cette page est une reprise de la page web de FR3 Méditerranée transmise par IANDS-France , elle vient compléter les pages de notre site sur ce sujet.

M.A.J du 7/10/2014 sur le deuxième colloque du 10 au 11 mars 2013 à partir du site de IANDS-France.

Colloque sur l'Expérience de Mort Imminente

DOSSIER France 3 sur le colloque du 17 juin 2006 à Martigues

VIDEO du journal : 

Pascal FAISEAUX
Publié le 21/06 à 14:50

- Martigues à accueilli un colloque sur l'EMI, Experience de Mort Imminente qui a rassemblé 3000 personnes -

Martigues à accueilli un colloque sur l'EMI,

 Experience de Mort Imminente

qui a rassemblé 3000 personnes

 

Il y avait foule, ce 19 juin juin 2006 pour assister au colloque sur l'EMI : 3000 personnes se sont rassemblées pour partager leur expérience, ou découvrir ce qu'était l'EMI, Expérience de Mort Imminente. 20% des personnes ayant été en mort clinique l'auraient vécu : trop pour être une supercherie, même si l'on ignore encore ce que cela recouvre

Définition

L'ascension de l'Empyrée par Jérôme Bosch.

Une EMI avant l'heure ?

L'expérience de mort imminente ou EMI (Near Death Experience ou NDE en anglais) est un ensemble de sensations décrites par certains individus qui ont pu être réanimés après un coma avancé. Les individus disent posséder des souvenirs détaillés du vécu d'une existence autre que celle qu'elles connaissent de leur vivant.
Ces expériences ont été identifiées et décrites par le psychiatre Raymond Moody en 1975 sous le nom de « Near Death Experience » (NDE), reprenant une expression qui avait déjà été proposée par Victor Egger en 1895. Elle est cependant loin d'être constante : d'après un article de Pim van Lommel publié dans le Lancet le 15 décembre 2001, sur 344 patients réanimés d'un coma secondaire à un arrêt cardio-circulatoire, 12% décrivaient une réelle EMI. D'autres études semblent indiquer que ce chiffre pourrait être légèrement surévalué et que la fréquence réelle serait d'environ 10%.
Après avoir repris conscience, les patients font un récit qui présente souvent de nombreuses similitudes : impression de décorporation, conviction d'être mort mais conscient dans un corps immatériel, déplacement dans un tunnel, lumière intense, rencontre avec des personnes décédées ou des "êtres de lumières", remémoration en accéléré de sa propre biographie, prises de consciences etc.

 Dans l'immense majorité des cas il s'agit d'une expérience agréable et lumineuse, voire clairement mystique, souvent si forte que la personne a du mal se faire l'idée de retourner dans la réalité matérielle du monde tel que nous le connaissons. Environ 4% des personnes rapportent par contre un aspect effrayant ou désespérant.

"Vivre" sa mort

Il est extrêmement rare de sortir indemne d'une expérience de ce type. Le retour à la conscience s'accompagne souvent d'une certaine confusion entre l'EMI et la réalité et à une peur d'être considéré comme victime de maladie mentale.
À plus long terme, on note un développement de l'empathie, la remise en cause des priorités et la modification du mode de vie. On assiste également souvent à une perte d'intérêt pour les dogmes religieux, au développement de la croyance en la vie après la mort et à un intérêt accru pour les questions spirituelles et la transcendance.

Sur un plan plus négatif, ce genre d'expérience peut aussi conduire a une certaine souffrance, parfois à un développement de l'ego et au sentiment d'être au-dessus de la mêlée, ou encore une impression de ne pas être compris qui peut entraîner une rupture avec le milieu familial et les amis.

Ces EMI ont motivé de nombreuses études poussées effectuées par des biologistes, physiciens, anthropologues, médecins et théologiens visant à bien comprendre les différents stades d'après-vie qu'un mécanisme neuro-chimique ne permet pas d'expliquer en totalité

 

 

Si à peu près toutes les religions véhiculent un discours sur la mort qui ne peut sans doute qu'influer sur le sens que les gens donnent à une expérience de mort imminente, il en va exactement de même du matérialisme qui pousse forcément à interpréter ces expériences à la lumière de la conviction que tout a une explication causale. Sur un sujet comme celui-ci, où la science est encore balbutiante mais où les enjeux spirituels sont importants, il est difficile pour ceux qui n'ont pas vécu d'EMI de faire la part des choses entre ce qui est du domaine de la connaissance et celui de la conviction.
Il est extrêmement difficile d'appliquer la méthode scientifique à ce type d'expérience subjective. On ne peut se baser que sur le témoignage des personnes qui rapportent avoir vécu cette expérience et seule l'accumulation, la concordance et surtout la réalité des effets secondaires permettent d'envisager que ces témoignages se rapportent à quelque chose de réel. En faire un réel sujet d'étude scientifique nécessiterait cependant que l'on soit capable de quantifier ce phénomène de manière plus objective.

Kenneth Ring a notamment construit l'indice WCEI (« Weighted Core Experience Index ») pour mesurer la « qualité » de l'EMI (Life at death. A scientific investigation of the near-death experience, 1980) et Bruce Greyson une échelle de qualification des témoignages (The NDE Scale. Construction, Reliability and Validity, 1983).

Une réaction physique ?

Il existe aujourd'hui de nombreuses théories, dont certaines sont tout à fait sérieuses, mais aucune ne parvient à expliquer rationnellement l'ensemble des observations.
La proximité de ces expériences avec la mort fait partie du questionnement de la science autour des EMI. Par définition, pour notre sens commun, si le patient a pu être réanimé, c'est qu'il était toujours vivant.

L'EMI, transposition psychique d'un phénomène médical et biologique ?


 Rien ne permet donc d'affirmer formellement que l'EMI est une preuve de la survie de l'âme après la mort. Des expériences similaires auraient été rapportées par des personnes suite à un accouchement, un malaise ou pendant une anesthésie à la kétamine, alors que leurs pronostiques vitaux n'étaient pas en jeu. La prise d'hallucinogènes ou même certaines techniques de méditation pourraient également provoquer des sensations que certains rapprochent de l'EMI.

Selon des études épidémiologiques, les témoignages d'EMI seraient plus fréquent chez les sujets âgés de moins de 60 ans, ou bien ayant une saturation en dioxygène élevée.
Sur un plan physiologique, l'EMI peut être sommairement apparentée aux états modifiés de conscience, au rêve, aux hallucinations, et à certains cas d'épilepsie. Ces dernières sont mieux scientifiquement connues et peuvent par exemple être dues à l'anoxie qui provoquerait un dysfonctionnement de l’hippocampe.

Certains ont fait un rapprochement avec les irruptions de sommeil paradoxal dans l'état de veille constatées dans certaines pathologies. Il s'agit d'une activation du cortex occipital, régulée par plusieurs structures du tronc cérébral comme le noyau pédonculopontin, le tegmentum latéral, le raphé dorsal, le locus coeruleus (mécanisme cholinergique qui contrebalancerait la réaction d'alerte noradrénergique impliquant le locus coeruleus). Les EMI seraient alors des intrusions du sommeil paradoxal déclenchées par la défaillance cardiovasculaire.

Décorporation, stimulation électrique, mysticisme

Sur un plan psychologique les EMI seraient pour certains un mécanisme de protection de la conscience. Celle-ci se mettrait au repos face à une expérience traumatisante comme l'approche de la mort, mais cela semble assez loin d'expliquer la force des ressentis des personnes ayant vécu une EMI.

En 2002, Olaf Blanke, Stephanie Ortigue, Theodor Landis et Margitta Seeck, du département de neurologie de l'hôpital universitaire de Genève ont publié dans la revue Nature un article décrivant une expérience autoscopique provoquée par la stimulation électrique d'une région spécifique du cerveau chez une patiente épileptique. La décorporation (appelée aussi voyage astral ou OBE, Out of Body Experience) est un autre phénomène ancien aux marges de la science, ce n'est cependant qu'un des aspects rapportés dans une EMI.

 mais il y a tout de même une forte prévalence des États-Unis d'Amérique par rapport au reste du monde, y compris par rapport à l'Europe qui a pourtant un niveau de soins équivalent pour les techniques de réanimation. D'après un sondage de 1982, huit millions d’ Américains affirmaient avoir vécu une EMI.

Les témoignages sont très rares avant la seconde moitié du XXe siècle, on en connaît cependant depuis l'antiquité comme le mythe d'Er dans La République de Platon. Selon les études, entre 8 et 35% des personnes confrontées à un risque vital rapportent une EMI. On en trouve dans le monde entier, les récits sont donc indépendants de la religion et de la culture

L'incapacité actuelle de la connaissance scientifique à fournir une explication rationnelle satisfaisante, et la proximité de ces expériences avec l'« au-delà » sont évidemment un enjeu pour les traditionnelles interprétations mythologiques et du religieux ou plus simplement pour une vision spiritualiste de la condition humaine. De nombreux aspects des récits d'expériences de mort imminente font état de phénomènes qu'on retrouve dans des textes sacrés, dans le mouvement spirite, le thème hindouiste du karma, de la réincarnation ou des phénomènes paranormaux.
Les témoignages rejoignent une certaine thématique du mouvement New Age, les sujets font en EMI l'expérience d'une transcendance dans la connaissance de soi. Le new age influencerait donc chez les personnes sensibles à ses idées, le vocabulaire utilisé pour décrire les EMI.
Selon certains kabbalistes modernes les états rencontrés lors d'une EMI seraient décrits par les sephiroth de la kabbale.
Il est difficile de savoir si le scénario des EMI est une création du cerveau pour construire, à partir d'un ensemble de sensations, un récit cohérent avec les références culturelles du sujet, ou si ce sont des expériences de ce type qui ont par exemple influencé la rédaction de textes religieux. Quoi qu'il en soit, pour de nombreuses personnes ayant vécu une EMI, le plus important reste l'impression d'avoir été confronté à quelque chose de sacré, à un amour transcendant. Cet aspect est malheureusement encore plus difficile à étudier objectivement que le reste du phénomène et ne peut que renvoyer chacun à ses propres convictions et/ou interrogations.

En savoir plus...

Association Internationale pour l'Etude des Etats Proches de la Mort

Un site complet qui a notamment le mérite d'alerter contre les (nombreux) risques de manipulation et de récupération par des sectes. Voir la rubrique "Prédateurs"

Zététique 1999
Un travail universitaire de l'Université de Nice effectué par Jade Sicard, Jérome Apponio et Stéphane Krauss qui a le mérite d'ouvrir le champ de la réflexion

Noêsis
Centre d'accueil et de recherche destiné aux expériences de mort imminente et autres expériences connexes. Le centre Noêsis est une association indépendante à but non-lucratif fondée en 1999 par Sylvie Déthiollaz, docteur en biologie moléculaire. Le site élargi le débat de manière objective et propose notamment des explications scientifique convaincantes

 

Retombées de la presse mondiale de la conférence de Martigues en Provence au sud de la France le 17 juin 2006 sur les NDE face au corps scientifique

165 pays concernés par les deux communiqués de presse
de l’Agence France Presse (AFP) sur la conférence de Martigues du 17 juin 2006

www.iands-France.org    

Sources : AFP Agence France Presse 19 juin 2001
165 pays concernés par le communiqué de presse de l’AFP   samedi 17 juin 2006, 9h50

Expériences de mort imminente : un colloque pour faire avancer la recherche  Par Laurent BANGUET

 

MARSEILLE (AFP) - Le premier colloque jamais organisé dans le monde sur les expériences de mort imminente (EMI) réunit samedi à Martigues (Bouches-du-Rhône) médecins, chercheurs internationaux et témoins pour dresser un bilan des connaissances sur ce phénomène, de la manière la plus scientifique possible.

Les multiples témoignages d'EMI vécues par des patients plongés dans le coma ont commencé à être étudiés par les médecins voici une trentaine d'années mais restent encore un "ovni" scientifique.

De nombreux récits permettent de dégager des constantes de l'expérience de mort imminente (EMI), étudiée par de rares scientifiques.

Médecin anesthésiste réanimateur, le Dr Jean-Jacques Charbonnier, qui participera au colloque de Martigues, a personnellement recueilli de nombreux récits d'EMI. "Des gens en état de mort cérébrale ont vu ce qui se passait en salle d'attente ou autour d'eux, avec des détails très précis. Il ne s'agit pas d'hallucination puisque c'était bien réel", souligne-t-il.

"Ce sont des personnes qui ont frôlé la mort, soit par accident, soit lors d'opérations, et qui ont rapporté de leur coma un récit qui sort de l'ordinaire. Ils sont au-dessus de leur corps, ont entendu ce que les médecins disaient d'eux, ont été aspirés dans un tunnel sombre au bout duquel se trouve une lumière intense mais pas aveuglante", résume Sonia Barkallah, organisatrice du colloque de Martigues.

"Alors que leur encéphalogramme est plat, ils se promènent en pensée, lisent parfois celles des autres, et rencontrent souvent au bout du tunnel des +êtres de lumière+ ou des proches défunts qui leur disent que ce n'est pas le moment pour eux", poursuit la jeune femme.

"Ca paraît un peu extravagant, raconte le Dr Charbonnier, mais j'ai eu à plusieurs reprises une sorte de lien télépathique avec des comateux, une idée obsédante qui s'imposait à moi comme pour le cas d'un malade du cancer en phase terminale placé sous respiration artificielle".

"C'était comme si on s'adressait à moi! J'ai entendu: +il faut regarder dans mon portefeuille+", poursuit-il. Le médecin y a finalement découvert une lettre manuscrite de son patient insistant pour le "débrancher" s'il se trouvait un jour dans une telle situation.

Les gens sortent souvent changés d'une EMI, devenant "plus altruistes et détachés des valeurs matérielles", et l'expérience est majoritairement (plus de 90% des témoignages) vécue positivement.

"En coma avancé, on est très bien, selon les gens qui en sont revenus. Il ne faut pas abandonner ces patients ou dire comme certains de mes collègues +ce sont des légumes+", insiste le Dr Charbonnier.

"Il faut continuer à venir les voir, leur parler", dit-il, citant le cas d'un jeune homme accidenté dont le cas semblait désespéré.

"Contre toute attente, il est allé mieux, s'est mis à bouger et est sorti de son coma. Une fois revenu à lui, il a dit à sa mère: +tu as bien fait, j'ai entendu tout ce que tu me disais+", raconte le réanimateur.

Plus de 1.500 personnes, venues de toutes les régions de France mais aussi de Belgique, de Suisse et du Québec, se sont inscrites au colloque de Martigues.

 

Sources : AFP France  Les réticences freinent les recherches sur les EMI 19.06.2006 | 15h08 

D'importantes publications dans des revues scientifiques, comme Nature ou The Lancet, ont permis une meilleure approche des recherches sur les expériences de mort imminente (EMI) dans la communauté médicale et scientifique, mais de nombreuses réticences persistent.

« Ces expériences, vécues par des personnes qui se souviennent d'avoir, pendant un coma, vu ce qui se passait autour d'eux, sont un sujet qui reste très polémique, surtout en France où il est difficile de mener des recherches sérieuses », explique Sonia Barkallah, 28 ans, organisatrice du premier colloque sur les EMI à Martigues, dans le sud de la France. « Il est très important que les scientifiques puissent conduire des recherches (sur les EMI) dans différentes disciplines, en particulier les neurosciences, sans préjugés d'aucune sorte », soulignent les participants au premier colloque sur les EMI, dans un communiqué.

Parmi les signataires du texte, figure le Dr Raymond Moody, psychiatre américain qui a consacré dans les années 1970 le premier ouvrage à ces phénomènes. Selon un sondage réalisé en 1982 aux Etats-Unis, 8 millions d'Américains avaient expérimenté une EMI.

« Je me suis aperçue que les médecins sont très intéressés par le phénomène mais qu'ils mènent leurs recherches en cachette, ils ont peur qu'on les prennent pour des fous », ajoute Sonia Barkallah. Précognition, télépathie et même cas d'aveugles ayant « vu » précisément ce qui se déroulait autour d'eux alors qu'ils étaient plongés dans le coma, les récits de EMI ont de quoi laisser perplexe.

« La piste la plus sérieuse à l'heure actuelle, c'est la délocalisation de la conscience, dont le siège ne serait peut-être pas situé uniquement dans le cerveau », explique Mme Barkallah.

 « Ce qu'il y a de plus surprenant, c'est qu'il n'existe pour l'instant aucune explication scientifique aux expériences de décorporation », dont il est difficile de donner une définition précise, mais « on ne peut plus nier le phénomène, surtout quand on est réanimateur comme moi », affirme le Dr Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste qui a rédigé plusieurs livres sur la question.

« Sous prétexte que nous n'avons pas d'explication, que ça remue des choses de l'ordre du religieux, de la philosophie ou qui nous touchent personnellement, on balaye tout ça d'un revers de main », déplore-t-il, fustigeant le « manque d'humilité » du milieu médical.

 

Compte-rendu du Colloque du 10 au 11 Mars 2013 : 2èmes RENCONTRES INTERNATIONALES SUR LES EXPÉRIENCES DE MORT IMMINENTES par Vannina VAN SCHIRINSKI, Emiste

http://iands-france.org.pagesperso-orange.fr/FRAMES/frame.html

quelques extraits pour compléter cette page : 

Dimanche 10 Mars 2013, 10h 40 Conférence

Dr Eben Alexander Témoignage de son expérience

Être Médecin et vivre une EMI. Quelle pratique après ?

ENFIN!!! Notre sauveur!

Eben est venu raconter son expérience, de façon claire, précise, et concrète. Une expérience très, très belle, et émouvante, que je conseille de lire ou d'entendre. A la fin de son récit toute la salle était debout, les larmes aux yeux, applaudissant à tout rompre.
Enfin un chirurgien qui parlait de SON expérience, et ne parlait pas à la place des autres sans avoir rien vécu.
Après la fin de son intervention, mes voisines que je ne connaissaient pas, mais qui m'avaient entendu dire que les EMI racontés par un expérienceur et racontés par des gens ne l'ayant jamais vécu n'avaient pas du tout la même charge émotionnelle, ni le même impact intellectuel, m'ont dit qu'après ce récit elles venaient de comprendre ce que j'avais voulu dire.
Cela n'avait rien à voir.

14 :15 : DEBAT (45 Minutes), EMI comme outils pédagogique pour les soignants et les étudiants

Participants : Éric Dudoit, Xavier Rodier et Joël Jacques, représentant de l'ARES PACA.

Un débat intéressant, mais Xavier n'a pas eu le temps de raconter de façon précise son expérience, et son ressenti en tant qu'expérienceur ayant fait une EMI après une tentative de suicide. Éric Dudoit égal à lui-même, drôle, hâbleur et sympathique. Par contre Mr Jacques, est venu faire le chat dans le jeu de quilles et s'est permis de faire le provocateur de base en disant que de toutes façons les expérienceurs étaient simplement influencés par leur environnement, ce qui générait les imageries rapportées, et que par conséquent quelqu'un qui lirait une EMI et aurait un accident un mois plus tard rapporterait dans son EMI des images semblables à ce qu'il avait lu..
Là il s'est fait huer par la salle.

Ensuite il a enfoncé le clou en expliquant que cela faisait deux jour que l'on parlait de « là-haut », mais qu'il lui semblait que la veille on avait parlé de Platon qui prônait que tout se passait en « bas » , et que justement en haut arriverait bien assez tôt, et que par conséquent c'est d'en bas qu'il fallait s'occuper uniquement.

Sur cette tirade que j'ai considérée d'une bêtise absolue, la session s'est terminée. Alors qu'ils quittaient la scène, je me suis permise une fois de plus d'intervenir et d'interpeller Mr Jacques en lui disant :

«  Mr Jacques, si vous aviez étudié un minimum le sujet, vous sauriez que ce qui est en haut et ce qui est en bas sont intimement liés »
De nouveau la salle à applaudit. Je n'étais manifestement pas la seule frustrée et la seule ulcérée dans le public, mais hélas la seule à avoir le culot de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas.

Après cette intervention, j'ai reçu une volée de bois vert de la part d'une personne dont je tairai le nom, mais qui participait à l’événement en tant que prestataire de service, et un mépris affiché des intervenants, à part Xavier Rodier qui n'a pas cessé de me soutenir dans cette drôle de démarche que j'incarnais dans ce colloque.

Je dois préciser que je portais un badge de ma création où il était écrit : « J'ai fait une EMI je suis donc une véritable experte, je partage mon expérience avec plaisir et c'est gratuit ! ».

Je ne suis pas passée inaperçue c'est sûr, mais ceux qui avaient un brin d'humour ont compris, eux, que ma « révolte » n'était pas du tout faite dans la méchanceté, mais plutôt dans l'idée de dire que tous les Emistes n'étaient pas des cas d'étude, passifs, servant à faire des carrières et de l'argent par le biais de DVD, de livres sur nos expériences et par des personnes n'ayant jamais vécu l'expérience.

Vanessa Charland que je connaissais pas m'a aussi beaucoup soutenue, et le deuxième jour suite à ma réaction face à Mr Jacques, après m'être faite plus ou moins insulter sur ma « connerie », de nombreuses personnes du public, des Emistes, mais aussi des non Emistes, sont venus me trouver, et m'ont remerciée pour mes interventions disant qu'ils ne comprenaient pas pourquoi aussi peu de place avait été faite aux expérienceurs et que c'était assez révoltant.
Il y avait en effet de tous petits sujets, avec des bouts de récits d'expérienceurs, mais tous les sujets étaient montés de telle façon que l'émotion en était tronquée.
Vous pouvez me faire confiance, dans ce domaine je sais ce que c'est que de faire un sujet ou une vidéo qui respecte le témoin et fait passer son émotion, je suis fille et sœur de journaliste TV, j'ai grandi sur les plateaux télés et dans les salles de montage.

Bref, la fin de journée du Dimanche s'est terminée en eau de boudin, les derniers intervenants dont Vanessa Charland Neuropsychologue et collaboratrice du Docteur Steven Laureys à Liège on été mis sur le même plateau qu'un masseur kinésithérapeute parlant des membres fantômes, a qui l'on a demandé d'écourter et de faire vite, il a quitté le plateau assez vexé.
Puis est venue Rajaa Benamour , une Emiste qui devait raconter son expérience soit disant formidable car proche des principes de la physique quantique. A l'arrivée pour une passionnée de science, comme moi malgré ce que certains pourraient croire, c'était en effet assez intéressant. Mais la dame était très confuse dans ses explications, et ne ressemblait en rien à un expérienceur heureux et enthousiaste de vivre et d'exprimer la beauté de l'autre côté et de l'intérêt de nos vies.

Une fois de plus seul l'aspect scientifique était mis en avant, même par le biais d'un expérienceur avec le risque d'être totalement obscur pour le grand public, qui ne s'y est pas trompé et qui pour une grande partie a commencé à vider les lieux pendant les essais de récit de l'expérienceuse, tant ce que Sonia Barkallah lui extirpait laborieusement était impossible à comprendre.

Bref un fin de colloque totalement fourre-tout.

En conclusion, je dirais que j'ai fait de merveilleuses rencontres, comme Vanessa Charland, et Eben Alexander, et d'autres Emistes et non Emistes qui se trouvaient dans le public et avec qui nous avons échangé dans la joie et l'enthousiasme. Il y eu les retrouvailles pleines de joie avec Xavier Rodier avec qui j'avais participé au documentaire d'Éric Robin, « Le grand retour ».

Pour le reste, il m'est resté un goût amer, et une sensation de frustration assez pénible. La plupart des participants m'ont donné la sensation qu'ils ne nous considéraient pas en tant que personnes, et que seule notre expérience quand elle pouvait rapporter quelque chose, un intérêt scientifique, médiatique, financier, les portait parfois à daigner un regard vers nous les cas, les rats de laboratoire, ces Emistes qui rapportaient un bout de lumière.

Avant on nous enfermait et on nous gavait de médicaments si on parlait de notre drôle de voyage aux médecins et autres personnes du monde médical, et aujourd'hui il me semble que nous sommes entrés dans d'autres cages, et que l'on nous étudie, sans nous permettre de parler de nous-mêmes de ce que nous savons mieux que les médecins de l'autre côté de la porte de la vie physique.

Personnellement, je ne me permettrais pas de parler du système neuro-végétatif ou du cerveau et de ses réactions dans un état de coma, car je ne suis pas experte en la chose, même si je m'y intéresse et que je lis beaucoup d'ouvrages dessus. Je ne serais jamais aussi apte à parler d'une chose qu'en étant moi-même une professionnel et en ayant expérimenté celle-ci.

Je ne vais pas raconter une expérience de vie d'une personne qui se trouve à côté de moi sans lui en avoir au préalable fait la demande, sous prétexte que je considère que je suis plus apte à en parler parce que j'ai un diplôme scientifique !

 

remarque de fileane.com :

nous n'avons pas été à ce colloque ni au second.  Dans les prochains temps, nous allons mettre en ligne sur notre site plusieurs textes relatifs à des moments de vie d'après la vie. Sans polémiquer sur les raisons scientifiques qui sont aujourd'hui avancées ( la décorporation est en effet un phénomène qui peut être aisément déclenché par un certain type de travail cérébrale : voir la première décorporation de Pierre, le poète, dont il est question sur ce site et cette décorporation peut être ou non suivie de la traversée du puits de lumière  ), nous allons aborder non plus la rencontre avec la lumière et avec cette source d'amour absolue mais nous allons aborder ces interventions de ce que nous appelons les "présences noires" qui sortent de nous pour venir modifier le cours des évènements et nous protéger contre un danger mortel ou nous indiquer la présence d'une autre présence surnaturelle, d'une autre "âme" qui agit ou va agir dans notre environnement. Il s'agit comme d'un parallélisme des formes : la lumière d'un côté et de l'autre côté le noir d'une présence qui s'active près de nous, la lumière lorsque nous percevons l'environnement une fois notre corps charnel quitté, le noir lorsque nous percevons ces dimensions avec nos sens humains et charnels. Ces interventions ont toujours le même sens : une orientation très positive et "confondante d'amour", elles sont comme des "piqûres de rappel" pour nous prouver si besoin est, que ce que nous avons vécu par delà la mort de notre corps charnel ou simplement en dehors des dimensions charnelles de notre condition humaine, n'a rien à voir avec des interférences entre nos niveaux de conscience plus ou moins paradoxaux et extraordinaires, accidentels. La présence qui s'est révélée en nous et nous a fait revenir à la vie d'avant la vie d'après la mort, comme elle nous l'a promis, ne nous quitte plus. L'EMI, c'est pas fini ! Il y a une suite humaine !

Il n'est pas simple de dire que quelqu'un qui vit en nous prend dans certaines occasions le "pilotage automatique" de notre condition humaine, justement pour ne plus avoir à traverser à nouveau le puits de lumière et se voir ensuite renvoyé dans notre corps charnel. Mais au delà de ce simple travail de "prévention" que celui qui vit en nous ferait "pour lui et nous"  économiser ces pérégrinations "au delà de notre univers", travail de prévention pour éviter un accident mortel comme la fois précédente ou encore développement d'un instinct de survie, nous allons aborder la question des relations qui s'instaurent bien après le moment de l'EMI entre celui qui vit en nous et qui s'est révélé à nous et ces présences que nous avons rencontrées, surtout avec celles qui se sont occupées de nous de l'autre côté du puits de lumière. Dans ces textes nous poseront les questions mais face aux mystères de la vie, nous nous garderont bien d'apporter des réponses définitives : celui qui vit en nous a toutes ces réponses. L'essentiel est qu'il nous aide une fois encore à traverser le puits de lumière, après nous savons maintenant que faire, que demander et que recevoir mais là aussi, tout n'est pas si simple car  il y a un large choix possible de demandes.... pour une autre façon de vivre toujours la même durée sans fin de vie... et c'est à se demander s'il vaudrait mieux ne rien savoir et laisser faire "le pilotage automatique" mais "ne rien savoir" suffit-il à laisser se déclencher le "pilotage automatique" ? L'expérience de notre deuxième décorporation vient ici apporter une réponse terrible. Pour nous, cette réponse terrible n'a pas eu lieu car nous avions l'expérience de notre première et "petite" décorporation où "le pilotage automatique" a tout réglé mais sinon ? Et pour d'autres qui ne savent rien ou ne veulent rien savoir de ce qui se passe dans ces moments où la vie change et abandonne notre corps charnel ? Il y a dans les évangiles des paroles toutes aussi "terribles" de Jésus et pourtant si cohérentes avec nos expériences de vie... et les autres grands maîtres spirituels ne disent pas le contraire....

 

la vie après la vie, extraits du livre du Dr Moody

une technique de décorporation    le développement spirituel

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