La crise financière 2007 2008

 

un regard sur l'actualité et une sélection d'idées et de constats trouvés dans la presse française.

m.a.j 17/11/2008

En ce début d'octobre 2008, la crise financière montre son véritable jour. Les états volent au secours des banques, les banques centrales créent des centaines de milliards de monnaie et pourtant la menace d’une crise économique sévère ne se dissipe toujours pas et des moments de panique se déroulent dans les salles des Bourses. Si les causes de cette crise sont financières à travers la titrisation de créances douteuses et l’affaire des subprimes, les solutions ne peuvent pas se limiter à de nouveaux moyens financiers mis sur le marché pour combler les pertes de valeurs faramineuses et la ruine de certaines banques d’affaires.

 Cette crise marque la fin d’une époque, celle de l’idéologie néocapitaliste avec sa revendication du profit maximum, chaque année pour chaque affaire et pour chaque actionnaire. Dans les années 1980, la révolution technologique des automates programmables et des robots, avait lancé une période courte et florissante de gains de productivité énormes dans l’économie réelle. Mais la période avait été courte, la qualité totale une fois atteinte et les économies réalisées ( 200 milliards de francs par an pour l’industrie française, fin des années 1980), ce gisement de productivité s’était éteint. Dans les années 1990, la mondialisation des échanges a permis le déplacement rapide de capitaux d’un continent à l’autre. Dès lors l’aventure financière prise une autre tournure pour sombrer aujourd’hui dans le vertige d’une chute calamiteuse depuis les sommets de l’invraisemblable production financière qui créait de l’argent à partir des dettes sans attendre que ces dernières aient un commencement de remboursement. La monnaie se créait elle-même avant même qu’elle n’ait été détruite par le jeu des remboursements de crédits : il s’agissait en contrepartie de créer de la valeur pour justifier une telle augmentation des profits. Mais ces théories économiques, aujourd’hui tous les citoyens s’en rendent compte, n’étaient qu’une vitrine pour masquer la véritable nature de l’esprit capitaliste. Parmi les articles de presse qui rendent compte jour après jour de l’étendue de cette crise, nous retenons surtout les passages suivants qui rappellent l’origine précise du capitalisme.

 L’amoralité constitutive du capitalisme a été théorisée dès le XVIIIe siècle par le père de l’économie libérale, Adam Smith, dans "Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations". Pour Adam Smith, le capitalisme ne peut être efficace que si les acteurs économiques oublient tout sens moral, l’égoïsme de chacun assurant le bonheur de tous : « ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous entendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme. ». Dans cette idéologie, il suffit de laisser chacun agir selon son intérêt bien compris et sans scrupule pour que l’addition des égoïsmes particuliers débouche sur la richesse générale. Une main invisible métamorphose les vices privés en vertu publique. À condition que les néfastes interventions de l’État ne viennent pas perturber cette fécondent âpreté au gain. Ce cynisme est devenu système avec l’invention des subprimes, dont on ne rappellera jamais assez le principe, tant il paraîtra dément dans quelques années : des génies de la finance ont fourgué à des ménages qu’ils savaient insolvables des prêts à taux majoré pour qu’ils achètent leur logement tout en s’assurant de le saisir quand ils ne pourraient plus payer ! Pour renouveler à l’infini leur escroquerie légale, ils revendaient ces créances qu’ils avaient pourries à d’autres établissements, affectant le système tout entier. (Voir la revue Marianne numéro 518 page 55,article d’Éric Conan). Fondé dès le départ sur ce cynisme et cet égoïsme, il est intéressant de voir pourquoi le capitalisme n’a pas rapidement sombré dans des excès les plus insoutenables. Éric Conan toujours dans le même article, expose les propos de l’économiste et sociologue français Cornelius Castoriadis : « le capitalisme n’a pu fonctionner avec efficacité que parce qu’il a hérité d’une série de types anthropologiques qu’il n’a pas créés et qu’il n’aurait pas pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc.. Ces types ne surgissent pas et ne peuvent pas surgir d’eux-mêmes, ils ont été créés dans des périodes historiques antérieures, par référence à des valeurs consacrées et alors incontestables : l’honnêteté, le service de l’État, la transmission du savoir, la belle ouvrage, etc. ». la puissante dynamique du capitalisme fut ainsi longtemps canalisée par un stock de valeurs qui lui étaient étrangères, mais qu’il n’a cessé de détruire.

 

Sur fileane.com, nous avons montré comment les systèmes de pouvoir utilisent les mythes et les utopies pour légitimer leur pouvoir. Nous avons toujours considéré comme un mythe la théorie sur l’équilibre et la régulation des marchés. Nous avons montré la filiation entre Jean-Jacques Rousseau et Adam Smith. Aujourd’hui dans les articles de presse, nous retrouvons la trace de cette croyance que la poursuite par chacun de la maximisation de ses intérêts est le moteur ultime des sociétés humaines. Cette croyance s’oppose bien entendu à celle de Marx. Pour lui, c’est l’État qui a toujours créé le marché et il avait pris en son temps l’exemple de l’Angleterre. C’est l’État qui gère le droit de propriété et il ne peut y avoir de marché sans droit de propriété. Toujours dans ce numéro de Marianne, l’article de Jacques Attali, « il faut construire la cabine de pilotage des marchés », précise que le marché mondial financier est un régime de non-droit puisqu’il ne dépend d’aucun État. " Cette crise, pour l’auteur, marque le triomphe du capitalisme financier. Il a empoché 100 milliards d’euros de bonus l’année dernière, et il réussit à faire payer ses pertes par le contribuable ! Quel coût fabuleux ! Ceux qui ont été ruinés par les subprimes y ont laissé leur maison, ils n’empocheront sans doute pas un dollar du plan Paulson. En revanche, en échange de titres désormais dépourvus de toute valeur, les banques centrales prêtent de l’argent aux entreprises dont les dirigeants ont touché ces fameux bonus. Cette monnaie qui circulera bientôt sans contrepartie réelle créera de l’inflation. Elle va donc revaloriser l’épargne. Résultat ? Les emprunteurs payent en raison de la crise des subprimes, les contribuables paient, les épargnants vont payer. Et les seuls qui ne payeront jamais ? Ceux qui ont vraiment profité du système. Les nationalisations apparaissent comme un retour de l’État ; c’est au contraire la victoire du capitalisme financier. On efface la faute, et on la fait payer par d’autres !"

 Depuis maintenant six ans que fileane.com est en ligne sur le Web, nous avons toujours considéré le système économique capitaliste comme un système de pouvoir qui va chercher à éliminer les contre-pouvoirs qui peuvent se dresser devant lui. Le système financier n’a pas de contre-pouvoirs capables de le réguler. Résultat : la bulle financière correspond à 50 fois le PIB mondial en 2005. Conséquence : il n’est pas possible que le PIB mondial éponge les dettes de la bulle financière, l’essentiel est de sauver les dépôts des épargnants en protégeant ces dépôts par des digues, des mesures de protection. À ce stade il s’agit d’une question de confiance car le fonctionnement même du système bancaire veut qu’à un moment donné, parce que l’argent tourne, il ne soit pas possible de rembourser tous les dépôts en même temps. Le rôle de l’État est de préserver cette confiance et d’empêcher que tous les épargnants demandent le retrait de leur épargne en même temps. Les dirigeants de l’État sont donc pris au piège : ils doivent combler les pertes des institutions financières bien au-delà des capacités de l’économie réelle et en rendant public ces pertes et en dévoilant ces véritables arnaques, ils sèment le trouble dans l’opinion publique sinon la colère, prémices de rebellions toujours possibles. D’autre part, ils doivent rassurer l’opinion publique. Le cas de la France est particulièrement navrant puisque le président de la république lui-même a du avouer que les caisses sont vides. Est-ce le moment idéal pour quitter nos systèmes de pouvoir et fonder de nouvelles d’organisation en réseau ? Nos lecteurs le savent, le poète qui s’exprime ici même s’il a l’occasion d’enseigner l’économie, le droit, le management et s’il a eu le courage de la lâcheté pour étudier l’industrie, n’en reste pas moins poète. Bien entendu sous l’impérialisme de la pensée unique néolibérale, le poète survit parce que tout simplement il puise sa vie au-delà de l’univers perçu par les terriens. Sur notre site, nous nous sommes expliqués longuement sur notre démarche politique et sur nos rencontres au-delà des frontières de la mort du corps charnel. C’est suffisant pour ne pas être pris au sérieux par celles et ceux qui se sont rangés sous la coupe de la doctrine libérale.

 Pourtant nous disons à Jacques Attali, avec tout le respect que nous avons pour lui, qu’il ne peut pas en rester au seul stade du droit de propriété. Il doit concevoir qu’il y a bien un conflit entre les trois formes de propriété possible sur Terre : la propriété individuelle sacralisée en 1789, la propriété commune interdite en 1789 par mégarde et ignorance semble-t-il, et la propriété collective. Il est facile d’opposer le système libéral qui utilise la propriété individuelle avec l’état d’esprit égoïste et cynique dont nous avons parlé et le système communiste qui a généralisé la propriété collective et interdit la propriété individuelle. Rien que cette analyse aujourd’hui facile après l’effondrement du communisme devrait nous mettre sur la piste de la propriété commune. Nous l’avons vu à l’œuvre chez les peuples premiers cités sur notre site Web, nous avons montré son rôle dans la reconstruction de l’Europe au temps des cathédrales, comment le mouvement monastique puis les ordres chevaliers, en particulier l’ordre du temple, ont développé cette organisation en réseau jusqu’à ruiner le roi de France. Jacques Attali a raison de dire aux partisans de l’État, que ses dirigeants sont les complices du triomphe du capitalisme non pas parce que c’est la seule solution, mais parce qu’ils ne veulent pas voir l’autre alternative, celle de l’organisation en réseau qui utilise principalement la propriété commune matérielle et immatérielle à travers l’application du principe de subsidiarité pour régler les problèmes de développement qui se posent aux groupes sociaux. Nous n’assignons pas aux hommes politiques le devoir de créer la cabine de pilotage du système financier dans le système capitaliste. Veulent-ils arriver à être capable de réguler un système fondé sur l’égoïsme et le cynisme ? Ces politiciens étatiques peuvent-ils développer une organisation mondiale en réseau ? En clair peuvent-ils supporter mentalement une schizophrénie politique ? Nous n'allons pas les condamner à de telles extrémités intellectuelles : soit ils changent de culture pour quitter leurs systèmes de pouvoir et participent aux nouvelles directions des réseaux, soit ils quittent les responsabilités publiques. Nous avons montré sur notre site toute la question entre une évolution culturelle et une culture de la révolution. Se révolter contre le capitalisme sans vouloir changer les valeurs de sa culture individualiste et cynique ne mène à rien, tout comme le capitalisme ne mène nulle part lorsqu’il est livré à lui-même.

 En tant que poète nous avons une autre conception de l’être humain et les égoïstes et les cyniques n’ont pas de place dans notre vision : nous savons comment leur faire changer d’idée, comment les mettre sur le chemin de la démarche initiatique pour qu’ils trouvent leur raison de vivre et qu’ils participent à la croissance de la confiance parmi nos relations humaines. Le poète dit qu’il faut changer de culture ( de civilisation ) pour trouver d’autres richesses qui se partagent dans le plaisir des rencontres avant le grand voyage. Ce n’est pas le moment d’accorder à la classe politique une revanche alors qu’elle devait assister impuissante aux agissements des dirigeants de la finance mondiale incapable eux-mêmes d’éliminer les arnaques du fonctionnement de leurs organisations. C’est un système qui est en déroute. Vouloir le réguler avec les mêmes hommes aux commandes, c’est une nouvelle utopie, un nouveau mythe, une nouvelle chimère entretenue par nos dirigeants actuels pour conserver leur pouvoir. C’est une arnaque de plus, preuve de leur égoïsme supérieur. Bien entendu après la crise de 1929, comme après toutes les autres crises qui ont suivi, des années de prospérité sont arrivées. Les trente glorieuses correspondent bel et bien à la reconstruction de l’Europe ravagée par la seconde guerre mondiale et il est évident qu’il faut reconstruire après une guerre dévastatrice ! Cette solution cynique pour vaincre le chômage est éprouvée : tous sont mobilisés soit sur les champs de batailles soit dans les usines pour produire l’armement puis tous se retrouvent la pelle à la main pour reconstruire leurs maisons, leurs entreprises et leurs villes !

 Cette fable elle-même est remise en cause : nous avons poursuivi le pacte républicain établi entre 1850 et 1900 qui affirme que la paix et l’accroissement du niveau de vie des gens reposent sur la généralisation de la production de masse de biens matériels. Or nous avons déréglé nos climats, mis en danger la planète et l’humanité. La production de masse des biens matériels capables de sauver la planète est-elle capable de sauver le capitalisme avant la planète ? L’égoïsme de l’être humain peut nous conduire au sursaut salutaire : au bord du gouffre, au pied du mur, il est normal de vouloir sauver sa peau mais l’égoïsme et le cynisme ne sont pas des comportements favorable à l’esprit de groupe et à l’entraide. Même à l’instant de notre mort, lorsque nous pénétrons dans le puits de lumière, la lumière ne vient pas d’en haut : comme l’a si bien écrit Rimbaud, elle mousse, elle vient des autres, de leur lumières diffuses qu’ils nous donnent lorsqu’ils nous accompagnent au sortir de notre corps charnel. Elle mousse car elle nous pousse vers le haut jusqu’au moment où la traversée prend sa vitesse fulgurante. Les cyniques et les égoïstes s’entraident-ils aussi à l’instant de leur mort pour donner une partie de leur lumière à leurs confrères défunts ? En clair, changent-ils automatiquement grâce à une main invisible, celle qui les a fait mourir ? Tous les grands maîtres spirituels ont déclaré le contraire : ils avaient eux aussi rencontré l’envoyé des ténèbres dans nous avons parlé sur ce site. Nous n’allons pas passer des jours et des nuits à chercher à savoir pourquoi tant de dirigeants ont succombé à la doctrine d’Adam Smith et aux vertus de l’égoïsme. Ils ont voulu s’enrichir, c’est certain ! Ils ont méprisé les richesses du poète, c’est un constat historique aussi. Et nous connaissons leur dernier argument : la richesse est là ! A la base cette richesse provient de ce que les citoyens refusent d’utiliser l’ensemble de leurs revenus pour consommer. C’est parce qu’ils épargnent et qu’ils veulent gagner de l’argent à travers cette épargne avant d’utiliser cette épargne pour une consommation différée qu’il faut bien mettre en place des institutions financières qui multiplient les profits, d’abord pour ceux qui sont les plus égoïstes et les plus cyniques. Il n’y a là que leur fonctionnement normal du système économique capitaliste. Il n’y a pas que Wall Street, d’ailleurs la spéculation en bourse ne permet plus de devenir les nouveaux maîtres du système économique mondial. Non, les nouveaux maîtres du monde sont les fonds souverains d’états alimentés par les richesses tirés des ressources naturelles ou un excédent commercial record dans le cas de la Chine. La crise financière n’en finit pas sa course mais la guerre entre les capitalismes est déjà là ! Et ne rêvons pas : la puissance financière des nouveaux maîtres du monde n'a pas à servir à payer les dettes des spéculateurs en bourse et des arnaqueurs de l'immobilier ! Aucun dirigeant politique n'a le droit de leur imposer une telle solidarité entre capitalistes très fortunés. Déjà qu'ils subiront eux aussi la récession et une baisse des ventes de leurs ressources énergétiques à cause de la baisse générale de l'activité économique. Une fois de plus, en France nous allons d’abord être vaincu puis si nous sommes aidés dans notre résistance, peut-être serons-nous ensuite à la table des vainqueurs, pas au centre mais à un bout !

 Nous l’avons si souvent répété sur ce site : dans une organisation en réseau, nous ne vivons pas de cette manière-là et nous voulons vivre, vivre libre en ayant le choix de ne pas payer pour ces gens là ! En France, nous n’avons pas que des idées qui ne pèsent pas un clou face aux barils de pétrole ou aux citernes de gaz. Bien mieux encore que nos centrales nucléaires, nous avons les plus belles cathédrales, celles dont les nefs et les flèches sont les filles des temples d’Égypte et les cousines des cités des Andes. Elles renferment les secrets de la vie de l’humanité et de l’organisation en réseau qui donne à chacun un travail et lui permet de partager la production des richesses réalisées ensemble, sans détruire la nature mais en restant à son écoute. La France est le dernier pays a avoir reçu le savoir antique rescapé de la destruction des civilisations égyptiennes et grecques. Lorsque le pouvoir religieux catholique romain pour protéger ses dogmes abscons s’approcha du Mont Cassin où étaient entreposés les restes des manuscrits antiques issus notamment de ce qui avait pu être sauvé de la bibliothèque d’Alexandrie, ces manuscrits furent transportés en France. Dans notre roman mis en ligne sur ce site, nous avons décrit le chemin de l’évolution humaine qui part d’Éleusis et de Dendérah. Reprenons d’un pas plus assuré encore ce chemin de notre évolution, créons notre monnaie pour faciliter nos échanges dans nos réseaux de vie et laissons les mirages de la finance internationale pour ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être : des entreprises vaniteuses menées par des gens cupides au cynisme et à l’égoïsme exacerbés. Nous préférons de loin retenir les propos de Freud sur la violence de l’être humain que nous sommes condamnés à canaliser et à minimiser en exerçant tous notre mission d’autorité. Freud ne mettait pas en avant l’égoïsme de l’épicier, du boucher ou du fabricant de bière mais il savait reconnaître la place des poètes qui parce qu’ils vivent toujours entre ciel et terre, sont capables de soigner les âmes bien mieux que les médecins, les prêtres et nous osons ajouté : les instituteurs de la république. Cette mission d’autorité nous permet de défendre ces valeurs antinomiques avec celles de l’argent : l’amour, la paix. Pour des économistes et des financiers, ce n’est pas si incongru que cela, ils ont lu au moins une fois que Keynes dans les années 1930 avait rédigé un programme de gouvernement mondial justement fondé sur les valeurs d’amour et de paix ! Certes Jacques Attali a raison de dire que le marché de la finance est une zone de non droit mais c'est parce que les financiers ont méprisé le plan de Keynes et n'ont pas cherché à l'améliorer. Est-il possible d'imaginer que des hommes et femmes qui sont parvenus au sommet des hiérarchies politiques en épousant les doctrines libérales ou en se contentant de les contester et de se compromettre avec elles sitôt arrivés au pouvoir, soient capables de participer à une démarche  de régulation de l'économie mondiale y compris de l'économie financière autrement qu'en utilisant leurs modèles de systèmes de pouvoirs ? Peuvent-ils défendre leurs systèmes de pouvoir étatiques et nationaux dans lesquels ils sont élus et où ils ont leurs intérêts premiers tout en développant une organisation en réseau capable de fédérer les intérêts des peuples au niveau mondial ? Ils sont capables d'admettre la prédominance d'un leader de fait ou de chercher des compromis, d'arranger des ententes et des cartels entre grandes puissances pour mieux dominer les autres. C'est bien là leur domaine de compétence et d'excellence : ils ne sont jamais sortis du pouvoir centralisé. Ils passent des monarchies absolues aux républiques dominées par les élites, les oligopoles. Ce sont des "yes men" ou "yes women" au service du plus fort, pragmatisme faisant office de raison suprême ! Il admettent ces dernières années diriger des systèmes de pouvoir, est-ce une conséquence et une suite de la présence de fileane.com sur le net ?

Nous savons que certains d'entre eux nous lisent mais parler de réseaux autrement que des réseaux mafieux, illégaux ? Non, ils ne le veulent pas, pas encore ou jamais ! Keynes, pour eux, c'est uniquement le rôle de l'intervention de l'état. Ils trouvent ici et rien qu'ici la source de la légitimité de leurs places dans la hiérarchie de leur système de pouvoir et pour lequel ils militent. Bien entendu en 1930 et après, c'étaient aux états de réparer l'erreur fondamentale commise pour défendre à travers des politiques monétaristes inflexibles, l'épargne des riches établis. Erreur qui avait transformé à partir de mesures protectionnistes, un simple Krach boursier en crise mondiale politique, économique et sociale avant de provoquer  une lutte mortelle des idéologies au cours de la seconde guerre mondiale. Peuvent-ils comprendre que la régulation des marchés financiers ne suffit plus ? Que la régulation de l'économie marchande se fait à travers sa complémentarité avec le développement de l'économie non marchande ? Vont-ils admettre que le pacte républicain fondé en France après 1850 doit-être aujourd'hui complété par la deuxième forme de capitalisation ? Oui, l'être humain pour conforter son besoin de sécurité cherche à accumuler et cette gestion élémentaire de son patrimoine correspond aussi à son désir de transmettre à ses enfants de quoi vivre mieux. Pierre Leroux défendait la capitalisation des droits sociaux pour mettre fin aux conflits sanglants entre ouvriers et patrons et tirer une leçon constructive de la révolte et du massacre des canuts de Lyon dans les années 1830 : par son travail et uniquement par son travail, l'ouvrier devenait propriétaire lui aussi de l'entreprise. C'est une ambition tout autre que de vouloir améliorer la paie des salariés à travers des heures supplémentaires comme ce gouvernement français en a fait son mot d'ordre ! Certes l'ère industrielle naissante en 1850 a permis la réussite du pacte républicain : grâce à la capitalisation des actionnaires dans les nouvelles sociétés commerciales anonymes, les grandes industries ont permis aux populations de sortir de la misère et dans cette perspective d'enrichissement matériel, les gens ont délaissé leurs anciennes querelles religieuses, monarchistes ou républicaines pour se retrouver dans des modes de vie qui se sont uniformisés et standardisés. Mais ces querelles fondamentales ont-elles été éliminées ? Jamais, à chaque crise majeure, elles ont resurgi de plus bel ! L'histoire entre 1939 et 1950 nous le démontre cruellement. La crise actuelle et l'abus de pouvoir des dirigeants de la finance pour servir outrageusement leurs cupidité ne sont que le paroxysme du système de la capitalisation financière choisie vers 1850 pour être le pilier du pacte républicain et le pilier du progrès social que devait accomplir l'ère industrielle. Quand va-t-on réguler la capitalisation financière par la capitalisation des droits sociaux ? Jamais ? Au motif certes raisonné et pragmatique que dans le même système de pouvoir, il ne peut pas y avoir deux lignes hiérarchiques qui se font concurrence ? Qu'il est totalement utopique de vouloir croire qu'elles peuvent être complémentaires et trouver une manière de cohabiter ? Est-ce suffisant pour écarter comme pure folie la capitalisation des droits sociaux qui rend impossible les excès de ce capitalisme néolibéral à la spéculation frénétique et criminelle dans la destruction et le pillage des richesses au profit d'une minorité de plus en plus étroite ? Nous n'avons aucune difficulté d'ordre cognitif, intellectuel ou rationnel pour développer cette complémentarité indispensable entre ces deux niveaux de capitalisation dans les organisations en réseau que nous voulons mettre en place à partir de notre site fileane.com. Nous ne voulons pas interdire à un être humain d'accumuler des biens matériels et immatériels, nous préférons simplement qu'il en accumule plus sur le plan immatériel et qu'il fasse preuve de raison sur la plan matériel pour ne pas détruire la nature et la vie sur Terre. Pour le reste nous avons montré sur ce site comment fonctionnent les réseaux et quel est leur avantage au niveau de la production et de la répartition des richesses par rapport aux systèmes de pouvoirs.

Certes Keynes, en nommant les deux valeurs d'amour et de paix qui doivent être les piliers du gouvernement mondial, n'a pas été jusqu'à montrer cette utilisation des réseaux dans le fonctionnement du gouvernement mondial. Il n'a pas écrit comme nous, qu'il faut quitter nos systèmes de pouvoir. Au moins avait-il lu Freud et son ami Malinowski et peut-être se sont-ils ensuite rencontrés dans un pub de Londres. Au trio infernal Marx Engels Lénine qui se retrouvaient également dans un pub de Londres, nous préférons la vision poétique du trio Freud Malinowski Keynes. Ce ne sont pas les mêmes valeurs !

texte ajouté le 17/11/2008 : 

 En ce mois de novembre 2008, l'espoir se porte sur le premier président américain d'origine familiale étrangère, le nouveau président Obama. Barrack Obama, baraka ou pas ? La détermination sans faille d'un être humain possédé par la foi dans le changement possible et nécessaire de la politique et de l'organisation de son pays et du monde a été unanimement saluée. Nous avons montré sur notre site la relation entre " la grande loi qui lie" de la confédération des nations iroquoises et la déclaration d'indépendance et la constitution des Etats-Unis d'Amérique. Nous avons écrit que cette grande loi qui lie est une des rares traces qui aient survécu de l'organisation en réseau du temps des cathédrales. La légende iroquoise parle bien d'un homme blanc qui vers 1300 est venu leur enseigner cette organisation en réseau de leur peuple. Les citoyens américains n'ont pas à se soumettre aux conséquences d'une crise dont les coupables sont connus et restent largement impunis. Ils doivent revenir à l'espoir immense que la naissance des Etats-Unis d'Amérique a été à la fin du 18ème siècle lorsque Voltaire se faisait trafiquant d'armes avec la complicité des protestants de Genève pour armer Benjamin Franklin, Jefferson et les révoltés conseillés par les chefs iroquois ou du moins une partie seulement d'entre eux. Les Philadelphes français, suisses, allemands, les charbonniers du Haut-Doubs avec Nicolas Ledoux, Briot puis Kléber qui initia Napoléon en Egypte, avaient oeuvré au développement de cet espoir concrétisé par des militaires initiés comme Lafayette. 

Savaient-ils que les vaisseaux de guerre français en traversant l'Atlantique pour aider les insurgés refaisaient le chemin des vaisseaux templiers vers la baie d'Hudson, la région des grands lacs et l'escale iroquoise avant de poursuivre vers le Mexique et les Andes de Tiahuanaco ? Obama n'est-il qu'un régulateur du système capitaliste ? De quelle société secrète universitaire américaine sort-il ? Kerry et Bush sortent de Skull et Bones qui sert surtout à fournir les cadres de la CIA et les erreurs de la CIA. Nous avons souligné sur notre site que le mouvement religieux musulman, au contraire de l'église catholique, n'a pas interdit la démarche de l'initiation spirituelle, qu'elle permet d'obtenir la baraka. Obama a-t-il la baraka ou par son expérience de vie humaine, a-t-il une équivalence à la baraka ? Pourquoi cette question ? Face au dérèglement de notre monde terrestre, il est évident que des hommes et des femmes s'insurgent et veulent changer le cours des évènements et il est tout aussi évident que tous nous le pouvons ! En France, Ségolène Royal n'hésite guère à rappeler ses origines éducatives lorraines et l'attention que toutes les jeunes filles de l'Est ont pour Jeanne d'Arc. Nous avons montré le visage que nous retenons de Jeanne d'Arc et sa filiation avec l'organisation templière. Nous partageons avec son adjoint Vincent Peillon l'estime et les idées de Pierre Leroux ainsi que l'affirmation qu'il faut achever la révolution de 1789 en supprimant ses erreurs, principalement l'utilisation des idées de Jean-Jacques Rousseau pour interdire la propriété commune et les réseaux de citoyens capables d'organiser une démocratie plus directe et participative. Barrack comme Ségolène et tant d'autres montrent la direction d'un avenir plein d'espoir et d'humanité retrouvés. Mais que va-t-il se passer lorsque des poètes comme nous vont entrer dans le combat pour réellement changer la vie et le cours de l'humanité ? Entre la promesse électorale de changer la vie démocratique d'un pays et les moeurs politiciennes et les tonnes et tonnes d'espoir que véhiculent les poètes, n'y a-t-il pas un fossé infranchissable d'incompréhension qui laissera toujours le poète à la marge des sociétés dans lesquels il est bien obligé de vivre ? 

Lors de notre première descente à Paris pour signer notre premier contrat d'édition, Michel, notre éditeur, au bout d'une heure d'entretien avait conclu que d'ordinaire les poètes ont 25 ans d'avance sur leurs contemporains mais que moi, j'en avais bel et bien au moins le double ! Marie Claire a été témoin de cet entretien. Au vu de ces crises mondiales, l'écart s'est encore accru mais qu'est-ce que 50 ou 100 ans d'avance sur les autres lorsqu'il s'agit d'éliminer les pratiques que nos dirigeants ont établies depuis au moins 700 ans en France sinon 1700 ans en Europe ? Depuis 6 ans ce site web poursuit son chemin : quand Ségolène et Vincent oseront-ils enfin dire qu'une démocratie participative s'organise sur le développement des compétences à travers le principe de subsidiarité ? Les moines et les chevaliers templiers comme les autres ordres chevaliers ont utilisé la subsidiarité. Le mot "subsidiarité" serait-il à écarter car il a de trop fortes connotations catholiques et chrétiennes ? Même François ne l'utilise pas ! Faut-il se cantonner à la stricte loi de la rationalité laïque ? Si les français et particulièrement les militants politiciens en sont encore là, alors ils vont entendre la voix du poète ! Nous pourrons toujours utiliser Malraux et d'autres dont encore et toujours Keynes, citer de Gaulle qui à la mort de Leclerc déclara que les jeunes français devaient rêver de devenir des Leclerc ! Comme Paul Eluard nous l'a recommandé : les poètes doivent vivre parmi leurs frères et soeurs. La voyance est une chose, le partage, nous l'avons écrit, est la réalité du rêve et la réalité du partage, le bonheur ! Le bonheur d'un poète réside bien plus dans ses partages que dans ses rêves et ses visions. Pour un poète, il s'agit du partage de l'écriture, lorsqu'il n'est pas seul à écrire sur une page blanche et le bonheur dans l'écriture réside dans le fait de sentir et de voir la présence de ceux qui viennent se pencher sur son épaule pour l'aider à trouver les mots et la manière de dire aux être humains l'indicible des mystères de la vie. Les années, les temps n'ont alors plus rien d'un obstacle et plus de cinq mille ans d'histoire se trouvent réunis autour de quelques lignes ainsi que dans le sourire, la gratitude échangés entre celui qui aujourd'hui tient la plume et ceux qui hier mettaient en place une des plus brillantes civilisations humaines. Car avant de mettre nos mots et nos textes sous les yeux de nos frères et soeurs humains, nous préférons dans notre art poétique et notre dialogue de l'âme pour l'âme correspondre avec celles et ceux qui ont réussi dans l'histoire de l'humanité à insuffler autour d'eux cet espoir de vivre mieux sans la peur de la mort, la peur des autres. Beaucoup ont été tués pour avoir défié les despotes et les tyrans qui asservirent les peuples. Nous mêmes avons déjà une fois décidé d'abandonner notre corps charnel, de couper tous les liens qui nous unissent à lui, ce qui pour un poète est la véritable définition de la mort du corps charnel : déclarer volontairement que les liens soient supprimés avec notre enveloppe charnelle. Nous pouvons retrouver le nom de ce médecin militaire qui lors de notre départ, déclara qu'il saluait un véritable miraculé. En tant que médecin, il n'avait fait qu'espérer que le miracle se produise car la médecine ne pouvait plus rien dans cette situation. Nous avons échangé nos sourires, j'ai hésité à tout lui dire mais grâce à internet, je l'ai dit... près de 25 ans plus tard ! Oui, dans les crises, nous ne devons pas perdre de vue notre espoir d'être humain ! Nous sommes à l'écoute de celles et ceux qui veulent changer nos manières de vivre sur Terre, peu importe qu'ils aient la baraka. Si jamais ils ne l'ont pas, ce n'est pas grave tant qu'un dialogue avec les poètes gardiens du temple des mystères de la vie reste ouvert. Après, reste une autre question récurrente : comment rendre crédible une action politique, économique, sociale et militaire, spirituelle ? Comment réaliser le partage avec la majorité silencieuse, ces groupes d'indécis qu'Einstein rendait responsable des plus grands crimes contre l'humanité car ils laissent toujours faire les despotes, les plus cyniques et les plus cupides ? La réponse n'est pas dans les caresses du vent ! Cela fait près de 25 ans que nous l'expliquons : les dirigeants, la culture imposée par les dirigeants d'un système de pouvoir créent cette majorité silencieuse qui a peur de perdre sa place dans le système et comme Milgram l'a montré, cela marche : cette majorité placée en état agentique laisse les dirigeants s'emparer de l'argent à laquelle elle a pourtant droit par son travail. Ce partage, cet espoir ne peuvent pas prospérer dans les systèmes de pouvoirs civils, économiques, religieux, militaires. L'espoir est au coeur des réseaux citoyens de vie. Cette question est donc une fausse question. La véritable question est que nos dirigeants actuels s'activent fébrilement à nous démontrer qu'en dehors du système économique libéral capitaliste, il n'y a rien sinon que des aventures anarchisantes inqualifiables et extrêmement dangereuses que la loi et la force policière doivent réprimer sans état d'âme. Va-t-on les laisser faire une fois de plus ? 

Quitter des systèmes de pouvoir devenus exécrables et invivables à causes des abus de pouvoir de leurs dirigeants pour développer des civilisations organisées en réseaux, l'histoire de l'humanité est remplie de ces cas : les autres fois, un groupe quittait une région pour fonder son organisation. Aujourd'hui, nous devons rester où nous sommes et agir parmi nos contemporains. C'est moins simple, c'est plus difficile mais notre savoir et nos moyens de communication sont plus développés qu'autrefois. Encore mieux qu'hier, nous le pouvons... ce partage de notre espoir de vivre nettement mieux que dans ces systèmes de pouvoir livrés aux plus cyniques et égoïstes. Keynes, le mépris des valeurs d'amour et de paix, c'est fini ! Comme nous autres , les poètes, tu as été victime de ce mépris, toi qui avais compris qu'il fallait éliminer les valeurs du système capitaliste et son culte de l'argent ! C'est fini ! Nous pouvons faire que le vingt et unième siècle sera spirituel. La spiritualité est la seule à nous apprendre que sous la couleur de nos peaux, au delà de nos langues et de nos mots si différents, au dessus de nos cultures façonnées par nos histoires et nos guerres, nous avons la capacité de créer le même dialogue de l'âme qui vit dans notre corps charnel avec l'âme des mystères de la vie. Qu'avant même d'être certain de croire notre âme, nous pouvons voir, comme les poètes, celles et ceux qui viennent nous aider à rêver et à écrire et avec ce premier partage, oser, avoir la foi pour s'avancer vers les autres et leur dire simplement que nous sommes volontaires pour organiser le changement de nos conditions de vie sur terre : ne plus subir les injustices qui profitent à la minorité dirigeante. Obama cite souvent le rêve de Martin Luther King, en France nous avons le rêve de Jeanne d'Arc mais pas seulement d'elle : ils sont très nombreux sur notre sol, terre de spiritualité. Notre rêve rejoint tous les autres et n'en exclut aucun. Vous avez pris l'habitude de venir le lire sur ce site, et avec gratitude et émotion, dans nos statistiques, nous relevons avec attention le nombre d'internautes de l'ancien réseau Arpanet. Vous êtes les précurseurs qui me permettent de ne plus descendre à Paris pour convaincre un éditeur de publier les textes que j'ai sous la main. Mais alors, au dessus de nos claviers ou mieux, avec nos casques et micros de notre reconnaissance vocale ( qui laisse passer pas mal de fautes de syntaxe, nos excuses... ), nous avons les mains libres... les mains libres pour agir.

 

LA CIRCULATION Monétaire       Le Chômage

FORMATIONS        

le plan du site     accueil