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Les Réseaux de Vie. 

Le point de départ d'un choix de civilisation. 

Introduction :

Le choix

de civilisation

Soumission dans un système de pouvoir ou bien exercice ensemble du pouvoir dans nos réseaux de vie ?

 

 

 

 

 

 

 

Ce questionnement lancinant traverse les siècles et la réponse penche invariablement vers le même constat qui a désolé bien des auteurs, savants, érudits :

«La tyrannie d'un prince dans une oligarchie n'est pas aussi dangereuse que l'est l'apathie des citoyens dans une démocratie» Montesquieu (1689-1755)

“Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.” Montesquieu.

«Il est plus facile d'élever au plus haut degré de puissance une nation barbare que de tirer de la médiocrité une nation policée.» Denis Diderot («L'encyclopédie», 1751–1772).

Pourquoi tant de citoyens, de peuples se sont soumis à des tyrans et pourquoi n'ont-ils pas su développer des sociétés plus pacifistes, équitables, capable de placer l'être humain au centre de leurs institutions ? Toujours des guerres pour piller les richesses de ses voisins et les réduire en esclave, des guerres de conquête pour accaparer le pouvoir politique sur des territoires les plus étendues, des guerres coloniales pour capter les ressources économiques, minières, énergétiques et pour vendre la production de ses usines à la classe la plus riche de ces colonies. Des guerres militaires mais de plus en plus de guerres commerciales pour imposer l'idéologie capitaliste libérale à travers le monde et ainsi enrichir toujours plus les nouveaux maîtres du monde, des financiers anglo-saxons qui sont parvenus à détourner les richesses produites par le travail de tous pour leur seul profit. Depuis peu les guerres avec les armes climatiques, chimiques, biologiques avec bactéries et virus, et de nouvelles guerres qui utilisent les dernières découvertes scientifiques inconnnues du public et sous secret militaire pour maximiser encore et toujours les profits des plus riches. Les crises financières puis économiques pour endetter jusqu'à la faillite les concurrents sur le marché, les banques, les entreprises, les petits épargnants, les ménages à cause de la tyrannie des actionnaires et toujours l'apathie des citoyens dans les démocraties actuelles...

Sommes nous en démocratie ? Une démocratie peut-elle être contrôlée, financée, dirigée par la haute finance mondiale ? Assurément puisque les citoyens réclament plus de démocratie et moins d'inégalités sociales tout en ignorant qui dirigent réellement la politique, l'économie, nos sociétés et la production, la répartition, la consommation des richesses produites par le travail de tous et qu'ils se contentent d'ignorer qui dirigent le creusement des inégalités.

" La perversion de la cité commence par la fraude des mots " Platon.

 " Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde " Camus.

Qui utilisent la fraude des mots et manipulent les citoyens en nommant mal les choses ? Pas le poète qui s'exprime ici !

Pourtant les travaux des archéologues, des ethnologues, des historiens, découvrent des civilisations disparues, des peuples premiers possédant un art de vivre bien supérieur à celui imposé depuis des siècles par les dirigeants européens.

Et en Europe les vestiges des périodes florissantes témoignent toujours que nos anciens, avec les moyens dont ils disposaient alors, partageaient mieux les richesses produites dans les villes et les campagnes et qu'ils géraient dans leurs assemblées communales, leurs villes libres. Bien entendu, nous pouvons remettre en place une meilleure manière de vivre ensemble, plus juste, équitable, humaniste, paisible, en accord avec la nature et capable de répondre à nos raisons de vivre.

Nous même, jeune poète, assis sur le rocher au sommet de la montagne qui domine la plaine et le paysage environnant, nous nous sommes confrontés à ce questionnement essentiel : comment après la cathédrale de Strasbourg et sa flèche visible au loin, après le Mont Sainte Odile en face de nous, les hommes ont-ils pu, là sur la droite et à flanc de montagne, construire un camp de concentration et d'extermination nazi ? Le poète a grandi et a parcouru ce chemin du savoir qui réunit le spirituel et le rationnel. Ce savoir explique la relation entre le couvent bénédictin et la cathédrale gothique mais ce savoir dévoile aussi le chemin depuis son origine au bord du Nil, la préservation en l'an 500 au Mont Cassin des vestiges des savoirs égyptiens et grecs, des savoirs du moyen-orient et des peuples celtes, puis à travers le mouvement bénédictin, l'utilisation de ce savoir nouveau pour réconstruire l'Europe après la destruction de l'empire romain et les grandes invasions.

Le poète ne fraude pas avec les mots et face aux malheurs du monde, il brise les dogmes fallacieux, les mythes et les fables qui servent à masquer les crimes et les méfaits des dirigeants qui ont besoin de dominer les peuples pour s'enrichir sans limites en usurpant le pouvoir d'organiser une société humaine.

Dans notre chambre d'étudiant, tout en écrivant, lisant, nous avons découvert Hannah Arendt, philosophe, qui, elle aussi, s'est interrogée pour trouver les raisons qui expliquent comment l'humanité a pu passer, sombrer depuis les civilisations florissantes de l'Égypte et de la Grèce antiques jusqu'aux crimes contre l'humanité commis au nom des idéologies telles que le nazisme, le communisme, les fascismes. Comment depuis Athènes est-on arrivé à Auschwitz ? Les horreurs commises et subies depuis des siècles tracent ce chemin vers la Shoah, crime indélébile du XXème siècle. Ian Kershaw écrira : " Le chemin d'Auschwitz fut construit par la haine, mais pavé d'indifférence."

Le refus de ce conformisme, de cette soumission aveugle à l'autorité, à la situation de l'agent agentique selon Milgram, mèneront Hannah Arendt vers la définition positive et constructive du Pouvoir : un rassemblement d'hommes égaux décidés à l'action. Il correspond à " l'aptitude à agir de façon concertée " et " il jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble. "

Permettez au poète de compléter les propos de la philosophe : l'aptitude à agir signifie la compétence apportée par les apprentissages vécus à travers le cheminement initiatique. Agir de façon concertée se situe dans le cadre des organisations en réseaux, en démocratie directe locale participative et non pas dans le cadre des systèmes de pouvoir où il faut obéir à la minorité qui occupe le haut de la pyramide hiérarchique. " Le pouvoir jaillit parmi les hommes " indique qu'il n'est jamais le même et nous abordons ici la subsidiarité qui organise l'action des réseaux : obtenir la solution optimale puis l'adapter aux particularités locales. La solution optimale jaillit bel et bien parmi le groupe d'expert qui travaille ensemble jusqu'à l'obtenir en fonction des connaissances disponibles à ce moment précis.

Ainsi la première mission d'un pouvoir est la sélection, parmi les connaissances disponibles, de celles qui confortent son action et son développement. Les connaissances contraires à ses intérêts sont alors déclarées interdites, tabous. Elles existent même si elles ne sont plus enseignées. Par contre un  " bon " juriste doit connaître le droit positif, les solutions utilisées par le pouvoir en place, mais aussi le droit interdit par ce pouvoir. Lorsqu'un groupe social est en crise, en conflits meurtriers et que le droit positif ne présente plus de solutions, le juriste utilise alors les solutions utilisées dans le passé par d'autres pouvoirs, qui ont eu du succès jadis mais ont été écartées par les régimes politiques suivants en fonction d'autres intérêts politiques, économiques, sociaux, culturels. Parmi ce droit interdit, les solutions pour débloquer un groupe social, un pays, une société humaine sont remises en place.

Hannah Arendt décrit le fonctionnement du système de pouvoir économique capitaliste libéral et ses excès à travers les dictatures idéologiques que sont le nazisme et le fascisme. Elle apporte aussi la solution, l'autre possibilité en se référant au fonctionnement des cités grecques antiques et par là, des cités égyptiennes des bords du Nil. À nous d'aller plus loin, spécialement du côté de " la solution " grecque et égyptienne, de cette civilisation florissante des bords du Nil puis de Méditerrannée. Ce questionnement qui est à l'origine du travail d'écriture du jeune poète jusqu'à aujourd'hui, s'est renforcé à la lecture d'Hannah Arendt et de bien d'autres historiens, anthropologues, d'autres auteurs à la recherche de l'alternative à la soumission aux systèmes de pouvoir.

Se soumettre à un système de pouvoir ou exercer ensemble le pouvoir dans nos réseaux de vie, ce choix porte sur la civilisation que nous entendons développer à la suite de nos aînés et pour nos enfants.

Tel est le choix de civilisation à travers le développement de l'humanité. Élever la puissance d'un pouvoir tyrannique au sein d'un système de pouvoir militaire pour rassembler des peuples barbares et les conduire au pillage des peuples policés qui ont su s'organiser pour développer un art de vivre dans l'abondance et le partage des richesses spirituelles et matérielles selon les préceptes de leur haut niveau d'éducation et de compétences ? Jusqu'à présent, tous les peuples, les civilisations policées et leurs arts de vivre ont été détruits par les barbares ! Ou bien développer une civilisation humaniste et un art de vivre dont les merveilles architecturales, artistiques se transmettront aux générations futures pour leur montrer le chemin à suivre sur notre planète, quelque soit le passage des tyrans et de leurs hordes de barbares ?

L'historien fera le décompte des millénaires traversés par les civilisation florissantes et les quelques années, siècles occupés par les tyrans et les barbares. Et encore l'historien plus érudit indiquera les quelques années prises par les barbares pour adopter les moeurs et l'art de vivre des cités, des pays policés qu'ils viennent de conquérir. Encore plus juste, l'historien décrit la manière dont le jeune chef barbare utilise l'art militaire qu'il a appris auprès des nations policées pour réaliser l'amalgame entre ses guerriers barbares et la haute stratégie militaire de ses adversaires. Tout comme l'empire romain, système de pouvoir militaire, utilisera les guerriers barbares, de Germanie ou d'ailleurs, comme auxiliaires, essentiellement comme cavalerie, pour mieux les contrôler en leur laissant une part du butin.

Le bilan de l'historien est sans équivoque : les périodes de civilisations florissantes sont bien plus nombreuses que celles d'exploitation des peuples par des tyrans criminels. La fin des civilisations florissantes est bien plus provoquée par des catastrophes naturelles, des changements cycliques de climat que par des invasions barbares.

Cependant, en Europe, depuis la fin des dernières invasions barbares, nous sommes devant une situation nouvelle. Depuis l'an 500 jusqu'au vendredi 13 octobre 1307, en France, un mouvement policé à travers l'utilisation des vestiges du savoir égyptien, grec, juif, musulman, celte, développe une organisation en réseaux de vie sociale à travers l'Europe, l'époque médiévale et le temps des cathédrales. La situation nouvelle n'est pas l'arrivée de nouveaux barbares mais bien la prise du pouvoir par des tyrans monarchiques, par la classe sociale de l'aristocratie. Puis rapidement le pillage des richesses de la période médiévale a permis le développement d'un groupe de banquiers internationaux et nous connaissons la suite de cette histoire de ce système de pouvoir qui depuis l'Europe a conquis les États-Unis et s'impose au niveau mondial à travers le système économique capitaliste et la doctrine libérale, neo libérale.

Hannah Arendt décrit l'horreur de la société industrielle capitaliste et de la tyrannie actuelle de l'oligarchie financière anglo-saxonne.

Le système capitaliste libéral perpétue l'interdiction de l'utilisation de notre première source de savoir, la source initiatique et spirituelle, celle qui permet de briser les dogmes fallacieux et les fables des dirigeants des systèmes de pouvoir. Il interdit la propriété commune gérée par le groupe lui-même et qui permet la répartition équitable optimale des richesses produites par le travail de tous. Il cherche à limiter le plus possible la propriété collective de l'état pour n'utiliser que la propriété privée y compris des moyens de production et de répartition des richesses produites par le travail de tous. Au niveau de l'activité humaine, il n'utilise que le travail indispensable à la vie et en confisque les richesses à travers la propriété privée qui garantit la maximisation des profits de ses dirigeants. Sont ainsi interdites la réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures ainsi que l'action politique exercée par l'ensemble des citoyens pour gérer le travail et la réalisation des oeuvres.

Le choix de civilisation est ainsi clairement exposé. Pour quitter les systèmes de pouvoir, nous avons besoin de ce droit interdit, de ces valeurs et de ces normes de vie des réseaux de vie sociale, des démocraties directes locales participatives qui sont exactement l'opposé des systèmes de pouvoir. Tel est le but de notre essai " Les Réseaux de Vie ".

Nous allons commencer dans notre première partie par décrire le fonctionnement des réseaux de vie sociale et ce droit interdit actuellement mais qui a été utilisé avec succès dans notre histoire.

La seconde partie présente le fonctionnement des systèmes de pouvoir et donc inéluctablement ces fables qui permettent aux dirigeants de soumettre les peuples pour qu'ils ne comprennent pas que leur travail sert à enrichir en priorité et sans limites une minorité qui a usurpé le pouvoir.

La troisième partie montre l'histoire des conflits entre systèmes de pouvoir et réseaux de vie sociale.

La quatrième partie décrit d'une manière plus précise et complète les différents réseaux de vie sociale et leurs institutions, missions, organisations, fonctionnements respectifs.

La cinquième partie aborde les dysfonctionnements actuels, les excès pratiqués par les dirigeants actuels mais aussi les résistances qui n'ont jamais cessé face à cette domination de la minorité au pouvoir. Nous tentons ici, de trouver la transition entre système et réseaux de vie et les conditions de l'abandon des systèmes de pouvoir afin de développer à nouveau nos réseaux de vie sociale.

Pour compléter et terminer cette introduction générale, nous précisons les éléments fondamentaux qui déterminent ce choix entre systèmes de pouvoir et réseaux de vie, ce choix de civilisation. Cette perception antinomique et inconciliable, ce conflit entre deux cultures aux intérêts contraires depuis l'aube de l'humanité portent essentiellement sur la conception de l'être humain, la notion de qualité au travail et la perception du travail, l'organisation du pouvoir et la priorité donnée soit à la politique ou à l'économie, la priorité donnée à la centralisation du pouvoir ou à son partage. Nous verrons ainsi mieux les grandes différences entre systèmes de pouvoir et réseaux de vie sociale. À partir de ces choix parmi le savoir que les dirigeants des systèmes ou ceux des réseaux de vie ont assumés, nous comprendrons plus aisément le fonctionnement de chacune de ces deux manières de vivre en société mais qui ont des conséquences, des enjeux diamétralement opposés.

Les enjeux de ce conflit entre ces deux conceptions de la place de l'être humain dans les organisations politiques, économiques, sociales et culturelles sont un choix de civilisation, un changement de paradigme au niveau des connaissances intellectuelles et spirituelles. Les apports récents de l'anthropologie, la prise en considération des cultures des peuples premiers et des civilisations antiques, les découvertes archéologiques tout comme les découvertes scientifiques sur la vie du corps humain, la vie animale, végétale, minérale, la vie de notre planète et des univers, remettent en cause nombre des interdits et des tabous posés par les dirigeants des systèmes de pouvoir et spécialement des théocraties. Pourtant ces dirigeants défendent leur pouvoir et étendent leur domination sur l'économie mondiale, les modes de vie des consommateurs. La fanatisation des populations soumises aux dogmes religieux ne cesse de se répandre avec les moyens modernes de télécommunications. Pourtant les menaces sur la vie sur Terre, le dérèglement du climat lié aux activités industrielles, les idéologies racistes, fascistes qui entretiennent les conflits civils et militaires sinon les volontés de génocide, d'eugénisme, n'ont jamais été aussi nombreuses et visibles, mises en avant par les dirigeants au pouvoir pour terroriser les dissidents qui refusent de penser et d'agir comme eux.

Après avoir décrit ce conflit entre deux interprétations de la conception de l'être humain et de sa place dans les institutions qui organisent la vie sociale, dans les parties 1 et 2 nous présentons les moyens spécifiques utilisés dans les réseaux ou dans les systèmes de pouvoir, le fonctionnement de chacune de ces deux manières de vivre ensemble selon le degré de liberté ou de soumission, de volonté individuelle permise ou non dans les valeurs, les normes et les modes de vie de la culture mise en place par le pouvoir.

Cette démarche spirituelle et intellectuelle menée par le poète qui s'exprime ici répond à l'action poétique qui change la vie, la vie en société particulièrement. Elle répond également à cette mission si évidente indiquée par Paul Eluard : " La solitude des poètes, aujourd’hui, s’efface, voici qu’ils sont des hommes parmi les hommes, voici qu’ils ont des frères."

Apprendre à développer un art de vivre retrouvé, comme dans les civilisations les plus florissantes de l'histoire de l'humanité, apprendre à survivre à la vie si instable de notre planète et comprendre le mystère de l'Apocalypse tel qu'il fut enseigné sur les bords du Nil dans le temple de Dendérah et sa double maison de vie, tel est le propos de cet essai sur nos Réseaux de Vie mis en ligne sur fileane.com. Entrez vous aussi dans ce vaste domaine du droit interdit, de notre première source de savoir pour développer vos compétences dans la remise en place de nos réseaux de vie sociale et quittter, abandonner toute soumission aux dirigeants des systèmes de pouvoir.

Commençons par préciser ce conflit entre deux cultures qui accordent une place radicalement différente à l'être humain dans le fonctionnement des institutions politiques, économiques, sociales, culturelles.

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 Introduction Générale à 

 Choix de Civilisation page 1

soumission ou liberté

 Nos Résaux de Vie sociale. 

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la mission d'autorité pour chaque être humain

Choix de Civilisation page 3

les deux conceptions de l'économie

Choix de Civilisation page 4

La mission du poète

 

nos chers ennemis de la haute finance

résistance :

le discours du poète au plateau des Glières

la déclaration des droits à la vie sociale

 

Revue de presse sur les marchés financiers

et la crise de 2008

la monnaie est à nous,

les deux cultures qui s'opposent

le malaise politique, économique,

social en France

 

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