoyens et des peuples.

Quant à nous, sur fileane.com, nous poursuivons notre description du fonctionnement d’une organisation en réseaux citoyens de vie en ouvrant la deuxième étape de cette présentation pour entrer davantage dans les stratégies développées par ces réseaux.

 

 lire la suite

Plan de la Partie 4 : les réseaux citoyens de vie

la déclaration des droits à la vie sociale pour les êtres humains

les réseaux citoyens : présentation générale

premier domaine d'activités stratégiques : le travail indispensable à la vie.

les réseaux qui développent la mission d'autorité, le niveau de confiance  et la minimisation des violences en utilisant la première source de savoir spirituelle : 

le réseau initiatique

le réseau de prévention et de lutte contre les violences

le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe

le centre de gestion des réseaux d'autorité

les réseaux de production et de distribution des richesses matérielles et intellectuelles en utilisant la seconde source de savoir intellectuelle :

I) le cercle vertueux et les biens communs

II) la production des biens indispensables à la vie

III ) l'organisation d'un groupe de production de richesses

le centre de gestion des réseaux de production des richesses

le conseil de l'action politique des réseaux de production et de distribution

second domaine d'activités stratégiques : la réalisation d' oeuvres durables

la réalisation des oeuvres, présentation générale

1ère partie : l' oeuvre politique, économique et sociale.

Les 3 oeuvres développées par les réseaux de vie

1ère oeuvre : la culture humaniste

les valeurs 

1ère oeuvre : la culture humaniste, les normes 

I la complémentarité entre les 3 formes de propriété, les Biens communs

II la Monnaie pleine au service des réseaux de vie

1ère oeuvre : la culture humaniste

les modes de vie 

2ème oeuvre : le savoir global

à partir de nos deux sources de connaissance.

3ème oeuvre : la défense de la culture humaniste

les forces de l'esprit contrôlent la puissance des armes pour la transmission des oeuvres humanistes aux générations futures.

troisième domaine d'activités stratégiques : l'action politique

 

 

 
   
 

les ressources disponibles pour la mise en place de nos réseaux citoyens de vie

ressources en économie, société, droit, politique

de l'assurance à la solidarité

travail-oeuvre-action politique

Évolution culturelle ou culture de la révolution

L’éducation et la formation: pas dans un système de pouvoir mais dans un réseau de compétences

La perception du travail, depuis 1789

les biens communs

les ressources pour l'utilisation de la première source de savoir: la source personnelle et initiatique

la vie après la vie, le livre du Dr Moody

Les quatre situation pour connaître l'illumination et la rencontre surnaturelle

l'extase amoureuse

Colloque sur l'Expérience de Mort Imminente

DOSSIER France 3 sur le colloque du 17 juin 2006 à Martigues

La première rencontre et décorporation

SHAMBHALA, le rite de Kâlachakra

une technique de décorporation

la seconde décorporation

le développement spirituel

la troisième décorporation

TIAHUANACO, 10 000 ans d'énigmes incas, les dessins rupestres des Andes

Les traductions de la rencontre surnaturelle et des contacts avec les mystères de la vie humaine

l'oreille cassée

 

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