Principe poétique

 

Les vains efforts d'une quête incertaine

La lumière d'une idée lointaine

Fugitives traces de ce malheur

Qui nous tenaille et opprime nos cœurs

 Les mots me trahissent mon cœur s'en va

Une aigreur racle le fond de ma gorge

Prémices de mon bienveillant trépas

Avec le relent fermenté de l'orge

Les pas lourds des destinées m'aveuglent

Je n'ose pas croire à tant de pitié

A mon merci je les entends qui beuglent

A ma très sensible oreille initiée

Il faut que j'aille dormir sous les ponts

Il faut que le refrain de l'eau m'endorme

Cet homme qui toujours descend au fond

De l'abîme et le scrute avec l'œil morne

 Cet homme perdu pour ceux de là-haut

Le poète du gouffre de l'eau vive

L'ermite des lieux désolés et beaux

Vient à moi avec sa chanson lascive.

 

 

 

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