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Partie 3 : l'histoire des conflits entre les organisations en réseau et les systèmes de pouvoir

XIII La domination du système de pouvoir économique capitaliste

 

L'évolution du système de pouvoir capitaliste a été écrite dans notre deuxième partie à travers les différentes fables que les dirigeants du système ont utilisées pour légitimer leur utilisation de la propriété privée individuelle dans leur domination des moyens de production et de distribution des richesses matérielles.

Nous avons vu que rapidement vers 1830, à travers la révolte des canuts de Lyon, le patronat soutenu par les dirigeants politiques de la monarchie catholique, ont imposé par la force militaire leur volonté de développer la propriété individuelle des moyens de production, en écartant toute mesure favorable à une propriété commune de ces moyens de production. Le mouvement socialiste en France défendra l’idée d’une capitalisation des droits sociaux pour permettre à la classe ouvrière de devenir grâce à l’ancienneté au travail, également propriétaire de leurs entreprises. Nous savons que la capitalisation a d’abord été instaurée pour les sociétés commerciales anonymes et que depuis, la question de la capitalisation des droits sociaux est devenue un tabou au point d’être absent de l’enseignement académique économique ou juridique. La solution mise en place en 1958 par De Gaulle avec la participation des salariés aux résultats reste une mesure très insuffisante et incomplète par rapport à la capitalisation des droits sociaux.

 Le contrat social mis en place à partir de 1860 par les républicains repose sur un mythe : le progrès matériel et scientifique va permettre l’élévation du niveau de vie et une meilleure justice sociale. Ce mythe est largement contredit depuis son origine par la montée incessante des inégalités de revenus et de patrimoine en France. Le développement du système financier depuis la généralisation des technologies de communication à l’aide de l’informatique, la mondialisation des marchés et leur gestion spéculative à travers les marchés financiers ont encore accru cet écart entre l’enrichissement rapide et phénoménal des nouveaux maîtres du monde et les salariés de l’ancienne société industrielle et agricole.

 

Les relations entre les rois, les princes et leurs banquiers sont connues et la méthode est simple : lorsque le roi dépense plus qu'il n'est capable de lever d'impôts sur son peuple, le banquier lui prête de l'argent et le roi tombe ainsi sous sa dépendance. S'il veut rembourser, la solution la plus simple également est de piller le royaume voisin. Dans ce système financier, très vite les banquiers peuvent se réunir pour pousser les rois à se faire la guerre, à emprunter pour lever des armées de mercenaires puis pour le vaincu, à emprunter pour reconstruire son royaume. Les banquiers font ainsi des fortunes fabuleuses en plongeant les peuples dans la misère et la dévastation ! Mais c'est leur loi de l'argent et de la maximisation de leurs profits ! Cette pratique criminelle prit son essor après la destruction de l'ordre du Temple dont la banque servait les intérêts des populations et non ceux des rois. Un des premiers exemples se trouve en Alsace lorsque les princes électeurs germaniques voulurent mettre en gage auprès des banquiers les impôts à prélever sur les ressources des villes alsaciennes. Dix villes refusèrent et se réunirent en 1354 autour de la Décapole en restaurant partiellement l'organisation en réseau du temps des cathédrales, des abbayes et des chevaliers templiers : ce sont les villes libres d'Alsace que les touristes du monde entier viennent toujours visiter : les richesses restèrent sur place et ne tombèrent pas entre les mains de ces banquiers européens toujours empressés d'étendre leur pouvoir sur les rois et les princes, les nobles.

 

Dans les autres régions et pays européens, les banquiers parvinrent à leurs fins et à conquérir le pouvoir au détriment des monarchies. Nous savons, par exemple, comment Nathan Rothschild profita de la bataille de Waterloo pour semer la confusion à la bourse de Londres. Il fit croire en vendant toutes ses actions "English Consul" que l'Angleterre avait perdu la guerre. La rumeur s'ébruita si vite que la plupart des actionnaires, pris de panique en pensant tout perdre, vendirent à leur tour leurs actions "English Consul". Au bout de quelques heures, la valeur des actions était tombée à 5 cents, c'est alors que Nathan les racheta pour une bouchée de pain. Peu de temps après, la nouvelle officielle sur l'issue de la guerre se répandit à Londres. En l'espace de quelques secondes, le cours des "English Consul" dépassa à valeur première et ne cessa de monter. En une nuit, la fortune déjà gigantesque des Rothschild s'était multipliée par vingt et Nathan avait obtenu le contrôle de l'économie anglaise. Nous n'allons pas citer d'autres cas historiques sur ce point, tous plus édifiants les uns que les autres...

 

Après la domination de l'Europe, les banquiers réussirent à mettre en place la Banque centrale des Etats-Unis dont ne voulurent pas les pères fondateurs des Etats-Unis, mais après le décès de Benjamin Franklin en avril 1790, les banquiers de l'oligarchie financière européenne mirent au pouvoir leurs mercenaires et l'affaire fut faite ! A la fin du 19ème siècle ne manquait à l'appel des financiers que la Russie car le Tsar refusait la création d'une Banque centrale gouvernée inévitablement par les familles de l'oligarchie financière anglo-saxonne . Nous savons aujourd'hui comment ils réussirent leur coup. Ils recrutèrent parmi les mauvais élèves de Marx, et Lénine fut reconnu par Marx lui-même comme un de ses mauvais élèves. Trotski en janvier 1917 a été formé à la guérilla dans la propriété de la "STANDARD OIL COMPANY" de ROCKEFELLER au New Jersey. Les rebelles trotskistes furent financés par l'oligarchie financière anglo-saxonne pour éliminer le régime du tsar des Russies. Ensuite, la "Standard Oil" (de Rockefeller) acheta aux Russes, après la révolution bolchevique, 50% des immenses champs pétrolifères caucasiens, bien qu'ils fussent officiellement nationalisés. En 1927, La Standard Oil construisit la première raffinerie en Russie, passa ensuite un accord avec les Russes pour écouler leur pétrole sur les marchés européens et fit passer 75 millions de $ aux bolcheviques. En 1929, en utilisant la spéculation boursière, les banquiers provoquèrent la crise mondiale qui obligea les états et particulièrement les Etats-Unis à emprunter massivement pour réaliser les grands travaux du New Deal qui ont redonné du travail aux américains. D'où de nouveaux profits financiers colossaux puis ce fut le tour de l'Allemagne d'être manipulée. 

Nous savons aujourd'hui que ce furent les financiers américains qui procurèrent à Hitler l’argent et le matériel destinés à provoquer la Deuxième Guerre Mondiale. Un détail parmi d'autres, le cartel de la chimie IG Farben avait son siège central en Allemagne, il contrôlait l'industrie chimique et pharmaceutique dans le monde entier et 93 pays coopéraient dans ce cartel.  I.G. Farben avait développé, en1926, une méthode pour obtenir de l'essence à partir du charbon et conclut donc en 1939 un contrat de licence avec la "STANDARD OIL" (de Rockefeller). Deux ans plus tard, I.G.Farben produisait environ la moitié de l'essence allemande et, plus tard, construisit des raffineries juste à côté des camps de concentration. Les prisonniers furent contraints d'y travailler comme des forçats pendant qu'on produisait dans les raffineries le gaz pour les chambres à gaz. Le groupe I.G. Farben était un des plus importants konzerns contrôlés par les Rothschild et écoulait des sommes d'argent énormes dans l'économie allemande et particulièrement aux futurs SS. Le comité directeur d'I.G.Farben comptait parmi ses membres MAX et PAUL WARBURG (de la Federal Reserve) qui possédaient des grandes banques en Allemagne et aux Etats-Unis. Le principal agent de liaison entre Hitler et les barons argentés de "Wall Street" fut HJALMAR HORACE GREELY SCHACHT, président de la banque du Reich, dont la famille était étroitement liée à l'élite des finances internationales. En aidant l'Allemagne nazi à devenir une puissance militaire, ces banquiers mettaient en place la seconde guerre mondiale à travers l'affrontement initial entre l'Allemagne et l'Union Soviétique et pour mieux soutenir les capacités offensives nazi, l'invasion de la France et de la Grande Bretagne fut mise en place. Staline pensa que son pacte avec Hitler allait lui éviter cette guerre voulue par l'oligarchie financière anglo-saxone : il dut comprendre sa méprise trop tard mais il fut sauver de la défaite par l'aide du complexe militaro-industriel et des financiers américains. Puis ce fut la guerre froide qui a maintenu un haut niveau de dépenses militaires à travers le monde, jusqu'à l'écroulement économique puis politique de l'URSS. Lors de la libération du pays en 1944, De Gaulle insista lourdement pour clamer que la France s'était libérée elle-même, certes avec l'aide des troupes alliées mais elle-même ! Etait-ce pour récuser ce jeu pervers des financiers anglo-saxon qui lui avait causé tant de tracas dans la conduite de la guerre, pourtant si simple sur le plan strictement militaire et qu'il avait décrit dans ses livres des années 1930 ? Le général Patton sera beaucoup clair dans ses accusations contre les dirigeants financiers américains mais il ne finira pas l'année 1945, victime d'un accident étrange qui arrangea si bien les véritables maîtres des Etat-Unis.

Les détails historiques sont nombreux pour suivre à la trace le travail de cette élite dans sa quête insensée d'un gouvernement mondial exécutant son rêve chimérique d'une puissance sans contestation pour accaparer les richesses de la Terre. En clair, la plupart des révolutionnaires ont été les agents volontaires ou inconscients de l'oligarchie financière anglo-saxonne, le dernier en date n'est autre que Ben Laden. Les noms des personnes et des familles qui ont dirigé ces manipulations criminelles avec le cynisme du capitaliste le meilleur prôné déjà par Adam Smith, sont connus tout comme celles et ceux qui poursuivent ces agissements cupides tout aussi criminels. Nous sommes bien en présence d'une guerre des peuples contre l'asservissement décidée par cette élite financière internationale : l'oligarchie financière de Wall Street voulait que les politiciens édifient une Société Socialiste car le socialisme nivelle par le bas, appauvrit et permet de mieux contrôler les peuples. Les mêmes hommes et les mêmes firmes internationales financèrent la Révolution Russe, le « New Deal » de Roosevelt et le National-Socialisme, les 3 "socialismes". A chaque fois, ces manoeuvres politiques renforcèrent la dépendance des états et des peuples à l'égard de l'oligarchie financière qui y trouva des profits colossaux. Aujourd'hui, la guerre froide disparue, le capitalisme reprend sa sauvagerie originelle et ce sont les états qui doivent eux-même coopérer avec les financiers pour réduire les déficits publics justement creusés selon les vieilles méthodes séculaires. L'exemple le plus flagrant est celui de la Grèce poussée au crédit par la banque américaine Goldmann Sachs puis contrainte toujours par cette banque, au remboursement accéléré à l'aide de politiques de rigueur drastiques. Et les peuples se soumettent pour payer et rembourser toujours plus ! L'expérience de Milgram explique en partie cette soumission et nous percevons mieux la portée de cette démonstration, lorsque nous savons qu'elle a été réalisée dans l'université de Yale, à New York, dont la société secrète d'étudiants fournit depuis plus d'un siècle l'élite des dirigeants américains de la Défense, de l'industrie d'armements et de l'oligarchie financière américaine, justement ces nouveaux maîtres du monde qui ne supportent pas la justice sociale et la solidarité entre les peuples tellement contraires à leurs intérêts personnels et à leur façon de vivre indécente.

 

Les conflits entre systèmes de pouvoir fondé sur la propriété individuelle et ceux fondés sur la propriété collective expliquent la seconde guerre mondiale. La lutte contre le système de pouvoir communiste instauré en Union Soviétique a mobilisé les dirigeants du système capitaliste et surtout les dirigeants du parti nazi dans une Allemagne qui cherchait après 1918 les coupables de l'intérieur afin de surmonter la crise politique, économique et sociale née de la défaite de 1918. La fin des empires autro - hongrois et prussien n'a pas été l'occasion de réorganiser l'Europe dans une voie démocratique car les nationalismes exacerbés par la guerre de 14 - 18, en provoquant la ruine de l'économie allemande dans les années 1920, ont poussé le peuple allemand dans une dictature particulièrement criminelle et destructrice. Nous connaissons l'attitude attentiste et irréaliste de l'état-major français qui prévoyait la guerre entre Staline et Hitler, comptant sur Staline pour battre Hitler sans que la France ne soit mise à l'épreuve. Nous savons la surprise qu'a constitué le pacte germano-soviétique lorsque ces deux systèmes de pouvoir se mirent d'accord pour d'abord attaquer les démocraties de l'Europe de l'ouest et leurs système de pouvoir économique capitaliste. La volonté de détruire l'Allemagne scellera l'alliance entre les alliées occidentaux et Staline. Puis ce sera l'inévitable guerre froide dès 1945 jusqu'en 1989 et la chute du mur de Berlin, la fin du système soviétique. Le système de pouvoir capitaliste a pu croire qu'en restant seul en lice, il pouvait devenir le seul modèle de pouvoir politique, économique et social. Mais les excès qu'il commet dans la production et la richesses matérielles, les abus de ses dirigeants qui n'ont plus de limite dans les corruptions qui les maintiennent au pouvoir ni dans le développement de l'ignorance et de l'inculture parmi les populations qu'ils manipulent pour mieux les soumettre au conformisme et à la passivité, mènent ce système de pouvoir capitaliste libéral à sa propre perte. La plupart des citoyens ayant un minimum de connaissances ont compris que la politique des dirigeants du système de pouvoir libéral n'a plus rien à voir avec le développement d'un contrat républicain garantissant une sécurité sociale et économique pour les citoyens. Les victimes des exclusions se multiplient au fur et à mesure que le système pour prouver encore son existence et son fonctionnement se perfectionne à travers des mesures de plus en plus élitistes et favorables aux plus riches, à travers une sélection sociale qui écarte une majorité de citoyens du bénéfice des richesses produites par les salariés.

Alors que les crises financières mondiales depuis les années 1997 montrent les impostures des théories, mythes, utopies et autres modèles économiques capitalistes et libéraux, alors que les systèmes de pouvoir communistes se sont écroulés sous le poids de leurs échecs, la plupart des citoyens subissent encore l’ignorance sur l’alternative de l’organisation en réseau et ignore toujours ce que représente le savoir global et l’utilisation complémentaire des deux sources de savoir.

 A travers cette rapide présentation de l’histoire des conflits entre organisations en réseaux et systèmes de pouvoir, nous pouvons constater que l'essentiel du savoir sur le fonctionnement des organisations en réseau n'a jamais été perdu. Au fur et à mesure du développement du système de pouvoir théocratique catholique puis de celui des monarchies puis des républiques, les efforts des dirigeants au pouvoir ont réussi à développer l'ignorance des populations sur l'existence des autres organisations en réseau sur d'autres continents ainsi que l'ignorance sur la première source de savoir individuelle et la démarche initiatique qui constitue une voie de libération du peuple par rapport au despotisme engendré par la domination d'un système de pouvoir. Le pape Jean-Paul II a exprimé de nombreux regrets sur les crimes commis à travers le monde au nom de Jésus-Christ et qui avaient été autorisés par ses prédécesseurs. Dans les sociétés occidentales qui vivent dans l'abondance de biens matériels, nous observons la renaissance des mouvements spirituels provenant une fois de plus des sociétés orientales, hindouistes et asiatiques sans que pour autant il y ait la volonté de développer un savoir global et de nouvelles organisations en réseau après avoir quitté nos systèmes de pouvoir. Dans les sociétés en voie de développement, le constat d'un retard de développement matériel se traduit le plus souvent par une contestation d'ordre religieuse. Pour contester le système de pouvoir économique capitaliste, la plupart des mouvements utilisent l'argument d'un système de pouvoir religieux théocratique dans lequel ils développent les dogmes capables de justifier les pires fanatismes et les crimes contre l'humanité pour soumettre leurs populations et assassiner leurs ennemis. Certains défenseur du système capitaliste et libéral prennent d'ailleurs prétexte du développement des systèmes religieux fanatiques pour exiger un management plus despotique du système capitaliste libéral. Nous trouvons ici notamment les thèses de l'oligarchie financière anglo-saxonne et la position du mathématicien britannique Bertrand Russel qui après 1945, justifier l'utilisation de la bombe atomique pour dissuader les barbares de venir une fois de plus piller les pays riches.

Nous sommes donc les acteurs d'un nouveau conflit majeur entre organisations en réseaux et systèmes de pouvoir et chacun va devoir se positionner rapidement dans l'un ou l'autre camp. Le lecteur l'aura compris, les poètes qui sont des experts dans l'utilisation de la démarche initiatique ont toujours été partisans d'un savoir global capable de développer des civilisations florissantes organisées en réseaux citoyens de vie. Le savoir initiatique reste le même depuis l’aube de l’humanité et il est donc aisé de l’utiliser pour un être humain de bonne volonté qui cherche ses raisons de vivre et de mourir. Le savoir intellectuel varie en fonction des civilisations et nos connaissances scientifiques et technologiques dans de nombreux domaines sont encore loin d’égaler les chefs d’œuvre que nous ont laissés les civilisations florissantes du passé alors que nos progrès industriels se retournent contre nous à travers les dérèglements climatiques, les pollutions qui détruisent la nature et provoquent de nouvelles causes de mortalité dans l’humanité.

 Le conflit actuel, le combat que nous menons, porte comme toujours sur une question de savoir, de culture, sur le choix d'une minorité dans un système de pouvoir pour sélectionner un savoir et une forme de propriété dans le but de maximiser ses profits. Avec la crise financière de 2008, la nature exacte du système capitaliste s'affiche au grand jour : ce n'est pas une idéologie, un corps de savoir rationnel qui se structure autour d'une mesure et d'un équilibre. Le système de pouvoir capitaliste est fondé sur le droit de développer sans aucune limite sa propriété privée afin de s'enrichir toujours plus. C'est un rapport de force sans limite qui dirige le système économique dans sa globalité : production, distribution, consommation. Les utopies et les mythes changent en fonction des circonstances pour masquer cette réalité inique et criminelle. Les crises du capitalisme ruinent une partie des riches alors que l'autre partie récupère ces richesses et que de nouveaux riches arrivent avec de nouvelles utopies, de nouvelles promesses faites pour calmer les populations. Les modèles et les théories économiques, nous l'avons vu dans notre deuxième partie, ne constituent pas une science, ce sont des hypothèses qui correspondent à un travail intellectuel certes mais qui sont toujours en contradiction avec cette réalité cynique du rapport de force capitaliste. L'équilibre des marchés ou même le déséquilibre des marchés ne sont que des idées intellectuelles abstraites sans lien avec la réalité. Un exemple de plus, en août 2010, la sécheresse, les incendies en Russie, la perte des récoltes en Asie à la suite des pluies torrentielles de la mousson, justifie pour les financiers une nouvelle spéculation sur le prix du blé qui immédiatement s'envole sur les places financières. Les experts agricoles expliquent devant les caméras que les stocks de blé sont suffisant pour passer une année de mauvaise récolte. Rien n'y fait : les financiers se justifient par rapport à une peur, à des craintes de manquer de blé. Ils ont le pouvoir et raisonnent comme des religieux : pour faire croire, pour soumettre, il faut utiliser la peur ! Cette peur qui repose sur le fait de ne pas savoir exactement ce qui va se passer : demain au niveau matériel, après-demain lors de la mort de notre corps charnel et humain. Pourtant tous savent aujourd'hui ce qui se passe et ce qui va se passer : cette nouvelle spéculation va enrichir certains financiers qui dissimuleront leurs profits dans des paradis fiscaux et viendront s'afficher dans les endroits à la mode et les plus huppés : un fils de milliardaire a dépensé un million d'euros en champagne en une seule soirée à Saint-Tropez et ce n'est pas un fait exceptionnel dans ces endroits... .Nous rappelons que dans une organisation en réseau, les participants vivent sans peur et sans reproche... et que c'est un moine qui a mis au point la vinification du champagne et ce moine, comme les autres moines, avait fait vœu de pauvreté. Revenons un instant sur la crise des subprimes aux USA : le système libéral américain n'a pas mis en place une sécurité sociale et les citoyens doivent payer de leur poche surtout s'ils n'ont pas pu se payer des assurances pour leur santé, leurs revenus... Le système de crédit est donc essentiel dans le fonctionnement de cette économie américaine : dès le moindre imprévu, il faut utiliser le crédit. L'industrialisation des crédits à travers les subprimes a donc été intellectuellement une réponse valable dans ce système économique. La titrisation des crédits devait répartir les risques de non remboursement sur des millions d'épargnants. Seulement les banquiers ont eu peur et ont bloqué le système. Pour le cynisme des financiers et des dirigeants de Wall Mart, investir des milliards de dollars en Chine et en Asie pour délocaliser l'outil de production et profiter des faibles coûts de main d'oeuvre pouvait bien provoquer une hausse du chômage aux USA mais ce risque était gérable : les citoyens expulsés de leur logement après avoir perdu leur emploi, laissent la place à des citoyens capables de racheter ces logements en réalisant même une bonne affaire car il y a toujours de l'épargne pour investir dans l'immobilier. Prêter avec le risque de ne pas être remboursé est donc sans danger pour un financier cynique... mais les banquiers en contact quotidien avec les consommateurs ont pris peur devant ces milliers de clients incapables de rembourser ! Les uns utilisaient l'économie virtuelle et la déréglementation des marchés, les autres se sont heurtés à l'économie réelle et à des clients qui ne peuvent plus rembourser. La peur s'est propagée et les financiers cyniques se sont offusqués de ces caprices de gamins, de novices, de gens qui décidément ne comprennent rien à rien dans le nouveau fonctionnement de l'économie mondiale dirigée par les marchés financiers dérégulés et sans contrôle ni limites. Voulez-vous mettre des limites au système financier mondial ? Ne gaspillez pas vos forces intellectuelles, cela ne changera rien à la nature du système capitaliste, au rapport de force de l'argent légitimé par le droit de propriété individuel. Changez de camp et venez monter des organisations en réseaux, nos réseaux citoyens de vie !

Affirmer un nouveau savoir global pour éliminer les peurs utilisées par les dirigeants de nos systèmes de pouvoir représente l'enjeu principal du combat que nous menons pour éliminer nos systèmes de pouvoir. Cet enjeu touche au savoir religieux et notre lecteur sait pourquoi : parce que le savoir global utilise les deux sources de savoir, notamment la source individuelle initiatique spirituelle. Il n'y a aucune raison d'avoir peur d'utiliser principalement la propriété commune dans un réseau pour produire et répartir les richesses du travail ! 

 A travers cette présentation des conflits entre les dirigeants des systèmes de pouvoir et les militants des organisations en réseaux, nous n'avons suivi que l'histoire des idées, des stratégies, des savoirs. Nous n'allons pas ici reprendre l'histoire des guerres, des crimes, des bûchers, des tortures et raconter les violences inouïes dont ont été capables les dirigeants des systèmes de pouvoir pour éliminer les militants de l'alternative de l'organisation en réseau. Pendant de longs siècles, nous l'avons vu, l'organisation en réseau s'est mise en place à travers l'Europe avant d'être détruite par le roi de France puis par la cupidité et l'incompétence des banquiers italiens liés à la papauté. Pendant de longs siècles ensuite, l'ignorance et la misère des populations ont servi les intérêts personnels des dirigeants des systèmes de pouvoir occidentaux alors que sur d'autres continents, notamment en Amérique du Nord, des peuples organisés en confédérations de nations vivaient avec des conditions matérielles nettement meilleures qu'en Europe. Quitter nos systèmes de pouvoir pour mettre en place à nouveau des organisations en réseaux citoyens de vie n'a donc rien d'idées philanthropiques ou philosophiques, d'idéaux vagues, fumeux qu'il s'agit de railler avec toute la truculence d'une ignorance crasse qui ne comprendra jamais rien à rien. Il s'agit au contraire de briser un tabou né en 1945 : la victoire des alliés a pour conséquence l'élimination du système de pouvoir tyrannique national-socialiste en Allemagne. La guerre froide entre les systèmes de pouvoirs capitaliste et communiste s'est achevée avec la disparition du système de pouvoir communiste après 1989 fondé sur la propriété collective et l'élimination de la propriété privée. Depuis, il ne reste que le système de pouvoir économique capitaliste et ses fables pour dominer les populations. Les dirigeants du système capitaliste, principalement les financiers, ont profité de cette occasion historique pour soutenir que leur système de pouvoir est le meilleur et qu'il n'y a pas d'autre alternative (T.I.N.A.: there is no alternative). Cette attitude maintient plus que jamais le tabou sur la solution de l'organisation en réseau et les exemples de peuples et de civilisations florissantes organisées en réseaux. Briser ce tabou est indispensable : après l'élimination des derniers empires en Europe en 1918 après la première guerre mondiale, en 1945 à la fin de la seconde guerre mondiale, il n'y a pas eu élimination des systèmes de pouvoir qui sont à l'origine de cette guerre mondiale, principalement l'oligarchie financière qui dirige les banques d'affaires et l'industrie de l'armement. Il reste à éliminer le dernier système de pouvoir qui subsiste seul et commet des excès injustifiables et inacceptables à travers le monde alors qu'il est responsable du changement climatique, du pillage des richesses et du développement de la misère à travers le monde.

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Plan de la Partie 3 : l'histoire des conflits entre les organisations en réseau et les systèmes de pouvoir

l'antagonisme entre les deux logiques

après le dernier grand cataclysme, les premiers empires et systèmes de pouvoir

le monothéisme, le mouvement chrétien, le système de pouvoir théocratique de la papauté de Rome

le mouvement musulman

le mouvement cénobite et les ordres monastiques

les templiers

les malheurs qui ont suivi la destruction de l'ordre du Temple

la guerre de cent ans, l'intervention de Jeanne d'Arc

la renaissance et la conquête des Amériques, Christophe Colomb

le mouvement protestant

 le système de pouvoir économique capitaliste

l'histoires des richesses, tableau récapitulatif

les ressources disponibles pour approfondir l'histoire des conflits

l'histoire du droit de propriété et des richesses

les flibustiers

le traité de Tordesillas

lire les épisodes du roman "D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite" qui présente l'histoire de ces conflits entre les organisations en réseaux et les systèmes de pouvoir

la conférence de Nancy :    épisode 12       épisode 13

     

 

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