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 4ème partie : les réseaux citoyens de vie

 1ère oeuvre : La culture humaniste

Deuxièmement : les normes de la culture humaniste dans les réseaux de vie

 

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mise à jour fin février 2018.

 

précédemment : la première norme économique : la complémentarité entre les 3 formes de propriété

Note de la rédaction :  Le texte suivant qui présente la monnaie pleine est le résultat d'un travail collégial réalisé sur les réseaux sociaux entre Pierre, le webmaster de fileane.com et essentiellement les membres du Groupe Romandie de l'initiative suisse Monnaie Pleine, dont Pierre fait partie. S'ajoutent les échanges sur les réseaux sociaux, principalement Facebook avec la page du groupe Monnaie Pleine. Pour le moment, les passages dont ils sont les auteurs ne sont pas encore mentionnés de leurs noms. Je verrai avec eux comment la mention de leur présence dans ce texte va se mettre en place.

 

Deuxième norme économique : la monnaie souveraine ou monnaie pleine.

 

L'utilisation complémentaire des trois formes de propriété, nous l'avons vu, est le premier interdit  sur le plan politique et économique posé par les dirigeants du système de pouvoir libéral et financier. Seule la propriété privée individuelle a été retenue depuis 1790 par le décret d'Allard et la loi Le Chapelier qui ont instauré la liberté du commerce et de l'industrie en permettant la propriété privée des moyens de production. Cette volonté des nouveaux industriels a été légitimée également par les théoriciens de la pensée économique capitaliste et libérale. Cet interdit fondateur du capitalisme industriel  est essentiellement de nature  politique et juridique, c'est cet interdit qui permet à l'économie d'être prioritaire par rapport au politique : la propriété privée s'impose aux décideurs politiques, jusqu'à légitimer en quelque sorte les inégalités de patrimoine et de revenus que les états ont ensuite pour mission de limiter mais de surtout pas supprimer car sinon ils supprimeraient le système capitaliste lui-même

Nous avons montré que la propriété commune est bien meilleure, efficiente et performante pour produire et répartir les richesses crées par le travail des êtres humains, avec principalement l'utilisation des biens communs. Encore faut-il maintenant préciser l'outil, le moyen pour financer cette production, rémunérer ce travail.

 

I le problème fondamental dans l'utilisation d'une monnaie

Le premier excès se trouve dans la prise de contrôle du pouvoir de créer la monnaie. Il n'appartient plus au peuple, il est désormais détenu par les propriétaires des banques centrales privées et la première d'entre elles, la Réserve Fédérale américaine. Qui crée la monnaie contrôle toute l'économie dirigée par le système de pouvoir libéral et assure la réussite d'un gouvernement mondial exercé par l'oligarchie financière anglo-saxonne.

La monnaie apparaît dans une économie lorsqu'une minorité veut contrôler et dominer un groupe social. Les marchands entre eux et avec leurs clients se sont arrangés très tôt dans l'histoire des échanges entre régions et continents avec l'aide d'une comptabilité en partie double. Ils échangeaient le surplus de production d'une région avec celui des régions voisines. Ils exerçaient le pouvoir parmi les autres acteurs de la vie sociale. Nous entendons le mot " pouvoir " non pas au sens admis dans la culture d'un système de pouvoir, c'est à dire la capacité d'un sujet ou d'un groupe d'obtenir la soumission d'autrui. Nous utilisons dans les réseaux de vie le mot pouvoir comme le rassemblement d'hommes égaux décidés à l'action. C'est la définition donnée notamment par Hannah ARENDT. 

La monnaie utilisée dans le système de pouvoir économique libéral qui veut développer un gouvernement mondial à partir de l'oligarchie financière anglo-saxonne, n'a donc rien à voir avec la monnaie utilisée dans les réseaux citoyens de vie. Cette différence provient du fait que ce ne sont pas les mêmes formes de droit de propriété qui sont utilisées dans ces deux grandes catégories de groupes sociaux.

Le conflit politique au sujet de la monnaie n'est pas au niveau de sa valeur économique mais au niveau de qui a le pouvoir ou non de l'utiliser : une hiérarchie politique et ses élites qui dominent un système de pouvoir ou bien les rassemblements d'hommes égaux décidés à l'action pour gérer l'ensemble de l'activité humaine sur ses trois niveaux d'organisations : travail indispensable à la vie et à la survie, réalisation d'oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, action politique fondée sur la subsidiarité et l'alliance des contraires.

En ce sens l'utilisation de la monnaie est au coeur du choix de société : citoyens soumis à un système de pouvoir libéral qui maximise ses seuls profits ou bien citoyens libres décidés à l'action dans leurs réseaux de vie.

Nous verrons dans un premier temps quelle est la réponse adoptée dans le système capitaliste libéral puis nous montrerons l'utilisation d'une monnaie pleine dans une économie en réseaux de vie

 

1) l'utilisation d'une monnaie n'est pas neutre, elle implique des conséquences politiques économiques et sociales dans un système de pouvoir économique fondé exclusivement sur la propriété privée.

 

1.1 la monnaie apparaît lorsqu'un pouvoir veut contrôler des échanges commerciaux qui distribuent dans d'autres régions les productions réalisées à un niveau local. C'est la conséquence politique.

Les écritures comptables qui retracent les conventions établies par les parties présentes dans un contrat commercial peuvent suffire. Ce fut le cas dès 3 000 avant J-C à l'époque de Sumer et de la civilisation des bords des deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate. Les tablettes d'argile indiquent ces échanges ainsi que les crédits consentis. Cette technique comptable est surtout utile pour les entreprises et les échanges commerciaux. Dans les villes de l'Antiquité, les expéditions marchandes d'une région à l'autre avaient une dimension politique puisqu'elles étaient l'origine du développement des richesses d'un groupe social. Tous y participaient d'une manière ou d'une autre. L'échange portait sur des biens complémentaires à une production locale : ce que l'on a en trop est échangé avec ce que l'on a pas. Il ne s'agit pas au départ d'une spécialisation ou d'une division du travail comme Ricardo voudra faussement le faire croire. Il s'agit simplement de l'utilisation du principe de subsidiarité et de l'alliance des contraires, du développement d'une production locale selon les solutions optimales de fabrication compte tenu des particularités locales : richesses minières, richesses agricoles, élevage, pêche, etc. et transformation de ces produits par l'artisanat ou l'industrie locale. Ce sont les particularités locales, les richesses naturelles, les sources d'énergie, le climat, etc. qui conditionnent qu'une production soit optimale dans un région et moins ou pas du tout dans une autre. La société industrielle avec les progrès technologiques des moyens de transport s'est affranchie de ces particularités locales pour installer les productions de richesses près de ses centres de pouvoir afin de mieux les contrôler.

Les monarchies, les empires ont très tôt imposé leur pouvoir sur les échanges économiques en imposant leur droit à frapper monnaie. Restait à leur charge la question de la valeur de leur monnaie. Nous savons que cette valeur était garantie par des réserves d'or, de pierres précieuses puis plus tard, à l'époque médiévale (900-1307) par les quantités importantes d'argent importés par la flotte templière depuis la plus grande mine d'argent d'argent du monde située au Mexique.

Ce pouvoir sur la monnaie est passé ensuite des monarques aux banquiers d'affaires, principalement aux Lombards, aux banquiers d'Italie du Nord qui s'occupaient du développement des cités états de cette région. Et nous sommes ici face à la question essentielle pour qui veut gérer une monnaie : faciliter les échanges, permettre de mesurer leurs valeurs, rien de plus simple à travers l'utilisation d'une monnaie pour favoriser le commerce. Mais avant que cette production ne soit réalisée et sujette à un échange commerciale, comment utiliser une monnaie pour financer une production qui est prévue mais pas encore réalisée ? Comment financer une expédition commerciale avant même que ces biens ne soient livrés pour être vendus ? Bref, comment utiliser une monnaie pour financer le développement des productions économiques ? A ce niveau niveau là de questionnement, les rois et autres empereurs se sont vite retrouvés hors course, sans compétences et ce sont des spécialistes de cette question essentielle qui ont pris le pouvoir à l'ombre des monarques tout en servant les intérêts de leurs maîtres et surtout en servant leurs propres intérêts. Un banquier évidemment comprend immédiatement qu'il va s'enrichir sans limites tant qu'il pourra prêter de l'argent aux dirigeants politiques qui en ont besoin et en obtenir remboursement avec intérêts (usuraires si possible mais de toute manière, intérêts composés).

Au niveau politique, le pouvoir de créer et de contrôler une monnaie est ainsi passé des monarques aux mains des banquiers d'affaires internationaux. La destruction de l'ordre du Temple permit en Europe cette prise du pouvoir monétaire par les banquiers sauf dans les régions, les villes libres qui après 1307 surent conserver cette gestion de la propriété commune et des biens communs avec l'utilisation de leur propre monnaie souveraine ou monnaie pleine, sans dettes. En Alsace, ce fut le cas des dix villes libres de la Décapole (1354 - 1679). En Suisse, à partir d'août 1307 et la déclaration des cantons de s'unir pour vivre libre sans domination des monarchies, principalement le pouvoir des Habsbourg, les citoyens ont repris le pouvoir sur la création monétaire, qu'ils conservent toujours sur la monnaie fiduciaire  émise par la Banque Nationale Suisse (BNS) mais plus ou pas à nouveau sur la monnaie scripturale. Une initiative a permis en décembre 2015 d'aboutir à une votation sur cette question politique capitale, votation qui est prévue pour le 10 juin 2018. Encore faudra-t-il que les citoyens suisses découvrent cet interdit posé sur l'utilisation d'une monnaie pleine par les dirigeants du système capitaliste libéral suisse, comme partout ailleurs à travers le monde. Pourtant, en revenant à leurs racines historiques, au serment des cantons suisses qui ont lutté pour devenir et rester libre par rapport à la domination des systèmes de pouvoir, il est bien plus facile pour les citoyens suisses que pou les citoyens européens ou des pays riches, de retrouver ces normes politiques et monétaires qui font qu'un pays "  deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde ". Ce que la Suisse est loin d'être et de devenir en ce début de XXI ème siècle, soumise qu'elle est comme les autres pays au gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne.

La manière dont les familles de banquiers ont usurpé le pouvoir de créer de la monnaie à partir de rien est connue. Nous conseillons au lecteur qui ne l'aurait pas vue, la video : le rêve américain.

https://www.youtube.com/watch?v=uN8aDopGYUE

Dans cette histoire américaine de la guerre que menèrent plusieurs Présidents contre la finance mondiale, il y a le cas d'Abraham Lincoln qui finança la Guerre de Sécession des Nordistes avec des bons du Trésor et non plus avec de l'argent emprunté aux banquiers. Face à cette attaque contre les intérêts des banquiers, le journal des Rothschild “Times of London”  (journal de la finance) de mars 1863 écrivit : “ Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’ Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. II faut détruire ce gouvernement ou il détruira notre monarchie.

Il est évident que fileane.com lutte pour des gouvernements sans dette et des pays qui deviennent prospères au delà de tout ce qui a été vu dans les pays de la civilisation industrielle. Il n'en reste pas moins que sur le plan politique, les banquiers ont acquis un pouvoir exorbitant en usurpant le droit de créer de la monnaie à travers la généralisation des crédits pour endetter tous les agents économiques, y compris les états, surtout après la crise de 2006-2008 dont nous ne sommes toujours pas sortis en 2017. 

Le banquier dispose alors du privilège exorbitant en dehors de tout texte de loi, de croire ou de ne pas croire au succès de l'investissement que vous lui présentez. Sans cette demande de crédit acceptée par un banquier, la plus grande partie des citoyens ne peuvent accéder un jour à la propriété ou ne peuvent développer leur patrimoine, leurs affaires. Le banquier a ainsi le privilège de sélectionner qui peut devenir propriétaire et qui peut développer son patrimoine sans nuire pour autant aux intérêts des clients dont il gère les fortunes, voire nuire aux intérêts de la banque et du système économique libéral en général.  Ce pouvoir exorbitant n'est prévu dans aucune Constitution d'aucun pays. Il existe tout simplement car les financiers ont pris le pouvoir à la place des élus des pays démocratiques. Juridiquement, ce pouvoir de la finance est plus qu'une imposture, une véritable dictature.

 

1.2 la monnaie est soumise à la propriété privée pour développer les échanges coloniaux et permettre un gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne. C'est la conséquence économique.

 

" La monnaie est non neutre ou elle n'existe pas. " (Ludwig von Mises, Monnaie, méthode et marché, La non-neutralité de la monnaie). Le point des rentiers qui veulent conserver leur pouvoir voudrait que la monnaie soit neutre et ne servent qu'aux échanges commerciaux. Pour les investissements, les rentiers s'en occuperaient seuls avec leur épargne certes faramineuse après des siècles d'enrichissement et de capitalisation de patrimoines. La société industrielle puis la société de consommation ont montré que les besoins en capitaux étaient tels que d'une part l'épargne ne suffisait pas et d'autre part qu'un système généralisé de crédit à la consommation est bien plus avantageux pour les banquiers. Le crédit enrichit sans limite le banquier, il généralise la soumission de ses clients à l'ordre économique fondé sur la seule propriété privée des moyens de production. Le crédit de consommation rend également possible la production en juste à temps (JAT). C'est bien alors la demande qui déclenche la production, ce qui minimise singulièrement le risque fatal de l'économie capitaliste : produire à perte parce que la production n'est pas vendue, surtout lorsque les marchés de biens de consommation sont saturés comme dans les pays riches et ceci depuis les années 1920. Il est clair que des crises financières, des guerres mondiales, des périodes de récession retardent considérablement ce point final crucial où tous les marchés seront saturés sur notre planète et la surpopulation d'usines et d'entreprises commerciales entraînera la chute de ce système économique capitaliste. 

Inflation, déflation, récession, destruction massive de richesses lors des crises financières puis économiques, tel serait le rythme de développement " naturel " des capitalismes, toujours prêts à renaître d'une crise à l'autre. Ce mythe est depuis des années battu en brèche par la démonstration patente que ces crises, ces guerres sont organisées par l'oligarchie financière anglo-saxonne pour s'enrichir toujours plus ou tout au moins arriver à mettre en place un gouvernement mondial au services des élites des siècles passés organisées autour du binôme classique : des monarchies ou des élites, des gouvernements, endettées jusqu'au coup par les banquiers internationaux et qui doivent appeler sans relâche leurs citoyens à payer les impôts, les taxes pour rembourser les dettes publiques. Quasiment tous les citoyens des pays riches s'en sont maintenant rendus compte.

Par contre, il n'est pas certain que ces citoyens comprennent les jeux subtils et cachés de la finance mondiale qui s'enrichit en endettant ses clients, particuliers ou états. A force d'endetter des entreprises, des états, les financiers devraient logiquement ne plus s'intéresser à ces clients à la solvabilité douteuse voire devenue inexistante. Pourtant ce sont des concurrents, des occasions à saisir pour consolider ses parts de marchés, sa place dans l'oligopole des vainqueurs, des organisations qui survivront parce qu'elles appartiennent aux maîtres du monde. Les dettes ? Il s'agit alors de les vendre comme titre financiers, si possible à des particuliers contre leur épargne ou tout simplement à des pigeons qui vont les acheter avec des crédits ou des malfaiteurs avec leur argent sale. A la fin, les dettes seront rachetées par les banques centrales privées qui verseront en échange de l'argent frais, de l'argent dette créé à partir de rien sinon à partir de la volonté cupide des financiers eux-mêmes. Cet argent frais reviendra dans les banques commerciales puis dans les entreprises qui auront ainsi vendu les dettes des anciens propriétaires.

 

a) les relations simplistes entre banques commerciales et banques centrales privées, leurs conséquences. 

 

La plupart des citoyens ont été éduqués dans le respect de l'ordre hiérarchique et s'imaginent que les banques centrales sont d'abord nationales et publiques. Depuis que les citoyens ont appris que la banque centrale de la première puissance économique mondiale, la Réserve Fédérale américaine (FED) est bien une banque privée appartenant aux 8 familles de banquiers les plus riches, les mentalités ont changé. Nous rappelons que la Banque de France au départ sous Napoléon fut une banque privée confiée à deux de ses amis et lorsque l'empereur voulu la nationaliser au service de son empire, il essuya des refus d'importants actionnaires et lorsqu'il y parvint, ce fut la principale cause de la prolongation des guerres napoléoniennes jusqu'à sa défaite finale. Nous le savons depuis, les banquiers se démènent comme de beaux diables pour éliminer, assassiner les dirigeants qui veulent gouverner sans emprunter de l'argent aux banquiers internationaux. Depuis 1945, la Banque de France est restée nationalisée mais cette situation a peu d'impact depuis que la zone monétaire euro est dirigée par une banque centrale privée, indépendante des états à Francfort, la banque centrale européenne (BCE). L'intervention des banques centrales privées pour sortir les pays de la crise de 2006-2008 est connue et le jeu particulièrement scandaleux de la BCE dans la crise en Grèce déclenchée par l'action de la banque Goldman Sachs a été suivi et compris par les citoyens qui ont enregistré une preuve supplémentaire du vol et du racket organisés par Wall Street.

Ce n'est pas cependant en suivant cette ligne hiérarchique que fonctionnent les relations entre banques centrales et commerciales. Les banques centrales demandent aux banques commerciales de créer la monnaie à travers le crédit, c'est normal et ceci correspond au premier stade d'utilisation d'une monnaie, l'investissement et le paiement du travail de production des richesses. Lorsqu'il s'agit de mettre en place un système de domination financière, c'est également normal d'avoir des exécutants à sa solde et à sa botte et c'est ce qui se passe. Les propriétaires des banques commerciales les plus puissantes sont aussi membres et propriétaires de la Réserve Fédérale américaine. Ils vont utiliser leur banque centrale pour couvrir leurs entreprises et ainsi l'endetter elle aussi et bien plus que leurs banques commerciales en vertu du principe qu'en dernier recours, une banque centrale même privée reste solvable puisqu'elle dispose du droit de créer la monnaie. Leur système financier est ainsi bouclé, du moins en théorie. La pratique est bien plus chaotique et désastreuse pour l'ensemble des citoyens.

 

Les relations entre la Banque centrale européenne et les banques commerciales sont bien décrites.

document : 

 " La vidéo de M Ghisi, ancien commissaire européen dans l’équipe de J Delors, révèle que ce sont les banques commerciales qui créent la monnaie (hormis les billets et les piécettes) contre crédits, puis la prête aux banquiers centraux. (3’51)

source : https://www.youtube.com/watch?v=Yg4cV4WYcH0

Il indique que la banque Goldman Sachs est intervenue dans la rédaction de l'article 123 du Traité de Lisbonne

L’article 123 de Lisbonne dit:

« Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » http://www.eurogersinfo.com/documents/lisbon/tlisbonne3.pdf

Selon M Ghisi, les banques centrales ne peuvent pas prêter aux gouvernements et autres entreprises publics, mais AUSSI ne peuvent s’endetter auprès d’eux!!! Ca marche dans les DEUX sens! Tout notre petit monde doit passer par les acteurs du Casino de la finance…

Bref, la croissance du volume des bilans des banques centrales est le fruit d’un endettement par les banques centrales nationales (y compris en zone euro) auprès des banques commerciales.

 Une banque centrale ne peut, pour différentes raisons, être comparée à une entreprise privée, et encore moins à une autre banque. Les problèmes découlant d’une dotation insuffisante en fonds propres ne se posent donc pas, ou du moins ils ne se posent pas de la même manière. D’une part, une banque centrale ne peut être confrontée à des problèmes de liquidités. D’autre part, une banque centrale génère toujours des bénéfices à moyen et long terme. Grâce à ces derniers, elle peut reconstituer, au fil du temps, des fonds propres suffisants après avoir essuyé des pertes.

La première raison de cette spécificité d’une banque centrale est qu’elle ne peut être confrontée à un manque de liquidités et n’a donc pas de problèmes de paiement à court terme. Une banque centrale peut, à tout moment, honorer la totalité de ses engagements financiers, car elle peut créer elle-même les liquidités nécessaires. Cette différence par rapport aux entreprises privées est un aspect tout à fait décisif. "

Ce lien avec le document  de Liliane Heldkhawam,  date : /2018/01/08

 

Conséquence : la politique monétaire de la Banque centrale en jouant de son taux directeur sert à réguler les crédits et il n'y a qu'à travers les crédits octroyés par les banques qu'une politique structurelle de grands travaux peut se financer tout comme une politique conjoncturelle de relance à travers le déficit budgétaire. L'emprunt, en théorie, lorsque les recettes de l'État sont insuffisantes pour faire face aux dépenses prévues, permet de relancer l'activité économique. Cette relance se traduit par une hausse de la demande qui s'adresse aux entreprises, une hausse de la production et des revenus distribués. Les conséquences bénéfiques sont une hausse des recettes fiscales (en raison de la hausse des revenus distribués) et une baisse des dépenses publiques (moins d'allocations chômage par exemple). Nous sommes ici dans le cas du financement du déficit budgétaire par l'emprunt qui rétablit automatiquement le solde budgétaire.

Cette théorie n'est pas fausse en soi sauf que trop d'emprunts publics conduit à une baisse de l'investissement privé et de l'activité économique en général. Dans la pratique, une banque qui veut s'enrichir à travers la hausse de l'endettement de ses clients va préférer endetter plutôt des états que des particuliers, solvabilité oblige ! Lorsque les états ont une dette qui avoisine les 100% de leur PIB, le poids des intérêts de la dette à rembourser chaque année devient énorme au point que seul le remboursement des intérêts reste possible et plus celui du capital. Il y a alors effet boule de neige. L' État est face à une spirale infernale de sa dette. Avant d'en arriver là et à l'explosions sociale que les dirigeants de la finance mondiale veulent surtout éviter dans les pays riches, ils réclament la mise en place de politique d'austérité. En clair, limitation drastique des crédits. Si vous voulez trouver des recettes supplémentaires pour équilibrer vos budgets, vendez des actifs, cédez toute ou partie de votre patrimoine, privatiser le patrimoine public et les services publics. Nous, investisseurs, financiers, banquiers allons vous le racheter au prix que nous allons l'évaluer. L'état français, des régions, des communes ont appris à vendre de plus en plus le patrimoine public du pays, faute d'être capable de l'entretenir alors que des besoins prioritaires réclament une solution immédiate. Une commune qui possédait des bâtiments historiques du XIème siècle (époque médiévale gérée à travers la propriété commune et les biens communs grâce à une démocratie locale participative et aux assemblées communales) va les vendre au plus offrant pour pouvoir entretenir son école communale et subventionner les repas des enfants. 

De cette manière, les organisations qui vendent leurs actifs diminuent leurs fonds propres, leur réserve financière. Elles deviennent plus fragiles et davantage exposées à des problèmes d'insuffisance de trésorerie. Bref, elles ne peuvent plus investir aisément pour redevenir rentable et c'est le début de la fin, c'est à dire le rachat par des concurrents ou des investisseurs qui ont senti la bonne affaire. Pour les banques commerciales et les banques centrales privées, la question des fonds propres est semble-t-il différente. La Banque centrale privée dispose de son droit à émettre la monnaie fiduciaire ou monnaie centrale. Pour assurer la stabilité des prix qui reste sa finalité essentielle, elle peut créer des billets de banques et les distribuer dans l'économie à travers le réseau des banques commerciales. 

Lorsqu'elle décide de créer de la monnaie scripturale, mieux lorsqu'elle utilise le quantitative easing, la Banque centrale utilise des mesures de politiques monétaires non conventionnelles. Habituellement, la politique monétaire a pour principal instrument le taux d'intérêt auquel les banques peuvent se réescompter auprès de la banque centrale. Du fait de l'ampleur de la crise, les banques centrales ont été amené à prendre des mesures non classiques fin 2008 début 2009, d'où le terme de quantitative easing, consistant par exemple à acheter des obligations ou des billets de trésorerie émis par les entreprises, à reprendre les actifs douteux de banque ou à les garantir. Lancé en 2015, le programme massif de rachats d'actifs de la Banque centrale européenne a permis d'injecter 2000 milliards d'euros dans l'économie. L'assouplissement quantitatif est une version moderne de la planche à billets. Il consiste pour la banque centrale à créer de la monnaie pour acheter sur le marché des emprunts d'État ou privés détenus par des investisseurs. L'objectif est que ces derniers réinjectent les liquidités qu'ils obtiennent en échange dans l'économie, en prêtant aux ménages et aux entreprises qui, à leur tour, doivent stimuler la croissance et l'inflation. La BCE rachète d'abord des titres à hauteur de 80 milliards d'euros par mois, puis ramène ce montant à 60 milliards fin 2016. Comme il concerne dix-neuf pays utilisant la même monnaie, le programme d'achats de la BCE est davantage encadré que celui de la Réserve fédérale américaine, de la Banque d'Angleterre ou de la Banque du Japon. La BCE s'interdit notamment d'acheter trop d'obligations d'un pays ciblé, pour éviter d'être accusée de financer sa dette publique.

En clair, les dettes qui ne peuvent plus être remboursées sans un effondrement du système économique, dettes consécutives à la distribution anachronique des crédits par les banques commerciales privées qui ont ainsi cherché à maximiser leurs profits, ces dettes sont rachetées par la banque centrale privée et indépendante des états. Pour être certain d'être sauvé de cette manière, il faut être une institution financière très importante dont l'effondrement va entraîner celui de l'économie toute entière (to big to fail). Autant concentrer le pouvoir des banques commerciales dans une oligarchie puissante qui sait dorénavant que la maximisation de ses profits est quasiment sans risque. Au passage, une banque commerciale peut accorder un crédit à une firme multinationale pour que celle-ci rachète un de ses concurrents affaibli par la crise et largement endetté. Cet endettement va disparaître au bout du compte dans les actifs de la banque centrale privée et cette firme multinationale sera déchargée du poids de cette dette. La firme multinationale verra sa place renforcée dans l'oligarchie à laquelle elle appartient, la banque commerciale et la banque centrale auront fait leur travail pour maximiser les profits des propriétaires privés des moyens de production à travers leur big business.

 

schéma : politique monétaire classique et non conventionnelle

 

b) la maximisation des profits pour les grands industriels et les grands banques d'affaires au service des maîtres du monde ou tout au moins des dirigeants du système de pouvoir économique libéral.

 

voir big business avec Hitler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la fin de cette histoire stupéfiante et parsemée de scandales, les citoyens ont compris que la source inépuisable d'argent, de monnaie est en réalité leur travail pour produire des richesses et un travail qui exige dorénavant plus de productivité, de flexibilité et qui va durer plus longtemps, 42 années et plus jusqu'à 45 ans, ce qui pour un jeune qui commence à travailler à 18 ans nous mène à 60 puis 63 ans et pour ceux qui ont fait des études jusqu'à 23 ans, 65 à 68 ans ou plus ! Le travail comme base incontournable de la monnaie pleine, nous y viendrons nous aussi.

(c'est la transition pour les conséquences sociales)

 

 

Hjalmar Schacht a fait l'inverse : les acteurs économiques utilisent des bons de travail qu'ils échangent et une fois la production finie, les bons de travail sont escomptés à la banque centrale en monnaie nationale que nous pouvons alors qualifier de monnaie souveraine, de monnaie pleine.

L'oligarchie financière interdit la monnaie pleine car elle s'enrichit sur l'endettement de tous, états y compris. Alors elle fait faire ce travail d'endettement par les banques commerciales. Ce qui est le contraire du système monétaire de Schacht qui n'a pas besoin de l'intervention de banques commerciales et qui n'endette personne. Au contraire le miracle allemand s'il n' a pas enrichi tous les citoyens en 4 ans, avait la capacité économique de le réaliser. Nous savons que la volonté politique des nazis financés par l'oligarchie financière anglo-saxonne était tout autre et fondée sur la guerre de conquête au profit exclusif de cette dernière. Voir sur ce point le livre de Jacques R. Pauwels : Big Business avec Hitler.

 

 

Ce qui est faux, c'est ce que la plupart des humains, croient, c'est que la monnaie est de l'argent, de l'or ou doit être matérielle. Tout votre discours est basé sur ces croyances ou ces limites qui viennent du passé et des famines historiques, c'est humain, je le comprends, mais c'est faux... Hayek cherche une utopie du marché qui, inapplicable dans la réalité, permet de justifier toutes les injustices sociales et la mort des plus faibles : « à défaut de l'achat d'une paix sociale par l'État-Providence, le marché d' Hayek aurait été balayé depuis longtemps »... WWW.monnaie-pleine.ch au contraire permet le meilleur des deux, une monnaie bien commun, sociale et protectrice des plus faibles et des monnaies libres, transparentes comme le wir de la banque https://www.wir.ch/fr/ , au risque des investisseurs qui le veulent bien... La monnaie ne doit donc pas être matérialisée mais rester un moyen d'échange, des chiffres utiles comme les mètres pour un architecte. Le principal problème, c'est justement l'accaparement par des cupides, l'épargne paralyse souvent et bloque les échanges. La monnaie doit être comme de l'eau courante, si on a de l'eau courante fiable, personne ne fait plus de citernes à curer, nettoyer, surveiller, avec les risques de maladies infectieuses, choléra etc... Il est stupide de dire qu'il manque de monnaie, c'est comme dire qu'il manque de mètres pour un architecte. La meilleure preuve, on a trouvé des milliers de milliards pour sauver les banques mondiales, alors que Fillon disait qu'il n'y avait plus d'argent en France, ou des milliards pour des guerres mondiales... la 3ème est déjà en cours !
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François de Siebenthal

MP ne donne aucun pouvoir à l'état qu'il n'a pas déjà !
-----> MP donne le choix à chaque citoyen de choisir entre un compte risqué et rémunéré, et un compte de dépôt non risqué et non rémunéré.
---------> ce choix, les personnes assez riches pour être acceptées par un banquier privé l'ont déjà, ce n'est même pas une innovation, c'est le métier ancestral des banquiers privés.

Bernard GVA

 

L'hypothèse de travail de Vincent, de meyer et de moi (depuis 2012) est que les banques créent leur monnaie-dette, la déposent auprès de la BNS qui l'utilise dans des opérations de REPOS quotidienne(Open Market). La BNS ne crée de zéro que les numéraires et les banques le scriptural. C'est même écrit depuis peu clairement dans la définition de son glossaire sous création monétaire. Le bras droit de Jacques Delors a confirmé la chose, ainsi que J Attali. J'ai d'autres documents qui prouvent la chose. Le fait d e dire que la BNS crée l'argent ex nihilo la dédouane. En revanche, l'usage de notre épargne l'accable pour ne pas dire plus... De plus, ce n'est que pcq les capitaux sont déposés auprès de la BNS que nous n'y avons plus accès, ou à tt le moins que l'accès est rendu difficile (achat d'appart, fin du versement sous forme de capitaux à la retraite, etc.)

La monnaie centrale veut dire que l'argent est soit numéraire créé par la BNS, soit scriptural bancaire déposé auprès de la BNS. Dans les 2 cas, l'argent est garanti par la Suisse. C'est de l'argent du trafic de paiement déposé auprès de SIC qui appartient à SIX group. Je vais vous mettre ce lien du bras droit de Delors. C'est la preuve la plus simple...
https://lilianeheldkhawam.com/.../les-banques-centrales.../

A découvrir Marc Meyer. Un solide économiste dont le livre dit clairement que la BNS s'endette dans le cadre de sa politique monétaire non conventionnelle... https://snbchf.com/snb/marc-meyer/

<Pour moi les banques centrales ne créent pas de monnaie scripturale. Même pas la fed. Entre les gouvernements et les BC se trouvent les banques commerciales (pas toutes une petite vingtaine). Les QE sont des liquidités qui passent du niveau national vers le supranational. L'avantage des QE, c'est que la partie qui est intégrée à la masse monétaire centrale devient consistante car garantie par les Etats (patrimoine).

Une autre démo par la compta. Vous verrez que jusqu'à un passé récent, la BNS émettait des bons pour s'approvisionner en liquidités (dettes donc). Ce qu'elle a fait pour le sauvetage de UBS. Depuis septembre 2011, elle a reçu le feu vert pour zapper les émissions de bons et piocher dans le compte des banques... https://lilianeheldkhawam.com/.../bns-taille-et.../

Si vous voulez prendre le temps d'étudier la chose, regardez ceci aussi. La présentation de Dewet Moser : https://www.snb.ch/.../ref.../source/ref_20130321_mo.de.pdf

Liliane Held-Khawam

 

 

LE SYSTèME MONéTAIRE
« BRAKTEATEN »
DANS L'EUROPE MéDIéVALE
Entre le Xlle et le XVe siècle en Europe, il y eut un
système monétaire appelé « Brakteaten ». Frappée par
différentes villes, ainsi que par différents évêques et
souverains, cette monnaie ne facilitait pas seulement
l'échange des biens et services, mais permettait également de
percevoir l'impôt. Chaque année, les fines pièces d'or et
d'argent étaient « rappelées » et frappées à nouveau à deux
ou trois reprises, perdant de ce fait 25 % de leur valeur.
Étant donné que personne ne voulait garder cette
monnaie, les gens investissaient en achetant des meubles, de
belles maisons, des œuvres d'art ou tout autre objet ayant des
chances de conserver ou d'accroître sa valeur. C'est à cette
époque que furent produites certaines des plus belles œuvres
de l'art et de l'architecture sacrés et profanes. « Car lorsque
la richesse monétaire ne peut s'accumuler, c'est la vraie
richesse qui voit le jour. »
On estime que cette époque constitua l'un des sommets
de l'histoire culturelle européenne. Les artisans travaillaient
cinq jours par semaine, les apprentis bénéficiaient du « saintl undi
» (lundi chômé) et le niveau de vie était élevé. En
outre, il y avait très peu de conflits et de guerres entre les
différents pouvoirs.
Cependant, les gens n'aimaient pas cette monnaie dont la
valeur s'effondrait à intervalles réguliers et, pour finir, vers
la fin du XVe siècle, le penny « étemel » fut introduit ; avec
lui apparurent les intérêts et la concentration de la richesse
entre des mains toujours moins nombreuses, en même temps
que les problèmes économiques et sociaux qui en découlent.
La leçon à tirer de tout ceci est que les impôts doivent être
prélevés distinctement des frais de circulation de l'argent et
ne pas leur être associés.
http://base.socioeco.org/docs/bue_fra_libererlargent.pdf

 

 

 

 

Pour écarter l'utilisation de la subsidiarité qui implique la propriété commune et une monnaie pleine, Ricardo et les économistes orthodoxes qui soutiennent les mythes de la doctrine libérale capitaliste ont développé la thèse fallacieuse de la division du travail et de la spécialisation des productions qui justement légitime la propriété privée des moyens de production, sauf qu'un obstacle survient alors immédiatement : la concurrence entre les entreprises privées de production de richesses. La subsidiarité et la propriété commune ignore la concurrence. Les échanges se déroulent dans le cadre principal de la solidarité entre les réseaux de vie et cette solidarité est gérée à travers des écritures comptables exprimées ou non dans une valeur monétaire. Nous savons que la première justification de l'introduction de la monnaie dans une économie a été élaborée par un dirigeant politique qui a cherché ainsi à contrôler les échanges dans le groupe social qu'il cherchait à dominer d'une manière absolue, despotique, tyrannique. C'est la propriété collective de ce dirigeant politique qui est alors à l'origine de la monnaie frappée par ce roi, ce chef de guerre, ce dirigeant d'un système de pouvoir.

Dans cette forme de propriété privée, en réalité, il y a la responsabilité individuelle d'un commerçant ou d'un artisan mais qui est alors bien davantage le gestionnaire d'une propriété commune. Si l'expédition commerciale échoue ou est détruite, c'est bien toute la communauté qui va s'appauvrir momentanément. Ce fut le cas lors des expéditions maritimes après 1307, les commerçants et armateurs montaient une tontine pour se partager les bénéfices si les navires revenaient à bon port, dans le cas contraire, tous essuyaient des pertes en fonction du niveau de leur participation à la tontine, de leurs apports en industrie, capitaux ou marchandises. Avant 1307, la flotte puissante de l'ordre du temple développée à partir de la flotte des Normands et Vikings assurait le développement du temps des cathédrales et oeuvrait pour les réseaux de vie, les villes libres de l'époque médiévale, la dernière période florissante en Europe jusqu'à nos jours. Les échanges sont commerciaux, il n'y a pas transfert des moyens de production ou transfert du patrimoine, uniquement des biens de consommation ou des biens d'équipement réalisés à partir de ces moyens de production et avec la compétences du personnel qui a travaillé avec ces moyens de production qu'eux ou d'autres ont commencé par créer. Les biens s'échangent selon la valeur d'usage, valeur d'échange et valeur d'usage sont identiques à ce niveau d'échange entre deux propriétaires privés qui chacun respecte la propriété privée de l'autre sans vouloir la conquérir. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'utilisation de la monnaie pour rémunérer le travail et contrôler les échanges commerciaux accompagne l'interdit posé sur l'utilisation complémentaire des 3 formes de propriété. Cette monnaie destinée à favoriser les intérêts de l'oligarchie financière pour contrôler et diriger le monde actuel est l'argent dette, la monnaie créée à partir de rien par les banques commerciales privées ou les banques centrales privées qui contrôlent les banques commerciales. L'argent dette sert à multiplier les crédits pour soutenir l'expansion du système économique et il sert à enrichir sans limites banquiers et financiers qui le dirigent.  

L'argent dette est gratuit pour les banques, il suffit d'ajouter des chiffres sur le compte des clients et celui de la banque, ensuite le client doit payer des intérêts puis rembourser le capital. La création de l'argent dette n'est soumis à aucun impôt ni taxe, pas même la TVA. Enfin la banque commerciale peut se créer de la monnaie pour financer son propre développement, ce qui est pratique et particulièrement efficace pour concurrencer les autres banques ou tout simplement pour disposer de suffisamment de richesses pour acheter tous les actifs souhaités : capital d'entreprise, projets immobiliers, emprunts d'état, etc.. Il suffit que l'équipe dirigeante de votre banque d'affaire dispose de suffisamment de relations, voire d'anciens collègues de votre banque, à la banque centrale privée, au gouvernement, dans les institutions politiques tout autour de la planète. C'est que réussit fort bien la banque Goldman Sachs qui place ses anciens dirigeants partout où c'est possible

En réalité, rien n'est jamais gratuit lorsqu'il s'agit de systèmes de pouvoir et de maximiser les profits de la minorité qui les dirige. 

 

 

 

 

 

Les deux interdits réunis donnent aux propriétaires des moyens de production, aux plus riches, le plus souvent déjà riches bien avant le développement industriel lorsqu'ils ont captés pour eux seuls les richesses du temps des cathédrales et de l'époque médiévale organisée en réseaux de vie, les moyens financiers pour dominer l'ensemble de l'économie mondiale et ils ont réussi dans cette usurpation du pouvoir politique, économique et social. 

 

Pourtant, s'il est plus difficile de comprendre ce que signifie l'utilisation complémentaire des 3 formes de propriété tant il est facile d'affabuler sur le rêve chimérique que tous deviennent propriétaires sans trop d'inégalités et tant il est facile d'écarter la propriété commune sous le prétexte que les gens sont incapables de la gérer, il est bien plus facile d'éliminer l'interdit posé pour écarter l'utilisation de la monnaie souveraine ou monnaie pleine. Nous avons vu l'argument de Harin sur les communs dans lesquels, selon lui, les villageois font paître leurs bêtes jusqu'à détruire ces pâtures et comment Elinor Ostrom a éliminé cet argument fallacieux en montrant justement de quelle manière le groupe social local s'organise pour développer et non détruire ses biens communs. De même de nombreux dirigeants politiques et des économistes ont montré que les banquiers ne devaient pas créer eux-mêmes de la monnaie sans contrôle politique de l'ensemble des citoyens. Nous savons comment ces banquiers ont usurpé ce pouvoir et comment ils ont étendu leur domination du monde en fomentant crises boursières et guerres mondiales.

Pour restaurer la monnaie souveraine, la monnaie pleine au service de l'ensemble des citoyens, il faut certainement comprendre les techniques bancaires mais aussi comprendre que si l'utilisation d'une seule monnaie créée exclusivement par les banquiers leur permet d'accroître sans limites leur propriété privée de banquiers en leur permettant de contrôler toute l'économie, cette norme d'utiliser qu'une seule monnaie n'est en rien essentielle et fondamentale, au contraire, les périodes d'économie prospère et de développement social ont toutes utilisé plusieurs formes de monnaie. Faire croire aux citoyens qu'une seule monnaie est nécessaire et est la bonne parce qu'ils ont usurpé le pouvoir de la créer, représente l'imposture financière fondamentale et une des plus criminelles.

La norme dans les réseaux de vie est bien qu'une forme de monnaie suit une forme de propriété et plus simplement encore, une forme de monnaie suit les activités réalisées sur chacun des trois niveaux d'activité humaine : travail indispensable pour vivre et survivre, réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures dans le cadre d'un développement durable de la vie sur terre et enfin, le niveau de l'action politique menée par tous les citoyens. 

La première solution optimale apportée par la subsidiarité et l'alliance des contraire est l'indispensable complémentarité entre rendements croissants et rendements décroissants dans l'activité économique, nous venons de le voir dans la présentation de la première norme de la culture humaniste : la complémentarité entre les trois formes de propriété. La complémentarité entre rendements croissants et décroissants est la source de la propriété commune et des biens communs.

La seconde solution optimale apportée par la subsidiarité est l'association entre une forme de propriété et une forme de monnaie. Interdire une forme de propriété a pour conséquence logique l'interdiction d'une forme de monnaie. La propriété commune est gérée à travers une monnaie gérée elle aussi en commun, forcément ! Il s'agit de la monnaie souveraine ou monnaie pleine qui facilite les échanges de travail et de biens et services dans les réseaux de vie. 

Nous allons donc préciser l'utilisation de la monnaie souveraine dans les réseaux de vie et dans le cadre de la culture humaniste en commençant par examiner les formes de monnaies qui accompagnent chacune des trois formes de propriété. Ensuite nous verrons comment la monnaie souveraine et les autres monnaies participent à la gestion de chacun des trois niveaux d'activité.

 

I les formes de monnaie utilisées selon chacune des 3 formes de propriété.

 

1) La monnaie utilisée dans le cadre de la propriété privée exercée dans les réseaux de vie

 

La propriété privée, dans les réseaux de vie, n'est pas utilisée en premier car c'est la propriété commune qui est la plus judicieuse pour produire et répartir équitablement les richesses produites par le travail de tous. La propriété privée sert à valoriser un travail exceptionnel, une innovation, un apport majeur pour satisfaire surtout le besoin de sécurité du groupe social. Elle peut devenir importante lorsque les propriétaires privés constituent à partir de leurs revenus un patrimoine remarquable. Au décès du propriétaire individuel, la famille peut continuer à gérer seule ce patrimoine ou comprendre que ce patrimoine est plus judicieusement géré dans la cadre des biens communs ou d'un patrimoine public géré à travers la propriété collective.

1.1 La monnaie n'est pas forcément indispensable à la gestion de la propriété privée. 

1.2 La monnaie en tant qu'instrument de mesure permet d'évaluer le niveau d'un patrimoine privé et ce niveau est pris en compte au niveau de l'action politique exercée par les citoyens d'un réseau de vie. 

Il s'agit de vérifier si la complémentarité entre les 3 formes de propriété produit des conséquences bénéfiques pour le groupe social, des synergies, des motivations, des innovations ou si au contraire le développement trop important des propriétés privées creuse des inégalités et développe des tensions dans le groupe. Tout dépend dans cette situation du partage de la valeur ajoutée décidée dans cette entreprise privée.

1.3 Dans les réseaux de vie, la propriété privée est réelle et engage la responsabilité sociétale du propriétaire vis à vis du groupe. 

Dans les réseaux de vie, nous le rappelons ici, même si nous le préciserons dans l'action politique, qui est le troisième niveau d'activité humaine, il n'y a en principe pas d'impôts car les politiques économiques utilisent une forme de monnaie sans dette, la monnaie souveraine ou monnaie pleine adaptée à la gestion des biens communs dans le cadre de la propriété commune. Donc le propriétaire privé dans les réseaux de vie bénéficie de la paix, de l'organisation optimale de l'ensemble des réseaux de vie. En clair, ce n'est pas parce qu'il a été admis en tant que propriétaire privé qu'il est considéré comme appartenant à un système de pouvoir extérieur aux réseaux de vie et que par exemple il aurait droit de gérer son patrimoine selon les règles de la doctrine libérale présentes dans le système économique capitaliste. Le propriétaire privé trouve sa place dans la culture humaniste et il rend des comptes au niveau de son action politique comme les autres citoyens dans les assemblées politiques, par contre la sécurité économique de sa propriété est garantie,  notamment par l'utilisation de la monnaie souveraine, la monnaie pleine à partir de laquelle des spéculations personnelles en bourse ne sont plus possibles tout comme une crise financière.

Le " véritable " propriétaire se trouve dans les réseaux de vie. Il n'est pas en concurrence dérégulée ou plus ou moins sauvage avec d'autres propriétaires pour savoir qui finalement sera plus riche que tous les autres (en 1960, une estimation financière indiquait que 80% de la fortune Rockefeller était " propriété " de Rothschild ou du moins était contrôlée directement par cette famille qui avait commencé par prêter de l'argent à l'employé de banque John Rockfeller qui avait compris comment faire fortune). Avec la monnaie souveraine, il est à l'abri des crises financières. Mieux, dans les réseaux de vie, si son entreprise n'arrive pas à se développer et rencontre l'échec, il ne finit pas en faillite et il n'est pas ruiné. La fin de son entreprise sera actée par l'assemblée de l'action politique et ses dettes seront effacées. Ce qui est cohérent et logique puisqu'au départ, son projet d'entreprise privée, sa volonté de se constituer un patrimoine privé auront été approuvés par cette même assemblée de l'action politique. Le propriétaire privé d'une entreprise qui a été liquidée reste comme les autres membres des réseaux de vie, un utilisateur de la propriété commune avec ses biens communs ainsi qu'utilisateur des biens et services gérés en propriété collective. La subsidiarité reste un exercice risqué : obtenir une solution optimale nécessite souvent plusieurs expérimentations, par contre elle reste à tous les coups une excellente école pour développer les compétences. Le bilan en cas de fermeture de l'entreprise n'est pas nul : ce n'est assurément pas la solution optimale ! 

En principe dans le cadre de la subsidiarité et fort d'un haut niveau de compétences, celui ou celle qui se lance dans la création de son entreprise privée avec l'accord de l'assemblée de l'action politique de son réseau de vie, a bien plus de chance de réussir que dans le cadre des systèmes de pouvoir, en particulier dans le cadre du système libéral ou neo libéral actuel. La propriété privée joue donc le rôle de laboratoire pour innover, tester une solution nouvelle. Si cette activité se développe, son propriétaire en retire un bénéfice dont il est seul juge pour en décider de son utilisation (nous rappelons que dans les réseaux de vie, il n'y a pas besoin d'impôts pour redistribuer les richesses produites). Puis à un stade de développement, lorsque l'apport en capitaux dépasse les possibilités de l'entrepreneur privé, celui-ci doit demander l'aide des réseaux de vie dans le cadre de la propriété commune pour les biens et services matériels ou dans la cadre de la propriété collective pour les biens et services immatériels. Le propriétaire privé conserve les gains de son entreprise. Selon ses compétences, il peut décider à nouveau de créer une autre entreprise privée, sachant qu'en cas d'échec il ne sera pas ruiné. En réalité, les chefs d'entreprises privées qui réussissent vont être appelés en fonction de leurs compétences à des niveaux de responsabilités plus élevés dans le fonctionnement des réseaux de vie au niveau local ou au niveau de la Confédération.

 

1.4 Rappel : dans le système de pouvoir libéral et capitaliste il n'en va pas du tout de même et les propriétaires sont toujours menacés de perdre toute ou partie de leur patrimoine privé.

Le développement de la propriété individuelle après 1789 est une réalité juridique bien plus qu'économique car pour devenir propriétaire grâce aux seuls revenus de son travail, il faut en principe obtenir un crédit et donc utiliser l'argent dette créé par les banquiers à partir de rien. Avant la généralisation de l'économie du crédit, seul l'héritage pouvait favoriser l'obtention d'une richesse suffisante pour devenir soi-même propriétaire, sinon il y avait bien entendu la solution classique de s'enrichir grâce à son entreprise ou son commerce particulièrement innovant et efficient. Aujourd'hui, ne devient propriétaire que celui qui a remboursé son crédit et est capable de payer ses impôts, sinon il perd sa propriété justement pour payer ses impôts qui eux vont rembourser les emprunts faits par les états auprès des banquiers internationaux. Cette réalité se découvre notamment lorsque l'on joue au jeu de la monnaie où il faut être capable de payer les deux : crédit + impôts. 

Nous savons que dans le système de pouvoir libéral financier, l'ensemble de l'argent en circulation correspond au départ à une dette et circule pour rembourser sans fin des dettes au profit de l'oligarchie financière mondiale. Et encore, comme le remboursement du crédit supprime l'argent dette créé pour ce crédit, en réalité la quantité de monnaie qui circule dans une économie est très insuffisante pour pouvoir rembourser de suite l'ensemble des crédits en cours ou l'ensemble des dettes exigibles. D'où deux conséquences connues : 

En clair, mis à part la centaine de personnes à travers le monde qui possèdent en 2016 autant que la moitié la plus pauvre de l'humanité, tous travaillent toute leur vie pour payer des dettes qui enrichissent sans limites une minorité de plus en plus réduite de super riches ou simplement des riches devenus complètement fous... et dont pour le moment nous acceptons d'être soumis à leurs folies (sauf les poètes et les initiés, nous en reparlerons). 

Bref dans le système de pouvoir libéral et financier, le droit de propriété privé n'est qu'une simple fiction juridique utilisée pour favoriser la soumission librement consentie aux dirigeants du système de pouvoir libéral, aux tyrans de la finance qui détruisent les propriétés des autres pour enrichir toujours plus les leurs. La conséquence sociale est connue : l'élimination progressive des classes moyennes qui retournent à un état de pauvreté comme dans les années 1830 - 1860.

Au départ, le crédit accordé avec de l'argent dette repose uniquement sur la croyance du banquier qu'il va faire une bonne affaire en vous l'accordant. S'il refuse et les autres banquiers aussi, vous devrez vous soumettre et supporter cette exclusion pénalisante sur le plan économique et social... qui va sérieusement limité votre patrimoine et votre propriété, votre niveau de vie. Il s'agit ici d'un pouvoir exorbitant et discrétionnaire qui échappe aux règles du vivre ensemble définies par exemple dans une Constitution. Une preuve s'il en faut que le pouvoir financier grâce à cette usurpation du pouvoir de créer de la monnaie ex nihilo est bel et bien supérieur au pouvoir politique et au pouvoir des peuples. Ce qui est impensable dans le cadre des réseaux de vie et de leur culture humaniste.

 

2) la monnaie utilisée dans la cadre de la propriété commune et les biens communs des réseaux de vie.

 

En principe l'utilisation des biens communs n'a pas besoin de monnaie, le droit d'usage, premier élément du droit de propriété suffit. Il s'agit alors de développer les droits sociaux et leur gestion d'une manière autonome et parallèle à l'utilisation de la monnaie. L'usage des biens communs est soit gratuit en monnaie pleine et à ce moment là les droits sociaux sont utilisés directement soit s'il n'y a pas usage d'un bien commun au cours d'une période donnée, les droits sociaux sont capitalisés pour être utilisés ultérieurement. Il peut y avoir une rémunération mixte du travail fourni avec une partie en monnaie pleine pour la consommation directe et une partie en droits sociaux pour une consommation différée. A un moment donné, se pose la question de la conversion des droits sociaux en monnaie légale pour utiliser d'autres biens immobiliers ou mobiliers ailleurs que dans le cadre de la Confédération des réseaux de vie dans laquelle nous vivons. Nous préciserons cette gestion des droits sociaux plus loin lorsque nous verrons le financement des oeuvres, deuxième niveau de l'activité humaine.

 

Dans le système financier libéral actuel et plus précisément dans la gestion de la zone monétaire euro, il y a un mécanisme qui représente bien les échanges de paiement dans le cadre d'une propriété partagée qui gère les intérêts communs même si la propriété commune est interdite dans le système libéral. Ce paradoxe est connu et nous l'avons souligné à maintes reprises. Les dirigeants de l'oligarchie financière qui nous interdisent d'utiliser les organisations en réseaux, sont justement des experts dans l'utilisation de tous les avantages que procurent les réseaux afin de développer leurs profits, leurs affaires et leur domination du monde. Nous connaissons leurs cercles restreints, leurs comités privé de décision au niveau de leur gouvernement mondial. Bien entendu les réseaux occultes que l'on cache soigneusement sont plutôt des mafias car celui qui divulgue le secret ou pire, le trahit, est condamné à mort par le clan. Mais dans le monde de la finance internationale, les transactions quotidiennes même entourées de complexité technique très élaborée, n'ont rien d'occulte ou de secret. Au contraire, nous pouvons y remarquer des règles de bon sens, un pragmatisme de premier plan et une efficience redoutable pour économiser la monnaie, s'en passer carrément pour mieux servir les intérêts des propriétaires qui gouvernent l'économie en évitant le contrôle des états. Il n'est plus question de transférer des monnaies légales, des devises d'un pays à un autre lorsque l'on dirige des firmes transnationales qui utilisent le dumping social, les pays à faibles coûts de main d'oeuvre et  le dumping fiscal, les paradis fiscaux pour maximiser les profits. A la place d'un transfert de devises géré en principe par la politique monétaire des états, il y a mieux lorsque justement ces politiques monétaires ne sont plus confiées aux états mais à une banque centrale indépendante. Entre propriétaires, nous l'avons vu, les simples écritures comptables suffisent puisque tous les propriétaires qui participent à l'échange jouent le même jeu, poursuivent le même but : dominer l'économie mondiale en se partageant les domaines d'activités. Et les propriétaires des entreprises qui se partagent les marchés, le plus souvent les groupes financiers et les actionnaires, peuvent ainsi échapper au contrôle des états. Il suffit de mettre en place un système un système de paiement des échanges économiques qui sert au mieux vos intérêts de propriétaires privés dans une zone économique donnée.

Ce mécanisme qui écarte les transferts de devises, l'échange de monnaie se nomme Target. La monnaie centrale a été remplacée depuis longtemps par le système Target2, qui permet aux banques d'équilibrer leurs comptes en crédit/débit mutuel, donc sans besoin de circulation monétaire. Les Banques Centrales annulent en continu les crédits impayés qui pourraient malgré Target2 mettre en péril l'équilibre global, en les rachetant aux banques par création de monnaie centrale à gogo, en utilisant la planche à billet. L'intérêt de Target est dans la compensation entre pays en échange d'obligations publiques. Si ces obligations publiques perdent de leur valeur pour différentes raisons et qu'aucun investisseur n'en veut, la banque centrale va les racheter pour les enlever du marché, comme ce fut le cas pour les crédits toxiques issus de la crise des subprimes depuis 2006. Nous sommes bien ici en présence d'une propriété commune propre à l'oligarchie financière qui utilise bien plus des sortes de droits sociaux, des droits à tirage de titres financiers réservés à leurs seules membres, que de la monnaie scripturale habituelle en argent dette dont nous savons que comme toute monnaie dette, elle trouve son origine dans des crédits accordés à partir de rien par des banques commerciales. Cette compensation correspond aux écritures comptables des marchands de Sumer, 3 000 ans avec J.C, écritures comptables qui sont toujours valables entre propriétaires qui suivent les échanges de leurs entreprises.  

document :

Qu‘est-ce que TARGET2 ? C’est le système de paiement centralisé des institutions bancaires en zone euro. Cette plate-forme va traiter les plus gros ordres de paiements interbancaires (91% de la valeur totale des paiements en Europe). C’est ce système qui permet la libre circulation de la monnaie en Europe ; c’est une véritable pierre angulaire de la stabilité européenne… et une mine sur laquelle nous sommes assis.

Pour faire simple, TARGET2 nous donne la balance des paiements entre pays membre de la zone euro et permet de savoir qui doit de l’argent à qui, et qui est créancier. Voici les derniers chiffres officiels. On constate assez facilement que les créances (en rouge) sont supportées majoritairement par l’Allemagne (jaune) et plus modestement par le Luxembourg. TARGET2 a été scruté lors de la crise car il reflétait les tensions interbancaires entre pays en illustrant parfaitement la course à la qualité (fly to quality) vers l’Allemagne au détriment des créances à risques comme la Grèce, l’Espagne ou encore l’Italie.

Selon la BCE et Mario Draghi, le déséquilibre de TARGET2 est… normal et même justifié techniquement. Je vais faire simple. La théorie de la BCE, c’est que les vendeurs de la dette sont des opérateurs étrangers localisés en Allemagne pour des raisons techniques car plus avantageux. Du coup, chaque banque centrale nationale qui, dans le cadre des rachats de dette, achète des titres à ces opérateurs étrangers, vient gonfler le solde de l’Allemagne aux dépens des autres banques centrales. Exemple : la banque d’Espagne achète des créances espagnoles à un opérateur étranger en Allemagne, alors la dette de l’Espagne envers l’Allemagne est plus grande. Tout serait donc parfaitement normal et maîtrisé. Mais quand on commence à considérer des déséquilibres comme la « norme »… on n’est sans doute pas loin de la fin. TARGET2 ou l’illustration du manque de confiance. Sérieusement ? Qui pourrait croire — alors que la montée du populisme n’a jamais été aussi forte — que le Royaume-Uni déclenchera le Brexit dans quelques jours, que l’Italie est dans un marasme politique total… le déséquilibre de TARGET2 est tout simplement… « technique et normal » ?

Si l’on regarde de plus près : les investisseurs étrangers se débarrassent de la dette car ils manquent de confiance. Surtout, même les résidents qu’ils soient italiens, espagnols, grecs ou même français quittent le navire à la moindre secousse ! Plusieurs économistes de renom dont Eric Dor, directeur des études économiques de l’IESEG de Lille, confirme que les tensions sur TARGET2 ne peuvent pas être uniquement justifiées par le QE. Le risque est-il réel ? Le risque ne serait réel qu’en cas de sortie d’un pays de la monnaie unique avec l’obligation de rembourser ses créances ou/et d’entraîner une défiance totale du système. En clair, il n’y a aucun risque si : vous considérez la zone euro comme une zone économique efficiente ; vous considérez la politique européenne harmonieuse et homogène ; vous pensez que l’euro est une monnaie forte et outils parfaitement maîtrisé ; vous pensez qu’il n’y aura aucune remise en cause de l’euro. Inquiétez-vous quand même un peu si on vous a dit que : les banques ne faisaient pas faillite ; le Brexit n’était pas possible ; Trump ne serait jamais président. L’heure n’est plus à la recherche du rendement… elle est à la protection de ce que vous possédez. Plus d'infos sur : http://labourseauquotidien.fr/target2-bombe-refait-surface/  Copyright © Publications Agora 

fin du document.

Le problème provient du fait que cette technique de compensation adaptée aux échanges entre propriétaires qui travaillent en commun dans une zone économique où il y a un marché unique, présente l'aspect d'une gestion d'une propriété commune mais en réalité elle n'est pas une propriété commune car l'ensemble des propriétaires, entrepreneurs, actionnaires, épargnants ne forme pas une union politique capable de gérer des projets communs. Et c'est toute la question de l'avenir de l'Union européenne et de la zone euro tant qu'elle n'est pas une union politique ou que l'oligarchie financière anglo-saxonne s'oppose ou ne veut pas arriver à une union politique. Cette question nous intéresse ici car la confédération des réseaux de vie va utiliser également un mécanisme de compensation entre les différents réseaux de vie regroupés en zone géographique ou regroupés par type d'activité au niveau de l'ensemble de la zone de la confédération. Évidemment, la confédération des réseaux de vie est une union politique qui utilise le plus possible la propriété commune, encore faut-il examiner comment les échanges entre réseaux de vie se compensent au niveau d'une confédération.

La conséquence dans la zone euro est que les états jouent chacun leur propre intérêt comme avant l'union monétaire alors que les échanges sur le marché unique modifient forcément leur situation. Au bout d'un certain temps, des intérêts nationaux et nationalistes vont ainsi perturber ou contester ce mécanisme financier et simplement comptable qui sert avant tout les intérêts de l'oligarchie financière dans son entreprise de contrôle et de domination de l'économie de la zone euro, la zone économique la plus riche du monde. Et encore, au sein de la zone euro comme d'ailleurs à travers l'économie mondiale, ce sont deux camps qui s'affrontent et qui ont une perception de la monnaie radicalement différente. Ces deux camps sont connus depuis des siècles : les marchands et les entrepreneurs d'un côté et les rentiers, les épargnants de l'autre côté. D'où la question actuelle de l'interprétation des soldes de chaque pays après compensation des échanges au niveau de la banque centrale. Comme disait Keynes : " La création monétaire des banques est illimitée, pourvu qu'elles marchent toutes du même pas." Or visiblement si les banquiers veulent marcher du même pas pour poursuivre l'endettement des états et des citoyens, endettement qui nourrit leurs profits et garantit leur domination de l'économie, leurs clients et les épargnants, les propriétaires les plus riches qui justement ne sont pas propriétaires associés dans les banques centrales privées de l'oligarchie financière préfèrent marcher d'un autre pas, le leur en priorité. Comme quoi, assurément aussi, il faut commencer à se méfier en priorité de ses amis. La solution est connue pour sortir de cette impasse. " Les premiers qui quitteront l'Euro s'en sortiront le mieux." Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie.

 

Nous utilisons un résumé de différentes sources pour présenter cette controverse

Dans les pays de la zone euro, les gouvernements ne sont pas tenus d’apurer les pertes des banques centrales. Les banques centrales [qui prennent la perte] passeraient en capital négatif. Cette histoire de capital négatif est fort peu connue du public, mais elle est réelle. Les banques centrales, et elles seules, peuvent avoir un capital négatif parce qu’elles sont de toute façon les émettrices de la devise dans laquelle est libellé ce capital. Même avec un capital négatif, une banque centrale ne serait pas faillie. À la différence des autres banques, elle est structurellement profitable en raison des profits de seigneuriage qu’elle retire de son monopole d’émission de la monnaie légale (en argent dette). Cette sorte d’immunité n’est pas une question de profitabilité structurelle, quoiqu’elle remonte bien au monopole d’émission. Le seigneuriage provient du prêt à taux positif de l’argent des billets, lesquels billets portent un taux nul. Ceci produit le bénéfice du seigneuriage – sauf si le taux de politique monétaire est négatif, ce qui est maintenant le cas, et dans ce cas, le seigneuriage devient une perte au lieu d’un bénéfice. Il est cependant bien exact qu’une banque centrale ne peut être faillie du simple fait qu’elle doive payer plus qu’elle n’a, puisque c’est elle qui produit ce avec quoi on paye. Il faut cependant faire attention que cela ne vaut que pour la devise que, précisément, elle émet. Si elle se sur-endettait dans une devise étrangère, l’argument ne serait plus valable.

La BCE a mené des réflexions à ce sujet, dans un contexte toutefois non lié aux exits. Traduit en langage courant, cela veut simplement dire que les banques centrales gardent la perte sans rien faire, ce qui ne les met pas en faillite (alors que la même chose mettrait en faillite une banque commerciale). En fin de compte cependant, ces pertes seraient automatiquement passées aux gouvernements qui sont propriétaires des banques centrales, sous la forme d’une réduction durable des revenus qu’elles leur servent : autrement, ce serait du financement monétaire, lequel est, comme on sait, prohibé dans la zone euro (et en fait dans toute l’UE) par les Traités.

Donc en théorie, la BCE comme la Réserve Fédérale américaine achètent les titres financiers toxiques, les dettes pourries et elles les gardent sans être en faillite. Nous avons vu que c'est le procédé élémentaire qu'utilisent les dirigeants de l'oligarchie financière lorsqu'ils organisent une crise financière : répandre le crédit même auprès de clients insolvables puis mettre ces clients en difficultés pour qu'ils ne puissent plus rembourser et alors exiger le remboursement du reste du crédit avant de saisir les biens des clients pour finalement se rembourser et devenir bien plus riches à la fin de la crise que l'on a organisé. Ce procédé est sans risques pour les propriétaires de la banque centrale puisqu'ils ne peuvent être être en faillite, ce qui représente le plus énorme des privilèges lorsqu'au départ on a le pouvoir exclusif de créer de la monnaie à partir de rien. Nous sommes alors ici au coeur de la machine financière pour dominer l'ensemble des économies. Ces banques centrales plus ou moins indépendantes des états dans leurs statuts assurent ainsi un niveau de sécurité financière et discrète au bénéfice du fonctionnement optimal du système économique libéral, c'est à dire l'enrichissement sans limite des plus riches. Cette démarche est compréhensible, acceptable et pertinente dans la logique des dirigeants de ce système financier. Par contre la situation est radicalement différente lorsqu'il ne s'agit plus d'assurer une gestion des risques inhérents au fonctionnement de tout système économique mais de devoir gérer les conduites particulières de certains agents économiques, en particulier les agissements des rentiers qui cherchent avant tout à protéger leur épargne derrière une monnaie forte, sans inflation ni dévaluation. 

Le déplacements de capitaux, le transfert d'épargne entre les pays de la zone euro ne suit plus la logique des marchands et des entrepreneurs, des politiques économiques des états pour relancer la croissance. Les rentiers déplacent leur épargne vers les pays qui profitent des échanges commerciaux dans la zone euro tout simplement parce qu'ils croient qu'en cas de crise économique et financière, ces états excédentaires dans la balance des paiements intra zone s'en sortiront mieux que les autres. La BCE et les états, les marchands et les entrepreneurs misent sur une autre logique : favoriser le plus possible les échanges pour accroître les richesses, le niveau de vie dans tous les états membres de la zone monétaire. Lorsque les déséquilibres de la balance des paiements du système de compensation se développent, nous ne sommes plus en présence des risques (minimes) engendrés par le fonctionnement du système économique mais par des politiques affichées, des stratégies de fuites de capitaux d'un pays vers un autre. En clair, les rentiers imposent de fait le contraire de ce que veulent les états et la BCE.

Au printemps 2017, la courbe des dettes des banques centrales nationales entre elles montre la fuite des " liquidités légales " des banques commerciales italiennes vers les banques commerciale allemandes. Cela explique donc la faillite en cours des banques commerciales italiennes. Toutefois rien de surprenant à cela : c'était l'objectif de la création de l'Euro que de permettre aux plus grosses banques de racheter les plus petites (ou de piquer leurs clients et leurs actifs réels en laissant les dettes...). Les banques italiennes ont transmis leurs titres de dette de la banque centrale d'Italie aux banques allemandes, suite aux fuites de leurs clients vers les banques allemandes... Or la banque centrale d'Italie a des titres a son actif pour "équilibrer" ses dettes envers la banque centrale d'Allemagne. La banque centrale d'Allemagne pourrait demander à récupérer ces titres comme paiement des dettes... En ne le faisant pas, on peut dire que la banque centrale d'Allemagne évite que la banque centrale d'Italie se retrouve avec un bilan quasi vide... Mais cela ne change rien pour les banques italiennes qui n'ont de toute façon plus de liquidités officielles du fait de la fuite de leurs clients. Les rentiers allemands peuvent s'alarmer car la destruction de la zone euro à causes des faillites de plusieurs banques centrales nationales mettrait fin à la situation favorable de l'Allemagne au niveau des excédents de la balance des paiements intra zone euro. Les rentiers des autres pays membres de la zone euro devraient eux aussi mettre en place un nouveau système d'échanges financiers, revenir assurément à la gestion des monnaies nationales ce qui leur permettrait plus librement de transférer leur épargne vers les pays les plus sûrs au niveau de leur monnaie. Ceux qui ne possèdent pas de rente financière, évidemment, une fois de plus seraient les grands perdants. D'où le fait que de nombreux économistes allemands demandent au gouvernement fédéral allemand d'intervenir pour inciter la BCE à prendre des mesures permettant de lutter contre une utilisation illégale et excessive des soldes Target visant à une substitution d’actifs au sein de la zone euro.

Cette bombe ou cette menace de crise financière au sein de la zone euro vient contrarier les plans de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Nous sommes une fois de plus en présence d'une illustration du mécanisme auto destructeur du système capitaliste. L'oligarchie financière et ses banques privées, Goldman Sachs et consorts à Wall Street, ont réussi à travers la zone euro à développer les échanges économiques intra zone et à renforcer ainsi la première puissante économique mondiale. Cette puissance économique qui est un nain politique, à travers les querelles incessantes entre pays membres, est très facile à diriger, à contrôler depuis Wall Street ou mieux, depuis la Commission de Bruxelles. Pour le moment la première crise de 2006 et 2008 a permis le plus grand hold up de l'histoire : la permutation des dettes privées (principalement au départ des banques) en dettes publiques. L'endettement des états suite à la crise a pris des proportions énormes qui empêche les politiques de relances keynésiennes classiques. Les citoyens et leurs dirigeants politiques sont prisonniers de l'oligarchie financière. Nous sommes en tyrannie financière. Les états peinent à éviter l'explosion sociale mais si ce ne sont pas les millions de chômeurs qui vont changer le système, les citoyens en colère dans les urnes commencent à sérieusement compliquer voir bloquer les politiques publiques dans le système capitalisme libéral. Lorsque les rentiers s'en mêlent pour abandonner leurs pays et s'en remettre à d'autres pays plus protégés des crises, ils peuvent mettre assurément le feu aux poudres bien mieux que les chômeurs dans les rues. L'oligarchie financière serait-elle débordée et perdante à ce moment là ? Assurément pas ! Comme d'habitude elle profiterait de cette nouvelle crise pour racheter des montagnes d'actifs qui ne valent plus rien et dans le cas de la disparition de la zone euro ce serait encore bien plus facile face à des états sur endettés qui ne pourraient plus espérer le secours d'une banque centrale commune qui en dernier recours ne peut jamais être en faillite. Le risque pour les financiers de voir les citoyens décider subitement la mise en place d'une union politique européenne est faible tant les tensions nationalistes se trouvent exaspérées par les rentiers qui ont pris le pouvoir réel dans la société, les banquiers étant par nature, peut-on préciser, des rentiers et des gestionnaires de la rente privée. Il reste une dernière solution, logique du point de vue de l'oligarchie financière : montrer que les états, les épargnants ne sont pas capables d'agir en commun dans la zone euro et qui si l'euro est " mort ", autant passer alors à l'union politique " forcée " de la zone euro selon les préceptes du gouvernement mondial dirigé par les propriétaires des banques centrales privées.  A notre avis et si nous nous mettons à leurs places, c'est ce que nous ferions. D'ailleurs un certain nombre de dirigeants politiques français qui ont participé à la mise en place de l'euro conviennent que tout a été fait pour que l'euro échoue, le refus d'harmoniser les fiscalités, la protection sociale, l'union budgétaire, etc. Quant aux tensions nationalistes, elles sont financées, entretenues justement pour que les citoyens qui en ont peur, se précipitent vers la solution de l'union politique " forcée " au sein du gouvernement mondial neo libéral. D'une manière ou d'une autre les citoyens seront obligés de se soumettre à cette tyrannie financière... sauf évidemment si nous abandonnons les systèmes de pouvoirs.

 

Pour conclure, la banque centrale de la confédération des réseaux de vie ne sera également jamais en faillite. Le système de compensation des paiements entre réseaux membres pourra être déséquilibré ponctuellement. Les possibilités de limiter ces déséquilibres sont bien plus nombreuses dans les organisations en réseaux que dans le système capitaliste libéral au sein duquel les forces d'auto destruction sont toujours actives. Tout d'abord, dans les réseaux de vie, l'antagonisme des intérêts entre producteurs et rentiers n'existe pas. L'utilisation de la propriété commune et des droits sociaux répartit bien mieux les richesses produites par le travail et donc les inégalités sociales sont minimisées et selon la volonté d'un réseau local, carrément supprimées. L'utilisation de la monnaie pleine permet un interventionnisme efficient pour éliminer les inégalités là où elles peuvent survenir.  Enfin les déséquilibres économiques qui résultent des particularités locales, des richesses des sols, etc., sont plus facilement corrigés à travers l'utilisation des trois niveaux d'activité humaine. Un exemple parmi d'autres : une région désertique peut trouver une source de revenus en organisant des évènements liés à la démarche initiatique ou des rassemblements de l'action politique. En pleine nature.... et à l'écoute du vent, sous la lumière des étoiles, il est possible d'optimiser le niveau de sagesse des décisions personnelles ou politiques les plus cruciales. C'est autre chose que les combines politiciennes dans les arrières salles de nos palais républicains actuels ou encore les décisions politiques soumises aux exigences des lobbies ou carrément imposées par le gouvernement mondial financier.

 

3) la monnaie utilisée dans la cadre de la propriété collective des réseaux de vie.

 

Il s'agit de l'échange de biens et services immatériels, les connaissances et savoirs, les compétences, les productions artistiques immatérielles. En principe les solutions optimales sont gratuites et données aux groupes sociaux qui en expriment le besoin. Les connaissances, les oeuvres d'art, les biens communs qui ne servent plus aux membres des réseaux mais qui conservent une valeur historique et artistique sont alignés sur la gestion des biens communs avec l'utilisation des droits sociaux ou le paiement de l'usage en monnaie souveraine. Nous avons vu au niveau de la propriété collective qu'elle est essentiellement immatérielle.

L'utilisation de la monnaie est donc inutile en principe pour échanger le savoir géré par la propriété collective. Cet échange se déroule dans le cadre des projets de vie qui utilisent la monnaie souveraine et/ou les droits sociaux comme pour les échanges dans le cadre de la propriété privée et de la propriété commune. La propriété collective sert surtout à écarter les prétentions de certains qui veulent privatiser des savoirs pour leurs profits personnels contraires aux intérêts des réseaux de vie.

 

Conclusion : la gestion des trois formes de propriété utilise très peu de monnaie légale, voire pas du tout de monnaie légale. La gestion des droits d'usage des biens communs et des savoirs collectifs élimine la plupart des cas d'utilisation d'une monnaie légale. Entre propriétaires, l'échange peut aller du don au troc jusqu'à la simple passation d'écritures comptables, certes évalués en valeur monétaire mais cette valeur monétaire qui facilite les échanges dépend avant tout de la valeur d'usage prise en considération par chacun des propriétaires présent à l'échange. De même pour les échanges au sein de la propriété commune, la valeur monétaire dépend d'abord de la valeur d'usage en non pas de la valeur d'une monnaie par rapport à d'autres monnaies d'autres pays. Dans la propriété collective utilisée uniquement pour l'échange de connaissances, nous retrouvons l'économie du don, voire du troc.

Ce qui conditionne donc l'utilisation d'une monnaie, ce sont les activités humaines et les échanges qu'il faut favoriser entre elles. Ce sont les niveaux d'activité différents qui impliquent l'utilisation de monnaie différente et l'utilisation des droits sociaux ou l'utilisation du don. Nous avons vu que le système économique libéral n'utilise qu'une seule monnaie, l'argent dette, justement parce qu'il a éliminé deux niveaux d'activité sur trois : la réalisation des oeuvres et l'action politique. Ceci permet alors d'imposer facilement un seul système monétaire et bancaire dirigé par l'oligarchie financière anglo-saxonne avec toutes les conséquences funestes qui en découlent pour les citoyens.

 

II La gestion de la monnaie pleine 

Nous commençons par présenter les techniques de gestion de la monnaie pleine. La gestion de la monnaie pleine se pratique sur le plan micro économique entre banque centrale et banques commerciales et sur le plan macro économique au niveau d'un pays à travers ses politiques économiques budgétaires et monétaires.

 

1) sur le plan micro économique entre banque centrale et banques commerciales

 

Nous avons vu comment fonctionne le système économique capitaliste libéral : une minorité est capable de diriger à travers son système, l'ensemble des économies parce qu'elle regroupe autour de ses titres de propriété privée la direction des moyens de production et le pouvoir de créer de la monnaie à partir de rien pour endetter l'ensemble des autres agents économiques et les citoyens. Cette domination est facilitée par l'élimination de deux niveaux d'activité humaine sur trois : la réalisation des oeuvres et l'action politique. Cette réduction de l'activité humaine à la seule dimension du travail indispensable pour vivre à la condition de servir les intérêts de la minorité qui dirige le système de pouvoir, nous l'avons montré, est la conséquence de l'interdiction d'utiliser nos deux sources de connaissances et spécialement la première source, la source initiatique et spirituelle. Nous venons de voir que dans les réseaux de vie les 3 formes de propriété ne sont pas à l'origine de la prolifération de la monnaie. Dans le système de pouvoir libéral, c'est le crédit qui crée à partir de rien la monnaie, l'argent dette. Que ce soit dans le système libéral ou dans les réseaux de vie, nous avons dit que l'utilisation de la monnaie dépend étroitement de l'utilisation d'une forme de propriété. L'argent dette, la monnaie scripturale en argent dette qui constitue plus de 90% de la monnaie en circulation dépend donc également de la propriété privée des banques. Ce point est peu connu, pourtant sur le plan juridique la situation est claire. La monnaie pleine a contrario ne dépend pas de la propriété privée des banques. Ce sera notre point de départ pour montrer comment la monnaie pleine est utilisée sur les trois niveaux d'activité humaine.

 

1.1 la monnaie scripturale et fiduciaire sont la propriété des banques commerciales dans le système économique libéral.

 

Parmi les missions que les banques remplissent, la gestion des comptes clients en monnaie fiduciaire et en monnaie scripturale présente une particularité évidente. Les billets que vous déposez ne seront pas les mêmes avec les mêmes numéro lorsque vous allez les retirer. En droit, la monnaie est une chose de genre. Dès lors pour que la banque puisse utiliser et faire fructifier vos dépôts en monnaie fiduciaire ou scripturale, il doit y avoir transfert de propriété. Lorsqu'on dépose à la banque, cet argent ne nous appartient plus… La banque en acquiert la propriété. Ce qui explique le déséquilibre. Cet état de fait absolument contre-nature provient d'un jugement jurisprudentiel de la fin du XIXe siècle qui a fait basculer le système bancaire dans la finance moderne. 

Le code civil considère manifestement les espèces comme des biens, comme des choses susceptibles de propriété. Voir notamment l’art. 1238. C’est qu’en 1804 les espèces étaient réellement des biens, car elles étaient ou représentaient une créance d’or ou d’argent. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Voilà plus de trente ans qu’aucune monnaie n’est plus rattachée à un métal, ni directement ni indirectement. Cela a coupé les espèces du monde des biens pour les réduire au seul état d’objet d’obligation. Les relations entre banques et leurs clients ne sont donc que contractuelles avec des échanges d'obligations. En clair nous n'avons plus de monnaie chez notre banquier. Car une fois que la banque est reconnue propriétaire de vos fonds, bien-sûr en ayant une dette envers vous (ce qui devient bien un crédit pour vous à son encontre), elle a tous loisirs d'en faire ce que bon lui semble. C'est cette immense imposture juridique propre aux banques et à elles seules qui donne lieu à tous les travers financiers que nous connaissons de nos jours. Dans le contentieux, l’idée de propriété de la monnaie ne paraît jamais avoir servi à rien. À admettre le principe de la revendication des espèces en cas de vol (cf. Cass. req., 25 nov. 1929, DH 1930, p. 3 ; RTD civ. 1934, p. 184, obs. Solus). Mais, en pratique, la revendication butte contre l’impossibilité d’individualiser les espèces dans le patrimoine du voleur. De même la question du moment du transfert de propriété de la monnaie ne se pose jamais. C’est qu’on ne paye pas avec un droit de propriété. Et nous pouvons ajouter : forcément puisque la propriété commune est interdite car en propriété commune l'échange d'un droit social qui confère une valeur d'usage sur un bien commun représente bien un transfert ponctuel d'un titre de propriété commune.... mais évidemment ce n'est pas possible lorsque l'on reste uniquement en propriété privée. Pour un juriste, l’euro ne sera donc pas une véritable monnaie tant qu’il sera dépourvu du cours légal et n’existera que sous forme d’avoirs. En clair tant que l'euro reste de l'argent dette, il n'est pas une véritable monnaie pour un juriste. La monnaie souveraine, la monnaie pleine bien entendu est une véritable monnaie pour un juriste. Mais pour le moment ce sont les financiers qui ont pris le pouvoir dans le système libéral et non les juristes !

Par contre pour les titres financiers, il n'en va pas de même selon la jurisprudence

document : Réf. : Cass. com., 10 mars 2015, n 14-11.046, F-D ( N° Lexbase : A3237NDA )

L'arrêt de la Cour de cassation du 10 mars 2015 donne l'occasion de revenir sur l'obligation de restitution du banquier liée à sa qualité de dépositaire. En premier lieu, elle est l'obligation essentielle du dépôt bancaire, monétaire, vu comme irrégulier car, selon les principes du droit civil, il en transfère la propriété à l'établissement : le professionnel doit seulement en restituer l'équivalent; une analyse plus adéquate au système monétaire et bancaire confirme encore la vigueur de l'obligation de restitution. En second lieu, mais selon des règles différentes, les dépôts sur des comptes de titres tenus par un banquier agréé en qualité de prestataire de services d'investissement(PSI) impliquent une obligation de restitution. Il est obligé de conserver les titres, dont la loi dispose qu'il n'est pas propriétaire, lesquels supposent aussi leur garde, une sorte de gestion administrative sophistiquée (peu discutée en doctrine) des titres financiers (actions, obligations ou autres).

 En l'espèce, Mme X a, en 1996, ouvert dans les livres du Crédit du Nord un "compte courant et un compte titres". Elle a obtenu de la banque, après l'avoir assignée en référé, communication des éléments d'information relatifs au fonctionnement de ses comptes. Au vu de ces éléments, elle a estimé que la banque avait, de janvier 2001 à avril 2003, effectué diverses opérations sans ordre ni autorisation et l'a assignée aux fins de voir annuler les opérations litigieuses et d'obtenir sa condamnation à lui payer diverses sommes. L'arrêt d'appel condamna la banque à payer à Mme X la somme de 230 978 euros avec intérêts.

Il y a donc deux modes de gestion dans une banque pour les avoirs des clients : ce qui est compris dans le bilan de la banque et ce qui reste hors bilan. Les avoirs dont le banquier doit vous restituer un équivalent car ils sont dans le bilan de la banque et les avoirs dont le client reste propriétaire et qui sont gérés hors bilan.

Commentaire de Blaise Rossellat 30 août 2015 mis sur Facebook et repris ici

Aujourd'hui le vrai "dépôt à la banque", qui est protégé en cas de faillite de la banque, comme un dépôt dans un coffre ou dans un garde-meuble, les banques le réservent aux riches, c'est ce qu'ils appellent la gestion de fortune, en Suisse par exemple. Pour les non-riches, les dépôts ne sont plus des dépôts, le sens du mot a été dévoyé, ce sont des prêts à la banque, avec le risque de tout perdre si la banque fait faillite. Pour donner un ordre de grandeur en Suisse, c'est 3 Millions de Millions (MdM) dans les bilans des banques. Et c'est 6 Millions de Millions en actifs sous gestion, la gestion de fortune des Riches.

http://www.swissbanking.org/it/2014_bankenbarometer_fr.pdf

Donc pour caricaturer, les banques ont détourné les dépôts des Pas Riches, pour faire fructifier les fortunes des Riches, dont eux-mêmes. En fait reste-t-il des Riches non famille de banquiers?

80% des crédits des 3 grandes banques islandaises étaient accordés aux propriétaires desdites banques et à leurs amis, qui achetaient avec des actions de leurs banques pour pouvoir faire encore plus de crédit.

L'audit parlementaire qui a révélé cela, a été fait après les faillites de ces banques, mais pensez-vous qu'un tel audit a été fait en Europe et en Suisse?

fin du commentaire

 

En tant que clients qui n'avons plus d'argent à la banque mais que des avoirs, nous savons que nous pouvons les retirer sous certaines conditions. Mais en cas de crise économique et financière, nous savons que la banque peut stopper nos récupération d'avoirs. Elle ne peut pas restituer tous les avoirs de tous les clients en même temps car sinon la banque est en cessation de paiement et donc en faillite. Par contre les clients les plus fortunés qui ont des dépôts hors bilan récupéreront leurs biens dont ils n'ont jamais cédé leur propriété privée.

Conséquence nouvelle : le droit de prélever un certain montant sur les comptes courants et les livrets d’épargne pour renflouer une banque en faillite. L’ordonnance est passée en France: désormais, une banque pour se renflouer pourra ponctionner les comptes de ses clients. Pas de débat, pas de loi, une simple ordonnance. Si votre banque fait faillite, elle pourra se renflouer en aspirant vos comptes, sans plus de façons. Il s’agit de la « Directive européenne sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances » (Bank Recovery and Resolution Directive). D’abord expérimentée à Chypre où les comptes ont été largement siphonnés, la mesure est désormais applicable en France depuis le 20 août 2015. Cette mesure est une conséquence directe du fait que les sommes déposées par les clients font partie du bilan de la banque et sont devenues des avoirs que la banque a envers ses clients. Cette mesure pourrait être étendue.

 Dans le cas inverse, quand une banque commerciale se développe, prospère, son bilan augmente forcément. Nous savons que l'explication principale de ce développement de la richesse possédée directement par la banque provient de la création de monnaie ex nihilo qu'elle se donne à elle même pour acheter les actifs qu'elle souhaite faire entrer dans son patrimoine. Avec ce crédit consenti à soi-même, privilège exorbitant à nul autre pareil, elle achète principalement des titres financiers, notamment des actions de grands groupes industriels, chimique, pharmaceutique, d'électronique de défense et d'armements, etc. que cette augmentation du bilan de notre banque est un gage de sécurité car elle est maintenant plus puissante sur les marchés financiers. Erreur et méconnaissance du fonctionnement de la monnaie. Prenons le cas de la Banque Nationale Suisse et mesurons la dilution du pouvoir d'achat du franc suisse depuis 2008 suite à la multiplication par 7 du bilan de la BNS. La création monétaire ex-nihilo en monnaie centrale opérée par la BNS pour acheter des actifs étrangers dilue mathématiquement le francs suisse d'un facteur 7. Coïncidence parfaite, au 31 décembre 2016 l'action de la BNS cotait à 1750 francs soit 7 fois plus que sa valeur nominale de 250 francs. Le marché reflétant ainsi par un heureux hasard notre démonstration mathématique de cette dilution monétaire. D'où la réaction de petits actionnaires représentants l'intérêt des citoyens suisses à l'assemblée générale de fin avril 2017 et leur proposition d'actionnaires dans le but de démontrer la dilution du pouvoir d'achat dans ce pays par la politique des actionnaires privés de la BNS pour s'enrichir toujours plus au détriment de tous les autres citoyens. Pour éviter cette dilution de la monnaie, la solution est bien entendue l'utilisation de la monnaie pleine souveraine et une banque centrale devenue un bien commun de l'ensemble des citoyens du pays.

Autre privilège des banques commerciales : le seigneuriage est la marge bénéficiaire entre le prix de revient d'une monnaie et le pouvoir d'achat qu'elle confère. Cette marge est un revenu pour l'émetteur. Quand une banque acquiert un immeuble ou une entreprise et inscrit en guise de paiement une dette nouvelle au compte des vendeurs dans son passif comptable, cette dette constitue bien pour la banque un pouvoir d'achat supplémentaire. Cette création/émission de substitut monétaire a bien permis un transfert réel de propriété. Les revenus liés au bien acquis appartiennent bien à la banque, qui est de droit et de fait propriétaire et usufruitière du bien, aussi longtemps qu'elle le décidera. En conséquence, le substitut monétaire a bien constitué un revenu. Non taxé. Dans les réseaux de vie, le seigneuriage exercé par la banque centrale, est naturellement un revenu pour Confédération, c'est à dire à l'ensemble des citoyens.

Le poste le plus important du hors-bilan des banques est le poste des engagements sur instruments financiers à terme, c'est-à-dire les opérations sur produits dérivés. En clair, il s'agit de l'anticipation sur les valeurs des produits financiers, ce qui se nomme les activités de spéculation. En 2013, les engagements sur instruments financiers à terme de l’ensemble des banques représentent plus de 86 000  milliards d’euros, soit près de 11 fois la valeur totale de leur bilan.

Parmi ces engagements sur dérivés, ce sont les opérations sur instruments de taux d’intérêt qui sont les plus importantes : 77 520 milliards d’euros pour l’année 2013. Cela représente 32,5 fois le montant total des crédits accordés par les banques à leurs clientèles. Ce chiffre est un indicateur frappant de l’activité des banques sur les marchés financiers. Il existe deux types de produits dérivés. Ceux qui sont échangés sur des marchés réglementés, sur lesquels interviennent des chambres de compensation (comme LCH.Clearnet en France) qui vérifient le sérieux des garanties (on parle de collatéral) affectées aux contrats passés et exigent des remises de fonds en cas de dépréciation du collatéral (on parle d'appels de marge) et ceux qui sont échangés de gré à gré, c'est à dire entre deux intervenants qui passent par l'intermédiaire d'une banque et pas par une chambre de compensation.

Les produits dérivés de gré à gré s'échangent donc en dehors de tout cadre réglementé. En raison de l'opacité qui les entourent et du rôle joué par les dérivés de crédit, notamment les CDS, dans la diffusion des actifs immobiliers "pourris" américains dans tout le système financier mondial, ces produits dérivés de gré à gré ont été désignés comme ayant été à l'origine de la contagion de la crise des "subprimes" en 2008. C'est la raison pour laquelle les dirigeants des pays du G20 se sont engagés en septembre 2009 à mettre en place des réglementations destinées à sécuriser les échanges de ces produits et à en améliorer la transparence.

Aux États-Unis, la mise en œuvre en 2013 des dispositions prévues par le Dodd-Franck Act adopté en 2010, répond à cette exigence. La réglementation "EMIR" (acronyme anglo-saxon de European Market Infrastructure Regulation), adoptée par le Parlement européen et le Conseil européen le 4 juillet 2012 et entrée en vigueur le 15 mars 2013, poursuit ce même objectif. La réglementation EMIR vise ainsi à réguler les marchés des produits dérivés de gré à gré en imposant aux intervenants (ou contreparties) différentes obligations destinées à sécuriser les échanges et à garantir la transparence de ceux-ci.

 Le hors-bilan se caractérise par le fait qu’y figurent des opérations bancaires (essentiellement des contrats ou conventions passées avec des tiers) qui n’ont pas encore impacté le bilan de la banque mais qui sont susceptibles de le faire à tout moment lorsqu’une condition de mise en oeuvre de l’opération est réalisée. Par exemple, une banque peut accorder une ligne de crédit à une entreprise d’un montant de 10 000 euros. Si l’entreprise utilise seulement 4 000 euros, alors ces 4 000 euros figurent au bilan de la banque (prêt à court terme) et 6 000 euros figurent au hors-bilan parmi les engagements de financements donnés. A tout moment, l’entreprise peut demander à utiliser ces 6 000 euros. On voit donc bien que le hors-bilan recèle des risques potentiels pour la banque car elle peut s’être engagée sur des montants très importants.

 Document : http://www.finance-banque.com/finance-hors-bilan.html

En conclusion :  Les plus riches sont protégés d'une faillite de leurs banques car leurs biens sont gérés hors bilan alors que les autres seront ruinés avec la banque car leurs avoirs auront été perdus dans le bilan de cette banque. En l'absence de crise ou de faillite de la banque commerciale privée, l'ensemble des citoyens sont pénalisés par la dilution de la monnaie argent dette lorsque le bilan de la banque augmente suite aux achats d'actifs des actionnaires de la banque à partir d'une création de monnaie ex nihilo qu'ils se sont accordés à eux-même pour s'enrichir toujours plus. Ce sont des raisons parmi d'autres qui justifient l'abandon de l'argent dette, de la fausse monnaie créée à partir de rien par les banques commerciales et qui rendent indispensable et urgent l'utilisation de la monnaie pleine souveraine que ce soit au niveau d'un pays ou d'une zone monétaire comme l'euro.

 

1.2 la monnaie scripturale et fiduciaire sont la propriété de la banque centrale de la Confédération des Réseaux de Vie.

La Banque Centrale de la Confédération des Réseaux de Vie appartient à l'ensemble des citoyens des réseaux de vie à travers un droit de propriété commune, un Bien Commun. Nous verrons plus loin au niveau de l'action politique, les relations entre la Confédération et la Banque centrale.

Dans ce cas, la séparation bilan et hors bilan n'a plus d'effet négatif sur la sécurité des avoirs de tous les clients. Le changement est double :

, 7 décembre 2017

 

Exemple d'une situation  comptable des banques commerciales en relation avec la Banque Nationale de la Confédération des Réseaux de Vie (BN CRV)

BANQUES COMMERCIALES

Départements crédit

  • Réserves BN CRV :100

  • Crédits clientèle :820

  • Titres et Immob :100

  •  Dépôts à Terme(DAT) et Titres (TCN) : 600

  •  Prêt/CC BN CRV : 320

  • Capital : : 100

Département Monétaire

  • Comptes de règlement : 320

 

Dans un bilan de banque, les créances, c’est à dire les dettes des clients de la banque envers elle, sont à l’actif, et les « dépôts » (de la clientèle; dépôts à vue ou dépôts à terme) sont au passif, de même que le « capital » (c’est une dette de la personne morale « banque » envers ses actionnaires).

Dans la situation présentée ici, l'ensemble des montants sont exprimés en monnaie pleine car la masse monétaire a été transformée en monnaie pleine lors du changement de monnaie. Pour se développer et financer le développement économique, les banques commerciales augmentent leurs actifs en louant de la monnaie pleine à la banque centrale. Dans ce bilan des banques commerciales, le capital est employé dans des titres et des immobilisations qui appartiennent à la banque pour un montant de 100. Les dépôts des clients que la banque utilise pour accorder des crédits sont un montant de 600. La banque a loué à la banque centrale nationale un montant de 320 monnaie pleine. Elle peut donc accordé des crédits pour une somme totale de 920 mais elle conserve une réserve de 100 placée à la banque centrale donc elle n'accorde que 820 en crédits pour ses clients. En cas de faillite, seul le montant de 320 en monnaie pleine sera garanti. Les autres éléments du bilan des banques commerciales sont leur propriété et subissent les pertes d'une mauvaise gestion ou d'une crise financière. Le montant des dépôts et des titres (600) ne peut être sécurisé contre ces risque que s'il est géré hors bilan. 

En réalité, ce que nous appelons la "monnaie" des banques est seulement la dette des banques envers les Agents Non-Bancaires (particuliers, employés, entreprises, associations, collectivités, États... tout sauf les banques). Le total de la "monnaie" des banques est en réalité le total de tout ce que le secteur bancaire a prélevé sur l'économie réelle.

Explication :

Les banques inscrivent simplement dans leur passif comptable la valeur de tout ce qu'elle ont acquis à nos dépens (biens, services, travail direct ou indirect, titres, actions, contrats de crédit...). Ce passif ne pourra mathématiquement jamais être payé réellement, c'est-à-dire avec un transfert d'actif réel. C'est seulement un avoir, une promesse de la banque envers nous. Et nous acceptons d'utiliser ces dettes comme "bons d'achat" pour effectuer nos propres transactions réelles ! Une banque est donc seulement une entreprise qui enregistre par des "dettes fournisseurs" tout ce qu'elle prélève dans l'économie réelle (immeubles, fournitures, travail, parts d'entreprises, titres de crédit, de propriété...).

Dans les réseaux de vie, la principale réponse à ce besoin de mise en sécurité du patrimoine des citoyens se trouve dans la gestion des biens communs en propriété commune... mais sans banques commerciales privées car nous avons abandonné le système de pouvoir économique libéral. Le politique précède à nouveau l'économique.

 

Des évolutions structurelles entre 1980 et 2013 ont eu lieu dans le bilan des banques : Relativement moins de crédits et de dépôts et plus de titres.

Si l’on prend le bilan de l’ensemble des établissements bancaires français, les dépôts qui représentaient 73 % du passif en 1980, n’en représentaient plus que 30 % en 2011. Les crédits qui représentaient 84 % des actifs en 1980 n’en représentent plus que 30 % également en 2013. C’est la conséquence du financement des banques sur les marchés financiers où elles tiennent un rôle majeur en y intervenant soit pour leur propre compte (détention directe de titres) soit pour le compte de tiers ou en tant qu’apporteurs de produits financiers ou de teneur de marché. Au niveau du bilan cela se traduit par l’importance croissante des titres et emprunts interbancaires qui représentaient 19 % du passif des banques françaises en 1980 et 51,5 % en 2013. Un titre financier se caractérise par une série de flux futurs de trésorerie qui sont plus ou moins risqués. On distingue les titres représentatifs de capitaux propres (les actions), les titres représentatifs de l'endettement (obligations, billets de trésorerie, certificats de dépôt, bons du Trésor,...) et les titres optionnels ou conditionnels (options). Ils représentent l'épargne et les investissements des propriétaires les plus riches, y compris les actifs achetés directement par les banques commerciales avec l'argent dette qu'elle crée ex nihilo pour leur propre compte. Comme toute opération financière fondée sur l'argent dette, cet achat d'actif peut perdre sa valeur, être détruit lors d'une crise financière. Et ce sont bien ces crédits accordés sciemment à des emprunteurs insolvables qui créent des bulles financières spéculatives et des crises économiques graves lorsque ces bulles explosent. Ces risques n'existent pas évidemment avec la monnaie pleine, les citoyens et les entreprises sont à l'abri d'une crise financière.

L’activité actuelle des banques dans les années 2010 et suivantes :

"John Kay, ancien administrateur d’une grande banque britannique, analyse ce qu’est devenue la finance. [...] Prêter à des entreprises et à des particuliers engagés dans la production de biens et services, ce que la plupart des gens imaginent être l’occupation des banques, ne représente qu’environ 3% du total de leurs engagements."

 Source : http://www.contrepoints.org/2015/12/12/232376-other-peoples-money-mais-que-font-donc-les-banques

 

Exemple de la situation  comptable à la Banque Nationale de la Confédération des Réseaux de Vie (BN CRV), qui correspond à celles des banques commerciales présentée plus haut.

BANQUE NATIONALE CONFÉDÉRATION RÉSEAUX DE VIE (BN CRV)

  • Réserves de changes : 100

  • Créances sur les banques : 50

  • Prêt/CC auprès banques :320

  • Titres et immobilisations : 50

  •  Billets en circulation : 50

  • Comptes de règlement des banques (Réserves) :100

  • CCBanques/sc/clients :320

  • Confédération : 10

  •  Capital : 40

Les montants qui sont présentés dans le bilan de la banque centrale sont exprimés en monnaie pleine. La banque centrale ne peut pas faire faillite, nous avons vu précédemment pourquoi.

 

2) sur le plan macro économique au niveau d'un pays à travers ses politiques économiques budgétaires et monétaires.

 

Nous sommes ici face à la question essentielle au niveau d'une monnaie : comment préserver, développer, restaurer la confiance des citoyens et des agents économiques dans une monnaie.

 

2.1 Des exemples précis et qui tous ont réussi, sont connus. 

Le banquier qui les a mis au point et utilisés dans des périodes de guerre et de crise économique entre 1914 et 1937 est reconnu comme le plus grand financier du XXème siècle : Hjalmar Schacht. Nous rédigeons ici une synthèse du livre de Jean-François Bouchard " Le banquier du diable " paru chez Max Milo Éditions, Paris, 2015 ainsi que d'autres documents relatifs au crédit productif de Wilhelm Lautenbach.

 

1er cas : une économie est bloquée comme ce fut le cas pour celle de la Belgique en 1914. La monnaie ne circule plus et l'économie s'effondre avec toutes les conséquences funestes que ceci provoque jusqu'à la famine. Pour redémarrer une telle économie, la solution repose sur un grand emprunt. Il s'agit de faire sortir la richesse cachée par les citoyens et qui leur assure un espoir de survie tout individuel. " La mauvaise monnaie chasse la bonne ". Lorsque deux monnaies sont en circulation, les agents économiques voudront garder et accumuler la bonne monnaie et ils chercheront à se séparer de la mauvaise monnaie, celle qui n'inspire pas confiance. En l'espèce la mauvaise monnaie, ce sont les bons de réquisition émis par l'occupant allemand et la bonne monnaie, c'est la monnaie officielle que les gens vont garder dans leurs coffres ou sous leurs matelas. La solution, dès lors est simple : faire disparaître les bons de réquisition et payer les fournitures à l'armée allemande en monnaie officielle et faire repartir ainsi un cercle vertueux de la croissance qui profitera à tous : agents économiques belges et administration occupante allemande. L'emprunt sera ainsi garanti par les neuf provinces du royaume de Belgique et ce sera un succès.

 

2ème cas : une économie est victime de l'hyper inflation. Le 13 novembre 1923 Hjalmar Schacht est nommé commissaire du Reich à la monnaie, fonction créée spécialement par le Chancelier Stresemann afin de mettre fin à la crise monétaire. Le bilan de la crise monétaire allemande est édifiant : le mark-papier était tombé à la cinq cent milliardième partie de sa valeur. Un mark-or valait, en 1918, deux marks-papier. En 1923, ce mark-or valait mille milliards de marks-papier. En cinq années, la valeur de la monnaie émise par la Reichsbank, exprimée en équivalent-or, est donc passé de deux à mille milliards. En clair, le prix du pain doublait ou triplait dans la même journée. Ce qui provoqua la ruine des petits épargnants, des anciennes familles bourgeoises et de la noblesse séculaire. Les causes de cette hyper inflation sont connues en histoire et ce n'est pas notre sujet ici. La conséquence est elle aussi connue : une politique monétaire laxiste qui fait tourner abondamment la planche à billets. L'inflation avait aussi amené son lot d'aventuriers de la finances, de spéculateurs qui s'enrichissent énormément tant que la planche à billets tourne. Bien entendu, d'autres plus avisés avaient mis en place des monnaies parallèles dont les valeurs étaient indexées sur différents actifs, immobiliers, céréales, etc., hors de tout contrôle de la Banque centrale. 

Le plan de Schacht est simple : premièrement, la Reichsbank interdit le remboursement des monnaies parallèles par de la monnaie officielle. Les entreprises et ceux qui ont émis ces  " bons d'urgence " se débrouillent entre eux comme des propriétaires individuels qui n'ont plus qu'à échanger des actifs de leurs patrimoines... comme à Sumer en 3000 ans avant J-C. Deuxièmement, les spéculateurs qui spéculent avec des crédits ouverts auprès de la Reichsbank sont privés de crédit du jour au lendemain, surtout de crédits ouverts en dollars. Il sont donc rapidement ruinés. Conséquence : en quelques semaines, la monnaie se stabilise et l'inflation reste autour de 10%. Troisièmement, pour faire repartir l'économie, Schacht met en place une réforme monétaire et décide de changer de monnaie. Il supprime le mark-papier et recrée  le reichsmark, une monnaie qui doit inspirer confiance. Pour mener à bien ce projet, le 22 décembre 1923, le Président Ebert le nomme président à vie de la Reichsbank.

 

3ème cas : le redémarrage d'une économie et l'élimination d'un chômage de masse. En septembre 1931, la Société Friedrich List organise un séminaire secret à Berlin réunissant ses principaux membres - une trentaine de grands économistes, banquiers et hommes politiques - pour deux jours de discussion intense sur la façon dont l’Allemagne peut créer du crédit productif, les marchés internationaux ne lui fournissant aucun capitaux - du moins pas pour des projets productifs. Lors de ce séminaire, le Dr Wilhelm Lautenbach, à l’époque haut conseiller au ministère de l’Économie et l’économiste allemand dans la tradition de List de loin le plus compétent, présente un document innovateur au titre provocateur : « Les possibilités de relancer l’activité économique par l’investissement et l’expansion du crédit ». Il écrit : « Le moyen naturel de surmonter une urgence économique et financière (...) ne consiste pas à limiter l’activité économique, mais à l’accroître ». Il distingue deux types d’urgence : d’une part, les catastrophes naturelles et les périodes précédant ou suivant une guerre, où la nécessité d’accroître la production s’impose à l’évidence, et de l’autre, les urgences économiques et financières de dimensions nationales et internationales, où il est évident que « nous devrions et voulons produire plus. Mais le marché, seul régulateur de l’économie capitaliste, ne fournit pas de directives positives évidentes. ». Lautenbach souligne aussi que les projets d’infrastructure financés à crédit n’ont aucun effet inflationniste. Ces projets sont « rationnels et totalement incontestables du point de vue économique », étant donné qu’ils permettent « une vraie formation de capital économique, dans un sens matériel ». Ce type de financement à crédit génère une valeur économique réelle - on assiste à une véritable création de valeur.

« Avec une telle politique d’investissement et de crédit, la disproportion entre l’offre et la demande sur le marché intérieur sera écartée et par conséquent on donnera à toute la production une direction et un but. En l’absence d’une telle politique, nous nous dirigerons inévitablement vers une désintégration économique et une rupture de notre économie nationale, à tel point que pour éviter une catastrophe politique interne à ce moment-là, nous serons obligés d’augmenter fortement l’endettement public à court terme dans le seul but de la consommation, tandis qu’aujourd’hui nous disposons encore des moyens, en utilisant ce crédit pour des objectifs productifs, de rétablir l’équilibre entre notre économie et nos finances publiques. »

Comme on le sait, le gouvernement allemand n’ayant pas eu le courage d’agir de manière décisive, cette proposition innovatrice de Lautenbach fut écartée - avec les conséquences que l’on sait pour l’Allemagne, l’Europe et le monde. Le plan Lautenbach en faveur d’un coup de pouce de l’État dans les transports et le logement ainsi qu’une fixation plus souple des prix et des salaires ne fut pas accepté par le chancelier Brüning. Une des raisons implicites de ce refus : en laissant la crise aller à son terme, les dirigeants allemands espéraient échapper aux réparations que le traité de Versailles leur imposait de payer pour la guerre de 1914-1918. Seize mois après la conférence de la Friedrich-List-Gesellschaft, Adolf Hitler devenait chancelier du Reich. Rétrospectivement, il est clair que si le plan Lautenbach avait été immédiatement mis en oeuvre, il n’aurait laissé aucune chance à Hitler ni aux nazis. 

Le 17 mars 1933, Schacht est nommé à nouveau président de la Reichsbank et en juillet 1934 il prend les fonctions de ministre de l'Économie. Il n'est plus dans la situation de 1931 évoquée par Lautenbach où la Reichsbank disposait encore de moyens. En 1934 toutes les caisses sont vides. Le plan Lautenbach prévoyait ni plus ni moins que de faire marcher la planche à billets pour financer une relance de l’activité. Schacht n'avait pas été d'accord en 1931 avec le plan Lautenbach justement parce qu'il créait de la monnaie  exclusivement à partir de la planche à billet. En 1934, face aux caisses vides, Schacht commence lui aussi par faire tourner la planche à billets pour financer un emprunt d'1,6 milliards de reichsmarks mais il ne peut plus aller plus loin sans recréer une hyper inflation comme en 1922. Son idée de génie est alors le préfinancement. Tous les investissements productifs seront financés par un mécanisme extérieur au crédit classique de la Reichsbank. Ainsi la " pureté " de la monnaie sera garantie contre la dérive monétaire qu'un endettement incontrôlé ne manquerait pas de provoquer. Ce préfinancement sera assuré par une petite société qui regroupe les quatre géants industriels allemands : la MEFO. Cette société va émettre des titres financiers, les " bons MEFO ". Leur remboursement est garanti par l'État à leurs échéances et la Reichsbank s'engage à les réescompter. Ils peuvent donc circuler comme la monnaie officielle et leur valeur sera identique à la monnaie officielle. Seulement à la fin, à la date de l'échéance, il faut que les travaux soient réalisés, que les richesses nouvelles soient produites. Le dirigisme de l'État est total sur le mode de fonctionnement de cette politique monétaire mais les initiatives locales sont libres dans le cadre de ce plan d'ensemble pour réaliser le seul but affiché : qu'il n'y ait plus un seul chômeur au bout de 4 à 5 ans. Lorsque ce but est atteint, forcément un cercle vertueux s'est mis en place pour relancer la croissance économique et ses conséquences bénéfiques pour l'ensemble de la société. Schacht a ainsi créé une masse monétaire " bis " uniquement dédiée à la relance économique. Nous ne sommes ici plus du tout dans la solution préconisée par Lautenbach et sa simple, sa seule utilisation de la planche à billet. D'une création monétaire ex nihilo organisée par l'état et donc par l'utilisation du crédit pour relancer l'économie, avec Schacht nous passons à un prêt particulier de la monnaie officielle sous formes de bons de travaux. Plus ces travaux sont réalisés, plus il y a de richesses, de capital, d'actifs à la Banque centrale et donc de confiance dans la monnaie officielle.

Schacht savait ce qui distingue la décision collective de la décision privée. Il connaissait la fonction macro-économique capitale de la monnaie en ce qu’elle ne devait ni manquer, ni coûter cher, ni être en excès.

La première moitié du boom économique tient tout entière dans l’application pratique d’une petite équation : P = V .(prix des richesses produites = argent que rapportent les ventes).Il nous reste à voir la seconde moitié.

Mais que signifie cela ? Comment calculerait-on le juste niveau de la dépense ? Comment dépenserait-on toujours assez et jamais trop? La réponse tient à ce qu’il n’est besoin d’aucun calcul : la limite est fournie par la capacité productrice et les délais qu’elle induit. Lorsque la demande excède de beaucoup l’offre d’une catégorie de biens, les délais de livraison s’allongent et l’on est renseigné. 

L’ État allemand ne déboursait ses deutschemarks qu’au fur et à mesure de la « production », et ces deutschemarks lui revenaient INTÉGRALEMENT dans ses caisses, par le cycle même de la monnaie. Nous retrouvons dans les « effets mefo » quelque chose de relativement similaire à la monnaie d’échange des SEL, mais à l’échelle d’une nation. Schacht disait des mefos : « Ce ne sont peut-être pas de bons effets de commerce au sens de la loi sur la banque. Mais la situation est désespérée. L’objet de ces effets est de remettre en marche le commerce et l’industrie »

Cette reprise ne s’est pas appuyée par ailleurs sur une hausse importante de la consommation des ménages. L’emploi a progressé, le chômage fortement baissé, mais les revenus réels par tête ont stagné et les profits explosé. Cette politique monétaire s'est déroulée dans le cadre de la propriété privée et les propriétaires les plus riches qui possèdent les moyens de production ont profité de ce développement économique bien plus que les autres.

Il n’en demeure pas moins qu’en 1938 l’ Allemagne, pourtant pays au départ le plus touché par la crise avec les États-Unis, était le seul à être vraiment sorti de la crise. Les 7 millions de chômeurs ne le sont plus, il n'y a plus de chômage en Allemagne. Constat nauséabond, mais bien réel.

A partir d’une base 100 en 1929, la production en 1938 était de 130 en Allemagne, 104 aux USA, 117 au Royaume-Uni et 93 en France (d’autres facteurs sont évidemment à prendre en compte, notamment la politique de change, désastreuse dans le cas de la France). La croissance revenue dans la Troisième Reich attire les capitalistes du monde entier et surtout américains avec les importants investissements de la famille Rockefeller, de Ford, de General Motors, d'ITT, du groupe suédois SKF. Tous ces investisseurs étrangers financeront l'effort de guerre nazi et produiront eux aussi pour l'armement allemand. .

Dans ces mémoires, Schacht soulignait qu’il avait “ prévu ce plan de redressement pour cinq ans de sorte que les effets Méfo pouvaient être prolongés cinq ans. De cette manière l’importance du réarmement se trouvait limitée par une barrière intervenant automatiquement. Après cinq ans, le remboursement des effets Méfo devait commencer, et les sommes nécessaires seraient désormais perdues pour le budget et devraient donc être prises sur d’autres postes de dépense, le réarmement était justement de ceux-ci. Toutes ces considérations revêtirent leur pleine signification quelques années plus tard, quand j’eus l’impression que le réarmement allait dépasser le niveau normal de temps de paix. Ceci aurait été empêché par mon plan, si Hitler n’avait pas fait dévier la politique de la Banque du Reich ”

Schacht démissionna de son poste de ministre de l’économie du IIIe Reich, en fin 1937, et fut destitué de la présidence de la Reichsbank le 20 janvier 1939, ce qui permit à Hitler d’obliger la Banque du Reich a lui consentir n’importe quel crédit. Pour stopper cette dérive guerrière du régime nazi, en 1938, Schacht se mit à organiser un complot contre Hitler pour empêcher la guerre. Il ne rencontra pas beaucoup de soutien de la part des généraux sauf celui de Witzleben, gouverneur militaire de Berlin. Ce complot fut arrêté par Schacht et ses amis après les accords de Munich, en septembre 1938 dans lesquels Chamberlain et Daladier autorisèrent Hitler à annexer la région des Sudètes. Après ces accords de Munich, Hitler devint un héros national et sa popularité atteignit son zénith. La lâcheté des Français et des Anglais permit qu'il dépeçât la Tchécoslovaquie sans tirer un seul coup de feu. Schacht et ses amis ont compris que renverser Hitler n'était plus possible. 

Le 23 juillet 1944, trois jours après le complot Walkyrie auquel il n'a pas participé, il est arrêté. Après, son parcours connaît les horreurs et les atrocités des nazis : le camp de Ravensbrück, les interrogatoires à Berlin où il retrouve ses complices dans le coup d'état avorté de 1938 qu'il dirigeait contre Hitler, puis début février 1945 départ pour le camp de Flossenburg, début avril le camp de Dachau puis l'évacuation dans le Tyrol par le col du Brenner avec les prisonniers " spéciaux " qu'Hitler et Himmler pensaient échanger comme otages, la libération par l'armée américaine d'Italie à Villabassa /Niederdorf. Le 1er octobre 1946, il est acquitté par le tribunal de Nuremberg puis il passe par des tribunaux allemands de dénazification et il sera acquitté en appel. Début 1950, il est libre et à 74 ans, il se met à conseiller les pays en développement qui rencontrent des difficultés économiques. Plusieurs d'entre eux verront leur développement économique brisé par des putschs et des dictatures aux ordres de la CIA.

 

2.2 Les enseignements que nous retirons de ces expériences monétaires pour les utiliser dans le financement des Réseaux de Vie : 

 

La démarche à suivre : 

Dans un premier temps, le dirigeant (ou le groupe d'experts) qui dispose de la solution optimale va faire preuve d'une opiniâtreté farouche pour avancer son argumentation logique et tâcher de convaincre ses partenaires. La difficulté rencontrée par Lautenbach et Schacht en Allemagne a été la faiblesse des dirigeants politiques qui sont constamment en recherche de compromis politiciens et n'osent pas mettre en place des politiques de rupture. A trop vouloir protéger les intérêts des rentiers, ils condamnent leurs pays à des crises injustes et inutiles.

Dans un deuxième temps, les dirigeants qui mettent en place la solution optimale font confiance aux initiatives locales qui sont les seules à même pour savoir comment satisfaire les besoins économiques et sociaux qui font défaut. Le mécanisme du préfinancement du développement économique est particulièrement judicieux, efficient, performant et facile à contrôler : quand les files d'attente dans la distribution s'allongent, il faut investir plus dans la production ; quand il n'y a plus de files d'attente et trop de stock, il faut ralentir la production. Avec le suivi des échanges en temps réels sur nos systèmes informatiques, les moyens techniques sont disponibles pour passer du marketing commercial au marketing économique et politique.

 

la politique monétaire mise en place : 

Deux monnaies circulent certes en même temps mais elles ont la même valeur perçue auprès des citoyens et c'est le plus important, la confiance dans la monnaie qui facilite les échanges vers la croissance et le développement d'une société. Cette séparation entre préfinancement des investissements et du travail nécessaire pour atteindre les objectifs fixés d'une part et d'autre part la monnaie pleine souveraine propriété commune des membres des Réseaux de Vie, rend inutile les monnaies locales ou spéciales qui sont utilisées dans l'économie libérale pour contourner, supprimer des obstacles liés à la propriété privée des moyens de production. 

 

La masse monétaire pour le pré financement correspond aux politiques budgétaires qui développent les projets de vie, c'est la monnaie économique utilisée pour la croissance. De ce fait il y a bien une séparation entre politique budgétaire et politique monétaire. La politique monétaire repose bien sur les actifs, sur le capital et le patrimoine, sur les réalisations politiques, économiques, sociales, culturelles qui nourrissent la confiance et dans la monnaie et dans le mouvement des réseaux de vie lui-même. La grande différence avec le système libéral, nous le répétons, porte sur l'utilisation de la complémentarité entre les trois formes de propriété et particulièrement sur la propriété commune. Le dirigisme exercé par la Confédération n'a plus rien à voir avec l'imposition de la doctrine libérale comme dans le système de pouvoir capitaliste. Les solutions optimales étant définies à travers la pratique de la subsidiarité et de l'alliance des contraires, le dirigisme de la Confédération porte plus sur la volonté, la détermination, le soutient psychologique et moral, éthique pour que les groupes de projets au niveau local réussissent à atteindre leurs objectifs validés au niveau de l'action politique des réseaux de vie.

Ces deux masses monétaires qui en réalité n'en font qu'une, n'ont pas la même durée d'existence. La masse monétaire de la monnaie pleine est liée à la durée de la Confédération des Réseaux de Vie. La masse monétaire en monnaie pleine destinée au préfinancement des projets de vie, la masse monétaire en monnaie économique, ne dure que le temps de réaliser les projets. A moyen terme, lorsque tous les projets sont réalisés, cette masse monétaire économique a disparu car elle a été rachetée par la Banque Centrale qui peut en faire ce qu'elle veut, nous l'avons vu, puisque c'est elle seule qui créée la monnaie en fonction des besoins de l'économie réelle. La satisfaction immédiate de ces besoins a pour limite la quantité et le niveau des compétences disponibles parmi les citoyens membres des réseaux de vie, ce qui élimine le risque d'inflation.  Nous avons vu que la gestion des biens communs repose essentiellement sur les inter relations d'un groupe de travail qui réalise un projet de vie. Sans ce groupe de travail compétent et disponible, un projet de vie ne peut être accepté, validé par le conseil politique local et l'assemblée des citoyens membre du réseau local, régional ou confédéral. 

La masse monétaire économique correspond à la planification du travail et de l'avancement des projets. La monnaie utilisée dans cette masse monétaire bis porte un nom différent de la monnaie pleine officielle pour bien montrer qu'elle ne repose pas encore sur son propre capital mais qu'elle est un prêt garanti par la Confédération et le conseil politique du réseau local à partir d'une monnaie officielle qui repose sur les richesses déjà produites et conservées dans les réseaux de vie. Il n'y a pas utilisation de la planche à billet mais rémunération garantie pour tout travail producteur de richesses nouvelles. Dans cette logique de prêt, le risque d'inflation lié à un manque de contrôle des crédits n'existe pas. Nous sommes dans le fonctionnement des organisations en réseaux et non plus dans celui des systèmes de pouvoir. Le garant du bon fonctionnement de cette économie et de ces politiques monétaires et budgétaires est la démocratie directe locale participative. 

Ainsi la masse monétaire économique ou masse monétaire " bis " pour le pré financement des projets, le paiement des charges et des salaires à travers les diverses entreprises qui participent à la réalisation du projet de vie peut prendre différentes formes juridiques, différents noms : bons d'achat, bons de travaux, effets de commerce, une monnaie WIR comme c'est le cas entre les entreprises suisses. Une monnaie locale est possible si l'ensemble du processus de production de richesses n'est que local et n'implique pas des échanges en dehors du cadre local. Cette monnaie locale est alors plus simple que de multiplier les bons d'achat, de travaux, de commerce dans une commune, une région. Cette monnaie locale économique est alors bien plus complète que les monnaies locales actuelles limitées à des échanges dans l'économie sociale et solidaire, l'économie non marchande, distinction qui n'existe pas dans les réseaux de vie.

Seules sont conservées au niveau local les richesses produites par ces projets de vie. Ces richesses sont des biens communs plus nombreux et puissants, des patrimoines privés plus élevés, des connaissances plus étendues et expertes, bref de quoi assurer un développement durable et une transition énergétique, une préservation de la vie sur Terre. En théorie, il est donc possible que la seconde masse monétaire destinée au préfinancement ne soit pas utilisée pendant une période donnée s'il n'y a plus de nouveaux projets de vie à réaliser.

Ces règles de macro économie et de gestion de la masse monétaire sont une application du principe de subsidiarité et de l'alliance des contraires, qui eux-mêmes sont l'expression du bon sens. Bien entendu et fort heureusement, le contexte actuel est différent. Quoique ! La tyrannie de l'oligarchie financière anglo-saxonne n'a plus besoin de s'exercer à travers le relais de dictatures nationales et fascistes pour s'enrichir à travers des guerres mondiales. Le jeu de la spéculation financière dans le casino virtuel rendu possible par l'informatique et Internet, multiplie bien davantage les profits que ceux réalisés par le travail dans l'économie réelle. La mondialisation de l'économie et le libre échange ont permis que la production mondiale se concentre dans les pays aux coûts de main d'œuvre les plus faibles. La désindustrialisation des pays riches, l'élimination des classes moyennes dans les pays développés représentent de nouvelles victimes de la guerre économique et financière mondiale. Leur système de domination économique fonctionne à partir du contrôle que d'une seule monnaie référence, le dollar. L'imposition de l'euro sans aucune volonté de réaliser de suite l'union politique des pays membres est une absurdité qui condamne l'Europe à la désunion et à l'inefficacité de ses politiques économiques. Première puissance économique mais éternelle vassale de l'oligarchie financière anglo-saxonne, l'Europe possède pourtant à travers son histoire, ses malheurs, les connaissances nécessaires et suffisante pour un tout autre destin et reprendre enfin le chemin de la prospérité, de la paix comme ce fut le cas pour la dernière fois il y a plus de 700 ans, au temps médiéval et des cathédrales défendu par les ordres chevaliers. Templiers et Teutoniques défendaient la même civilisation, les mêmes règles sauvées et transmises depuis les bords du Nil et Dendérah. Nous y reviendrons encore et encore, avec la même obstination farouche qui jamais ne désespère du succès.

 

Avant de quitter ici Hjalmar Schacht 

sans en faire un éloge ni une critique injuste, nous disons qu'il a agit en banquier avec une expertise certaine, du génie assurément pour réussir à restaurer le système économique particulièrement mal en point. Mais il n'a jamais dit, écrit, parlé pour présenter un abandon de ce système économique libéral. Au contraire, comme ses collègues de Wall Street, il a cru qu'il servait le gouvernement de la finance qui devait supplanter le pouvoir politique, en l'occurrence Hitler et les nazis. Schacht n'a raisonné que dans le cadre de la propriété privée et a servi surtout les propriétaires des moyens de production. Certes lorsque l'économie industrielle, le circuit économique générale tourne bien, les citoyens eux aussi profitent d'une partie de cette croissance économique mais quand plus rien ne tourne bien... 

Aujourd'hui les recettes, les techniques bancaires et financières mises au point par Schacht restent actuelles tout simplement parce que nous ne sommes toujours pas sortis de la dernière crise financière de 2006-2008. Mais elles sont également actuelles et indispensables pour abandonner ce système financier libéral et organiser nos réseaux de vie car le pré financement des investissements et du travail avec une masse monétaire "bis", notre lecteur l'aura compris, c'est tout simplement remettre le travail avant le capital et non l'inverse, limiter le travail en fonction des intérêts du capital. Le " miracle allemand " dirigé par Schacht montre que lorsque le travail précède le capital, le développement économique n'a pas besoin de faire tourner la planche à billet, d'utiliser des largesses de crédits même à taux négatifs qui vont accroître toujours plus l'endettement des agents économiques et les soumettre au gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Abraham Lincoln et ses Greenbacks faisait tourner la planche à billet sur ordre du Président des USA, d'autres ont suivi cet exemple qui fonctionnait tant que la société industrielle s'est développée. Car nous sommes alors dans une sorte d'économie naturelle et la croissance efface rapidement sa cause critiquable et condamnable : faire tourner la planche à billet. 

 

Les financiers ont tout de suite compris que Schacht utilisait un autre procédé.

document :  Les grands banquiers sont alarmés par les succès de la politique financière de l'Allemagne hitlérienne, de la même manière qu'il y a plusieurs générations leurs familles ont été terrifiées par les succès de l'économie naturelle de Lincoln et de Napoléon. Ce qui aurait été un progrès louable pour l'Allemagne et d'autres pays était en fait la principale cause de la Seconde Guerre mondiale. La lutte entre la politique monétaire rivale était inévitable. (Carnelius Carl Veith, "Citadelle du Chaos").

Source: *Google translate* de http://www.burbuja.info/.../461130-hitler-posando-book...

 

Nous avons présenté la réponse des principales puissances étrangères à cette initiative monétaire allemande  mise en place par Schacht. Exemples :

document : Hjalmar Schacht, a Rothschild agent who was temporarily head of the German central bank, summed it up thus: An American banker had commented, “Dr. Schacht, you should come to America. We’ve lots of money and that’s real banking.” Schacht replied, “You should come to Berlin. We don’t have money. That’s real banking....

Rakovsky said:

“Hitler took over the privilege of manufacturing money, and not only physical moneys, but also financial ones. He took over the machinery of falsification and put it to work for the benefit of the people. Can you possibly imagine what would have come if this had infected a number of other states? (Henry Makow, “Hitler Did Not Want War,”  March 21, 2004).

document : " Le crime impardonnable de l'Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale a été sa tentative de retirer sa puissance économique du système commercial mondial et de créer son propre mécanisme d'échange qui nierait les avantages financiers mondiaux. " (Churchill, «La deuxième guerre mondiale" Berne 1960).

" Les deux principales causes de la Seconde Guerre mondiale étaient: d'abord, le succès du système allemand de troc. Deuxièmement, la décision de Hitler de ne pas accepter des prêts étrangers. Sa déclaration que l'entreprise allemande serait effectuée de la même manière qu'un commerçant honnête a provoqué une véritable panique dans les milieux financiers. (Francis Neilson: "Le Churchill Legend», p 296.).

Marriner Eccles de la Réserve fédérale, et Montague Norman, président de la Banque d'Angleterre, ont conclu un accord en 1935 sur la stratégie à utiliser pour écraser, par tous les moyens, y compris la guerre, si nécessaire, les expériences financières d'Hitler. ("La Parole" de Glasgow, 08/03/1949).

 

CONCLUSION : 

Vu les conséquences induites par l'expérience monétaire de Schacht et ces informations capitales à bien des égards, il est certain que la transition vers nos réseaux de vie et l'abandon du capitalisme et des systèmes de pouvoir comportent des risques de représailles de la part de l'oligarchie financière anglo-saxonne et de celles et ceux qui voudront nous combattre pour toucher la prime de mercenaire à la botte de ces criminels (soldats, policiers ignares et soumis, fous de guerres pourvu qu'elles soient belles avec des pillages, viols et autres crimes de guerres et crimes contre l'humanité). Il est clair que les mêmes réactions qui ont eu lieu contre la politique monétaire de Schacht concerneront quiconque voudra financer une économie sans se soumettre au gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne. Comme nous allons bien plus loin que l'expérience de Schacht, nous sommes prévenus et nous en tirons les conséquences pour mettre fin à cette agitation frénétiques des grands banquiers internationaux qui savent qu'ils vont être ruinés et cette fois-ci pour de bon. La non violence suppose la capacité de se défendre, disait Gandhi. Bien avant lui, Bernard de Clairvaux avait également mis en pratique cette évidence en organisant l'ordre des chevaliers templiers. Il est clair que cette fois-ci leurs appels à la guerre pour éliminer les pays qui veulent les écarter du développement économique, n'auront plus les réponses malencontreuses et désastreuses du passé. Encore faut-il que nos proches comprennent ce qui est en train de changer et ne cèdent plus à la soumission servile, à la peur futile ou à l'indifférence générale et d'autant plus coupable sur le plan criminel. Nous verrons l'organisation de la défense des réseaux de vie plus loin et ce développement est loin d'être inutile ou prétentieux.

Une manière de conclure plus actuelle et constructive se trouve dans le constat que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour vivre dignement en utilisant à nouveau la Nature avec respect, intelligence et en symbiose avec elle.

 "La marchandisation du monde est un moyen de contrôle des populations de masse en organisant la rareté. Dès lors que nous serons capable d'organiser l'abondance des ressources, la monnaie disparaîtra. Les outils existent : pour nourrir les hommes (femmes semencières, Incroyables comestibles, la permaculture, micro-fermes urbaines et mega fermes automatisées rurales...), pour fabriquer les outils des hommes (ressourceries, Emmaüs, fab lab numériques....), pour partager les connaissances des hommes (Réseau d'Echange Réciproque de Savoirs et de Création Collective, scoutisme, Petits Débrouillards, MOOC...), pour produire l'énergie des hommes (énergies renouvelables, smartgrid...), pour soutenir les projets importants des hommes (financement participatif, protocole monétaire équilibré, mutuelles...). 

Dès que l'on découvre que l'autonomie est non seulement possible, mais facile, on s'aperçoit que l'essentiel de nos besoins est couvert par les dons de la nature (alimentation abondante, énergie infinie, connections permanentes). Le don mutuel avec d'autres humains, c'est la cerise sur le gâteau, ou le haricot sur les potirons si vous préférez. Et bien entendu, la monnaie devient inutile... " Blaise Rossellat, septembre 2017 sur la page Facebook de l'Initiative suisse Monnaie pleine, groupe de Romandie, à laquelle nous participons.

L'utilisation de ces règles de bonne gestion que ce soit au niveau de la monnaie pleine ou de la monnaie économique qui sert au préfinancement du développement durable et de la transition énergétique, ne peuvent que nous mener au succès. D'autres l'ont dit, spécialement ceux qui ont écrasé l'économie allemande redressée par Schacht et la Reichsbank sous ses ordres. Nous n'aurons plus à nous compromettre avec des dictatures surgies de la misère économique la plus noire et insupportable, injustifiable et mise en place justement par l'oligarchie financière pour diviser les peuples, les rendre ignorants et incapables de se libérer de cette tyrannie financière et de cette guerre économique que nous subissons depuis au moins deux siècles . Encore faut-il avancer et examiner maintenant le financement et la gestion des trois niveaux d'activité humaine pour pénétrer davantage dans le fonctionnement des Réseaux de Vie lorsque le Travail précède le Capital.

 

III l'utilisation de la monnaie pleine dans la gestion des trois niveaux d'activité humaine

Nous connaissons le cap à tenir : préserver la confiance dans la monnaie pleine, souveraine, officielle et au besoin utiliser d'autres techniques financières pour y parvenir comme, en particulier, le préfinancement des investissements.

 

A) le financement du travail indispensable à la vie et à la survie

Nous avons présenté les activités de ce premier niveau d'activité humaine (DAS1). Ce sont essentiellement des échanges indispensables pour vivre et survivre. Ces échanges peuvent se réaliser sans utiliser une monnaie, même pas une monnaie économique. Il suffit que les échanges valorisés en monnaie pleine se déroulent dans le cadre d'une comptabilité double. Les quantités, les volumes de production nécessaires à vivre dignement et en abondance, valeur que nous avons définie dans la culture humaniste, sont connus et peuvent se planifier, se modifier, s'actualiser avec nos systèmes informatisés d'échanges de données. Ces données dans le système économique libéral font l'objet d'une propriété privée, voire de secrets commerciaux alors que les réseaux de vie, ces données font l'objet d'une propriété collective. De plus, les moyens de production et de distribution des biens alimentaires, des biens de consommation, les services aux personnes peuvent la plupart du temps être gérés en propriété commune en utilisant des biens communs, ce qui diminue nettement le besoin d'utiliser la monnaie pleine officielle garantie par la banque centrale de la confédération qui est elle-même gérée en propriété commune. Le consommateur n'agit plus seul sur un marché comme dans le système économique libéral, il adhère à un groupe social qui gère ses besoins avec ceux des autres pour obtenir des échanges efficients au meilleur rapport qualité-prix, des échanges valorisés le plus souvent à la valeur d'usage que ce groupe a défini et négocié avec un autre groupe social, avec d'autres réseaux.

Il s'agit évidemment de commencer par éliminer l'utilisation de la fausse monnaie, l'argent dette créé ex nihilo à partir du crédit . Poursuivons l'histoire de cette fausse monnaie imposée par un pouvoir politique, un roi, un chef. Le principe même de la "monnaie", qui est de compter avec des jetons créés par un colonisateur violent, est la base de la colonisation des peuples depuis 2 700 ans... La monnaie est basée sur le monopole, sur la reconnaissance du chef gravé sur le jeton, et sur l'absence de traçabilité qui permet à celui qui est devenu "chef" de créer autant qu'il veut sans rendre compte à personne. 200 ans après l'invention de la monnaie, Alexandre le grand (faux monnayeur) a créé la première grande crise mondiale en envahissant et colonisant quasiment la moitié de l'Eurasie et le nord de l'Afrique. Les banques n'ont fait que détourner ce pouvoir d'abord militaire, vers un pouvoir basé sur la discrétion, la perversité et l'illusion. Donc, la comptabilité en partie double est la SEULE solution pour compter et enregistrer les flux de biens et de services, en détectant les tricheries, par la redondance des écritures. Cela a été inventé bien longtemps avant la monnaie, et l'aspect amusant, c'est que les états basés sur la monnaie-tricherie, obligent les colonisés à utiliser la comptabilité en partie double, pour que les colonisés ne puissent pas tricher, eux.

Cette comptabilité en partie double est tenue par les centres de gestion des réseaux de vie au niveau local. Nous avons présenté les missions et le fonctionnement de ces centres de gestion qui sont sous l'autorité et le contrôle de leur conseil politique (que nous verrons plus loin au niveau 3 de l'activité humaine: l'action politique).

le centre de gestion de l'autorité :  But : gérer le patrimoine, les biens et les services, mis en place pour garantir les résultats prévus pour les trois réseaux chargés de la mission d'autorité : le réseau initiatique, le réseau qui lutte contre les violences, le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe,  dans le but d'assurer la paix et la sécurité.

le centre de gestion de la production de richesses : But : gérer le patrimoine, les biens et les services, mis en place pour garantir les résultats prévus pour les réseaux de production des richesses matérielles et des services relationnels dans le but d'assurer la satisfaction des besoins indispensables à la vie.

1) la comptabilité réalisée par les centres de gestion

La comptabilité des centres de gestion est identique à celle d'une entreprise de l'économie marchande du système libéral avec des différences propres au fonctionnement des réseaux de vie surtout au niveau des ressources. La compatibilité en partie double s'applique à tous les réseaux locaux et nous avons vu qu'il n'y a pas séparation entre économie privée de marché et administrations publiques ou services publics, associations. Au niveau local, régional, confédéral, les centres de gestion regroupent la comptabilité de toutes les entreprises.

1.1.1 au niveau des ressources

dans le bilan établi par un réseau local : 

au niveau du compte de résultat d'un réseau local

1.1.2 au niveau des emplois

au niveau du bilan :  aucun changement : Actif immobilisé, Actif circulant

au niveau de leur compte de résultat : aucun changement au niveau du classement des charges. Le paiement des rémunérations du personnel peut se faire en monnaie de préfinancement, une partie en droits sociaux pour payer les biens communs le moment venu comme par exemple les soins dans un établissement de santé. Dans les cas particuliers où des citoyens veulent aller dans des pays en dehors de la confédération, ils convertiront de suite leur rémunération en monnaie économique auprès du département banque de leur centre de gestion pour obtenir des devises ou de la monnaie pleine souveraine mais ces mouvements n'apparaissent pas dans le compte de résultat où ne figure que la monnaie économique.

Ces documents comptables sont établis pour chaque réseau local et sont consolidés par activités au niveau local puis dans un document global qui reprend toutes les activités d'un réseau local. De même au niveau de la Confédération, les consolidations sont par activités, par niveau local puis au niveau global de la Confédération. Il n'y a plus de distinction entre économie marchande et non marchande, entreprises commerciales et administrations publiques. Par contre il existe la distinction entre entreprises privées, entreprises gérées en propriété commune et entreprises gérées en propriété collective. Les consolidations font apparaître l'apport de chaque forme de propriété dans le bilan final.

2) la gestion financière réalisée par les centres de gestion.

Elle est différente par rapport au fonctionnement du système de pouvoir libéral puisqu'elle ne cherche pas la maximisation des profits pour les seuls propriétaires privés des moyens de production.

  • Les centres de gestion suivent la rentabilité des investissements mais ils établissent une rentabilité globale au niveau d'un projet de vie en associant les rendements décroissants d'une activité comme l'agriculture avec les rendements croissants de l'artisanat, de l'industrie ou du commerce. L'objectif porte sur le développement des synergies et la mise en commun, le partage des ressources et des compétences au niveau local.

  • l'efficience d'une stratégie est surtout obtenue par la stratégie de diversification et d'intégration en développant des filières locales de production et de distribution de biens et services. Par exemple la filière de la graine à l'assiette mise en place dans la commune d'Ungersheim près de Mulhouse. La notion de profit est donc bien plus large et comprend les notions de qualité totale, de prélèvement et d'impact sur la nature ou encore celle de développement humain et de coût d'obtention du bonheur. Nous allons examiner ces questions dans un instant.

  • les centres de gestion exercent au niveau local la mission d'une banque et nous sommes ici au coeur du financement des réseaux locaux. Le département banque d'un centre de gestion assure la liaison avec la Banque centrale de la Confédération. 

  • les relations avec la Banque centrale de la Confédération. Au départ, elle transmet à la banque centrale la liste des bons de travaux et leurs objets après validation par les conseils de l'action politique locale. Ces bons de travaux sont évalués avec la valeur que possède la monnaie pleine. A la fin de la réalisation des projets, elle demande à la Banque centrale, le rachat des bons de travaux en monnaie officielle. La banque centrale valorise le bilan du réseau local en monnaie pleine en ajoutant les actifs réalisés.

  • la gestion des biens communs et des droits sociaux. Une fois un projet de création d'un bien commun réalisé    

  • B) le financement des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures

     

    C) le financement de l'action politique

     

    IV La gestion de la Banque Centrale de la Confédération des Réseaux de Vie

     

    1) le contrôle du niveau de la monnaie pleine

     

    2) le contrôle de la gestion des droits sociaux

     

    3) la gestion des conversions entre monnaie pleine, droits sociaux et devises étrangères

     

    4) le contrôle de l'activité politique, économique et sociale réalisée par les Réseaux de Vie

     

    4.1) la gestion de la qualité totale et le calcul de la non qualité, du coût d'obtention de la qualité.

     

    4.2) le calcul du coût du prélèvement sur la nature des richesses qui seront transformées par l'activité humaine.

     

    4.3) Du calcul actuel de l'IDH à celui de la solidarité sociale.

     

    Synthèse : 

    La comptabilité en partie double est une technique de gestion. Un système de pouvoir est l'opposé d'une organisation en réseau. Le système de pouvoir est imposé par une minorité dirigeante qui s'est emparé du pouvoir et forcément il va y avoir des dissidents, des opposants, des fraudeurs... parce que les premiers fraudeurs sont ceux qui ont usurpé le pouvoir en éliminant puis en interdisant l'utilisation des organisations en réseaux de vie qui n'ont pas de minorité dirigeante capable de s'enrichir sans limites.

    Le système capitaliste libéral repose sur une manière précise de gérer la propriété : exclusivité de la propriété privée y compris pour les moyens de production de richesses, interdiction de la propriété commune qui est la meilleure pour répartir des richesses, limitation de la propriété commune à un état gendarme qui fait le nécessaire pour que le système libéral n'implose ou n'explose pas et que les dirigeants de ce système poursuivent leurs maximisation des profits sans limites en laissant les autres dans la précarité, la misère ou dans le peu de chance de s'enrichir.

    Les organisations en réseaux de vie utilisent bien entendu aussi la technique de gestion de la comptabilité en partie double mais dans un autre contexte politique, économique et social. Le développement et la gestion de l'activité humaine sur ses trois niveaux, travail indispensable, oeuvres pour élever le niveau de vie et les transmettre aux générations futures, action politique en démocratie locale participative qui utilise la subsidiarité et l'alliance des contraires, mène à des décisions qui rencontrent une large adhésion sinon une unanimité. L'action politique développe la mission d'autorité exercée par les membres du groupe social, le but est la minimisation des violences et les organisations en réseaux y sont parvenues dans le passé et y parviennent lorsqu'elles sont remise en place.

    L'utilisation d'une monnaie pleine sert alors à financer les projets de vie : rémunérer le travail réalisé, pré financer l'achat de capital technique (réalisé par le travail d'autres extérieurs au groupe social local) avant que le groupe local, l'entreprise ne mette en vente ou en échange la production de sa richesse, de sa valeur ajoutée. Comme Hjalmar Schacht l'avait montré, l'utilisation de deux monnaies, toutes garanties par le travail des membres du groupe social est très pratique et très efficace pour développer rapidement une économie et satisfaire les besoins matériels d'une population.

    Ensuite, les réseaux de vie vont plus loin que le premier niveau de travail indispensable. La réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, utilise essentiellement la propriété commune financée par les droits sociaux qui sont un titre de propriété, un droit d'utiliser le moment venu un bien commun (maison de retraite, école, hôpital, etc.). Les droits sociaux rémunèrent également que du travail pour réaliser un capital technique, un patrimoine immobilier , rémunérer les services faits aux personnes. La banque centrale de la confédération des réseaux de vie est la seule habilitée à gérer la création de monnaie pleine et le niveau des droits sociaux. Mieux, sa mission essentielle est de vérifier que la circulation monétaire et des droits sociaux permet de rémunérer le travail selon les différents niveaux de responsabilité exercés. Hjalmar Schacht a démontré la pertinence d'une telle organisation monétaire qui, dans le cadre de la subsidiarité, appartient bien au groupe des solutions optimales pour organiser une société humaine.

    La monnaie pleine n'existe que par rapport à un projet politique auquel adhère les réseaux de vie. Elle n'est qu'un moyen de financement utilisé surtout au niveau du premier niveau de l'activité humaine : le travail indispensable à la vie et à la survie. Sur ce niveau d'activité, la gestion du temps, des délais exige de la rapidité et de la simplicité dans les échanges pour satisfaire nos besoins primaires et secondaires (Maslow). La monnaie pleine est alors une réponse pertinente pour faciliter ces échanges de biens, de services et de travail. Son rôle ne va pas plus loin que la réalisation de richesses matérielles ou de services à la personne. Il est limité par le travail indispensable à la vie et la survie dont l'étendue est définie par l'action politique, par les projets de vie décidés au niveaux des réseaux sociaux.

    Au delà de ce caractère indispensable du travail, l'activité humaine peut se financer autrement qu'avec de la monnaie pleine. Tous les échanges sur les trois niveaux de l'activité humaine sont gérés avec la technique de la comptabilité en partie double. La valeur des chiffres enregistrés change selon les niveaux d'activité. La banque centrale de la Confédération a pour mission, pour finalités d'assurer le contrôle de la masse monétaire et la conversion entre les valeurs utilisées pour répondre aux besoins de chacun validés au niveau local à travers l'action politique. Tout se joue au niveau local et la Banque centrale n'exerce pas un pouvoir central qui s'impose au niveau local. Elle comptabilise, vérifie et garantit la sincérité des comptes. Elle démontre que le fonctionnement économique des réseaux de vie correspond aux objectifs fixés par l'ensemble des réseaux locaux…qui tous utilisent les mêmes solutions optimales dégagées par l'exercice politique de la subsidiarité et de l'alliance des contraires. Tout commence et "finit" dans l'action politique exercée (et rémunérée comme temps d'activité humaine) par l'ensemble des citoyens membres des réseaux de vie.

     Rappel : les réseaux de vie et leur fonctionnement sans état et le plus souvent sans monnaie mais avec la technique de gestion de la comptabilité en partie double, ont permis le développement des civilisations les plus florissantes.

     

     

     

     

    la déclaration des droits à la vie sociale pour les êtres humains

    les réseaux citoyens : présentation générale

    premier domaine d'activités stratégiques : le travail indispensable à la vie.

    les réseaux qui développent la mission d'autorité, le niveau de confiance  et la minimisation des violences en utilisant la première source de savoir spirituelle : 

    le réseau initiatique

    le réseau de prévention et de lutte contre les violences

    le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe

    le centre de gestion des réseaux d'autorité

    les réseaux de production et de distribution des richesses matérielles et intellectuelles en utilisant la seconde source de savoir intellectuelle :

    I) le cercle vertueux et les biens communs

    II) la production des biens indispensables à la vie

    III ) l'organisation d'un groupe de production de richesses

    le centre de gestion des réseaux de production des richesses

    le conseil de l'action politique des réseaux de production et de distribution

    second domaine d'activités stratégiques : la réalisation d' oeuvres durables

    la réalisation des oeuvres, présentation générale

    1ère partie : l' oeuvre politique, économique et sociale.

    Les 3 oeuvres développées par les réseaux de vie

    1ère oeuvre : la culture humaniste

    les valeurs 

    1ère oeuvre : la culture humaniste, les normes 

    I la complémentarité entre les 3 formes de propriété, les Biens communs

    II la Monnaie pleine au service des réseaux de vie

    1ère oeuvre : la culture humaniste

    les modes de vie 

    2ème oeuvre : le savoir global

    à partir de nos deux sources de connaissance.

    3ème oeuvre : la défense de la culture humaniste

    les forces de l'esprit contrôlent la puissance des armes pour la transmission des oeuvres humanistes aux générations futures.

    troisième domaine d'activités stratégiques : l'action politique

       
     
       
     

     

     

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