fileane.com

la conquête du nouveau monde

XI La renaissance et la conquête des Amériques

 (Partie 3 : l'histoire des conflits entre les organisations en réseau et les systèmes de pouvoir)

 

Le point de départ de la renaissance dans notre civilisation occidentale est la chute de Constantinople sous les assauts ottomans en 1453, lorsque les érudits grecs et orientaux durent quitter la ville pour venir s'installer à Ravenne, Venise ou Milan. Cette époque pour l'Europe s'appelle la Renaissance, une nouvelle naissance grâce au savoir oriental, savoir expurgé en occident par la papauté romaine mais conservé par les moines à Cluny, Cîteaux, Clairvaux et par l'ordre des templiers détruit plus d'un siècle auparavant, savoir ancien encore présent également en orient jusqu'à la fin de Constantinople et rapatrié en Italie du Nord. La guerre de Cent ans se termine mais les deux pays en portent les conséquences dramatiques sur le plan politique, économique et social. Le fait historique le plus marquant de cette période est la reprise de la route maritime directe vers le continent américain. Sur le plan politique, le roi de France tente de redonner à son pays un essor économique et culturel comme celui du temps des cathédrales, mais privé d’une flotte royale, il ne peut participer au développement du commerce. Il doit se contenter de réalisations culturelles, ce qui est insuffisant pour élever le niveau de vie matériel et sanitaire d’un peuple. La flotte templière avait quitté la France pour l’Ecosse et surtout le Portugal, sinon pour les Amériques. Entre 1450 et 1500, le bilan est désastreux en Europe nous l’avons vu. Les partisans de l’organisation en réseaux du temps des cathédrales sont considérablement affaiblis en France et l’intervention de Jeanne d’Arc est avant tout un échec politique. Pourtant, un souffle nouveau va venir du pays où se sont réfugiés en grand nombre la flotte templière et les chevaliers du Temple après 1307 : le Portugal. Les descendants des templiers vont poursuivre les entreprises maritimes depuis les ports du Portugal, d’abord vers l’Afrique et ce, d’une manière publique et officielle. Mais depuis le Portugal, la route maritime par l’Islande vers l’Amérique du Nord et la région de la nouvelle confédération iroquoise puis vers l’Amérique centrale et l’empire inca, est beaucoup plus compliquée. Il est nécessaire de rouvrir la route maritime directe malgré ses zones de danger soit par le manque de vent, soit par les ouragans.

 

La réouverture officielle de la route maritime vers les Amériques

 

Que sait-on de l'histoire de Christophe Colomb ? Qu'il avait épousé la fille d'un Grand Maître de l'Ordre du Christ qui, au Portugal, avait pris la succession de l'Ordre du Temple. Qu'il eut beaucoup de mal à convaincre les puissants de l'époque d'aller traverser les mers pour découvrir un nouveau continent en suivant l'étoile du matin, cette étoile appelée la Merica depuis l'Egypte antique, nom repris par les communautés spirituelles qui entretenaient le savoir antique comme celle de Qoumrâne, celle des nazôréens de l'église de Jérusalem, celle plus tard des moines soldats templiers ! Et cette étoile du matin dans le nouveau monde, le continent tant recherché, est aussi, dans le nôtre, l'étoile du soir, la planète bleue des anciens, l'étoile symbole des plus vieilles connaissances sur l'origine des connaissances humaines.

 Pourtant Christophe Colomb a consulté secrètement la carte des templiers dans la Tesouraria où le roi du Portugal conservait ses archives secrètes et qui comprenaient les documents amenés par la flotte templière après la destruction de l’ordre par Philippe le Bel. Cette carte trouvée par Colomb situe exactement le continent inconnu et comporte le tracé du Vinland, c'est à dire l'Amérique du Nord, ainsi que le tracé complet de l'Amérique du Sud avec le détroit. Cette carte a été dressée à Dieppe, en Normandie à l'aide des données géographiques qui provenaient et des Vikings norvégiens qui avaient colonisé le Vinland et des Vikings danois qui s'étaient taillé un empire en Amérique du Sud. Il est possible que ces navigateurs vikings n'ont fait que poursuivre les routes maritimes de l'atlantique nord et la route des alizés entreprises déjà par les égyptiens, les phéniciens et les romains car les vestiges de la présence de ces navigateurs ne cessent de se découvrir en Amérique du nord et du sud tout comme certains produits des Amériques se retrouvent déjà dans les sépultures de l'Egypte antique tel la cocaïne dans les cheveux des momies alors que la coca a toujours été considérée comme une plante vivant uniquement en Amérique du Sud ou Centrale. Au Xème siècle, les vikings danois avaient déjà passé une vingtaine d'années au Mexique avant d'aller fonder, au Pérou, l'empire de Tiahuanaco dont les Incas en seront les descendants alors qu'au même moment des irlandais s'étaient déjà solidement établi dans la région de Philadelphie en Amérique du Nord. Dans la bibliothèque de la Comtesse de Tolède, la Comtesse rouge emprisonnée sous Franco et descendante d'une vieille famille du XIIème siècle, se retrouve une description des fleuves d'Amérique du Sud : Amazone, Orénoque, datant de trente ans avant le voyage de Colomb. 

 A côté de cette carte provenant de l'ordre du Temple, Colomb reçut également une copie de la carte du physicien florentin Paolo del Pezzo Toscanelli. Le 25 juin 1474, Toscanelli envoya au chanoine portugais Fernâo Martins (ou de Roritz) une carte de géographie où il avait tracé la route "menant vers l'Inde par l'océan occidental", avec indication des lieux, des pôles, de la ligne équatoriale et des distances. Cartes et commentaires étaient à destination finale du roi Alphonse 1er et il y a de bonnes raisons de penser que le souverain sur la foi des thèses de Toscanelli, envoya plusieurs foi à "Brazil" des pilotes qui lui rapportèrent de l'or et des pierres précieuses. Ces marins transatlantiques devaient obligatoirement prendre leur retraite dans l'île la plus lointaine de l'empire, à Madère, où comme par hasard Colomb en 1474 alla épouser la senorita Perestrello ou Palestrello, fille d'un de ces pilotes et héritière de ses cartes et de ses documents. Peu après qu'il eut en sa possession les cartes du défunt, Colomb abandonna sa femme, Felipa Perestrello, et s'enfuit de Porto-Santo avec son fils Diego. Selon Pedro Vasquez de la Frontera, un navire portugais serait allé aux îles inconnues du Ponant. Le pilote en revint seul vivant et alla mourir chez la veuve de Bartholomeu Perestrello où il raconta son voyage et laissa des documents. Bref, Colomb utilisa tous les moyens pour s'emparer des cartes qui circulaient secrètement. Sa correspondance avec Toscanelli aurait été inventée par lui pour tenter de masquer le vol de la carte dans la Tesouraria.

 Colomb réussit aussi à s'entourer de marins chevronnés ayant déjà fait le voyage. En 1488, Jean Cousin, originaire de Dieppe, quatre ans avant le voyage de Colomb, découvrait le Brésil et doublait le cap de Bonne-Espérance ( dix ans avant Vasco de Gama). Il découvrit l'embouchure d'un grand fleuve qu'il nomma Maragnon et qui plus tard fut appelé le fleuve des Amazones. Selon Pierre Margy, auteur de :"les navigateurs français et la révolution maritime, du XIVe au XVIe siècle", "Vicente Yanez Pinzon aurait été le second du navire de Jean Cousin. Martin Pinzon arrivait de Rome quand il rencontra Colomb. Il est à peu près certain que Pinzon venait de consulter à la bibliothèque pontificale des cartes géographiques et des relations de voyage au pays de Winland faites par les messagers chrétiens groenlandais qui, en 1110, vinrent à Rome. En 1327, le Groenland versait encore sa dîme aux Croisades. Il est impossible de penser que ces messagers n'aient pas raconté au pape leurs expéditions et conquêtes au "pays de la vigne", outre océan. Les frères Martin-Alonzo et Vincente Pinzon armèrent au profit de Colomb, les trois nefs de l'expédition : la Pinta, la Nina et la Santa-Maria du navigateur Juan de la Cosa. Jamais les nefs n'eussent franchi l'Atlantique si les Pinzon n'avaient pris le commandement des équipages. La traversée fut longue : les matelots, après avoir dépassé les 700 lieues prévues par "l'amiral" Christophe Colomb, s'aperçurent que ce dernier était un piètre navigateur, incapable de faire le point, pourvu de cartes truffées d'erreurs, incapable surtout de donner un ordre que l'on puisse décemment agréer. Ils grognèrent souvent et parlèrent même de jeter par-dessus bord cet amiral de comédie. Colomb, quand la mutinerie éclata, était certes prêt à mourir bravement, peut-être sur le point de faire demi-tour, mais Martin Pinzon encore une fois sauva la situation. ( source de cette relation : la magie et Christophe Colomb, in "Le livre de ses livres", Robert Charroux, chez Robert Laffont, 1985). Lors du premier voyage, Pinzon laissa Colomb découvrir les îles des Antilles alors qu'il parti seul avec un navire explorer d'autres terres. Lorsqu'il revint, Colomb lui en fit reproche mais Pinzon ne lui indiqua pas la route qu'il avait prise. Nous pouvons comprendre que Pinzon a refait le chemin vers les embouchures de l'Orénoque et de l'Amazone , ces fleuves qui permettent l'accès à l'intérieur du continent Sud Américain et que les templiers comme les vikings avaient utilisé pour acheminer l'or et l'argent du Pérou et de la région de Tiahuanaco.

Quelles furent les motivations personnelles du navigateur : défendait-il l’ordre templier et voulait-il lui redonner une nouvelle existence officielle ? Cherchait-il simplement de l’or ? N’avait-il compris qu’une partie de l’affaire et se trompait-il sur le reste ? La fin de la vie de ce navigateur laisse ces questions dans l’expectative. L'enfant qui a grandi à Gênes a bien compris que la chute de Constantinople était la cause de la fermeture de la route du commerce vers les Indes et la Chine et la cause de la ruine des commerçants italiens. Colomb a bien compris qu'il fallait ouvrir une nouvelle route vers les Indes pour rétablir ce commerce qui avait fait la fortune des villes italiennes et notamment celle de sa ville natale. Il est inconcevable que le jeune Colomb dans sa recherche de cartes et dans ses travaux n'ait pas pris connaissance de l'histoire des traversées vers le nouveau monde, de l'histoire des vikings et des templiers. Traverser l'Atlantique et rouvrir les échanges avec l'empire inca, aller à nouveau dans la Cordillières des Andes pour exploiter à nouveau les mines d'or et d'argent représenta une cause bien plus motivante que celle d'aller commercer avec les marchands indiens ou chinois rompus à toutes les ficelles du commerce. Il y avait la possibilité de devenir propriétaire de richesses fabuleuses impossibles à obtenir en Indes ou en Chine. Mais cet appât du gain se heurtait à des intérêts politiques puissants en Europe et à une interdiction catégorique de la papauté. Dans l'histoire de Colomb, nous savons qu'il reçut l'autorisation de la reine d'Espagne une fois les maures vaincus à Grenade. Avec cette victoire, celle-ci pouvait la monnayer auprès du pape et demander l'accès aux richesses des Amériques. Les royautés bien établies après cette victoire sur les maures pouvaient dorénavant se passer des ordres chevaliers. Le Cid n'est plus un chevalier mais un soldat de l'armée royale. Nous savons aussi que ce sont des moines qui convainquirent la reine d'Espagne à recevoir enfin Colomb pour autoriser son expédition. Les moines savaient qu'il était temps de rouvrir la route maritime directe vers les Amériques et ils devaient être certainement très curieux de connaître le sort des templiers qui s'y étaient réfugiés. Colomb pouvait leur apporter à nouveau l'argent du Mexique et ainsi les ordres monastiques auraient les moyens de rétablir des ordres chevaliers pour les protéger dans une nouvelle organisation en réseau des peuples européens. La victoire royale sur les maures ne devait pas sonner l'aube d'un nouvel absolutisme royal en Espagne comme cela avait été le cas en France. Colomb devait aller chercher à nouveau l'or du Pérou et de Bolivie et l'argent du Mexique. Un accord entre les ordres monastiques et la royauté espagnole victorieuse des maures était envisageable pour contrer la papauté et son inquisition toujours en chasse contre toutes traces templières. Les moines entourèrent Colomb des meilleurs pilotes disponibles pour cette expédition et cette expédition réussit. Sauf que Colomb ne découvrit pas véritablement le Mexique et qu'il dut se contenter de quelques rivages sans intérêts sur quelques îles à l'importance géopolitique tout à fait mineure par rapport à l'empire Inca tout proche.

 Pour Christophe Colomb, l'obstacle majeur tint dans une autorisation de la papauté car ce navigateur affirmait haut et fort vouloir aller sur ce nouveau continent alors que les navigateurs de l'époque se contentaient de naviguer officiellement de plus en plus loin autour de l'Afrique ou plus ou moins en secret, allaient naviguer à Terre-Neuve et en Amérique du Nord et du sud. La papauté refusait car elle avait eu vent de l’entreprise américaine des templiers et elle savait que l’histoire de la Mérica jetait à bas les dogmes de l’Eglise fondés sur la Bible. La papauté savait aussi comment les cathédrales avaient été financées et elle savait que ni les rois ni elle n'avaient eu la maîtrise de cette source de richesse qui avait transformé l'Europe et mis à mal les pouvoirs des rois et du pape. L’argent importé par la flotte templière avait été captée par les commerçants et les banquiers de Venise et les spéculations sur l’or et l’argent entre Florence et Venise avaient provoqué la crise financière européenne de 1345, nous l’avons vu. L'interdiction de l'Eglise de Rome était donc double pour empêcher qu'une nouvelle organisation politique descendante des Templiers ne se remette en place car dans les Amériques il y avait le savoir et l'argent, bref tout ce qu'il fallait pour remettre sur pied une organisation politique, économique et sociale contraire aux systèmes de pouvoirs qui dirigeaient l'Europe à ce moment là. Il fallut que Colomb en arrive à voler les cartes qui parlaient de ce continent pour fléchir Isabelle de Castille et obtenir d'elle l'autorisation officielle de partir ainsi qu'une protection vis à vis de la papauté. Pourquoi toutes ces mesures de sécurité ? Parce qu'il est quasiment certain que Colomb, comme tant d'autres navigateurs, avait été à Thulé et en Amérique du Nord et qu'il savait que la route maritime qu'il fallait rouvrir était la voie directe par les Açores vers l'Amérique centrale et l'Amérique du sud, terres de colonisation et source des richesses des vikings et des templiers. Qu'il fallait à nouveau suivre l'étoile de la Mérica comme les templiers le faisaient et non plus la route de l'atlantique Nord. Parce que la papauté connaissait cette route directe : un moine-évêque, Saint Brandan, accompagné de Saint Malo, a raconté dans sa navigatio, son voyage entre 536 et 552 en Amérique, jusqu'à Cuba. Parce qu'enfin ce fut la route des caravelles templières une fois qu'elles eurent quitté La Rochelle pour se rendre certaines en Ecosse et d'autres, après s'être ravitaillées au Portugal, en Amérique centrale et du Sud. Les caravelles, une fois en Ecosse, purent également repartir vers l'Amérique du Nord car les navigateurs de ces pays nordiques faisaient la route du nouveau monde depuis bien longtemps. Pour la papauté, l’interdiction d’aller en Amérique correspondait à deux objectifs majeurs : éviter que la bible soit contredite par l’histoire des êtres humains venus depuis la planète bleue et cacher le fait que l’organisation templière ait survécu en Amérique centrale et du Sud en venant renforcer et développer la civilisation inca bien plus avancée que celle d’Europe, enfermée sous le poids de dogmes abscons par l’église de Rome.

 Toujours est-il que dès le deuxième voyage, Colomb raconte qu’il fut suivi par un navire français et qu’il dut manœuvrer pour lui échapper. Pinzon avait fait son rapport aux marins français qui prirent la succession de la flotte templière. Ces marins normands et bretons qui bientôt allaient mettre en place la flibuste contre les navires espagnols et portugais, possédaient les clés des Amériques mais pour eux, il était hors de question de  les remettre à un roi et moins encore au pape. C’est que la reconnaissance officielle de la découverte du nouveau monde par la papauté a eu des conséquences très importantes qui conditionnent la vie politique de l’Europe quasiment jusqu’à aujourd’hui.

 Avant d’avancer dans l’histoire, finissons l’histoire de Christophe Colomb. Quelle considération la papauté pouvait-elle encore accorder à un navigateur qui n'avait toujours pas compris qu'il devait se taire et ne plus retourner là-bas ? On raconta que Colomb crut encore avoir atteint les Indes d'Asie à travers l'océan Atlantique alors que ses supérieurs tout comme le navigateur, savaient qu'il avait touché le continent des vikings et des templiers sans rencontrer trace des descendants de ces derniers. Mais l'Asie, la soie de Chine étaient connus. Cette civilisation des Andes et d’Amérique centrale ne devait pas rivaliser avec la nôtre et montrer le niveau de vie beaucoup plus faible en Europe, ce qui allait nourrir la contestation du système de pouvoir catholique et des systèmes de pouvoir monarchiques. Elle ne pouvait pas contredire la bible et les dogmes des pères de l’église romaine. Alors ce mensonge de la découverte des Amériques par Christophe Colomb, cette imposture fut préférée à la réalité. Les manières policées dont Colomb voulaient entretenir les indigènes lui ôtèrent la protection du roi d'Espagne. A-t-il été pris pour un nouveau Templier agissant à la manière des anciens envers ces peuples ? N'était-il pas d'origine juive et ne devait-on pas l'écarter pour ce motif, lui et ses condisciples, du commerce fabuleux qui allait se mettre en place ? N’était-il pas un enfant de Gênes qui avec Venise avait profité de la chute de l’ordre du Temple pour s’enrichir considérablement et ce marin de Gênes, n’était-il pas un descendant des responsables de l’importation en Europe de la peste noire ? N'était-il pas allié par son mariage aux successeurs des Templiers et ses trois caravelles n'avaient-elles pas été armées par des fonds provenant de cet ordre chevalier ? Ne portaient-elles pas sur leurs grandes voiles, la croix pattée des Templiers ? N'était-ce pas une tentative manifeste des successeurs de cet ordre de reprendre la primauté sur la scène politique et à travers ce voyage, de rencontrer les derniers descendants des templiers exilés pour les montrer aux rois d'Europe et au pape comme exemple réussi du bien fondé de l'économie en réseau dont l'occident avait été interdit ? Ce voyage, ne pouvait-il pas être le début d'une révolution culturelle capable de ré instaurer une organisation sociale en réseau causant la disparition des royautés et empires pour fonder un réel mariage des cultures ? Les rois d'occident comprirent-ils qu'avec la manière forte ils pouvaient obtenir encore plus d'argent et de richesses que les Templiers n'en avaient ramenés avec leur commerce des plus régulier ? En tout état de cause, il fut profitable pour les puissants d'Occident de balayer et d'oublier les Vikings et les Templiers, leurs entreprises civilisatrices, alors qu'ils mettaient à sac ces peuples pour satisfaire leur cupidité. 

 

L'histoire de ce nouveau continent ne devait donc commencer qu'avec Colomb, surtout pas avant et encore, pas avec n'importe lequel des Colomb, un bien niais et ignare de préférence ! Mais Colomb qui connut l'histoire de la carte transcrite par les templiers, ignora-t-il l'histoire des templiers, l'histoire du signe que les voiles de ses caravelles portaient tout en suivant l'étoile du matin, la Merica ? Cela se peut-il ou n'est-ce qu'un mensonge supplémentaire des puissants de l'époque ?. Il est certain que Colomb fut déçu par le fait de ne pas avoir trouvé les possessions templières d'Amériques du Sud parce qu'il n'avait pas pris suffisamment la route du Sud ou parce qu'il avait du accepter la volonté de ses équipages ignorants de ne pas poursuivre l'expédition après la halte relais des îles antillaises, déception largement accrue ensuite lorsqu'il comprit qu'on lui interdisait tout lien avec l'expérience antérieure des templiers et que cette interdiction venait de certains capitaines de navires comme Pinzon qui eux connaissaient le chemin et l’histoire que Colomb ne devait pas savoir. 

Cette imposture qu'est l'histoire de Colomb ne servit pas seulement à couvrir les exactions commises contre les indigènes d'Amérique plus civilisés que les cruelles bandes espagnoles. Elle servit aussi à occulter toute survivance des templiers sur ce continent ainsi que le symbole même de leur savoir qui fut la base de leur incomparable rayonnement au cours de cette époque : la connaissance de la Mérica. Rayonnement réalisé davantage encore hors d'Europe, en Amérique du sud où aucun roi ne vint freiner leurs projets humanistes. Colomb est l'exemple de l'anti héros : comme le cas d'un homme courageux et avisé mais dont les dirigeants de son époque se sont servis pour leurs propres intérêts. Colomb reste un découvreur manipulé par les pouvoirs officiels et occultes et qui n'a jamais eu la connaissance complète nécessaire pour diriger librement son entreprise. Il a mis en place l'action sans la connaissance, sans le savoir global.

 

les conquistadores, criminels de la papauté

 

Lorsque les Espagnols conquirent le Mexique, ils allèrent de surprise en surprise. Ils y trouvèrent des villes mieux ordonnées que celles d'Europe, des palais et des temples plus beaux que ceux de Séville ou de Saragosse. Les mœurs indigènes étaient policées et leurs bibliothèques remplies d’œuvres incomparables. L'astronomie y était aussi avancée qu'à Salamanque. Les maisons possédaient des toilettes avec eau courante alors que cent ans plus tard, Versailles sera construit en ignorant ces techniques de construction, d'hygiène et de salubrité. Cortez entendit Montézuma lui parler de ses ancêtres, les hommes blancs venus des mers qui avaient civilisé le pays, apporté la croix grecque et la croix templière et dont certains rares descendants portaient toujours la couleur de peau. Trois cents conquistadores purent soumettre quasiment sans combat deux millions d'aztèques car ces derniers avaient compris qu'ils venaient des mêmes pays que les anciens fondateurs de leur société. Les soldats espagnols purent-ils comprendre les dessins d'hommes en scaphandre dont la légende bolivienne, autour du lac le plus haut du monde, raconte qu'ils avaient la peau très blanche et le sang bleu, qu'ils venaient de la planète bleue ? Plus fort encore, les Espagnols trouvèrent effectivement une profusion de croix. A Guatulco, Juan de Cervantes, évêque d'Oaxaca, fit dresser tel quel dans la cathédrale qu'il venait de construire, une croix que les conquistadores attribuèrent à un apôtre venu évangéliser la région et dont l'image était gravée sur un rocher à côté de la croix. Ceci explique aussi le revirement des ecclésiastiques espagnols qui, une fois qu'ils comprirent qu'ils étaient en face de l'oeuvre des Templiers, se mirent ensuite à détruire tous ces vestiges d'une culture interdite qu'ils rejetèrent dans le passé. Comprirent-ils également que les vikings et les templiers n'avaient en fait que retrouvé le pays où s'étaient établi dans un premier temps les hommes blancs au sang bleu venus de la planète bleue, ces hommes qui enseignèrent les terriens ? Comprirent-ils que sur ce continent des descendants de la Mérica, ils se trouvaient en contact avec une histoire capable de détruire à jamais celle de la Bible et capable de les faire tous périr sur les bûchers de l'inquisition ? Dans ce prétexte peut résider la justification majeure de la papauté pour couvrir le génocide de 70 millions d'indiens tant cette histoire jetait à bas toute la littérature de la Bible judaïque et la prétention de considérer Jérusalem comme un berceau de la sagesse spirituelle humaine. 

 

Les moines et les chevaliers du Temple, en possédant les manuscrits retirés du temple de Jérusalem purent connaître la filiation du savoir secret depuis la civilisation égyptienne, ils surent surtout reconnaître parmi les descendants d'Horus et d'Isis ces êtres humains à la peau blanche et au sang bleu venu du continent disparu lors du dernier grand cataclysme. En possédant également une colonie au Pérou et en Bolivie, en aidant le peuple inca à se développer, ils avaient aussi, en suivant la route de la Mérica, retrouver le berceau de cette civilisation du continent disparu. Ils avaient toutes les preuves pour démontrer la nécessité de leur organisation en réseaux capable de marier les cultures pour respecter la primauté de l'être humain dans une organisation sociale, pour démontrer le caractère néfaste et sectaire des pouvoirs politiques et religieux luttant pour la survie de leurs dogmes en détruisant les cultures étrangères.

 Ces destructions incompréhensibles par le clergé se firent sur ordres supérieurs de la papauté qui voulu effacer tous souvenirs des templiers et peut-être déjà des hommes au sang bleu, souvenirs qui démontraient la réussite sociale bénéfique de l'organisation templière alors que la papauté ne cessait pas de se heurter aux royaumes d'Europe et aux mouvements de contestation des croyants qui ne supportaient pas ses prétentions de pouvoirs théocratiques, dogmatiques et temporels. Charles Quint admirait les oeuvres d'art en métal précieux que ses vaisseaux rapportaient des Amériques mais tous comprenaient qu'aucun orfèvre européen n'était capable d'un tel travail. Le roi d'Espagne admirait les preuves des lacunes et des insuffisances de la civilisation européenne par rapport à celle des Amériques et des Andes. Pour éviter toute contestation et pour poursuivre le pillage des richesses outre-atlantique, sur les conseils de la papauté, il donna l'ordre de faire fondre ces oeuvres d'art sur place et de ramener sur les vaisseaux uniquement des lingots d'or et d'argent. Ce qui arrangea également les flibustiers...

Après la découverte des conquistadores et des missionnaires espagnols, la comparaison entre les réussites des templiers et la faillite de la papauté devint insupportable aux yeux de Rome. Il fallut tout détruire pour que jamais cet exemple ne vienne conforter les contestataires de l'ordre papal et royal en Europe. La papauté fut aidée par les rois et le roi d'Espagne en tira de suite profit puisqu'il lui fut permis de ramener tout l'or que ses armées trouvaient, une fois cet or fondu et disparues toutes traces compromettantes de symboles indiens, chrétiens et templiers ! Près de 70 millions d'indiens furent exterminés lors de la conquête et de la destruction de leur empire puis pendant plusieurs siècles d'esclavage féroce, principalement par le travail forcé dans les mines. Ce génocide dix fois supérieur à la Shoah reste occulté et tabous pour nos puissances occidentales. La préservation du pouvoir de la papauté et la satisfaction effrénée de la soif d'or de quelques rois ont scellé pour des siècles le silence sur ce génocide mené pour la plus grande gloire d'un Christ européen plus collectionneur de crimes que tous les dieux aztèques et incas réunis ! Que ce soient les rois ou la papauté, tous avaient fini par comprendre la menace que l'organisation templière avait fait peser sur leurs organisations politiques en présentant une nouvelle solution à la réussite sociale incontestable. Dès la dissolution de l'ordre, les cathédrales manquèrent de financement et les compagnons de Salomon qui les construisaient ne s'attachèrent qu'à finir une seule flèche selon les plans originaux, prêtant serment en mémoire du Temple de ne jamais construire la seconde. La plupart des cathédrales achevées après 1307 ne comportent ainsi qu'une seule flèche au lieu des deux prévues à l'origine. La papauté tint donc à dissuader le plus longtemps possibles les navigateurs à partir sur la trace des Templiers, sachant que ceux-ci allaient découvrir des vérités qu'en Europe l'on venait de faire taire parmi les flammes des bûchers allumés par les dominicains et l'Inquisition.  

 

Tordesillas, le pape partage le monde pour interdire le retour de l'organisation templière en réseau

 

Lorsque Colomb réussit ses voyages, il se heurta rapidement à l'hostilité de ses supérieurs. Dès le retour de Colomb, la papauté, voulant anticiper sur les découvertes futures, partagea avec une connaissance remarquable et une rapidité louable le nouveau monde entre espagnols et portugais.  et ces derniers grâce à leur carte secrète s'était permis de demander une rectification infime qui allait leur donner ensuite possession de tout le Brésil. En juin 1494, au traité de Tordesillas, la ligne de démarcation entre les deux parties du globe  attribuées respectivement à la Castille et au Portugal, ligne fixée le 4 mai 1494 par une bulle du pape Alexandre VI, est reportée à trois cent soixante dix lieues à l'ouest du cap Vert. De ce fait, le Brésil tombe dans le domaine réservé du Portugal . Dans ce traité, la papauté interdit à tout autre marin de se rendre en Amérique sans autorisation préalable de Rome. Ce fut une manière d’écarter les marins français qui depuis au moins quatre cent ans, avec la flotte templière faisaient secrètement du commerce avec le nouveau monde pour ne pas heurter de front le pouvoir papal. 

 Alexandre VI était né en Espagne, à Xativa, près de Valencia. Il fut sacré évêque à l'âge de 24 ans, sans avoir jamais été prêtre, son métier précédant ayant été celui des armes. Comme le Pape Calixte III était son oncle, Borgia comme lui, ce fut plus facile. Tout cela était dans l'esprit du temps. Même le fait d'avoir eu cinq enfants en étant Saint Père n'était pas grave. Pas grave si parmi ces cinq enfants (Jean, César, Godefroi, Louis et Lucrèce) il n'y avait pas eu César Borgia.. Il fut son chouchou. A sept ans il le fit sacrer protonotaire de la Papauté, à 17 ans évêque de Pamplona et archevêque de Valencia, et à 18 ans Cardinal. Tous les historiens sont d'accord pour affirmer que César fut un des plus grands criminels de la Renaissance. Il servit de modèle à Machiavel pour son prestigieux ouvrage « Le Prince », un traité sur l'art et la manière de se bâtir un royaume en laissant ses scrupules au vestiaire. Dès que Colomb découvrit l'Amérique, le pape Alexandre VI de la famille des Borgia, la partagea entre ses compatriotes Espagnols et Portugais, avec sa fameuse Bulle « Inter Caeterae Divinae ». Il avait accordé à ses compatriotes les rois d’Espagne le privilège du droit de sacrer les évêques de leurs colonies d’Amérique. Ce qui avait eu pour résultat que ce sacre se fit par leurs représentants sur place, des hommes tels que les Cortés et Pizarro, des bandits de grands chemins qui réglaient leurs comptes à coup de poignards ou de poison (comme les Borgia en Italie). L’inculture de ce pape et ses mœurs cyniques, son ignorance ainsi que celle de la curie romaine,  favorisèrent le projet des Portugais qui eux connaissaient correctement les cartes et la géographie du continent américain.

De suite, les capitaines des navires des ports français transgressèrent cet ordre du pape et ils s’organisèrent pour mener la flibuste : l’attaque de tous les navires portugais et espagnols qui revenaient d’Amérique. Mieux, les flibustiers français menèrent des expéditions pour détruire les colonies portugaises et espagnols. Il n’est pas étonnant d’apprendre maintenant que le flibustier le plus célèbre et le plus riche fut un armateur de Dieppe nommé Trébutor car Dieppe est bien le port dans lequel se transmit la carte du nouveau monde entre les normands et les templiers. Soutenus discrètement par François Ier, ces armateurs travaillaient pour leur propre compte sans constituer une marine royale française. Très vite, la vie politique européenne s’organisa pour profiter des richesses du nouveau monde pillées par les portugais et les espagnols.

Une première action de résistance contre les ordres de la papauté, fut la divulgation officielle de la carte du nouveau monde par un dirigeant français. Après Colomb, Magellan la copiera également quelques années plus tard au Portugal et en 1507 le duc de Lorraine, René II la fera publier par le Gymnase vosgien, ceci sur instruction du roi de France qui s'intéressait à la conquête du Canada et c'est à Saint-Dié que le nom d'Amérique sera donné à ce nouveau monde après la méprise d'un moine passionné de géographie qui ayant lu les récits d'Amérigo Vespuci, proposa le nom d'America. Plus tard ce moine comprit que son erreur était minime car le nom donné par les navigateurs à ce continent vers lequel ils allaient en suivant l'étoile du matin, la Merica, était bien le nom juste mais que son explication était fausse. C'était le continent des descendants de la Mérica, de la planète bleue et non pas le continent trouvé par Amérigo Vespuci. 

 lire la suite

Plan de la Partie 3 : l'histoire des conflits entre les organisations en réseau et les systèmes de pouvoir

l'antagonisme entre les deux logiques

après le dernier grand cataclysme, les premiers empires et systèmes de pouvoir

le monothéisme, le mouvement chrétien, le système de pouvoir théocratique de la papauté de Rome

le mouvement musulman

le mouvement cénobite et les ordres monastiques

les templiers

les malheurs qui ont suivi la destruction de l'ordre du Temple

la guerre de cent ans, l'intervention de Jeanne d'Arc

la renaissance et la conquête des Amériques, Christophe Colomb

le mouvement protestant

 le système de pouvoir économique capitaliste

l'histoires des richesses, tableau récapitulatif

les ressources disponibles pour approfondir l'histoire des conflits

l'histoire du droit de propriété et des richesses

les flibustiers

le traité de Tordesillas

lire les épisodes du roman "D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite" qui présente l'histoire de ces conflits entre les organisations en réseaux et les systèmes de pouvoir

la conférence de Nancy :    épisode 12       épisode 13

     

 

le plan du site

accueil