MONTE VERITÀ

l'aspiration au changement qui motive ces « réformateurs de la vie ».

photos anciennes

les utopistes

l'utopie à poil

situation géographique

historique

émission tv sur arte

les naturmenschen

le rôle de Monte-Verità dans l'espoir du 20ème siècle ( article en allemand )

 liens 

avec d'autres sites

le musée

commentaires sur l'émission d'Arte

cette page a été réalisée par Frantz à partir de la documentation trouvée sur internet ( voir les liens )

 

photos de la colonie et des artistes et écrivains, chercheurs qui la fréquentèrent :

Monte Verità Gesamtansicht v.l.n.r. Casa Andrea, Casa Gentile, Haupthaus und Casa Anatta (1905

Zentralhaus von Henri Oedenkoven erbaut

Isadora Duncan, Aufenthalt auf Mote Verità 1903

Rudolf von Laban "Der Mönch"

Mary Wigmann, "Hexentanz" 1914

Kraft durch Freude unter Leitung von Masseur Maurer, um 1930

Das Sonnenbad der Vegetarier, 1906

une communauté

danse

un colon naturiste, l'adoration au soleil

Die Grazien auf der Brissagoinseln, 1930

Eric Mühsam (1878-1934)

(6 avril 1878, Berlin ; assassiné par les nazis dans la nuit du 9 au10 juillet 1934 au camp de concentration d'Orianenburg)

poète allemand

Otto GROSS Psychoanalyst, 

(1877 - 1920 )

Hermann HESSE ( au centre ) à Monte Verità

 danse avec Mary Wigmann

les utopistes du Monte Verità. Tandis que l'Europe se précipite dans la guerre, de jeunes intellectuels au bord du lac Majeur se libèrent des contraintes de la civilisation. Des anarchistes, des socialistes, des végétariens, des artistes, des écrivains et des danseurs expérimentent au Monte Verità, près d'Ascona, de nouveaux modes de vie. La troupe des danseurs de Rudolf von Laban s'offre à la nature dans une nudité révolutionnaire pour renouveler la société de l'intérieur. Cette précoce photographie en couleur (il s'agissait à l'origine d'une diapositive sur verre) anticipe une technique future et reflète intensivement, par la faîcheur conservée de ses couleurs, l'aspiration au changement qui motive ces « réformateurs de la vie ».

 

la situation géographique de Monte Verità

 vues sur Ascona

Monte Verità, un historique :

En ce XIXe siècle, l’Europe est secouée par l’arrivée de l’industrialisation qui bouleverse l’organisation sociale. Cette crise est particulièrement ressentie en Allemagne où des signes de rejet du monde industriel apparaissent dès 1870. Ainsi, en réponse à l’urbanisation engendrée par une nouvelle organisation du travail, apparaît le Naturisme. On tente de fuir la pollution des villes, de créer des communautés et des " cités jardins " pour vivre en harmonie avec la nature. Ceux qui partagent ce point de vue se regroupent bientôt autour du mouvement de Réforme de la vie (Lebensreform, 1892). Contrairement à la Réforme appelée par les rosicruciens du XVIIe siècle et dans les utopies littéraires qui lui succédèrent, le progrès scientifique est ressenti comme une menace au XIXe siècle. Le mouvement de Réforme de la vie draine les adeptes du végétarisme, du naturisme, du spiritisme, des médecines naturelles, de l’hygiénisme, de la Société Théosophique, ainsi que des artistes .

Dans cette mouvance, un théosophe suisse, Alfredo Pioda, tente d’établir en 1889 un couvent laïque. Le groupe prend le nom de Fraternitas et s’installe sur le mont Vérité (monte Verità), près d’Ascona (Tessin, Suisse). Frantz Hartmann et la comtesse Wachtmeister, des familiers d’Héléna Petrovna Blavatsky, participent à ce projet éphémère. C’est sans doute cette expérience qui inspirera à Frantz Hartmann " Une institution rosicrucienne en Suisse ", le chapitre qu’il ajoutera aux éditions successives de son roman initiatique Une Aventure chez les Rose-Croix. Des cendres de Fraternitas, Henri Oedenkoven et Ida Hofmann font naître en 1900 Monte Verità, une communauté du même type  Nombreux seront ceux qui fréquenteront Monte Verità, comme l’écrivain Herman Hesse, le futur philosophe Martin Buber, le politicien Gustav Landauer, Émile Jacques-Dalcroze, l’inventeur de la gymnastique rythmique, ou Rudolf von Laban, le chorégraphe et théoricien de la danse.

 

Monte Verità est un magnifique site naturel qui domine le Lac Majeur du haut d'une colline à Ascona, Suisse.  Monte Verità a reçu son nom au début du siècle quand la colline fut habitée pour la première fois par une petite communauté de personnes à la recherche d'un mode de vie alternatif, nouveau et plus sain: des végétariens y vivaient en contact étroit avec la nature, exposaient leurs corps nus au soleil, construisaient leurs huttes et maisons avec leurs propres mains tout en rêvant à un futur plus paisible.  La communauté, ses soirées de discussion, ses concerts et ses performances, devinrent bientôt une curiosité non seulement pour les gens d'Ascona mais également pour des voyageurs de toute l'Europe qui commencèrent à visiter ce lieu inhabituel.  La communauté éclata avant la Première Guerre mondiale mais quelque chose de l'esprit du lieu est resté en plus des vestiges de cette époque recueillis par Harald Szeeman pour le Musée du Monte Verità; photographies, tableaux, livres, posters, lettres, objets témoignent du passage dans ce lieu en plus des fondateurs de la communauté, de gens comme Otto Gross, Rudolf Steiner, Krishnamurti, Isadora Duncan, Hermann Hesse.  Dans cette collection fascinante on trouve aussi des documents qui analysent le magnétisme tellurique particulier de cette région (!): une manière de vouloir comprendre pourquoi tant de grands esprits se sont retrouvés ici et ont été inspirés ici.

vue sur le  lac depuis la terrasse du centre d'accueil actuel

10 Décembre 97 - TELEVISION

LA MONTAGNE PAS MAGIQUE.

 


'La montagne de la vérité', Alexandre Adler et ses 'Mercredis de l'histoire' se penche sur un cas particulier de l'histoire allemande. Arte, 20 h 45.

Redéfinir les conditions du bonheur en fuyant misère et pollution, en mangeant végétarien, en vivant pieds nus... Telle fut l'ambition d'une poignée de colons qui s'installèrent au début du siècle sur une petite colline de la Suisse italienne pour y fonder Monte Verità, la montagne de la vérité. En 1900, sept hommes et femmes qui s'étaient rencontrés dans un cercle d'anarchistes munichois achètent quelques hectares de terre dans le Tessin, défrichent et construisent des huttes afin de bâtir un monde meilleur. Pendant un demi-siècle, quelques grandes figures de l'intelligentsia européenne se rencontrent à Monte Verità. L'auteur de ce document en isole quatre: le psychanalyste Otto Gross (pionnier de la révolution sexuelle), le 'poète aux pieds nus' Gusto Greser (qui inspira les vagabonds de Hermann Hesse), le chorégraphe Rudolf von Laban (rénovateur de la danse moderne) et l'écrivain Erich Mühsam (figure de proue de la révolution allemande de 1918). Les destins hors du commun de ces quatre individus dévoileront l'ambiguïté du projet utopique qui les avait réunis. Vêtus de peaux de bête, Greser divague dans Munich bombardé, Gross meurt à Berlin en clochard anonyme, Mühsam succombe sous la torture nazie tandis que von Laban prête allégeance à Goebbels et devient chef des ballets allemands. L'adoration du soleil et des danses dans les prés sont bien loin: l'histoire a rattrapé ceux qui avaient cru pouvoir l'oublier, ou la transformer. Ces destinées croisées, racontées grâce à un important gisement d'archives, montrent comment se trament les thèmes de la révolte et du destin. Monte Verità est une aventure révélatrice des rêves et des cauchemars qui sont les nôtres.

commentaire sur l'émission tv : Monte Verità

La montagne de la vérité, documentaire d'Henry Colomer diffusé sur Arte le mercredi 10 décembre à 20 h 45 essaie de démontrer le rôle ambigu qu’auraient les pionniers d’une communauté libertaire située près d’Ancona en Suisse au début du siècle. En suivant l’itinéraire de quatre d’entre ceux qui y ont séjourné : Otto Gross, psychanalyste, Gusto Graeser, vagabond, Rudolf von Laban, chorégraphe qui se mettra au service de Goebbels, Erich Mühsam, poète anarchiste assassiné par les nazis, le documentaire richement illustré tente de dévoiler que cette communauté aurait favorisé la montée du nazisme. Erich Mühsam n’aurait-il pas écrit un hymne végétarien en 1905, et Hitler n'était-il pas végétarien ? D’autres sophismes serviront d’arguments. Or cette expérience communautaires s’arrête en 1920, et en dehors du soutien qu’apporta Mühsam à Otto Gross lorsque celui-ci fut interné sur l’ordre de son père, les liens entre ces quatre personnages ne sont pas abordés. Si leur sort, en dehors de celui de Laban est tragique, est-ce une raison pour en conclure que s’ils ont échoué c’est qu’ils avaient tort ? Doit-on croire que ceux qui réussissent dans la vie ont raison ?..

Eric Jarry

Anachroniques: Monte Verità : L'utopie à poil

Envoyé en 1905 au Monte Verità par le Département fédéral de justice et police, le commissaire Rusca de Locarno surprend «des originaux cultivés, fatigués par une vie d'amusements et de richesse qui redécouvrent une existence fruste et simple. Souvent nus, en été comme en hiver, ils produisent eux-mêmes de quoi manger.» Il note également que «le propriétaire des lieux est le fils d'un riche armateur d'Anvers habitué du Grand Hôtel de Locarno.» Souffre-douleur des mauvaises langues et accusée d'être un repaire d'anarchistes, la colonie établie sur les hauteurs d'Ascona au bord du lac Majeur mène son utopie sans trop se soucier du reste du monde depuis son arrivée cinq ans auparavant.

Une vie alternative
La tribu débarque au Tessin au printemps 1900. Henri Oedenkoven, qui assure les fonds via le patrimoine paternel, sa femme Ida Hofman, Karl Gräser, un ancien officier de l'empire austro-hongrois désormais réfractaire à l'ordre, son frère surnommé Gusto (Goût), partisan d'un retour radical à la terre et deux ou trois autres idéalistes déçus, névrosés, fuyant les ennuis et la bourgeoisie prussienne, achètent un hectare et demi de terrain plein sud pour cent cinquante mille francs. Il n'y a ni eau, ni électricité, ni route. Mais des palmiers et des châtaigniers en abondance. La nouvelle vie démarre sur de nouvelles bases, macrobiotique et naturiste, anthroposophe et égalitaire. La colline jouit déjà d'une réputation internationale. Son magnétisme naturel hors du commun, égal à celui de Sils Maria aux Grisons, et la tolérance transalpine à l'égard des idées libertaires et d'avant-garde attirent révolutionnaires, écrivains, philosophes et toutes sortes de désaxés et de marginaux en quête de bonheur et d'amour universel.
Rudesse et confort petit bourgeois coexistent dans la ferveur maternelle. On joue du piano et on plante des salades. Hommes et femmes cavalent à poil dans un paysage grandiose. Douches gelées et bains de soleil raffermissent peau et chair de citadins oisifs. Il faut écarter les escrocs, les voyeurs et les journalistes à l'affût de scandales et faits divers. Et surtout on discute bienfaits et méfaits de l'alimentation végétarienne. Avec les entorses à la règle qui s'en suivent : contrebande d'aliments bannis et virées incognito dans les grotti du coin.

La montagne des idées
Deux doctrines s'affrontent à l'ombre des mimosas. L'une se contente d'un retour à la nature bon enfant, matérialisé dans un sanatorium aux vertus régénératrices. L'autre théorise une vision à cheval de la morale et du communisme où l'homme oublie sa peine et revient à son destin originel. Cette dernière, trop dogmatique, se disperse avec ses instigateurs. Gusto, désormais en marge de la communauté, trouve refuge dans une grotte. C'est là qu'Hermann Hesse, alcoolique et gâteux, le rencontre quelques années plus tard et imagine la figure de la Grande Terre mère, calé dans les formes généreuses d'Elisabetta, la femme de Gusto. Le culte primordial s'éternise sous les bois du Monte Verità. Encens et transpiration - ces danses frénétiques voisines de la transe au clair de la lune - flottent encore dans les airs. Et Harald Szeeman, célèbre commissaire d'expositions d'art contemporain, conserve les archives de l'aventure, rangés avec le zèle du comptable, à l'abri de sa maison au Val Maggia, pas loin de Locarno.
L'émancipation féminine est à l'ordre du jour aussi bien que les mariages d'amour et de conscience, affranchis du fatras patriarcal et administratif qui en dénature le sens profond. L'homosexualité s'épanouit à l'écart des frayeurs bien pensantes. On réforme l'orthographe - au diable les majuscules - de même que la mode de l'époque, étouffant à l'excès muscles et rondeurs. Une fois banni l'argent, le troc devient la règle. Parfois une chanson suffit pour se payer un bon traitement dentaire. Tant pis si on exploite quelques ouvriers au nom de l'esprit.
En une vingtaine d'années, la colonie brasse joyeusement idées et pratiques alternatives en quantité. L'Europe se tourne vers le Monte Verità, curieuse d'expérimenter les débordements promis. A part les malades, vrais ou imaginaires, des milliers de visiteurs se pressent sur la colline magique. Walter Gropius, Thoman Mann, Erich Maria Remarque, Carl Gustav Jung, André Gide, Emile Jacques Dalcroze, la rythmique dans une valise, Lénine dit-on, séjournent aux frais d'Ida et Henri, à la barbe d'une réputation d'idiots qui amuse les cafés du commerce d'Ascona.

Le déclin
En 1920, les fondateurs abandonnent les lieux. Les dettes rattrapent l'utopie. Une coopérative d'artistes tente le sauvetage. On retape les bâtiments. Touristes et confort chassent légumes et tempérance. Maintenant, on mange et on boit à sa faim, viande et grands crus. Malgré les efforts, la faillite les rattrape en 1926.
Un richissime baron allemand, Eduard von der Heydt, rachète la propriété. Il crée un institut à la gloire de l'Asie. Le Bauhaus dresse un hôtel mélangeant modernité et souvenirs. Après la Deuxième Guerre mondiale, von der Heydt accusé d'avoir été en affaires avec les nazis, offre le Monte Verità au canton du Tessin avec ouvres d'art et comptes bancaires pour constituer une fondation culturelle. C'est chose faite depuis 1989. De plus, à partir de 1992, l'association Montecinemaverità se consacre à la production de films alternatifs. Douze ans plus tard, sa disparition menace. Seuls les cinéphiles du Festival de Locarno y montent toujours dans l'espoir de l'utopie au creux d'une assiette de crudités.

Irene Bignardi, «Monte Verità», in Le piccole utopie,
Feltrinelli, 2003

article paru à l'adresse suivante :

la réforme de la vie et les naturmenschen :

Mais, Churward n'est pas le seul à soutenir l'existence d'un continent perdu. Helena Petrovna Blavatsky, fondatrice du mouvement théosophe, soutient également l'existence d'un continent perdu, la Lémurie. Il est noter que Helena Blavatsky fit des séjours en Inde à une époque où Churward lui-même y était cantonné (fin du 19e siècle - d'après H. Santesson). Elle fut également initiée par des "rishi" et elle influença les premières recherches de Churward sur l'Age d'Or de l'humanité. Blavatsky fut extrêment influencées par les théories racistes de Max Muller. Citons également le proche parent de la Théosophie, l'Anthroposophie (de Rudolf Steiner) affirmant que la capacité spirituelle est une fonction de la "pureté" raciale. Les théories édictées par Helena Blavatsky sont fort proches des principes de Mahikari :

C'est elle aussi qui a introduit les religions orientales en Occident.

Il semblent donc que fin du 19e siècle et début du 20e, une certaine mouvance philosophique, reprenant des principes fort similaires, avec toutefois certaines différences, se soit fait jour et ait réunit des concepts occidentaux et orientaux. Cette mouvance va prendre une autre tournure dans les années vingt et trente.
Après la première guerre mondiale se développa en Allemagne et en Suisse un mouvement de retour à la nature, de redécouverte du corps humain, unissant danse et gestes. Un de ces philosophes, Jaques Dalcroze, fonda une communauté dont le but était de retrouver l'harmonie avec la nature. Le fronton de son école arborait le symbole oriental du Yin et du Yang entremêlés. D'autres communautés se sont installées sur une colline du Tessin suisse que l'on appelé "Monte Verità". Ces "naturmenschen" vivaient le plus souvent nus, cultivaient leurs légumes (il y eut un fort courant végétarien) et refusaient la société moderne. Ils exécutaient des danses rituelles, souvent sur une musique de Wagner, la préférée d'un certain Adolph Hitler. Certaines communautés servirent de laboratoires à certains théosophes. On trouvait également des libertaires, des anarchistes et des naturistes. Toutes ces communautés annonçaient un nouvel âge et regrettaient l'Age d'Or (un matriarcat pour certains), le Paradis Perdu. Citons l'Ordre du Temple d'Orient, Gross (qui interpréta à sa façon les théorie de Freud), Graeser ou Muck-Lamberty qui lança un mouvement annonçant des temps nouveaux après la défaite allemande de 14-18. Un autre mouvement des campagnes, les WanderVogel (oiseaux migrateurs), préfigura les scouts. Les enfants partaient faire des ballades, découvrir la nature, chantaient de vieilles chansons germaniques idéalisant un moyen âge gothique, le tout dans une discipline de fer.
Ces mouvements de retour à la nature et de "scoutisme patriotique" furent détournés par Hitler. Certes, tous les WanderVogels ne sont pas devenus nazi, mais ils ont préparés les valeurs du régime nazi : racisme, exaltation de la force et de la nature, idéalisation du moyen âge, idéalisation de la patrie, harmonie avec la force cosmique, fusion de l'individu dans la communauté de la race, etc.
De plus, la plupart des mouvements rejetaient l'argent et le matérialisme, tout comme Hitler qui proposait son "national-socialisme", sa vision corporatiste de l'économie.

 

la vision anarchiste et socialiste  , un exemple :

Erich Muehsam  (1878-1934)

Der junge Schriftsteller, von der Berliner "Neuen Gemeinschaft" enttaeuscht, sah in Ascona die bessere Chance, "ein Zusammenleben auf eigene Faust zu bewirken, wie es Carl Graeser für sich allein ja beinahe schon erreicht hat". Er versuchte eine Umsetzung Gräaeerscher Ideen erst in seinem Schwabing-Asconeser Intellektuellenkreis, dann in der "Tat"-Gruppe des Sozialistischen Bundes von Gustav Landauer. Muehsam plante die Herausgabe der Schriften von Carl Graeser, den er die "interessanteste, tiefste und bedeutendste Persoenlichkeit unter allen Colonisten" nennt, und duerfte seinen Freund Otto Gross den Graeserbruedern zugefuehrt haben. Sein Versuch, Asconeser Gemeinschaftsideale in der Muenchner Revolution politisch umzusetzen, wurde niedergeschlagen und endete letztlich mit seiner Ermordung durch die Nazis.

 

MUSEI del MONTE VERITA' - Musei : Tel.+ 41 91 791 03 27 - Fondazione Tel.+ 41 91 791 01 81.

Casa Anatta:
la plus originale maison en bois de Suisse, habitation et siège de la Coopérative Végétarienne Monte Verità.
Depuis 1981 musée permanent sur l'histoire du Monte Verità et ses utopies (anarchie, utopie sociale, théosophie, réforme de la vie, psychologie, mythologie, danse, musique, littérature).

Casa Selma:
hutte air-lumière des végétariens du Monte Verità en 1900, où sont conservés d'autres documents sur la vie du Monte Verità.

Chiaro Mondo dei Beati:
maison en bois dans le style Monte Verità, restaurée en 1986 pour présenter la peinture le Paradis imaginée par le peintre Elisar von Kupffer, sur une grande toile circulaire panoramique.

Heures d'ouverture:
Avril/mai/juin/septembre/octobre
Mardi-dimanche 14.30-18.00
Juillet/août
Mardi-dimanche 15.00-19.00

Entrée: fr. 6.- /groupes, étudiants, militaires et retraités fr. 4.-

Das Versprechen des Südens

Wie der Monte Verità Hoffnungen weckte und das Jahrhundert verführte:

Eine Zeitreise nach Ascona Von Thomas Rietzschel

( extraits de cet article )

Gemischt, auffällig gemischt war die Gesellschaft. An „Postdiebe, Spitzel, Vegetarier und Verrückte", an „alte Jungfern und ethische Professoren" wollte sich Oskar Maria Graf nachher erinnern; von einer „Menge schafblöder Naturmenschen" hatte Hugo Ball, der Dada-ist, schon 1916 berichtet und zugleich nach einem Quar-tier gesucht, um länger bleiben zu können. Die Zimmer aber waren rar, sie wurden in Ascona knapper von Jahr zu Jahr. Spott und Gerüchte belebten den Zulauf, mit der Ankunft geriet der Reisende selbst in die Geschich-ten.

Wer für Tage buchte, verlängerte nicht selten von Woche zu Woche; manche vergaßen die Rückkehr über Monate, wenn sie denn überhaupt wieder herausfanden aus dem Schatten des Monte Verità. Der Berg über dem Dorf hatte es dem Jahrhundert angetan. Noch wer seiner Botschaft, wer dem Versprechen der zivilisationsmüden Siedler nicht trauen mochte, war angezogen vom Affront der bär-tigen Sonnenanbeter.

In der Biographie von August Bebel ist Ascona ebenso verzeichnet wie in der Rilke-Chronik. Isadora Duncan, Marianne von Werefkin, die schöne Gräfin zu Reventlow, Ernst Toller, Emil Jannings und Lilli Palmer, Richard Strauß, Gerhart Hauptmann und Klabund, alle haben sie vorbeigeschaut; keiner wollte den Ort auslassen. „Er war ein Eldorado, ein Eldorado der Künstler", sagt der Schriftsteller Henry Jäger; einer, der hängenblieb, weil er zu den Nachzüglern zählt — leichter vorstellbar in der Runde mit Ernst Rowohlt und Arnolt Bronnen als unter den Autoren seines Alters, unter der strengen Aufsicht einer Gruppe 47. Bei der Ankunft im Tessin, vor sechsunddreißig Jahren, hatte der Erzähler noch im Ruf des Bankräubers gestanden. Jedermann wußte Bescheid über seine Frankfurter Einbrüche; in aller Munde war „Die Festung", der erste, im Gefängnis entstandene Roman. Mit ihm konnte der Ankömmling Fuß fassen im Asco-neser „Club", wo sich inzwischen auch Autoverkäufer und Radiohersteller, Vertreter und Teppichhändler unter die intellektuellen mischten, um im Nachspiel der Geschichte Freiheiten zu genießen, für die eine kleine Schar zu Beginn des Jahrhunderts an den Lago Maggiore gezogen war. Anziehender als der geheimnisvolle Erdmagnetismus, von dem die bemühten Forscher bisweilen sprechen, wirkte durch die Jahrzehnte das Vorbild der „Kohlrabiapo-stel", der „Narren und Propheten", der Vegetarier und der Anarchisten, die dachten, daß sie bis zur Kleidung hin im Süden abwerfen könnten, was sie im Norden beengte.

Seit Erich Mühsam Ascona 1904 zum ersten Mal besucht hatte, galt es als „der geeignete Ort" für das „absonderliche Experiment". In der Art, wie es hier Anschluß suchte, offenbarte sich das neue Jahrhundert. Aus der „Pädagogischen Pro-vinz", zu der Wilhelm Meisters Wanderung führte, aus der klassischen Schulgemeinde, bei deren Erfindung Goethe Beschreibungen des Lago Maggiore, Skizzen aus der Gegend zwischen Ascona und Bellinzona zur Hand hatte, war eine „individualistisch vegetabilische Coopera-tive" geworden. Verändert schien die Erwartung, geblieben der Glaube, daß die Zukunft jenseits der Berge mit den Alpen im Rücken leichter zu gewinnen sei. Mehrfach zeichnete Fidus, der Illustrator des Jugendstils, ein Paar, das die kristalline Welt des Nordens hinter sich läßt, um der weinlaubumrankten Sonne entgegenzusehen.

Zur Aufforderung für viele wurde die paradiesische Nacktheit der Figuren, seit die Eisenbahn durch den Gotthard fuhr. Die mit ihr anreisten, erregten das Staunen des Südens. Zu Fuß und auf dem Dampfer kamen die Leute von Italien herauf, um die „Naturisten" am Monte Verità zu sehen. Fünfzig Rappen kostete der Blick auf die Nackten. Was sie wagten, sollte der mediterranen Verheißung entsprechen, literarisch genährter Sehn-sucht.

Mit ihrer Erfüllung belebten die Fremden Ascona. Zur Bühne wurde die Landschaft. Jede Saison brachte neue Darsteller; etliche banden sich für die Ewigkeit. Die Nacktenam Walkürenfelsen Den unverbauten Grabplatz am steilen Hang in Ronco, hoch über dem See, habe Erich Maria Remarque noch selbst ausgesucht, erzählt Henry Jäger. Für einen Moment sitzt er auf der Grabeinfassung des Freundes, raucht und spricht von der Bestattung 1970. Hunderte seien dem Sarg damals bei schönstem Herbstwetter gefolgt. Zum letzten Mal habe sich die ganze Gesellschaftversammelt: „Niemand wollte glauben, daß das Haus des Schriftstellers je verwaisen könnte." Heute, knapp zehn Jahre nach dem Tod der Witwe Paulette Goddard, steht die Villa Monte Tabor verlassen. Verrankt ist die Terrasse über dem See. Kein Schild gibt Auskunft, nirgends findet sich die Anschrift verzeichnet. Sie scheint so vergessen wie der Mulino del Orso, das kleinere Haus im nahen Minusio, wo Stefan George 1933 gestorben war, wenige Schritte entfernt von der Clinica St. Agnese, in der vor Remarque schon der todkranke Paul Klee gelegen hatte. Vielfach sind die Kreise verkettet, über die Friedhöfe ist ihr Radius gezogen. Ihn zu entdecken verlangt Spürsinn, Wegweiser fehlen allenthalben. Auf George stößt man so zufällig wie auf Emil Ludwig. Bis in den Tod begegnet der Süden seinen Gästen in der Zu-rückhaltung, mit der er sie gewähren ließ — gewähren, da sie nicht dazugehörten. Während der ersten Jahrzehnte gab es nicht einmal Straßen, die den Ort mit dem Monte Verità verbunden hätten. Wer hinauf wollte, mußte um den Hügel herumfahren, den Zugang von der Rückseite suchen. Auf kurzem Weg führten nur Fuß- und Saumpfade hinunter. In der Nähe und abgeschieden dennoch lag das Gelände, auf dem sich der belgische Industriellensohn Henri Oedenkoven zusammen mit seiner Geliebten, der Pianistin Ida Hofmann, 1900 niederließ. Ein Jahr zuvor bereits hatte es an gleicher Stelle Pläne zur Errichtung eines theo-sophischenKlosters gegeben; nun sollte auf dem verlas-senen Ödland eine vegetarische Kolonie entstehen.

Oedenkoven erhoffte sich davon nicht weniger als die Heilung von den Folgen syphilitischen Leidens, während ihn die elf Jahre ältere Freundin im Glauben bestärkte, wenn sie Notizen machte für die Ideologie. „Vege-tabilismus (auf deutsch Pflanzenkost)", erklärte die „Frauenbefreierin" 1905 in einer selbstverlegten Bro-schüre, „heißt das erlösende Wort der Gegenwart." Um ihm Geltung zu verschaffen, wurden Beete angelegt, Sträucher und Bäume gepflanzt, „Lufthütten" hergerichtet, Sonnenbäder umzäunt. In den „Monte Verità", in den Berg der Wahrheit, verwandelte sich der einstige Monte Monescia. Schnell entstand ein „Sanatorium". Die theo-sophisch abgerundete „Casa Anatta", das Haus der Seele, wirkte anziehend für viele. Auch Hermann Hesse versuchte hier vom Alkohol loszukommen.

Der Berg war eine Freistatt, ein Versteck war er nicht. Was auf ihm geschah, sollte auffallen, die Welt womöglich bewegen. Mit Bedacht hatte man sich für das unwirtliche, das freie Feld entschieden. Ungehindert wollte sich das neue Leben entfalten. Niemand dachte an den Rückzug in die restaurierte Dörflichkeit, zu demspätere Tessin-Touristen aufbrechen werden, Günter Grass, Walter Höllerer und Alfred Andersch neben anderen. Die dunkleren Seitentäler, in denen sich die Erbender Utopien dann vorübergehend ansiedelten, die bruch-steingefügten Dörfer, Berzona, Avegno oder Tegna, wären zu gemütlich gewesen, zu eng für Visionen, die noch insWeite griffen, ungetrübt von romantischer Färbung. Mit dem Fortschritt wollte man zurück zur Natur. Wichtiger als die Illusion ländlicher Eingliederung war die Ver-bindung nach draußen. Unentwegt schaute Franziska zu Reventlow in Ascona nach der „Ecke, wo die Bahn in die Welt hinausgeht".

Allein der Abstand verbürgte die Unabhängigkeit, die Souveränität im Rückzug. Obwohl man ihm nachsagt, daß er gern mit den Eingesessenen sprach, ging Carl Vester, einer der ersten Zuzügler, der 1902 auf dem Umweg über Samoa zum Monte Verità gestoßen war, nur ins Dorf, wenn er auf die Piazza mußte, um das selbstgebackene Brot, das gezogene Gemüse zu verkaufen. Das Haus, das er sich Anfang der zwanziger Jahre oben am Berg bauen ließ, war nach modernsten Vorstellungen entworfen, kein landes-übliches Rustiko, kein nostalgischer Versuch der An-lehnung, sondern schon ein Vorgriff auf das Bauhaus, dessen funktionale Ästhetik den Hügel kurz darauf be-herrschen sollte.

1927 bereits entstand das auffälligste Bauwerk der Gegend, ein ausgedehnter Hotelkomplex. Eduard von der Heydt, Kunstsammler und Bankier des abgedankten Kai-sers, ließ ihn an die Stelle des alten Zentralhauses setzen. Dem Zerfall aller lebensreformerischen Gemein-schaftsprojekte, dem Fin de siècle, folgte der post-revolutionäre Aufbruch. Mit kubistischer Architektur wurde Monte Verità wieder in die Zeit gefügt. Der Bau-häusler Emil Fahrenkamp hatte dem neuen Besitzer Plänegezeichnet, die vom Flachdach bis zum Türbeschlag har-monierten, wenn sie Zweck und Schönheit im Geiste von Walter Gropius zu verbinden suchten. „Noch mal wurde großartig umgesetzt, was sie andernorts, draußen in Europa, nördlich der Alpen planten", sagt der Innen-architekt Michèle Vester. Die Feststellung enthält das Urteil, der Blick auf die Geschichte ist geschärft von persönlicher Vertrautheit. Vor Jahren bereits hat sich der Enkel unweit des Hotels im lange vermieteten Haus des Großvaters eingerichtet, die behutsam restaurierte Räumlichkeit mit den neuen Lampen aus Mailand erleuch-tet. 

Daß Ascona immer abhängig war von der Zufuhr der Ideen, steht für den Nachkommen außer Frage. Überall könnte er Spuren aufzeigen; alles trägt die Züge der Nachahmung, nichts war ursächlich auf das Land, auf die Provinz bezogen, nicht die Bau- und nicht die Lebens-weise. Wie der Vegetarismus, so kam die Nacktkultur aus den Metropolen der Industriegesellschaft, ihre Sehnsüchte stimulierten das Experiment. In der Probe aufs Exempel erschöpfte sich die Kreativität; an der Tendenz orientierte sich der Fortschritt des Monte Verità.

Gleich zu Beginn der Besiedlung wurde seine Landschaft strukturiert wie der Bühnenraum einer Wagner Oper. Über der „Parsifalwiese" lagen „Harras-Sprung" und „Wal-kürenfelsen": Plattformen des Zeitgeistes, den man sen-sibel erspürte, ohne daß man ihn hätte bereichern kön-nen. Die wirklichen schöpferischen Eindrücke, die der Berg der Wahrheit hinterließ, sollten sich am Ende auf die Erfindung der Käthe-Kruse-Puppe reduzieren. Leer blieb „der Schöpfungsaltar", vor dem die Naturbewegten knieten, Ida Hoffmann, Oedenkoven, die Gebrüder Gräser, Gustav Nagel und andere Randgänger mehr. Was ihnen an Originalität abging, mußten sie durch Auffälligkeit er-setzen.

Geliehenen Ideen galt der Mut, den sie dabei bewiesen.

 

 An der Grenze der Banalität

 

Pünktlich zum Start des Jahrhunderts war eine Elite zusammengekommen, die sich fernab von verstörender Kon-kurrenz die Freiheit nahm, nach Herzenslust zu dilet-tieren, der Wirklichkeit mit Vorstellungen zu trotzen. Ihr Eifer erregte Aufmerksamkeit von Anfang an. Viel gelacht wurde über die komischen Szenen, über „Die 12 Gebote der Heidelbeere", über die klangbildgetreue „ortografi" oder über die Kuh, die starb, nachdem sie Schmierseife gefressen hatte, weil man ihr das von den Vegetariern abgelehnte Salz entzog. An Bouvard und Pécuchet 1 mußten manche Beobachter denken, während andere schon die Gefahr der Beschränkung ausmachten. Selbst Erich Mühsam schaute mit wachsendem Zweifel auf „die schmachtäugigen Blassgesichter, die von morgens früh bis abends spät nur beflissen sind, in untadeligem Le-benswandel Leib und Seele im Gleichgewicht zu halten".

Angst machte der unerbittliche Idealismus; kaum abzu-sehen waren die Folgen eines Denkens, das jeglichen Ausdruck mit dem Hinweis auf das Recht natürlicher Entfaltung zur kreativen Leistung erhob. Als Rudolf von Laban 1913 auf dem Monte Veritä seine „Schule für Kunst" gründete, um „in alle Äußerungsfor-men des menschlichen Genius" einzuführen, „die neuen Formen eines einfachen und harmonischen Lebens zu fin-den", hatte er die Kunst mit dekadentem Zweifel von den normativen Zwängen erlöst und zudem eine Freiheit ge-stiftet, für die das Jahrhundert mit fortschreitender Verflachung zahlen mußte. Die Schüler, die Tänzer, mit denen er überwiegend arbeitete, Mary Wigman und die Duncan zum Beispiel, brauchten nicht länger literari-schen Vorlagen zu folgen, sie waren nur mehr auf sich verwiesen, auf den subjektiven Ausdruck ursprünglichen Empfindens. Wie bedrohlich nahe bei solchen Ansätzen aber auch die Grenze der Banalität liegen kann, weiß niemand besser als der Clown Dimitri. Wer die Schule, die er seit 1975 im etwas abgelegeneren Vérscio be-treibt, besuchen will, muß zunächst zeigen, daß er es versteht, die eigene Bewegung auf den Ausdruck des Be-sonderen zu konzentrieren. Purer Spontaneität mag der in Ascona aufgewachsene Mime nur eingeschränkt trauen.

Die Hoffnungen des Monte Verità hat sein Theater aufge-hoben- bewahrt und überwunden zugleich. Die ehedem ge-suchten, die archetypischen Verhaltensmuster entdeckt er mit gestischen Demonstrationen, die schon wieder den Anspruch intellektueller Vorführungen erheben.

Auch Leben ist eine Kunst Ihre Wirkung blieb in Ascona so begrenzt, wie sie es in jeder andern Kleinstadt gewesen wäre. Geld mochte die Gemeinde dafür nicht fortdauernd aufwenden; und Sponsoren, die eines Tages ihre besternten Autos vor das Theater stellten, konnte der Clown nicht akzep-tieren. Sein Elternhaus hatte dem Berg näher gestanden als dem Dorf, direkt hinter dem Teatro San Materno, an dem sich die Geister schieden, solang er zurückdenken kann. Kubisch geformt mit flachem Dach und hohen Fen-stern, war es — noch in Sichtweite des Friedhofes —vielen von Anfang an wie ein Vorposten erschienen. Nur gegen entschiedenen einheimischen Widerstand hatte der Bremer Architekt Carl Weidemeyer den Bau 1927 überhaupt durchsetzen können. Mit ihm, glaubte man, sei die Moderne auf den Ort vorgerückt. Bedrängend für die einen, anziehend für die anderen wirkte das kleine Theater, das der vermögende Paul Bachrach hatte bauen lassen, damit sich seine Tochter, die von D'Annunzio verehrte Charlotte Bara, als Tänzerin entfalten könnte. Zum Begriff wurde die winzige Bühne, viele haben darauf gestanden, Werner Finck ebenso wie Therese Giehse und Erika Mann. Auch Dimitri ist da vorzeiten einmal auf-getreten.

Heute, sagt er, kämen ihm „die Tränen", wenn er an den Zustand des Hauses denke, an den hohlen Körper, den die letzte Truppe vor Wochen verließ, weil die Baufälligkeit jeden weiteren Betrieb verbot. Daß das nur eine Schließung für Wochen sein könnte, wagt niemand zu hoffen, nicht, nachdem das Theater in aller Stille verriegelt wurde, unbemerkt von der Öffentlich-keit. Aufgebraucht scheint die Substanz, er schöpft das In-teresse. Von Jahr zu Jahr würden es weniger Besucher, die überhaupt noch nach derartigen Orten fragten, er-zählt die Stadtführerin Verena Floeri. Aus Erfahrung weiß sie, daß immer häufiger die historischen Anhalts-punkte fehlen. Namen, die es ihr erlaubten, auf die Asconeser Geschichten zu kommen. Von Remarque mag sie gar nicht mehr sprechen; zu oft haben sie die Gäste verwundert angeschaut. Unversehens verliert sich die Erinnerung, wo man gelernt hat, noch den Zwängen der Bildung zu entfliehen mit der Freizügigkeit, zu der der Monte Verità vorzeiten ermutigte. Und dabei ist es doch stets die berichtete Vergangenheit gewesen, die die Fremden durch das Jahrhundert bewegte, sich in Ascona niederzulassen. Alle sind sie ihren Vorgängern gefolgt.

Weil sich herumgesprochen hatte, daß man hier in unge-zwungener Gemeinschaft leben könne, kamen Erich Mühsam und der Bohemien Johannes Nohl, später dann Max Weber, Edgar Jaffe, der Nationalökonom, und dazu D.H.Lawrence, eingefügt in den Kreis außerdem der skandalumwitterte Psychoanalytiker Otto Gross; etwas abseits stehend der Psychiater Ludwig Binswanger, dem wiederum Friedrich Glauser folgte, nachdem zuvor schon Iwan Goll mit seiner Freundin Claire da gewesen war; sie sollte von hier aus zu ihrem Verhältnis mit Rainer Maria Rilke aufbrechen. Von einem zum andern reichte die Verbindung; weitergetragen wurde die Zuversicht, der Glaube an die Möglichkeit des südlichen Ausbruchs.

Noch die Emigranten der dreißiger Jahre kamen mit der Erwartung erlösender Verhältnisse. Hatte doch sogar das entscheidende Gespräch für den Abschluß der Locarno-Verträge, die private Begegnung zwischen dem Reichs-kanzler Hans Luther und Aristide Briand, in Ascona stattgefunden, unten am Ufer im Café „Elvezia". Eine kleine Tafel auf der mittlerweile verglasten Terrasse nennt das Datum, den 7. Oktober 1925. Ein paar alte Fotos zeigen die ungepflasterte Piazza, den Blick über den See hinaus zu den Brissago-Inseln, auf denen nach-her René Schickele zu Gast war, eingeladen von dem Hamburger Kaufhausmillionär Max Emden. Er hatte sich dort, weitab von der Küste, ein eigenes Reich mit eigenen Freiheiten geschaffen: eine subtropische Parkland-schaft, die er ab und an mit nackten Mädchen belebte. Es sei „ein ästhetisches, kein sexuelles Vergnügen" gewesen, berichtet Sigrid Renata Loup, eine ältere Dame, die über lange Jahre Emdens Geliebte war. Die Bilder, die sie zeigt, verraten heitere Ausgelas-senheit, ungezwungen gibt sich die abgelichtete Prominenz

bis hin zu Furtwängler. „Auch Leben", so hatte es der Hausherr um das Wappen über der Bootsgarage ein-meißeln lassen, „auch Leben ist eine Kunst." Ins Elegante gewendet, entsprach das Motto durchaus den Vorga-ben, mit denen der Monte Verità das Jahrhundert begonnen hatte. Schwerer zu vereinbaren war es mit dem Schicksal der Vertriebenen. Wie Max Brod, so mußte Else Lasker-Schüler weiterziehen. Zurückgezogen saß Georg Kaiser im Hotel „Tamaro" oder in der Casa Semiramis oben am Berg. Erst in dem abgebrochenen Brief, den man am 4.Juli 1945 im Sterbezimmer fand, kündigte sich Er-leichterung an. Er beginnt und endet mit dem Satz: „ich schreibe im freieren Anblick des lago maggior. — "

Die letzte Aussicht des Exilierten war die Perspektive der Zukunft, das gesuchte Panorama der Davongekommenen. Und nur so, mit dem überstandenen Krieg, lasse sich das Ascona der folgenden Jahre erklären, behauptet der Antiquitätenhändler Walter A. Tobler, selbst eine Figur des kultivierten Dolcefarniente. Alle, meint er, seien sie damals gekommen, um Leben nachzuholen, sich einzu-richten in der angekündigten Freiheit, Rühmann und Karajan, die hier, als es in Deutschland noch verboten war, das Fliegen lernten, nicht anders als Adenauer, der seinen Urlaub auf dem Monte Verità 1956 mehrfach verlängerte. Unverändert tat der Ort seine Wirkung, weiter folgten die Gäste der Überlieferung, auf die Jüngeren trafen die Heimkehrer. Henry Jäger befreundete sich mit Walter Mehring und Remarque. Was sie alle zu-sammen hinterließen, landete nicht selten im Nachbar-dorf Losone, in Toblers dreistöckigem Antikmarkt. Zwischen Tessiner Trödel, zwischen Kupferpfannen und Bauernstühle rückten die Requisiten des umgetriebenen Jahrhunderts.

In Hans Habes Aktenmappe — Seehundleder — stecken noch immer die alten Fahrpläne. An der Wand hängt die Kopie eines Niederländers, die der Journalist in Paris kaufte. Aus dem Schreibtisch darunter zieht Tobler ein schmales Dossier, zwei Briefe, drei Artikel, die von einem nächtlichen Überfall berichten. Am 5. März 1970 war das geschehen. Nachts gegen ein Uhr hatte plötzlich ein Unbekannter in der Tür eines fremden Hotelzimmers gestanden. Drinnen auf dem Bett saß zusammengekauert der lesende Walter Mehring. „Mein Mörder, mein Mörder", soll er beim Anblick des Eindringlings geschrieen haben. Der späte Besucher aber war nicht der Mörder, den der Dichter erwartete, seit er sich entschlossen hatte, die Welt als Dadaismus zu begreifen. Nur der trunkene Tobler tappte ins Zimmer; auf dem Weg zu einem Mädchen war er an die falsche Tür geraten. Mehring wurde abermals genarrt von der Banalität....

liens :

sur Monte Verità

http://www.limmatverlag.ch/gesch/monteverita/monteverita.htm

http://www.colloquia.ch/fr/colloques/monte.htm

http://www.gusto-graeser.info/Monteverita/Dokumente/ChancelFranzoesischFR.html

http://www.gusto-graeser.info/body_indexFR.html

sur les mouvements utopistes et libertaires : documentation historique exhaustive, à jour : 

http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/HGFTP/Autres/Utopies/U5P-C-Art.doc

 

sur Hermann Hesse et Monte Verità

pour Mühsam Eric, Gross Otto

site en français sur Otto Gross

http://home.nordnet.fr/%7ejgrosse/obs/ottogros.htm

Rudolf von Laban, Mary Wigman

 

 

 

voir aussi la page sur l'étude de Malinowski sur la vie sexuelle des indigènes des îles Trobriands en Océanie, parue à la même époque que la colonie de Monte Verita.

lire sur les peuples anciens qui vivaient autrement et avec plus de paix et de bonheur que nous :

le peuple Moso     les indiens iroquois, le peuple qui construit autour de la Grande Loi qui Lie

 

  le lac majeur     l'épisode 16      l'épisode 30    Hermann Hesse  

la déclaration des droits à la vie sociale

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