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le Christ

IV Une histoire religieuse particulière : le monothéisme et la divulgation de celui qui vit en chacun de nous 

 (Partie 3 : l'histoire des conflits entre les organisations en réseau et les systèmes de pouvoir)

A travers cette évolution, il faut mettre en avant un mouvement religieux particulier et révolutionnaire dans son approche des mystères de la vie. Nous ne retenons ici que les messages exprimés en dehors des détails historiques rapportés par les légendes. Ces messages font partie en général de mythes qui ne correspondent guère ou pas du tout à des réalités historiques. Mais ce qui est primordial, c’est le fait que ces messages aient été exprimés et que des peuples les ont défendus et nous les ont transmis. Le message s’est souvent transformé au fil du temps car son sens originel n’a plus été compris par les générations suivantes ou alors ce message a été récupéré dans des dogmes pour servir de bases à des systèmes de pouvoir religieux.

 Le patriarche Abraham reçoit de Dieu le commandement de ne plus faire de sacrifices humains et de reconnaître un seul vrai dieu, le créateur qu’il a le droit de nommer par son nom. Nous savons que la Bible fut rédigée et arrangée dans le cadre d’un système de pouvoir théocratique et monarchique bien après les évènements relatés ou lorsque le peuple juif était en captivité chez les Perses ou à Babylone. Une lecture de cet événement peut se traduire par l’instruction donnée à Abraham d’arrêter la sélection des races et l’élimination des êtres humains qui présentent un danger pour la survie de l’espèce. Quelques années avant cet événement, Dieu avait fait la promesse à Abraham qu’il aurait une très nombreuse descendance. Il est probable que cette histoire d’Abraham est plus un mythe qu’un récit historique qui se situerait vers –1800. Mais le message est clair : il n’y a plus besoin de sélectionner les races humaines et de montrer cette soumission à la volonté des dieux venus d’une autre planète en leur offrant des sacrifices humain pour leur montrer que les peuples poursuivent leur entreprise de sélection des races et d’élimination des éléments néfastes à la survie de la race humaine la plus adaptée aux conditions de vie sur la planète Terre.

 C’est une nouvelle période qui s’ouvre pour l’humanité. Nous avons vu que l’expédition d’êtres venus d’une autre planète avait procédé à plusieurs essais de races humaines et que certaines n’étaient pas adaptées à la vie sur Terre et devaient disparaître : les cyclopes, les géants, les nains, etc. Les descendants du groupe humain le plus adapté avaient reçu des êtres venus d’ailleurs, cette mission de poursuivre la sélection des races pour développer une humanité capable de sauvegarder cette forme de vie terrestre et d’être un réservoir de vie dans l’univers. Ce sont surtout les légendes des Andes qui nous racontent l’élimination des cyclopes, des géants, espèces humaines présentes également dans les récits de la Grèce, de la Bible et d’autres peuples. Ce message annonce donc l’ouverture d’une nouvelle ère dans l’humanité et la fin des dieux et des demi-dieux acharnés à purifier le sang de l’espèce humaine. Peu importe finalement la signification qui est accordée au mot « dieu » utilisé : est-ce un dieu père des survivants ? Est-ce une autre présence du monde supérieur qui suit l’évolution de l’humanité après le dernier grand cataclysme ? Est-ce cette présence qui vit en nous et que plus tard les communautés spirituelles appèleront «  le christ » ? Est-ce le créateur lui même qui se manifeste ainsi ? Ce message délivré à Abraham est hautement spirituel puisqu’il indique qu’il faut chercher le contact direct avec Dieu, avec l’illumination et les mystères de la vie sans avoir à passer par l’intermédiaire du culte des dieux.

 Moïse dont la légende se situerait vers –1300, organise son peuple sur le principe de l’organisation en réseau qui existe entre les citées égyptiennes et grecques : il constitue un réseau de treize tribus qui sont autant de communautés spirituelles à la rencontre de Dieu. Ce qui n’empêchera pas ce peuple de se transformer en système de pouvoir royal et théocratique tout en préservant l’affirmation de la révélation faite à Abraham puis à Moïse. L’histoire de ce mouvement religieux sera marquée par l’incompréhension et une certaine insuffisance de connaissances spirituelles : il ne cherchera pas à développer la démarche spirituelle individuelle mais se réfugiera dans l’interprétation des textes anciens et tombera souvent dans la gnose et un système de pouvoir théocratique qui l’exposera à des guerres de religions car d’autres systèmes religieux chercheront à éliminer cette prétention à rejeter les dieux et les demi-dieux pour ne s’adresser qu’à un seul dieu, le créateur de tout. Pourtant le message fondamental est essentiel pour l’humanité mais il semble que sa haute teneur spirituelle n’a pas su trouver une traduction satisfaisante qui l’empêche de se transformer en dogmes religieux capables d’alimenter tous les fanatismes. Par rapport au savoir global développé en Égypte, les tribus de Moïse se rattachent à un savoir incomplet ou simpliste. Il y a certes l’essentiel débarrassé de l’histoire des dieux et des survivants mais la question de la survie de l’humanité lors du prochain grand cataclysme est réduite à une simplicité déconcertante : un messie viendra sauver le peuple élu et notamment lors de la fin du monde. C’est un message très insuffisant par rapport à l’enseignement initiatique du mystère de l’Apocalypse délivré par les grands prêtres du temple de Dendérah depuis – 4 500 ans. L’affirmation de l’égalité des êtres humains face à un dieu unique créateur de tout sera au départ très limitée : les tribus de Moïse formeront le peuple élu qui a reçu la révélation divine pour mettre fin à la sélection des races humaines et ce peuple élu aura le même comportement que la théocratie égyptienne en vivant dans le souvenir des origines et en se murant dans un système de pouvoir théocratique. Moïse utilise le principe de fonctionnement de l’organisation en réseau mais les valeurs théocratiques qu’il donne à la culture de son peuple resteront le plus souvent incomprises de son peuple d’une part et des autres peuples d’autres part. Il sera très difficile d’expliquer pourquoi en écartant l’intervention des dieux venus d’une autre planète de manière à ne prendre en compte qu’un seul dieu, le créateur de tout, y compris de la planète d’où sont venus les êtres qui ont façonné les races humaines, il soit également nécessaire d’écarter le savoir ancien sauvé du dernier grand cataclysme. Est-ce uniquement pour se différencier et se soustraire de la civilisation égyptienne qui refuse de le livrer dans sa totalité à des peuples étrangers ? Le message d’Abraham et de Moïse ne recevra une dimension universelle qu’à travers l’œuvre des communautés chrétiennes qui affirmeront la présence de ce dieu unique en chacun des êtres humains et nommeront cette présence, le Christ. Nous avons vu que pour un initié et pour un mouvement spirituel, cette affirmation tirée de la démarche initiatique et de la rencontre avec les mystères de la vie suffit. Reconnaître et vivre avec cette présence suffit car c’est elle qui nous fera franchir le puits de lumière à la mort du corps charnel.

 

V Le message chrétien

 Les communautés chrétiennes représentent la seconde révolution spirituelle par rapport à Abraham et Moïse. Le message chrétien complète les deux premiers : l’humanité s’est développée et il n’y a plus besoin de purifier la race. Le message a été défendu par un peuple mais ce peuple a subi des désastres à cause de sa foi et sa mission n’est plus crédible même si la puissance des temples égyptiens continue de s’affaiblir. La mission conservatrice des origines et du savoir global dans les temples égyptiens est en train de s’effondrer malgré la protection des descendants d’Alexandre et de son équipe. Les échanges entre les peuples se sont accrus du fait de l’empire romain mais les mœurs cruelles des légions romaines, les jeux du cirque, sont une insulte à la dignité humaine. Chaque peuple apporte ses dieux et de nouveaux dieux voient le jour à partir des conquêtes au Moyen-Orient et des contacts avec les religions orientales davantage spirituelles. L’esclavage et les massacres sont pour la première fois la règle économique dans le fonctionnement d’un empire militaire. Le message chrétien apporte alors la solution spirituelle : le christ vit en nous et nous aide à franchir la mort de notre corps charnel. Nous sommes égaux devant lui car il vit en chaque être humain et nous devons respecter chaque être humain à cause de cette présence qui vit en nous et nous permet de trouver nos raisons de vivre. La force de ce message est qu’il va à l’essentiel sans prendre en compte l’histoire du dernier grand cataclysme et celle des survivants. Mais la révélation de ce message ne peut se réaliser sans l’affirmation claire et nette de la première source de savoir et de la démarche spirituelle individuelle, sans la mise en place de communautés organisées en réseaux autour d’une propriété commune spirituelle mais aussi matérielle pour contester la soif de richesses matérielles des dirigeants de l’empire romain ainsi que la pratique courante de l’esclavage dans lequel les peuples vaincus sont opprimés. La portée politique du message est limpide : le message ne peut plus se perdre petit à petit dans le secret des temples d’Égypte ni être détruit avec le peuple juif et le temple de Jérusalem. Le message doit être annoncé à tous les peuples. C’est ainsi qu’il est capable de survivre dans l’humanité.

 Ce message chrétien divulgue l’essentiel de la spiritualité : l’initié sortant des temples égyptiens avait rencontré les mystères de la vie et de la mort et il avait pris contact avec celui qui vit en chacun de nous, plus avec d’autres présences au delà du puits de lumière. L’initié(e) recevait alors le titre de fils (fille) de dieu et il avait le droit de parler du mystère de l'Apocalypse : comment le créateur qui est source d'amour infini peut-il accepter que l'humanité, la vie soit régulièrement détruite sur notre planète lors du basculement de son axe pour trouver un nouveau centre de gravité après avoir éliminé les forces accumulées lors de sa rétrocession dans sa navigation céleste autour du soleil. Le phénomène de la précession des équinoxes qui est la manifestation visible de cette rétrocession dans la navigation céleste de notre planète a été inscrit sur le mur du temple de Dendérah environ 4 500 ans avant J-c. L'amour divin est-il compatible avec ces destructions massives cycliques de la vie et de l'humanité ? Les communautés chrétiennes proclament ce message sans forcément demander à chacun de leurs membres d’effectuer cette démarche initiatique jusqu’à la rencontre avec les mystères de la vie. Pourtant de nombreux chrétiens utilisent les grands centres initiatiques que sont Éleusis près d’Athènes et surtout Dendérah en face de Thèbes sur les bord du Nil. Ce mouvement spirituel chrétien prend ainsi des risques considérables car sans cette démarche individuelle, le message va rapidement servir de prétextes pour construire des dogmes et développer des sectes qui vont se quereller entre elles sur le nom à donner à telle présence du monde supérieur, sur les liens entre le christ et dieu, etc. La question est cruciale : la seule force du message peut-elle suffire pour vaincre les tentations et les périls du dogmatisme et du fanatisme religieux ? La réponse est affirmative lorsque le message n’est pas séparé de sa portée politique et sociale : l’affirmation de l’égalité des êtres humains qui peuvent tous rencontrer le christ qui vit en eux doit se concrétiser dans la réalisation de communautés organisées en réseaux de vie travaillant sur le savoir global et pour une propriété commune. Rapidement, les dirigeants des communautés chrétiennes qui se multiplient ne seront plus des initiés mais des évêques, des prêtres et des moines qui ne sauront utiliser que les textes religieux, des récits, des lettres et des épîtres et uniquement dans le but de développer une gnose et des dogmes. D’où les conflits rapides et graves entre les communautés chrétiennes qui s’entredéchirent avec des paroxysmes de fanatisme et de cruauté et qui sont des proies faciles pour les persécutions organisées par les empereurs romains afin de défendre leur système de pouvoir militaire.

 La transmission du message chrétien subit un second bouleversement lorsque la divulgation du contenu hautement spirituel se heurte à des difficultés de compréhension dans des populations peu formées sur le plan spirituel. La solution est connue : il faut créer des personnages avec des noms d’êtres humains, une histoire, une légende. Apparu dans les textes vers 150, le nom de Jésus sera associé à celui de Christ à partir de l’an 180. Le développement des deux formes de l’enseignement spirituel chrétien ne trouvera jamais la structure et l’harmonie des anciens enseignements égyptiens dans lesquels le postulant à l’initiation pouvait commencer par l’histoire humanisée du message ou directement par l’enseignement hermétique qui refusait de donner des noms humains aux présences du monde supérieur. La confusion se nourrit également des guerres qui opposent le peuple juif au pouvoir de Rome. Rattaché au message d’Abraham et de Moïse, le message chrétien a du mal à se positionner par rapport à l’histoire juive. Le contenu de ce message est fondamentalement universel mais s’il n’est que le prolongement de la Bible, il perd cette dimension pour n’appartenir qu’au peuple élu qui a reçu les commandements de Dieu apportés par Moïse. Ce message doit donc se séparer de la Bible mais alors il faut faire apparaître ses sources les plus anciennes qui proviennent du savoir hermétique et initiatique égyptien. Il faut expliquer que les auteurs du message chrétien sont des initiés qui ont été notamment au grand centre initiatique de Dendérah qui vient d'être restauré à l'époque de l'empereur romain Auguste, né le 23 septembre 63 av. J.-C. et mort le 19 août 14 ap. J.-C.  Dès lors il faut expliquer aux initiés pourquoi il serait préférable de privilégier cette révélation et de laisser de côté, voire d’abandonner le savoir global égyptien. Au vu des évènements historiques, les initiés refuseront d’accorder la priorité à un message chrétien certes juste mais largement incomplet pour continuer à préserver et à transmettre siècles après siècles les restes du savoir global, principalement celui du temple de Dendérah, savoir qui sera en partie préservé par les initiés chrétiens qui reprendront les pratiques de l'érémitisme et des communautés cénobites puis après l'an 500, par le mouvement bénédictin en Italie. Les lois divines ne peuvent pas se séparer des mathématiques célestes : spiritualité, sciences et technologies doivent se compléter dans un savoir global. Le système théocratique qui défend ses dogmes en écartant les sciences et les technologies commet un crime contre l’humanité en replongeant les peuples dans des siècles d’obscurantisme, de guerres et de misère.

 

Mentionnons simplement ici quelques faits chronologiques :

sources : http://orient.chretien.free.fr/Copte02.htm

http://www.bible.chez-alice.fr/h02.htm

 Lors de la destruction de l’empire romain, la communauté chrétienne établie à Dendérah autour de Jean, Antoine, Pacôme, entreprit de sauver le savoir ancien et le mode de fonctionnement monastique et communautaire. A partir de Thèbes qui est de l’autre côté du Nil par rapport à Dendérah, ces maîtres spirituels chrétiens remettront en pratique les voies initiatiques : devenir ermite, fonder une communauté de frères et de moines, travailler le savoir global et sauver ce qui peut l’être du temple de Dendérah saccagé par les fanatiques chrétiens avant que les sables du désert s’emparent des ruines pour ainsi les conserver jusqu’au 19ème siècle et le dégagement du temple de son ensablement. Mentionnons aussi la communauté copte de cette région qui laissa les manuscrits de Nag Hammadi que nous connaissons aujourd’hui.

 L’essentiel du savoir égyptien avait été sauvé depuis Dendérah et ce mouvement spirituel chrétien organisé autour des communautés cénobites, s’installa en Italie en l’an 500 lorsque Bernard de Nurcie fonda l’abbaye du Mont Cassin pour sauvegarder le reste des manuscrits anciens qui n’avaient pas été détruits, notamment par certains évêques chrétiens fanatiques comme à Alexandrie.

 Avant de quitter cette période charnière entre les civilisation de l’Antiquité et notre histoire occidentale, il y a encore un point qui vient compliquer la situation, si besoin en était. Différents éléments anecdotiques montrent qu’au temps de Jésus, plusieurs mouvements de résistance juifs tentèrent de remettre en place un message spirituel, politique et social pour donner une nouvelle impulsion aux messages d’Abraham et de Moïse. Il est fort probable qu’un maître spirituel formé par la communauté des Esséniens en Égypte et à Dendérah comme dans d’autres centre spirituels du Moyen Orient et d’Asie, dans l’Himalaya, a pu développer un nouveau message spirituel qui correspond à celui qui est devenu le message des chrétiens. L’existence de ce maître spirituel trouve quelques traces dont le fameux tombeau de Sébaste, histoire qui mélange celle de Jean-Baptiste à celle de Jésus puis à travers l’enseignement du mystère de l’Apocalypse, à celle de Jean. Il semble logique qu’un mouvement spirituel qui connaît l’histoire des messages d’Abraham, de Moïse, l’enseignement du savoir global des temples égyptiens, les liens qui unissent les anciennes colonies des survivants depuis les hauts plateaux de l’Himalaya jusqu’au bord du Nil en passant par la Mésopotamie, la Grèce, va concevoir un plan pour former un groupe d’initiés et non un seul nouveau maître spirituel. Comme à chaque fois, l’identité humaine du maître spirituel s’efface devant son message et comme un maître spirituel n’utilise que la transmission orale de son message et ne passe pas son temps à écrire, il est facile ensuite d’écrire une toute autre histoire lorsqu’il s’agit de fonder des dogmes et une théocratie. Il n’empêche qu’un maître spirituel de ce groupe ou sa famille a pu quitter Jérusalem avant la destruction de la ville et la descendance de cet homme a pu conserver le souvenir de la vie humaine de cet ancêtre. Nous trouvons ici l’histoire de la famille de Jésus qui vint se réfugier dans la région de Narbonne et de Marseille. Cette histoire d’un Jésus humain vint également s’opposer aux dogmes établis par les pères de l’Église depuis le Concile de Nicée. Cette conception de la religion chrétienne vint nourrir également une guerre de religion, en particulier dans le sud de la France.

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Plan de la Partie 3 : l'histoire des conflits entre les organisations en réseau et les systèmes de pouvoir

l'antagonisme entre les deux logiques

après le dernier grand cataclysme, les premiers empires et systèmes de pouvoir

le monothéisme, le mouvement chrétien, le système de pouvoir théocratique de la papauté de Rome

le mouvement musulman

le mouvement cénobite et les ordres monastiques

les templiers

les malheurs qui ont suivi la destruction de l'ordre du Temple

la guerre de cent ans, l'intervention de Jeanne d'Arc

la renaissance et la conquête des Amériques, Christophe Colomb

le mouvement protestant

 le système de pouvoir économique capitaliste

l'histoires des richesses, tableau récapitulatif

les ressources disponibles pour approfondir l'histoire des conflits

l'histoire du droit de propriété et des richesses

les flibustiers

le traité de Tordesillas

lire les épisodes du roman "D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite" qui présente l'histoire de ces conflits entre les organisations en réseaux et les systèmes de pouvoir

la conférence de Nancy :    épisode 12       épisode 13

     

 

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