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A propos de la réforme des retraites.

Actualités du 24 novembre 2019.

 

Pierre Leroux a proposé une loi sur la capitalisation des droits sociaux. Elle devait suivre la loi de 1864 sur les sociétés par capitalisation, les sociétés anonymes. Thiers et la droite ont refusé la capitalisation des droits sociaux alors que Leroux et ses amis avaient voté la loi sur les sociétés par capitalisation des actions. La trahison de Thiers et des conservateurs reste le point de départ actuel de nos conflits sociaux et politiques.

La capitalisation des droits sociaux devait permettre aux salariés d'obtenir gratuitement des actions de leurs entreprises selon leur ancienneté. En clair, cela revenait à remettre en place la propriété commune, comme à la période médiévale avec la gestion des assemblées communales (défendues par les ordres chevaliers et monastiques).

Les dirigeants financiers de Londres ont préféré soutenir et financer la publication des écrits de Marx et l'idéologie de la lutte des classes favorable à la division et aux luttes internes dans un pays : diviser pour mieux régner. Leroux était imprimeur comme bon nombre d'intellectuels qui avaient leur propre imprimerie (par exemple Benjamin Franklin avait aussi été imprimeur). Cela n'a pas suffit et ses idées, son mouvement politique a été définitivement écrasé lors de la Commune de Paris, révoltée aussi à cause de la trahison de Thiers après 1864.

Marx puis les dirigeants communistes ont utilisé l'exclusivité de la propriété collective : le parti représentant seul les peuples. Ils n'ont pas cherché à remettre en place la propriété commune, les biens communs, la pratique politique de la subsidiarité, l'utilisation de la complémentarité entre les trois formes de propriété : individuelle, commune et collective. Ils n'ont pas remis en place une monnaie pleine appartenant aux citoyens. Comme Marx, ils ont été soutenus et contrôlés par les financiers de Londres et de New York. Ils ont été sans cesse divisés, se sont combattus et sont incapables ainsi de rassembler les citoyens. Ce fut une perte de temps, des guerres mondiales, des crises économiques et sociales qui ont permis à l'oligarchie financière anglo-saxonne de poursuivre sa domination du monde et de creuser les inégalités.

Avec la capitalisation des droits sociaux, la propriété commune, où en serait-on avec les inégalités de patrimoine, de revenus ? Avec la propriété commune, les réseaux de vie en démocratie directe locale participative, il n'y a pas besoin de transferts sociaux, d'impôts, d'argent dette. Pas besoin d'utiliser tous ces moyens de contrôle de l'économie et de la politique pour garantir la domination d'une minorité de dirigeants dans un système de pouvoir.

Pas besoin de régime de retraite financé sur le seul travail. La gestion des biens communs et de la capitalisation des droits sociaux suffit. Cette gestion concerne l'ensemble de l'activité humaine : travail, réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, action politique à travers la pratique de la subsidiarité.

La proposition française de Leroux nous réconciliait avec notre histoire et la période médiévale florissante détruite après le vendredi 13 octobre 1307. Les dirigeants anglo-saxons ont soutenu un auteur anglo-saxon bien mieux capable de répandre une idéologie perverse qui a effectivement divisé les citoyens et les peuples.

Sur fileane.com, nous suivons Pierre Leroux et ses amis, Georges Sand, Victor Hugo et tant d'autres...qui finirent au bagne, exilés ou fusillés par les conservateurs de la seule propriété privée y compris des moyens de production, condamnés par une droite catholique imprégnée des idées fallacieuses et simplistes d'un Rousseau qui affirmait que l'être humain est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt..spécialement la société des pauvres, puis la classe sociale des ouvriers surtout corrompus par l'idéologie marxiste et/ou communiste.

Le régime des retraites mis en place après 1945 a d'abord fonctionné sur le principe de l'assurance dans chaque branche professionnelle. Ce fut un premier succès mais qui fut vite remis en cause. Lorsque dans les années 1980, les départs en retraite augmentèrent, leur coût alerta le patronat. Par exemple, la Convention collective de la métallurgie du Bas-Rhin (comme celle au niveau national) indiquait une prime de départ à la retraite qui, pour les agents de maîtrise, se montait à 36 mois de salaire pour le maximum d'ancienneté. Lors de l'informatisation de la paie dans cette usine de la banlieue de Strasbourg appartenant à une groupe allemand de l'électroménager, au début 1985, nous avions calculé qu'une provision pour cette charge salariale devait se monter à un peu moins de 1% de la masse salariale annuelle et que ces sommes pouvaient se gérer par capitalisation comme celles de la participation obligatoire ordonnance de 1958. Notre Directeur administratif admit l'exactitude de ce calcul mais refusa d'en tenir compte. Il appela la Chambre patronal régionale pour demander que ces dispositions folkloriques du Conseil National de la Résistance soient corrigées à un niveau acceptable. En fin d'année, les Liaisons Sociales publièrent un article " L'épée de Damoclès qui pèse sur les entreprises, mille milliards de francs au titre des primes de départ à la retraite."

C'est à ce moment là que je fus mis en face des " extravagances du CNR en 1944 " et que je compris la réalité sociale patronale. Rapidement dans les conventions collectives, le maximum de cette prime de départ à la retraite devint 6 mois de salaire. Aujourd'hui le combat du patronat contre les privilèges accordés par le CNR et la Sécurité Sociale aux salariés ayant des métiers particulièrement pénibles, mineurs (mais il n'y en a plus), cheminots, métallurgistes, chimistes, personnel de Santé, depuis peu, professeurs, urgentistes, pompiers, policiers, militaires, etc. se veut une lutte finale pour les éliminer en tant qu'obstacle à une privatisation générale de la Sécurité Sociale, de la Santé et de la Fonction publique dans le cadre de l'idéologie neo libérale et de la mondialisation des marchés.

Dès la mise en place de la Sécurité Sociale, ses fondateurs et particulièrement Pierre Laroque ont cherché à mettre en place un système de solidarité pour l'ensemble des citoyens. Le système d'assurance mutuelle devait devenir un régime général avec le passage de l'assurance à la solidarité. « Ce projet de solidarité nationale a été miné de l’intérieur par des intérêts particuliers et des corporatismes, en sorte que sa naissance effective a été le fruit d’un compromis ou de concessions aux nombreux groupes sociaux qui entendaient plus se protéger eux mêmes par l’assurance mutuelle de leurs propres membres que prendre part à un projet politique de redistribution des revenus et de garantie universelle des conditions matérielles d’accès à la citoyenneté active, tant politique qu’économique. Le mode de financement assis sur les salaires plutôt que sur l’impôt est une composante de ce compromis.»

Le patronat, non représenté au CNR, a préféré contrôler cette nouvelle Sécurité Sociale en acceptant une gestion paritaire de ses institutions, moindre mal par rapport au financement de la Sécu directement par l'impôt sur le revenu, c'est à dire à partir des transferts importants depuis les plus riches. Ses dirigeants politiques, une fois de plus, se sont constamment opposés au développement de la solidarité parce qu'elle ne se développe que dans le cadre d'une propriété commune, des biens communs gérés avec la capitalisation des droits sociaux.

Tous veulent réformer le régime des retraites, la moitié de la population française pour l'adapter à l'économie libérale mondialisée et à la privatisation, l'autre moitié pour sauver les retraites actuelles en exigeant un financement plus important par l'état et les transferts sociaux.

Qu'il soit cependant permis à un poète, intellectuel et spirituel, d'être ailleurs que parmi l'un des camps de ces conflits stériles et infâmes, meurtriers et criminels.

Même seul dans la tourmente, n'oubliez pas qu'il a déjà mis en place dans son esprit, à travers ses mots, une société bien plus humaniste qui utilise à nouveau la complémentarité entre les trois formes de propriété, la gestion des biens communs à l'aide de la capitalisation des droits sociaux, la pratique de l'action politique à travers l'utilisation quotidienne de la subsidiarité, l'utilisation de nos deux sources de savoir....

 

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