Dieu, je le connais pas

 

remarque : ce texte sert d'introduction au recueil : Les Messagers

 

Il ne s’agit pas bien entendu de nier l’existence de Dieu surtout après avoir rédigé autant de pages sur notre site Web. Ou plutôt si, il s’agit bien de nier l’existence de ce que les autres nomment Dieu ou veulent nous imposer comme étant le seul Dieu à vénérer. La représentation divine désignée sous le mot « Dieu » est une invention de l’esprit humain pour tenter de combler un vide de connaissances sur les mystères de la vie sur Terre et sur les mystères de la vie dans les différents univers tout comme sur le mystère encore plus indicible de la vie dans ce que nous appelons ici « la zone d’éternité ». Un poète a généralement horreur de quelqu’un qui lui parle de Dieu, de son Dieu à lui qui serait meilleur que le vôtre. Quant aux chefs de guerre qui invoquent Dieu pour gagner leurs guerres, le poète les défie en leur crachant aux visages, seule réponse qu’il juge encore digne pour ces criminels de guerre qu’il faut éliminer le plus vite possible de l’humanité en leur arrachant des mains les armes et les marques de leurs pouvoirs usurpés et tyranniques.

 Après cette première question, le poète réfute la seconde : veut-il connaître Dieu ? La réponse est non. Il ne s’agit pas d’une marque de frivolité ou d’imbécillité ou d’un défi stupide d’un poète qui se croit égal ou supérieur à Dieu. Non, au cours de ses pérégrinations entre ciel et terre, le poète devient un familier de ces lieux surnaturels où s’entrecroisent les mystères de la vie. Face à ces mystères, le poète pose d’autres questions : un être humain peut-il rencontrer Dieu dans sa condition humaine ? L’initié qui a franchi le puits de lumière a-t-il intérêt à franchir la frontière pour entrer dans cette zone d’éternité insondable et incompréhensible ? N’est-il pas beaucoup plus intéressant et réaliste d’approfondir les relations avec ces présences qui nous guident par-delà le puits de lumière et avant cette zone d’éternité incompréhensible ? En clair, la question est simple : vaut-il mieux renoncer à l’éternité pour se contenter de l’immortalité ? Lorsque la personnalité fusionne avec l’âme à la mort du corps charnel, est-il préférable pour elle de rester cette personnalité humaine capable d’agir dans ces espaces au-delà du puits de lumière ou bien, vaut-il mieux que cette personnalité disparaisse dans cette fusion immense qui anime cette zone d’éternité insondable ? La réponse du poète est tout aussi simple que cette question : il n’a pas fait tant de voyages, tant de rencontres pour tout abandonner. Il sait qu’au-delà du puits de lumière après avoir franchi les limites de la mort charnelle, il est déjà dans l’immortalité.. La question des origines peut être intéressante et motivante mais elle a peu d’importance par rapport à la question du devenir de la vie qui est née sur terre. Que les autres mortels se désintéressent de leur condition humaine immortelle ou éternelle, ce n’est pas le propos du poète. Sans faire œuvre d’outrecuidance et d’égocentrisme forcené,  les correspondances qu’il a établies durant son existence humaine avec le surnaturel ne peuvent pas s’effacer comme cela, bien entendu pas lors du passage de sa mort charnelle, encore moins après avoir franchi le puits de lumière lorsqu’il est face à ces présences surnaturelles qui font partie de sa vie.

 Parmi nos rencontres, lors de notre troisième décorporation, après le puits de lumière, nous avons recherché ces présences que nous connaissions et nous avons demandé à celui qui vit en nous de nous aider à les contacter. Bien entendu nous voulions comprendre ce qui se passe à ce moment-là de notre existence, non pas pour revenir sur terre mais bien pour commencer une nouvelle étape de notre vie bien plus riche et magnifique que notre pauvre condition humaine. Mais nous l’avons appris à nos dépens, ces présences qui étaient face à nous, ne pouvaient pas nous répondre.  Elles n’en avaient pas le droit. Dans notre recueil de poèmes « illuminations », nous avons décrit cette troisième décorporation. Pour compléter ce que nous avons écrit, nous avons bien vu et compris qu’il y avait deux présences qui s’occupaient de nous. Il y avait la présence qui vit en nous et qui était sortie pour aller à la rencontre de l’autre présence. Manifestement les deux avaient le même niveau de responsabilité et de pouvoir. Moi j’étais là et j’attendais que l’on s’occupe de mon destin. Comme j’attendais, mon regard a porté dans une direction et j’ai senti comme un mur invisible qui me séparait d’une zone d’éternité qui correspond à un univers insoupçonné dans lequel tôt ou tard, un jour, je devais aller. Mais je n’en avais pas fait la demande et visiblement je n’étais pas prêt pour franchir cette frontière et pénétrer dans cette éternité. Dès lors il n’y avait plus beaucoup de solutions pour les deux présences qui s’occupaient de moi. La présence nouvelle avec laquelle discutait celle qui vit en moi, tout de suite à proposer que j’aille dans d’autres mondes que sur terre. C’était simple : il n’y avait rien a changé à mon état actuel, j’étais bien sorti du puits de lumière et donc apte à ce que ma personnalité et mon âme, du moins la présence qui vit en moi, tous les deux nous allions dans cette direction et vers une autre forme de vie assez semblable à celle de notre condition humaine sur terre.

 La présence qui vit en nous n’était pas de cet avis. Avant de partir là-bas il fallait bien vérifier que sur terre tout était en ordre, que cette présence pouvait abandonner le lien qui nous unissait tous les trois avec mon enveloppe charnelle. En clair que j’étais bien mort et que tous les trois nous pouvions nous désintéresser de mon enveloppe charnelle. Bien entendu j’étais d’accord et je n’avais plus envie de m’occuper de mon enveloppe charnelle humaine sur Terre. Très rapidement la situation s’est compliquée. La présence qui vit en nous a constaté que je pouvais regagner mon corps sans trop de difficultés car il était possible pour la présence qui vit en nous de me raccompagner dans mon enveloppe charnelle. Cela ne lui posait pas de problème technique. Par la suite j’ai su que mes camarades me considéraient comme mort ou du moins comme assommé et comme je me suis relevé de ma civière quasiment 20 minutes après l’accident, au bout d’un certain temps certain m’avaient bien considéré comme étant décédé. Cette situation ne posait aucun problème pour la présence qui vit en nous. L’autre présence s’est effacée devant ce constat. Et la présence qui vit en nous a dû aller interroger visiblement quelqu’un dans cette zone d’éternité que je visualisais toujours. Mais a-t-elle du aller interroger quelqu’un ? Cela a été extrêmement rapide et tous les trois en même temps, nous avons su que la présence qui vit en nous avait reçu le pouvoir de faire revenir mon corps charnel dans ma condition humaine. J’ai eu la nette certitude que la présence qui vit en nous avait du chercher une énergie nouvelle, supplémentaire, des pouvoirs spéciaux, qu’elle était partie dans la zone d’éternité pour s’équiper car la situation était spéciale : en principe, parvenu à cet endroit, il n’était plus question de revenir sur terre dans la condition humaine. J’avais vu et compris certaines choses en principe interdites pour un être humain.

 La seconde présence est intervenue une dernière fois plutôt en ma faveur. Elle a fait remarquer à l’autre que mon retour sur Terre allait tout de même poser problème car j’étais bien considéré comme mort. Les autres avaient compris cela, ils l’avaient accepté car c’était une déduction logique de l’accident. Par contre revenir dans mon enveloppe charnelle sans aucune sensation de douleur ou d’un préjudice quelconque allait forcément leur paraître bizarre. J’aurais à faire face à leur incompréhension et maintenant que j’avais compris un peu ce qui se passe au-delà du puits de lumière, mon existence humaine allait forcément se compliquer. Je serais sur Terre un refusé du ciel, un rejeté, un déporté de force par la seule volonté de celui qui vit en nous car c’était lui seul qui avait pris cette initiative de ne pas laisser se briser le dernier lien qui existait encore faiblement entre ma présence ici, au delà du puits de lumière et cette enveloppe charnelle insignifiante là-bas, quelque part sur Terre, un endroit visiblement pas si recommandable que cela d’après l’autre présence avec laquelle nous étions. Bien entendu nous étions en fusion tous les trois, j’entendais et je comprenais tout sauf que j’avais toujours une longueur de retard parce que j’étais incapable de m’imaginer l’existence de telles questions et d’un tel problème. L’autre présence indiquait qu’il valait peut-être mieux maintenant que j’aille vers ces autres mondes dont il était question tout au début. Je serai beaucoup plus utile là-bas que sur terre. La vie sur Terre, cette présence ne la jugeait pas bonne : elle était menacée, il y avait du désordre et m’envoyer dans ce contexte représentait comme un gâchis car je serais la victime directe de ces troubles portés à la vie sur Terre. C’était extrêmement dommage après ce que nous venions de vivre tous les trois ensembles à la sortie du puits de lumière, que je retourne dans ma condition humaine subir l’incompréhension et les moqueries de mes contemporains car comment vivre sur terre en me taisant et en étant incapable de parler de ce que j’avais vécu et qui sont jusqu’à présent les plus beaux instants de ma vie. Cette reprise de ma condition humaine allait être un échec car j’allais devoir poursuivre cette vie humaine sans ce que j’avais découvert au delà du puits de lumière. C’était profondément injuste et, à la limite, je pouvais décemment poser une réclamation face à celui qui vit en nous car il me privait de cette source d’amour infinie qu’il m’avait pourtant révélée. Nous étions en pleine contradiction et en pleine absurdité.

 Aujourd’hui je peux librement en parler. J’ai eu la preuve du pacte qui s’est nouée à ce moment-là. La décision de mon retour sur Terre avait été prise dans cette zone d’éternité et l’autre présence savait bien qu’elle ne pouvait pas empêcher cette décision de s’exécuter. Je ne peux pas dire aujourd’hui qui a pris l’initiative car les deux présences ont fusionné et c’est la présence de celui qui vit en nous qui m’a parlé pour m’assurer que je n’avais pas à être simplement renvoyé sur terre, tout seul. Bien entendu il revenait avec moi, cela je le savais depuis notre première rencontre, mais il m’a informé que le reste de mon existence humaine, j’aurai toujours sa présence près de moi et qu’avant de revenir dans mon corps, tous les deux nous pouvions utiliser les pouvoirs du monde supérieur. À travers cette preuve, je n’aurais plus à douter de sa présence. Revenu au-dessus du paysage dans lequel je venais de vivre cet accident, j’ai retrouvé toutes mes sensations d’être humain et j’ai su que je pouvais faire des choses impossibles pour un être humain. J’ai compris que je possédais un corps dédoublé par rapport à celui qui gisait sur une civière là en-bas. J’avais prévu d’aller me montrer à des personnes qui forcément se trouvaient dans cet endroit que j’avais choisi, près de ce village et de ces chalets de montagne que je voyais. Je voulais me rendre compte qu’ils ne constateraient aucune différence entre mon corps dédoublé et mon corps charnel. Comme je l’ai déjà raconté, notamment dans le roman « D’Eleusis à Dendérah, l’évolution interdite», la présence qui vit en moi a constaté que ceux qui s’occupaient de mon corps étaient en train de briser par ignorance et maladresse le lien qui nous unissait à lui et qu’il fallait impérativement revenir aussitôt dans cette enveloppe charnelle. Ils étaient tout près de la route et un véhicule allait emporter mon corps je ne sais où. Ils auraient du laisser mon corps sur le lieu de l’accident, ne pas le toucher et le déplacer et attendre que je revienne dans mon enveloppe charnelle. Leurs manipulations pouvaient provoquer la mort du corps charnel en rompant par accident le lien qui s'était rétabli entre le corps dédoublé et le corps humain. Je me suis relevé de ma civière très en colère vis-à-vis de mes camarades, ils ont été très surpris par la violence de mes paroles et j’ai compris qu’ils me prenaient pour un fou : l’accident m’avait rendu fou ! J’ai marché droit comme si de rien n’était pour descendre le chemin et passer à côté de l'ambulance qui se trouvait là, inutilement maintenant. Je n'avais pas mal et faisais preuve d'une vigueur exacerbée avec une volonté forte et déterminée.

 Au campement j’ai rangé mes affaires et j’ai été conduit à l’hôpital de Chamonix qui a refusé de me prendre en charge. J’ai du aller à l’infirmerie de l’école militaire de haute montagne où le responsable a lui aussi refusé de me prendre en charge et m’a renvoyé à l’hôpital qui a refusé une seconde fois de me prendre en charge. Lors du second passage à l’ EHM, le commandant en personne a du appeler l’hôpital pour qu’ils me gardent pour la nuit avant d’être le lendemain matin évacué sur l’hôpital militaire Desgenettes de Lyon. Je souriais en douce devant tant d’incompréhension sur ma situation mais je savais que mon corps allait payer l’addition de ces évènements. Certes je n’avais pas mal, j’étais extrêmement lucide sur ce qui se passait : je savais que les autres ne comprenaient pas ce que j’avais vécu et qu’il m’était impossible de leur expliquer cette rencontre surnaturelle magnifique et terrible à la fois. Je devais ruser : ils ne devaient pas me prendre pour un fou ou plus vraisemblablement pour un soldat appelé qui voulait profiter d’un petit ennui de santé, d’un petit accident de montagne pour resquiller et se faire porter malade pour échapper à la caserne et partir en convalescence chez lui, à la maison. Mon visage couvert de terre et de sang séché devait suffire à les persuader de la gravité de ma situation. Lors du troisième passage aux urgences de l’hôpital, une poche d’air s’est développée sous mon œil droit et a fait sortit l’œil et la paupière fermée de l’orbite du crâne. Mon visage est devenu subitement difforme et horrible. Aussitôt les discussions ont été closes et tous ont compris que je n’étais pas un affabulateur. Quelques minutes plus tard, j’étais dans une chambre et j’avais un lit pour passer la nuit. La soeur infirmière voulait que je me couche sur le lit dans l'état où j'étais : sale, recouvert de terre, le visage en sang séché mêlé à de la terre. Je me suis déshabillé pour aller prendre une douche. Elle s'énervait : je ne devais absolument pas bouger car ma vie était en danger grave. Avant d'être nu, elle s'était enfuie de la chambre et le jeune homme civil lui aussi victime d'un accident de montagne qui occupait l'autre lit de la chambre, s'est mis à rire et à m'applaudir. Après la douche, je me suis couché pour enfin me reposer. Une semaine plus tard et pendant trois semaines, je ne pouvais plus marcher droit tant ma tête était lourde et me faisait sournoisement mal. J’avançais en me tenant aux murs. Je savais que mon corps devait évacuer les conséquences charnelles de cet accident. A la sortie de l’hôpital Desgenettes, le responsable du service ORL m’a fait bien comprendre que j’étais un miraculé, que lui et son équipe n’étaient pour rien dans ma guérison, que j’avais eu de la chance que mon corps avait réglé la situation tout seul. Je l’ai regardé dans les yeux et j’ai vu qu’il était possible de tout lui dire, de lui expliquer que mon corps n’était pour rien dans ma guérison et que normalement je ne devais plus être dans ce corps charnel. Mais je me suis tu et poliment je l’ai remercié lui et son équipe. Il m’a poussé gentiment vers la sortie, content visiblement d’être débarrassé de mon cas.

 Bien entendu que je ne connais pas ce qui se passe dans cette zone d’éternité. Dans le roman, dix ans plus tard, j’ai imaginé la transfiguration du couple formé par Pierre et Laurie, lorsque tous les deux vont accompagner Maud justement dans cette zone d’éternité. Dans mon travail de poète et à travers les correspondances que j’ai établies avec les présences surnaturelles, je suis devenu familier de la forme que ces présences prennent face à moi. Jamais elles ne m’ont fait peur ou ont cherché à me jouer un tour pour se moquer de moi. Elles m’ont toujours aidé, surtout à éviter de nouveaux accidents mortels. Lors d’un accident de jardinage, lorsque j’ai eu l’oreille gauche coupée, nous nous sommes retrouvés tous les trois et c’est la seconde présence qui avait voulu m’envoyer vers d’autres mondes qui a aidé celui qui vit en nous à déplacer mon crâne pour éviter que le coup ne soit mortel. Cette présence était revenue en moi en quelques millièmes de secondes et probablement plus vite encore. Le pacte scellé entre nous trois était bien réel. Ce que j’ai compris, c’est que ces présences existent en dehors de la zone d’éternité. Bien entendu elles ont la possibilité naturelle et immédiate d’aller chercher ce qu’elles veulent dans cette zone d’éternité. Mais j’ai aussi compris que si je rentre dans cette zone d’éternité, ma personnalité humaine va se fusionner et disparaître. C’est logique car il y a tant et tant à faire avec des pouvoirs et des possibilités insoupçonnables que notre expérience humaine n’a plus aucun intérêt. Dans cette zone d’éternité, nous n’avons plus besoin de ces présences qui nous accompagnent durant notre existence humaine et nous n’avons plus besoin d’avoir la possibilité d’aller vers ces autres mondes d’où des êtres vivants viennent également rejoindre cette zone d’éternité.

 Un poète, un initié aux mystères de la vie après la mort, peut comprendre que pour un être humain la question ne se pose pas : tout heureux d’avoir franchi le puits de lumière, il a intérêt à ce que celui qui vit en nous lui dise d’aller directement dans cette zone d’éternité, mieux, c’est à lui de demander de pouvoir entrer dans la zone d’éternité et il a du être formé au cours de son existence humaine pour être capable de formuler cette demande vitale. Le poète et l’initié savent aussi que ce n’est pas aussi facile et automatique que cela. Nous avons rencontré l’envoyé des ténèbres et il s’en est fallu de peu que nous soyons capturés par lui et que notre existence humaine ne s’achève dans cette zone où rien n’est possible et aucune poursuite de la vie permise. Au cours de nos rencontres, justement nous avons appris l’existence de ces choix de vie et malgré nos erreurs initiales, nous avons appris à faire le bon choix, à poser la bonne demande, à être sur de nous, à avoir une foi inébranlable et à rentrer en contact immédiatement avec celui qui vit en nous. Alors la question devient limpide : la prochaine fois je veux bien essayer de demander à pouvoir entrer brièvement dans la zone d’éternité mais à la condition que je puisse en ressortir pour devenir semblable à ces présences qui se sont occupées de moi à la sortie du puits de lumière. La raison en est évidente : je n’ai pas envie d’abandonner les êtres humains qui vont devoir faire ce chemin. Et je n’ai pas envie d’abandonner le pacte scellé avec celui qui vit en nous et la seconde présence. Au contraire, j’aimerais être comme eux, faire ce qu’ils font et qui est merveilleux. Cela me suffirait et serait comme un retour des choses, une manière de rendre à d’autres ce qu’ils ont fait pour moi, une manière de partager ces fusions de nos vies intimement liées dans le mystère de la vie après la vie humaine. " Qui connaît, devient ; on devient ce qu'on connaît" ( Brhadâranyaka Upanishad )

 Après l’illumination, durant mon évolution, j’ai bien cherché jour après jour sur les visages de celle et ceux que je croisais, les traces de la présence qui vit en eux et qui est semblable à celle qui vit en moi. J’ai bien essayé de leur montrer le chemin, de les inviter à s’engager dans une recherche spirituelle et initiatique. Pourquoi tout arrêter en franchissant cette frontière pour entrer dans cette zone d’éternité ? Plus tard après cet accident, j’ai lu pas mal de livres sur le bouddhisme et tout de suite cette notion de boddhisattva m’a convenu. Une fois encore, je constatais que d’autres étaient passés par là bien avant moi et avait fait cette même demande : ne pas rester dans la zone d’éternité mais revenir auprès des êtres humains. Il faudra probablement alors que j’aille faire un stage dans ces mondes dont la présence m’a été indiquée de manière à ce que je devienne polyvalent dans l’accueil des êtres vivants en marche vers cette zone d’éternité mais je n’ai pas envie de savoir tout de suite tout ce qu’il est possible de faire dans cette zone d’éternité. Un poète n’est jamais un être humain docile. Il ne faut surtout pas voir à ce stade un défi lancé face à Dieu, du moins face à la présence qui serait responsable de tous ces univers et de cette zone d’éternité. Et encore, doit-il forcément exister un responsable en chef de tout cela ? N’est-ce pas nous, petits êtres humains qui avons absolument besoin de cette notion de responsabilité et de chef ? Non, cette zone d’éternité existe comme l’envoyé des ténèbres existe et nous l’avons rencontré lui aussi. Il est très simple d’échapper à l’envoyé des ténèbres, nous l’avons raconté dans le récit de notre deuxième décorporation. Alors il faut développer cette éducation, montrer ce partage des mystères de la vie, établir nos correspondances avec celui qui vit en nous, faire correspondre nos démarches spirituelles initiatiques dans des cultures capables de se marier pour satisfaire nos raisons de vivre qui sont les mêmes que nos raisons de mourir.

 Vous comprenez dès lors que le Dieu dont vous allez me parler, j’en ai horreur ! Par politesse je vais vous écouter. Si très vite je comprend que vous avez réussi votre initiation, que pour dire simplement les choses, vous êtes au courant de ce qui se passe après le puits de lumière parce que vous l’avez vécu et que pourtant vous parlez toujours de Dieu pour tenter de convaincre les autres, je n’attendrai pas et je vais vous chasser. Si au contraire je comprends que vous n’avez jamais suivi une démarche spirituelle tant soit peu accomplie, je vais vous ordonner de vous taire. En quelques mots je vous ferai découvrir la voie à suivre et je vais vous inviter fermement à vous engager dans cette voie. Après c’est à vous d’y aller. Dans une organisation en réseau des groupes sociaux, vous trouverez toujours un groupe qui vous accompagnera dans cette démarche. À force de parcourir notre site Web fileane.com, vous vous êtes rendus compte que nous vivons dans le cadre de systèmes de pouvoir. Ici nous sommes face aux systèmes de pouvoir religieux qui se sont donnés comme mission l’éducation des peuples dans une obéissance plus ou moins stricte aux volontés de Dieu. Nous avons précisé dans plusieurs textes notre position face à ces pouvoirs religieux et à ces théocraties le plus souvent criminelles. Ici ce qui nous intéresse, c’est la question centrale dans bien des religions : faut-il apprendre aux populations  à ne pas donner une forme humaine pour personnaliser cette zone d’éternité, faut-il développer chez les êtres humains un respect si absolu des mystères de la vie pour leur imposer de ne pas imaginer un dieu semblable à la condition humaine ? Ou bien au contraire, faut-il commencer par familiariser l’être humain au mystère de la vie en lui parlant d’un dieu semblable à son visage d’êtres humains ? Bien entendu au cours du cheminement spirituel, il fera des rencontres avec des présences et s’il a l’occasion de franchir le puits de lumière, il se retrouvera tôt ou tard face à cette frontière qui nous sépare de cette zone d’éternité. Mais telle n’est pas la question car la plupart des systèmes de pouvoir religieux interdisent la voie initiatique personnelle justement par ce que des fidèles pourraient se rendre compte eux-mêmes de ce que nous venons de décrire, c’est-à-dire de l’inutilité et de la futilité à vouloir parler de Dieu tant que nous sommes des êtres humains. Il y a bien la parole des prophètes qui nous aide à nous engager dans cette voie spirituelle. Elle ne pose en principe pas trop de problèmes mais elle ne résout souvent rien non plus temps tant que le prophète parle de Dieu pour tenter d’éduquer les populations.

 À travers tout ce vocabulaire, nous sommes intéressés par une approche plus particulière, plus simple et honnête : celle qu’a utilisée Jésus. Remplacer le mot « Dieu » par le mot « père qui est aux cieux » me semble plus pertinent. Il ne s’agit plus alors de chercher à tout prix à personnaliser celui qui dirige la zone d’éternité mais uniquement de nommer celui qui vit en nous et nous aide à franchir la mort de notre corps charnel. C’est peut-être une ambition plus réduite mais au moins cette approche se concrétise à travers notre existence humaine lorsque nous entrons en contact avec celui qui vit en nous et que nous pouvons appeler« le Christ ». Bien entendu nous pouvons l’appeler père : il suffit d’utiliser nos connaissances sur la migration des âmes. Celui qui vit en nous vient prendre place lors de notre naissance, quand notre existence humaine se sépare de notre mère. Lui donner le nom de père, tout au moins de père spirituel est totalement exact et humainement constatable lorsqu’on observe tant soit peu ce qui se passe lors d’une naissance. Nous avons décrit plus haut dans ce texte le rôle qu’assure celui qui vit en nous à chaque fois que notre existence humaine est remise en cause. C’est bien lui que nous devons trouver au cours de notre existence humaine afin d’être assuré de franchir les limites de la vie humaine pour accéder à la vie d’après la vie humaine. Ce mouvement spirituel nous l’avons appelé la deuxième révolution spirituelle après la première révolution spirituelle qui correspond dans notre histoire judéo-chrétienne à Abraham et au commandement qu’il reçoit pour ne plus sacrifier des êtres humains, en particulier son fils, pour plaire aux dieux. Nous avons dit que ces dieux qui exigeaient ces sacrifices humains, n’avaient rien à voir avec une quelconque présence de la zone d’éternité mais à travers l’histoire des peuples antiques, égyptiens grecques et autres, ces êtres vivants appelés sur terre des dieux correspondent à ces êtres vivants venus d’une autre planète. Ils ont effectué des essais biologiques sur les êtres vivants terrestres pour développer une race humaine la mieux adaptée aux conditions de vie terrestre. Eux mêmes étaient des êtres vivants qui après la mort de leurs enveloppes charnelles étaient appelés à traverser le puits de lumière et à entrer dans la zone d’éternité. Il est évident que leur descendance participe aux mêmes principes de vie s’il faut expliquer une différence entre la vie des êtres disposant d’une âme et les êtres vivants ne disposant pas d’une âme. Pour le moment nous ne disposons pas de témoignages d’êtres humains qui après le puits de lumière, se sont retrouvés avec des présences fusionnées à des personnalités d’animaux mais le fait qu’il y ait des mondes autre que le nôtre en relation avec cet espace d’éternité peut très bien expliquer que ces âmes « animales » aillent dans l’un de ces mondes. L’existence d’une spécialisation dans ces espaces surnaturels n’a rien de choquant.

 Quoi qu’il en soit nous sommes aujourd’hui au départ d’une troisième révolution spirituelle : il s’agit de briser et les systèmes de pouvoir religieux et les théocratie criminelle pour permettre à chaque êtres humains quelle que soit sa culture d’accéder à ce cheminement spirituel qui le mène vers son initiation et son évolution. À partir de la seconde révolution culturelle et l’apport du message de Jésus, il faut dépasser le cadre des systèmes de pouvoir religieux, pour développer une éducation spirituelle au même niveau que les autres axes d'éducation et de formation. Il faut arrêter ces enseignements qui prétendent pouvoir dire qui est Dieu, ce qu’il veut et ce qu’il est interdit de faire. Au-delà de ces pieux mensonges et hypocrisies, il y a l’expérience humaine du cheminement spirituel qui permet à chacun de trouver ses raisons de vivre. C’est la base du fonctionnement des organisations en réseau, c’est à partir de ces rencontres spirituelles et de ces évolutions humaines que se développe le haut niveau de confiance que peuvent partager des individus dans des groupes sociaux et leur haut niveau de motivation et de responsabilité pour développer la vie sur terre et la transmettre ailleurs lorsqu’ils en ont la possibilité technologique comme d’autres êtres vivants l’ont fait dans notre passé. Je ne connais pas Dieu et je ne veux surtout pas perdre mon temps d’être humain avec celui que les humains appèlent « Dieu » et que les systèmes de pouvoir religieux utilisent pour rendre les populations soumis à leurs dogmes mensongers. Par contre j’ai appris à partager la lumière de la vie d’après la vie humaine.

 Ce partage n’est pas nouveau. Par pudeur et humilité aussi, je ne vais pas raconter mon partage car il est bien maladroit, non pas stérile mais probablement peu efficace et fructueux. Nous allons suivre le partage de ces paroles de vie que se sont transmis les messagers de la vie au cours de l’humanité. Nous n’allons pas reprendre ou expliquer, légitimer le discours des dirigeants de nos systèmes religieux plus ou moins fanatisés car ils ont récupéré l’exemple historique de ces messagers pour conforter leurs dogmes et leurs normes religieuses. Nous allons parler de ces messagers pour montrer comment ils ont partager entre eux ces moments intenses de vie, ces rencontres surnaturelles, cette connaissance des mystères de la vie, ce refus de nommer « Dieu » pour éduquer au contraire leurs contemporains dans la manière de cheminer vers ces rencontres initiatiques aux mystères de la vie et pour oser demander avec la foi, à entrer dans cette zone d’éternité après avoir réussi à traverser le puits de lumière. Ces messagers d’hier ont des enfants, des poursuivants de l’œuvre humaine : l’écho de leurs voix ne périra pas, nous la transmettons à nos enfants malgré les interdits, les crimes des dirigeants des systèmes de pouvoir civils, militaires ou religieux que nous allons éliminer pour développer une fois de plus des organisations citoyennes en réseaux de vie. Les messagers n’ont pas fini de partager la lumière de la vie.

 mis en ligne : 6 avril 2008

LES MESSAGERS     LA VIE APRES LA VIE    ILLUMINATIONS

BIBLIOTHÈQUE ( liens avec les récits des 3 décorporations de Pierre )

le réseau initiatique : trouver ses raisons de vivre et de mourir.

ROMAN : D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite

épisode 22 : la mort de Maud et la transfiguration de Pierre et Laurie

épisode 23 : le retour sur la montagne, Pierre emmène Laurie sur les lieux de l'accident de montagne dont il est question dans le texte de cette page web.

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