LA GRANDE LOI QUI LIE

du "Peuple qui construit"

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source : L'art d'enseignement des Indiens iroquois, aux sources de la première constitution 

Alexandre Grauer, Indigène Editions. Voir et/ou commander ce livre :

la première constitution démocratique confédérale de l'histoire de l'humanité.

 

texte de présentation au dos de couverture du livre :

Vers le milieu du XIVème siècle, dans le nord-est du continent américain, cinq nations indiennes (les Mohawk, les Oneida, les Onondaga, les Cayuga, les Seneca), bientôt rejointes par une sixième ( les Tuscarora) et appartenant au groupe des Iroquois, décident de se rassembler autour d'une loi orale, la Grande Loi qui Lie, pour mettre fin à leurs conflits incessants. C'est la première Confédération démocratique de l'histoire de l'humanité. Quatre siècles plus tard, en 1776, Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams s'inspirèrent de la Grande Loi pour rédiger la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis, comme le feront, en 1787, les pères de la Constitution américaine. Puis ce sera au tour de Marx et d'Engels, grâce aux travaux de l'anthropologue américain Lewis Henry Morgan, de se passionner pour cette "société sans Etat, où tous sont égaux et libres, y compris les femmes". On a même pu écrire que les Indiens iroquois "avaient surpassé le droit romain".

C'est cette histoire, trop longtemps occultée, que les maîtres contemporains de la sculpture iroquoise et Alexandre Grauer, leur messager européen, nous racontent dans cet ouvrage à travers leur splendide art d'enseignement.

Alexandre Grauer, ethno-historien, assesseur près la Commission de Conciliation et d'Expertise douanière, a été mandaté par les leaders iroquois traditionalistes de la région des Grands Lacs, dans le nord-est du continent américain, pour faire connaître en Europe la culture de ce peuple dit "le Peuple qui construit".

 

La Grande Loi qui Lie :

elle comprend 117 articles et définit les fonctions et prérogatives des cinquantes chefs ou royaneh qui siègent au Conseil des nations, ainsi que le nombre de royaneh par nation.

le système de prise  de décision :

L'organisation repose sur un système de prise de décision fondé sur le principe de subsidiarité et qui veut que seules les questions ne pouvant être tranchées au niveau inférieur de décision soient portées devant l'instance supérieure. Le peuple iroquois appelé aussi peuple haudenosaunee est organisé en famille, clan, nation et confédération. Ce n'est pas un système hiérarchisé car les royaneh et autres chefs n'ont pas de pouvoir à exercer : ils sont seulement les porte-paroles des décisions populaires. Par contre ils doivent avoir des compétences humaines et une honnêteté  profonde pour discuter et négocier les problèmes qui sont portés devant les instances supérieures. Chaque niveau d'organisation a son propre conseil du feu au cours duquel les décisions se prennent selon un même processus : le conseil forme trois groupes, dont deux débattent et le troisième arbitre. Toutes les décisions doivent être prises à l'unanimité à chaque niveau d'organisation.

Ce fonctionnement présente des risques de blocage ou de dérapage. Le pouvoir ultime de trancher et le pouvoir de veto sur les décisions votées à l'unanimité est accordé aux Mères de clans, les royaneh femmes, les "citoyennes" les plus influentes de la Confédération. Elles détiennent aussi le pouvoir de nommer de nouveaux chefs ou de les destituer.

 L'article 53 stipule : " Lorsque les femmes royaneh, détentrices du titre de chef, choisissent un de leurs fils comme candidat, elles doivent en choisir un qui inspire une confiance totale, qui est bienveillant et honnête, qui sait s'occuper de ses propres affaires, qui soutient sa famille et qui a obtenu la confiance de sa nation".

article 36 : " les femmes sont les héritières des titres des chefs confédérés, aussi bien que de ceux des chefs de guerre "

Les femmes les plus sages ou les plus âgées peuvent ainsi casser un chef politique, en cas de défaut de confiance, d'erreur politique ou d'injustice sociale. Le vol, le mensonge, l'irrespect des lois et l'accumulation de richesses étaient durement réprimés. Un bon politique, c'est à dire un bon chef, était nommé à vie pour sa générosité, son intelligence, son bon sens, sa rhétorique et sa probité.

le fonctionnement des institutions :

Le Conseil des nations, ou Grand Conseil,

 est composé de cinquante membres nommés à vie, chacun appartenant à une famille ancienne de lignée maternelle. Ce Grand Conseil est tripartite. Lors des assemblées, les chefs sont répartis en deux corps délibérants, séparés par le feu central. Le premier corps, à l'est du feu, est composé des royaneh mohawk et seneca (dits "les plus vieux frères"). Le second se trouve à l'ouest et est composé des dignitaires oneida et cayuga (dits "les plus jeunes frères"). Le troisième corps délibérant de cette assemblée est au nord, ce sont les chefs onondaga, les gardiens du feu du Conseil, qui tranchent en cas de divergence entre les deux autres corps. C'est pour cela que l'Arbre de la Grande Paix a été planté sur le territoire onondaga, car il est le coeur de la Confédération.

article 9 : " Toutes les affaires de la Confédération des Cinq Nations seront traitées par l'action combinée de deux corps délibérants de chefs confédéraux. D'abord la question sera votée par les chefs mohawk et seneca, puis elle sera discutée et votée par les chefs oneida et cayuga. Les décisions seront alors soumises aux chefs onondaga (les gardiens du feu) pour l'arbitrage définitif. La même procédure sera observée quand une question aura été portée devant le Conseil par un individu où un chef de guerre".

En cas de désaccord, l'article 11 prévoit que les deux parties qui voteront une décision l'emporteront et que les chefs onondaga devront au deuxième tour entériner la décision des deux parties.

Les chefs de guerre : sont au service des chefs de la Confédération.

  Article 37 :" il n'y aura qu'un chef de guerre par nation, et son devoir sera d'être l'émissaire des chefs de cette nation, de brandir les armes de la guerre en cas de nécessité. Le chef de guerre ne participera pas aux débats du Conseil, mais aura le rôle de garant quant à leur bon déroulement. En cas de comportement répréhensible de la part d'un chef, il recevra pour lui les plaintes du peuple et les avertissements des hommes. Il transmettra les voeux des peuples aux chefs de la Confédération. En tout état de cause, son rôle est de soumettre les affaires, les questions et les propositions du peuple au Conseil confédéral".

Article 39 : " Un chef de guerre qui agit contrairement aux lois de la Grande Paix peut être déposé par les femmes et par les hommes de sa nation, séparément ou conjointement. Après cela les femmes, détentrices des titres, choisiront le candidat."

les clans :

Article 42 : " le peuple des Cinq Nations sera divisé en clans... Les clans forment chaque nation, ils devront être les seuls propriétaires du territoire. C'est un droit de naissance"

Article 43 : " les membres d'un clan devront reconnaître comme leurs parents tous les autres membres de ce clan quelle que soit leur nationalité. Les hommes et les femmes d'un même clan ne pourront jamais s'unir".

Article 44 : " La descendance se fait par le lien maternel. Les femmes sont la source de la Nation, elles possèdent le pays et sa terre. Les hommes et les femmes sont d'un rang inférieur à celui des mères".

les droits des nations étrangères :

Article 80 : " Quand le conseil confédéré des Cinq Nations se fixe pour objectif de proposer la Grande Paix à une nation étrangère et que cette nation refuse cette proposition, alors les Cinq Nations en font un cas de guerre contre cette nation. Les Cinq Nations devront alors chercher à établir la Grande Paix par la conquête de la nation rebelle".

Article 81 : " Quand les hommes des Cinq Nations, appelés à la guerre, sont prêts à se battre contre une nation obstinée à refuser la Grande Paix, ils devront choisir, parmi les cinq chefs de guerre, celui qui mènera la bataille. Ce dernier les exhortera, leur rappellera la discipline à tenir, l'obéissance aux ordres, la bravoure et le courage dont ils devront faire preuve et les incitera surtout à ne jamais céder à la lâcheté. A la suite de son discours, il entonnera le chant de guerre :

" A mon grand désarroi, je suis contraint d'avoir recours au pouvoir de mon chant de guerre. J'appartiens aux Cinq Nations. Je prie et me soumets au Tout-Puissant Créateur. Il a levé cette armée. Mes guerriers seront valeureux par la force du Créateur. Entre lui et mon chant, ils sont, car c'est lui qui donna le chant, ce chant de guerre que j'entonne".

Article 84 : " Chaque fois qu'une nation étrangère est conquise ou bien a accepté la Grande Paix de son plein gré, son propre système de gouvernement est conservé, mais elle devra cesser d'être agressive envers d'autres nations".

le droit des peuples des Cinq Nations :

Article 93 : " Quand un sujet grave ou de grande urgence est présenté au Conseil de la Confédération, et que ce cas concerne l'Union dans son ensemble, la menaçant de ruine absolue, alors les chefs de la Confédération ont le devoir de soumettre le problème à la décision du peuple. Décision qui sera prépondérante dans les débats du Conseil de la Confédération et aboutira à la confirmation de la décision populaire ".

Article 95 : " Les femmes de chaque clan doivent avoir un Feu du Conseil constamment allumé et prêt à accueillir une assemblée. Si, selon elles, il est nécessaire pour le peuple de tenir un conseil, alors il sera tenu et la décision qui en découlera sera transmise au Conseil de la Confédération par le Chef de Guerre.

Article 96 : " Tous les conseils du feu des clans peuvent, en cas de nécessité, se réunir en un conseil du feu général, ou bien une assemblée de délégués de chaque conseil du feu peut se rassembler pour le bien du peuple. Le peuple a le droit de nommer des délégués qui seront investis de son pouvoir. Si une décision est prise par ce conseil du feu général, alors celle-ci est transmise au conseil de la nation ou au Conseil de la Confédération par le ou les chefs de guerre".

protection des cérémonies religieuses ;

Article 99 : " Les rites et les cérémonies de chaque nation doivent se perpétuer, car, nécessaires au bien des hommes, ils furent donnés par les ancêtres".

Article 104 : " Toutes les fois qu'un homme fait preuve d'une vie exemplaire et montre qu'il connaît ce qui est bien, il est naturellement en état d'enseigner. Les chefs le reconnaissent alors comme un professeur de paix et de spiritualité que le peuple devra écouter".

 

L'influence de la Grande Loi qui Lie

Benjamin Franklin, le diplomate à qui revient l'initiative d'avoir proposé aux treize colonies de se constituer en fédération, s'intéresse en premier chef aux Indiens, et plus particulièrement, à partir de 1744, aux Iroquois. Son ami, Cadwallader Colden, en 1727, a publié la première étude systématique sur la société iroquoise : History of the Five Indian Nations Depending on the Province of New York in America. Dans cet ouvrage, Colden affirme qu'en matière d'organisation politique et sociale, les Iroquois "ont surpassé les Romains ". Benjamin Franklin est imprimeur, il publie en 1744 un traité que les colonies de Pennsylvanie, de Virginie et de Maryland signent à Lancaster avec les chefs de la confédération des Six Nations. Et ce conseil du chef onondaga, Canasatego, aux envoyés des trois colonies ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd : " Nous sommes une Confédération puissante et en observant des méthodes semblables à celles élaborées par nos sages ancêtres, vous acquerrez beaucoup de force et de pouvoir".

Quand en 1776, Thomas Jefferson, aidé de John Adams et dans l'ombre du grand Benjamin Franklin, s'attelle à la rédaction de la Déclaration d'Indépendance, l'exemple iroquois guide sa plume. En 1787, Jefferson déclarait : " Je suis convaincu que les sociétés indiennes qui vivent sans gouvernement jouissent globalement d'un degré de bonheur bien supérieur à ceux qui vivent sous les régimes européens."

Marx fut lui aussi étonné par cet exemple de système politique fédéral et démocratique durable qui fonctionnait parfaitement avec un système économique communautaire. Marx et Engels ont largement puisé dans le modèle haudenosaunee décrit par Lewis Henry Morgan pour élaborer leurs théories de l'évolution sociale. Engels cite Morgan : "Liberté, égalité, fraternité, sans avoir jamais été formulés, étaient les principes fondamentaux du clan (de la gens), et celui-ci, à son tour, était l'unité de tout un système social, la base de la société indienne organisée. Ceci explique l'indomptable esprit d'indépendance et la dignité de l'attitude personnelle que chacun reconnaît aux Indiens." Engels ajoute : " Nous avons ici l'occasion d'étudier l'organisation d'une société qui ne connaît pas encore l'Etat. L'Etat suppose un pouvoir public particulier, séparé de l'ensemble des citoyens qui le composent... Et avec toute son ingénuité et sa simplicité, quelle admirable constitution gentilice ! Sans soldats, gendarmes ni policiers, sans noblesse, sans roi ni gouverneurs, sans préfet ni juges, sans prison, sans procès, tout va son train régulier... Il ne peut y avoir de pauvres et de nécessiteux - l'économie domestique communiste et la gens connaissent leurs obligations envers les vieillards, les malades, les invalides de guerre. Tous sont égaux et libres - y compris les femmes".

liens avec les sites du peuple haudenosaunee et iroquois :

le texte en anglais de la constitution de la confédération iroquoise

http://www.indigenouspeople.net/iroqcon.htm

http://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/

 

le texte de la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis  et images des hommes politiques évoqués :

 

http://marigot.ca/Atlas/Ind_Pag/Cen_Pag/Haut_Pag/16_Pag/Pres_Bas.htm

Portrait de Sa Ga Yeath Qua Pieth Tow,
chef civil de la Ligue iroquoise
des Cinq-Nations, en 1710.
Huile sur toile de Jan Verelst. Archives
nationales du Canada, C-92419.

 Cadwallader Colden (1688-1776), en 1727, a publié la première étude systématique sur la société iroquoise : History of the Five Indian Nations Depending on the Province of New York in America.

 la Déclaration d'Indépendance le 4 juillet 1776

George Washington, signant la Constitution des États-Unis, le 17 septembre 1787, à Philadelphie (Pennsylvanie)

Benjamin Franklin

Thomas Jefferson

 

Nos commentaires sur fileane.com

établissons rapidement quelques liens avec les autres exemples de sociétés sans état et fondés sur des organisations en réseau. Comme en Océanie ou au Tibet chez le peuple Moso et plus généralement chez les civilisations antiques, le rôle des femmes est prépondérant pour maintenir la paix sociale parmi les hommes. Chez les iroquois, se retrouve l'obligation pour un homme de trouver sa femme dans un clan voisin. Au delà des questions de consanguinité et de survie de l'espèce humaine, cette règle vise à fortifier les liens entre clans, tribus voisines et nous nous souvenons ici de toute la fierté d'une femme Moso qui a réussi à avoir pour amoureux régulier un homme d'un village très éloigné ou pour amants plus d'une centaine d'hommes. Le système matriarcal interdit aussi la filiation directe du pouvoir entre un chef et l'un de ses fils et donc une forme de propriété personnelle du pouvoir. D'autre part un chef iroquois n'a aucun moyen de coercition ni ne dispose d'aucune prérogative particulière. Son pouvoir à la tête d'un clan est purement moral, le vrai pouvoir revenant au collectif, c'est à dire en dernière instance au Conseil de la Confédération. Le choix du matriarcat constant parmi ces sociétés qui nous sont antérieures constitue bel et bien le socle de la vie pacifique des groupes et la base des relations entre groupes. La beauté et la séduction féminine ne servent pas seulement de motif pour créer un marché des cosmétiques ou de la beauté comme dans notre société économique libérale, elles sont utilisées dans le développement social du groupe pour nourrir les alliances qui lui sont nécessaires. Nous ne sommes plus ici au premier stade des biens de consommation quotidien qui représente le premier niveau de travail dans une société. Nous sommes au deuxième stade : la participation à la création et au développement d'une oeuvre politique, économique et sociale : la préservation et la recherche d'un bonheur de vivre ensemble selon des règles établies en commun volontairement, selon des normes de vie en groupe. La féminité participe aussi au troisième niveau de travail dans une société : l'exercice de la libre parole dans le débat politique et la prise de décision politique au niveau collectif : les mères sont les détentrices du pouvoir réel et les gardiennes du feu. Il n'y a pas ici la stricte égalité du bulletin de vote qui d'ailleurs ne veut rien dire sur le plan de l'égalité entre hommes et femmes mais il y a un équilibre, une égalité dans la répartition des responsabilités politiques, économiques et sociales entre hommes et femmes et pour départager un conflit politique, le pouvoir de trancher et de départager n'est pas attribué à une institution supérieure qui couvre les autres et dont les membres seraient sélectionnés parmi les citoyens par des procédés toujours et forcément contestables, peu démocratiques. Au contraire, ce pouvoir de trancher appartient à la communauté des mères, à celles qui exercent ou ont exercé la responsabilité humaine de donner la vie. Comme chez les gaulois et les celtes, ce sont donc elles qui vont décider en dernier lieu si leurs hommes, leurs enfants vont partir ou non à la guerre. Les querelles intestines entre petits chefs désirants devenir de grands chefs n'existent pas car les institutions ne le permettent pas et d'autre part parce que les mères ont le pouvoir de casser un chef mauvais ou belliqueux. Nous conservons ces pratiques pour les actualiser dans notre constitution des réseaux de vie des citoyens que nous élaborons sur ce site web.

L'organisation ascendante de la société iroquoise lui permet de se passer de l'état, cette forme de pouvoir justement séparé du peuple comme l'avait si bien écrit Marx et Engels. L'état prend sa place dès lors qu'une minorité prend le pouvoir et entend l'exercer sur un peuple à travers une communication descendante, une relation hiérarchique autocrate. Cette Grande Loi qui Lie de la nation iroquoise et aujourd'hui du peuple haudenosaunee appartient aux règles d'organisation des réseaux qui établissent l'autonomie du pouvoir dans l'espace social le plus proche des gens. 

Lorsque nous avons débuté ce site web, nous étions à la recherche de ces règles. Notre recherche allait d'abord vers la règle de Bernard de Clairvaux et la règle de l'Ordre du Temple qui accompagna les débuts du temps des cathédrales en Europe. Force est de constater ici que ces règles ont subi sur le sol de France tant de vicissitudes politiques et tant d'efforts d'occultation et de mise à l'écart, qu'elles ne nous parviennent plus dans leur origine première. Par contre, à travers cette constitution confédérale des six nations indiennes, c'est comme si nous retrouvions cet esprit qui vécu en Europe. La lecture de cette Grande Loi qui Lie ne nous est pas étrangère. Elle puise à la même source, à la même volonté d'unir les êtres humains pour qu'ils trouvent la paix dont ils ont besoin sur terre pour se préparer, chacun à son heure, au passage dans la vie d'après la vie selon la Grande Loi de la Création. La lecture de la légende fondatrice de la Grande Loi qui Lie, le récit de la genèse de cette union nous montre l'arrivée d'un homme prophète maniant les pouvoirs surnaturels et triomphant de la mort charnelle à l'image de Jésus. Certains en sont même venus à dire que Jésus quelques siècles plus tard pourrait être revenu sur le bord des Grands Lacs indiens pour reprendre son ministère. Ce prophète, les indiens iroquois l'appèlent Deganawidah. Il a été enfanté par une jeune fille vierge du peuple Huron et pendant sa grossesse, elle eût la visite d'un messager des rêves qui lui donna le nom de son enfant : Deganawidah. 

Tant de coïncidences méritent une pause. Et si un lien existait bel et bien entre ce corps de savoir gardé des millénaires dans le temple de Dendérah et transmis ensuite par les savants grecs puis les érudits chrétiens, les pères du désert après la chute de l'empire romain en Egypte. Ce mouvement consolidé par Benoît de Nurcie au Mont Cassin à partir de l'an 500 après J-C et qui vivait aussi dans les communautés chrétiennes qui refusaient les interdits du Concile de Nicée en l'an 320, ce mouvement avait-il pu se transporter en Amérique du Nord comme il est établi qu'il migra vers l'Amérique du Sud et Centrale à la suite des expéditions vikings puis templières ?

La  place de cette constitution confédérale parmi le savoir nécessaire pour vivre ensemble pacifiquement, de l'antiquité à nos jours...

Etablir un lien entre cette constitution confédérale iroquoise datant des 13 et 14ème siècle et cette pratique de l'organisation en réseau provenant dans notre monde occidental de l'Egypte antique et de Dendérah est aujourd'hui possible et tout à fait crédible. C'est ce que nous allons montrer.

les deux colonies atlantes qui se développèrent après le dernier grand cataclysme

L'origine des relations entre le continent européen et le continent américain remonte aux temps antérieurs au dernier grand cataclysme, au dernier basculement de la terre sur son axe, lorsque la civilisation de l'Atlantide rayonnait sur terre. Après ce dernier grand cataclysme, les peuples survivants conservèrent le souvenir de ce savoir alors qu'ils devaient vivre dans des conditions fortement détériorées et une misère économique et culturelle. Une trace de ces vestiges de l'Atlantide conservées pieusement par les savants et grands maîtres spirituels des peuples, nous est livrée dans un manuscrit d'Henry Schliemann publié par son petit-fils Paul Schliemann :

" en 1873, pendant mes fouilles dans les ruines de Troie à Hissarlik, quand je mis au jour, dans la seconde couche, le célèbre Trésor de Priam, je découvris sous ce trésor un vase de bronze d'une forme particulière.

Ce vase renfermait quelques tessons d'argile, divers petits objets en métal, des monnaies et des objets pétrifiés, en os. Plusieurs de ces objets et le vase de bronze portaient une inscription en hiéroglyphes phéniciens. L'inscription était : Du roi Chronos d'Atlantide."

Un document marqué de la lettre B disait :

" en 1883, je vis au musée du Louvre une collection d'objets provenant de fouilles effectuées au Tiahuanaku dans l'Amérique centrale ( il s'agit de Tiahuanaco en Bolivie,n.d.r.l.). J'y remarquai des tessons de poteries exactement de la même facture et de la même matière, et aussi des objets en os pétrifiés absolument semblables à ceux que j'avais trouvés dans le vase de bronze du Trésor de Priam.

La ressemblance de ces deux séries d'objets ne pouvait pas être impliquée au hasard. Les vases de l'Amérique centrale ne comportaient pas d'écriture phénicienne ni d'autres inscriptions. Je m'empressai d'examiner de nouveau mes spécimens personnels et je fus convaincu que les inscriptions tracées par une main étrangère étaient plus récentes que les objets eux-mêmes.

M'étant procuré quelques fragments provenant de Tiahuanaku, je les soumis à un examen chimique et microscopique. Cet examen établit incontestablement que les deux séries de poteries, aussi bien celles d'Amérique centrale que celles de Troie, étaient de la même sorte particulière d'argile qui ne se trouve ni dans l'ancienne Phénicie ni dans l'Amérique centrale.

L'analyse des objets établit que le métal était composé de platine, d'aluminium et de cuivre, alliage qui ne se trouve nulle part ailleurs parmi les vestiges du passé et qui est inconnu actuellement. J'arrivai donc à conclure que ces objets provenant de deux contrées si éloignées l'une de l'autre étaient faits de la même substance et avaient sans doute la même origine. Mais les objets eux-mêmes ne sont ni phéniciens, ni mycéniens, ni américains. Que faut-il en penser ?

Que jadis d'un même point d'origine, ils sont arrivés aux deux endroits différents où on les a trouvés ? L'inscription relevée sur mes objets révélait ce point d'origine : l'Atlantide.

Cette extraordinaire découverte m'encouragea à poursuivre mes recherches avec une nouvelle énergie".

Nous savons aujourd'hui que d'autres vestiges atlantes ont été découverts en Tripolitaine et sont identiques à ceux de Tiahuanaco et de Troie. Les traces de coca découvertes en 1992 dans des momies égyptiennes montrent également que la route entre les deux colonies atlantes survivantes du dernier grand cataclysme est toujours restée ouverte, transitant par l'Asie et la route des oasis, utilisant les détroits entre les continents plutôt que les grandes traversées maritimes. Nous savons aussi depuis que Tiahuanaco et sa région servit de base d'accueil lors de l'arrivée de personnes de la planète Venus à une date très reculée puis lors d'une nouvelle arrivée lorsque cette planète passa près de la Terre avant de se rapprocher du Soleil et de devenir inhospitalière à la vie. Puis, après le dernier grand cataclysme, lorsque le continent de l'Atlantide disparut, des survivants revinrent consolider ce lieu fondateur de leur civilisation humaine. Mais les chamboulements géologiques offraient peu de perspectives de développement. Une autre colonie s'installa alors sur les bords du Nil, ce fleuve dont le cours fut modifié lors de ce dernier grand cataclysme et qui est au confluent des trois continents du bloc eurasie. Ce savoir gardé dans la double maison de vie du temple de Dendérah a été poursuivi par les moines coptes, syriens, chrétiens irlandais ou bénédictins. L'histoire de ces expéditions européennes vers la colonie atlante américaine est connue.

 

les liens entre les civilisations européennes et amérindiennes : 

les 3 vagues d'établissements européens dans les Amériques

 

1) du 4ème au 12ème siècle : la première arrivée des moines irlandais appartenant à l'ordre columbite des culdees. Ces moines développaient le savoir chrétien apporté par des moines syriens et coptes et ils n'acceptaient pas la tutelle de l'église de Rome. Pour échapper au gouvernement de l'église de Rome, ils se réfugiaient toujours plus au nord et en Islande car ils préféraient fuir le monde. Les moines portaient le nom de "papa". En l'an 877, pour fuire la présence des vikings en Islande, une cinquantaine de moines et d'oblats prirent la mer et on en entendit plus jamais parler.

En 963, le viking Ari Marsson fut jeté par la tempête sur une côte inconnue, celle du "Huitramannaland" ou "terre des hommes blancs", à l'ouest du Vinland. Ari fut retenu là-bas et baptisé. En 1007, Thorsfinn Karlsefni fit prisonnier, au Vinland, deux indiens qui, plus tard, au Groenland, après avoir appris le norrois, lui racontèrent qu'au nord de leur pays, vivaient des hommes vêtus de blanc qui, certains jours, avec de grands morceaux d'étoffe attachés à des perches, sortaient en procession "en parlant très fort". En 1029, au cours d'un voyage de Dublin en Islande, le viking Gudhleif Gudlangsson fut déporté vers le sud-ouest par une violente tempête et drossé sur une côte inconnue où il fut fait prisonnier par des hommes qui parlaient irlandais. Il eut la vie sauve grâce à l'intervention d'un vieillard qui arriva à cheval et lui adressa la parole en norrois. C'était Bjorn Asbrandsson, le héros de Breidavik, exilé en l'an 999, après une aventure amoureuse qui avait mal fini. Cette région du Huitramannaland correspond à l'Acadie, à la Gaspésie et à la Nouvelle Ecosse dans le Canada actuel.

Les moines columbites étaient des marins autant que des religieux. Très vite à partir de leur nouveaux monastères, ils naviguèrent vers le sud et le Mexique. Nous savons par les traditions indigènes que la première arrivée des Blancs en Amérique moyenne fut celle de religieux vêtus de longues robes blanches, que l'on appelait "papa". Leur influence fut extraordinaire, puisqu'ils parvinrent, non seulement à prêcher un christianisme dont le souvenir ne s'était toujours pas effacé cinq cent ans plus tard, mais encore à transformer les moeurs des indiens. Pourtant leur présence dut être brève car ils ne fondèrent pas de familles.

2) en l'an 967, le viking Ullman Jarl toucha terre à Panuco, dans le golfe du Mexique. C'est la seconde arrivée, la "dernière arrivée" des hommes blancs pour les Mayas. Ullman débarque de 7 navires, avec quelques 700 Vikings, hommes et femmes, originaires du Schleswig et faisant partie des possessions danoises de Grande-Bretagne, il gagna l'Anahuac où il devint le cinquième roi des Toltèques, le Quetzalcoatl guerrier. Au bout de vingt ans, il laissa une colonie au Mexique, débarqua sur les côtes de l'actuel Venezuela, traversa l'Amérique du Sud jusqu'au Pacifique. Les vikings fondèrent le royaume de Quito puis montèrent sur le haut-plateau. De leur capitale, Tiahuanaco, aux abords du lac Titicaca, ils se lancèrent à la conquête du sous-continent à partir des années 1000. Leur empire s'étendit bientôt de Bogota, dans l'actuelle Colombie, à Valparaiso, au Chili, avec deux sorties sur l'Atlantique : l'Amazone, au nord, et le Peaviru, au sud, le "chemin moelleux" qui, par la sierra de l'Argent, gagnait le Paraguay et l'océan. Ils étaient quelques quarante mille lorsque, vers 1290, les Araucans, venus du Chili, s'emparèrent de Tiahuanacu. Certains des survivants du massacre qui s'ensuivit remontèrent la côte jusqu'en Equateur où ils s'embarquèrent vers la Polynésie sur des radeaux de balsa. D'autres se réfugièrent dans la forêt amazonienne et paraguayenne, où nous avons retrouvé leurs descendants. D'autres encore refirent leurs forces dans l'Apurimac, au Pérou proprement dit, et, quelque dix ans plus tard, vers 1300, descendirent sur Cuzco où ils fondèrent le nouvel empire, celui des Incas, c'est à dire, en norrois, des Descendants.

3) puis vinrent les templiers vers 1250, 1294 et en 1307 arriva un dernier groupe. Ils aidèrent les descendants des vikings à fonder l'empire inca puis participèrent à son développement. En 40 ans, de 1272 à 1307, ils avaient fait du commerce avec les vikings, principalement pour ramener l'argent au port de la Rochelle et avec ce métal précieux devenu une nouvelle monnaie, financer les constructions de leur mouvement : abbayes, maisons templières et surtout les cathédrales une fois que leur trésor saisit au moyen-orient et qui provenait de l'utilisation de l'or depuis la civilisation de la haute Egypte, avait été consommé dans les chantiers immobiliers et l'acquisition de terres et domaines. Les templiers apportèrent l'art de la construction de la pierre aux vikings.

Par exemple, l'ouverture de la porte monolithique connue sous le nom de Porte du Soleil, que l'on trouva, couchée et brisée, dans l'enceinte du Kalasasaya, église chrétienne et principale édifice de Tiahuanaco et qui n'était pas achevée en 1290 lors de la prise de la ville par les Araucans de Kari. Cette Porte du Soleil constituait une des entrées de l'enceinte de l'église. Elle est ornée d'une frise qui reproduit, toujours dans le style de Tiahuanaco, l'Adoration de l'Agneau, telle qu'on la voit au tympan de la cathédrale d'Amiens. Le motif central répond dans ses moindres détails à la description apocalyptique de l'Agneau. Les quarante-huit figures des trois rangées supérieures représentent, avec leurs attributs respectifs, les douze apôtres, les douze prophètes mineurs et les vingt-quatre vieillards porteurs de cithares et de coupe d'or, tels que les décrit Saint Jean. Sur la rangée inférieure, on voit deux anges en train de jouer de la trompette, instrument inconnu dans l'Amérique précolombienne. Amiens est situé en Picardie, à la frontière de la Normandie et Dieppe est son port et débouché sur la mer à quelque 100 km. La cathédrale d'Amiens fut construite entre 1220 et 1288 et son portail entre 1225 et 1236. Les chroniques indigènes nous parlent d'un moine catholique qui vers 1250, était apparu sur le haut-plateau après avoir débarqué dans le golfe de Santos et traversé le Paraguay, il se nommait le père Gnupa. Il apportait les plans d'une église romane, plus facile à construire à l'aide des maçons indigènes hautement qualifiés qui antérieurement avaient construits les nombreux édifices en ruine ou qui ont disparus.

Nous pouvons déduire de ces évènements que vers 1150, les vikings maîtres de la région du Titicaca, une fois conquis leur empire et assurées, grâce à leur alliance avec les Guaranis, leurs voies de communication jusqu'à l'Atlantique, ont repris contact avec l'Europe, sans doute à Dieppe, à quelques kilomètres du port templier de Saint-Valery-en-caux. Ils s'allièrent aux templiers dans le secret et grâce aux artisans du Temple, de grands édifices surgirent, à Tiahuanaco et ailleurs, en remplacement des cabanes de torchis et de pierres sèches vikings. Les templiers donnèrent également un nouvel élan à la métallurgie locale : à l'orfèvrerie d'origine asiatique que les indigènes de la côte péruvienne connaissaient déjà vinrent s'ajouter des procédés plus complexes, comme le coulage à la cire perdue, et le travail du fer. Des mines furent ouvertes, notamment d'argent et les navires de l'Ordre du Temple partirent pour la Rochelle chargés de lingots d'argent. Vers 1250, des moines christianisèrent la région de Tiahuanaco. Après 1307, l'aventure prit fin, le Pérou en pleine anarchie ne constituait pas pour les frères templiers échappés d'Europe, un refuge satisfaisant, ils lui préférèrent le Mexique.

extraits du livre : les Templiers en Amérique de Jacques de Maheu, les énigmes de l'univers, Robert Laffont, 1981

Autre exemple de commerce entre les continents bien avant Christophe Colomb et l'imposture imposée par la papauté sur la découverte des continents non européens et asiatiques : les amphores romaines et la navire romain découvert au large du Brésil. La découverte fin septembre 2016 au Japon par des archéologues japonais qui ont annoncé avoir trouvé des pièces de monnaie romaine dans les ruines d'une tour située sur l'île d'Okinawa (dans l'archipel des îles Ryū-Kyū - Japon), à une distance de dix mille kilomètres de Rome.

 

La relation entre la Grande Loi qui Lie des Iroquois et l'organisation en réseau défendue par les ordres monastiques qui préservaient le savoir antique égyptien.

ce lien se noua vers les années 900 lors de l'arrivée des moines irlandais appartenant à l'ordre columbite des culdees. Ils transposèrent le savoir égyptien dans sa nouvelle version chrétienne primitive, dans la culture des indiens de la région des Grands Lacs du nord est de l'Amérique. Cette organisation en réseau des six nations indiennes, par un concours de circonstances heureuses, fut préservée jusqu'à l'arrivée des colons au 17ème siècle.

Nous savons que ces colonies vikings et irlandaises sur cette côte américaine ne furent que des étapes relais vers la véritable destination plus au sud : la civilisation des Andes et d'Amérique centrale bien plus riche et dynamique, au passé lié à la civilisation atlante. Entre la région des Grands Lacs et l'Amérique centrale et du Sud, la côte est inhospitalière car balayée par les tempêtes tropicales et les cyclones. Les marins le savaient et ils préférèrent quelques jours de navigation supplémentaires pour s'installer dans des contrées plus favorables. Lorsque la route maritime directe vers l'Amérique centrale fut ouverte en suivant les alizés, la route du nord devint inutile. Les conquistadores à la solde du pape anéantirent la civilisation inca venue des Andes mais ils n'allèrent pas à la rencontre du peuple iroquois. Lorsque les colons arrivèrent, rapidement des trappeurs firent commerce avec les indiens et ils découvrirent l'organisation du peuple qui construit autour de sa constitution confédérale unissant les six nations. Certains abandonnèrent les dogmes catholiques romains pour admettre que les indiens, en effet, avaient surpassé les romains dans leur manière d'organiser leur société. Ils en parlèrent dans les cours d'Europe et Montesquieu, Rousseau, Voltaire et tant d'autres s'inspirèrent de ces bons sauvages qui, eux, savaient vivre heureux en paix. Ils permirent de sauvegarder et de défendre cette culture. Nous savons que quelques décennies plus tard, Lewis Henry Morgan, Benjamin Franklin puis Marx et Engels firent le reste du travail de préservation de cette organisation en réseaux. Si bien qu'elle représente aujourd'hui l'exemple le mieux conservé de ce savoir humaniste et pacifiste transmis de génération en génération depuis les survivants du dernier grand cataclysme. Nourri également des récits de rencontres entre des humains et des êtres venus d'ailleurs, ce savoir qui se transmet entre personnes qui cherchent et qui finissent par le trouver, traverse les millénaires pour un jour préparer l'humanité à affronter un nouveau basculement du centre de gravité de la planète terre. Les initiés qui sortaient avec succès du temple de Dendérah avaient appris à parler de l'Apocalypse et à expliquer aux peuples que le Dieu unique créateur du monde aimait chacun d'entre nous même si la terre dans son cycle de navigation céleste, régulièrement détruit à grande échelle la vie qu'elle porte. Jésus et Jean transmirent un tel témoignage de savoir spirituel, ils ne furent pas les seuls.

Par un retour singulier de l'histoire, alors que les Etats-Unis d'Amérique ont évolué dans leur pratique politicienne vers un régime fortement présidentiel bien éloigné de la Grande Loi qui Lie, voilà en 2004 que la Constitution européenne qui doit être adoptée par les citoyens, se réclame du principe fondateur de subsidiarité, socle d'une gestion du pouvoir dans une organisation en réseau. Comment après des siècles de domination des peuples par des systèmes de pouvoirs civils et religieux, allons-nous trouver les ressources pour garder un feu allumé dans nos organisations proches des citoyens si tant est que nous allons réussir à en créer véritablement proches des citoyens ? Les indiens iroquois adoptèrent la Grande Loi qui Lie après d'incessantes guerres tribales. Nous autres, européens, nous pouvons aussi présenter une liste édifiante et révoltante de guerres et de massacres en tous genres mais il nous reste à vaincre une difficulté qu'ignoraient les iroquois : nous débarrasser de la structure politique étatique, de ce pouvoir séparé du peuple justement pour mieux dominer le peuple et se faire respecter par les citoyens lorsque l'on fait partie de la minorité qui s'est installée au pouvoir. Nous écartons aussi ici Marx et Engels qui, s'ils s'enthousiasmèrent pour cette organisation indienne sans état, préférèrent bâtir des théories et des doctrines matérialistes pour pouvoir se passer de Dieu et des religions dans l'organisation des sociétés. S'ils reconnurent la fin, ils optèrent pour d'autres moyens et nous connaissons l'échec de cette entreprise intellectuelle mal fondée. Pour le moment sachons goûter au plaisir d'avoir retrouvé ce pan de savoir politique capable d'unir dans la paix des nations différentes et ce témoignage que les paroles de vie savent faire le tour de notre monde dans une liberté de mouvement que les dogmes des autocrates qui dirigent nos systèmes de pouvoir ne peuvent arrêter. Le peuple qui construit est bien vivant, il est toujours en marche vers de nouvelles réalisations ! A chaque génération de faire les pas en avant nécessaires. A nous de rédiger une nouvelle constitution des réseaux de vie des citoyens.

 

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commander le livre : L'art d'enseignement des Indiens iroquois, aux sources de la première constitution :   la première constitution  

 

lire aussi : Pierre Clastres : sa thèse principale : les sociétés dites « primitives » ne sont pas des sociétés qui n'auraient pas encore découvert le pouvoir et l'État, mais au contraire des sociétés construites pour éviter que l'État n'apparaisse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Clastres

 

Des vétérans américains demandent pardon aux Indiens

Par Axel Leclercq -7 décembre 2016

Extrait :

Nul ne pouvait s’attendre à pareille scène. Lundi dernier, des vétérans de l’armée américaine se sont inclinés devant un leader indien pour demander pardon. Pardon pour les terres volées, les indiens massacrés et les traités non respectés. Un moment historique d’une intense émotion…

Celui qui a tenu cet incroyable discours de repentance n’est autre que Wes Clark Jr, fils de Wesley Clark, ex général américain en charge des forces armées de l’Otan. Ses mots n’en sont que plus forts.

« Nous sommes venus, nous vous avons combattus. Nous avons pris vos terres. Nous avons signé des traités que nous avons rompus. Nous avons volé les minéraux de vos collines sacrées. Nous avons sculpté les visages de nos présidents sur vos montagnes sacrées. Nous ne vous avons pas respectés, nous avons pollué votre Terre, nous vous avons blessés de tellement de façons que nous sommes venus vous dire combien nous étions désolés. Nous sommes à votre service et nous implorons votre pardon. »

Quand Wes Clark a pris la parole, entouré de nombreux vétérans, il en avait les larmes aux yeux. Son discours était directement adressé à Leonard Crow Dog, activiste et leader spirituel des sioux. Il faisait directement écho à l’abandon, dimanche dernier, de la construction d’un oléoduc sur le territoire sioux après des semaines de résistance indienne.

En réponse à ce geste fort, Leonard Crow Dog a accepté le pardon et ajouté quelques précisions :

« Nous étions une nation, et nous sommes toujours une nation. Nous avons une langue. Nous avons préservé notre rang. Les terres ne nous appartiennent pas. Nous appartenons à la terre. »

http://positivr.fr/veterans-soldats-americains-pardon-indiens-sioux/

 

Première partie : l'alliance des contraires

évolution culturelle ou culture de la révolution

les indigènes des îles Trobriands      le peuple Moso

La déclaration des droits à la vie sociale des êtres humains

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